pacifisme

Égypte, l’armée contre le peuple

Une armée n’a pas pour fonction principale de défendre une nation, mais au contraire de contrôler un pays et de garder le pouvoir. Ainsi cet exemple récent. En Égypte, « l’Octogone », quartier général démesuré de l’armée, est le symbole d’un pouvoir qui se barricade. La France « démocratique » n’est pas à l’abri d’une armée qui combat son propre peuple.

Samuel Forey : C’est une installation qui a la démesure dont raffole le régime égyptien, le Centre de commandement stratégique de l’Etat, surnommé « l’Octogone », couvre une superficie de 92 kilomètres carrés en plein désert.

Il ne s’agit pas tellement de se préparer à la guerre ! Comme le président-maréchal Al-Sissi l’a lui-même reconnu dans son discours d’inauguration le 4 juillet 2026, il s’agit d’abord de préserver le régime de menaces internes, et en particulier de l’éventualité d’un nouveau soulèvement. Selon lui, la « révolution du 30 juin » 2013, qui a abouti à la prise du contrôle du pays par l’armée, ne fut rien d’autre qu’une correction de celle de 2011, qui a vu l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans.  « Il fut un temps où la Cour constitutionnelle suprême, l’Assemblée populaire et le ministère de la défense étaient assiégés », a-t-il rappelé. « Il était donc nécessaire que l’État quitte la capitale pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Les personnes mal intentionnées et les terroristes ne s’arrêteront pas et, même si personne ne peut plus jamais reproduire un tel scénario en Égypte, cela restera une menace »

C’est la manifestation concrète d’un État qui s’éloigne d’une société dont il se méfie.

Le point de vue des écologistes pacifistes

Dans nos archives, cette controverse historique en France sur l’armée de métier. Charles de Gaulle explique en 1934 dans « Vers l’armée de métier » qu’il faut abandonner le service militaire universel au profit d’une armée motorisée composée exclusivement de professionnels : « Il faut qu’un maître apparaisse, irrécusable dans ses ordres, serviteur du seul État, faisant corps avec l’armée, tel sera le ministre, soldat ou politique à qui la patrie devra l’économie prochaine de sa force. »

Léon Blum manifeste sa vive hostilité pour les idées de l’armée de métier du colonel de Gaulle car il craint qu’elle ne soit utilisée contre le peuple, notamment les grévistes. Et, de fait, comme le montre une lettre de 1935, de Gaulle n’excluait nullement une telle possibilité.

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Égypte, plus de 105 millions d’habitants

extraits : Les estimations de la population égyptienne en 1810 s´étagent de 2 à 4 millions d´habitants, mais le pays compte déjà 21 millions d’habitants en 1950, 85 millions en 2011 et dépasse aujourd’hui 105 millions. Presque un million d’Égyptiens en plus tous les 6 mois. Ce n’est que récemment que le président al-Sissi a pris conscience de la menace que représente la bombe démographique pour la stabilité de l’Égypte, menace désormais placée par lui sur le même plan que le défi terroriste. Le contrôle des naissances est désormais un thème récurrent des interventions du président, qui n’a pas hésité à relier accroissement de la population et agitation sociale. La campagne « Deux, c’est assez », lancée en 2018 par les autorités, vise les familles bénéficiaires de programmes sociaux. Les allocations familiales ne leur sont désormais plus accordées au-delà du deuxième enfant….

L’Égypte surpeuplée a-t-elle besoin d’un monorail ?

extraits : Fin mars 2026, un monorail relie la périphérie orientale du Caire, à la nouvelle capitale administrative, surgie ces dernières années des sables du désert, 57 kilomètres plus à l’est. Ce projet pharaonique de nouvelle capitale, voulu par le président, Abdel Fattah Al-Sissi, s’étale sur 700 kilomètres carrés — soit sept fois la surface de Paris. Tous ces projets sont plus ou moins aboutis, l’endroit est encore largement désert. Ce monorail semble davantage répondre aux intérêts du régime qu’aux besoins de la population….

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La Suède en guerre, elle enterre ses morts

Dans le cadre de la reconstruction de la défense du royaume scandinave, l’armée et des organisations civiles se préparent, à travers des entraînements grandeur nature, à enterrer les corps de 5 % des habitants du pays. Un chiffre établi pendant la guerre froide : « Cela ne veut pas dire que nous nous attendons à autant de victimes. Mais pour planifier, nous avons besoin d’une estimation », précise le chargé de l’orientation stratégique à l’Agence pour la défense civile. Dans un pays qui n’a pas connu la guerre depuis plus de deux cents ans, l’exercice a de quoi surprendre.

Anne-Françoise Hivert : A la fin de la guerre froide, le royaume avait renoncé à son modèle de « défense totale », combinant la préparation militaire et l’engagement de la société civile. Mais depuis l’invasion de la Crimée par la Russie en 2014, puis le déclenchement de la guerre en Ukraine huit ans plus tard, la Suède est sur le qui-vive. Pour se préparer à gérer autant de morts, la fédération des cimetières a déjà organisé plusieurs séminaires sur le thème de « La crémation en temps de crise et de guerre ».

Le point de vue des écologistes revenus de tout

– Ça délire sec en Suède… la russophobie rend complètement dingue.

– L’exercice lui-même relève d’une rêverie mortifère, particulièrement cintrée – qui menace la Suède, exactement ? Poutine, qui n’arrive à rien avec l’Ukraine ou Trump qui attaquerait la Suède en la prenant pour le Groenland ?

– La paranoïa géostratégique est un des aspects de la culture nationale suédoise.

– Il faut rappeler que pendant la guerre froide, la Suède, un pays un peu moins peuplé que la Belgique, voyant des menaces partout et tout le temps, s’est créé une puissante industrie d’armement.

– Pour remonter le moral des troupes, ça me semble pas être là meilleur exercice !

– S’habituer aux « morts pour la patrie » prépare l’opinion publique à l’inéluctabilité de la guerre et à ne pas penser autrement.

– Lire ce genre d’article glace le sang alors que nous avions grandi en pensant que 2 guerres mondiales avaient suffi à l’humanité.

– Avec des dirigeants politiques, religieux, économiques, imbus de leurs personnes, sûrs de leurs pouvoir et de leur fric, soumettant leurs peuples à des propagandes qui induisent des croyances absolues, l’humanité n’est pas prête au bien vivre ensemble.

– Les peuples depuis l’Antiquité aiment les conquêtes de territoires, de ressources naturelles, de butins, de femmes, sinon, ils s’ennuient !

– La guerre est un état mental collectif, finalement une sorte de jeu… voyez le succès planétaire des jeux vidéo de guerre simulée.

Il semble que la paix dans le monde passe d’abord par la paix intérieure de tout un chacun…

Un modèle de « défense totale » en Suède

extraits : En Suède, les organisations de défense civile proposent des cours chaque semaine. Par exemple « Débrouille-toi » (« Sköt dig själv ») : pendant plus de deux heures, les deux formatrices détaillent la nourriture et le matériel à stocker chez soi, avant d’inciter à cultiver un bout de jardin ou de balcon, pour accroître l’autosuffisance alimentaire du pays, dépendant à 50 % des importations. En novembre 2024, les 10 millions d’habitants du royaume ont tous reçu, dans leur boîte aux lettres, une nouvelle édition du livret « En cas de crise ou de guerre », distribué par l’Agence de la protection civile, leur rappelant qu’ils doivent avoir de quoi manger, boire, se chauffer et se soigner, pendant une semaine, sans aucune aide extérieure….

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La défense nationale vue par les gauches

Les insoumis et les sociaux-démocrates ont un discours militariste semblable à celui des droites,

et paradoxalement les écologistes institutionnels aussi !

La politique de défense nationale de Jean-Luc Mélenchon

Elle repose sur le principe de l’indépendance de la France et le non-alignement

Les grands axes de son programme :

– Sortie de l’OTAN : Rompre avec les alliances militaires permanentes jugées soumises aux intérêts des États-Unis.

– Refus de la défense européenne : S’opposer à une intégration militaire européenne subordonnée à l’OTAN.

– Souveraineté numérique et technologique : Réduire la dépendance informatique vis-à-vis des États-Unis et investir dans les technologies de rupture (intelligence artificielle, drones).

– Stratégie de dissuasion : Maintenir la dissuasion nucléaire centrée sur la protection absolue du territoire national.

– Construire une défense souveraine au service de la paix.

Vous pouvez consulter la présentation officielle de la vision géopolitique sur le site de Jean-Luc Mélenchon :

https://melenchon2027.fr/programme2025/livre/chapitre16/s2/

La politique de défense nationale de Raphaël Glucksmann

Il intègre la défense nationale et la sécurité au cœur de son « contrat patriotique ». Présenté en mai 2026, il affirme que ces sujets ne sont « en aucun cas des thèmes de droite ». Positions principales :

– Vision globale : Il souhaite réinvestir les questions de sécurité et de défense pour la gauche républicaine en combinant fermeté républicaine, prévention et engagement citoyen.

– Réserve opérationnelle : Il propose d’augmenter drastiquement la réserve opérationnelle pour en faire un pilier de la défense nationale.

Engagement civique et militaire : Son contrat prévoit une participation volontaire des citoyens (notamment dans les EHPAD ou les services publics) pouvant inclure une dimension de défense nationale et militaire.

– Cyberdéfense : Face aux menaces globales et aux cyberattaques, il préconise le renforcement de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le déploiement de brigades spécialisées.

– Raphaël Glucksmann estime que la dissuasion nucléaire française ne fera « jamais l’objet d’un partage » de souveraineté, tout en ouvrant la voie à une réflexion sur une dimension européenne de protection et de stratégie de défense.

La politique de défense nationale de Marine Tondelier

Le programme de Marine Tondelier pour la présidentielle 2027 en matière de défense, c’est un copié-collé sur les desiderata de l’appareil militaro-industriel. Quelques  extraits de son programme :

– Développer une stratégie de défense et de sécurité globale pour mieux protéger les intérêts vitaux de la France et de l’Europe

– Préparer l’armée française à une guerre de haute intensité

– Créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

– Conserver la décision d’emploi de l’arme nucléaire, sans délégation possible aux Etats partenaires et se limiter à un nombre d’ogives strictement nécessaires en toute transparence.

Un seul point positif, mais qui ne condamne pas la dissuasion nucléaire : « Contribuer aux négociations sur le désarmement des arsenaux nucléaires et des armes de destruction massive en relançant avec le Royaume-Uni une initiative de désarmement nucléaire multilatéral. »

https://votons-2027.fr/candidats/tondelier/programme/europe

La politique de défense de Delphine Batho

Delphine Batho est membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale. Elle a suivi en 2025-2026 la formation de la 77e promotion de politique de défense de l’Institut des hautes études de défense nationale

Sa pensée : « L’écologie prône une société non-violente, donc j’estime que construire une écologie de gouvernement implique d’être sérieux et crédible sur la défense des intérêts fondamentaux de la nation. Cela nécessite par exemple d’augmenter le budget de nos forces armées, dans un contexte où Vladimir Poutine nous désigne comme ennemis et où des menaces pèsent sur l’Europe et sur la France. Soutenir l’effort de défense, c’est un effort pour défendre la paix. » 

https://www.tf1info.fr/politique/apporter-un-air-frais-et-des-idees-nouvelles-candidate-pour-2027-delphine-batho-defend-dans-un-livre-une-politique-de-la-beaute-2448174.html

En d’autres termes, si tu veux la paix, prépare la guerre !

C’est pourquoi la député Batho a voté le 10 décembre 2025 pour une forte augmentation du budget militaire alors que la presque totalité des parlementaires social-écologistes s’était abstenue. J’avais interpellé par écrit Delphine qui m’a répondu :

« Pour approfondir et comprendre qu’il ne s’agit pas d’un paradoxe mais d’une nécessité face à la guerre mondiale écologique déclenchée par le Pacte des Autocrates, de Poutine à Trump en passant par Xi Jinping, je vous invite à prendre connaissances de ces réflexions au sujet de la position écologiste et décroissante dans le contexte géopolitique actuel :

https://www.generationecologie.fr/app/uploads/2025/09/generation-ecologie-retranscription-delphine-batho-ni-trump-ni-poutine-defense.pdf

https://www.generationecologie.fr/nos-podcasts/archive/la-decroissance-ou-la-guerre/

https://www.generationecologie.fr/2025/12/10/oui-la-defense-contre-les-menaces-du-nouveau-yalta-des-predateurs/ »

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la guerre contre la liberté d’expression

L’état de guerre annihile toute opposition à la guerre, que ce soit en Russie ou aux USA.

Benjamin Quénelle sur la Russie

Lev Chlosberg, l’un des rares opposants à avoir publiquement dénoncé l’offensive militaire en Ukraine tout en restant en Russie, a été condamné 20 septembre 2026 à plus de onze années de prison. Le tribunal de Pskov a jugé cet ancien député coupable d’« actions publiques » visant à discréditer l’armée russe : il avait partagé sur Telegram un article contre la guerre et, lors d’un débat, appelé à un cessez-le-feu. Ce verdict est tombé le jour même où la Cour suprême a confirmé en appel l’exclusion de son parti, Iabloko, le seul antiguerre, des législatives de septembre : les premières depuis le début de la guerre en février 2022.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/19/en-russie-le-tour-de-vis-du-kremlin-contre-toute-voix-antiguerre-a-l-approche-des-elections-legislatives_6749857_3210.html

Howard Zinn sur les USA

– Quand le gouvernement américain décida de se lancer dans la première guerre mondiale en 1917, il a du faire face à un grand mouvement de protestation qui obligea le Congrès à voter des lois contre les propos pacifistes. Il se lança aussi dans une gigantesque campagne de propagande. Le président Woodrow Wilson utilisa la rhétorique de la croisade, il s’agissait d’une guerre pour en finir avec toutes les guerres. On avait besoin d’un million d’hommes, mais six semaines après l’entrée en guerre officielle on ne comptait que 73 000 volontaires. Aussi le Congrès vota la conscription obligatoire…

– A l’époque où les troupes américaines s’installaient massivement au Vietnam, David O’Brien avait mis le feu à son ordre d’incorporation. La Cour suprême jugea finalement que la nécessité dans laquelle se trouvait le gouvernement d’organiser la conscription passait avant le droit à s’exprimer librement. Quand les troupes américaines se retirèrent finalement du Vietnam en 1973, plus de 50 000 Américains étaient morts dans une guerre décidée par la présidence, soutenue par un Congrès à sa botte et par une Cour suprême particulièrement complaisante.

La solution, une culture de la paix

Si l’aptitude de l’homme à la violence est infinie, son aptitude à la bienveillance l’est tout autant. Il a toujours existé des gens qui pensaient par eux-mêmes, contre l’idéologie dominante, et c’est lorsqu’ils étaient suffisamment nombreux que l’histoire a connu ses moments les plus glorieux.

Tout ce dont nous avons besoin c’est de faire le premier geste, de dire les premiers mots : Imaginez si toutes les ressources d’imagination actuellement employées à inventer de nouveaux jeux de pouvoir et des armes de plus en plus puissantes et meurtrières étaient orientées vers le désarmement. Que de miracles nous pourrions accomplir !

in Désobéissance civile et démocratie d’Howard Zinn

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La France au tableau d’horreur, l’exportation d’armes

En 2025, les dépenses de défense mondiales ont augmenté d’environ 2,5 % pour atteindre 2 420 milliards d’euros selon l’Institut international d’études stratégiques.

– Les dépenses de défense des Etats membres de l’Union européenne sont estimées à 381 milliards d’euros par l’Agence européenne de défense, soit une augmentation de plus de 62 % entre 2020 et 2025.

– Pour la deuxième année de suite, les exportations d’armes françaises ont dépassé les 20 milliards d’euros en 2025.

– Les cinq principaux exportateurs de la période 2021-2025 (Etats-Unis, France, Russie, Allemagne et Chine) se sont partagé environ 70 % du marché mondial de l’armement.

– Les exportations constituent un levier indispensable au maintien d’une base industrielle apte à équiper nos forces. La persistance du succès du Rafale à l’export maintient l’assurance d’une chaîne de production pérenne en France, explique le rapport rédigé par le ministère des armées, car cette dernière « ne peut être viable financièrement qu’avec un minimum d’avions produits par an ». Le secteur de la défense représente 240 000 emplois répartis sur tout le territoire français, avec une perspective d’emplois stables, durables, dans les prochaines années

– Le gouvernement a remis, en juillet, aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, le détail des exportations vers Israël pour l’année 2025. Classifiées, ces données ne sont pas communiquées au public.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/20/defense-les-exportations-d-armes-francaises-encore-a-des-sommets-en-2025_6750975_3234.html

Le point de vue des écologistes pas si cons

– Nous assistons à une militarisation de l’économie et des esprits. 20 milliards de ventes d’armes mais une dette abyssale et des hôpitaux de moins en moins performants et une université en déclin total.

Les quelques 3 000 milliards de dollars de budget militaire mondial annuel pourraient tellement plutôt œuvrer à l’aide au Développement et à la préservation de notre environnement… triste monde que le nôtre.

Ce n’est pas étonnant que la culture pour la paix en reste au point mort. Normalement un article du MONDE fait état d’une controverse en son sein : Jadot rejoint Glucksmann, mais Rousseau penche pour Mélenchon et Tondelier ne sait plus où elle habite… En matière d’exportation d’armes, quelque chose pourtant fort répréhensible, l’article ne présente que les avantages, la chaîne de production, l’emploi, notre place concurrentielle…

– On arme d’autres pays pour mieux faire vivre notre industrie d’armes et pouvoir ainsi plus tard combattre contre eux « à armes égales »…… ou faire s’entre-tuer ici ou là sur la planète. On peut appeler cela « donner un bâton pour se faire battre » ou « complicité d’assassinat en bande organisée ».

– Vous croyez mourir pour la patrie. Vous mourez pour les industriels et les actionnaires !

– Notre pays est drogué à l’industrie de la mort. Pathétique. Non, non, ce n’est absolument pas pour se défendre : c’est pour faire du fric et de l’emploi en tuant. J’ai tellement honte de cela.

– Pas grand monde pour se rappeler qu’historiquement, toute hausse des achats de matériel de guerre précède… la guerre.

Travailler à une reconversion des industries d’armement française, tel devrait être le discours de nos présidentiables écolos en 2027 !

– Sur une minuscule planète filant et tournoyant dans l’infini du cosmos vivent des êtres parlants et pensants, et que font-ils ? Ils rivalisent d’ingéniosité, en toute connaissance de cause, pour se faire souffrir les uns les autres ou pour s’entre-tuer.

Pour connaître nos 227 articles actuels consacrés au pacifisme

https://biosphere.ouvaton.org/blog/category/pacifisme/

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démilitarisation de la journée défense citoyenneté

Alors que les discours sur le « réarmement » de la société se multiplient, l’école est de plus en plus présentée comme un lieu de sensibilisation aux enjeux militaires et de défense. Le 26 mars 2026, l’Assemblée nationale a même adopté une proposition de loi visant à rendre obligatoire, dès la classe de 6e, un enseignement à la défense et à la sécurité globale. Voici notre conception, la démilitarisation doit remplacer le surarmement.

Nous proposons un aménagement de la JDC (Journée Défense Citoyenneté) qui est obligatoire pour tous les jeunes. Sous l’influence du président de la république, elle se militarise à outrance. Dès son premier mandat en 2017, Emmanuel Macron avait débaptisé le ministère de la défense pour lui redonner le nom de ministère des armées. Notez que l’expression « défense nationale » était plus ouverte, il pouvait s’agir d’une défense par les armes et/ou d’une défense civile non violente.

Nous présentons deux modifications de cette Journée Défense Citoyenneté, l’une demandant la création d’un module de présentation de la défense civile non violente, l’autre donnant la possibilité de se déclarer objecteur de conscience.

La défense civile non-violente lors de la JDC

La notion de défense civile non violente est complètement absente lors de cette journée obligatoire. Il est donc nécessaire de l’introduire comme temps fort dans le programme : La sécurité ne doit pas reposer uniquement sur la force militaire, mais sur la coopération… et le respect du droit international. La JDC doit aborder aussi l’analyse des racines de la violence et la construction d’une culture de la paix.

Exposé des motifs

– Au principe « Si tu veux la paix, prépare la guerre » s’oppose la conviction de la non-violence : « Si tu veux la paix, prépare la paix ».

– L’invasion de l’Ukraine par la Russie montre qu’une guerre ne peut se gagner sans le soutien durable de la population.

– La défense civile non-violente est une stratégie de défense de la démocratie contre les menaces internes et les agressions extérieures.

– Le citoyen est préparée pour des actions collectives de non-coopération et de confrontation avec l’adversaire pour l’empêcher d’atteindre les objectifs de son agression.

– Il s’agit de rendre la société  insaisissable pour un agresseur, inexploitable économiquement, incontrôlable politiquement et idéologiquement.

– C’est la dissuasion civile. Face à la résistance de la population, les coûts pour l’agresseur risquent d’être bien supérieurs aux gains espérés.

L’objection de conscience lors de la JDC

L’objection de conscience est un refus d’accomplir certains actes requis par une autorité lorsqu’ils sont jugés en contradiction avec des convictions intimes de nature religieuse, philosophique, politique ou idéologique. Le refus des armes en cas de conflit est d’ailleurs un droit reconnu nationalement et internationalement. Mais aucune possibilité de se déclarer « objecteur de conscience » lors de la JDC n’est prévue par la loi du 28 octobre 1997. Selon le point de vue officiel publié au JO le 20/03/2007,  « le ministère de la défense ne peut préjuger des dispositions que prendrait le pouvoir législatif sur les conditions de recevabilité des demandes d’admission au bénéfice du dispositif de l’objection de conscience. La forme de service que souhaiterait accomplir chaque administré effectuant la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) n’est pas l’une des données dont le recueil est autorisé. » Cette interdiction est anti-démocratique.

Exposé des motifs

Un jeune homme ou une jeune femme doit avoir la possibilité de se déclarer objecteur de conscience lors de la JDC qui est devenue en fait une journée d’incorporation.

– Le statut des objecteurs de conscience existe en France depuis une loi de décembre 1963. Avec la loi Joxe en 1983, l’obtention du statut était automatique.

– Le droit à l’objection de conscience au service militaire repose sur l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction. L’obligation d’employer la force au prix de vies humaines peut être gravement en conflit avec la liberté de conscience et le droit de manifester sa religion ou ses convictions.

– L’incorporation n’est que suspendue ; l’appel sous les drapeaux peut être « rétabli à tout moment par la loi dès lors que les conditions de la défense de la Nation l’exigent ou que les objectifs assignés aux armées le nécessitent » (Loi portant réforme du service national du 28 octobre 1997, L. 112.2). Dans de telles circonstances, il pourrait être difficile pour les services compétents de traiter dans l’urgence et massivement des demandes d’objection de conscience. Une déclaration lors de la JDC évite cet écueil.

– C’est pourquoi lors de la Journée Défense et Citoyenneté, il semble conforme à la logique démocratique qu’un jeune homme ou une jeune femme puisse déclarer :

« Je désire manifester dès maintenant mon refus d’un service militaire armé pour motif de conscience et je demande à bénéficier d’un tel droit reconnu internationalement. Mes convictions, basées sur la recherche de la bonne entente collective, me conduisent à d’autres formes d’engagement pour la nation et les peuples que l’usage des armes »

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la jeunesse face à la militarisation de la société

Le 21 août aux Journées d’été du parti dit écologiste, un atelier intéressant sur « la jeunesse face à la militarisation de la société ». Voici notre contribution au débat.

Depuis le mois de septembre 2025, la Journée Défense Citoyenneté (JDC) s’est militarisé à la demande d’Emmanuel Macron. Cette journée propose sur 7 heures de découvrir les vertus militaires, de s’identifier aux femmes et aux hommes qui défendent la Nation et de se projeter dans la très grande diversité des métiers offerts par les Armées et la Gendarmerie.

La journée s’articule autour de 7 temps forts : 

  1.  Cérémonie des couleurs, Marseillaise et lecture de la charte des droits et des devoirs du citoyen ;
  2. Tir sportif laser : discipline sportive accessible à tous, exigeant rigueur et précision, dans un cadre sécurisé et parfaitement contrôlé ;
  3. Tests et démarches administratives : incontournable pour valider le parcours des appelés, permet également de mesurer l’engagement et de découvrir les talents ;
  4. Jeu de rôle STRAT&J : pour développer de manière ludique et immersive la capacité d’analyse, le sens de l’anticipation et la compréhension du rôle des armées dans la défense de la Nation dans ses dimensions civiles et militaires ;
  5. Repas en ration militaire : expérience concrète de la vie militaire et véritable moment de cohésion et de partage. Les jeunes sont sensibilisés à l’optimisation des ressources alimentaires, l’importance d’une alimentation équilibrée, la gestion écoresponsable des déchets ainsi qu’à la lutte contre le gaspillage ;
  6. Forum des métiers et immersion dans la réalité virtuelle : permet de rencontrer les militaires et de découvrir les opportunités de carrière dans la Défense. Des casques de réalité virtuelle permettent de se projeter dans des situations d’entraînement et d’opérations ;
  7. Au revoir républicain : moment solennel de clôture, cette cérémonie rappelle l’importance du respect physique entre les personnes et de l’engagement citoyen. Chaque jeune se voit remettre le Bleuet de France, témoin tangible et inspirant du lien qui unit toutes les générations dans la défense du pays.

Notre commentaire

Aucune mention de la défense civile non violente, aucune référence à la possible objection de conscience pourtant reconnue par la loi !

Autres remarques :

1. Plutôt que la Marseillaise, pourquoi pas l’internationale, mieux adapté à un monde qui recherche l’unité ?

2. Tir sportif, à condition que ce soit le tireur qui décide de sa cible, démocratie oblige.

3. Plutôt que des tests de recrutement, une initiation à la géopolitique serait nécessaire.

4. Intéressant le jeu de rôle, surtout s’il prépare à la coopération internationale.

5. Repas végétarien, pour inciter la jeunes à promouvoir la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

6. immersion dans l’histoire du mouvement non violent avec Gandhi et Martin Luther King.

7. Le « Bleuet de France » est le summum du kitsch macroniste. Il finance des opérations de solidarité envers les militaires blessés, c’est en vente dans une boutique !

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LES ÉCOLOGISTES ET LA MENACE NUCLÉAIRE

Le texte suivant sera porté par  la commission Paix&Désarmement du parti dit « Les Écologistes » lors de leurs journée d’été des 21-22-23 août à Grenoble.

POUR UN DÉBAT NATIONAL FRANC ET LOYAL

On ne peut à la fois se dire résolu à éliminer toutes les armes nucléaires et soutenir l’expansion de son propre arsenal nucléaire. C’est pourtant ce que fait la France depuis toujours et encore plus le Président Macron. C’est aussi ce que font les Ecologistes dans leur nouveau programme, en contradiction formelle avec leurs engagements fondamentaux, sous l’effet conjugué d’agents infiltrés du lobby militaro-nucléaire, de quelques députés écologistes intoxiqués – à l’inverse de leurs collègues sénateurs – par les discours tenus au sein de la Commission Défense, et pour finir de la secrétaire nationale elle-même, sans doute soucieuse de s’assurer la stature présidentiable imposée par les stratèges virilistes qui nous gouvernent.

Mais il n’y a pas de sens, alors qu’on s’apprête à donner la vie à un enfant, à se dire capable de massacrer des milliers ou des millions de personnes, femmes et enfants compris, soi-disant pour défendre nos « intérêts vitaux », comme le postule la stratégie française. Baptisée « dissuasion nucléaire avancée » depuis le discours présidentiel du 2 mars 2026, elle relance la course aux armes nucléaires en augmentant le nombre et les capacités des « têtes nucléaires » françaises et de leurs lanceurs, en les rendant secrets, et en élargissant aux confins de l’Europe les motifs de les employer. Il s’agit d’une prolifération à la fois verticale et horizontale, d’une stratégie à la fois criminelle et suicidaire, qui prépare à grands frais notre malheur. C’est à cette stratégie aberrante que les nouveaux Écologistes sont censés adhérer.

Pourtant, une proposition alternative claire, intitulée UN RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVES (Cf. Encadré) avait été formulée dans le cadre du Projet écologiste. Conforme aux fondamentaux des Verts, elle reprenait toutes les décisions du Conseil fédéral EÉLV depuis 2011. Bien qu’invisibilisée par des moyens frauduleux que le Conseil statutaire a dénoncés dans sa décision du 10 mai 2026, elle a recueilli le plus grand nombre de soutiens de toutes les propositions soumises aux adhérent.e.s dans la rubrique consacrée à « l’armée française dans l’Europe de la Défense » et elle s’est qualifiée parmi les 50 propositions les plus soutenues que le parti avait promis d’examiner individuellement. Malgré cela, elle a été exclue sans explication et ses porteurs tenus à l’écart des discussions du Conseil fédéral du 11 juillet 2026 entérinant le Nouveau Programme. C’est un déni de démocratie.

En conséquence, nous demandons

A la direction nationale de saisir l’opportunité des JDE de Grenoble pour ouvrir un débat national sur la position du parti à l’égard de la « dissuasion nucléaire avancée », des armes nucléaires et radioactives en général, et des moyens de s’en débarrasser.

– A la commission « Paix et désarmement » d’animer ce débat, sans oublier d’y inclure UN RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVES. 

– Au Conseil fédéral de rendre tous ses membres accessibles à chaque adhérent.e, en leur attribuant une adresse électronique de fonction @lesecologistes.fr. En effet, actuellement, pour qu’un sujet puisse être abordé en CF, il doit avoir recueilli la signature d’au moins 15 conseillers fédéraux, titulaires ou suppléants. Mais pour les recueillir, il faut pouvoir les joindre, donc que leur adresse soit publique, ce qui n’est pas le cas. Le Conseil fédéral est un Parlement qui empêche ses électeurs d’entrer en contact avec ses membres, tout en exigeant d’eux qu’ils le fassent pour exercer leurs droits.

– Au Conseil statutaire de statuer sur les demandes susdites et de veiller à ce qu’elles soient correctement mises en œuvre.

Jean-Marie MATAGNE, GL Saintongeais (17), Président d’ACDN, contact@acdn.net

François MICHIELS, GL « Val d’Yzeron » (69)

UN RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES ET RADIOACTIVES  

« 1. Les Écologistes invitent tous les députés et sénateurs à apporter leur soutien en la signant à la Proposition Parlementaire de Loi visant à organiser un référendum d’initiative partagée sur la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires et radioactives, conformément à l’article VI du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) :

« Article 1. La France participe à l’abolition des armes nucléaires et radioactives et engage avec l’ensemble des États concernés des négociations visant à établir, ratifier et appliquer un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires et radioactives, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace. »

« Article 2. L’article 1 ci-dessus est soumis à l’approbation des Français par référendum, en application de l’Article 11, alinéa 3, de la Constitution. »

2. Les Écologistes appellent leurs adhérents et leurs sympathisants à soutenir cette PPL trans-partisane en invitant tous les parlementaires qu’ils veulent à signer cette Proposition de Loi, sachant que 20 % d’entre eux (185 sur 925) suffiraient à enclencher le processus du RIP.

3. Les Écologistes feront de la participation de la France à un processus négocié d’élimination complète, progressive, planifiée et strictement contrôlée des armes nucléaires et radioactives, l’un des points fondamentaux du programme écologiste lors des prochaines campagnes législatives et présidentielle. En cas de « primaire à gauche », ce sera l’un des engagements essentiels demandés au candidat ou à la candidate qui sera susceptible de représenter la gauche et les écologistes au 2e tour de l’élection présidentielle. »

LES ÉCOLOGISTES ET LA MENACE NUCLÉAIRE Lire la suite »

Marine Tondelier prépare la guerre pour 2027 !

On croit à un canular, et pourtant c’est bien le programme de Marine Tondelier pour la présidentielle 2027 en matière de défense ! Il s’agit d’un copié-collé sur les desiderata de l’appareil militaro-industriel. En marche vers la Dissuasion Nucléaire Avancée de Macron-Tondelier ! On se déclare même prête à liquider en notre nom des millions d’êtres humains avec quelques ogives dont a du mal à diminuer le nombre.

Parce que pour gouverner la France, il faut être « réaliste » et abandonner les fondements écologistes de recherche de la paix.

Pour « mieux protéger nos intérêts vitaux » , voici des extraits du programme Tondelier,

« Faire évoluer l’armée française dans l’Europe de la défense ».

1. Développer une stratégie de défense et de sécurité globale pour mieux protéger les intérêts vitaux de la France et de l’Europe.

– Préciser les mécanismes de solidarité européenne en cas d’attaque d’un des Etats-membres.

– Actualiser le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

– Élaborer une nouvelle Loi de programmation militaire (LPM) prenant en compte nos moyens budgétaires, capacitaires, industriels et humains.

– Améliorer les savoir-faire en matière de guerre asymétrique dans un monde à +2° ou +3° C.

2. Préparer l’armée française à une guerre de haute intensité dans une logique de complémentarité avec d’autres pays européens.

– Soutenir l’effort de défense des frontières du flanc Est de l’Union face à la Russie .

– Développer les moyens de l’artillerie, de la cavalerie blindée, du génie et l’équipement en drones.

– Garantir les moyens opérationnels d’une division professionnelle relevable au niveau terrestre et d’une division constituée de réservistes.

– Améliorer les moyens de la Marine pour qu’elle puisse exercer sa protection en Europe et en Indopacifique.

– Renforcer nos capacités aériennes, spatiales et cyber. Supprimer ou faire évoluer les opérations au regard de l’évolution des menaces (ex : Opération Sentinelle).

– Développer une culture de l’innovation partagée en s’inspirant notamment de l’armée ukrainienne.

– Préserver la doctrine de la responsabilité humaine des systèmes militaires afin de refuser l’autonomie technologique dans la guerre en particulier pour les systèmes pilotés par Intelligence Artificielle. N’autoriser les décisions opérationnelles assistées par IA que pour des personnels formés et dans le respect du droit applicable.

4. Contribuer aux négociations sur le désarmement des arsenaux nucléaires et des armes de destruction massive en relançant avec le Royaume-Uni une initiative de désarmement nucléaire multilatéral.

– Lancer cette initiative à destination de l’ensemble des Etats dotés sur la base de l’article VI du Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP), seul traité couvrant à la fois la non-prolifération et le désarmement.

– Prévoir l’interdiction de l’enrichissement de matières fissiles, la fixation de plafonds d’ogives par pays, une réduction annuelle proportionnelle des arsenaux, un contrôle régulier de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) sur les démantèlements, et un recours à la Cour internationale de justice en cas de manquement.

– Rejoindre en parallèle le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) en tant que membre observateur, sans s’engager à un désarmement unilatéral. Dans l’attente de ce désarmement multinational et dans le contexte d’un retrait éventuel des armes nucléaires états-uniennes stationnées en Europe (Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas), envisager l’extension de la garantie de sécurité nucléaire française à d’autres pays européens dans une optique de non-prolifération.

– Poursuivre les discussions engagées avec les Etats volontaires afin de renforcer les capacités de dissuasion conventionnelle européennes.

– Conserver la décision d’emploi, sans délégation possible aux Etats partenaires et se limiter à un nombre d’ogives strictement nécessaires en toute transparence.

– Associer le Parlement à la définition et à la validation de la doctrine de dissuasion conventionnelle et nucléaire – y compris sur l’épaulement stratégique par des capacités conventionnelles renforcées à l’échelle européenne.

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Marine Tondelier, une écologiste va-t-en-guerre (17 janvier 2026)

(extraits) Marine Tondelier : Nous devons créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

Michel Sourrouille : L’Union européenne est faite pour unir des peuples par un élargissement progressif à des pays de plus en plus nombreux. C’est une tentative locale de coordination des pays au niveau socio-économique, écologique et politique. Son objectif n’est pas de devenir une nouvelle puissance militaire qui voudrait pouvoir combattre à égalité contre la Chine… ou les USA. Les écologistes doivent rappeler que l’ordre mondial se fait sous l’égide de l’ONU. Voici quelques extraits de la Charte des Nations unies qui forge les relations entre Etats depuis 1945….

La Charte des Verts mondiaux (Canberra, 2001)

« Nous déclarons notre engagement en faveur la non-violence et nous nous efforçons de créer une culture de paix et de coopération entre les États, au sein des sociétés et entre les individus pour en faire le fondement de la sécurité mondiale. Nous pensons que la sécurité ne doit pas reposer principalement sur la force militaire mais sur la coopération, sur un développement économique et social sain, sur la sécurité environnementale et le respect des droits de l’Homme. Conditions :

  • Une conception globale de sécurité mondiale qui donne la priorité aux aspects sociaux, économiques, écologiques, psychologiques et culturels d’un conflit, au lieu d’une conception fondée prioritairement sur les rapports de forces militaires ;
  • Un système mondial de la sécurité susceptible de prévenir, de gérer et de résoudre les conflits ;
  • L’élimination des causes de la guerre grâce à la compréhension et au respect des autres cultures, à l’éradication du racisme, à l’encouragement de la liberté et de la démocratie et à l’élimination de la pauvreté dans le monde ;
  • Un désarmement général et complet, notamment par des accords internationaux, afin de garantir une interdiction complète et définitive des armes nucléaires, biologiques et chimiques, des mines anti-personnel et des armes à l’uranium appauvri ;
  • Le renforcement de l’ONU en tant qu’organisation mondiale en charge de la gestion des conflits et du maintien de la paix ;
  • L’établissement d’un code de conduite rigoureux concernant les exportations d’armes à des pays où les droits de l’Homme sont bafoués. »….

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Nos écrits en 2005 sur le nucléaire militaire

Nous sommes en 2026

et la situation devient explosive

17.10.2005 L’origine de la bombe

Le physicien américain Robert Oppenheimer (1904-1967) peut être considéré comme le père de la bombe atomique puisqu’il a dirigé le projet Manhattan qui a conduit à la première explosion le 16 juillet 1945 au Nouveau-Mexique et, grandeur nature, sur Hiroshima le 6 août suivant. Mais on ne peut accuser Robert de nationalisme, il a flirté dans les années 1930 avec les idéaux communistes ; mais la situation de guerre emporte la plupart des idéaux sur son passage. Ce n’est qu’à la fin de la seconde guerre mondiale que Robert a pu approfondir sa réflexion au sein d’une nouvelle structure, l’Atomic Energy Commission, et à s’interroger sur la course aux armements nucléaires et son contrôle. Très vite il s’oppose alors au développement de la bombe H, ce qui lui vaut l’hostilité de certains scientifiques et des politiques qui l’accusent dorénavant d’être un danger pour la sécurité nationale. En 1953, Robert est suspendu de ses fonctions par le président Eisenhower et sommé de s’expliquer.

Les humains marchent sur la tête, ce sont les militaires et les politiques qui les soutiennent qui auraient du être sommé d’abandonner des recherches non seulement dangereuses pour l’équilibre de la Biosphère mais aussi illusoires quant à la protection des équilibres socio-politiques : les Américains auraient du mettre plus d’ardeur à défendre les interventions pacifiantes de l’ONU plutôt que d’envisager de nourrir tous les conflits qui jalonnent jusqu’à aujourd’hui le monde de morts et les écosystèmes de cicatrices.

22.10.2005 La fin du nucléaire militaire ?

Le président iranien M. Ahmadinejad s’exprimait en septembre dernier devant l’Assemblé générale des Etats-Unis. Le fait qu’il soit le premier président laïc depuis un quart de siècle ne l’a pas empêché de dire des énormités du genre « L’énergie nucléaire est un don de Dieu » ou « Notre religion nous interdit d’avoir des armes nucléaires ». Il n’empêche que c’est la première fois qu’on disait aux grandes puissances de ce monde qu’elles exagéraient : « L’ironie de la situation et que ceux qui ont utilisé des armes nucléaires, qui continuent à en produire et à en accumuler, qui ont utilisé des bombes à uranium appauvri contre des centaines de milliers d’Irakiens, que ceux qui n’ont pas signé le traité d’interdiction complète des essais nucléaires et qui ont armé le régime sioniste en armes de destructions massive s’efforcent d’empêcher les autre pays d’acquérir la technologie pour pouvoir produire de l’énergie nucléaire ». Pourtant, même si l’Iran se propose de revendre le combustible nucléaire 30 % moins cher que le prix imposé par les grandes puissances, Dieu n’exprime rien dire car il n’est que le paravent de la bêtise humaine.

La Biosphère constate que les plus riches veulent imposer leur loi aux autres pays, mais seul un miracle peut combattre cet état de fait quand les pays pauvres désirent la même chose que les pays riches. Pour donner au monde l’envie d’un désarmement nucléaire complet, à la fois militaire et civil, n’y a-t-il que l’attente du miracle, un attentat terroriste de type nucléaire ?

23.10.2005 Nobel nucléaire

L’agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) met autant d’ardeur dans sa croisade contre la prolifération des bombes atomiques que de vivacité à vanter les mérites de l’atome « propre ». Pourtant cet organisme a reçu le prix Nobel de la paix 2005 pour récompenser ses « efforts visant à empêcher que l’énergie nucléaire soit utilisée à des fins militaires ». Pourtant tout réacteur civil est une source de dissémination de matériels fissiles, délice des terroristes amateurs. Pourtant la volonté affichée par l’AIEA de ne pas tolérer l’émergence de nouveaux pays nucléaires n’empêche pas les cinq puissances nucléaires officielles de choyer ses armes de destruction massive et les officieux (Israël, Inde et Pakistan) de conserver quelques bombes. L’Iran, sur lequel l’AIEA enquête depuis trois ans, estime de son côté que l’attribution du Nobel est une décision politique dirigée contre son programme nucléaire national (et civil ?) ».

La Biosphère constate que les humains aiment faire joujou avec des jouets de plus en plus dangereux pour tout le monde, humains et non humains, et préfèrent donner des médailles à ceux qui fabriquent, utilisent ou « contrôlent » ces jouets. Pourtant le Nobel aurait été beaucoup plus symbolique s’il avait été décerné aux rescapés des explosions atomiques des 6 et 9 août 1945, il y a maintenant 60 ans.

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Trump et Rubio n’aiment pas la CPI

Le Statut de Rome est le traité international qui a fondé la Cour pénale internationale (CPI) . Il est adopté lors d’une conférence diplomatique réunissant les représentants des États adhérant aux Nations unies qui se déroule en 1998 à Rome. Il entre en vigueur le 1er juillet 2002 après sa ratification par 60 États. La Cour compte aujourd’hui 125 Etats membres. Vingt-neuf États, dont la Russie et les États-Unis, ont signé le Statut de Rome, mais ne l’ont pas ratifié. Enfin, certains, dont la Chine et l’Inde, n’ont pas signé le Statut. La CPI juge les auteurs de génocide, d’agression, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Rien de plus normal que de pouvoir juger des criminels.

Pourtant le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a rouvert le 20 juillet 2026 une campagne diplomatique visant à démanteler la CPI, en combinant sanctions, pressions sur les Etats membres et recherche d’alliés parmi les grandes puissances hostiles à l’institution : « La CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays. Non pas à coups de balles et de missiles, mais au moyen de statuts, de traités et à la force du droit international. Washington  mobilisera l’ensemble de l’appareil gouvernemental pour paralyser systématiquement la capacité de la CPI à opérer, à cibler des militaires ou des responsables américains ».

Les USA de Trump veulent donc l’impunité pour des criminels américains, mais aussi Israéliens.

C’est le dossier israélien qui, aujourd’hui, mobilise Washington au premier chef : en 2024, la CPI a émis des mandats d’arrêt contre le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son ex-ministre de la défense Yoav Gallant, pour crimes contre l’humanité commis à Gaza. Les Etats-Unis exigent de la Cour l’annulation des mandats d’arrêt contre les responsables israéliens et la clôture des enquêtes sur les crimes commis sur le territoire palestinien.

Entre criminels de guerre, on se sert les coudes.

La CPI est dirigée par « un puissant réseau d’organisations non gouvernementales de gauche, de mondialistes imbus d’eux-mêmes et de gouvernements hostiles du tiers-monde, unis par leur animosité envers les Etats-Unis », fustige Marc Rubio.

Comme quoi n’importe quel argument même le plus improbable a de la valeur pour les salauds.

Le secrétaire d’Etat américain accuse la CPI de « se poser en arbitre mondial », de se placer « au-dessus de l’Etat-nation en tant que bras armé supranational d’une bureaucratie mondialiste ». Marco Rubio veut faire de sa campagne diplomatique le combat de deux mondes, celui de la « souveraineté » contre celui du « globalisme ».

Les Etats-Unis de Trump vont à l’inverse de la bonne marche du monde qui repose de plus en plus sur les accords internationaux et l’entente transnationale.

Éditorial du MONDE (17 juillet 2026)

Washington a régulièrement fait campagne contre une institution née de la volonté de limiter le principe de la souveraineté des Etats, qui est invariablement invoqué par les auteurs des crimes les plus graves, qu’ils soient des chefs d’Etat ou des responsables politiques, pour échapper à toute forme de poursuite.

A l’heure où la force ne cesse de prévaloir sur le droit, il faut donc espérer que la CPI puisse résister à ce dernier assaut en date des Etats-Unis.

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CPI. Trump continue de faire des dégâts (février 2025)

extraits : Le président américain D.Trump reproche à la CPI d’avoir mené des « actions illégales ». Il a signé jeudi un décret interdisant notamment l’entrée aux Etats-Unis à ses dirigeants, employés et agents, et qui prévoit de geler tous leurs avoirs détenus dans ce pays. Selon le texte diffusé par la Maison Blanche, la Cour a « engagé des actions illégales et sans fondement contre l’Amérique et notre proche allié Israël »…

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Dépenses militaires, interpeller les députés

Dans le projet de loi de finances 2026, la défense militaire est le seul budget en hausse significative, passant de 50,5 milliards d’euros de dépenses en 2025 à 57,2 milliards l’an prochain. Le 10 décembre 2025, seulement 88 députés ont refusé le principe de l’augmentation du budget de la défense, 411 votant pour. Au niveau du groupe Écologiste et Social, 3 Pour (Delphine Batho ; Jérémie Iordanoff ; Benjamin Lucas-Lundy), 14 Contre (Clémentine Autain ; Hendrik Davi ; Sandrine Rousseau ; Danielle Simonnet) et 22 abstentions.

Agir, c’est interpeller nos députés, ils nous représentent, on peut donc leur dire ce qu’on pense de leurs votes. C’est ce que Michel Sourrouille a fait.

Michel Sourrouille, aux députés du groupe Écologiste et Social

Je te rappelle les objectifs de la Charte des Verts mondiaux que tu as certainement lu pour être élu écolo : « Nous déclarons notre engagement en faveur la non-violence et nous nous efforçons de créer une culture de paix et de coopération entre les États, au sein des sociétés et entre les individus pour en faire le fondement de la sécurité mondiale. » Le vote du 10 décembre 2025 pour promouvoir la croissance des dépenses militaires va donc à l’encontre de nos convictions profondes : « Si tu veux la paix, prépare la paix ». Voici mon analyse du discours tendancieux du premier ministre

Les gouvernements n’hésitent pas à faire peur pour nourrir leur complexe militaro-industriel. Le discours de Lecornu, ancien ministre des armées, cela ressemble à la menace d’armes de destruction massive qui auraient été détenues par Saddam Hussein, ce qui a justifié l’intervention des Etats-Unis en Irak : un mensonge qui a mis la région à feu et à sang et a accéléré le mouvement terroriste international.

Sébastien Lecornu veut nous faire croire à des guerres de haute intensité alors que nos pays développé rassemblés en diverses Unions ne risquent absolument rien contrairement à des pays comme le Soudan. Avec le terrorisme, nous avons affaire à des ennemis insaisissables qui ne nécessitent pas la multiplication des bataillons. Quand Hollande a voulu intervenir avec l’armée au Mali, nous avons vu le résultat, négatif. L’armée ne garantit pas notre sécurité face à des menaces non conventionnelles.

Quant à décréter que la puissance d’un pays se mesure à la force des armées, cela devient ridicule à l’heure de la mondialisation des échange commerciaux et du nivellement des comportements culturels par la communication numérique. Les politiciens doivent reconnaître que c’est l’ONU qui représente une force de paix, pas la multiplication des blocs armés.

Le plus significatif dans l’exposé du premier ministre, c’est que pour combattre la menace des drones, il faut construire des drones. Ne pas s’apercevoir que c’est là un cercle vicieux fait affront à intelligence humaine. Il est vrai que Lecornu fait du Trump : « L’Amérique a besoin d’une mobilisation nationale pour innover en matière de défenses puissantes à faible coût comme les drones. » Ce discours de montée constante en puissance contre des ennemis potentiels qui s’arment avec des armes toujours plus puissantes, c’est le même raisonnement que pour la dissuasion nucléaire : on construit une bombe, les autres en fabriquent plusieurs, et donc nous en voulons une encore plus grosse, ce qui incite à l’escalade jusqu’à avoir assez de bombes pour pouvoir produire plusieurs hivers nucléaires.

Le pacifiste militant et premier des présidentiables écolos René Dumont  en 1974serait horrifié par le réarmement militaire accepté par les députés écolos d’aujourd’hui.

réponse d’Eva Sas, députée de la 8e circonscription de Paris

Vous m’interpellez au sujet de mon abstention lors de la déclaration du Gouvernement sur la stratégie de défense nationale, position prise en cohérence avec la majorité du groupe Écologiste et Social. Ce débat s’est tenu dans un contexte de hausse inédite du budget de la défense, et où le diagnostic stratégique fait état de la persistance et de l’aggravation de menaces multiples et concomitantes : l’agression russe en Ukraine, le retournement d’alliance des États-Unis, et la multiplication des crises climatiques. L’évolution de ces menaces appelle une transformation de notre modèle d’armée, afin qu’il soit capable de participer à une coalition européenne en cas de guerre de haute intensité, de protéger le territoire national face au terrorisme, de faire face à une guerre hybride prolongée, et d’anticiper l’accélération des conséquences du changement climatique.

Le groupe Écologiste et Social partage le constat d’une remise en cause profonde de la sécurité européenne, et de la responsabilité particulière de la France et de son armée face à cette situation historique. Il considère que la concomitance des crises est actuellement le plus grand risque pour notre système de défense, qui nécessite une approche de sécurité globale. En revanche, les députés du groupe Écologiste et Social refusent une augmentation du budget de la défense qui entraînerait des coupes dans les autres ministères, en particulier dans la diplomatie et l’Aide publique au développement, alors même qu’elles contribuent directement à notre résilience, en matière de santé, d’éducation ou d’agriculture. Ils rappellent également l’importance d’une stratégie de transition énergétique et agricole afin de réduire nos dépendances aux énergies et aux engrais russes.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous avons fait le choix de nous abstenir.

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La France veut financer la prochaine guerre (11 décembre 2025)

extraits : Une hausse des crédits pour les armées est approuvée le 10 décembre 2025 par l’Assemblée lors d’un vote symbolique. Dans le projet de loi de finances (PLF) 2026, la défense est le seul budget en hausse significative (+ 6,7 milliards d’euros), passant de 50,5 milliards d’euros de dépenses hors pensions en 2025 à 57,2 milliards l’an prochain. Seulement 88 députés ont refusé le principe de l’augmentation du budget de la défense. Quelques détails ci-dessous.Dans un contexte de déficit abyssal de la France tant au niveau, il est paradoxal de vouloir dépenser toujours plus pour la dépense avec laquelle on pourrait faire le plus d’économies, la défense nationale. Les socialistes ont pourtant été quasi-unanimes (68 pour, 1 contre) pour joindre leurs votes à la droite et à l’extrême droite. Du côté des écologistes, l’abstention est massive (22 voix). Voici ceux qui ont pris partie….

Delphine Batho augmente les dépenses militaires

extraits : Delphine Batho pour expliquer son vote s’appuie sur la propagande russe, ce n’est que de la propagande. Les chars russes ne sont pas aux portes de la France, Poutine a déjà beaucoup de mal à vaincre l’Ukraine et entre la Russie et la France, il y a l’Union européenne. Or le vote du 10 décembre portait seulement sur les dépenses militaires françaises, il ne portait pas sur le renforcement d’une défense européenne ou sur la fourniture d’armement à l’Ukraine. Il ne faut pas se tromper de sujet. En fait il s’agissait pour Macron de renforcer le poids du complexe militaro-industriel, de faire tourner le carnet de commande. Mais comme Delphine sait le dire par ailleurs, l’armée est d’abord une force de destruction, il n’y a ni objectif de fin des guerres, ni emplois « utiles » à la clé….

NON aux dépenses inutiles, NON à l’armée

extraits : On dépense facilement l’argent qui ne nous appartient pas. Ainsi Emmanuel Macron annonce 3,5 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour la défense en 2026 et 3 milliards en 2027. Le budget de la défense aura quasiment doublé en dix ans sous les deux mandats du président, passant de 32,2 milliards d’euros en 2017 à près de 64 milliards en 2027. Belle armée française dont on a vu les résultats pendant 10 ans au Sahel face à des djihadistes en motocyclette !!! Il est facile de contester le discours du président tenu le 13 juillet 2025 devant les forces armées….

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Service militaire et chair à canon

Tour d’horizon des pays qui maintiennent, rétablissent ou réinventent le service militaire obligatoire. Certains pays n’ont jamais abrogé la conscription, d’autres l’ont rétablie pour répondre à la menace posée par la Russie ou l’envisagent sur la base du volontariat.

L’Agence France-Presse a dressé un état des lieux du service militaire en Europe

En Allemagne, où la conscription a été suspendue en 2011, la coalition au pouvoir a trouvé un compromis pour établir un service militaire volontaire afin de renforcer une armée en manque de recrues. Le projet de loi doit être voté en décembre. L’objectif est de recruter 20 000 volontaires en 2026.

L’Autriche et la Suisse, pays neutres, ont également un service obligatoire pour les hommes, respectivement de six et neuf mois, et volontaire pour les femmes.

La Belgique a introduit à partir de 2026 un service militaire volontaire de douze mois ouvert aux hommes et aux femmes après avoir abandonné la conscription en 1994.

La Croatie a voté à la fin d’octobre le rétablissement dès 2026 du service militaire obligatoire pour les hommes, suspendu en 2008 peu avant l’entrée du pays dans l’OTAN.

Au Danemark, la durée du service militaire est passée l’an dernier de quatre à onze mois, et il est obligatoire pour les femmes depuis le 1er juillet. Les jeunes Danois sont tirés au sort pour effectuer ou non leur service en fonction des besoins de l’armée.

En Estonie, le service militaire pour les hommes dure de huit à onze mois et s’effectue sur une base territoriale, qui permet de les former en unités constituées une fois dans la réserve. Il est volontaire pour les femmes.

En Finlande, les conscrits effectuent leur service obligatoire pour près de six, neuf ou douze mois en fonction de la spécialité et du grade. Ils sont ensuite basculés dans la réserve jusqu’à l’âge de 50 ou 60 ans selon leur grade. Le gouvernement envisage de relever l’âge des réservistes à 65 ans. Le service militaire est volontaire pour les femmes.

En France, où la conscription a été suspendue en 1997, il existe un service militaire adapté (SMA) en outre-mer et un service militaire volontaire (SMV) en métropole, qui sont en réalité pensés comme des dispositifs de formation et d’insertion dans l’emploi.

La Grèce maintient une conscription obligatoire pour les hommes de plus de 18 ans, pour une période de neuf à douze mois. Le gouvernement a ouvert en mars la possibilité pour les femmes d’effectuer le service militaire sur une base volontaire.

La Lettonie a rétabli en 2023 un service militaire obligatoire de onze mois pour les hommes – volontaire pour les femmes – qu’elle avait aboli en 2006. Les jeunes Lettons peuvent choisir de privilégier un engagement de cinq ans dans la garde nationale, comprenant des périodes de formation annuelles.

La Lituanie a été la première à rétablir, en 2015, la conscription obligatoire pour les hommes qu’elle avait suspendue en 2008. La sélection est effectuée par loterie pour un service de neuf mois, volontaire pour les femmes. A l’issue du service, les conscrits sont basculés dans la réserve pour dix ans, période qui sera portée à quinze ans en 2026.

La Norvège a décidé en 2013 de rendre le service militaire de douze mois également obligatoire pour les femmes au nom de l’égalité des sexes. Environ 15 % d’une classe d’âge sont sélectionnés selon des critères de qualifications et de motivation.

En Pologne, la conscription a été suspendue en 2009. On a mis en place sur une base volontaire une formation militaire de base d’un mois, suivie éventuellement de formations spécialisées de onze mois supplémentaires.

La Roumanie inaugure également l’an prochain un service militaire volontaire de quatre mois pour les hommes et les femmes après avoir abandonné la conscription en 2006.

Au Royaume-Uni, la conscription a pris fin en 1960. Le gouvernement de Keir Starmer a enterré le projet de le rétablir évoqué par son prédécesseur.

La Suède a réintroduit la conscription en 2017 après une suspension de sept ans. Elle est obligatoire pour les hommes et les femmes pour une durée de neuf à quinze mois selon les spécialités. Dans les faits, seuls quelques milliers effectuent leur service, selon les besoins de l’armée. En cas de crise, tous les jeunes Suédois sont susceptibles d’effectuer un service civil pour concourir à la défense totale du pays.

Le débat sur lemonde.fr

Michel SOURROUILLE : J’aimerais avoir aussi un panorama du statut de l’objection de conscience dans les différents pays. Les jeunes doivent avoir le choix entre aller tuer des gens qu’ils ne connaissent pas sans risquer la prison et le respect des vies des habitants des autres contrées…

Mike à Michel SOURROUILLE : Il est vrai que si l’Ukraine n’avait disposé que d’objecteurs de conscience en 2022 il n’y aurait eu aucun conflit armé, donc aucun mort.

Laurent 69 à Michel SOURROUILLE : Tout à fait d’accord. Je trouve que l’on ne parle pas beaucoup du statut d’objecteur de conscience en France, il est pourtant inscrit dans la loi de 1963 complétée en 1983.

Michel SOURROUILLE à Laurent 69 : Notez que le service militaire obligatoire n’est pas supprimé en France, mais seulement suspendu. La JDC (journée défense citoyenneté) obligatoire pour toute les jeunes est en fait une journée de recensement des mobilisables s’il y a urgence. Mais l’appareil militaro-industriel a prétexté de la fin de la conscription pour interdire aux jeunes qu’ils puissent exprimer leur objection de conscience lors de la JDC !

Arnaud Lestremau à Michel SOURROUILLE : Vu le contexte international, ne trouvez-vous pas votre remarque lunaire ? Il ne s’agit pas d’aller tuer des gens à l’étranger, mais de se protéger contre des menaces assez faciles à identifier. En 1940 aussi, on a objecté des consciences et beaucoup ont fini au STO, sinon à Dachau.

Bernard10 à Arnaud Lestremau : Vous auriez adoré faire votre service militaire en Algérie !

Madame Rosa à Arnaud Lestremau : Des menaces faciles à identifier : lesquelles? Les Russes aux portes de Paris ? Quels autres ennemis nécessitent cet armement si urgent? Écrivez les ici, svp, je suis impatient de les connaître. Quant aux russes, incapables dieu merci de prendre toute l’Ukraine en 4 ans, pas d’affolement outrancier svp.

Michel Sourrouille à Arnaud Lestremau : Après 1940 mon père, en tant que résistant, a fait 26 mois de camps de concentration, en particulier dans le tunnel de Dora où il a vu un nombre effroyable de morts autour de lui. L’armée allemande a été au service des pires exactions, toutes les armées connaissent ce genre de dérives. J’ai compris alors que l’armée ne protégeait rien du tout, mieux vaut dans un pays cultiver la défense civile non-violente et la capacité des individus à résister à l’injustice : si tu veux la paix, prépare la paix. Quant aux menaces proférées par notre hiérarchie de Russes envahissant la France, ce n’est qu’un fallacieux prétexte pour donner encore plus de sous à nos militaires et à notre industrie d’armement.

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De quels effectifs l’armée a-t-elle besoin ?

extraits : L’Allemagne va instaurer un service militaire volontaire. Le projet de loi, présenté mercredi 27 août 2025 en conseil des ministres, ne va pas assez loin pour la CDU/CSU qui veut rétablir la conscription obligatoire. Il manque à cet article la mention qu’on peut refuser explicitement le recours à l’armée. D’où ces précisions : « Nul ne peut être contraint d’accomplir contre sa conscience un service militaire armé », déclare l’article 4 de la Constitution allemande. Le droit à l’objection de conscience est reconnue depuis 1949 (France en 1963) « Une Bundeswehr forte ne sert pas à faire la guerre, mais à la prévenir », dit-on. Une armée forte ne prévient aucune guerre, elle la rend possible.

Un service militaro-civil pour les jeunes ?

extraits : Clément Beaune, nouveau patron de France Stratégie et du Haut-Commissariat au plan (HCP), a présenté une première note « flash » visant à esquisser et, surtout, à chiffrer différentes pistes pour accroître les formes d’engagements civils et militaires des jeunes Français. Le premier scénario propose de « vitaminer » le SNU actuel pour qu’il permette – toujours sur la base du volontariat – de recruter 200 000 jeunes de 15 à 17 ans, soit cinq fois plus que le flux actuel et près de 25 % d’une classe d’âge de 820 000 jeunes. Le deuxième scénario serait celui d’un « service civil universel », « obligatoire » pour « tous les jeunes » d’une classe d’âge à déterminer (15 à 17 ans ou 18-25 ans). Des scénarios « hybrides »….

Savoir résister à la force armée, cela s’apprend

extraits : Nous comprenons dans le contexte de l’invasion de son pays le penchant de Zelensky pour le recours aux armes. La résistance de l’Ukraine à l’impérialisme russe est digne d’éloge. Mais il est regrettable que l’Ukraine, comme d’ailleurs l’ensemble des pays, ne prête aucune attention à la défense civile non violente (DCNV) et à l’objection de conscience (OC). Nous demandons au gouvernement d’instaurer lors de la « Journée Défense et citoyenneté » (JDC, obligatoire pour tous les jeunes) une approche d’une défense civile non violente, ainsi que permettre à chacun de pouvoir se déclarer objecteur de conscience lors de la JDC….

SNU, service national universel, un échec

extraits : Jeunes Français, attention le SNU n’est pas fait pour vous. Le service national universel, c’est une marotte de Jupiter Macron qui se croit revenu aux temps de la conscription obligatoire. Le SNU est en réalité devenu un véritable serpent de mer qu’on voit de temps en temps et qui disparaît tout le temps. Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle de 2017, le SNU est un programme virtuel mis en place par le Premier ministre français Édouard Philippe à partir de 2019….

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Fête du 14 juillet, non au défilé militaire

Le jour du 14 juillet /

Je reste dans mon lit douillet /

La musique qui marche au pas /

Cela ne me regarde pas.

(Georges Brassens)

La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 a été jugée par certains parlementaires comme une journée trop sanglante, la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. C’est la consécration de l’unité de la France révolutionnaire qui permet d’atteindre un consensus. Cette date « à double acception » permet d’unir tous les républicains. La loi est promulguée sans indiquer quel est l’évènement ainsi commémoré. Feux d’artifice est bals populaires consacrent l’évènement. Mais en 1879, la IIIe République naissante cherchait une date pour servir de support à une fête nationale et républicaine. Le 14 juillet est instituée comme « jour de fête nationale annuelle » par la loi Raspail du 6 juillet 1880.

La raison de la présence de militaires au défilé du 14 juillet 1880 n’avait rien à voir avec les combats pour la liberté : cela se voulait le symbole du renouveau de l’armée française vaincue en 1870 par la Prusse !

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Eva JOLY contre la falsification du 14 juillet (18 juillet 2011)

extraits : Eva Joly, en proposant un défilé citoyen et non militaire, ranimait l’esprit de la fête de la fédération en 1790. Elle a suscité la réprobation globale de la classe politique. Le Premier ministre François Fillon estime que l’ex-juge d’instruction d’origine norvégienne n’avait pas « une culture très ancienne » de la tradition, de l’histoire et des valeurs françaises. Le Parti socialiste (PS) s’est aussi démarqué de la proposition d’Eva Joly. « Je ne partage pas le point de vue d’Eva Joly sur le défilé du 14 juillet » a réagi François Hollande…

Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet (14 juillet 2014)

extraits : Eva Joly avait proposé en 2011 un défilé citoyen et non militaire, pour ranimer l’esprit d’une fête de la fédération et de renouer avec la vision d’une société qui célèbre « le bonheur d’être ensemble », toute catégorie de population confondue. Du premier ministre François Fillon aux membres du PS, la candidate écolo aux présidentielles avait suscité la réprobation toutes étiquettes confondues de la classe politique.  Pourtant on peut aller encore plus loin qu’Eva : au-delà de leurs défilés, c’est l’armée et les armements qui devraient être combattus. Cette institution et ses instruments de mort sont des facteurs significatifs de la lutte entre groupes sociaux, donc de la détérioration du milieu qui nous fait vivre. Un écologiste se doit d’être non seulement contre le défilé militaire du 14 juillet, il propose surtout l’apprentissage de la défense civile non violente, pour la résistance aux institutions qui nous broient….

Fête du 14 juillet, non aux défilés militaires (2025)

extraits : Instaurer un défilé militaire le 14 juillet n’est qu’une récupération par l’armée d’un symbole républicain. Il s’agit donc d’une dénaturation de la fête, on célèbre la chair à canon plutôt que l’esprit de concorde. Les sans-culottes de 1789 étaient-ils militaires ? Non, le peuple avait pris la Bastille quand une armée professionnelle tirait dans la foule ! La première fête de la fédération en 1790 fut-elle un défilé militaire ? Non !….

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Abolir l’armée, donc en finir avec la guerre

L’armée compte sélectionner à partir dumois de janvier 2026 les recrues pour un nouveau « service national » purement militaire. La première année, il doit concerner 3 000 jeunes, pour une ambition de 42 500 en 2035. Il sera rémunéré 800 euros par mois pour chaque volontaire, qui sera aussi logé, nourri et équipé, selon l’Elysée. Encore heureux que pour 800 euros pas mois, on ne demande pas aux recrues de payer leur fusil et leur barda ! Mais le fond du problème demeure : a-t-on encore besoin de la guerre en 2026, à l’heure de la mondialisation heureuse ? C’est la disparition de l’armée qui devrait être acté par un gouvernement responsable.

Selon Konrad Lorenz, la guerre serait le fruit d’une « tendance destructrice innée » liée à un instinct de survie du groupe. En 1940, Margaret Mead y voyait au contraire « une invention sociale ». La guerre entre humains implique en effet l’institutionnalisation de comportements individuels telles que l’obéissance, la malléabilité ou l’idéalisme. En résumé, la biologie ne condamne pas l’humanité à la guerre, aucun de nos prétendus instincts n’est aussi dangereux que notre soumission émotionnelle aux valeurs culturelles. En d’autres termes, la guerre n’est pas inscrite dans notre ADN, elle est le produit de rapports sociaux : relations de domination, rivalités géopolitiques ou idéologiques, luttes pour l’accès aux ressources, dynamiques institutionnelles… L’État ne protège pas les hommes contre la guerre, mais l’inverse : c’est l’État qui la produit « pour se sentir exister ». Pour prouver leur statut, les États montrent qu’ils peuvent sacrifier leurs citoyens au prix d’une construction artificielle, l’amour pour la patrie.

On a ainsi entendu Poutine réconforter en 2022 une mère dont le fils était mort en combattant dans le Donbass : « Il y a des gens dont on peine à dire s’ils ont vraiment vécu ou non. Ils meurent d’on ne sait quoi, par exemple d’un abus de vodka… Votre fils, lui, a vécu. Il a atteint son but. Cela signifie que sa mort a eu un sens. »

Les humains sont les seuls animaux capables de coopérer entre groupes et de construire de nouvelles relations sociales pour le meilleur ou pour le pire. La capacité des humains à créer des liens explique qu’ils soient passés de petites sociétés de 50 personnes au monde tel qu’il est.  Ce n’est donc pas parce que la guerre est très ancienne qu’elle aura toujours lieu. Le problème, c’est que l’État génère un appareil militaro-industriel qui accapare les ressources des contribuables pour perfectionner les instruments de la soumission et de la guerre. Peu d’individus sont capables de résistance, mais ils existent.

Albert Einstein : « C’est un petit groupe peu nombreux mais décidé, peu soucieux des expériences et des facteurs sociaux, qui pousse toujours à la guerre : les marchands de canons et autres profiteurs. Le peuple ne manifeste pas naturellement de soif de guerre. Il se fait manipuler par l’élite, qui contrôle l’école, la presse, et presque toujours les organisations religieuses. II n’est possible d’éviter à coup sûr la guerre que si les hommes s’entendent pour instituer une puissance centrale aux arrêts de laquelle on s’en remet dans tous les conflits d’intérêts. »

Le philosophe Alain en 1921 : « Il n’y a point d’honneur à écraser une faible troupe par l’assaut d’une multitude ou plus simplement par des armes supérieures. La guerre n’est guerre que par l’esprit qui consent, et les premiers responsables du crime sont donc ceux qui ont pour fonction de penser : savants, historiens, philosophes et moralistes.

Abolir l’armée

En 2025 un livre qui titre : « Abolir l’armée » est publié aux éditions du Monde Libertaire sous l’égide de l’Union pacifiste de France. Extraites de ce livre, voici quelques citations qu’on devrait lire et comprendre dans toutes les écoles. Attention, il y a un intrus parmi les citations.

Étienne de La Boétie (1530-1563) : Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre.

Thomas Hobbes (1588-1679) : Le pouvoir des puissants ne se fonde que sur la croyance du peuple.

Barthélémy Prosper Enfantin (1796-1864) : Si tu veux la Paix, prépare la Paix.

Victor Hugo (1802-1885) : Supprimez l’armée, vous supprimerez la guerre… Si tuer est un crime, en tuer beaucoup n’en peut être la circonstance atténuante.

Léon Tolstoï (1828-1910) : Puisque le christianisme interdit le meurtre, il ne doit exister ni armée, ni gouvernement

Jules Ferry (1832-1893) : Nous croyons que l’éducation miliaire ne pénétrera complètement dans nos mœurs scolaires qu’après que l’instituteur sera devenu lui-même un professeur d’exercices militaires.

Sébastien Faure (1858-1842) : C’est avant qu’il faut lutter contre la guerre afin de l’empêcher ; car pendant, on ne peut plus rien.

Lejzer Ludwig Zamenhof (1859-1917) : Animé par son amour de l’entente entre humains, il publie en 1887 le manuel Lingvo internacia. Une seconde langue facile à apprendre et universelle.

Romain Rolland (1866-1944) : Pour que les peuples s’entendent, il faut d’abord qu’ils entendent. Que l’espéranto rende l’ouïe à ces sourds donc chacun, depuis des siècles, est muré dans son propre langage.

Fritz Oerter (1869-1935) : Un prolétariat qui se laisse séduire par l’idée d’une révolution armée est le signe qu’il est encore sous l’influence de l’État.

Bertrand Russell (1872-1970) : Pas un seul des maux que l’on voudrait éviter par la guerre n’est un mal aussi grand que la guerre elle-même… Le temps est venu où seule une désobéissance civile non violente à grande échelle peut sauver les populations de la mort que leur préparent les gouvernements.

Albert Eistein (1879-1955) : Seule la suppression définitive du risque universel de la guerre donne un sens et une chance à la survie du monde… Le programme de militarisation de la nation ne présente pas seulement une menace immédiate de guerre, il détruira aussi, lentement mais sûrement, l’esprit démocratique et la dignité de l’individu. L’affirmation que les événements de l’extérieur nous obligent à armer est erronée et à combattre de toutes nos forces.

Louis Lecoin (1888-1971): S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre car on n’élabore pas une société humaine sur des monceaux de cadavres.

Ammon Hennacy (1893-1970) : Un anarchiste, c’est quelqu’un qui n’a nul besoin de gendarmes pour se comporter comme il faut.

Henriette Roland Holst (1896-1952) : La maxime « la fin justifie les moyens » est parfaitement juste pour les jésuites ou la classe impérialiste : tous les moyens leur sont bons pour opprimer.

Lewis Mumford (1895-1990) : L’armée est le consommateur idéal, car elle tend à réduire à zéro l’intervalle de temps entre la production initiale profitable et le remplacement profitable. La consommation du ménage le plus prodige ne peut rivaliser avec celle d’un champ de bataille. Un millier d’obus tirés ne peuvent être ni récupérés, ni réemployés.

Emmanuel Mounier (1905-1950) : L’énergie seule intimide la violence qui prend toute hésitation pour une faiblesse, toute concession pour un encouragement.

Helder Camara (1909-1999) : On commence par fabriquer des armes pour se défendre, puis on vend des armes pour pouvoir continuer à en fabriquer, on en arrive à fabriquer des guerres pour vendre des armes.

Boris Vian (1920-1959) : L’histoire n’est pas cette collection stupide de faits militaires masquant depuis des siècles la signification réelle de l’évolution de l’intelligence. L’histoire évolue dans le sens de la vie tandis que le militaire n’est qu’une forme de la mort. C’est une forme pathologique dont on peut se débarrasser.

Déclaration fondatrice de l’IRG (Internationale des résistants à la guerre) en 1921 : La guerre est un crime contre l’humanité. C’est pourquoi je suis déterminé à ne soutenir aucune forme de guerre et à lutter pour l’élimination de toutes les causes de guerre.

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L’écologie de guerre, une guerre à l’écologie

Vincent Rissier contre Pierre Charbonnier, l’affrontement

Youness Bousina

Quelques jours à peine après l’invasion russe, le philosophe Pierre Charbonnier proposait une nouvelle notion dans la revue de géopolitique Le Grand Continent : « l’écologie de guerre. L’espoir était de voir les intérêts stratégiques nés des conflits actuels s’aligner avec l’impératif écologique de décarbonation. En résumé, ne plus acheter de gaz russe fait autant de bien à la planète qu’aux Ukrainiens. Pierre Charbonnier a ensuite développé son hypothèse dans un livre, Vers l’écologie de guerre. Une histoire environnementale de la paix (La Découverte, 2024).

C’est à cette idée que s’attaque frontalement « Contre l’écologie de guerre » (La Dispute, 168 pages, 14 euros), du militant écologiste Vincent Rissier. Si l’armée a un rapport avec l’environnement, il est historiquement marqué par des actions destructrices pour les vivants comme pour les écosystèmes. « Lorsque il y a convergence entre militarisme et environnement, c’est invariablement sous le signe des meurtres de masse, de l’écocide et de la domination coloniale », explique Vincent Rissier. Les destructions actuelles menées par Israël sur le territoire de Gaza : « l’écologie de guerre n’a que faire, ou n’en parle qu’avec une incroyable légèreté » en évacuant la « matérialité écologique des conflits armés ».

Vincent Rissier achève son essai en revendiquant une approche anticapitaliste et, plus précisément, se réclame d’un « léninisme écologique ». Aux antipodes de Pierre Charbonnier, il oppose à l’écologie de guerre jugée élitiste une révolution s’appuyant sur la classe ouvrière, au service d’un « communisme du vivant » qui romprait radicalement avec la logique de puissance.

Le point de vue des écologistes résolument pacifistes

– Entre d’un côté les petits fours du Grand Continent et du très riche « fond Bruno Latour » (financé notamment par VINCI Autoroutes ) que dirige souverainement Monsieur Pierre Charbonnier à l’IEP-Paris, et d’un autre côté les « léninistes verts » de l’extrême gauche du NPA (Révolution permanente) de son adversaire, j’avoue ne pas avoir envie de choisir. Il existe plein d’autres « penses écologiques », moins médiatisées il est vrai.

– Si une révolution s’appuyant sur la classe ouvrière veut se faire de manière armée, on retombe dans les travers anti-écolo du colonialisme de conquête et du capitalisme acculé à faire aveuglement la guerre.

– L’environnement n’a jamais été épargné dans la longue histoire des peuples et de leurs affrontements. Des batailles menées par Darius contre les Scythes en – 513 av. J.-C. jusqu’aux puits de pétrole incendiés au Koweït par l’armée de Saddam Hussein en 1990, la stratégie de la terre brûlée et l’empoisonnement des sources se sont de tout temps révélés des armes redoutables ?

Les conflits de masse du XXe siècle ont franchi un palier. Les guerres industrielles, capables d’anéantir les populations, dévastent aussi durablement les écosystèmes.S ans compter l’arsenal atomique qui fait peser une menace écologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité.  

– Entre 1961 et 1971, l’armée états-unienne déverse quelque soixante-dix millions de litres d’un puissant défoliant produit par la firme Monsanto, l’« agent orange », sur les forêts vietnamiennes. L’objectif est de dénuder les arbres afin de mettre l’ennemi à découvert, mais la dioxine contamine aussi durablement les populations et les écosystèmes.

La guerre change les systèmes de représentation. En même temps qu’on développe des produits chimiques visant à la fois les insectes et l’ennemi, on se met à penser une guerre sans limite contre d’autres hommes et une guerre sans limite contre la nature ».

– La guerre crée un état d’exception qui incite les Etats à placer les effets de long terme au second plan

– Les guerres sont sources d’une forme de désinhibition et entraînent la création de nouveaux cycles industriels.

 Les guerres stimulent l’extractivisme, repoussant toujours plus loin la prospection des ressources naturelles

– Le prix écologique exorbitant des guerres est longtemps resté un angle mort de la réflexion politique. 

– A la convention de Genève, qui encadre depuis 1949 le droit humanitaire des conflits, sont ajoutés, en 1977, deux articles qui proscrivent les « méthodes ou moyens de guerre (…) conçus pour causer (…) des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel » ainsi que les atteintes à l’environnement « à titre de représailles ».

Depuis l’entrée en fonction de la Cour pénale internationale (CPI) en 2002, l’atteinte grave à l’environnement est reconnue comme un crime de guerre.

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écologie de guerre, guerre à l’écologie

extraits : La guerre, une imbécillité inutile que pratiquent sans discontinuité les homo sapiens depuis sans doute l’origine de l’espèce. S’il n’y avait que des morts parmi cette lignée humaine, ce serait un moindre mal, mais les bandes armées sont également dévastatrices pour la nature et l’environnement. Les »polémo-paysages », paysages dévastés par la guerre, accompagnent les morts, les blessés et les destructions de tous ordres. La revue Green (Géopolitique, Environnement, Energie, Réseaux, Nature) veut penser la guerre et l’écologie sous tous ses aspects, notamment la notion d’« écologie de guerre ».

Lire, La nature est un champ de bataille de Razmig Keucheyan

Lire aussi : Le coût écologique exorbitant des guerres

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La guerre, une erreur récurrente et impensée

L’histoire enseigne que les guerres peuvent aboutir à l’inverse de leurs objectifs, mais les agresseurs ne retiennent pas la leçon.

Hegel (1770-1831) : « L’expérience et l’histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire. Dans le tumulte des événements du monde, une maxime générale est d’aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent. »

Philippe Bernard : A quoi servent les leçons de l’histoire ? Vladimir Poutine n’a rien retenu de la guerre soviétique perdue en Afghanistan. Donald Trump a oublié les leçons du Vietnam, de la Somalie, de l’Irak et de l’Afghanistan. La formule vaut aussi pour Benyamin Nétanyahou, le pays devient un Etat paria alors qu’il a été fondé pour servir de refuge.

Pour ces gens-là, la guerre est un moyen de se maintenir au pouvoir, d’échapper à la justice ou d’étaler leur puissance sans la moindre attention à ce qu’elle engendre : des ravages humains incalculables, des ennemis héréditaires et, souvent, pour ceux qui en prennent l’initiative, un affaiblissement alimenté par la perte de crédit, voire la hargne suscitée dans une partie du monde, sans parler de la simple défaite militaire.

L’histoire enseigne que les guerres aboutissent le plus souvent à l’inverse des objectifs recherchés et des intérêts défendus par les agresseurs. Mais rares sont ceux qui retiennent cette leçon. Ainsi sont répétés tragiquement les erreurs et les crimes du passé.

Le point de vue des écologistes pacifistes

– Poutine, Trump, Nétanyahou… et Macron ! Ce président en fin de course croit que la construction d’un porte-avion nucléaire, d’un sous-marin nucléaire et la dissuasion nucléaire « avancée » sont des signes de puissance alors que n’est que la velléité de préparer une guerre dont personne ne sort vainqueur.

– Tous ces autocrates sont arrivés au pouvoir par les urnes. La source du problème est la subversion des opinions par la manipulation des élections, un pluralisme dévoyé par une propagande nourries aux nouvelles technologies.

– Ces hommes fort ne sont que les symptômes de l’incapacité de nos sociétés à adapter rapidement ses règles de vivre ensemble aux nouvelles technologies. Toute nouvelle technologie est préemptée par les extrémistes pour tromper les électeurs. Ainsi la radio qui a fait la propagande d’Hitler.

– Ce qui frappe, c’est la facilité avec laquelle certains mécanismes se répandent : la fabrication de l’ennemi, la peur entretenue, l’effet de meute… Le complexe militaro-industriel prend le pouvoir, tous les ingrédients sont réunis pour partir au combat.

– Selon les archéologues, homo sapiens sapiens est sur Terre depuis 300 000 ans. Aucun progrès n’a été fait pour mettre fin à la guerre. : 60 millions de morts pendant la seconde guerre mondiale. Avec les moyens actuels, les stratèges nous promettent 3 milliards de morts en 3 semaines (sans NBC) en cas de 3ème guerre mondiale. Le cerveau de l’homme d’aujourd’hui est le même qu’il y 300 000 ans, mais pas les moyens de tuer. Tristesse des pacifistes.

Clausewitz : « Dès que vous avez créé la guerre, elle devient un sujet et non pas un objet: elle a sa vie propre qui vous conduit, pour de nombreuses raisons, là où vous n’aviez pas prévu d’aller. Toute guerre est marquée par une dérive de ses buts et, le plus souvent, une escalade des moyens. »

– Winston Churchill : « Ne croyez jamais, jamais, jamais qu’une guerre sera douce et facile ou que quiconque s’embarque dans cet étrange voyage peut prévoir les marées et les ouragans qu’il devra affronter. L’homme d’Etat qui cède à la fièvre guerrière doit savoir qu’une fois le signal donné, il n’est plus le maître de la politique mais l’esclave d’événements imprévisibles et incontrôlables ».. Réalisme trop peu enseigné dans les bacs à sable trumpiens…

– C’est la tragédie de l’humanité qui est énoncé dans le mythe d’Adam et et Ève : au lieu de vivre harmonieusement de l’abondance des fruits de la terre dans le partage, l’humanité n’a eu de cesse de développer son instinct de prédation qui la conduit vers son propre anéantissement. Quel gâchis. Peut-on espérer un nouveau Noé pour la sauver ?

L’usage de la force est un aveu de faiblesse.

– Si tu veux la paix, prépare la paix… et donne toutes tes forces à l’ONU, seul garant d’une paix durable.

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Accès à l’énergie et guerres du pétrole

extraits : Donald Trump revendique haut et fort le sale petit secret au cœur de la géostratégie américaine depuis un demi-siècle : il n’y a pas de puissance sans contrôle de l’accès à l’énergie. Ce secret de Polichinelle, l’Europe doit le regarder à nouveau bien en face. Les sources d’hydrocarbures de la mer du Nord ont commencé à se tarir il y a un quart de siècle. Pour échapper à la tenaille des deux « superpuissances » énergétiques que sont la Russie et les Etats-Unis, l’UE doit miser avec lucidité sur ses faibles sources domestiques d’énergie, renouvelables et nucléaire.

La guerre tue les hommes… et la nature aussi

extraits : On sait depuis longtemps que tuer la nature, c’est oblitérer l’avenir. Au VIIe siècle avant notre ère, dans la même région, les rois assyriens se vantaient de l’arrachage des arbres fruitiers, de l’incendie des champs et de la stérilisation de la terre des peuples vaincus. Vingt-huit siècles plus tard, pas grand-chose n’a changé. La dimension écocidaire des conflits armés semble être de plus en plus assumée…..

Patriotisme et Nationalisme va-t-en-guerre

extraits : La différence entre nationalisme et patriotisme est devenue imperceptible en situation de crise. Dans les deux cas, ils s’agit de se préparer à la guerre. Ce n’est pas le sens habituel. La différence principale entre nationalisme et patriotisme réside dans leur orientation. Le patriotisme est normalement un attachement positif à la patrie, le plus souvent lié à des valeurs démocratiques. Le nationalisme a tendance à être xénophobe. Le patriotisme fait de l’inclusion, le nationalisme incite à l’exclusion. Les nationalistes ont dérobé le mot patriotisme pour en faire un mouvement uniformisant et violent, rejetant la différence, se repliant sur un territoire donné. Il faudrait arracher le patriotisme du nationalisme….

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Le quotidien vécu par les soldats russes

Abécédaire russe

– L’opérateur de drone est appelé le ptitchnik. Si un opérateur russe perd son drone ou si ce dernier est abattu, son commandant peut l’obliger à en acheter un nouveau à ses frais…

– L’obnoulenie (« annulation », littéralement « réduction à zéro ») signifie l’élimination d’un soldat par les siens, ou son envoi délibéré à la mort.

– Sur le front, une iama (« trou ») est un cachot punitif creusé. Les soldats punis sont déshabillés, ligotés avec du ruban adhésif aux mains et aux pieds, puis laissés longtemps dans cet antre de terre.

– Miasso (« viande ») désigne les soldats d’assaut transformés en chair à canon. Il s’agit de déshumanisation à l’extrême : l’homme cesse d’être un sujet, réduit au simple état de ressource biologique.

– L’otkoup (« rançon ») est un pot-de-vin versé à un commandant pour obtenir un sursis ou éviter une mission mortelle.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/28/d-oiseau-a-trou-l-abecedaire-du-quotidien-vecu-par-des-soldats-russes-sur-le-front_6716521_3210.html

Commentaires

– D’après Mikhaïl Chichkine la prison et l’armée sont en Russie des écoles de l’esclavage.

– Cette corruption et l’incurie généralisées sont le résultat de la politique de Poutine depuis un quart de siècle.

– De quel côté sont les nazis ? Certainement pas en Ukraine !

– Durant la Grande Guerre le fantassin français n’était pas beaucoup mieux loti.

– Ce qui surprend le plus c’est l’apathie d’une majorité d’hommes qui vont au front comme les moutons se dirigent vers l’abattoir.

– Quitte à mourir autant partir avec celui qui vous a torturé ou envoyé à la mort.

– Je ne retrouve aucune mention de ces lettres de soldats russes dans les médias de Bolloré de Cnews a Europe1 en passant par le JDD…

Moralité

La soumission obligée, spécificité l’armée devrait être interdit en système démocratique.

C’est ce que devrait réclamer un parti écologiste.

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L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette

Le journal « La Décroissance » consacre régulièrement une rubrique aux écotartufes. Ils sont innombrables et on les retrouve même à la tête de l’écologie institutionnelle, ainsi Marine Tondelier dans leur numéro de juillet-août 2026.

Extraits : C’est désormais à Marine Tondelier, capitaine des Verts, candidate à l’élection présidentielle 2027, que nous consacrons notre rubrique écotartufe.

Pour faire campagne, à l’heure du grand déballage de l’intimité, il ne faut pas hésiter à parler de soi. Sur LCI, le 30 mars 2026, outre quelques éléments de son programme – comme sa revendication d’une « prospérité écologiste » contre la décroissance jugée impopulaire – Mme Tondelier a annoncé qu’elle était enceinte par la bonne vieille méthode naturelle… après un échec par assistance médicale à la procréation. Elle déplore que la prise en charge de la reproduction par les experts en blouse blanche n’était pas assez performante. Elle propose de réformer la loi bioéthique en autorisant les diagnostics préimplantatoires pour que la qualité de l’embryon soit vérifiée avant de rejoindre le ventre de la mère ; ainsi la reproduction technique de l’humain gagnerait en efficacité.

Ce sujet illustre une fois de plus à quel point les Écologistes sont à la pointe du libéralisme sociétal, Si le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en France, c’est parce que des résistances subsistent face à de telles pratiques eugénistes. Les Écologistes n’y trouvent rien à redire. Tout comme ils sont pour promouvoir la gestation pour autrui, l’accès aux bloqueurs hormonaux et « traitement de transition pour toutes-et-tous » (y compris les mineurs en questionnement de genre). Ils prônent constamment des réformes qui vont dans le sens d’une technicisation croissante de l’existence.

« L’écologie, c’est prendre soin », raconte la mère Tondelier : « Il faut faire de la politique avec tendresse, bienveillance, parler d’amour, d’empathie, de soin… » Avec une telle ligne « politique », pas étonnant que ses prises de position ressemblent à une séance d’autosuggestion pour dépressifs. L’idée est simple, une carte vitale « verte » qui vous permet de bénéficier d’aides concrètes, acheter un véhicule électrique, réparer un appareil électroménager… Un treizième mois écolo en somme, fait de logements mieux isolés, de transports accessibles, etc. ». Mobilité électrique, cocons douillets bien isolés en polyuréthane, perfusion permanente, quel bonheur que cette « prospérité écologique » ! Il est fini le temps des écolos antinucléaires qui s’en prenaient à l’électro-fascisme, Désormais on fait de l’électrification des usages une priorité stratégique pour organiser une « trajectoire de neutralité carbone basée sur les sciences ».

On défend même une politique de puissance » parfaitement à l’opposé de l’écologie politique historique. Y compris sur le plan militaire avec une « Europe de la défense » que les généraux verts comptent bien préparer à la « guerre de haute intensité » contre la Russie – tout en féminisant bien sûr les armées, en veillant à leur « décarbonation » et en développant des « technologies sobres en énergie ». Marine nous prévient dans son bouquin Demain si tout va bien… Elle ordonne une « adhésion collective à l’effort de guerre » et demande à la population de bien se mettre en rang pour « faire corps, se battre ensemble ». Une, deux !

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Marine Tondelier, une écologiste va-t-en-guerre (17 janvier 2026)

(extraits) Marine Tondelier : Nous devons créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

Michel Sourrouille : L’Union européenne est faite pour unir des peuples par un élargissement progressif à des pays de plus en plus nombreux. C’est une tentative locale de coordination des pays au niveau socio-économique, écologique et politique. Son objectif n’est pas de devenir une nouvelle puissance militaire qui voudrait pouvoir combattre à égalité contre la Chine… ou les USA. Les écologistes doivent rappeler que l’ordre mondial se fait sous l’égide de l’ONU. Voici quelques extraits de la Charte des Nations unies qui forge les relations entre Etats depuis 1945….

Lisez La Décroissance, la joie de vivre en +

(extraits) Dès son premier numéro de mars 2004, quelle bouffée d’oxygène. Nous découvrions un nouveau périodique mettant en cohérence toutes les… incohérences de notre société. « La Décroissance » devenait la référence en matière de critique de la société consumériste, productiviste et capitaliste : démontage en règle de ses instruments (la pub) et de ses moyens (le pic pétrolier), dénonciation de la saloperie à ne pas acheter, promotion de la simplicité volontaire…

L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette Lire la suite »

« si tu veux la paix, prépare la paix », c’est bien

Le principe « si tu veux la paix, prépare la paix » est-il valide ?

Réponse proposée par Perplexity à partir des articles du Monde

L’expression « si tu veux la paix, prépare la paix » est défendue par de nombreux acteurs (ONG, diplomates, chercheurs) comme une alternative au principe traditionnel « si vis pacem, para bellum », mais sa validité dépend des contextes : elle est pertinente pour prévenir les conflits à long terme, moins pour dissuader une agression immédiate selon une partie des analyses géopolitiques.

Quelques repères pour comprendre le débat :

  • Deux logiques opposées
    • « Si tu veux la paix, prépare la guerre » met l’accent sur la dissuasion militaire, l’armement, les alliances de sécurité, avec l’idée qu’un adversaire n’attaque pas un acteur fort.
    • « Si tu veux la paix, prépare la paix » insiste sur la diplomatie, le développement, les institutions internationales, la prévention des causes profondes des conflits (pauvreté, injustice, humiliation, absence d’État de droit).
  • Ce que montre l’histoire récente
    • L’armement massif et la logique de blocs ont parfois évité l’escalade (équilibre de la terreur nucléaire pendant la guerre froide), mais ont aussi alimenté des courses aux armements et des conflits par procuration.
    • A l’inverse, là où des processus de négociation, intégration économique et construction d’institutions communes ont été poussés (construction européenne après 1945, accords régionaux dans certaines zones), la paix a davantage tenu sur la durée, même entre anciens ennemis.
  • Les limites de “préparer la paix” seul
    • Face à un acteur qui recourt déjà à la force ou ne reconnaît pas les règles internationales, la seule diplomatie peut être jugée insuffisante ou naïve par de nombreux responsables politiques et militaires ; ils défendent un minimum de capacité de défense crédible.
    • Dans plusieurs crises récentes, des appels à la paix sans moyens de pression (sanctions, menaces militaires, garanties de sécurité) n’ont pas empêché l’usage de la force.
  • Là où le principe est le plus solide
    • La plupart des travaux sur la prévention des conflits convergent : plus on investit en amont dans l’éducation, le développement, la réduction des inégalités, la justice internationale, la médiation et la coopération régionale, moins les sociétés sont susceptibles de basculer dans la guerre.
    • Sur le temps long, « préparer la paix » (régler les différends, réduire les humiliations, soigner les mémoires, partager les ressources) est considéré comme indispensable à toute paix durable.

En pratique, beaucoup d’analyses contemporaines considèrent qu’une politique réaliste combine les deux logiques : capacité de défense pour dissuader, et préparation active de la paix pour traiter les causes profondes et construire des relations stables.

Aucune réponse n’a pu être générée directement à partir des articles du Monde cités dans les résultats, par manque d’informations disponibles sur cette formule précise.

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« Si tu veux la paix, prépare la paix », comment ?

extraits : C’est le comportement personnel qui est à la base du changement social.

Fin des années 1960, je milite au sein d’un groupe d’action non violente et de soutien aux objecteurs de conscience (CSOC).

– En 1971, j’obtiens le statut légal d’objecteur de conscience » (droit créé en 1963).

– 2013, je suis co-auteur du livre « Désobéir à la guerre » aux éditions « le passager clandestin » dans la collection « Désobéir, par les désobéissants ».

– journal l’Humanité du 24-26 mai 2024. Publication de la tribune que j’ai coordonné et fait signé par 14 OC dont José Bové : un jeune doit pouvoir se déclarer objecteur de conscience lors de la journée obligatoire « défense et citoyenneté » (JDC).

– septembre 2024, j’adhère à la commission Paix & Désarmement du parti Les écologistes.

sois logique, si tu veux la paix, prépare la paix

extraits : La guerre est très coûteuse à tous les points de vue, mais les humains l’adorent. Pourtant on peut combattre les différentes causes de cet état perpétuel de guerre par des solutions très simple (sur le papier)….

1. Les individus reçoivent une éducation à la non-violence active. Il faut être capable de résister à l’injustice, aux inégalités et aux autoritarismes.

2. Les langues se résument à deux, la langue maternelle pour chacun et l’espéranto pour tous. Plus besoin de traducteurs, la langue-pont permet d’échanger d’un bout à l’autre de la planète.

3. Les nations ne sont plus des instances décisionnelles au niveau mondial. On a remplacé l’ONU (Organisation des Nations Unies) par l’OMdP (Organisation Mondiale des peuples), organisme à la fois transnational et supranational….

Osons la paix avec l’écologie politique

extraits : Voici un échange instructif entre Frederic Kalfon, co-responsable de la Commission Défense du parti « Les Écologistes » , et Michel Sourrouille, membre de la commission Paix&Désarmement du même parti.

Kalfon : Un responsable écologiste cultivait le pacifisme critique, la défiance envers l’OTAN, le refus de l’économie de guerre. Les travaux récents des Écologistes montrent que nous avons fait notre mue stratégique.

Sourrouille : J’aimerais savoir comment on passe d’un positionnement historique des Verts à un virage à 180 degrés qui s’aligne sur le positionnement militariste de Macron, à savoir réarmement et dissuasion nucléaire. Des « travaux » dont on ne connaît rien ne suffisent pas pour nous faire passer d’un parti opposition à un parti aligné sur le complexe militaro-industriel….

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