Jusqu’où ira Donald Trump ? C’est la question que chacun est en droit de se poser après l’attaque spectaculaire menée au Venezuela et l’enlèvement de son dirigeant, Nicolas Maduro. En affirmant sa volonté de profiter des quelque 30 milliards de barils de réserve d’or noir du Venezuela, Donald Trump assume de mettre la superpuissance militaire américaine au service de son idéologie « L’Amérique d’abord ». Ce pays, qui s’est fondé sur le génocide des autochtones et la spoliation des terres et des ressources revient à ses fondamentaux.
Le président Donald Trump piétine un droit international déjà bien mal en point, ainsi que le rôle constitutionnel du Congrès américain et tout ce que les Etats-Unis comptent comme alliés. Rien ne permet d’affirmer que le milliardaire s’arrêtera là. Au contrôle d’un Etat souverain revendiqué par les Etats-Unis s’ajoutent désormais les menaces plus ou moins explicites visant l’Iran, la Colombie et Cuba, sans compter les velléités d’annexion du Groenland, territoire appartenant au Danemark, pays membre de l’OTAN. Aucun président américain n’a jamais déployé autant d’énergie pour affaiblir l’influence des États-Unis dans le monde en croyant le contraire.
Nous relatons les errements de Donald Trump et ses conséquences depuis ce début d’année 2026 en tenant à jour cette chronique.
3 janvier 2026. Donald Trump fait bombarder le Venezuela. Dans la foulée Donald Trump déclare dans un message publié sur son réseau, Truth Social : « Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant (Nicolas Maduro), qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays ».
– Le vice-président américain, J. D. Vance, explique que « le président [Donald Trump] a proposé à plusieurs reprises des voies de sortie, mais il a été très clair tout au long de ce processus : le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux Etats-Unis.
– Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva : « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président franchissent une ligne inacceptable. Attaquer des pays, en violation flagrante du droit international, est le premier pas vers un monde de violence, de chaos et d’instabilité, où la loi du plus fort l’emporte sur le multilatéralisme. »
– Jean-Noël Barrot, ministre français des affaires étrangères, a dénoncé « une atteinte grave à [la] dignité et [au] droit à l’autodétermination » du peuple vénézuélien, « la France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».
3 janvier 2026. Trump s’exprime publiquement à 17h42 heure française :
« A ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela, un assaut comme on en n’avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale pour confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolas Maduro. Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre s’empare du Venezuela qui ne souhaiterait pas le bien du peuple vénézuélien. Nous allons faire intervenir nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, qui vont investir des milliards de dollars pour réparer les infrastructures gravement endommagées, partager les ressources pétrolières et commencer à générer des revenus pour le pays »
– Le mot pétrole a été prononcé pas moins de 20 fois lors de la conférence de presse de Donald. « Nous allons leur vendre le pétrole » a-t-il asséné, dans une formule qui montre qu’il considère désormais les réserves en hydrocarbure à l’étranger comme les siennes. Que les Etats-Unis aient été mis dehors lors de la nationalisation par Hugo Chavez des réserves pétrolières n’est pas un vol, mais le droit absolu d’un État souverain.
– Dans les premières prises de parole, les officiels américains ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une intervention ciblée contre un individu (Nicolas Maduro) soupçonné de trafic de drogue, menée par des officiers judiciaires protégés par les forces spéciales de l’armée, et non d’une intervention militaire contre le dirigeant d’un autre pays, ce qui reviendrait à une déclaration de guerre. Aux Etats-Unis, le pouvoir de déclarer une guerre revient au Congrès, qui n’a pas été consulté en la matière.
– Ce qui vient d’être commis est du même acabit que l’attaque de l’Ukraine par Poutine, un acte contraire au droit international. Avec le non respect de la Charte des Nations Unies par deux pays qui sont membres du Conseil de Sécurité, les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. Ceci montre que l’extrême droite nationaliste au pouvoir c’est toujours la trahison des idéaux. Trump, Poutine appartiennent à la catégorie des dictateurs fauteurs de guerre, fouteurs de merde et maîtres en pillage.
– L’opération militaire coup de poing est certes une réussite, les soldats font la seule chose qu’ils savent faire, obéir et frapper. Mais gérer un pays de 28,5 millions d’habitant est une autre paire de manche. Des troupes américaines au sol vont être considérés comme des envahisseurs. Une élection au Venezuela sous contrôle américain est une gageure. Une telle méconnaissance des réalités d’un pays riche en pétrole mais socialement et économiquement à la dérive est ahurissante. Cela montre que Trump ne prend pas conseil auprès de personne compétentes au niveau géopolitique.
3 janvier 2026. « Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », a déclaré Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les Etats-Unis comptaient désormais gouverner le Venezuela. Avant de poursuivre : « Le Venezuela va être géré avec beaucoup de discernement et d’équité. Et ça va rapporter beaucoup d’argent. On va donner de l’argent aux gens, on va rembourser ceux qui ont été lésés. On va prendre soin de tout le monde. On ne pouvait pas les laisser faire. Vous savez, ils ont volé notre pétrole. On a construit toute cette industrie là-bas, et ils nous l’ont prise comme si on n’était rien. »
– La Charte des Nations unies, qui forge les relations entre Etats depuis quatre-vingts ans, demande à ses membres (193 aujourd’hui) dans leurs relations internationales. » de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat ». La charte prévoit des exceptions : pour être légale, une intervention doit être validée par le Conseil de sécurité des Nations unies ou doit relever de la légitime défense. Ce qui, dans la situation présente, n’est pas le cas. La procédure pénale enclenchée aux Etats-Unis contre M. Maduro pour justifier l’intervention ne confère aucun titre juridique autorisant l’exercice d’une contrainte armée sur le territoire d’un Etat souverain.
– Déclaration conjointe de l’Espagne, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique et de l’Uruguay concernant les événements au Venezuela : « Nous exprimons notre préoccupation face à toute tentative de contrôle, d’administration ou d’appropriation extérieure par un gouvernement de ressources naturelles ou stratégiques, qui est incompatible avec le droit international et menace la stabilité politique, économique et sociale de la région. »
– Les Etats-Unis risquent de se retrouver avec une situation locale compliquée à gérer, dans un pays où la Chine et la Russie ont des intérêts.
– Trump vient de légitimer l’envahissement prochain de Taïwan par la Chine. En une seule année, et même s’il perd les midterms (élections de mi-mandat), il aura semé les graines de conflits majeurs à travers le monde. Ce personnage est le chaos incarné. Vraiment, ce n’est pas un cadeau que les Américains se sont faits et ont fait au monde…
– Donald Trump est déjà bien embêté pour déterminer qui devrait avoir le pouvoir au Venezuela. Il a rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuélienne et Prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado. Il a affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis. Celle-ci a cependant déclaré dans la soirée que Nicolas Maduro était « l’unique président du Venezuela ».
On souhaite à Trump bien des mésaventures pour diriger à distance un pays ingouvernable où les yankees ne sont pas les bienvenus. « Yankees go home » va bientôt être sur toutes les lèvres en Amérique du Sud.
– L’une des mesures entérinées dès le 3 janvier 2026 par le régime vénézuélien a été la déclaration d’un décret d’estado de conmocion exterior, sorte d’état d’urgence qui octroie des pouvoirs élargis au chef de l’État face à la menace d’une « agression de l’empire américain ». Il ordonne notamment la recherche et l’arrestation de « toute personne impliquée dans la promotion ou l’attaque de l’armée des Etats-Unis ».
– En 2003, les États-Unis de George W. Bush avaient envahi l’Irak sans mandat international mais après le vote d’une autorisation d’usage de la force par les élus du Congrès. Ce précédent rappelle ce que peuvent provoquer des interventions brutales, dépourvues de légitimité internationale, dans des pays fragilisés par un pouvoir autoritaire. Il faut être armé d’un solide optimisme pour imaginer qu’une administration à ce point aveuglée par l’idéologie impérialiste et l’esprit de rapine s’est préparée à toutes les éventualités au Venezuela.
– Si le précédent de Caracas fait école, ceux qui veulent trouver des vertus au marteau américain, en négligeant ses périls, regretteront amèrement leur complaisance lorsque leurs propres intérêts seront à leur tour et tout aussi arbitrairement réduits en poussière.
– Donald Trump accuse Nicolas Maduro de diriger le prétendu cartel vénézuélien de Los Soles, mais il a dans le même temps gracié et libéré l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez (2014-2022), pourtant condamné aux Etats-Unis à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue.
– Kamala Harris, l’ancienne candidate démocrate à la présidentielle : « Nous avons déjà vu ce scénario. Des guerres pour un changement de régime ou pour le pétrole, présentées comme des démonstrations de force, se transforment en chaos, et les familles américaines en paient le prix. »
– Malgré une production domestique importante, les USA sont importateurs de pétrole. Le pétrole brut raffiné aux USA provient seulement à 60 % de la production nationale. Pour le reste 25 % vient du Canada, 3 % du Mexique pour 3 % et 12 % du reste du monde. Le rebond de la production grâce au “pétrole de schiste” est majeur, mais n’a pas permis de rendre le pays autosuffisant. Et ce pétrole non conventionnel est beaucoup trop coûteux à extraire pour être rentable.Les Américains consomment actuellement 20 % environ du pétrole mondial à eux tout seuls. Ajoutons que la population américaine de 348 millions d’habitants ne représente que 4,2 % de la population mondiale.
– Réduire la situation vénézuélienne à une opposition morale (« dictature » vs « démocratie ») occulte l’essentiel : la centralité du pétrole dans les rapports de force actuels.
– « Récemment, Trump a avancé un autre prétexte pour justifier son action. Il a écrit sur les réseaux sociaux qu’il souhaitait que le Venezuela restitue “aux Etats-Unis d’Amérique tout le pétrole, les terres et autres biens qu’ils nous ont volés” … C’est un mensonge : le Venezuela a nationalisé ses champs pétrolifères en 1976, mais de nombreux autres pays ont fait de même, notamment l’Arabie saoudite avec la Russie… Cela laisse penser que l’objectif de Trump n’est pas d’apporter la liberté au Venezuela, mais plutôt d’obtenir l’accès à ses réserves de pétrole, les plus importantes au monde. » (Washington Post)
– « Le Venezuela semble être devenu le premier pays victime de cet impérialisme des temps modernes, et cela représente une conception dangereuse et illégale de la place des Etats-Unis dans le monde » (New York Times)
– La question écologique n’est donc pas seulement qui gouverne le Venezuela, mais pourquoi le pétrole reste un levier de domination mondiale. C’est cette dépendance énergétique, et non tel ou tel dirigeant, qui rend ces situations récurrentes. Si l’écologie politique veut être cohérente, elle doit dénoncer la logique d’appropriation des ressources fossiles ; appeler que la sortie des hydrocarbures est aussi une condition de paix durable ; refuser de servir de caution morale à des stratégies énergétiques déguisées.
4 janvier 2026. Donald Trump a réaffirmé, son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »
– Ils sont de plus en plus cinglés. Donald Trump et son équipe « discutent de plusieurs options » pour obtenir le Groenland, « et bien sûr utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition » du président, a déclaré, mardi 6 janvier 2026, sa porte-parole, Karoline Leavitt.Le président américain « a fait savoir clairement qu’acquérir le Groenland était une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis, et c’est vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique », a-t-elle fait savoir.
– La première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »
– Plusieurs membres de la Chambre des représentants, dont certains issus des rangs républicains, ont exprimé leur désaccord face à la prédation d’un territoire associé à l’Union européenne et à l’OTAN, le tout sans l’accord de ses habitants, les Groenlandais.
5 janvier 2026. Après l’opération militaire américaine au Venezuela, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence à New York. En dépit de quelques critiques, le conseil ne s’est pas prononcé clairement sur la légalité ou pas de l’enlèvement du président vénézuélien par Washington, laissant présager qu’après l’invasion de l’Ukraine ou la guerre menée à Gaza par Israël, cet épisode vénézuélien pourrait bien être un troisième clou dans le cercueil du multilatéralisme et du droit international. L’ambassadeur américain, Mike Waltz, a surtout martelé qu’il était « inacceptable que les plus grandes réserves d’énergie du monde continuent d’être sous le contrôle d’adversaires des Etats-Unis ».
– Nous sommes clairement face à une guerre du pétrole où le plus gourmand en énergie fossile, les USA (20 % des la consommation pour 4 % de la population mondiale) en veut toujours plus alors qu’ils sont déjà gros émetteurs de gaz à effet de serre.
– Pour la première fois, un président américain revendique ouvertement le fait d’avoir tenu le Congrès à l’écart, non par nécessité stratégique ou par urgence, mais par mépris, par crainte de « fuites » venant du Capitole. Il y a une ironie tragique à voir Donald Trump se poser en libérateur du Venezuela, alors même qu’il a évincé et humilié son propre Congrès à deux reprises, y compris après l’assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier 2021. Nicolas Maduro, de son côté, a lui aussi méprisé son Parlement, contraignant Juan Guaido, son dernier président légalement élu, à l’exil. Le parallèle est cruel : celui qui se prétend champion de la liberté ailleurs pratique chez lui une concentration des pouvoirs que Montesquieu aurait qualifiée de despotique. Montesquieu avait anticipé ce danger dans De l’esprit des lois (1748) : « Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté. »
– Déclaration de Jeffrey D. Sachs au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’agression étasunienne contre le Venezuela : « La question soumise au Conseil est de savoir si un État membre a le droit, par la force, la coercition ou l’étranglement économique, de déterminer l’avenir politique du Venezuela ou d’exercer un contrôle sur ses affaires. Au cours de l’année écoulée, les États-Unis ont mené des opérations de bombardement dans sept pays, sans autorisation du Conseil de sécurité ni au titre de la légitime défense au sens de la Charte. Parmi les pays visés figuraient l’Iran, l’Irak, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Yémen et, désormais, le Venezuela. Au cours du mois écoulé, le président Trump a proféré des menaces directes contre au moins six États membres de l’ONU, dont la Colombie, le Danemark, l’Iran, le Mexique, le Nigeria et, bien sûr, le Venezuela. …L’anarchie internationale mène à la tragédie… Selon la Charte, l’ONU a été créée « pour préserver les générations futures du fléau de la guerre, qui, à deux reprises au cours de notre vie, a causé d’innombrables souffrances à l’humanité…». (extraits)
https://www.pressenza.com/fr/2026/01/declaration-de-jeffrey-d-sachs-au-conseil-de-securite-de-lonu-concernant-lagression-etasunienne-contre-le-venezuela/
6 janvier 2026. Donald Trump, a assuré le que Caracas allait remettre aux Etats-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole » actuellement stockés sur des navires. « Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi »Le gouvernement américain a aussi annoncé le 7 janvier que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien.
7 janvier 2026. Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains ». 31 sont liées à l’ONU, dont la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). En septembre 2025, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait qualifié le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire » et fait l’éloge du charbon « propre et magnifique ».
– Washington poursuit ainsi son désengagement de la coopération mondiale sur le climat. « L’administration Trump a jugé ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation », a déclaré le département d’État.
– Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a accusé les organisations visées de promouvoir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour “l’égalité de genre” et l’orthodoxie climatique ».