politique

Présidentielle2027, Ségolène Royal seule en tête ?

Le 9 juillet, le PS a affronté un vote décisif. Les militants ont été amené à choisir la méthode de départage de leur candidat à la présidentielle de 2027 dans un espace social-démocrate auquel pourront participer le cofondateur de Place publique, Raphaël Glucksmann, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse ou d’autres. L’éternelle Ségolène Royal a annoncé le 10 juillet 2026, qu’elle participerait à cette primaire.

La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a reconnu le 10 juillet que « les adhérents du Parti socialiste ont décidé d’enterrer la primaire » unitaire de la gauche par leur choix d’une primaire réservée aux seuls militants de l’espace socialiste.

Les socialos veulent y aller seuls. OK. Ils vont faire plus ou moins 10 %. Méluche va faire autour de 13 % .Du coup les écologistes sont obligés aussi d’y aller seuls, ils vont faire plus ou moins 5 %. Le PCF restera à 2 %, et avec ça on sera au taquet de toute la gauche, 35 %.

Pas la moindre chance d’accéder au 2nd tour pour aucun d’entre eux face à Marine Le Pen à 35 %. Quel gâchis…

Quand je songe à tout ça, parlant d’histoire, je repense à Goering qui, lors de son procès à Nuremberg, disait que, s’agissant de la lutte contre la gauche lors de la prise du pouvoir par les nazis dans les années 1930, « il n’y a pas eu de victoire car nous n’avons pas eu d’adversaire ». Trop divisée ou clivante, elle n’a pas su s’unir face à l’extrême droite qui, pour sa part, a parfaitement négocié son alliance avec la droite bourgeoise (avant de l’avaler goulûment).

Selon un sondage Opinionway pour Les Échos et Radio classique, publié le 9 juillet 2026, Marine Le Pen est en tête des intentions de vote au premier tour, loin devant Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.

Dans le scénario principal où les deux ex-Premiers ministres, Édouard Philippe et Gabriel Attal maintiennent leur candidature, la candidate du RN obtient 35% des intentions de vote devant Édouard Philippe (18%) et Jean-Luc Mélenchon (13%). Derrière, on retrouve le candidat de Place Publique, Raphaël Glucksmann (9%), le patron des LR, Bruno Retailleau (8%), et Gabriel Attal (7%). Marine Tondelier (5%), Éric Zemmour (3%) et Fabien Roussel (2%), ferment la marche.

Le bal des ego est ouvert… et l’écologie restera la dernière roue de la charrette !!!

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Jean-Luc Mélenchon, un boulet égocentré

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Marine Le Pen, la Trump française, présidente ?

déroulement des faits

– La cour d’appel détaille sur 341 pages les motivations de sa décision, rendue mardi 7 juillet, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, concernant la cheffe de file du Rassemblement national :

« S’agissant des détournements de fonds publics, la cour relève que les faits sont graves en ce qu’ils se sont déroulés pendant de nombreuses années. Ils sont graves au regard du montant des sommes détournées, à savoir plus de 2,8 millions d’euros. Ils sont graves également parce qu’en accaparant des fonds publics pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le Front national, les auteurs ont provoqué une rupture d’égalité avec les autres partis politiques. Ils sont graves surtout car commis par des élus, en charge de l’intérêt général, dont il est attendu une impartialité, une probité et une exemplarité totale… »

– Mais la peine en appel d’un an de prison ferme, à purger sous la forme d’un bracelet électronique, n’a pas été assortie par la cour d’appel de l’exécution provisoire. En conséquence un éventuel pourvoi en cassation de la responsable d’extrême droite suspendrait donc son exécution, lui permettant de commencer sa campagne sans bracelet électronique. Marine Le Pen a jusqu’au 17 juillet pour former un éventuel pourvoi.

– Marine Le Pen (le 7 juillet au 20 heures sur TF1) estime qu’il n’y a « plus de scénario où je ne pourrais pas me présenter en 2027… Espérons que la Cour de cassation ne se trompe pas . A la question « si vous êtes reconnue définitivement coupable, que se passe-t-il ? », elle répond « nous verrons »

– La pensée profonde de Marine Le Pen :

« Je me présente à la présidentielle 2027. Je connais bien le système judiciaire, je saurai donc préserver son indépendance. Je suis certaine que la Cour de Cassation va me blanchir d’un détournement de fonds présumé puisque je suis innocente, complètement innocente. De toute façon, même si cette arrière -cour ne décide pas de mon total blanchiment, je lui dirai, une fois élue en tant que représentante du peuple français, que la parole du peuple doit toujours avoir le dernier mot. »

– Édouard Philippe a rappelé que Marine Le Pen avait exprimé par le passé « tout le mépris qu’elle portait à celles et ceux qui avaient pu avoir maille à partir avec la justice » ? Donc son choix de se porter candidate constitue un « nouveau reniement ».

– Un risque fort planerait toutefois sur sa candidature, que la décision lui soit favorable ou non, car la Cour de cassation devrait se prononcer début 2027, au moment de la collecte des 500 parrainages de maires pour l’élection.

– En avril 2025, un article du Canard enchaîné a suscité un vif débat parmi les juristes, en soulevant une jurisprudence de 1993 selon laquelle, en cas de pourvoi en cassation de Marine Le Pen ou du parquet général après la décision d’appel, la peine de première instance serait réactivée, à savoir les cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

– La Cour de cassation ne juge pas du fond du dossier mais du respect du droit par les tribunaux. Dans le cas où elle casserait l’arrêt de la cour d’appel de Paris, totalement ou partiellement, estimant que des erreurs de droit ont été commises, elle décide généralement de renvoyer l’affaire devant une juridiction pour qu’elle y soit rejugée. De manière certaine, cette nouvelle audience ne pourrait pas avoir lieu avant l’élection présidentielle.

– Si la Cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel, la condamnation de Marine Le Pen sera définitive et la peine prononcée mardi 7 juillet s’appliquera. Concrètement, si la Cour de cassation prend sa décision d’ici à janvier 2027, comme elle s’y était engagée à la suite de la décision de première instance de mars 2025, la députée du Pas-de-Calais serait susceptible d’être convoquée à partir de février 2027, pour la pose d’un bracelet électronique.

– Mais Marine Le Pen serait susceptible de voir reporté le port de son bracelet électronique après l’échéance présidentielle – dont le premier tour aura lieu le 18 avril 2027 et le second tour le 2 mai 2027. En cas d’élection de la candidate du RN, en vertu de l’article 67 de la Constitution, l’ensemble de la procédure – dont l’exécution de la peine – pourrait être suspendue pour la durée du mandat et ne reprendrait son cours qu’à son issue.

– Le juge d’application des peines aurait toute latitude pour décider des modalités d’application de cette détention à domicile – nombre et heure de sorties, périmètre des déplacements, etc. – mais ne peut pas aller contre la décision du tribunal.

 

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peine de mort et « traitement inhumain »

Douze ans et demi après avoir tué 77 personnes, le 22 juillet 2011, dans l’explosion d’une bombe devant le siège du gouvernement à Oslo, puis 69 jeunes lors de la fusillade sur l’île d’Utoya, l’extrémiste Anders Behring Breivik accuse l’État norvégien de violer la Convention européenne des droits de l’homme en le maintenant à l’isolement.

Une section entière de l’établissement pénitentiaire lui est attribuée sur deux étages, incluant une chambre, une salle de bains, une cuisine, mais aussi une salle de gym, une salle de télévision, où il peut aussi jouer à l’ordinateur, et une cour extérieure, équipée d’un panier de basket-ball. Pour rompre sa solitude, il a même eu le droit d’adopter trois perruches. Breivik, cependant, affirme que le traitement qui lui est réservé est « inhumain ». « Est-il possible de prononcer une peine d’emprisonnement à perpétuité et, dans le même temps, de couper tout contact humain lors de l’exécution de la peine ? », a interrogé son avocat.

Pour le défenseur de l’Etat, Breivik n’a pas changé : « Son idéologie reste la même, son aptitude à une violence sans limites est évidente et sa personnalité renforce encore tous ces facteurs. »Pour les services de renseignement norvégiens, le moindre « petit signe de vie et contact apparemment innocent » de sa part pourraient donc entraîner « des personnes en cours de radicalisation » à commettre un acte terroriste. Pour Torhild Sandvik, dont la fille Marianne a été tuée à Utoya, « l’extrémiste l’a privée de tous ses droits en lui ôtant la vie… Il est donc difficile d’accepter qu’il puisse faire valoir [les siens] lors d’un procès. »

Peine de mort ou incarcération à vie que choisir ?

Frog : J’avoue que je comprends que l’on questionne l’abolition de la peine de mort concernant les multi-criminels. Le refus de tuer est un jugement moral quasiment catholique : seul Dieu à le droit de retirer la vie, qui suis-je pour juger ? Mais lorsqu’on est laïque, on peut se demander si la protection de citoyens innocents ne demande pas des mesures plus sûres face à des personnes dont l’extrême dangerosité est avérée.

Tyrion : Behring Breivik, militant d’extrême droite norvégien, n’a laissé aucune chance à ses victimes. Il a commencé par mettre une bombe devant le siège du gouvernement à Oslo pour occuper les secouristes, puis il est allé sur l’île d’Utoya à proximité en se faisant passer pour un secouriste. Il a sorti son arsenal et a tué sans aucune pitié 70 jeunes militants travaillistes. Aucun remord car il considère les travaillistes comme de dangereux communistes. Ce militant hors norme est adulé par de nombreux fous dangereux qui sont fascinés par la mort des autres. Ils feraient mieux de s’occuper de l’amour qui manque le plus aux hommes.

Tonnerre de B. : Ce fou-furieux mériterait de survivre jusqu’à 99 ans en taule, et sous surveillance permanente.

Ambiorix : Personnellement je ne vois pas l’intérêt de l’enfermer à perpétuité en le faisant « souffrir » de l’enfermement. Qu’est ce que la souffrance supposée de Breivik apporte à la société ? Par contre la question de la peine de mort est vraiment légitime dans son cas. Une personne qui tue intentionnellement et récidive beaucoup de 70 fois est une personne extrêmement dangereuse et ne pas le condamner à mort peut raisonnablement être vu comme une lâcheté et un suicide de la société.

Mwouais : Si les constitutions des démocraties étaient bien conçue, celui qui la viole par de tels crimes ne devrait jamais pouvoir bénéficier des droits afférents a cette démocratie, en tous cas sûrement pas les mêmes que ceux des victimes (humaines, institutionnelles) sinon, ça veut dire que la démocratie porte en elle le « gène du suicide », de son auto destruction potentielle, en cela aidé par tous les cafards a la solde de pays antidémocratiques qui profitent des failles de toutes sortes de la démocratie.

Libéré : Breivik devrait partager sa cellule avec un alligator ayant jeûné durant 3 jours…

Tonnerre de B. : Ah ? On l’aurait plutôt imaginé dans une cellule partagée avec les œuvres complètes de K. Marx.

R.S : L’isolement en France, ce n’est pas plutôt une cellule de 2m par 2m sans fenêtre ? Le juste milieu doit être quelque part entre ce cachot et un duplex avec salle de gym comme en Norvège…

AlainC : Quant à la peine de mort, dans un cas aussi simple, je ne comprends toujours pas son abandon. Ce type nuisible et irrécupérable coûte une fortune à la société. Je pense que ce sujet rentre clairement dans le champ d’un RIP. Et il y aura de 60 à 70% de vote pour son rétablissement.

Sur notre blog biosphere, variations sur la peine de mort

Peine de mort abolie, une avancée majeure ?

extraits : Emmanuel Macron a célébré le 9 octobre 2021 les 40 ans de l’abolition de la peine de mort, à son avis « une avancée civilisationnelle majeure ». Que veut dire une telle présomption ? Un chef d’État est-il doté de l’infaillibilité pontificale ? Notons d’un point de vue démocratique qu’en 2020 encore, 55 % des personnes interrogées dans un sondage Ipsos se disaient favorables au retour de la peine de mort. Macron et Badinter sont-ils plus pertinents que le point de vue du peuple ? Voici les argumentations d’un côté et de l’autre…

Dylann Roof mérite-t-il la peine de mort ?

extraits : Dylann Roof avait froidement abattu neuf paroissiens noirs d’une église de Caroline du Sud en 2015. Une cour d’appel fédérale a confirmé le 25 août 2021 la condamnation à mort de l’Américain. « Aucun résumé clinique ni analyse juridique fouillée ne peut totalement rendre compte de l’atrocité de l’acte de Roof. Ses crimes le placent sous le coup de la sentence la plus sévère qu’une société juste puisse rendre », ont conclu les juges dans leur arrêt rendu à l’unanimité. Le jeune raciste avait déjà été condamné au début de 2017 à la peine de mort, il n’avait exprimé ni regrets ni excuses…

Peine de mort, abolition ou tentation ?

extraits : Je suis condamné à mort. Comme chacun d’entre nous. Nous sommes tous voués à disparaître, tôt ou tard, sans exception. Après la vie, la mort. C’est inéluctable. Sauf que je ne sais pas dans quelles conditions je vais mourir, grabataire ou saisi à tout moment par une crise cardiaque fatale. Cela peut même arriver dans d’atroces et trop longues souffrances. C’est pourquoi je ne comprend pas l’attention extrême que portent les abolitionnistes à une peine de mort subie par une personne qui a précédemment pris la vie d’un autre. L’auteur d‘un crime a voté par son acte pour la peine de mort, pourquoi en serait-il exempt ?…

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1776-1787, naissance de la nation US

Il ne faut pas confondre la déclaration d’indépendance américaine en 1776 et l’invention d’une constitution qui ne se fera qu’en 1787.

Après le big bang de la déclaration d’indépendance en 1776 – et la paix entre les représentants américains et la Couronne britannique, conclue par le traité de Paris en 1783 –, il a fallu créer un modèle de gouvernement. Inventer une nation ! Les colonies nouvellement indépendantes étaient devenues ingouvernables, incapables de décider de leurs institutions. Les Etats s’infligeaient les uns les autres des droits de douane. La Pennsylvanie avait décidé qu’elle se passerait d’exécutif et se porterait très bien avec seulement un Parlement… A l’été 1787, les membres du Congrès continental s’enferment à Philadelphie pour mettre de l’ordre dans la cacophonie. Ils en sortiront avec une Constitution.

Les délégués signent, le 17 septembre 1787, un document de 4 543 mots établissant un système d’équilibre des pouvoirs – législatif, exécutif et judiciaire – qui n’existe nulle part ailleurs. La Constitution propose un équilibre inédit entre les trois pouvoirs pour éviter toute possibilité de retour à la monarchie. Le préambule est chargé de mots profondément démocratiques : « We the people of the United States, in order to form a more perfect Union » (« Nous, le peuple des Etats-Unis, en vue de former une Union plus parfaite »). D’une sensibilité exacerbée sur tout ce qui pourrait ressembler à un régime autoritaire, les conventionnels décident que le Congrès aura la prééminence dans les institutions (article premier), le président la mission d’exécuter ses volontés (article 2), la Cour suprême celle d’en déterminer la légalité (article 3).

Comment le président sera-t-il désigné ? Dans l’improvisation, on institue un système de suffrage indirect : le président sera élu par un collège électoral, issu de grands électeurs élus dans chaque Etat. Ce collège comptera deux sénateurs par État (quelle que soit sa population), auxquels s’ajouteront des représentants à la Chambre (dont le nombre sera, lui, proportionnel au nombre d’habitants). Résultat, quel que soit leur poids démographique, les petits États auront au moins trois voix au collège électoral, au risque de déséquilibrer la démocratie, comme on le voit encore aujourd’hui. Le premier président, George Washington, élu en 1789, est aujourd’hui perçu comme un modèle de vertu et de dignité au sommet de l’Etat. Une anecdote apocryphe assure que, dès l’enfance, il ne mentait jamais. Premier président, il était conscient qu’il créait la fonction. Franc-maçon, il était fasciné par Cincinnatus, le sauveur de la République romaine, qui, mission accomplie, est retourné à son potager. En 1796, Washington a donné une nouvelle fois une leçon de démocratie – lorsqu’il a renoncé, après deux mandats, à se représenter.

L’affrontement entre Hamilton et Jefferson, entre les fédéralistes (démocrates) et les républicains, partisans d’un gouvernement minimum, va traverser les siècles. Aucun troisième parti n’a jamais réussi à s’imposer.

La question de l’esclavage est reportée à des jours meilleurs. John Adams, le deuxième président des Etats-Unis, et Thomas Jefferson, qui lui succède, n’ont pas la même vision de la nature humaine. Le premier, lettré antiesclavagiste du Nord, craint que la démocratie ne périsse sous les coups de la corruption des puissants. La postérité a plutôt retenu les envolées lyriques du planteur du Sud esclavagiste.

Adams est un réaliste. Sept ans avant la convention de Philadelphie en 1787, il a dessiné les contours du système de séparation des pouvoirs dans sa Constitution du Massachusetts – la plus ancienne au monde encore en vigueur. Mais il s’est demandé si « les successions héréditaires » ne constituaient pas un « moindre mal » comparé aux élections à répétition. Le peuple n’est pas assez vertueux pour un gouvernement républicain. Il doute de la cohésion d’un pays d’un pays qui compte « 19 sectes religieuses ».

Jefferson, lui, pense que le peuple est bon par nature. Il défend la révolution française, allant presque jusqu’à cautionner la Terreur. « L’arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps par le sang des patriotes et des tyrans », a-t-il écrit de Paris, en novembre 1787. Jefferson déteste les banques (« plus dangereuses que les armées permanentes »), un instrument de corruption de la société rurale qu’il préconise. D’un point de vue philosophique, il est partisan d’un gouvernement fédéral réduit. Il n’en lance pas moins l’expansion vers l’ouest.

En 1826, les Etats-Unis comptent 11 Etats de plus qu’en 1776. La population est passée de 2,5 millions à 9 millions d’habitants, mais on recense encore 20 % d’esclaves.

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4 Juillet 1776, la déclaration d’indépendance américaine

Le jour du 4 juillet, c’est la fête nationale américaine. Cette année 2026, ce sont même les célébrations du 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776. Comme toujours avec l’espèce humaine, le meilleur côtoie le pire. Mais c’est un événement important qui  marque le droit à l’autodétermination des peuples. C’était une nouveauté totale à une époque d’autocrates,  qu’on les appelle rois, empereurs, tyrans… Un système démocratique pouvait se mettre en place.

Bien sûr on ne parlait pas encore d’écologie, le mot n’existait même pas  et personne n’avait consciente des limites  de la planète, sauf bien sûr Malthus… qui n’a publié son essai sur la population qu’en 1798.

Le côté négatif de cette déclaration

Plus personne ne peut passer sous silence qu’il a fallu depuis 1776 quatre-vingt-neuf ans pour bannir l’esclavage, cent quarante-quatre ans pour octroyer le droit de vote aux femmes, et près de cent quarante-huit ans pour reconnaître aux Amérindiens la citoyenneté américaine – sur leur propre terre. Aucune femme blanche pour rédiger et signer cette Déclaration, elles ne bénéficiaient pas de la plupart des droits et privilèges accordés aux hommes blancs. Elles doivent rester à la maison, s’occuper des tâches ménagères et des enfants.

On reproche au roi George III d’encourager les Indiens, ces « sauvages sans pitié », à attaquer les pionniers. Pourtant les fondateurs de la constitution connaissent bien – et pour certains admirent, comme Benjamin Franklin – les institutions de la Confédération iroquoise. Le Congrès a préféré éliminer aussi toute référence à l’esclavage.

L’esclavage est légal partout. Sur les 2,5 millions d’habitants, 500 000 sont des asservis. La Caroline du Sud (180 000 habitants) compte 50 % d’esclaves, le Massachusetts (350 000 habitants) 1,4 %. Seuls les quakers sont ouvertement opposés à l’idée que des humains puissent en considérer d’autres comme leur propriété.Parmi les 56 signataires de la Déclaration, 41 avaient eu des esclaves pendant leur vie, et 29 en possédaient toujours le 4 juillet.Il a fallu une guerre civile pour abolir l’esclavage – les Etats-Unis ont été parmi les derniers à le faire sur le continent. En 1860, au début de la guerre de Sécession, le pays comptait encore 3,9 millions d’esclaves (soit 12,6 % de la population).

On ne peut qu’être étonné par l’audace qui a présidé à la Déclaration : « All men are created equal » (« Tous les hommes sont créés égaux »). Connu pour l’élégance de sa plume, le Virginien Jefferson a été chargé de la rédaction d’indépendance. Un esclave l’accompagne. Pendant que maître déclare comme une vérité universelle que « tous les hommes sont créés égaux », Robert Hemmings, 19 ans, veille comme une ombre à ses côtés. Comment une société où l’esclavage est légal peut-elle déclarer que l’égalité de tous est un principe qui tombe sous le sens ? Une vieille astuce d’avocat : affirmer, c’est éviter le débat !

La plupart des auteurs de la Déclaration étaient « déistes », Dieu est le créateur de la nature et source de la raison, pas celui d’une chapelle particulière. L’expression « In God we trust » (« Nous croyons en Dieu ») est apparue sur le dollar seulement en 1863, pendant la guerre civile ; le « under God » (« sous la protection divine ») du serment d’allégeance, en 1954, en plein maccarthysme. Dieu est convoqué dans les périodes troublées.

Le côté positif de cette déclaration

Alignées le long de l’Atlantique, sur 1 650 kilomètres, les treize colonies sont jalouses de leurs prérogatives. Elles ont leurs lois, leur religion – souvent officielle, les dissidents sont pourchassés –, leur monnaie, voire leur marine (quelques navires chargés de chasser les corsaires). La Géorgie a 44 ans, la Virginie déjà 169 ans. Personne ne veut voir son identité dissoute dans une fédération. Mais lors du Congrès continental, la donne change. A l’ordre du jour, il a inscrit l’examen le 7 juin d’un texte sans ambiguïté qui affirme la décision des « colonies unies » de devenir des Etats « libres et indépendants », déliés de « toute allégeance à la couronne britannique ».

A une époque qui ne connaît que rois, empereurs, despotes et dynasties, le texte énonce l’impensable : le pouvoir du gouvernement doit émaner du « consentement des gouvernés ». Les citoyens – il n’est plus question de sujets – ont le droit de renverser un gouvernement qui ne « garantit » pas leurs droits naturels. Du jamais-vu. Pour la première fois, un peuple s’autodétermine. C’est l’idée d’un droit à la révolution. Treize ans avant la prise de la Bastille, c’est la première révolution – anticolonialiste – des temps modernes. Un moment qui a changé la philosophie politique de la civilisation occidentale. Pour la première fois, un pays est créé de toutes pièces. Pour la première fois, un pays se définit par un ensemble de principes, un credo, et non par l’ethnie, la langue ou la religion. Être américain repose moins sur l’origine individuelle que sur l’adhésion aux idées de liberté et d’égalité gravées dans le texte. Les Américains ont créé un État avant d’être une nation.

Le lundi 1er juillet, seules neuf colonies se prononcent en faveur de l’indépendance. Basculement des votes, la décision de déclarer l’indépendance est pourtant votée le 2 juillet. Les 3 et 4 juillet, le Congrès passe à l’examen du texte rédigé par Jefferson. Le document fait l’objet de 86 modifications, il est amputé d’un quart de son contenu et titré « Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique ». La Déclaration d’indépendance de 1776 étonne encore par son audace. Autodétermination d’un peuple, consentement des gouvernés, adhésion à des principes communs d’égalité et de « recherche du bonheur »… Une révolution ! Et une grande soif de liberté, qui s’arrête toutefois aux chaînes des esclaves. Le principal rédacteur, Thomas Jefferson, s’est inspiré de la théorie des « droits naturels » du penseur anglais John Locke (1632-1704), selon laquelle les humains sont universellement dotés de droits fondamentaux : la vie, la liberté et la propriété.

La Déclaration est finalement signée officiellement le 2 août 1776 par 49 délégués. La révolution est née dans l’improvisation. Ils savent qu’ils se livrent à un acte de trahison envers le roi qui est passible de la pendaison. La guerre d’indépendance commence, la reddition anglaise n’interviendra que le 19 octobre 1781.

Enfer et damnation : Donald Trump avait annoncé le 15 juin 2026 qu’il tiendrait à Washington « le plus spectaculaire » de ses meetings politiques le 4 juillet. On en tremblait déjà !

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La mort de Poutine est maintenant programmée

La guerre en Ukraine, comme toute  guerre, est un écocide qui ravage humains et territoires. La guerre en Ukraine a pourtant  comme origine une seule personne qui a pris tout le pouvoir en Russie. Ne demandons  pas à Poutine ce qu’il pense  de l’écologie, il ne connaît rien du réchauffement climatique. C’est le privilège des dictateurs, nier la réalité.

Le 30 mars 2017, Poutine avait remis en cause la part de l’homme dans le changement climatique : « Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930. À l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé. » Selon le président russe, il est impossible d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment « à des cycles globaux sur Terre ». Le 19 décembre 2019, lors de sa conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine persiste et signe :

« Personne ne connaît les causes du changement du climat mondial. »

Il est donc essentiel de savoir qu’un pouvoir qui a éliminé tout contre-pouvoir nous mène au désastre par son ignorance. Sa seule force repose sur la soumission volontaire de son entourage. Comme tout dictateur, Vladimir POUTINE est complètement enfermé dans sa bulle. Le résultat, c’est la version slave de ce proverbe africain : « Le pays était au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant ». Mais quand tout s’effrite autour de lui, le fragile édifice de ses mensonges commence à se fissurer. Le peuple et ses élites ouvrent les yeux, alors la fin du dictateur est proche. Tout dictateur n’a de succès que tant qu’il fait mourir pour sa gloire… mais quand les gens en ont assez, sa mort est assurée, qu’elle soit physique ou politique. C’est la loi de la dictature d’être temporaire puisque reliée à une seule personne. C’est la supériorité du système démocratique où on cherche déjà le successeur quand l’élu vient d’être à peine nommé !

Marie Jégo : Dans un régime autoritaire, l’enjeu est de montrer que tout est sous contrôle : le président incarne un pouvoir immuable que personne ne peut défier.  Ses propres mensonges ont fini par le convaincre. Pourtant Poutine n’a jamais créé d’espaces ni de projets communs ; il a isolé la Russie du reste du monde, il a façonné un système marqué par l’absence de respect des droits individuels. Le président ne possède pas de téléphone portable. Ses sources d’information se limitent à des journaux télévisés formatés à son point de vue et aux rapports de généraux et de conseillers soucieux de ne pas le contredire. Chaque soir, les équipes de la chaîne officielle Rossiya 1 restent sur leur lieu de travail et rééditent les sujets pour en livrer une version soigneusement expurgée de toute actualité susceptible de déplaire au président russe. Depuis 2011, Vladimir Poutine est désormais « totalement coupé de la réalité du front ».

Reclus dans sa bulle informationnelle, le président russe répète à l’envi que son armée progresse en Ukraine« chaque jour dans toutes les directions »… alors que front est figé, que l’économie civile dévisse, que les raffineries en Russie sont visées par des attaques de drones sur tout le territoire. A force de frapper les chaînes d’approvisionnement, Kiev a aussi fait de la Crimée le talon d’Achille de l’armée russe. La Russie perd désormais, en un mois, plus d’hommes que l’Union soviétique en une décennie de conflit afghan [1979-1989, entre 15 000 et 26 000 au total].

Vladimir Poutine est désormais obsédé par sa sécurité, redoutant d’être renversé par son propre entourage, voire d’être assassiné. Il passerait l’essentiel de son temps terré dans des « bunkers » spécialement aménagés dans chacune de ses nombreuses résidences. Les bains de foule et les rencontres spontanées ont depuis longtemps été remplacés par des mises en scène. Surnommé le « pépé du bunker », le président est moqué à voix basse. 

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Pour Poutine, peu importe le nombre de morts (12/2025)

extraits : Un dictateur est forcément sanguinaire. Il devient omnipotent suite à une longue série de cadavres, il se maintient au pouvoir de la même façon. Il n’hésite pas, ses mensonges deviennent la vérité, par définition il a toujours raison. Dans son monologue devant un public choisi par lui le 19 décembre  2025, le chef du Kremlin a reporté sur Kiev la responsabilité de la guerre en Ukraine, une invasion déclenchée par lui-même en février 2022. Contre toute évidence, Poutine assène sans risquer d’être contredit : « Nous ne nous considérons pas responsables de la mort des gens, parce que nous n’avons pas commencé cette guerre »….

Macron, Musk, Poutine, le culte du chef (06/2024)

extraits : Vladimir Poutine dirige la Russie. Les Ukrainiens n’ont absolument aucune importance. Son vrai business, c’est le Service fédéral de sécurité (ex-KGB). Il vend du vent. En utilisant son image. Il est devenu président de la fédération de Russie avant de construire un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Cela n’a qu’un temps ! Le parlement russe, composé d’amis de Vladimir Poutine, de membres des services de sécurité et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires….

Vladimir POUTINE craint un coup d’État (03/2022)

extraits : Vladimir POUTINE : « L’opération spéciale en Ukraine se déroule avec succès, strictement selon les plans établis à l’avance. Le régime pronazi en place à Kiev pouvait recevoir des armes de destruction massive visant la Russie. Son programme militaro-biologique était mené sous commandement et financement américain, comprenant des expérimentations sur des échantillons de coronavirus, d’anthrax, de choléra, de peste porcine africaine et d’autres maladies mortelles. Le but de notre opération militaire n’est donc pas d’occuper l’Ukraine, mais ce pays s’apprêtait, avec le soutien des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux à déclencher un bain de sang et une épuration ethnique : une offensive massive sur le Donbass et ensuite sur la Crimée était seulement une question de temps. Plus que l’Ukraine, notre ennemi est bien l’Occident dont le but est la destruction, le démembrement si ce n’est l’annulation de la Russie. Il s’agit d’une attitude comparable aux pogroms antisémites dans l’Allemagne des années 1930….

Planète de fous dont Poutine est l’archétype (03/2022)

extraits : Vladimir Poutine est une personnalité narcissique, intolérante aux critiques. Il fonctionne en permanence avec des rapports de force. Il peut prendre des décisions sans se soucier de leurs conséquences. C’est aussi un psychopathe caractérisée par un ego surdimensionné, une froideur affective, un besoin d’action et une absence de peur qui lui fait souvent prendre des risques démesurés. Ce type de personnage est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il cultive un manque d’empathie et porte atteinte aux droits d’autrui sans ressentir la moindre culpabilité. Tout se passe comme s’il n’y avait aucune conscience morale. C’est également un menteur pathologique. Dans le cas de l’Ukraine, il répète des énormités sans aucun respect de la réalité historique. La vérité, c’est le monde tel qu’il se le fabrique. C’est en fin de compte une personne immature, ayant un esprit binaire, incapable de comprendre les idées complexes. C’est fou sa ressemblance avec Donald Trump !…

Invasion russe en Ukraine, Poutine s’éclate (02/2022)

extraits : La Russie n’avait « pas d’autre moyen » pour se défendre que de lancer ses forces en Ukraine, a affirmé le 24 février 2022 le président Vladimir Poutine, au moment même où l’armée russe était en train de mener une invasion de ce pays voisin. On dirait que Vladimir Poutine n’a aucune mémoire des échecs à long terme d’une intervention militaire dans des pays allergiques à une intrusion militaire. Pourtant les exemples ne manquent pas, entre autres….

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Un aperçu de la future loi sur l’aide à mourir

Le texte sur la fin de vie actuellement discuté au Parlement est une proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir, déjà complétée par un autre texte sur les soins palliatifs.

Voici les éléments essentiels du texte encore en discussion :

  • Il crée un droit à l’aide à mourir pour certains malades en fin de vie, avec une procédure encadrée d’aide à mourir.
  • Le principe retenu est le suicide assisté, avec la possibilité, à titre exceptionnel, d’euthanasie pour les personnes qui ne peuvent pas physiquement accomplir le geste létal elles-mêmes.
  • Le patient se voit administrer une substance létale qu’il s’auto-administre, ou qui peut être administrée par un médecin ou un infirmier si le patient est incapable de le faire.
  • Pour être éligible, cinq critères cumulatifs sont prévus : être majeur, français ou résident en France, atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée, et présenter une souffrance physique ou psychologique soit réfractaire aux traitements, soit jugée insupportable.
  • La notion de « souffrance constante » a été retirée des critères lors des débats en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.
  • Le texte prévoit une clause de conscience pour les médecins qui refusent de participer à l’aide à mourir, sur le modèle de celle existant pour l’IVG.
  • Un autre texte, adopté à l’unanimité, renforce et sanctuarise l’accès universel aux soins palliatifs.

Sur le calendrier et la situation politique :

  • L’Assemblée nationale a adopté le texte sur l’aide à mourir en première lecture le 27 mai 2025, puis en seconde lecture le 25 février2026, en même temps que le texte sur les soins palliatifs.
  • Le Sénat a rejeté à plusieurs reprises les dispositions sur l’aide à mourir, tout en adoptant le volet sur les soins palliatifs.
  • Faute de compromis en commission mixte paritaire, le gouvernement a annoncé qu’il donnerait le dernier mot à l’Assemblée nationale, avec une adoption définitive envisagée mi-juillet 2026.

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Fin de vie, en finir, enfin…, peut-être !

301Toujours en débat, l’aide à mourir à l’Assemblé nationale. Une fin de vie qui n’a pas de fin… Dommage, en finir une fois pour toutes serait pourtant une bonne fin. D’autant plus qu’il s’agit d’une simple formalité, valider le libre choix personnel de mourir, décision de suicide qui n’avait jamais besoin d’être assisté auparavant !

Sur notre blog biosphere, la longue histoire de ce débat

Le droit pour le malade de refuser les traitements est déjà affirmé en 2002 dans la loi Kouchner.

– La loi Leonetti de 2005 avait rappelé l’illégalité de l’acharnement thérapeutique, déjà affirmée dans le code de déontologie médicale. Elle avait insisté sur l’importance du développement des soins palliatifs, mais s’était refusée à aborder le droit à l’aide active à mourir.

La loi Claeys-Leonetti de 2016 rappelle les principes déjà adoptés dans la loi de 2005, mais refuse d’aborder réellement le droit à l’aide active à mourir. La « sédation profonde et continue jusqu’au décès » ne fait qu’aboutir à des agonies prolongées et inutiles.

Il faut attendre le 8 avril 2021 pour que le député de Charente-Maritime Olivier Falorni profite d’une « niche parlementaire » pour ouvrir le débat sur l’aide active à mourir. A plus de 80 %, les députés votèrent le premier article de son projet portant sur le droit à une aide médicale à mourir. Hélas, 4 000 amendements déposés par une poignée d’opposants empêchèrent le projet d’être mené à bien.

Le jeune président de la République Emmanuel Macron s’est d’abord contenté en 2017 d’envisager une convention citoyenne qui mit près de deux ans à se mettre en place. Il a aussi demandé l’avis  des dignitaires religieux ! Nous sommes en 2026, deux quinquennats, et la loi n’est toujours pas voté définitivement.

En savoir encore plus

assistance au suicide et liberté humaine (assistance au suicide et liberté humaine (01/2011)

extraits : Mourir est d’une banalité extrême. Non seulement il nous faut bien mourir un jour, mais l’espèce humaine s’ingénie à hâter notre trépas : victimes directes et collatérales des conflits armés, assassinats en tous genres, accidents du travail, de la route, domestiques, cancers causés par l’environnement que nous avons fabriqués, etc. Dans ce contexte de morts en série, l’art de la mort volontaire devrait tendre au consensus social, interruption volontaire de grossesse et assistance médicale au suicide. Mais si en France l’avortement est légalisé, le droit à l’euthanasie pose encore problème….

aidons la nature avec la mort médicalement assistée (12/2012)

extraits : Alors que la procréation médicalement assistée est un détournement des mécanismes de la nature, la mort médicalement assistée fait le contraire. Il s’agit d’accepter sa fin de vie et d’enlever ainsi les effets nocifs d’un autre mécanisme technicisé inventé par les humains, les soins palliatifs, qui débouchent sur l’acharnement thérapeutique. La loi Leonetti (22 avril 2005) n’est qu’une loi sur l’euthanasie passive qui laisse mourir et n’a pas le courage de permettre une mort digne et librement choisie. Cela permet aux services payants de soins palliatifs de conserver en vie des mourants. Que disait Ivan Illich sur ces techniques….

L’aide au suicide constitue un droit légitime… et écolo (12/2013)

extraits : On peut demander directement son avis à la population par l’intermédiaire d’une conférence citoyenne (dite aussi « de consensus »). C’est ce qui vient de se passer à propos de l’euthanasie. Ils étaient dix-huit, choisis par l’IFOP, pour représenter la diversité de la société. A la demande du comité consultatif national d’éthique, ces personnes tirées au sort ont fait émerger une réflexion collective sur la fin de vie après avoir auditionné des experts. Leurs recommandations finales marquent une rupture. Pour eux, il y a suicide assisté quand il y a consentement direct de la personne pour demander l’aide à mourir. Il y a euthanasie si la personne est inconsciente….

Le Sénat contre le droit de mourir dans la dignité (06/2015)

extraits : Le Sénat avait vidé de son contenu la loi « fin de vie ». Le parcours législatif de la proposition de loi Leonetti/Claeys sur la fin de vie tourne au fiasco… Pourquoi le Sénat a rejeté la proposition de loi ? Que devons-nous en penser ? Voici quelques éléments de réflexion exprimés par l’ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité) : « Le suicide n’est ni un crime ni un délit et l’«aide au suicide» n’existe pas en droit pénal. Alors comment la justice en arrive-t-elle à poursuivre Jean Mercier, 87 ans, qui a aidé sa femme en fin de vie à mourir ? »…

Canada, le droit à mourir comme soin ultime (loi de 2015)

extraits : Au Québec la loi de 2015, élaborée après une large concertation citoyenne et transpartisane, a d’emblée placé l’aide à mourir dans un continuum de soins, c’est le « soin ultime ». La loi canadienne sur l’euthanasie a ensuite été votée en juin 2016, la Cour suprême du Canada enjoignant au gouvernement de se mettre en conformité avec la Charte canadienne des droits et libertés, reconnaissant à chaque individu la liberté de disposer de son propre corps….

Vincent Lambert et le droit de mourir dans la dignité (06/2015)

extraits : La Cour européenne des Droits de l’Homme vient de rendre sa décision : la volonté de Vincent Lambert devra être respectée… Il fera l’objet d’une sédation accompagnée d’une privation d’alimentation et d’hydratation. Voici le point de vue de l’ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité)….

Ni euthanasie, ni suicide assisté, une molle décision ! Avec Hollande (01/2016)

extraits : Plus de dix ans après la loi Leonetti, à l’issue d’un long et houleux processus d’élaboration entamé en 2012, la France devrait se doter, mercredi 27 janvier 2016, d’une nouvelle loi sur la fin de vie : droit à la « sédation profonde et continue » jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, et des directives anticipées contraignantes pour le médecin… sans être toutefois opposables. Ni euthanasie, ni suicide assistée, un « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ».* Encore faut-il être atteint d’une « affection grave et incurable », dont le « pronostic vital est engagé à court terme » et qui présente une « souffrance réfractaire aux traitements ».

Euthanasie, un mot en vogue pour la mort douce en Belgique (09/2016)

Extraits : Les législations deviennent de plus en plus opposées au « droit à la vie à tout prix », la Belgique reste aux avant-postes. Un mineur a, pour la première fois, été euthanasié en Belgique au cours des derniers jours. Le médecin qui a interrompu la vie de ce jeune Flamand de 15 ans a déposé la semaine dernière un dossier auprès de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie. Cette instance doit vérifier si une euthanasie est conforme aux critères d’une loi adoptée en 2002 et étendue aux mineurs en 2014. Les médecins sont tenus de déposer des documents auprès d’elle pour chaque interruption de vie à laquelle ils procèdent.

Les présidentiables et le droit de mourir dans la dignité (04/2017)

extraits : Pour François Fillon, « Légaliser l’aide médicale à mourir, c’est ouvrir une voie incertaine ; et le risque, c’est que nous pouvons glisser d’une euthanasie demandée par le patient vers une euthanasie d’opportunité ou une euthanasie économique… Nous nous opposerons à toute loi de légalisation. » C’est ce qu’on appelle une fin de non recevoir, typique d’un fervent catholique. Nathalie Arthaud « place la dignité de l’Homme au cœur de l’ensemble du projet de Lutte Ouvrière ; nous voulons un monde dans lequel la dignité humaine soit respectée du début jusqu’à la fin de vie, individuelle ou collectivement. » C’est ce qu’on appelle la langue de bois dont raffole le trotskysme….

Le suicide assisté, atteinte à la liberté individuelle ? L’avis du sénat (03/2018)

extraits : Le sénat, bastion du conservatisme étriqué. Alors que 156 députés d’horizons différents plaidaient pour « donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps », 85 parlementaires, presque uniquement sénateurs ou sénatrices, s’insurgent : « Ouvrir la porte à la légalisation de l’euthanasie, un encouragement de cette pratique dans une société de plus en plus déshumanisée, hygiéniste… Une mort aseptisée et cachée, presque honteuse… Une « pornography of death »… Attention à ne pas évoluer vers une médecine eugénique… Une mort expéditive au prétexte de plus d’égalité devant la mort, c’est enlever de la liberté… »

L’aide active à mourir gagne du terrain (01/2021)

extraits : La députée Marine Brenier a déposé une proposition de loi le 17 décembre sur « l’aide active à mourir ». : «  A titre personnel, j’ai eu plusieurs de mes proches qui sont partis, chacun sous l’égide d’un différent dispositif de la loi. Mon grand-père, sous la première loi Leonetti (de 2005), ma grand-mère sous la loi Leonetti 2 (de 2016). Je dénonce la sédation profonde, permise par la loi Claeys-Leonetti de 2016 comme une hypocrisie de la législation. Comment considérer que de laisser partir un être cher dénutri et déshydraté permettrait de respecter sa dignité ? J’ai donc été amenée à rencontrer des personnes qui travaillaient sur ces sujets, des praticiens, des patients et des associations. C’est une problématique à laquelle il faut répondre. Ma proposition de loi parle « d’aide active à mourir »…..

Suicide assisté, faut aller en Suisse ! (03/2021)

extraits : Paulette Guinchard, qui fut secrétaire d’Etat et députée du Doubs, a choisi de s’exiler en Suisse pour mourir comme elle le souhaitait, alors que la maladie annonçait la fin de sa vie mais que la France demeure obstinément sourde à entendre les demandes d’aide active à mourir, légitimes dès lors que la vie n’est plus que de la survie. Le suicide assisté de cette personnalité politique, respectée, en plein débat parlementaire sur la légalisation de l’aide active à mourir, est une pierre dans le jardin de l’exécutif français. Emmanuel Macron et Jean Castex doivent entendre l’aspiration des Français à rester maîtres de leur fin de vie et à disposer de la liberté de choisir le moment et la manière d’éteindre leur propre lumière….

L’Autriche va autoriser le suicide assisté (11/2021)

extraits : Après l’Espagne, la catholique Autriche s’apprête à devenir le cinquième pays de l’Union européenne à autoriser le suicide assisté. Le projet de loi prévoit l’introduction « d’un droit de mettre fin à sa vie de façon libre et autonome et de se faire aider, le cas échéant, par une tierce personne » pour « les personnes atteintes d’une maladie incurable entraînant la mort » ou celles souffrant « d’une maladie grave et durable avec des symptômes persistants qui les affectent de manière permanente dans l’ensemble de leur quotidien ». Le texte qui doit entrer en vigueur début 2022 est la conséquence d’une décision de la Cour constitutionnelle autrichienne qui a fait référence au« principe de libre arbitre »….

Débat «Fin de vie», noyé dans les parlottes (10/2022)

extraits : Voici les protagonistes de cette sombre affaire : Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : a rendu un avis sur la fin de vie le 13 septembre 2022, : il sera associés à la rédaction de la future loi. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE)  attend encore sa saisine officielle. Comité de gouvernance (« co-gouv ») de la convention citoyenne sur la fin de vie : réuni par le CESE pour la première fois le 29 septembre 2022. Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’organisation des professions de santé : responsable de l’animation du débat politique sur la fin de vie. Olivier Véran, ministre délégué chargé du renouveau démocratique : « j’ai vocation à porter le débat sur la fin de vie auprès des Français, à côté de la convention citoyenne dont je superviserai l’organisation  ». Trois groupes de travail animée Agnès Fimin le Bodo à partir de la mi-octobre …

Remise des conclusions de la Convention citoyenne (04/2023)

extraits : Dans son rapport final, la Convention citoyenne sur la fin de vie se prononce en faveur de l’ouverture, sous conditions, du suicide assisté et de l’euthanasie.

À 75,6% la Convention se positionne en faveur d’une aide active à mourir, considérant que le cadre légal en vigueur (loi Clayes-Leonetti de 2016) est insuffisant. Elle évoque par exemple la limite posée par la loi, dans l’état actuel, sur la pratique de la sédation profonde et continue.

Sur la question du suicide assisté ou de l’euthanasie, la Convention se prononce pour une mise en place conjointe des deux, considérant que choisir une des deux solutions ne répondrait pas à la diversité des situations rencontrées.

La Convention pose comme préalable que la volonté du patient soit entendue et respectée en prenant en compte sa capacité de discernement, qu’elle soit exprimée directement ou indirectement (par une personne de confiance).

La question de l’âge à partir duquel une aide à mourir est envisageable n’a pas été tranchée….

Fin de vie, Emmanuel Macron procrastine (09/2023)

extraits : Le pape ne se pas fait prier pour donner son avis sur l’euthanasie: « On ne joue pas avec la vie, ni au début ni à la fin… » De son coté le chef de l’État français, aux prises avec des interrogations personnelles et des considérations politiques, hésite, hésite, hésite…

Fin de vie, Emmanuel Macron en décide seul (03/2024)

extraits : Macron a annoncé le 10 mars 2024 qu’un projet de loi ouvrant une « aide à mourir » sous « conditions strictes » serait présenté en avril en conseil des ministres….

Nous sommes en juillet 2026 et la loi n’est pas encore voté définitivement… La démocratie se fait attendre !

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L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette

Le journal « La Décroissance » consacre régulièrement une rubrique aux écotartufes. Ils sont innombrables et on les retrouve même à la tête de l’écologie institutionnelle, ainsi Marine Tondelier dans leur numéro de juillet-août 2026.

Extraits : C’est désormais à Marine Tondelier, capitaine des Verts, candidate à l’élection présidentielle 2027, que nous consacrons notre rubrique écotartufe.

Pour faire campagne, à l’heure du grand déballage de l’intimité, il ne faut pas hésiter à parler de soi. Sur LCI, le 30 mars 2026, outre quelques éléments de son programme – comme sa revendication d’une « prospérité écologiste » contre la décroissance jugée impopulaire – Mme Tondelier a annoncé qu’elle était enceinte par la bonne vieille méthode naturelle… après un échec par assistance médicale à la procréation. Elle déplore que la prise en charge de la reproduction par les experts en blouse blanche n’était pas assez performante. Elle propose de réformer la loi bioéthique en autorisant les diagnostics préimplantatoires pour que la qualité de l’embryon soit vérifiée avant de rejoindre le ventre de la mère ; ainsi la reproduction technique de l’humain gagnerait en efficacité.

Ce sujet illustre une fois de plus à quel point les Écologistes sont à la pointe du libéralisme sociétal, Si le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en France, c’est parce que des résistances subsistent face à de telles pratiques eugénistes. Les Écologistes n’y trouvent rien à redire. Tout comme ils sont pour promouvoir la gestation pour autrui, l’accès aux bloqueurs hormonaux et « traitement de transition pour toutes-et-tous » (y compris les mineurs en questionnement de genre). Ils prônent constamment des réformes qui vont dans le sens d’une technicisation croissante de l’existence.

« L’écologie, c’est prendre soin », raconte la mère Tondelier : « Il faut faire de la politique avec tendresse, bienveillance, parler d’amour, d’empathie, de soin… » Avec une telle ligne « politique », pas étonnant que ses prises de position ressemblent à une séance d’autosuggestion pour dépressifs. L’idée est simple, une carte vitale « verte » qui vous permet de bénéficier d’aides concrètes, acheter un véhicule électrique, réparer un appareil électroménager… Un treizième mois écolo en somme, fait de logements mieux isolés, de transports accessibles, etc. ». Mobilité électrique, cocons douillets bien isolés en polyuréthane, perfusion permanente, quel bonheur que cette « prospérité écologique » ! Il est fini le temps des écolos antinucléaires qui s’en prenaient à l’électro-fascisme, Désormais on fait de l’électrification des usages une priorité stratégique pour organiser une « trajectoire de neutralité carbone basée sur les sciences ».

On défend même une politique de puissance » parfaitement à l’opposé de l’écologie politique historique. Y compris sur le plan militaire avec une « Europe de la défense » que les généraux verts comptent bien préparer à la « guerre de haute intensité » contre la Russie – tout en féminisant bien sûr les armées, en veillant à leur « décarbonation » et en développant des « technologies sobres en énergie ». Marine nous prévient dans son bouquin Demain si tout va bien… Elle ordonne une « adhésion collective à l’effort de guerre » et demande à la population de bien se mettre en rang pour « faire corps, se battre ensemble ». Une, deux !

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Marine Tondelier, une écologiste va-t-en-guerre (17 janvier 2026)

(extraits) Marine Tondelier : Nous devons créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

Michel Sourrouille : L’Union européenne est faite pour unir des peuples par un élargissement progressif à des pays de plus en plus nombreux. C’est une tentative locale de coordination des pays au niveau socio-économique, écologique et politique. Son objectif n’est pas de devenir une nouvelle puissance militaire qui voudrait pouvoir combattre à égalité contre la Chine… ou les USA. Les écologistes doivent rappeler que l’ordre mondial se fait sous l’égide de l’ONU. Voici quelques extraits de la Charte des Nations unies qui forge les relations entre Etats depuis 1945….

Lisez La Décroissance, la joie de vivre en +

(extraits) Dès son premier numéro de mars 2004, quelle bouffée d’oxygène. Nous découvrions un nouveau périodique mettant en cohérence toutes les… incohérences de notre société. « La Décroissance » devenait la référence en matière de critique de la société consumériste, productiviste et capitaliste : démontage en règle de ses instruments (la pub) et de ses moyens (le pic pétrolier), dénonciation de la saloperie à ne pas acheter, promotion de la simplicité volontaire…

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Bac Sciences économiques et sociales (corrigé)

question de la dissertation (bac 16 juin 2026) :

Comment les questions environnementales

peuvent-elles devenir un problème public ?

réponse de l’IA Perplexity (à partir des articles du Monde)

Les questions environnementales deviennent un problème public quand elles sortent du cercle des experts et entrent dans le débat collectif, par la politisation, la mobilisation citoyenne et la médiatisation. Il existe plusieurs mécanismes :

    • des enjeux techniques ou sanitaires sont socialisés puis politisés, ce qui fait éclater le scandale et oblige à agir.
    • des événements visibles comme les canicules, les incendies ou les inondations rendent le problème concret pour l’opinion.
    • des scientifiques, des associations et des citoyens contribuent à légitimer l’alerte et à imposer le sujet dans l’espace public.
    • des concertations, débats publics et enquêtes publiques inscrivent aussi ces questions dans l’action publique.

Autrement dit, une question environnementale devient publique quand elle n’est plus seulement un fait technique, mais un sujet de conflit, de discussion et de décision.

réponse du blog biosphere

La vraie question, c’est pourquoi l’écologie devrait devenir un vrai problème public vu les urgences climatiques, énergétiques, dépassement des limites de la planète… et pourtant ce n’est pas devenu une urgence politique. Trump privilégie même « Make America Great Again » et croit que le réchauffement climatique est « la plus grande escroquerie perpétrée dans le monde ». Macron répond avec « Make Our Planet Great Again », mais son gouvernement fait l’inverse de ce qu’il faudrait faire au niveau environnemental.

Notons que le sujet n’est pas circonscrit dans l’espace. A l’heure de la mondialisation des problèmes, les déséquilibres ne connaissent pas de frontières…

Analyse des documents du bac

DOCUMENT 1. Nombre de publications scientifiques de 15 pays sur la protection de l’environnement

=> C’est paradoxalement la Chine qui voit le plus progresser les écrits scientifiques sur la protection de l’environnement. Mais entre la parole et les actes il y a un hiatus : multiplier les centrales au charbon en faisant de la voiture électrique la panacée, il y a comme un malentendu. La France une production scientifique à l’aune de son gouvernement, pas beaucoup de progression, presque aussi nul que les USA !

DOCUMENT 2. Sondage : « Dans cette liste, quelle est la question qui vous paraît la plus importante aujourd’hui pour la France ? »

=> Comme tout sondage, il relève l’air du temps mais pas un sentiment stable alors que l’écologie devrait être la préoccupation première quand on s’intéresse au sort des générations futures et de la biodiversité. La transition écologique intéresse 16 % des Français en 2019, mais seulement 9 % en 2024 ; on peut faire dire une chose et son contraire à la statistique !

On attache ces trois dernières années une préoccupation majeure pour la hausse des prix alors que l’inflation est très limitée en France. L’immigration apparaît de plus en plus aux yeux des gens comme un problème, mais ce n’est que par la polarisation que fait l’extrême droite de cette question. Si les médias mettaient en première ligne les urgences écologique, l’opinion publique suivrait, les militants se feraient plus actifs et les politiques deviendraient plus écolos.

DOCUMENT 3. Investissements des entreprises pour protéger l’environnement en 2023

=> Une telle statistique avec des investissements en valeurs absolues ne nous apprend pas grand-chose, il faudrait pouvoir relativiser.

DOCUMENT 4. Lisa VIGNOLI, « Paul Watson l’écolo et Alexandre Ricard le patron unis pour protéger l’océan », Le Monde, 30 juin 2016

Il est assez rare de voir sur une même scène un chef d’entreprise du CAC 40 et un pirate. Ce 23 juin, sur les quais de Seine à Paris, dans un lieu à mi-chemin entre péniche et bar branché, Alexandre Ricard, le PDG du groupe Pernod Ricard, et Paul Watson posent ensemble pour la postérité.

Dans le milieu de la protection des océans, Paul Watson est une star. Un militant écologiste connu pour ses faits d’armes – le fameux sauvetage de bébés phoques avec Brigitte Bardot sur la banquise en 1977, quelques baleiniers coulés depuis –, exilé en France sous le coup de deux mandats d’arrêt internationaux. Barbe blanche et chemise ouverte sur tee-shirt pour l’un, costume sérieux et sourire mesuré pour l’autre. Inutile de préciser qui porte quoi.

Tous deux sont venus soutenir le lancement de Take OFF (Take Ocean For Future), une opération menée par l’Institut océanographique Paul-Ricard pour lever des fonds et mettre la recherche au cœur de la protection de l’océan. « Je suis très à l’aise avec ce mélange des genres, précise Patricia Ricard, la présidente de l’institut. Parce que chacun peut attirer l’attention avec ses méthodes. » […]

Watson a […] rappelé que « si l’océan meurt, nous mourrons aussi ». Alexandre Ricard a, lui, endossé son costume rassurant de « plus jeune chef d’entreprise du CAC 40 », dont le groupe finance déjà à 75% l’action de l’institut. « Il faut que notre action sorte du petit monde de la mer. Il y a urgence », souligne sa cousine Patricia Ricard, aux manettes depuis dix ans. Pour elle, le déclic a eu lieu avec la COP 21 en France : « On a pensé que tout ce qu’on disait et faisait depuis des années dans notre coin pouvait avoir un écho. Et quand Alexandre prend la parole, il est plus facilement entendu par ses pairs, il touche un public plus large que le nôtre. » […]

Et le PDG du numéro deux mondial dans le secteur des vins et spiritueux d’expliquer avec pédagogie qu’« en Australie les vendanges ont, en dix ans, été déplacées de janvier à mars pour cause de dérèglement climatique ». Or, pour un bon champagne, il faut du raisin de qualité. Pour une bonne vodka, un climat adapté aux champs. Surtout, « il ne faut pas oublier que le pastis est constitué en majorité d’eau ». Un pirate est un pirate, un patron est un patron.

=> c’est le mariage de la carpe et du lapin ! Pour l’entreprise, il s’agit d’une opération de greenwashing, un écoblanchiment : on on dit qu’on fait de l’écologie et on pratique le contraire. Le groupe Ricard fait de l’alcool, une substance nocive pour la santé, elle n’a rien de commun avec l’urgence climatique si ce n’est la souffrance des vignes. Watson, un écologiste radical, obtient la portion congru dans cet article alors que c’est lui qui agit concrètement. D’ailleurs pourquoi relever surtout qu’il est « sous le coup de deux mandats d’arrêt » alors qu’il s’agit d’un artfice du Japon pour essayer de faire taire l’action de Sea Shepherd, l’assocoation de Watson…

Bac Sciences économiques et sociales (corrigé) Lire la suite »

présidentielle 2027, le bal des prétendants

L’écologie à la présidentielle est toujours marginalisé depuis son irruption sur la scène politique avec la candidature de René Dumont en 1974. Les politiciens et leurs électeurs passent et repassent les même plats plus à droite ou plus à gauche sans se préoccuper de l’état de la planète et de ses habitants.

De plus non seulement les candidats écolos à la présidentielle ne parviennent pas à s’entendre sur une candidature commune (Batho, Tondelier, Waechter…), mais ils sont confrontées à une multitude de positionnements « alternatifs » !

31 août 2023. Le candidat de l’Union populaire républicaine, François Asselineau, est le premier à s’être déclaré pour la présidentielle 2027, dans un entretien au « le Dauphiné libéré » le 31 août 2023.

10 mai 2026. Devant près de 850 cadres et élus d’Horizons, réunis à Reims, Édouard Philippe se pose en candidat d’une « France libre » qu’il souhaite rassembler au-delà de son parti ces prochains mois.

22 mai 2026. Lors d’un déplacement en Aveyron, le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, s’est ajouté à la longue liste des prétendants à l’Élysée en officialisant sa candidature à la présidentielle de 2027.

6 juin 2026. La 15e convention nationale de Génération Écologie a décidé le 6 juin 2026 d’investir officiellement Delphine Batho comme candidate de l’écologie à l’élection présidentielle de 2027. 

9 juin 2006. 25 candidats sont déjà officiellement déclarés à la présidentielle de 2027. Certains ont une candidature officialisée par leurs partis (Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon), d’autres sont candidats à la candidature…

13 juin 2026. Marine Tondelier prépare le terrain moins d’un an avant le scrutin de 2027. Initialement désignée candidate par son parti pour une primaire de la gauche, la secrétaire nationale des Ecologistes, voyant l’idée de cette primaire s’enliser, glisse doucement vers le scénario d’une candidature directe pour le premier tour, la sienne. Le Bureau politique de son parti va s’adresser aux membres du Conseil Fédéral le 11 juillet prochain : « La stratégie politique de notre mouvement passe notamment par la réaffirmation du besoin d’une primaire de la gauche et des écologistes et, en cas d’impossibilité, l’affirmation d’une candidature écologiste. »

présidentielle 2027, le bal des prétendants Lire la suite »

Bilan 2026, la démocratie fout le camp

L’institut Varieties of Democracy publie chaque année un rapport sur l’état global de la démocratie et analyse les tendances actuelles. Paru en mars 2026, il établit que seulement 7 % de la population mondiale vivait dans une démocratie libérale au 31 décembre 2025, contre 17 % en 2005.

Staffan Ingemar Lindberg : Nous assistons à l’effondrement de l’ordre international, désormais, des autocrates agissent à leur guise, sans même chercher à sauver les apparences. Depuis 2000, 85 pays ont connu au moins un épisode d’autocratisation, soit près de la moitié des États du monde. Ce recul, inédit, touche des pays très différents, pas même la France, où le Rassemblement national pourrait remporter la prochaine élection présidentielle. Ce parti appartient à la famille des formations d’extrême droite, nationalistes, réactionnaires et illibérales qui, une fois au pouvoir, sapent les institutions démocratiques.

Les autocrates s’inspirent du système mis en place par Vladimir Poutine. Tout commence par les médias : les journalistes sont menacés, intimidés, voire assassinés. Les groupes de presse sont repris en main par le pouvoir, ou confié à des oligarques qui refaçonnent le paysage médiatique. Parallèlement, la liberté académique est attaquée. L’objectif est de saper la notion même de vérité, la désinformation jouant ici un rôle central.

Dans un second temps, la société civile est réprimée. La priorité devient la prise de contrôle du système judiciaire et de l’appareil d’État. Dans ce cadre, les tribunaux, comme les cours suprêmes et cours constitutionnelles, jouent un rôle décisif. Le scénario idéal pour un dictateur consiste à organiser des élections formellement libres et équitables, dans lesquelles tout le monde – du moins une majorité – vote pour lui, soit parce que les électeurs ont été bernés par la désinformation, soit sous l’effet de l’intimidation. Les dirigeants qui recourent à la torture se sentent désormais moins contraints par les conventions internationales.

Trump a pu s’appuyer sur le Projet 2025 [un plan d’action ultraconservateur élaboré par la Heritage Foundation], dont la moitié des propositions a été mise en œuvre dès la première année. Les conséquences sont majeures. Les Etats-Unis représentaient plus de la moitié du financement mondial consacré aux droits de l’homme et à la démocratie. L’une des premières mesures de l’administration Trump a été de mettre fin à l’Usaid, l’agence américaine pour le développement international. Puis il s’en est pris à la National Endowment for Democracy [NED, Fondation nationale pour la démocratie]…

Le point de vue des écologistes politistes

Qu’est-ce qui est le plus démocratique quand on peut mettre la démocratie à toutes les sauces : LFI et le RN disent tous deux représenter le peuple. Arrivés au pouvoir, ils diront que c’est eux le peuple ! En fait une démocratie véritable repose sur la capacité des citoyens d’être éclairés, de voter en toutes connaissance de cause des conséquences, et de savoir résister à toute action qui nie les fondements de la démocratie, à savoir l’État de droit, la liberté d’expression, l’action des associations, l’indépendance de la justice, la non-corruption des élus, etc.

La démocratie n’est jamais une donnée stable, c’est un combat.

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Bilan 2024. L’autocratisation de la démocratie

extraits : En 2023, 42 pays se trouvaient dans un processus d’autocratisation, soit 35 % de la population mondiale ; au 31 décembre 2023, 71 % de la population mondiale (contre 48 % il y a dix ans) vivait dans une autocratie ; Sur les 60 pays qui ont organisé des scrutins nationaux, 31 sont des autocraties ;des dirigeants autoritaires ont été renforcés par les élections, comme en Russie ; En France, l’extrême droite a pris de l’ampleur, en Allemagne l’AfD progresse ; La cerise sur le gâteau, c’est évidemment la réélection de Donald Trump aux Etats-Unis ; La situation est pire que celle que nous avons connue dans les années 1930 ; Des dirigeants qui arrivent aujourd’hui au pouvoir à l’issue d’élections relativement démocratiques mettent en œuvre un programme antipluraliste… ils sapent les médias, les journalistes, les organisations de la société civile…Quelques grandes entreprises technologiques dominent le marché et modifient les algorithmes pour générer le plus de profits possible. Il y a donc une incitation structurelle à cultiver et à diffuser davantage de désinformation, de fausses nouvelles et de théories du complot, plutôt que la vérité et une discussion honnête et respectueuse ; Ils propagent beaucoup la désinformation ; Si vous vous rendez aux urnes et que vous votez sur un mensonge, plus personne n’a de compte à rendre et il n’y a plus de mécanisme démocratique…. La vague d’autocratisation dans les années 1930 a débouché sur la seconde guerre mondiale !!!

Démocratie, guerre et/ou paix, le débat

Arne Naess :« En 1948, j’ai été invité par l’UNESCO à diriger un projet scientifique sur la controverse entre l’Est et l’Ouest à propos de la définition de la démocratie. C’était au début de la guerre froide. Les Soviétiques disaient « Nous sommes démocrates » parce que, en vertu de l’usage établi par la Révolution française, la démocratie signifiait la prise du pouvoir par les défavorisés et les opprimés. Et l’Ouest disait : « Non, cela n’a rien à voir avec la démocratie. La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, dans lequel tous sont équitablement représentés. » Je suis donc allé à Paris….( extraits )

Démocratie et guerre, idéalisme et pragmatisme

extraits : La « démocratie » est un mot valise où on peut mettre ce qu’on veut. Même la pire des dictatures peut se présenter sous les oripeaux d’un vote démocratique. La démocratie est formelle dans un pays capitaliste soumis aux puissances d’argent. La démocratie n’est pas réelle dans un système marxiste où domine la dictature du prolétariat. l n’y a pas de différence ontologique qui sépare le projet démocratique des régimes autoritaires. On peut passer très facilement du populisme à la dictature, les exemples contemporains sont nombreux. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump par les urnes montre que la démocratie peut se fourvoyer. Et ce n’est pas un cas isolé…

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Écologie, le bilan désespérant d’Emmanuel Macron

Rarement les mots du président de la République lors du sommet One Health (5 au 7 avril 2026) auront paru aussi creux lorsqu’on les replace dans le contexte des multiples reculs environnementaux des derniers mois.

éditorial du MONDE : Les engagements d’Emmanuel Macron contredits par son bilan

– La récente loi Duplomb, issue de la droite sénatoriale et adoptée avec le soutien du gouvernement en juillet 2025, va par exemple faciliter la construction de bassines, l’agrandissement des élevages hors-sol – gros pourvoyeurs de pollution des eaux, forts consommateurs d’antibiotiques et incubateurs de zoonoses –, et va favoriser la vente de pesticides aux agriculteurs.

– Le projet de loi d’urgence agricole, qui risque de voir de nouveaux reculs s’ajouter à ceux déjà inscrits dans la loi, en particulier sur la protection de la biodiversité et des ressources d’eau potable.

– A Bruxelles et sans grande opposition de la France, un mouvement de dérégulation sans précédent les paquets « omnibus », vise à autoriser les pesticides sans limite de temps ou encore des dérogations d’usage de substances cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques dans des produits du quotidien.

– Les choix politiques assumés depuis une dizaine d’années renforcent l’emprise de l’agro-industrie sur les territoires et les systèmes alimentaires.

– L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail, elle subit une pression politique inédite.

Deux ex-ministres de Macron critiquent l’évolution de la loi

La France artificialise deux fois plus vite que la moyenne de ses voisins. Le 14 avril, les parlementaires s’apprêtent pourtant à voter une disposition du projet de loi de simplification de la vie économique qui, sous couvert de simplification et de réindustrialisation, remet en cause l’objectif de zéro artificialisation nette. Les deux anciens ministres de la transition écologique d’Emmanuel Macron, Agnès Pannier-Runacher et Christophe Béchu, ainsi que des élus appellent, dans une tribune au « Monde », les députés à refuser l’article 15 du texte sur la simplification de la vie économique qui met à mal l’objectif de zéro artificialisation nette de la loi Climat. Cet article 15 modifie le code de l’urbanisme en multipliant les dérogations autorisant l’artificialisation pour tout type de projet. Multiplier les exceptions, c’est réintroduire de l’incertitude là où la stabilité est indispensable. Les parlementaires ont un choix, adapter notre pays efficacement au dérèglement climatique, ou faire le jeu des intérêts financiers des promoteurs et des aménageurs.

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Macron, moins de 3 % pour l’écologie (mai 2025)

extraits : La question environnementale a occupé exactement cinq des cent quatre-vingt-dix minutes (soit 2,6%) de l’intervention d’Emmanuel Macron le 13 mai 2025 sur TF1. Contrairement à bon nombre des autres thèmes abordés – la guerre, les retraites, le déficit, etc. –, la question environnementale n’a fait l’objet d’aucune critique à laquelle le président aurait eu à répondre. L’environnement est demeuré pour Emmanuel Macron ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un matériau de communication qui permet de lancer des slogans (« Make our planet great again », « Planter un milliard d’arbres en dix ans »), de convoquer des sommets internationaux scandés par de vibrantes déclarations ou de prendre des engagements sans conséquence….

Macron, « l’écologie à la française » !!!! (septembre 2023)

extraits : Le 25 septembre 2023, Emmanuel Macron a présenté sa vision d’une « écologie à la française » censée répondre à un triple défi, « celui du dérèglement climatique et de ses conséquences, celui d’un effondrement de notre biodiversité et celui de la rareté de nos ressources » Mais toute idée de contraintes ou de changements sociétaux est repoussée. « Nous avons décidé d’encourager nos compatriotes à changer plus vite, sans interdiction, en les incitant », a-t-il ainsi assumé au sujet des chaudières à gaz. Des sujets comme la limitation de la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute – proposée par la convention citoyenne pour le climat en 2019 –, la consommation de viande ou l’usage de l’avion n’ont même pas été abordés….

Macron en marche vers l’écologie superficielle (juin 2022)

extraits : En attendant de voir préciser par la première ministre Elisabeth Borne les feuilles de route avec les objectifs à atteindre pour le quinquennat, le « Journal officiel » publie le 2 juin 2022 les décrets définissant les périmètres attribuée à chacun de ses deux ministres de l’écologie. Emmanuel Macron avait voulu deux entités distinctes, l’une consacrée à la transition écologique et à la cohésion des territoires confiée à Amélie de Montchalin, l’autre à la transition énergétique dirigée par Agnès Pannier-Runacher. Pour Matthieu Orphelin, député écologiste, « cette architecture est totalement incohérente et contradictoire avec ce que nous disent les scientifiques : il faut traiter ensemble la biodiversité, l’énergie et le climat »….

L’écologie de Macron, théâtre de marionnettes (mai 2021)

extraits : Tout au cours de son mandat, Macron a mis en avant des figurants en lieu et place de véritable politique écologique : Nicolas Hulot lors de la formation du premier gouvernement Macron en 2017, François de Rugy ministre de l’écologie en 2018, Pascal Canfin chef de file en marche pour les européennes 2019, Barbara Pompili ministre de la transition écologique en juillet 2020. Notre blog biosphere a suivi avec attention la descente aux enfers de l’écologie sous le règne de Jupiter, voici quelques extraits de nos articles….

Nos articles antérieurs

13 mars 2021, Macron, politique de dénigrement des écolos

19 janvier 2021, La double pensée d’Emmanuel Macron

8 décembre 2020, CLIMAT : Macron / Dion, le torchon brûle

10 octobre 2020, Emmanuel Macron en panne d’écologie

11 août 2020, Macron, le magicien de l’écologie politique

30 avril 2020, Macron : « L’écologie, ça commence à bien faire… »

17 juin 2019, Macron : la taxe kérosène pourra attendre…

13 janvier 2019, Macron, un bilan écologique globalement négatif

5 mai 2017, L’écologie n’était pas à la fête avec Macron et Le Pen

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George Soros pour une « société ouverte »

Leonard Benardo, vice-président d’Open Society Foundations, un réseau créé par George Soros

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/05/personne-n-aurait-imagine-il-y-a-vingt-cinq-ans-que-le-nationalisme-serait-en-recrudescence_6669594_3232.html

En 1949, George Soros a étudié à la London School of Economics, où enseignait Karl Popper. Il a été profondément marqué par La Société ouverte et ses ennemis [1945]. Karl Popper critiquait les régimes totalitaires comme l’Union soviétique et l’Allemagne nazie, où la vérité était imposée.

En 1979, George Soros devenu investisseur créait un réseau philanthropique, Open Society Foundations (« société ouverte »), qui défendait une vision libérale universaliste. Aujourd’hui, ce modèle démocratique est partout battu en brèche, et George Soros fait figure d’ennemi symbolique numéro un des régimes autoritaires.

Dans les années 1970 et 1980, quand on pensait au changement démocratique, on ne pensait qu’aux élections. L’une des innovations de George Soros fut de prendre en compte l’importance de la société civile, aux médias indépendants, au large accès à l’information ou à la protection des droits humains.

George Soros partageait avec les marxistes la conviction que le nationalisme allait disparaître avec la modernité, qu’il était un vestige du XIXᵉ siècle agraire, lié à la « terre » et au « sang ». C’est exactement le contraire qui s’est passé. Jusqu’au tournant des années 2000, ni Soros ni aucun libéral n’aurait imaginé que, vingt-cinq ans plus tard, le nationalisme serait en recrudescence.

Comment une démocratie peut-elle vivre avec la désinformation ? Près de 80 millions d’Américains ont voté pour Trump en 2024 : ils forment une base électorale que l’on ne peut pas ignorer. Nous ne vaincrons jamais l’autocratie par un combat direct: Viktor Orban, Xi Jinping, Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko, Benyamin Nétanyahou, les hommes qu’on croit « providentiels » sont partout, Jésus Christ nulle part, encore moins les René Dumont.

Je ne pense pas que les idées seules nous mèneront à la terre promise.

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Avec ou sans George Soros

Réunis à Cambridge en 2010, des chercheurs hétérodoxes réunis par George Soros plaident pour une révolution théorique, seule capable d’engendrer une vraie réforme. La base du raisonnement est amplement partagée, les équilibres « naturels » du marché n’existent pas ; c’est au contraire l’instabilité qui caractérise le jeu de l’offre et de la demande. Le processus de fixation des prix par le marché est par essence irrationnel et le comportement des acteurs intrinsèquement contingent. Il n’y a pas de juste prix, mais un prix conventionnel fixé par le cadre institutionnel et le rapport de force entre acteurs. Ces économistes hétérodoxes passent à côté de l’essentiel. Ce qui importe aujourd’hui, c’est que l’économie conventionnelle a complètement détérioré depuis deux siècles les équilibres de la nature. Que faire ?

    • Comprendre qu’une société durable ne peut fonctionner sur un registre trop grand de complexité car cela favorisera toujours les profiteurs et les abus.
    • Envisager notre avenir en termes de communautés restreintes vivant de façon autonome, dans le respect des autres communautés humaines et non humaines.

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Trump perpétue le génocide américain

Trump est le descendant de génocidaires, il n’a historiquement aucun droit sur le territoire des Indiens qui peuplaient l’Amérique autrefois, et pourtant il revendique aujourd’hui le Canada, le Groenland, le Venezuela (son pétrole), l’Iran (son pétrole), etc. Il devrait lire pour essayer un tant soit peu de culpabiliser « Un génocide américain », le livre-enquête de l’historien Benjamin Madley.

Peu après la fin de la guerre américano-mexicaine (1846-1848), qui aboutit à la cession de la Californie aux Etats-Unis, les peuples autochtones de cette région ont été exterminés en toute impunité jusqu’en 1873. Le premier gouverneur du jeune Etat californien, Peter Burnett, a déclaré à ses administrés en 1851 qu’« une guerre d’extermination continuerait d’être menée entre les deux races, jusqu’à ce que la race indienne soit tout entière anéantie ». Aujourd’hui Trump veut exterminer la civilisation iranienne.

La découverte de pépites d’or dans l’arrière-pays de Califonie attira une horde de prospecteurs, bientôt suivis de colons et de familles entières. Les concessions aurifères, le moindre arpent de terre, furent attribués aux nouveaux venus, au mépris de tout droit d’antériorité des habitants premiers. Ces peuples menaient, dans ces régions isolées, une existence à peu près inchangée depuis des siècles. Ils furent massacrés, les Karuk, Yurok, Wintu, Yana… au cours de ce grand remplacement. L’état de guerre perpétuelle a créé une vaste zone de non-droit. Pendant près de trente ans, les milices locales « blanches » violèrent, tuèrent, mirent en esclavage les Amérindiens en toute impunité, avec l’accord tacite de Washington. A plusieurs reprises, l’armée des Etats-Unis contribua même au nettoyage ethnique, en recrutant sur place des « Volontaires de Californie » au passé criminel.

Les exactions californiennes des années 1846 à 1873, dépassant le registre de la violence coloniale, furent réellement une entreprise génocidaire, selon les termes de la convention des Nations unies de 1948. Les États-Unis peuvent difficilement se laver les mains de leur passé. C’est ce qu’ils font pourtant et leur action de rapines et d’éradication s’étend maintenant à la terre entière. Leur guerre avec Israël contre l’Iran et le Liban est significative de leur volonté impérialiste. Mais pour une fois ils éprouvent des résistances à leurs volontés de saccage !

Voici quelques éléments pour s’y retrouver dans une histoire sans queue ni tête puisqu’il s’agit de Trump :

– Les buts de la guerre déclenchée le 28 février 2026 par les Etats-Unis et Israël n’ont cessé de varier au fil des semaines. 

– le 5 avril, Donald Trump renonce à toute retenue oratoire : « Ouvrez le putain de détroit d’Ormuz, bande de bâtards cinglés, ou vous allez vivre en  enfer. »

– à la question d’un journaliste demandant si l’armée américaine était prête hier à mettre à exécution la menace de Donald Trump d’« anéantir une civilisation », le ministre Pete Hegseth a répondu : « Nous avions un objectif défini, prêt à être exécuté », mentionnant ensuite les ponts et les centrales électriques.

– le mardi 7 avril au matin, Trump emploie un langage génocidaire à l’encontre de l’Iran : « Une civilisation entière mourra ce soir pour ne plus jamais renaître. » Le soir, il publiait un message sur son réseau Truth Social pour annoncer un cessez-de-feu de deux semaines.

– Deux agences de presse iraniennes ont diffusé un plan en dix points qui correspondraient selon elles à la base de négociations avec les Etats-Unis. Il n’y a pas de confirmation officielle sur sa véracité, ce plan est contesté par les Etats-Unis.

– Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les Etats-Unis d’avoir violé trois des dix clauses proposées par l’Iran dans le cadre du cessez-le-feu et qui constituent, selon lui, une « base praticable pour les négociations ». Les trois violations sont le « non-respect » de la trêve au Liban, « l’intrusion d’un drone dans l’espace aérien iranien » et « la remise en cause du droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium »

– Donald Trump : « Il n’existe qu’un seul ensemble de “POINTS” importants acceptables pour les Etats-Unis, et nous en discuterons à huis clos. Ce sont ces POINTS qui constituent la base sur laquelle nous sommes convenus d’un cessez-le-feu. Il s’agit de quelque chose de raisonnable, qui peut être facilement mis en œuvre. »

– Le bilan des attaques israéliennes du 8 avril a été revu à la hausse par le ministère de la santé libanais, le nouveau bilan provisoire s’élevant à au moins 254 morts et 1 165 blessés.Jeudi sera « une journée de deuil national pour les martyrs et les blessés lors des attaques israéliennes qui ont visé des centaines de civils innocents et sans défense », a déclaré le premier ministre libanais.

– Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit « indigné par les morts et destructions dévastatrices » provoqués mercredi par les frappes israéliennes au Liban.

« L’ampleur des tueries et des destructions au Liban aujourd’hui est tout simplement épouvantable », a déclaré le Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), appelant la communauté internationale à aider à mettre fin au « cauchemar ».

– Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que « l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran est un signe clair de sa responsabilité et de sa réelle volonté de résoudre les conflits par la voie diplomatique ». Mais il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban et a rappelé que cette revendication était l’une des conditions essentielles du plan en dix points pour une trêve de deux semaines décidée le 7 avril.

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Neutralité des journalistes, un fantasme

Nous avons reçu cette lettre de la « Maison commune de la décroissance »

C’est Jean Jaurès qui affirmait : « Il n’y a que le néant qui soit neutre ».

Dans l’exercice généralisé du commentaire permanent, la manipulation repose sur la confusion entre « neutralité » et « impartialité ». Alors que la neutralité est une chimère rhétorique et manipulatrice, l’impartialité est une exigence éthique. Dans tout énoncé factuel, il y a une part d’évaluation, tout énoncé est un jugement de valeur. Donnons un exemple.

Sur les chaînes (dite) d’information, les plateaux s’enchaînent pour commenter l’agression israélo-américaine contre l’Iran. L’écran est très souvent partagé en 2 : d’un côté, les images en boucle d’un impact ; de l’autre, le visage du commentateur dont l’intervention – elle aussi en boucle – semble se réduire à une description « neutre ». Pas un mot du droit international qui, s’il était pourtant évoqué, ne pourrait que condamner cette agression. Pas un mot pour dénoncer l’infantilisme des interventions du président américain. Pas un mot pour faire remarquer que Trump se justifie sur l’Iran comme Poutine sur l’Ukraine.

Faire passer la partialité pour de la neutralité en la dissimulant sous la factualité de faits n’est que mise en scène. Le discours politique de la neutralité est un dispositif de neutralisation. On place sur un pied d’équivalence les énoncés éclairés honnêtement (et donc discutables au sens de « soumis à la discussion ») et les « vérités alternatives » (qui sont indiscutables, au sens où, dénuées d’argumentation, elles ne sont que des opinions).

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En finir avec la « neutralité » scientifique

extraits : A-t-on le droit, lorsqu’on est scientifique, de s’engager dans le débat public ? A cette question devenue cruciale pour un nombre croissant de chercheurs, Sortir des labos pour défendre le vivant (Seuil, 72 pages, 4,90 euros) rédigé par une dizaine de membres du collectif Scientifiques en rébellion apporte une réponse argumentée. L’organisation, qui regroupe quelque 500 chercheurs issus de toutes disciplines…

neutralité du sport ?

extraits : Voyons comment on peut juger d’un certain Hein Verbruggen qui a une « certaine idée » du sport (LeMonde du 9.07.2008) : Hein Verbruggen défend la thèse de la  neutralité du sport, les athlètes n’ont pas à exprimer leurs opinions et les dissidents n’ont que se plier à la loi de leur pays (la Chine). En fait, président du comité d’évaluation des jeux de 2008, Hein Verbruggen sait bien que des jeux à Pékin ont tout le soutien de Coca Cola et autres sponsors, on décide « sur des bases techniques et non sur des questions politiques », on donne le pouvoir à Pékin parce que la Chine est un marché juteux pour les multinationales.  Hein Verbruggen s’occupe du fric, les jeux olympiques  sont devenus une histoire de fric, le fric étouffe le sens du politique….

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Brève, le prix de l’essence au plus bas

dépêche AFP. Le président Trump vient de terminer la guerre en Iran. Il a demandé à sa prodigieuse armée de plier bagage, la victoire ayant été assurée grâce à son magnifique sens de la négociation. En effet le Guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, a accepté de se rendre prochainement à la Maison Blanche pour ratifier un traité de paix qui devrait durer 1000 ans.

Les conditions du traité ne sont pas encore connues, mais Trump l’affirme, jamais les États-Unis n’ont connu dans toute son histoire un tel événement. Une voie royale s’est ouverte pour un prix Nobel de la paix…

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L’esprit démocratique évacué par le numérique

Des formulations aussi vagues et ambiguës ne visent qu’à endormir les gens – « liberté », « démocratie », et tous ces termes respectables. Ce sont des slogans rassurants. Ils favorisent les discussions oiseuses, et personne ne s’aperçoit de l’extraordinaire imprécision de ces propos. Un slogan comme « Démocratie » est en réalité un soporifique. Des dictatures se veulent des démocraties « populaires », l’occident a adopté une démocratie formelle où certains tirent les ficelles, c’est à ne plus rien comprendre. On peut passer très facilement du populisme à la dictature, les exemples contemporains sont nombreux. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump par les urnes montre que la démocratie peut se fourvoyer. Et ce n’est pas un cas isolé.

L’idéal démocratique repose théoriquement sur quatre principes : l’élection des gouvernants par des citoyens éclairés, la capacité d’indépendance des élus, la liberté d’expression des gouvernés, mais surtout la mise à l’épreuve des choix politiques par une discussion publique informée et civilisée. Or la multiplication des sources d’information, au lieu de valoriser le dialogue démocratique, enferme les opinions dans des grottes différenciées dont on ne sort jamais. Une seule solution, lire ce blog et se désintéresser des réseaux sociaux.

Historique de la démocratie en marche

Le XIXe siècle était l’époque non pas des journalistes, mais des « publicistes » : on ne se préoccupe pas de produire une écriture journalistique « objective », on est au service d’une cause. Au tournant du XXe siècle émerge cependant un journalisme plus professionnel, dont l’ambition est désormais de diffuser des « nouvelles ». Une consommation de masse est rendue possible par les politiques scolaires de la IIIe République qui créent un public alphabétisé. De plus la consultation des médias est accessibles à faibles coûts grâce aux rotatives qji impriment en quantité grâce à une bobine de papier.

On peut alors construire un régime de vérité fondé sur la science, la raison et les faits. Les journalistes peuvent alors revendiquer un rôle de « centre de vérité » qui devient un contre-pouvoir si nécessaire.

L’impasse démocratique actuelle

Au tournant des années 2000, ce paysage favorable à l’expression démocratique est bouleversé par la démultiplication des chaînes de télévision et l’apparition des réseaux socio-numériques. Ces formes de communication sont destinées à des publics segmentés. Le régime de vérité du XIXe siècle s’en trouve modifié : l’opinion publique se conjugue désormais non plus au singulier, mais au pluriel. Cette polyphonie des énonciateurs de vérités engendre un phénomène de « diversification centrifuge ».

Les prises de parole et les visions du monde ne se croisent plus de manière contradictoire dans un espace public pluraliste et critique. Or ces échanges constituaient l’un des principaux piliers des régimes démocratiques.

Le point de vue des écologistes démocrates

– Hegel écrivait que la lecture du journal du matin était la messe de l’homme moderne.

– Aujourd’hui il est a craindre que les jeunes ne s’informent que sur les réseaux sociaux et se laisser berner par les influenceurs, les algorithmes et les chambres d’écho sans pouvoir développer leur libre arbitre.

– Le phénomène des bulles cognitives est la plus grande des menaces contre la démocratie.

– De plus la politique d’audience et la toute puissance de la publicité contribuent à la mise en avant des faits divers à la place de l’analyse approfondie.

– Si prévaut l’émotion du moment, alors oui la démocratie disparaît.

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Techno-numérique = absence de démocratie

extraits : Les acteurs du secteur se sont empressés de promouvoir leurs produits en insistant sur leurs qualités supposément pro-démocratiques. On démocratise l’accès à l’information, on constitue ainsi une nouvelle démocratie, horizontale. : le citoyens lambda fait irruption dans l’espace médiatique. Internet, à travers la forme réseau, allait produire une société réticulaire dégagée des macropouvoirs. Mais au milieu des années 2010, le numérique commence à être envisagé comme une menace. Cyberharcèlement et fake news provoquent l’élection de Trump (2017) et le Brexit (2020)….

Démocratie ou dictature en temps de crises ?

extraits : La démocratie ? Le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. Ou, comme l’exprimait Winston Churchill : “La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes”. Avec la libre confrontation des idées, il s’agit pour les sociétés humaines de sortir des relations de pouvoirs pour les remplacer par des relations de coopération. La dictature va à l’inverse. Il semble que ce système autoritaire est en expansion dans beaucoup de pays, en Argentine par exemple….

Bilan 2024. L’autocratisation de la démocratie

extraits : au 31 décembre 2023, 71 % de la population mondiale (contre 48 % il y a dix ans) vivait dans une autocratie ; Sur les 60 pays qui ont organisé des scrutins nationaux, 31 sont des autocraties ; des dirigeants autoritaires ont été renforcés par les élections, comme en Russie ; En France, l’extrême droite a pris de l’ampleur, en Allemagne l’AfD progresse ; La cerise sur le gâteau, c’est évidemment la réélection de Donald Trump aux Etats-Unis…

Démocratie ou dictature, les tendances actuelles

extraits : Aujourd’hui, nous constatons que les principaux éléments qui, dans l’histoire, caractérisent une séquence précédant un basculement autoritaire sont en place : perte de repères, brutalisation, contestation des institutions et des élites, crispations identitaires, manipulation du langage, etc. L’extrémisme identitaire (religieux, nationaliste ou ethnique) durcit une opposition entre « eux » et « nous » potentiellement explosive et contagieuse. Personne ne maîtrise plus vraiment de tels engrenages enclenchés ou nourris par des apprentis sorciers croyant pouvoir instrumentaliser des passions qui finissent souvent par les dévorer eux-mêmes….

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Raphaël Glucksmann est-il un écologiste ?

La réponse de Perplexity : Non, Raphaël Glucksmann n’est pas un écologiste.

Il est le leader de Place publique, un mouvement social-démocrate et pro-européen, et conduit des listes avec le Parti socialiste (PS), comme aux européennes de 2019 et 2024. Il refuse les alliances avec les écologistes ou La France insoumise, il propose d’ouvrir son projet à des « humanistes et écologistes » mais en second cercle, sans en faire partie. Aucune information récente (jusqu’en 2026) ne l’associe à un parti écologiste ou à une étiquette verte.

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Macron, des Européennes aux Législatives (juin 2024)

extraits : Raphaël Glucksmann sur une union à gauche et écolo… « Voici les conditions : un soutien indéfectible à la construction européenne, un soutien indéfectible à la résistance ukrainienne, l’abrogation de la réforme des retraites, de l’assurance-chômage et de la loi “immigration”, une accélération de la transition écologique et un rejet de la brutalisation de la vie politique. Si ces conditions ne sont pas remplies, on ne fait pas alliance…. Je vais prendre mon bâton de pèlerin et soutenir tous les candidats face au RN qui auront adhéré à ces cinq points qui sont les cinq points basiques de respect de la démocratie et je ne fais pas ça pour être premier ministre. J’ai une idée, ça ne sera clairement pas Jean-Luc Mélenchon. Je pense à Laurent Berger [ancien secrétaire général de la CFDT] qui a incarné la lutte contre la réforme des retraites, qui a été d’une responsabilité aussi grande que l’irresponsabilité de notre président actuel. »…

Européennes 2024, du plus écolo au moins écolo (juin 2024)

extraits : Pour les Européennes 2024, et éclairer le vote du 9 juin, voici notre classement de la liste la plus écolo à la moins écolo . Nous nous appuyons sur les 15 professions de foi envoyées dans les boîtes aux lettres (sur une liste de 38 officielles).

1. Europe Écologie Marie Toussaint. « Pour l’Europe, pour nos vies, l’écologie ».

2. Réveiller l’Europe (Glucksmann). Les élections européennes du 9 juin 2024 sont les plus importantes de l’Histoire.

L’écologie se retrouve dans certains des 11 engagements, par exemple l’Europe du train, la sauvegarde des océans, l’agroécologie…

Claire Nouvian, militantisme et désespoir (janvier 2020)

extraits : Claire Nouvian, dégoûtée par les politicards… Présidente de l’association Bloom, Claire Nouvian a été l’une des fondatrices de Place Publique avec Raphaël Glucksmann. Leur mouvement a fait alliance aux européennes avec le PS. Elle raconte l’arrière-cuisine des partis, dont elle se dit « dégoûtée ». Extraits : Une poignée d’intrigants ont transformé Place publique en organe classique où règnent les luttes intestines et où les courtisans réussissent plus que les combattants. Loin d’être rappelés à l’ordre, ceux qui se sont le plus mal comportés ont au contraire pris du galon dans le premier cercle. Les arrivistes auront toujours, par définition, une longueur d’avance sur les autres puisqu’ils passent leurs journées à calculer leurs coups, puisqu’il n’y a rien d’autre dans leur horizon que leur carrière et la constitution d’une rente politique. Nous savons tous, en théorie, que la politique fonctionne ainsi, selon un système féodal d’allégeances, mais en faire l’expérience pratique change tout. J’ai été dégoûtée par cette forme de prostitution de la démocratie…

annexe : Raphaël Glucksmann est-il un pacifiste ?

La réponse de Perplexity : Raphaël Glucksmann n’est pas un pacifiste au sens strict. Bien qu’il défende une position nuancée sur les conflits internationaux, il s’oppose explicitement à certaines formes de passivité politique. Sur la question israélo-palestinienne, il affirme qu’on peut « soutenir le peuple de Gaza sans être ambigu vis-à-vis du terrorisme ». Son positionnement se caractérise surtout par une affirmation de la puissance européenne. Il déclare œuvrer « à l’affirmation de la puissance européenne, être au cœur de la construction d’une défense européenne autonome », ce qui s’oppose à une logique pacifiste traditionnelle. Son approche privilégie plutôt la stabilité institutionnelle et la construction d’une Europe forte, plutôt que le refus de toute forme de confrontation politique ou militaire.

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Les raisons de ne pas voter Mélenchon

La vraie nature du mélenchonisme

éditorial du MONDE : Depuis l’agression mortelle du militant néofasciste Quentin Deranque, le leader de LFI et ses cadres n’ont ni désavoué Raphaël Arnault, député « insoumis » du Vaucluse et fondateur de la Jeune Garde, ni pris leurs distances avec le groupe « antifasciste ». Après avoir offert à la vindicte en ligne les noms de plusieurs journalistes, il a promis de « vendre à la découpe » les « monopoles » dans la presse, dénonçant les « élites », les « croûtons », les « vieilles barbes ». Une volonté d’autoritarisme inquiétante.

L’homme de la gauche radicale s’est empressé de confirmer les craintes : sa future campagne présidentielle sera complotiste, brutale, désignera des ennemis dans une outrance verbale inarrêtable et n’hésitera pas à user des pires ressentiments pour flatter sa base. Recroquevillés dans une posture du « eux contre nous » et usant d’un double discours permanent sur les faits.Le résultat ne pourra être que la diabolisation de son mouvement, qu’il encourage, mais surtout de toute la gauche, ainsi prise en otage. Cette stratégie aux accents trumpistes fait le jeu du RN. La gauche doit au plus vite en tirer les conséquences, sous peine d’être entraînée par le fond. (extraits)

Le point de vue de la social-écologie

Il est certain que le positionnement médiatique de Jean-Luc Mélenchon hérisse une bonne partie de la gauche et rend donc impossible une victoire à la prochaine présidentielle. Nous ajoutons que la façon mélenchoniste de gouverner le mouvement des Insoumis est plus proche d’une manière totalitaire que d’une façon démocratique. La structure d’un mouvement politique qui privilégie « le chef » devait être un indicateur du vote des citoyens éclairés. Dans une démocratie, une figure de dictateur en puissance ne peut être tolérée. Prenons le cas des Insoumis soumis à Mélenchon.

– Les positions hiérarchiques sont mal définies : Jean-Luc Mélenchon dirige le parti, mais n’a aucun titre, si ce n’est celui de coprésident de l’Institut La Boétie ; Manuel Bompard, lui, est « coordinateur », un statut vague.

– Fin 2022, LFI a mis en place une forme de direction, la « coordination des espaces », mais le processus de nomination des membres de cette coordination reste opaque.

– Aucune contestation interne n’émerge, il faut avoir en tête les mots d’ordre du parti : fiabilité et loyauté au chef et à la ligne.

– Jean-Luc Mélenchon gardent la main sur la sélection des candidats. A la différence d’autres partis comme le PS, Les Républicains (LR), Les Ecologistes, le Parti communiste français (PCF), qui accordent dans la désignation des candidats une place importante aux instances locales et au vote des militants, l’investiture des candidats « insoumis » est assurée par un comité électoral national, à la faveur d’un processus centralisé.

– Les élections législatives servent d’abord à rétribuer les cadres dévoués et loyaux à l’égard de Jean-Luc Mélenchon (le noyau dur de fidèles), souvent parachutés dans de « bonnes » circonscriptions.

– Une nouvelle génération de jeunes cadres – Mathilde Panot, Antoine Léaument, Clémence Guetté, doivent tout au parti.

– La discipline est totale ; les purges de 2024 contre Alexis Corbière et Raquel Garrido ont mis en garde le reste des troupes. Le signal est d’autant plus fort que la plupart des députés « insoumis » n’ont pas de capital politique personnel et doivent leur élection à la marque LFI. 

– Les élus se taisent, même en cas de désaccord majeur, car l’épée de Damoclès d’un retrait d’investiture plane. 

– Il y a un grand flou sur les règles du jeu internes, alors que les partis politiques français sont généralement structurés de manière bureaucratique – au Parti socialiste (PS), il y a des fédérations, des conseils nationaux, des bureaux nationaux, des secrétariats nationaux…

– Il n’y a pas de congrès pour trancher entre différentes lignes politiques.

– LFI est un parti où le cadre organisationnel est minimal. N’importe qui peut adhérer au mouvement en quelques clics, sans avoir à payer de cotisation ; n’importe qui peut créer un groupe d’action au niveau local.

– Il y a un décalage entre l’invocation du peuple et la pratique partisane. Les CSP+ sont surreprésentés

– Le parti donne un sentiment de grande liberté à ses adhérents. L’horizontalité sur le terrain ne se comprend qu’à l’aune de la très grande verticalité décisionnelle du parti : le leader n’a pas de comptes à rendre aux militants.

– Ce modèle organisationnel est assez inédit en France. A une exception près : La République en marche (LRM), conçue en 2016 par l’actuel président de la République, Emmanuel Macron. Dans les deux cas, il n’y a pas d’adhésion, pas de congrès, pas de vote des adhérents, des investitures décidées par le haut et une très forte personnalisation autour du chef.

En somme, LFI ne représente guère le « peuple » et n’est pas très éloigné du RN ou du macronisme pour le plus grand malheur des classes populaires.

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Trump/Mélenchon, un profil de dictateurs

extraits : Comme dans tout scénario de mise en place d’une dictature, celui qui doute de son chef est un traître à éliminer. Nous ne voyons aucun différence comportementale entre l’homme d’Etat qu’est devenu Trump et l’homme d’État que voudrait devenir Mélenchon. Voici quelques extraits d’un livre consacré à ce personnage qui se veut présidentiable, « La Meute ». Comme dans tout scénario de mise en place d’une dictature, celui qui doute de son chef est un traître à éliminer. Nous ne voyons aucun différence comportementale entre l’homme d’Etat qu’est devenu Trump et l’homme d’État que voudrait devenir Mélenchon. Voici quelques extraits d’un livre consacré à ce personnage qui se veut présidentiable, « La Meute »….

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