politique

Trump perpétue le génocide américain

Trump est le descendant de génocidaires, il n’a historiquement aucun droit sur le territoire des Indiens qui peuplaient l’Amérique autrefois, et pourtant il revendique aujourd’hui le Canada, le Groenland, le Venezuela (son pétrole), l’Iran (son pétrole), etc. Il devrait lire pour essayer un tant soit peu de culpabiliser « Un génocide américain », le livre-enquête de l’historien Benjamin Madley.

Peu après la fin de la guerre américano-mexicaine (1846-1848), qui aboutit à la cession de la Californie aux Etats-Unis, les peuples autochtones de cette région ont été exterminés en toute impunité jusqu’en 1873. Le premier gouverneur du jeune Etat californien, Peter Burnett, a déclaré à ses administrés en 1851 qu’« une guerre d’extermination continuerait d’être menée entre les deux races, jusqu’à ce que la race indienne soit tout entière anéantie ». Aujourd’hui Trump veut exterminer la civilisation iranienne.

La découverte de pépites d’or dans l’arrière-pays de Califonie attira une horde de prospecteurs, bientôt suivis de colons et de familles entières. Les concessions aurifères, le moindre arpent de terre, furent attribués aux nouveaux venus, au mépris de tout droit d’antériorité des habitants premiers. Ces peuples menaient, dans ces régions isolées, une existence à peu près inchangée depuis des siècles. Ils furent massacrés, les Karuk, Yurok, Wintu, Yana… au cours de ce grand remplacement. L’état de guerre perpétuelle a créé une vaste zone de non-droit. Pendant près de trente ans, les milices locales « blanches » violèrent, tuèrent, mirent en esclavage les Amérindiens en toute impunité, avec l’accord tacite de Washington. A plusieurs reprises, l’armée des Etats-Unis contribua même au nettoyage ethnique, en recrutant sur place des « Volontaires de Californie » au passé criminel.

Les exactions californiennes des années 1846 à 1873, dépassant le registre de la violence coloniale, furent réellement une entreprise génocidaire, selon les termes de la convention des Nations unies de 1948. Les États-Unis peuvent difficilement se laver les mains de leur passé. C’est ce qu’ils font pourtant et leur action de rapines et d’éradication s’étend maintenant à la terre entière. Leur guerre avec Israël contre l’Iran et le Liban est significative de leur volonté impérialiste. Mais pour une fois ils éprouvent des résistances à leurs volontés de saccage !

Voici quelques éléments pour s’y retrouver dans une histoire sans queue ni tête puisqu’il s’agit de Trump :

– Les buts de la guerre déclenchée le 28 février 2026 par les Etats-Unis et Israël n’ont cessé de varier au fil des semaines. 

– le 5 avril, Donald Trump renonce à toute retenue oratoire : « Ouvrez le putain de détroit d’Ormuz, bande de bâtards cinglés, ou vous allez vivre en  enfer. »

– à la question d’un journaliste demandant si l’armée américaine était prête hier à mettre à exécution la menace de Donald Trump d’« anéantir une civilisation », le ministre Pete Hegseth a répondu : « Nous avions un objectif défini, prêt à être exécuté », mentionnant ensuite les ponts et les centrales électriques.

– le mardi 7 avril au matin, Trump emploie un langage génocidaire à l’encontre de l’Iran : « Une civilisation entière mourra ce soir pour ne plus jamais renaître. » Le soir, il publiait un message sur son réseau Truth Social pour annoncer un cessez-de-feu de deux semaines.

– Deux agences de presse iraniennes ont diffusé un plan en dix points qui correspondraient selon elles à la base de négociations avec les Etats-Unis. Il n’y a pas de confirmation officielle sur sa véracité, ce plan est contesté par les Etats-Unis.

– Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les Etats-Unis d’avoir violé trois des dix clauses proposées par l’Iran dans le cadre du cessez-le-feu et qui constituent, selon lui, une « base praticable pour les négociations ». Les trois violations sont le « non-respect » de la trêve au Liban, « l’intrusion d’un drone dans l’espace aérien iranien » et « la remise en cause du droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium »

– Donald Trump : « Il n’existe qu’un seul ensemble de “POINTS” importants acceptables pour les Etats-Unis, et nous en discuterons à huis clos. Ce sont ces POINTS qui constituent la base sur laquelle nous sommes convenus d’un cessez-le-feu. Il s’agit de quelque chose de raisonnable, qui peut être facilement mis en œuvre. »

– Le bilan des attaques israéliennes du 8 avril a été revu à la hausse par le ministère de la santé libanais, le nouveau bilan provisoire s’élevant à au moins 254 morts et 1 165 blessés.Jeudi sera « une journée de deuil national pour les martyrs et les blessés lors des attaques israéliennes qui ont visé des centaines de civils innocents et sans défense », a déclaré le premier ministre libanais.

– Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit « indigné par les morts et destructions dévastatrices » provoqués mercredi par les frappes israéliennes au Liban.

« L’ampleur des tueries et des destructions au Liban aujourd’hui est tout simplement épouvantable », a déclaré le Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), appelant la communauté internationale à aider à mettre fin au « cauchemar ».

– Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que « l’acceptation du cessez-le-feu par l’Iran est un signe clair de sa responsabilité et de sa réelle volonté de résoudre les conflits par la voie diplomatique ». Mais il a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban et a rappelé que cette revendication était l’une des conditions essentielles du plan en dix points pour une trêve de deux semaines décidée le 7 avril.

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Neutralité des journalistes, un fantasme

Nous avons reçu cette lettre de la « Maison commune de la décroissance »

C’est Jean Jaurès qui affirmait : « Il n’y a que le néant qui soit neutre ».

Dans l’exercice généralisé du commentaire permanent, la manipulation repose sur la confusion entre « neutralité » et « impartialité ». Alors que la neutralité est une chimère rhétorique et manipulatrice, l’impartialité est une exigence éthique. Dans tout énoncé factuel, il y a une part d’évaluation, tout énoncé est un jugement de valeur. Donnons un exemple.

Sur les chaînes (dite) d’information, les plateaux s’enchaînent pour commenter l’agression israélo-américaine contre l’Iran. L’écran est très souvent partagé en 2 : d’un côté, les images en boucle d’un impact ; de l’autre, le visage du commentateur dont l’intervention – elle aussi en boucle – semble se réduire à une description « neutre ». Pas un mot du droit international qui, s’il était pourtant évoqué, ne pourrait que condamner cette agression. Pas un mot pour dénoncer l’infantilisme des interventions du président américain. Pas un mot pour faire remarquer que Trump se justifie sur l’Iran comme Poutine sur l’Ukraine.

Faire passer la partialité pour de la neutralité en la dissimulant sous la factualité de faits n’est que mise en scène. Le discours politique de la neutralité est un dispositif de neutralisation. On place sur un pied d’équivalence les énoncés éclairés honnêtement (et donc discutables au sens de « soumis à la discussion ») et les « vérités alternatives » (qui sont indiscutables, au sens où, dénuées d’argumentation, elles ne sont que des opinions).

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En finir avec la « neutralité » scientifique

extraits : A-t-on le droit, lorsqu’on est scientifique, de s’engager dans le débat public ? A cette question devenue cruciale pour un nombre croissant de chercheurs, Sortir des labos pour défendre le vivant (Seuil, 72 pages, 4,90 euros) rédigé par une dizaine de membres du collectif Scientifiques en rébellion apporte une réponse argumentée. L’organisation, qui regroupe quelque 500 chercheurs issus de toutes disciplines…

neutralité du sport ?

extraits : Voyons comment on peut juger d’un certain Hein Verbruggen qui a une « certaine idée » du sport (LeMonde du 9.07.2008) : Hein Verbruggen défend la thèse de la  neutralité du sport, les athlètes n’ont pas à exprimer leurs opinions et les dissidents n’ont que se plier à la loi de leur pays (la Chine). En fait, président du comité d’évaluation des jeux de 2008, Hein Verbruggen sait bien que des jeux à Pékin ont tout le soutien de Coca Cola et autres sponsors, on décide « sur des bases techniques et non sur des questions politiques », on donne le pouvoir à Pékin parce que la Chine est un marché juteux pour les multinationales.  Hein Verbruggen s’occupe du fric, les jeux olympiques  sont devenus une histoire de fric, le fric étouffe le sens du politique….

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Brève, le prix de l’essence au plus bas

dépêche AFP. Le président Trump vient de terminer la guerre en Iran. Il a demandé à sa prodigieuse armée de plier bagage, la victoire ayant été assurée grâce à son magnifique sens de la négociation. En effet le Guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, a accepté de se rendre prochainement à la Maison Blanche pour ratifier un traité de paix qui devrait durer 1000 ans.

Les conditions du traité ne sont pas encore connues, mais Trump l’affirme, jamais les États-Unis n’ont connu dans toute son histoire un tel événement. Une voie royale s’est ouverte pour un prix Nobel de la paix…

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L’esprit démocratique évacué par le numérique

Des formulations aussi vagues et ambiguës ne visent qu’à endormir les gens – « liberté », « démocratie », et tous ces termes respectables. Ce sont des slogans rassurants. Ils favorisent les discussions oiseuses, et personne ne s’aperçoit de l’extraordinaire imprécision de ces propos. Un slogan comme « Démocratie » est en réalité un soporifique. Des dictatures se veulent des démocraties « populaires », l’occident a adopté une démocratie formelle où certains tirent les ficelles, c’est à ne plus rien comprendre. On peut passer très facilement du populisme à la dictature, les exemples contemporains sont nombreux. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump par les urnes montre que la démocratie peut se fourvoyer. Et ce n’est pas un cas isolé.

L’idéal démocratique repose théoriquement sur quatre principes : l’élection des gouvernants par des citoyens éclairés, la capacité d’indépendance des élus, la liberté d’expression des gouvernés, mais surtout la mise à l’épreuve des choix politiques par une discussion publique informée et civilisée. Or la multiplication des sources d’information, au lieu de valoriser le dialogue démocratique, enferme les opinions dans des grottes différenciées dont on ne sort jamais. Une seule solution, lire ce blog et se désintéresser des réseaux sociaux.

Historique de la démocratie en marche

Le XIXe siècle était l’époque non pas des journalistes, mais des « publicistes » : on ne se préoccupe pas de produire une écriture journalistique « objective », on est au service d’une cause. Au tournant du XXe siècle émerge cependant un journalisme plus professionnel, dont l’ambition est désormais de diffuser des « nouvelles ». Une consommation de masse est rendue possible par les politiques scolaires de la IIIe République qui créent un public alphabétisé. De plus la consultation des médias est accessibles à faibles coûts grâce aux rotatives qji impriment en quantité grâce à une bobine de papier.

On peut alors construire un régime de vérité fondé sur la science, la raison et les faits. Les journalistes peuvent alors revendiquer un rôle de « centre de vérité » qui devient un contre-pouvoir si nécessaire.

L’impasse démocratique actuelle

Au tournant des années 2000, ce paysage favorable à l’expression démocratique est bouleversé par la démultiplication des chaînes de télévision et l’apparition des réseaux socio-numériques. Ces formes de communication sont destinées à des publics segmentés. Le régime de vérité du XIXe siècle s’en trouve modifié : l’opinion publique se conjugue désormais non plus au singulier, mais au pluriel. Cette polyphonie des énonciateurs de vérités engendre un phénomène de « diversification centrifuge ».

Les prises de parole et les visions du monde ne se croisent plus de manière contradictoire dans un espace public pluraliste et critique. Or ces échanges constituaient l’un des principaux piliers des régimes démocratiques.

Le point de vue des écologistes démocrates

– Hegel écrivait que la lecture du journal du matin était la messe de l’homme moderne.

– Aujourd’hui il est a craindre que les jeunes ne s’informent que sur les réseaux sociaux et se laisser berner par les influenceurs, les algorithmes et les chambres d’écho sans pouvoir développer leur libre arbitre.

– Le phénomène des bulles cognitives est la plus grande des menaces contre la démocratie.

– De plus la politique d’audience et la toute puissance de la publicité contribuent à la mise en avant des faits divers à la place de l’analyse approfondie.

– Si prévaut l’émotion du moment, alors oui la démocratie disparaît.

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Techno-numérique = absence de démocratie

extraits : Les acteurs du secteur se sont empressés de promouvoir leurs produits en insistant sur leurs qualités supposément pro-démocratiques. On démocratise l’accès à l’information, on constitue ainsi une nouvelle démocratie, horizontale. : le citoyens lambda fait irruption dans l’espace médiatique. Internet, à travers la forme réseau, allait produire une société réticulaire dégagée des macropouvoirs. Mais au milieu des années 2010, le numérique commence à être envisagé comme une menace. Cyberharcèlement et fake news provoquent l’élection de Trump (2017) et le Brexit (2020)….

Démocratie ou dictature en temps de crises ?

extraits : La démocratie ? Le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. Ou, comme l’exprimait Winston Churchill : “La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes”. Avec la libre confrontation des idées, il s’agit pour les sociétés humaines de sortir des relations de pouvoirs pour les remplacer par des relations de coopération. La dictature va à l’inverse. Il semble que ce système autoritaire est en expansion dans beaucoup de pays, en Argentine par exemple….

Bilan 2024. L’autocratisation de la démocratie

extraits : au 31 décembre 2023, 71 % de la population mondiale (contre 48 % il y a dix ans) vivait dans une autocratie ; Sur les 60 pays qui ont organisé des scrutins nationaux, 31 sont des autocraties ; des dirigeants autoritaires ont été renforcés par les élections, comme en Russie ; En France, l’extrême droite a pris de l’ampleur, en Allemagne l’AfD progresse ; La cerise sur le gâteau, c’est évidemment la réélection de Donald Trump aux Etats-Unis…

Démocratie ou dictature, les tendances actuelles

extraits : Aujourd’hui, nous constatons que les principaux éléments qui, dans l’histoire, caractérisent une séquence précédant un basculement autoritaire sont en place : perte de repères, brutalisation, contestation des institutions et des élites, crispations identitaires, manipulation du langage, etc. L’extrémisme identitaire (religieux, nationaliste ou ethnique) durcit une opposition entre « eux » et « nous » potentiellement explosive et contagieuse. Personne ne maîtrise plus vraiment de tels engrenages enclenchés ou nourris par des apprentis sorciers croyant pouvoir instrumentaliser des passions qui finissent souvent par les dévorer eux-mêmes….

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Raphaël Glucksmann est-il un écologiste ?

La réponse de Perplexity : Non, Raphaël Glucksmann n’est pas un écologiste.

Il est le leader de Place publique, un mouvement social-démocrate et pro-européen, et conduit des listes avec le Parti socialiste (PS), comme aux européennes de 2019 et 2024. Il refuse les alliances avec les écologistes ou La France insoumise, il propose d’ouvrir son projet à des « humanistes et écologistes » mais en second cercle, sans en faire partie. Aucune information récente (jusqu’en 2026) ne l’associe à un parti écologiste ou à une étiquette verte.

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Macron, des Européennes aux Législatives (juin 2024)

extraits : Raphaël Glucksmann sur une union à gauche et écolo… « Voici les conditions : un soutien indéfectible à la construction européenne, un soutien indéfectible à la résistance ukrainienne, l’abrogation de la réforme des retraites, de l’assurance-chômage et de la loi “immigration”, une accélération de la transition écologique et un rejet de la brutalisation de la vie politique. Si ces conditions ne sont pas remplies, on ne fait pas alliance…. Je vais prendre mon bâton de pèlerin et soutenir tous les candidats face au RN qui auront adhéré à ces cinq points qui sont les cinq points basiques de respect de la démocratie et je ne fais pas ça pour être premier ministre. J’ai une idée, ça ne sera clairement pas Jean-Luc Mélenchon. Je pense à Laurent Berger [ancien secrétaire général de la CFDT] qui a incarné la lutte contre la réforme des retraites, qui a été d’une responsabilité aussi grande que l’irresponsabilité de notre président actuel. »…

Européennes 2024, du plus écolo au moins écolo (juin 2024)

extraits : Pour les Européennes 2024, et éclairer le vote du 9 juin, voici notre classement de la liste la plus écolo à la moins écolo . Nous nous appuyons sur les 15 professions de foi envoyées dans les boîtes aux lettres (sur une liste de 38 officielles).

1. Europe Écologie Marie Toussaint. « Pour l’Europe, pour nos vies, l’écologie ».

2. Réveiller l’Europe (Glucksmann). Les élections européennes du 9 juin 2024 sont les plus importantes de l’Histoire.

L’écologie se retrouve dans certains des 11 engagements, par exemple l’Europe du train, la sauvegarde des océans, l’agroécologie…

Claire Nouvian, militantisme et désespoir (janvier 2020)

extraits : Claire Nouvian, dégoûtée par les politicards… Présidente de l’association Bloom, Claire Nouvian a été l’une des fondatrices de Place Publique avec Raphaël Glucksmann. Leur mouvement a fait alliance aux européennes avec le PS. Elle raconte l’arrière-cuisine des partis, dont elle se dit « dégoûtée ». Extraits : Une poignée d’intrigants ont transformé Place publique en organe classique où règnent les luttes intestines et où les courtisans réussissent plus que les combattants. Loin d’être rappelés à l’ordre, ceux qui se sont le plus mal comportés ont au contraire pris du galon dans le premier cercle. Les arrivistes auront toujours, par définition, une longueur d’avance sur les autres puisqu’ils passent leurs journées à calculer leurs coups, puisqu’il n’y a rien d’autre dans leur horizon que leur carrière et la constitution d’une rente politique. Nous savons tous, en théorie, que la politique fonctionne ainsi, selon un système féodal d’allégeances, mais en faire l’expérience pratique change tout. J’ai été dégoûtée par cette forme de prostitution de la démocratie…

annexe : Raphaël Glucksmann est-il un pacifiste ?

La réponse de Perplexity : Raphaël Glucksmann n’est pas un pacifiste au sens strict. Bien qu’il défende une position nuancée sur les conflits internationaux, il s’oppose explicitement à certaines formes de passivité politique. Sur la question israélo-palestinienne, il affirme qu’on peut « soutenir le peuple de Gaza sans être ambigu vis-à-vis du terrorisme ». Son positionnement se caractérise surtout par une affirmation de la puissance européenne. Il déclare œuvrer « à l’affirmation de la puissance européenne, être au cœur de la construction d’une défense européenne autonome », ce qui s’oppose à une logique pacifiste traditionnelle. Son approche privilégie plutôt la stabilité institutionnelle et la construction d’une Europe forte, plutôt que le refus de toute forme de confrontation politique ou militaire.

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Les raisons de ne pas voter Mélenchon

La vraie nature du mélenchonisme

éditorial du MONDE : Depuis l’agression mortelle du militant néofasciste Quentin Deranque, le leader de LFI et ses cadres n’ont ni désavoué Raphaël Arnault, député « insoumis » du Vaucluse et fondateur de la Jeune Garde, ni pris leurs distances avec le groupe « antifasciste ». Après avoir offert à la vindicte en ligne les noms de plusieurs journalistes, il a promis de « vendre à la découpe » les « monopoles » dans la presse, dénonçant les « élites », les « croûtons », les « vieilles barbes ». Une volonté d’autoritarisme inquiétante.

L’homme de la gauche radicale s’est empressé de confirmer les craintes : sa future campagne présidentielle sera complotiste, brutale, désignera des ennemis dans une outrance verbale inarrêtable et n’hésitera pas à user des pires ressentiments pour flatter sa base. Recroquevillés dans une posture du « eux contre nous » et usant d’un double discours permanent sur les faits.Le résultat ne pourra être que la diabolisation de son mouvement, qu’il encourage, mais surtout de toute la gauche, ainsi prise en otage. Cette stratégie aux accents trumpistes fait le jeu du RN. La gauche doit au plus vite en tirer les conséquences, sous peine d’être entraînée par le fond. (extraits)

Le point de vue de la social-écologie

Il est certain que le positionnement médiatique de Jean-Luc Mélenchon hérisse une bonne partie de la gauche et rend donc impossible une victoire à la prochaine présidentielle. Nous ajoutons que la façon mélenchoniste de gouverner le mouvement des Insoumis est plus proche d’une manière totalitaire que d’une façon démocratique. La structure d’un mouvement politique qui privilégie « le chef » devait être un indicateur du vote des citoyens éclairés. Dans une démocratie, une figure de dictateur en puissance ne peut être tolérée. Prenons le cas des Insoumis soumis à Mélenchon.

– Les positions hiérarchiques sont mal définies : Jean-Luc Mélenchon dirige le parti, mais n’a aucun titre, si ce n’est celui de coprésident de l’Institut La Boétie ; Manuel Bompard, lui, est « coordinateur », un statut vague.

– Fin 2022, LFI a mis en place une forme de direction, la « coordination des espaces », mais le processus de nomination des membres de cette coordination reste opaque.

– Aucune contestation interne n’émerge, il faut avoir en tête les mots d’ordre du parti : fiabilité et loyauté au chef et à la ligne.

– Jean-Luc Mélenchon gardent la main sur la sélection des candidats. A la différence d’autres partis comme le PS, Les Républicains (LR), Les Ecologistes, le Parti communiste français (PCF), qui accordent dans la désignation des candidats une place importante aux instances locales et au vote des militants, l’investiture des candidats « insoumis » est assurée par un comité électoral national, à la faveur d’un processus centralisé.

– Les élections législatives servent d’abord à rétribuer les cadres dévoués et loyaux à l’égard de Jean-Luc Mélenchon (le noyau dur de fidèles), souvent parachutés dans de « bonnes » circonscriptions.

– Une nouvelle génération de jeunes cadres – Mathilde Panot, Antoine Léaument, Clémence Guetté, doivent tout au parti.

– La discipline est totale ; les purges de 2024 contre Alexis Corbière et Raquel Garrido ont mis en garde le reste des troupes. Le signal est d’autant plus fort que la plupart des députés « insoumis » n’ont pas de capital politique personnel et doivent leur élection à la marque LFI. 

– Les élus se taisent, même en cas de désaccord majeur, car l’épée de Damoclès d’un retrait d’investiture plane. 

– Il y a un grand flou sur les règles du jeu internes, alors que les partis politiques français sont généralement structurés de manière bureaucratique – au Parti socialiste (PS), il y a des fédérations, des conseils nationaux, des bureaux nationaux, des secrétariats nationaux…

– Il n’y a pas de congrès pour trancher entre différentes lignes politiques.

– LFI est un parti où le cadre organisationnel est minimal. N’importe qui peut adhérer au mouvement en quelques clics, sans avoir à payer de cotisation ; n’importe qui peut créer un groupe d’action au niveau local.

– Il y a un décalage entre l’invocation du peuple et la pratique partisane. Les CSP+ sont surreprésentés

– Le parti donne un sentiment de grande liberté à ses adhérents. L’horizontalité sur le terrain ne se comprend qu’à l’aune de la très grande verticalité décisionnelle du parti : le leader n’a pas de comptes à rendre aux militants.

– Ce modèle organisationnel est assez inédit en France. A une exception près : La République en marche (LRM), conçue en 2016 par l’actuel président de la République, Emmanuel Macron. Dans les deux cas, il n’y a pas d’adhésion, pas de congrès, pas de vote des adhérents, des investitures décidées par le haut et une très forte personnalisation autour du chef.

En somme, LFI ne représente guère le « peuple » et n’est pas très éloigné du RN ou du macronisme pour le plus grand malheur des classes populaires.

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Trump/Mélenchon, un profil de dictateurs

extraits : Comme dans tout scénario de mise en place d’une dictature, celui qui doute de son chef est un traître à éliminer. Nous ne voyons aucun différence comportementale entre l’homme d’Etat qu’est devenu Trump et l’homme d’État que voudrait devenir Mélenchon. Voici quelques extraits d’un livre consacré à ce personnage qui se veut présidentiable, « La Meute ». Comme dans tout scénario de mise en place d’une dictature, celui qui doute de son chef est un traître à éliminer. Nous ne voyons aucun différence comportementale entre l’homme d’Etat qu’est devenu Trump et l’homme d’État que voudrait devenir Mélenchon. Voici quelques extraits d’un livre consacré à ce personnage qui se veut présidentiable, « La Meute »….

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Deux États fascisants attaquent leur alter ego

De la part de notre correspondant à Téhéran

Les Etats-Unis et Israël ont attaqué lourdement l’Iran et tué de nombreuses personnes, dont beaucoup d’enfants selon les premières informations. Derrière l’écran des réjouissances de nombreux Iraniens qui ont subi une féroce répression en janvier sans réaction trumpiste, le multilatéralisme et la paix reculent sans cesse en cette année 2026. Deux États fascisants viennent en « sauver » un autre, et on commence à applaudir dans certains cénacles de notre côté.

En 1979, les Iraniens ont chassé le Shah et son régime dictatorial, mais ont commis une grosse erreur en acceptant de le remplacer par l’ayatollah Khomeiny. Une autre sorte de gouvernance autoritaire s’est installée, avec tout ce qui accompagne ce type de régime. Les Iraniens sont responsables de la mise en place de ce régime. C’est donc très logiquement à eux de le réformer ou de le remplacer par un autre, selon leur mode de pensée et non celui d’un impérialisme occidental. Les pays occidentaux, notoirement la France, ont fait en sorte de déclencher une guerre terrible contre l’Iran par Irak de Saddam Hussein interposé, qui a produit 1 000 000 de morts. Les Iraniens se souvenaient aussi que les anglo-saxons avait renversé le Premier ministre Mossadegh en 1953. Leur hostilité est parfaitement légitime.

Un de mes amis est allé visiter l’Iran dans les années 2010. Il m’a raconté que quand on s’éloignait de Téhéran, dans le sud, les femmes portaient le voile sur l’arrière de la tête et non strictement sur et autour de la tête. Le régime a connu des périodes de libéralisation et pouvait évoluer durablement dans ce sens, y compris vers une dose de laïcité*. Les femmes iraniennes sont beaucoup plus autonomes, instruites et diplômées que dans nombre de pays arabes voisins, une évolution favorable est donc possible. Ces choses-là prennent du temps, connaissent des retours en arrière et peuvent finir par se consolider. Il ne fallait donc pas la contrarier, et d’ailleurs de quel droit ? Mais les Occidentaux ont préféré se déclarer de très loin solidaires des femmes iraniennes, mais pas saoudiennes, émiraties ou bahreïnies. Quelle lucidité !

À partir du moment ou le régime des mollahs a dirigé le pays, les pressions, les menaces, les « sanctions » ** ont plu sur les deux pays. Les soutiens à l’opposition iranienne venus d’Occident ont fait que le régime s’est durci. Quand on a les États-Unis (et d’autres pays qui l’accompagnent servilement) à ses trousses, le pouvoir devient paranoïaque, verrouille tout, les éléments démocratiques se désagrègent, la peur s’installe. Le peuple souffre de ces « sanctions » et se révolte. Le système tourne alors comme une mécanique efficace, en progressant jusqu’à une contestation importante à l’intérieur. La violence politique, la répression, la surveillance policière se développent. Nous en sommes arrivés à un paroxysme ces dernières années.

Mon sentiment est donc que les Occidentaux donneurs de leçons ont assez probablement entravé une marche vers un peu plus de liberté et en tout cas vers une vie plus confortable, sans les multiples privations engendrées par « les sanctions ». Ils auraient pu s’indigner contre la très dure répression à Bahreïn durant les printemps arabes, mais comme ce pays n’est pas hostile aux États-Unis, pour ne pas dire soumis (il y a une basse militaire US là-bas), nos partis politiques et leurs militants, les médias plutôt suivistes n’ont cessé d’avoir l’Iran dans leur viseur, de façon parfaitement arbitraire et injuste quand on voit le mal qui a été fait à ce pays du temps où Saddam Hussein dirigeait l’Irak.

Pour être franc, je ne vois pas de quel droit nos pays se sont mêlés de l’évolution de la société persane. Nous devrions balayer sans cesse devant notre porte, cesser d’inonder la planète de nos armes. Quand on se souvient que des entreprises françaises se sont piteusement retirées d’Iran sous la menace tyrannique des Etats-Unis via leur roi-dollar et que notre petit président approuve l’enlèvement de Nicolas Maduro et demande aujourd’hui à l’Iran agressé militairement de ne pas répliquer, je trouve que c’est d’abord le régime français qu’il faut changer.
Philippe

* D’ailleurs, les deux États qui viennent d’agresser l’Iran ne sont pas des modèles de laïcité !
** Pour être habilité à infliger des sanctions, il faut être investi d’une autorité, ce qui n’est pas le cas. Tous les États reconnus par l’ONU sont par principe égaux entre eux, ce qui semble échapper un peu à beaucoup de nos contemporains
PS : Quand on voit à quel point le chef de la diplomatie française inverse les responsabilités dans la guerre en cours au Moyen-Orient en prétendant que les Etats dotés de bases militaires US n’ont pas choisi d’être liés ou impactés par les opérations de Washington et Tel-Aviv !!!

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Une gifle monumentale donnée à Trump

Droits de douane : la grande gifle de la Cour suprême à Donald Trump

lemonde.fr : Six magistrats sur neuf, dont trois conservateurs, ont estimé que les droits de douane de Donald Trump sont illégaux au regard du droit américain. La décision rendue vendredi 20 février par la Cour suprême des Etats-Unis est un séisme aussi bien juridique, politique qu’économique. Les juges ont décidé d’annuler une grande partie des droits de douane imposés par la Maison Blanche à la quasi-totalité du reste de la planète. La plus haute juridiction du pays, à majorité conservatrice, prive la Maison Blanche du pilier de sa politique économique, elle met un coup d’arrêt à l’extension du pouvoir exécutif au détriment du législatif, et elle ouvre une grande période d’incertitude dans le commerce mondial.

– Dans la rhétorique trumpienne, le déficit commercial entretenu par les Etats-Unis vis-à-vis de la quasi-totalité des autres pays de la planète prouve que ces derniers profitent de la générosité américaine, ce qui justifierait l’urgence à intervenir – une thèse largement contestée par les économistes.

– Selon les magistrats, l’administration Trump a surinterprété une loi spéciale datant des années 1970, l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), qui confère à la Maison Blanche, en cas de situation d’urgence, des pouvoirs exceptionnels pour contrôler les importations. Aux Etats-Unis, le pouvoir d’instaurer la fiscalité revient au Congrès.

« Le président affirme son pouvoir extraordinaire pour imposer unilatéralement des droits de douane d’un montant, d’une durée et d’une portée illimités. A la lumière de leur ampleur, de l’histoire, de la Constitution, et du contexte dans lequel il affirme cette autorité affirmée, il doit identifier clairement l’autorisation du Congrès qui l’autorise à l’exercer. » Autrement dit, Donald Trump ne peut pas faire dire à une loi ce qu’elle ne dit pas expressément.

La Maison Blanche semble avoir touché aux limites de la bienveillance de la Cour suprême.

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Municipales, Les Écologistes sont avec qui ?

Des cadres écologistes ont décidé de claquer la porte du parti pour rejoindre les listes portées par La France insoumise (LFI). D’autres préfèrent porter des listes d’alliance avec le Parti socialiste (PS). Les choix d’alliances sont décidés localement par les militants, on voit des scissions et des recompositions un peu partout. Chez Les Écologistes de Paris, la scission menaçait depuis la signature de l’accord de premier tour avec les socialistes, les communistes et Place publique. La direction écologiste voit dans cette fronde « une opération de déstabilisation de l’extérieure » menée par les « insoumis ». D’autres déplorent une « fusion-absorption des Écologistes par les socialistes ».

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/01/30/municipales-2026-une-fronde-et-des-departs-qui-fragilisent-les-ecologistes-de-marine-tondelier_6664816_823448.html

Le point de vue des vrais écologistes, à ne pas confondre avec les faux écologistes

– Aucune mention de l’urgence écologique dans l’ensemble de cet article. Je préfère un ou une candidat(e) qui porte seul la parole écolo plutôt qu’un gloubi-boulga sans aucun attrait, si ce n’est la confusion des valeurs. La tambouille électoraliste étouffe tout parole qui dit la vérité sur les efforts à accomplir, que ce soit au niveau local ou global, pour changer de direction sur une planète qui brûle. L’exercice du pouvoir n’importe que si on porte un programme adapté aux réalités de notre temps et pas au jeu partisan. Comme l’écrivait Thoreau, « si j’ai raison contre tout le monde, j’ai déjà la majorité d’une voix ».

– Les écologistes ont peur de leur ombre depuis 1993 . Année du commencement de la fin de l’écologie indépendante au profit de l ’écologie estampillée ’’de gauche.’’

– Le parti des Verts, au départ porteur d’un véritable projet de société écolo du temps de René Dumont, est devenu progressivement une succursale d’une idéologie très à gauche, si ce n’est d’extrême gauche.

– Plus la gauche est marginalisée sur l’échiquier politique, plus elle se déchire et accélère sa chute. Et ça continuera tant que Mélenchon sera là.

– Quand un parti fait le choix de ne s’adresser qu’à l’électorat de gauche en ignorant l’électorat écologiste du centre, il se trouve entre deux pôles plus puissants que lui , PS et LFI. Faute d’espace électoral, il est condamné à la marginalisation voire à la disparition.

– C’est sur qu’il va falloir ramer pour faire comprendre à l’immense majorité des français qui rejette radicalement LFI que l’écologie ne se limite pas aux partis politiques.

– Les VRAIS écolos ont quitté discrètement les Verts au fil des ans, le panier de crabes. Ils regardent ébahis la stagnation d’un parti qui rate tout et qui finit même par jeter un certain discrédit sur les associations soucieuses de l’environnement.

– Face au rouleau compresseur des extrêmes droites décomplexées qui labourent le paysage politique français, l’heure est aux convictions solides, enracinées et assumées.

– Pour que l’écologie vive, à mort « Les Ecologistes » ?

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A tous ceux qui aiment Donald Trump à la folie

Sous Trump, le pouvoir ne repose pas sur un système – les fameux checks and balances, les freins et les contrepoids mis en place par la Constitution de 1787 afin qu’aucune des institutions n’abuse de ses prérogatives. Le 47e président américain coche toutes les cases du culte de la personnalité, l’ego lui tient lieu de boussole politique. Aux ressorts des régimes autoritaires, Trump ajoute un sens exacerbé de la mise en scène.

Le 2 mai 2025, il est assis sur le trône papal avec mitre, soutane blanche et croix, à quelques jours de l’ouverture du conclave, réuni à Rome pour élire le nouveau souverain pontife.

Le 19 octobre 2025, une vidéo le montre aux commandes d’un bombardier, baptisé « King Trump », qui déverse des monceaux d’excréments sur les manifestants.

En décembre 2025, le portrait du président MAGA (« Make America Great Again ») est apparu sur le forfait annuel d’entrée dans les parcs nationaux.

Le 19 décembre 2025, il a fait inscrire son nom sur le Kennedy Center, l’institution culturelle de Washington créée par une loi du Congrès.

Le 11 janvier 2026, Donald Trump a posté sa photo officielle sur le réseau Truth Social, accompagnée de cette légende : « Président par intérim du Venezuela ».

Le 20 janvier 2026, Donald Trump publiait une photo le montrant en train de planter un drapeau américain sur la banquise, en compagnie du vice-président, J. D. Vance, et du secrétaire d’Etat, Marco Rubio : « Groenland, territoire américain, établi en 2026. »

Le Trésor a même prévu de mettre en circulation une pièce de 1 dollar à l’effigie de Donald Trump.

Ces hommes forts et narcissiques prospèrent dans le chaos. Une saturation médiatique qui ne doit rien au hasard. Les dérives autoritaires commencent souvent par des gestes symboliques, perçus comme provocateurs ou grotesques, mais qui habituent l’opinion à l’idée d’excès. Et qui, multipliés à l’envi, désensibilisent les citoyens. Ainsi va la marche vers la dictature…

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La rupture écologique est possible, comment ?

Denis Langlois a écrit un livre en 2018, « Et si la révolution était possible »… dans la joie et la non-violence.

page 11 : « C’est faire un pari apparemment perdu d’avance. Miser à un contre cent millions, mais le un est primordial. Croire que l’humain peut devenir autre que ce qu’il est. »

page 25 : « Il nous faut rompre avec les méthodes qui ont été déjà utilisée et ont abouti à des échecs. Cela implique qu’il n’y a pas de leaders, pas d’appareils soucieux d’abord de leur pouvoir. Seulement des militants et des militantes librement désignés que l’on a chargé de mandats précis, limités dans le temps et résiliables à tout moment. »

Si j’ai bien compris le contenu global de ce livre, il correspond à ce que je croyais autrefois d’un mouvement révolutionnaire en marche, de la base vers une organisation collective. Maintenant à 78 ans j’en suis bien revenu de demander aux gens ce qu’ils voudraient de bien pour eux et la société.

Macron a essayé avec « le grand débat » de faire des cahiers de doléances au niveau national. Plus de la moitié des textes rédigés comportent moins de dix mots ; par contre on peut observer une forme de frénésie, le participant le plus actif a déposé 472 contributions. Il ne fallait pas être grand-clerc pour donner à l’avance ce qui ressortirait de ce « grand » débat : une demande massive de baisse d’impôts. Sans savoir quoi réduire et comment, à plus forte raison déterminer ce qu’il faut dégraisser comme surnuméraires. Les injonctions sur le climat sont contradictoires, nécessité de la taxe carbone mais forte défiance (55 %) quant à une forme de fiscalité sur le diesel ou l’essence pour modifier les comportements. De toute façon, Il n’y a eu aucune utilisation des résultats malgré son organisation officielle et nationale.

Sur ce blog biosphere, nous avons dénoncé depuis le début cette mascarade de démocratie d’origine politicienne.

16 janvier 2019, Sur ce blog biosphere, nous pensons que l’écologie ne sortira pas grandie d’un débat national improvisé faisant intervenir des individualités (tout le monde a la parole) sans donner de cadre aux diverses discussions (les mairies?) ni d’assurances sur la prise en compte des résultats. Le Grenelle de l’environnement était organisé de façon beaucoup plus sérieuse, et pourtant il n’avait abouti au parlement qu’à concéder des miettes.

24 février 2019, Corinne Lepage, ex-ministre de l’écologie : « A l’heure qu’il est, nul ne sait, sauf peut-être le président de la République, comment s’achèvera le « grand débat national » et sur quelles sortes de propositions, qu’elles soient organisationnelles ou de fond, il débouchera. Mais le malheur veut que, « en même temps », tous les instruments du débat public soient progressivement déconstruits ou programmés pour l’être. Tout d’abord, la suppression des enquêtes publiques… Vient ensuite la réduction massive du champ de l’étude d’impact environnemental… S’ajoute l’objectif du conseil d’État qui vise à réduire au minimum la recevabilité des recours… La France est désormais un pays dans lequel il est quasiment impossible, quelles que soient les illégalités, de gagner un procès contre EDF, Total et quelques autres totems de notre système… Enfin, cerise sur le gâteau, il s’agit désormais de supprimer le seul sas de débat public qui existait réellement, celui de la Commission nationale du débat public.

Nous avons des instruments institutionnels de prévoir dans la durée, nous ne les utilisons pas. Le mouvement d’idées ne peut partir de la base pour remonter vers le sommet (des mandataires). Il y a en effet trop de demandes et trop de contradictions dans les demandes et beaucoup de demandes impossible à satisfaire. Le seul truc qui a marché historiquement, ce sont les Évangiles et le manifeste du parti communiste qui reposent chacun sur la parole d’un seul homme. Mais on a vu dans l’un et l’autre cas la dénaturation de ce qui se voulait à l’origine utopique et généreux.

Il nous faut penser autrement. Les conférences de consensus et une Chambre du futur peuvent ouvrir la voie.

Quelle démocratie pour une société écologisée ?

extraits : Il faut instituer un nouveau pouvoir qui pourrait se caractériser par sa capacité à tenir un discours complexe, celui de l’écologie en interrelations avec l’économique et le social. On peut penser à deux formes de délibération démocratique, les conférences de consensus et la Chambre du futur.

Conférences de consensus

Sur une thématique particulière, par exemple la taxe carbone, un comité d’organisation constitue un panel représentatif de la population ordinaire, c’est-à-dire non expert de la question étudiée. Les membres sont tirés au sort. Il faut lutter contre l’hyper-spécialisation contemporaine qui transforme les  individus en serviteurs d’une structure, par exemple une entreprise, un syndicat, un parti politique, etc. Il y a ensuite formation poussée de ce groupe de citoyen, avec audition d’experts, pas seulement scientifiques, mais aussi associatifs ou concernés. De cet apprentissage doit résulter la recherche par le groupe de la meilleure décision à prendre. A toutes les étapes de cette réflexion collective, la transparence sera requise grâce à la vidéo et à la publicité de la procédure. La démocratie aurait même tout à gagner à enfermer ce panel de citoyens entre quatre murs pour en faire une émission de télé-réalité qui, pour une fois, servirait à quelque chose.

Chambre du futur 

C’est la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) qui propose cette instance améliorée. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) deviendrait être une véritable assemblée du long terme ayant le pouvoir d’imposer, dans la fabrication de la loi, la prise en compte des évolutions climatiques et écologiques. Cette assemblée aurait même un pouvoir d’initiative spéciale sur les grands projets liés aux questions de long terme et un « droit de veto suspensif » vis-à-vis de projets de loi adoptés mais pas encore promulgués. Ce droit de veto contraindrait le Parlement à revoir sa copie. Dans le projet de la FNH, la Chambre du Futur serait composée de « deux collèges tirés au sort: un collège de scientifiques et de personnes reconnues pour leurs compétences environnementales et un collège de citoyens ». Aux côtés de cette « assemblée du long terme », des scientifiques assureraient une « veille scientifique ».

Mais le seul mouvement qui importe à l’heure actuelle, vu les détériorations structurelles dans lesquelles nous sommes, c’est l’idée de décroissance. Elle commence à être propagée par une élite intellectuelle d’avant-garde. Elle se diffuse ensuite dans la population. Tout changement commence par une modification de l’imaginaire social. Le PIB et son orientation croissanciste avait débouché sur la société de consommation. La grande crise énergétique qui se profile, avec toutes les perturbations socio-économique que cela va entraîner, obligera à mettre la croissance économique aux rang des idées fausses.

Michel Sourrouille

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21 janvier 2026, tous nos articles sur Trump

Donald Trump est un illettré en histoire, analphabète en géopolitique, allergique aux mécanismes économiques, ignorant en terme de stratégie militaire et complètement ignare en termes de respect des personnes. Mais il est pourtant devenu par deux fois le président des Etats-Unis, la première puissance mondiale. Voici nos écrits sur la saga Trump.

11 novembre 2016, Ne nous TRUMPons pas, nous l’avons bien cherché (son premier mandat)

extraits : Donald Trump prendra officiellement ses fonctions le 20 janvier 2017. Pas de quoi trumpeter pour les écolos. Mais ne nous TRUMPons pas, nous l’avons bien cherché, c’est ce que les États-Unis attendaient. Il n’y a rien à dire sauf à contester une forme de démocratie élective. Si le peuple adule les trump-la-mort, qu’y faire ? Pourtant cette victoire en trump-l’oeil annonce des lendemains qui déchantent. Ce n’est pas une petite trumpette que nous allons faire avec la montée des eaux causés par le réchauffement climatique, ce sera le grand bain pour plusieurs générations. Les climatosceptiques ont gagné, les populistes bateleurs et menteurs sont avec eux. Même si en français nous n’avons pas de mot en « trump », il y a de fortes chances que le trumpisme devienne un mot courant. L’écologie va faire encore plus de trumpoline que précédemment, un vrai trumplin vers la catastrophe écologique.Voici ce que pense avec trumptitude Agnès Sinaï, une spécialiste de l’anthropocène, de la situation écolo-politique à venir…..

Nos articles postérieurs

17 octobre 2018, Climat, TRUMP se trompe un peu, beaucoup, pas du tout

6 novembre 2020, Trump favorise la montée du fascisme

9 novembre 2020, Post-Trump, mondialisation des Gilets jaunes

9 décembre 2020, Donald Trump, narcissique et psychopathe

12 février 2024, Donald Trump, signe d’une société en perdition

13 août 2024, Kamala / Trump, dix à zéro (au moins)

6 novembre 2024, Alléluia… TRUMP président… Ainsi soit-il

13 novembre 2024, Nominations en Amérique, c’est du Trump craché

8 janvier 2025, TRUMP croit que le Canada est une de ses colonies

21 janvier 2025, Se battre sur le terrain des faits… contre Trump

26 janvier 2025, Cryptomonnaie, bitcoin, Trump coin, absurdités

27 janvier 2025, L’irrédentisme de Trump, une connerie de plus

4 février 2025, Donald Trump n’aime pas le genre transgenre

5 février 2025, Donald Trump, fou rire garanti tous les jours (Gaza, « Riviera du Moyen-Orient…)

7 février 2025, CPI. Trump continue de faire des dégâts

17 février 2025, Trump se lance dans la guerre idéologique (J. D. Vance lors de la Conférence de Munich)

17 février 2025, Savoir résister au négationniste Donald Trump (« Erreur 404 ». Voici ce que l’internaute découvre quand il arrive sur la page consacrée au changement climatique de la Maison Blanche)

19 février 2025, TRUMP, bientôt complètement disqualifié (Donald Trump accuse l’Ukraine d’être responsable de l’invasion russe)

24 février 2025, Elon Musk et Donald Trump font la paire

27 février 2025, Donald Trump, très occupé en février 2025

1er mars 2025, rencontre Zelenski/Trump, verbatim hallucinant

3 mars 2025, Trump sabote les conférences sur le climat

6 mars 2025, Donald Trump et la guerre des ressources (minerais et terres rares)

10 mars 2025, L’écologie à l’épreuve de l’ignorance trumpiste (guerre ouverte contre la science)

11 mars 2025, La trouvaille canadienne de Néron/Trump (le Canada, 51e État des USA)

15 mars 2025, Trump contre la réalité écologique

23 mars 2025, Trump et la grippe aviaire, fiasco en vue

3 avril 2025, Donald Trump joue à l’apprenti sorcier (droits de douane généralisés)

11 avril 2025, Dans la tête de Trump, l’égotisme d’un individu

22 avril 2025, Trump ne peut gagner contre l’OMC

28 avril 2025, Trump dans les abysses, il touche le fond (décret pour l’extraction à grande échelle de minerais dans les grands fonds océaniques)

7 mai 2025, Trump/Mélenchon, un profil de dictateurs

10 mai 2025, Les dernières trouvailles de Donald Trump (contre l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique)

17 août 2025, Trump falsifie même les données scientifiques

17 août 2025, Des contraceptifs détruits par Trump !!!

15 septembre 2025, Donald Trump, un négationniste pétrolier (du pic pétrolier)

24 septembre 2025, Trump souffle le chaud et le froid (devant l’AG de l’ONU)

10 octobre 2025, Le prix Nobel de la paix… à Trump ?

19 novembre 2025, L’énergie sous la pression de Trump (contre l’AIE)

24 novembre 2025, Désobéir à Trump, une nécessité vitale

5 décembre 2025, Donald Trump a un gros gros gosplan

15 décembre 2025, Trump : les volcans réchauffent la Terre (climato-scepticisme)

3 janvier 2026, Donald Trump envahit le Venezuela

4 janvier 2026, L’extractiviste Trump veut le pétrole de Maduro

8 janvier 2026, TRUMP, extractiviste notoire de la finitude

9 janvier 2026, L’impérialisme fou de Trump le cinglé (au Venezuela)

20 janvier 2026 À qui appartient le pétrole ? Pas à Trump !

21 janvier 2026, 21 janvier, Trumperies en tous genre à Davos

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21 janvier, Trumperies en tous genre à Davos

Rappelons d’abord les méfaits de Trump en matière écologique, un négationniste du climat qui empêche toute action en matière de gaz à effet de serre, pire qui accroît la dilapidation du pétrole et pire encore qui empêche la science climatique de s’exprimer comme d’ailleurs toute voix discordante de son discours impérialiste.

Nous attachons donc peu d’importance au discours de Trump à Davos qui n’est qu’une litanie de ses pseudo-mérites sous forme d’auto-congratulation et de victimisation. Mais par contre son contenu est un large éventail de tout ce qu’il croit avoir bien fait alors qu’il complètement bousillé l’ordre international et ses règles, imparfaites sans doute, mais qui avaient le mérite d’exister. Le président américain commence son discours en affirmant être « ravi d’être de retour à Davos » et être présent en Suisse « pour parler devant de nombreux amis et quelques ennemis aussi », ce qui provoque quelques rires. Donald Trump enchaîne ensuite avec des louanges à la première année de son second mandat.

Extraits

L’Europe est devenue « méconnaissable et ne va pas dans la bonne direction…

J’ai augmenté les droits de douane contre les nations étrangères qui sont mauvaises pour les Etats-Unis, afin qu’elles paient pour les dommages qu’elles ont créés…

Mon pays aide le Venezuela et assure que les deux pays vont se partager les 50 millions de barils. Ils vont gagner plus d’argent qu’ils ne l’ont fait depuis longtemps. Une fois que notre attaque a été conclue, ils ont voulu faire un deal avec nous et c’est exactement un exemple que d’autres devraient suivre…  

– Il y a des éoliennes partout en Europe. Plus il y a d’éoliennes, plus un pays va mal. C’est la Chine qui fait les éoliennes. Et pourtant il n’y a pas d’éoliennes en Chine. Ils sont vraiment très intelligents. Ils font des éoliennes, ils les vendent très très cher à des gens stupides qui les achètent, mais, eux, ils ne les utilisent pas… 

Les Américains sont traités de manière injuste par l’OTAN. On donne tellement et on obtient si peu en retour . Je suis critique l’OTAN depuis des années et pourtant aucun autre président américain n’a fait autant pour l’OTAN que moi…

– La guerre en Ukraine n’aurait jamais dû commencer. C’est la conséquence de l’élection présidentielle truquée en 2020 aux Etats-Unis. Si j’étais resté au pouvoir, le président russe n’aurait pas envahi l’Ukraine en 2022…

– On veut un bout de banquise en échange de la paix mondiale. Seuls les Etats-Unis sont en mesure de défendre le Groenland, tout allié de l’OTAN a l’obligation de défendre son territoire et aucune nation ou groupe de nations n’est en mesure de protéger le Groenland, cet immense morceau de glace, de le développer et d’en faire un atout pour l’Europe. Je n’ai pas envie d’avoir recours à la force pour acquérir le Groenland. Maintenant, tout le monde est soulagé. C’est probablement la plus grosse déclaration que je fais. Les gens pensaient que j’allais recourir à la force. Mais je n’en ai pas besoin. Je ne veux pas le faire. On a déjà eu le Groenland et on l’a rendu au Danemark après avoir battu les Allemands, les Japonais, les Italiens et les autres pendant la seconde guerre mondiale…

– Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part, soit dit en passant. Il devrait aussi nous être reconnaissant, mais il ne l’est pas. J’ai regardé leur premier ministre hier. Il n’était pas très reconnaissant. Le Canada n’existe que grâce aux Etats-Unis. Les Canadiens devraient nous être reconnaissants…

C’était à l’OTAN et à l’Europe de s’occuper de l’Ukraine. Qu’est-ce que les Etats-Unis retirent de tout ce travail, de tout cet argent, autre que mort, destruction et des sommes d’argent colossales qui vont vers des gens qui n’apprécient pas ce que nous faisons ? Ils n’apprécient pas ce qu’on fait, je parle de l’OTAN, je parle de l’Europe. C’est à eux de s’occuper de l’Ukraine, pas à nous. Les Etats-Unis sont très loin, un grand et bel océan nous sépare. Nous n’avons rien à voir avec ça…

– C’est difficile à croire mais j’aime beaucoup Emmanuel Macron. Je lui ai tordu le bras concernant une hausse du prix d’achat de médicaments, le menaçant de droits de douane de 25 % sur toutes les exportations françaises vers les Etats-Unis s’il n’acceptait pas. « Je vais le faire, Donald », ma dit alors Emmanuel Macron. Il me faut en moyenne trois minutes pour convaincre un chef d’État de faire quelque chose qu’il refusait en premier lieu…

En savoir plus sur la santé mentale de Donald Trump grâce à ce blog biosphere

Donald Trump, narcissique et psychopathe

extraits : Donald Trump  est une personnalité narcissique, plus exactement un narcissisme malfaisant. Le narcissique est intolérant aux critiques et se montre virulent lorsqu’on lui fait des remarques. Trump a pris très souvent des décisions de manière impulsive, sans se soucier de leurs conséquences.C’est aussi un psychopathe qui recherche assidûment le pouvoir. Sa personnalité est caractérisée par un ego surdimensionné, une absence de peur. Donald Trump est également un menteur pathologique. C’est ainsi que le décrit sa propre nièce dans son livre « Too Much and Never Enough ». C’est en fin de compte une personne immature, ayant un esprit chaotique et binaire, incapable de comprendre les idées complexes. Il n’arrive pas à focaliser son attention plus de quelques minutes, il ne lit ni la presse ni les rapports qu’on lui donne. Il passe plusieurs heures par jour devant la télévision, en se focalisant sur les émissions qui le mettent en avant….

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Dictature et natalisme en Hongrie

Dictature et natalisme vont de pair. La dictature repose sur un homme fort, l’homme fort est celui qui a beaucoup d’enfants. Il en est des pays comme des rapports de force dans les couples traditionalistes.

Montée de la dictature

En quelques années en Hongrie, avec Viktor Orban, le système d’équilibre des pouvoirs a disparu. Après la défaite électorale de 2002, Orban a commencé à utiliser des récits populistes nationalistes. En 2010, sa super-majorité parlementaire a permis à Orban de placer ses amis fidèles dans chaque institution de l’Etat. Ils ont été parachutés pour des mandats de neuf à douze ans à la Cour constitutionnelle, à l’autorité nationale des médias, à l’autorité de la concurrence, à la Cour des comptes et au bureau du procureur. M. Orban a renforcé le contrôle des médias, nommant des rédacteurs en chef fidèles au parti. Les prêts généreux accordés par les banques d’Etat ont aidé les amis du parti à acquérir d’importants médias privés, tels que des journaux régionaux, des radios d’information, les plus grands portails en ligne et des chaînes de télévision privées. Les rivaux politiques d’Orban ont été efficacement discrédités par des campagnes de diffamation et diverses théories du complot. Le système d’équilibre des pouvoirs qui devait protéger l’intégrité du système démocratique a disparu.

Montée du natalisme

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a instauré une série de mesures destinées à relancer la natalité. Les droits reproductifs – soit le droit légal à la contraception, à l’avortement, aux traitements de fertilité, à l’information sur son propre corps… – ont été réduits et la participation des femmes au marché du travail a été refaçonnée par une approche familialiste. La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, met l’accent sur la « protection de la vie fœtale dès la conception ». Depuis 2022, un décret impose aux femmes souhaitant avorter d’écouter les battements cardiaques du fœtus avant la procédure. Les programmes et cadres juridiques de lutte contre les discriminations ont été démantelés, remplacés par des « politiques familiales ». Les allégements d’impôts et les prêts subventionnés, sont destinées aux femmes mariées avec enfants.

Ces mesures, néfastes pour l’autonomie des femmes se sont avérées coûteuses et néfastes : 3,5 % du produit intérieur brut en 2022, avec peu d’effet. La natalité reste basse, avec 1,55 enfant par femme, soit moins que le seuil de renouvellement des générations, de 2,1 enfants.

Andrea Peto, historienne spécialiste des études de genre et de l’illibéralisme  : Les politiques natalistes sont des outils idéologiques. Il y a bien plus en jeu que le droit à l’avortement. En ciblant les femmes, ces régimes visent à contrôler la reproduction, tant biologique que culturelle. Les femmes deviennent des symboles de continuité nationale et d’ordre moral. Aux valeurs libérales, ils proposent une alternative, centrée sur la famille, la nation et la religion chrétienne ; on promet une communauté protectrice comme remède à l’individualisme et à l’atomisation sociale. La Hongrie est le laboratoire d’une « internationale illibérale » s’attaquant aux droits reproductifs.

La nouvelle Constitution, adoptée en 2011, définit le mariage comme l’union « entre un homme et une femme. » Comme d’autres formations d’extrême droite en Europe, Viktor Orban et le Fidesz diabolisent ce qu’ils désignent comme « l’idéologie du genre ». Derrière cette opposition, ils soudent tous ceux qui ont intérêt à lutter contre les démocraties libérales. Les progrès vers l’égalité des genres ont stagné au cours des deux dernières décennies. En France et en Italie, les partis d’extrême droite utilisent également des récits sur le genre. Les membres de cette « internationale illibérale » ont bâti un cadre institutionnel de collaboration. L’un de ces réseaux est le Congrès mondial des familles [créé en 1997 aux Etats-Unis, ouvertement opposé à l’avortement, au mariage gay, au divorce et aux personnes LGBT+]

commentaires sur lemonde.fr

Mob Borane : Peto « Spécialiste de l’illibéralisme » ??? « Érosion de l’égalité des genres » ??? Qu’est ce à dire exactement que tout ce fatras ??? Alors désolé, mais moi je ne marche pas dans cette novlangue, et n’ai aucune intention de me prosterner devant ces titres de la nouvelle moralité.

Hein : La difficulté, c’est qu’il faut à la fois réclamer « l’égalité des genres », comme dit la dame, tout en reconnaissant la différence des sexes – à ma connaissance la grossesse et l’accouchement relèvent exclusivement du sexe féminin.

Michel Sourrouille : L’utilisation du mot genre occulte le fait que le féminisme se centre sur la recherche de l’égalité des sexes et pas une société où on se perd dans les méandres des LGBTQiA, etc. Madame Peto occulte aussi le fait que toute politique nataliste se situe hors sol ; elle n’envisage par le fait que nous connaissons une surpopulation à laquelle la Hongrie n’échappe pas. Comme l’exprime le constat malthusien, on ne peut pas vivre durablement au dessus des capacités de charge de la planète.

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Illibéralisme, un autre mot pour dictature

extraits : Une Internationale réactionnaire, propage au niveau politique l’Illibéralisme, un mot récent qui émerge dans les années 2010, un autre mot pourparler de dictature : « qui est opposé au libéralisme politique, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, l’État de droit et les libertés individuelles ». Donc Russie, Turquie, Chine… mais aussi USA, Hongrie, et la France vu par l’extrême droite… Au niveau écologique, l’illibéralisme mène aussi à la dictature. Comme les ressources vitales s’épuisent, il y aura de plus en plus d’humains qui disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie. Il est évident que cela entraînera des conflits violents entre ceux qui prétendent boire à la même source en train de se tarir. Alors une majorité du peuple va voter pour « un homme fort » dont on croit qu’il va trouver des solutions alors qu’il désignera des boucs émissaires….

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Les États-Unis ne SONT PAS une démocratie

de la part de notre correspondant Philippe

Les États-Unis ne SONT PAS une démocratie

Rares en France sont ceux qui osent dire que Donald Trump est un préadolescent ignare qui trépigne sans cesse pour avoir de nouveaux jouets, plus chers et plus puissants pour satisfaire ses besoins de petit dictateur insatiable dont les parents ont perdu le contrôle. Se taire là-dessus, c’est déjà se coucher.
Mais il n’est pas le seul responsable, les États-Unis ne SONT PAS une démocratie. Et ils se veulent les maîtres du monde.

1) Il n’y a que deux partis qui se succèdent au pouvoir (la candidate écologiste Jill Stein reste invisible).

2) Ils accèdent au pouvoir grâce aux fonds énormes qui leur sont versés par des milliardaires et des grandes entreprises. Ils sont donc inféodés.

3) Les parlementaires sont soudoyés par les grands lobbys. Ils ne votent donc pas en leur âme et conscience.

4) Trump et consorts qui décident de la politique étrangère sont à la fois juge et partie, ou plutôt décideur et profiteur.

5) Sur le plan international, les États-Unis ne signent ou ne ratifient pas la plupart des grands accords internationaux, préférant garder leur supériorité grâce à l’éventail de leurs moyens de pression.

6) Les États-Unis font obstruction à la justice internationale. Même sous les gouvernements démocrates, l’impunité est de règle puisque cet État ne reconnaît pas l’autorité des instances internationales.

La démocratie étasunienne est devenue un mythe, les États européens se vautrent dans la vassalité

Les États-Unis ne SONT PAS une démocratie Lire la suite »

L’impérialisme fou de Trump le cinglé

Jusqu’où ira Donald Trump ? C’est la question que chacun est en droit de se poser après l’attaque spectaculaire menée au Venezuela et l’enlèvement de son dirigeant, Nicolas Maduro. En affirmant sa volonté de profiter des quelque 30 milliards de barils de réserve d’or noir du Venezuela, Donald Trump assume de mettre la superpuissance militaire américaine au service de son idéologie « L’Amérique d’abord ». Ce pays, qui s’est fondé sur le génocide des autochtones et la spoliation des terres et des ressources revient à ses fondamentaux.

Le président Donald Trump piétine un droit international déjà bien mal en point, ainsi que le rôle constitutionnel du Congrès américain et tout ce que les Etats-Unis comptent comme alliés. Rien ne permet d’affirmer que le milliardaire s’arrêtera là. Au contrôle d’un Etat souverain revendiqué par les Etats-Unis s’ajoutent désormais les menaces plus ou moins explicites visant l’Iran, la Colombie et Cuba, sans compter les velléités d’annexion du Groenland, territoire appartenant au Danemark, pays membre de l’OTAN. Aucun président américain n’a jamais déployé autant d’énergie pour affaiblir l’influence des États-Unis dans le monde en croyant le contraire.

Nous relatons les errements de Donald Trump et ses conséquences depuis ce début d’année 2026 en tenant à jour cette chronique.

3 janvier 2026. Donald Trump fait bombarder le Venezuela. Dans la foulée Donald Trump déclare dans un message publié sur son réseau, Truth Social : « Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant (Nicolas Maduro), qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays ».

– Le vice-président américain, J. D. Vance, explique que « le président [Donald Trump] a proposé à plusieurs reprises des voies de sortie, mais il a été très clair tout au long de ce processus : le trafic de drogue doit cesser et le pétrole volé doit être restitué aux Etats-Unis.

– Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva : « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président franchissent une ligne inacceptable. Attaquer des pays, en violation flagrante du droit international, est le premier pas vers un monde de violence, de chaos et d’instabilité, où la loi du plus fort l’emporte sur le multilatéralisme. »

– Jean-Noël Barrot, ministre français des affaires étrangères, a dénoncé « une atteinte grave à [la] dignité et [au] droit à l’autodétermination » du peuple vénézuélien, « la France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ».

3 janvier 2026. Trump s’exprime publiquement à 17h42 heure française :
« A ma demande, les forces armées américaines ont conduit une opération militaire extraordinaire dans la capitale du Venezuela, un assaut comme on en n’avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale pour confronter à la justice le dictateur hors-la-loi Nicolas Maduro. Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse. Nous ne pouvons pas prendre le risque qu’un autre s’empare du Venezuela qui ne souhaiterait pas le bien du peuple vénézuélien. Nous allons faire intervenir nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, qui vont investir des milliards de dollars pour réparer les infrastructures gravement endommagées, partager les ressources pétrolières et commencer à générer des revenus pour le pays »

– Le mot pétrole a été prononcé pas moins de 20 fois lors de la conférence de presse de Donald. « Nous allons leur vendre le pétrole » a-t-il asséné, dans une formule qui montre qu’il considère désormais les réserves en hydrocarbure à l’étranger comme les siennes. Que les Etats-Unis aient été mis dehors lors de la nationalisation par Hugo Chavez des réserves pétrolières n’est pas un vol, mais le droit absolu d’un État souverain.

– Dans les premières prises de parole, les officiels américains ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une intervention ciblée contre un individu (Nicolas Maduro) soupçonné de trafic de drogue, menée par des officiers judiciaires protégés par les forces spéciales de l’armée, et non d’une intervention militaire contre le dirigeant d’un autre pays, ce qui reviendrait à une déclaration de guerre. Aux Etats-Unis, le pouvoir de déclarer une guerre revient au Congrès, qui n’a pas été consulté en la matière.

– Ce qui vient d’être commis est du même acabit que l’attaque de l’Ukraine par Poutine, un acte contraire au droit international. Avec le non respect de la Charte des Nations Unies par deux pays qui sont membres du Conseil de Sécurité, les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. Ceci montre que l’extrême droite nationaliste au pouvoir c’est toujours la trahison des idéaux. Trump, Poutine appartiennent à la catégorie des dictateurs fauteurs de guerre, fouteurs de merde et maîtres en pillage.

– L’opération militaire coup de poing est certes une réussite, les soldats font la seule chose qu’ils savent faire, obéir et frapper. Mais gérer un pays de 28,5 millions d’habitant est une autre paire de manche. Des troupes américaines au sol vont être considérés comme des envahisseurs. Une élection au Venezuela sous contrôle américain est une gageure. Une telle méconnaissance des réalités d’un pays riche en pétrole mais socialement et économiquement à la dérive est ahurissante. Cela montre que Trump ne prend pas conseil auprès de personne compétentes au niveau géopolitique.

3 janvier 2026. « Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », a déclaré Donald Trump en réponse à une question sur la manière dont les Etats-Unis comptaient désormais gouverner le Venezuela. Avant de poursuivre : « Le Venezuela va être géré avec beaucoup de discernement et d’équité. Et ça va rapporter beaucoup d’argent. On va donner de l’argent aux gens, on va rembourser ceux qui ont été lésés. On va prendre soin de tout le monde. On ne pouvait pas les laisser faire. Vous savez, ils ont volé notre pétrole. On a construit toute cette industrie là-bas, et ils nous l’ont prise comme si on n’était rien. »

– La Charte des Nations unies, qui forge les relations entre Etats depuis quatre-vingts ans, demande à ses membres (193 aujourd’hui) dans leurs relations internationales. » de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat ». La charte prévoit des exceptions : pour être légale, une intervention doit être validée par le Conseil de sécurité des Nations unies ou doit relever de la légitime défense. Ce qui, dans la situation présente, n’est pas le cas. La procédure pénale enclenchée aux Etats-Unis contre M. Maduro pour justifier l’intervention ne confère aucun titre juridique autorisant l’exercice d’une contrainte armée sur le territoire d’un Etat souverain.

– Déclaration conjointe de l’Espagne, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Mexique et de l’Uruguay concernant les événements au Venezuela : « Nous exprimons notre préoccupation face à toute tentative de contrôle, d’administration ou d’appropriation extérieure par un gouvernement de ressources naturelles ou stratégiques, qui est incompatible avec le droit international et menace la stabilité politique, économique et sociale de la région. »

– Les Etats-Unis risquent de se retrouver avec une situation locale compliquée à gérer, dans un pays où la Chine et la Russie ont des intérêts.

– Trump vient de légitimer l’envahissement prochain de Taïwan par la Chine. En une seule année, et même s’il perd les midterms (élections de mi-mandat), il aura semé les graines de conflits majeurs à travers le monde. Ce personnage est le chaos incarné. Vraiment, ce n’est pas un cadeau que les Américains se sont faits et ont fait au monde…

– Donald Trump est déjà bien embêté pour déterminer qui devrait avoir le pouvoir au Venezuela. Il a rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuélienne et Prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado. Il a affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis. Celle-ci a cependant déclaré dans la soirée que Nicolas Maduro était « l’unique président du Venezuela ».
On souhaite à Trump bien des mésaventures pour diriger à distance un pays ingouvernable où les yankees ne sont pas les bienvenus. « Yankees go home » va bientôt être sur toutes les lèvres en Amérique du Sud.

– L’une des mesures entérinées dès le 3 janvier 2026 par le régime vénézuélien a été la déclaration d’un décret d’estado de conmocion exterior, sorte d’état d’urgence qui octroie des pouvoirs élargis au chef de l’État face à la menace d’une « agression de l’empire américain ». Il ordonne notamment la recherche et l’arrestation de « toute personne impliquée dans la promotion ou l’attaque de l’armée des Etats-Unis ».

– En 2003, les États-Unis de George W. Bush avaient envahi l’Irak sans mandat international mais après le vote d’une autorisation d’usage de la force par les élus du Congrès. Ce précédent rappelle ce que peuvent provoquer des interventions brutales, dépourvues de légitimité internationale, dans des pays fragilisés par un pouvoir autoritaire. Il faut être armé d’un solide optimisme pour imaginer qu’une administration à ce point aveuglée par l’idéologie impérialiste et l’esprit de rapine s’est préparée à toutes les éventualités au Venezuela.

– Si le précédent de Caracas fait école, ceux qui veulent trouver des vertus au marteau américain, en négligeant ses périls, regretteront amèrement leur complaisance lorsque leurs propres intérêts seront à leur tour et tout aussi arbitrairement réduits en poussière.

– Donald Trump accuse Nicolas Maduro de diriger le prétendu cartel vénézuélien de Los Soles, mais il a dans le même temps gracié et libéré l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez (2014-2022), pourtant condamné aux Etats-Unis à quarante-cinq ans de prison pour trafic de drogue.

– Kamala Harris, l’ancienne candidate démocrate à la présidentielle : « Nous avons déjà vu ce scénario. Des guerres pour un changement de régime ou pour le pétrole, présentées comme des démonstrations de force, se transforment en chaos, et les familles américaines en paient le prix. »

– Malgré une production domestique importante, les USA sont importateurs de pétrole. Le pétrole brut raffiné aux USA provient seulement à 60 % de la production nationale. Pour le reste 25 % vient du Canada, 3 % du Mexique pour 3 % et 12 % du reste du monde. Le rebond de la production grâce au “pétrole de schiste” est majeur, mais n’a pas permis de rendre le pays autosuffisant. Et ce pétrole non conventionnel est beaucoup trop coûteux à extraire pour être rentable.Les Américains consomment actuellement 20 % environ du pétrole mondial à eux tout seuls. Ajoutons que la population américaine de 348 millions d’habitants ne représente que 4,2 % de la population mondiale.

– Réduire la situation vénézuélienne à une opposition morale (« dictature » vs « démocratie ») occulte l’essentiel : la centralité du pétrole dans les rapports de force actuels.

– « Récemment, Trump a avancé un autre prétexte pour justifier son action. Il a écrit sur les réseaux sociaux qu’il souhaitait que le Venezuela restitue “aux Etats-Unis d’Amérique tout le pétrole, les terres et autres biens qu’ils nous ont volés” … C’est un mensonge : le Venezuela a nationalisé ses champs pétrolifères en 1976, mais de nombreux autres pays ont fait de même, notamment l’Arabie saoudite avec la Russie… Cela laisse penser que l’objectif de Trump n’est pas d’apporter la liberté au Venezuela, mais plutôt d’obtenir l’accès à ses réserves de pétrole, les plus importantes au monde. » (Washington Post) 

– « Le Venezuela semble être devenu le premier pays victime de cet impérialisme des temps modernes, et cela représente une conception dangereuse et illégale de la place des Etats-Unis dans le monde » (New York Times)

– La question écologique n’est donc pas seulement qui gouverne le Venezuela, mais pourquoi le pétrole reste un levier de domination mondiale. C’est cette dépendance énergétique, et non tel ou tel dirigeant, qui rend ces situations récurrentes. Si l’écologie politique veut être cohérente, elle doit dénoncer la logique d’appropriation des ressources fossiles ; appeler que la sortie des hydrocarbures est aussi une condition de paix durable ; refuser de servir de caution morale à des stratégies énergétiques déguisées.

4 janvier 2026. Donald Trump a réaffirmé, son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »

– Ils sont de plus en plus cinglés. Donald Trump et son équipe « discutent de plusieurs options » pour obtenir le Groenland, « et bien sûr utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition » du président, a déclaré, mardi 6 janvier 2026, sa porte-parole, Karoline Leavitt.Le président américain « a fait savoir clairement qu’acquérir le Groenland était une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis, et c’est vital pour tenir en respect nos adversaires dans la région arctique », a-t-elle fait savoir.

La première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à « cesser [les] menaces » d’annexer le territoire ce week-end. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One. « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans vingt jours »

– Plusieurs membres de la Chambre des représentants, dont certains issus des rangs républicains, ont exprimé leur désaccord face à la prédation d’un territoire associé à l’Union européenne et à l’OTAN, le tout sans l’accord de ses habitants, les Groenlandais.

5 janvier 2026. Après l’opération militaire américaine au Venezuela, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence à New York. En dépit de quelques critiques, le conseil ne s’est pas prononcé clairement sur la légalité ou pas de l’enlèvement du président vénézuélien par Washington, laissant présager qu’après l’invasion de l’Ukraine ou la guerre menée à Gaza par Israël, cet épisode vénézuélien pourrait bien être un troisième clou dans le cercueil du multilatéralisme et du droit international. L’ambassadeur américain, Mike Waltz, a surtout martelé qu’il était « inacceptable que les plus grandes réserves d’énergie du monde continuent d’être sous le contrôle d’adversaires des Etats-Unis ».

Nous sommes clairement face à une guerre du pétrole où le plus gourmand en énergie fossile, les USA (20 % des la consommation pour 4 % de la population mondiale) en veut toujours plus alors qu’ils sont déjà gros émetteurs de gaz à effet de serre.

– Pour la première fois, un président américain revendique ouvertement le fait d’avoir tenu le Congrès à l’écart, non par nécessité stratégique ou par urgence, mais par mépris, par crainte de « fuites » venant du Capitole. Il y a une ironie tragique à voir Donald Trump se poser en libérateur du Venezuela, alors même qu’il a évincé et humilié son propre Congrès à deux reprises, y compris après l’assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier 2021. Nicolas Maduro, de son côté, a lui aussi méprisé son Parlement, contraignant Juan Guaido, son dernier président légalement élu, à l’exil. Le parallèle est cruel : celui qui se prétend champion de la liberté ailleurs pratique chez lui une concentration des pouvoirs que Montesquieu aurait qualifiée de despotique. Montesquieu avait anticipé ce danger dans De l’esprit des lois (1748) : « Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté. »

– Déclaration de Jeffrey D. Sachs au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’agression étasunienne contre le Venezuela : « La question soumise au Conseil est de savoir si un État membre a le droit, par la force, la coercition ou l’étranglement économique, de déterminer l’avenir politique du Venezuela ou d’exercer un contrôle sur ses affaires. Au cours de l’année écoulée, les États-Unis ont mené des opérations de bombardement dans sept pays, sans autorisation du Conseil de sécurité ni au titre de la légitime défense au sens de la Charte. Parmi les pays visés figuraient l’Iran, l’Irak, le Nigeria, la Somalie, la Syrie, le Yémen et, désormais, le Venezuela. Au cours du mois écoulé, le président Trump a proféré des menaces directes contre au moins six États membres de l’ONU, dont la Colombie, le Danemark, l’Iran, le Mexique, le Nigeria et, bien sûr, le Venezuela. …L’anarchie internationale mène à la tragédie… Selon la Charte, l’ONU a été créée « pour préserver les générations futures du fléau de la guerre, qui, à deux reprises au cours de notre vie, a causé d’innombrables souffrances à l’humanité…». (extraits)

https://www.pressenza.com/fr/2026/01/declaration-de-jeffrey-d-sachs-au-conseil-de-securite-de-lonu-concernant-lagression-etasunienne-contre-le-venezuela/

6 janvier 2026. Donald Trump, a assuré le que Caracas allait remettre aux Etats-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole » actuellement stockés sur des navires. « Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi »Le gouvernement américain a aussi annoncé le 7 janvier que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien.

7 janvier 2026. Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains ». 31 sont liées à l’ONU, dont la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). En septembre 2025, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait qualifié le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire » et fait l’éloge du charbon « propre et magnifique ».

– Washington poursuit ainsi son désengagement de la coopération mondiale sur le climat. « L’administration Trump a jugé ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation », a déclaré le département d’État.

– Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a accusé les organisations visées de promouvoir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour “l’égalité de genre” et l’orthodoxie climatique ».

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Donald Trump envahit le Venezuela

Nous ne quittons pas la cause écologique en parlant de Donald Trump car celui-ci représente une menace effroyable contre la démocratie, l’entente internationale et l’équilibre écologique de la planète. Exceptionnellement, suite à l’enlèvement d’un chef d’État par un autre chef d’État, Maduro par Trump, nous publions ce jour notre analyse sur le trumpisme.

Mais la raison première de ce kidnapping vénézuélien est le goût immodéré de Trump pour beaucoup beaucoup de verres de pétrole sur sa propre table.

Donald Trump n’aime pas le président du Venezuela Nicolas Maduro. Son action est comme d’habitude disproportionnée ; il fait bombarder le pays le 3 janvier 2026. Dans la foulée Donald Trump déclare dans un message publié sur son réseau, Truth Social : « Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe d’envergure contre le Venezuela et son dirigeant, qui a été capturé avec son épouse, et exfiltré du pays ».

– Donald Trump se lève le matin après avoir regardé assidûment la télévision pendant la nuit. Que vais-je faire pour qu’on parle de moi se dit-il ? Par   exemp leDonald Trump a moqué le mercredi 31 décembre 2025 la naturalisation française de George et Amal Clooney, « deux des pires pronostiqueurs politiques de tous les temps »

– Vendredi 2 janvier 2026, sur son réseau Truth Social, Donald Trump a menacé les autorités iraniennes : « Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue de manière violente – ce qui est leur habitude – les Etats-Unis d’Amérique viendront à leur secours. Nous sommes prêts et armés, prêts à intervenir »

– Que pense vraiment Donald Trump ? Seulement ce qui intéresse sa propre personne et ses fantasmes. L’affairiste n’avait pu empêcher en 2011 la construction d’un parc éolien offshore visible depuis l’un de ses terrains de golf en Écosse. Il a alors qualifiées les éoliennes d’« affreuses », « coûteuses » et « inefficaces ». Devenu président, il a suspendu le 22 décembre 2025 avec effet immédiat les permis d’exploitation de tous les grands projets offshore en cours de construction aux Etats-Unis. Soit un investissement total de 25 milliards de dollars !

– Donald Trump mêle allègrement ses intérêts personnels et son action politique, c’est sa marque de fabrique. Il investit d’une main dans les cryptomonnaies tout en les déréglementant de l’autre.

– Le président américain se lance dans l’industrie nucléaire, une activité extrêmement dangereuse dont la surveillance relève de la compétence de l’administration fédérale… donc de la sienne. Le 18 décembre 2025, la holding Trump Media et la société spécialisée dans la fusion nucléaire TAE Technologies annoncent leur mariage. Le seul point commun entre les deux sociétés est leur fragilité. Trump Media perd des dizaines de millions de dollars par an, et TAE n’est… qu’un projet.

Donald Trump a l’âge de ses artères, 79 ans. Tout dictateur, qu’il soit apprenti ou bien installé, est mortel. Donald Trump pèse un peu plus de 120 kilos, se nourrit notoirement mal (de la junk food essentiellement) et mène une vie fatigante. Il se targue tout seul de réussir brillamment son « examen cognitif ». Il prend beaucoup trop d’aspirine. « On dit que l’aspirine est bonne pour liquéfier le sang et je ne veux pas que du sang épais irrigue mon cœur. Je veux un joli sang fluide. »

– Comme son mentor, l’avocat Roy Cohn, Trump ment presque tout le temps, sur tout. Alors sa santé…? Même mort, il se déclarerait être en pleine forme.

– Le président d’un État, a fortiori quand c’est le président du pays le plus puissant du monde, ne devrait pas se permettre de concrétiser des phobies personnelles sauf à mettre en difficulté les fragiles équilibres socio-politiques de nos société complexes.

– Normalement les Américains vont rendre leur grandeur à l’Amérique en renouvelant le 3 novembre 2026 l’intégralité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat (élections de mi-mandat).

Donald Trump, un président dont l’histoire dira qu’il aura été le pire dirigeant d’un pays démocratique.

 

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Un langage commun grâce à ce blog biosphere

Noël est un fête pour célébrer l’allongement des journées et l’annonce du réveil de la nature. Noël est une fête pour les chrétiens qui ont récupéré ce moment pour célébrer la naissance du fils de leur dieu. Noël est devenu une fête pour les marchands qui offrent des cadeaux payant à la société de consommation. A chaque période, à chaque groupe social son propre langage. Noël a perdu son sens profond, sur ce blog nous proposons de nouveaux éléments de langage pour nous y retrouver un peu dans ce monde de brut et de brutes. Mais c’est beaucoup plus compliqué que de déterminer le cadeau à choisir pour ses proches…

Il faudrait que se diffuse dans la population un langage commun dont on pourrait poser les termes de façon suivante

Acteurs absents (démocratie), agriculture biologique (production), communautés résilientes (relocalisation), conférences de consensus (décisionnel), décroissance maîtrisée (économie), Descente énergétique (énergie), écologie profonde (éthique), écocentrisme (valeur), Malthusien (démographie), Migration limitée (déplacements), Monnaie locale (échange), Non-violence (relationnel), Revenu maximum (revenu), Sobriété partagée (consommation), Techniques douces (organisation), etc.

Pour mieux comprendre la première expression,  « Acteurs absents ».

Le mot « représentation » peut se comprendre de deux manières. La première concerne la façon dont nos imaginaires contemporains se figurent cette nature, plus ou moins anthropocentrée. La seconde concerne la façon d’inclure la nature dans nos débats et les prises de décision. Évidemment, les deux perspectives sont liées : l’inclusion du vivant dans les décisions dépend largement de notre conception de la nature. Encore faudrait-il installer des chaises pour les acteurs absents. C’est ce  qu’il faudrait faire. Pour en savoir plus, lire :

Tiers-absents ! (juin 2007)

extraits : Il y a des entités qui ne sont jamais invitées lors des palabres humaines, les êtres vivants non humains, le milieu naturel. Ce n’est pas une procédure véritablement démocratique que de décider sans eux, les acteurs absents, les tiers-absents, de ce qui les intéresse au premier chef. Tu n’es que partie de la Biosphère, tes décisions sont contraintes. Un jour notre bulletin de vote ira à un candidat aux élections qui prendra en compte l’existence des tiers-absents. Ce jour-là, la démocratie aura fait un pas de géant, au delà de son anthropocentrisme ordinaire…. 

une démocratie élargie aux acteurs-absents (décembre 2009)

extraits : Les utopies sont derrière nous et les futurologues ne décrivent l’avenir que sous forme de  catastrophes irréversibles. Comment  donc échapper au court-termisme ? Il faut que chaque citoyen en position de décision délibérative se fasse l’avocat des acteurs-absents, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent prendre la parole lors d’une négociation, ou qui n’est pas invité à la table des négociations : milieu naturel, être vivants non humains, générations futures. Il faut d’ailleurs remarquer que la génération actuelle peut se permettre d’utiliser autant de ressources non reproductibles (et perturber le climat) uniquement parce que les générations à venir sont exclues du marché actuel pour la simple raison qu’elles ne peuvent y être présentes ; sinon le prix s’élèverait déjà à l’infini. Il y a une dictature du présent sur l’avenir….

La démocratie représentative élargie aux acteurs absents (janvier 2016)

extraits : Les désordres écologiques posent, au niveau global comme local, la question centrale : comment vivre ensemble ? ou plus précisément : comment décider ensemble ? A ce propos, nous montrons que les théories de la négociation dévoilent leurs faiblesses quand elles sont confrontées aux acteurs faibles et aux acteurs absents ; deux entités importantes à considérer dans une problématique environnementale. Afin de faciliter la négociation environnementale dans un contexte multi-acteurs, nous avons mis au point le modèle de l’Acteur en 4 Dimensions (A4D). Testé sur plusieurs territoires….

Acteur absent, pour une représentation démocratique (mai 2016)

extraits : La plupart de nos contemporains vivent au jour le jour. Les politiciens, même réunis dans une conférence internationale sur le climat, ne raisonnent pas beaucoup plus loin que les intérêts immédiats de leurs électeurs. Les utopies sont derrière nous et les futurologues ne décrivent l’avenir que sous forme de  catastrophes irréversibles. Comment  donc échapper au fatalisme et au court-termisme ? En utilisant la notion d’acteur absent dans notre conception de la démocratie représentative.

Acteur absent, élément-clé d’une démocratie écologique (août 2016)

extraits : La politique repose sur des « éléments de langage » que les membres de la classe dirigeante s’efforcent de propager dans la presse et d’inculquer à l’opinion publique. Michel Sourrouille propose aux électeurs dans son dernier livre un lexique pour pouvoir mieux se situer face aux jeux du pouvoir et mieux comprendre les enjeux de la démocratie. Exemple : Acteur absent (ou tiers absent), acteur qui ne peut prendre la parole lors d’une négociation, ou qui n’est pas invité à la table des négociations. Exemple : milieu naturel, êtres vivants non humains, générations futures. (Dictionnaire du développement durable, AFNOR, 2004).

Penser l’avenir au nom des acteurs absents (octobre 2021)

Le texte intégral de Michel SOURROUILLE a été publié par LE MONDE

https://www.lemonde.fr/blog-mediateur/article/2021/10/01/paroles-de-lecteurs-penser-l-avenir-au-nom-des-acteurs-absents_6096775_5334984.html

extraits : Ce qu’on ne nomme pas n’existe pas. Nommer permet de représenter, de pouvoir en discuter, d’y croire jusqu’à pouvoir en faire un statut social. C’est pourquoi l’expression « acteurs absents » mérite considération. Selon la définition du Dictionnaire du développement durable, il s’agit des générations futures et des non-humains, absents de nos délibérations actuelles. Une expression nouvelle permet de rendre visible l’invisible. C’est possible, les religions du livre en témoignent : elles font célébrer un dieu abstrait dont l’existence ne pourra jamais être prouvée. Par contre, les enfants de nos enfants et la biodiversité dans la nature sont une réalité tangible dont l’avenir est compromis.

Il n’y a pas eu un seul commentaire si ce n’est celui de Michel Sourrouille  : « Pour résumer mon analyse, trop complexe peut-être. Si tu dois décider de quelque chose, tu dois tenir compte de tes propres centres d’intérêt, mais aussi du sort des générations futures et de la biodiversité (les acteurs absents) qui sont nécessairement impactées par les conséquences de tes décisions présentes. Cela est valable autant dans nos comportements quotidiens (manger de la viande par exemple, avec effet sur le climat) que dans les délibérations politiques (condition animale par exemple) qui ne doivent pas rester centrées sur des intérêts catégoriels ou même nationaux. Une démocratie ne peut véritablement fonctionner que si tous les citoyens et électeurs font preuve d’ouverture d’esprit, et la considération des générations futures ainsi que des non-humains est un des éléments de cette aptitude… Est-ce plus clair ainsi ? »

Acteurs absents de nos délibérations présentes (juillet 2022)

extraits : Le suffrage universel est une conquête récente qui s’est progressivement élargi à des acteurs de plus en plus nombreux, ce qui a permis un certain approfondissement de la démocratie. Ce serait élargir l’universalité bien plus fondamentalement que le droit de vote aux femmes et aux adulescents si on pouvait inclure dans la participation électorale les êtres vivants non humains, le milieu naturel et les générations futures. Ce n’est pas une procédure véritablement démocratique que de décider sans eux, les acteurs absents ou tiers-absents, de ce qui les intéresse au premier chef. Une telle délibération sans participation vraiment universelle ne peut qu’entraîner de mauvaises décisions : on s’immerge dans la défense d’un groupe particulier et/ou on ignore le long terme….

M. Sourrouille représente les acteurs absents (mai 2024)

extraits : Les acteurs, militants ou experts, s’appuient moins sur l’argument de protection de l’humanité. Il s’agit désormais de préserver la nature, voire de lui refaire gagner du terrain pour elle-même. En parlant au nom d’êtres qui n’ont pas la parole (faune, flore, océan, nature en général), les militants ou les experts se positionnent en porte-parole. Diverses expérimentations existent. Un groupe de travail de l’Agence française de normalisation a, par exemple, mis en place une « chaise vide pour le vivant », qui incarne la présence de la nature à la table de discussion. Lors des réunions, chacun peut venir s’y asseoir pour devenir porte-parole de la nature (ou d’une entité vivante)….

BONUS

Nécessité pour la foule, partager un langage commun

Plus le nombre de personnes ayant à se mettre d’accord sur une décision à prendre est important, plus les points communs à leur réflexion sont réduits. On peut donc dire que les considérations de chaque individu (ou États) ne s’ajoutent pas, au contraire, elles s’annihilent ! Des immeubles construits par plus de 195 personnes, il y en a beaucoup. Mais ils ne sont jamais le fruit de la volonté d’un si grand nombre de personnes. C’est là qu’on retrouve la structure pyramidale habituelle de la société… avec un « chef » architecte qui décide en définitive tout seul, comme notre auto-constructeur. Souvenons-nous : L’homme est un animal de petit groupe. Alors oui : lorsqu’il s’agit de réfléchir en petit groupe, au niveau de son clan, POUR SON CLAN, les individus qui composent ce clan sont capables d’aboutir à une réflexion commune, un consensus. Mais au niveau national ou mondial, les compétences dans la réflexion s’annulent. En d’autres termes : 8 milliard de personnes, cela fait une capacité d’action qui tend vers l’infini. 8 milliard de personnes, cela fait une capacité de réflexion qui tend vers zéro.

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Bolloré attaqué par Emmanuel Macron

La guerre de l’information est déclarée. Dimanche 30 novembre, la presse de Bolloré a lancé une offensive ulcérée contre Emmanuel Macron après son invitation à « labelliser » les sites et les réseaux produisant de l’information selon des règles déontologiques, pour les distinguer des propagateurs de fake news. Les médias détenus par l’industriel conservateur, suivis par l’extrême droite et une partie de la droite – le groupe Bolloré dictant l’agenda des partis, et non l’inverse –, ont aussitôt dénoncé une « dérive liberticide » et une menace sur le « free speech », reprenant les antiennes de la galaxie trumpiste, reprochant même au président de la République une « dérive autoritaire ».

éditorial du MONDE : Le président  Macron vient de lancer un chantier sur les risques que les réseaux font peser sur la démocratie. Son intérêt pour le sujet est ancien. Dès 2018, échaudé par la « propagande mensongère » jouée par des médias russes (RT et Sputnik) pendant sa campagne, il avait suggéré une loi pour lutter contre les fausses informations propagées en période électorale. Promulgué le 22 décembre 2018, ce texte crée notamment une nouvelle voie de référé civil visant à faire cesser la diffusion de fake news trois mois avant un scrutin.

Mais Macron n’apparaît pas le mieux placé pour porter ce sujet, ayant entretenu avec la presse, qu’il a toujours tenue à distance, une relation de défiance. S’il ne semble donc pas être le bon vecteur pour amorcer le débat, M. Macron pose pourtant de vraies questions à dix-huit mois d’une présidentielle qui s’annonce inédite, sous la menace renforcée des algorithmes, ingérences et manipulations afférentes, et le joug d’un groupe Bolloré devenu acteur politique à part entière. Les outils de la riposte, son efficacité aussi, restent à définir.

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Vincent Bolloré, le diable déguisé en Cnews ( avril 2023)

extraits : La foi le poussait à se rendre, chaque année, en pèlerinage à Lourdes en jet privé. Mais il est très dangereux de dire non au très pieux Vincent Bolloré. Les cadres sont choisis d’abord pour leur loyauté, les rebelles licenciés. Les médias désireux d’enquêter sur son groupe s’exposent à des poursuites ou à des résiliations de budgets publicitaires. Même le milieu du cinéma français, pourtant prompt aux harangues, reste totalement muet. Lorsque il se voit reproché l’invitation sur CNews de Renaud Camus, le théoricien du « grand remplacement », le panégyrique d’Eric Zemmour ou encore les saillies complotistes de Cyril Hanouna sur C8, il répond dans un sourire charmeur comme si seul comptait le spectacle : « Il n’y a pas de projet idéologique, il y a des programmes qui intéressent les téléspectateurs, et le succès de CNews est la meilleure preuve que la diversité et la liberté d’expression rencontrent un public »….

Fake news dans la fenêtre d’Overton (février 2022)

extraits : L’idée centrale de la fenêtre d’Overton est que les idées jugées « acceptables » par le plus grand nombre au sein d’une société particulière constituent un ensemble, une « fenêtre », qui peut évoluer au cours du temps. Car répéter souvent un mensonge, il en restera toujours quelque chose.. «L’opinion publique se fabrique et ceux qui veulent participer à sa formation endossent une responsabilité colossale vis-à-vis de la nation et du peuple entier» disait Joseph Goebbels en avril 1933. On connaît le triste sort de la presse allemande et de la liberté d’expression dans l’Allemagne nazie. Restons éveillé et agissons contre la sauvagerie et la violence insidieuses que certains hommes et certaines femmes politiques diffusent en toute conscience !….

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Donald Trump a un gros gros gosplan

Dans un document publié ce 5 décembre 2025, le président américain, Donald Trump, définit ses priorités. C’est sans discussion possible le projet d’un président qui trouvera dans l’histoire sa juste place comme le plus grand et les plus clairvoyant de tous les présidents qui se sont succédé aux Etats-Unis.

En voici un résumé.

– Tout au long de l’histoire, les nations souveraines ont interdit la migration incontrôlée et n’ont accordé que rarement la citoyenneté aux étrangers, qui devaient répondre à des critères exigeants. L’ère de la migration de masse doit prendre fin.

– Le but du gouvernement américain est de garantir les droits naturels accordés par Dieu aux citoyens américains.

Un président qui est un excellent économiste

– Les Etats-Unis donneront la priorité à la lutte contre les barrières à leurs exportations et à la fin du dumping et des autres pratiques anticoncurrentielles qui nuisent aux industries et aux travailleurs américains.

– Comme l’a fait valoir Alexander Hamilton aux débuts de notre république, les Etats-Unis ne doivent jamais dépendre d’une puissance extérieure pour les composants essentiels – des matières premières aux pièces détachées en passant par les produits finis – nécessaires à la défense ou à l’économie du pays.

– Le rétablissement de la domination énergétique américaine (dans les domaines du pétrole, du gaz, du charbon et du nucléaire) constitue une priorité stratégique absolue. […] Nous rejetons les idéologies désastreuses du « changement climatique ».

Un président qui n’est pas antieuropéen mais presque

– Les problèmes importants auxquels l’Europe est confrontée relèvent des activités de l’Union européenne et d’autres organismes transnationaux qui sapent la liberté politique et la souveraineté ; des politiques migratoires qui transforment le continent et créent des conflits ; de la censure de la liberté d’expression et de la répression de l’opposition politique ; de l’effondrement des taux de natalité et de la perte des identités nationales et de la confiance en soi. On se situe dans la perspective d’un effacement civilisationnel.

– Les droits à la liberté d’expression, à la liberté de religion et de conscience, ainsi que le droit de choisir et de diriger notre gouvernement commun sont des droits fondamentaux qui ne doivent jamais être violés. Nous nous opposerons aux restrictions anti-démocratiques imposées par les élites européennes sur les libertés fondamentales.

– Les Etats-Unis encouragent leurs alliés politiques en Europe à promouvoir ce renouveau spirituel, et l’influence croissante des partis patriotiques européens est de fait source d’un grand optimisme.

Un président qui mérite le prix Nobel de la paix

– L’époque où les Etats-Unis soutenaient à eux seuls l’ordre mondial comme Atlas est révolue.

– La recherche d’accords de paix sous la direction du président est un moyen efficace de réaligner les pays et les régions sur nos intérêts et d’ouvrir de nouveaux marchés.

– Il est dans l’intérêt fondamental des Etats-Unis de négocier une cessation rapide des hostilités en Ukraine, afin d’empêcher l’escalade, de rétablir la stabilité stratégique avec la Russie et de permettre la reconstruction de l’Ukraine après la guerre afin de lui permettre de survivre en tant qu’État viable.

– La capacité du président Trump à unir le monde arabe à Charm el-Cheikh dans la recherche de la paix et de la normalisation permettra enfin aux Etats-Unis de donner la priorité aux intérêts américains.

– Mettre fin à la perception d’une OTAN comme une alliance en expansion perpétuelle.

– L’Amérique a besoin d’une mobilisation nationale pour innover en matière de défenses puissantes à faible coût comme les drones.

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