démographie

Démographie africaine et faune sauvage

Le Prince William accuse la démographie africaine d’être à l’origine de la disparition de la faune sauvage. Ces propos ont suscité une vague d’indignation.

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Afrikamag : S’exprimant aux Tusk Convention Awards du 22 novembre 2021 à Londres, le prince William a déclaré : « La pression croissante sur la faune et les espaces sauvages d’Afrique en raison de la population humaine présente un énorme défi pour les écologistes, comme c’est le cas dans le monde entier. …il est impératif que le monde naturel soit protégé non seulement pour sa contribution à nos économies, nos emplois et nos moyens de subsistance, mais aussi pour la santé, le bien-être et l’avenir de l’humanité »»Les remarques du prince font écho aux commentaires qu’il a faits en 2017, lorsqu’il a déclaré que la « croissance rapide de la population humaine » de l’Afrique mettait sa faune et ses habitats sous une « pression énorme. »

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Si certains ont salué les commentaires du prince, qui mettaient en lumière le péril auquel est confronté le monde naturel face à la croissance démographique mondiale, d’autres ont critiqué ses propos. Certains ont affirmé que William n’avait « aucune autorité morale pour dire quoi que ce soit sur l’Afrique ou sur les Africains et leurs vies ». Mais il faut avant tout que l’homme se persuade qu’il n’a pas le droit moral de mener une espèce animale ou végétale à son extinction, sous prétexte qu’elle ne sert à rien. « Nous n’avons pas le droit d’exterminer ce que nous n’avons pas créé. Un humble végétal, un insecte minuscule, contiennent plus de splendeurs et de mystères que la plus merveilleuse de nos constructions. Le Parthénon ne sert à rien, Notre-Dame de Paris est complément inutile, en tout cas mal placé. L’homme pourrait refaire dix fois le Parthénon, mais il ne pourra jamais reconstituer les innombrables animaux des savanes africaines, issues d’une évolution qui a déroulé ses méandres sinueux au cours de millions d’années, avant que l’homme ne commence à poindre dans un obscur phylum de Primates minuscules. » (in Avant que nature meure de Jean Dorst, 1965)

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L’Afrique, qui compte aujourd’hui 1,3 milliard d’habitants en totalisera près de 4,5 milliards à l’horizon 2100 ; un jeune Terrien sur trois âgé de 15 à 29 ans vivra en Afrique en 2050. Le Nigeria, par exemple, sera passé de quelque 191 millions d’habitants à plus de 410 millions en 2030. Emmanuel Macron a même déclaré. « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ».

L’explosion démographique, cause de l’expansion de l’agriculture au détriment des habitats de la faune sauvage et du développements des infrastructures et des villes, constitue une grande menace pour de nombreuses espèces menacées.

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Il est temps de mettre fin à cette mascarade

Joseph Chamie : La population mondiale a atteint 1 milliard vers 1804, a doublé pour atteindre 2 milliards en 1927, a de nouveau doublé pour atteindre 4 milliards en 1974 et doublera à nouveau pour atteindre 8 milliards d’ici 2023. Pourtant la croissance démographique des nations est malheureusement largement ignorée par les gouvernements. Les dirigeants gouvernementaux de la COP26, par exemple, n’ont pas abordé la limitation de la demande mondiale d’énergie, d’eau, de nourriture, de logement, de terres, de ressources, de biens matériels, de machines, de transports, etc. en réduisant la croissance de leurs populations humaines respectives. Ils ne sont pas prêts à reconnaître que la décroissance de la population est essentielle pour lutter contre les changements climatiques. De plus de nombreux pays, dont le Canada, la Chine, les membres de l’Union européenne, l’Iran, Israël, le Japon, la Russie, la Corée du Sud et les États-Unis, continuent de faire pression pour la croissance de leur population. La Chine, par exemple, est passée d’une politique de l’enfant unique à une politique de l’enfant à trois enfants pour augmenter sa population de plus de 1,4 milliard d’habitants. L’ambiance dans de nombreuses régions d’Europe se reflète dans l’affiche allemande disant: « Wir können unsere eigenen Babys machen, wir brauchen keine Ausländer » (Nous pouvons faire nos propres bébés, nous n’avons pas besoin d’étrangers).  Et Israël promeut la croissance démographique de sa population juive comme condition préalable à la sécurité ; sa population actuelle de 8,7 millions d’habitants pourrait atteindre 15 millions d’ici 2050.

Il est temps de mettre fin à cette mascarade et de reconnaître les conséquences désastreuses d’un monde de 8 milliards d’humains sur le changement climatique. La communauté mondiale des nations ne sera probablement pas en mesure de réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050. Pour remédier à cet échec, la survie de la biosphère devrait être désignée comme un objectif international pertinent pour toutes les nations. Cependant, s’éloigner de la primauté de la souveraineté nationale au lieu d’une approche planétaire semble peu probable de sitôt. D’autres réponses au changement climatique sont la réduction de la fécondité et l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. Le changement climatique devrait avoir de graves conséquences sur les déterminants socio-économiques et environnementaux de la santé, notamment l’air, l’eau, la nourriture et l’habitat. Il pourrait entraîner la mort prématurée de plus de 80 millions de personnes au cours du reste du siècle.

En bref, la stabilisation et la décroissance des populations humaines sont essentielles pour limiter les demandes sans cesse croissantes d’énergie, d’eau, de nourriture, de terres, de ressources, de logement, de chauffage / refroidissement, de transport, de biens matériels, etc. qui sont responsables du changement climatique de la planète, de la dégradation de l’environnement et de la perte de biodiversité.

PORTLAND, ÉTATS-UNIS, 23 novembre 2021 (IPS) 

NB : Joseph Chamie est un ancien directeur de la Division de la population des Nations Unies et auteur de nombreuses publications sur les questions de population, y compris son récent livre, « Births, Deaths, Migrations and Other Important Population Matters».

L’Autriche va autoriser le suicide assisté

La France, malgré tous les efforts de l’association ADMD (droit de mourir dans la dignité), reste très en retard dans la législation sur la fin de vie.

Lire, Fin de vie, comparaison internationale

Jean-Baptiste Chastand : Après l’Espagne, la catholique Autriche s’apprête à devenir le cinquième pays de l’Union européenne à autoriser le suicide assisté. Le projet de loi prévoit l’introduction « d’un droit de mettre fin à sa vie de façon libre et autonome et de se faire aider, le cas échéant, par une tierce personne » pour « les personnes atteintes d’une maladie incurable entraînant la mort » ou celles souffrant « d’une maladie grave et durable avec des symptômes persistants qui les affectent de manière permanente dans l’ensemble de leur quotidien ». Le texte qui doit entrer en vigueur début 2022 est la conséquence d’une décision de la Cour constitutionnelle autrichienne qui a fait référence au« principe de libre arbitre ». Le projet de loi prévoit une séance de conseil par deux médecins et trois personnes extérieures devront attester du « choix libre et autonome » du patient. Les directives anticipées de fin de vie doivent être validées devant notaire avant de pouvoir retirer en pharmacie la préparation mortelle. Le patient est dès lors libre de choisir le lieu et les circonstances de l’absorption de la préparation.

Lire, Euthanasie, un mot en vogue pour la mort douce

Ce projet autrichien n’a pas fait de remous dans ce pays de 8,9 millions d’habitants où l’Église catholique pèse pourtant toujours. Quelques commentaires sur le monde.fr :

Rachat : De même que la France a été un des derniers pays d’Europe à renoncer à la peine de mort, je crains qu’elle ne soit, aussi, l’un des derniers à abandonner la « peine de vie » (car il est des cas où la vie devient une peine, une souffrance insupportable).

J..Dupont : En France les accompagnements palliatifs entraînent une mort lente sous morphine et sans hydratation , on met 10 à 15 jours pour crever… En souvenir de mon père !

Lire, Sédation profonde ou droit de mourir dans la dignité ?

Bmy : Si la Cour Constitutionnelle autrichienne estime qu’interdire le suicide assisté est contraire au « principe de libre arbitre », elle devra alors également interdire le « vaccin/sérum » contre le covid prévu obligatoirement pour tous les autrichiens début 2022. D’autant que ce sérum n’empêche pas la propagation de la maladie.

Martin : Je plains les médecins autrichiens qui seront obligés de trahir le serment d’Hippocrate ! « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. « 

Michel SOURROUILLE : Si j’ai bien compris, ce n’est pas un médecin qui donne la mort, mais le souffrant lui-même,…

BG83 : Les Autrichiens non vaccinés n’ont pas attendu l’autorisation de leur Gouvernement pour se suicider.

Lire, Covid-19, comment gérer la fin de vie

La faim dans le monde, qui est responsable ?

Les denrées de base (céréales, sucre, viande, produits laitiers…) ont augmenté de 30 % en un an. Combinée aux effets économiques de la crise sanitaire, cette inflation menace particulièrement un tiers de la population mondiale, déjà en insécurité alimentaire. Il n’est que temps de retrouver les responsable de cette situation et de les empêcher de nuire.

Mathilde Gérard : La flambée actuelle des prix est le reflet de la progression continue du prix de l’énergie depuis 2020, de la multiplication de mauvaises récoltes dues au réchauffement (sécheresses, inondations…), du développement des agrocarburants qui entraîne une compétition entre produits agroalimentaires et énergétiques dans l’utilisation des terres arables, d’une crise des filières agroalimentaires en période de pandémie, de la violence des conflits, de la solvabilité. Trois milliards de personnes dans le monde n’ont pas le pouvoir d’achat suffisant pour se nourrir sainement.

Aucune mention de la surpopulation dans cet article du MONDE, il faut lire les commentaires sur lemonde.fr pour en savoir un peu plus :

Gabuzo : Au-delà des causes conjoncturelles, toujours le même impensé, le non-dit : les limites de la croissance démographique. On pourrait vivre plus facilement à 3 milliards avec nos ressources énergétiques, mais nous sommes maintenant 8 milliards. Il faut s’attendre à ce qu’on nous présente la facture un de ces jours. Comme d’habitude ce sont les pauvres qui trinqueront.

Cocoanda @ Gabuzo : FAUX. A 3 milliards avec le même niveau de vie et donc les mêmes émissions qu’un européen moyen (10T de CO2 par an importations comprises),, on arrive au chiffre de 30 milliards de tonnes de CO2 par an….. Soit quasi les émissions actuelles. On aurait donc le même problème !! Ce sont les pays riches (nous) qui polluent.. Principalement l’Amérique du Nord et l’Europe. J’en déduit donc que vous proposez de zigouiller les riches européens ?

Lire, le libéralisme et la faim dans le monde

Charly : Le fond de l’affaire est l’explosion déraisonnable de la population dans certains pays. Il faut mener des pressions énormes pour forcer ces pays à faire chuter leurs taux de fécondité. Première mesure : plus un sou d’aide au développement ou pour limiter les hausses de CO2 sans en contrepartie des politiques actives contre la natalité.

Novi : Une chose qui n’est pas sous-développée dans le 1/3 monde, c’est bien l’exploitation du ventre de la femme.

Lire, Mourir de faim, un choix volontaire

Jrocher : 160 millions d’hectares en Europe consacrés à l’alimentation des animaux que l’on complète avec du soja du Brésil…. Passer à 500g de viande par semaine comme le conseille l’INRAE est à notre portée, ce qui n’est pas le cas de la courbe démographique dans les PVD ! Cela étant dit, faut-il commencer par réduire les populations qui émettent le plus de CO2 ?

Lire, faim du monde, fin du libre-échange

Arthur2 : La vérité est surtout que l’explosion démographique des 150 dernières années a reposé sur des ressources de stock, et que le débit extrait de ce stock va maintenant diminuer.

Edgard Wibeau : Ben ouais, y’a trop de monde, et notre nombre augmente rapidement. Les moyens de production alimentaire (terre eau, …) sont en danger à cause des évolutions environnementales et climatiques, donc on se dirige tout droit vers une porte étroite que seuls ceux qui ont les plus grosses massues pourront franchir. Cela fait des décennies qu’on le sait, on voit le phénomène s’aggraver, mais ni les dirigeants politiques à courte vue, ni les peuples qui méritent ces dirigeants ne veulent en entendre parler. Les taux de fécondité ahurissants se maintiennent d’un côté, et les sept saisons de la mode textile prête-à-jeter continuent de faire fureur de l’autre côté.

Ker Chalon : Ce sont les limites de la croissance tout court… La démographie, l’énergie, les rendements agricoles, la pollution de l’air, de l’eau et des sols… Nous sommes en train de nous frotter à toutes ces limites et nous faisons l’expérience des boucles de rétroaction multiples qui couplent tous ces paramètres… Mais ce n’est anticipé que depuis 1972 alors laissons encore 50 ou 60 ans à l’ensemble de la population pour croire que ce ne sont que des problématiques isolées qui peuvent être traitées localement et indépendamment les unes des autres… et qui sont surtout de la faute des « autres »…

Choux rave : Boucles de rétroaction, les crises climatiques engendrent des crises alimentaires qui vont engendrer des crises démographiques qui vont engendrer des crises énergétiques qui vont engendrer des crises économiques qui vont engendrer des crises démographiques.. etc… Vous serez là vous en 2050 ?

Mendo : « Au grand banquet de la nature, il n’y a pas de couvert vacant pour les nouveaux entrants ». Il serait temps de relire Malthus.

Lire, Malthus avait raison, la faim existe !

Malcolm : Soyons malthusiens, faire moins d’enfants pour sauver la planète et nous avec…

Lire le livre d’Hugues Stoeckel, La faim du monde (l’humanité au bord d’une famine globale)

Surpopulation au Yemen, 377 000 morts

Presque toutes les zones identifiées en 2008 comme les plus sensibles au réchauffement – de la Mésopotamie au Levant en passant par le Yémen, le Sahel et l’Afrique du Nord –, ont basculé sept ans plus tard dans l’instabilité ou le chaos. Mais la variable démographique et toujours présente, que ce soit pour expliquer le réchauffement climatique (cf. équation de Kaya) ou expliquer les guerres. Comme l’écrivait le philosophe Gaston Bouthoul, la guerre sert d’infanticide différé !

En sept ans, la guerre du Yémen aura causé la mort de 377 000 personnes, d’ici à la fin de 2021. Selon l’estimation publiée par les Nations unies, 150 000 morts sont dues aux combats, et environ 227 000 aux conséquences indirectes du conflit, comme le manque d’eau potable, la famine ou les maladies. La guerre du Yémen dure depuis sept ans. L’escalade des combats, y compris les batailles de chars et les bombardements réguliers par des avions et des drones, a détruit dans certaines zones même les infrastructures les plus élémentaires. Des millions de personnes sont au bord de la famine, les deux tiers des Yéménites dépendant de l’aide humanitaire, selon l’ONU. La faute à la surpopulation.

Au Yemen en 1951, il y avait moins de 4,7 millions d’habitants. Ce pays a dépassé 30 millions d’habitants en 2021 et on prévoit plus de 52 millions de personnes en 2060. Presque aussi vaste que la France, le Yémen est en grande partie désertique. Comment vivre en paix avec une telle surpopulation ? Le taux de croissance de la population était de 5,28 % en 1993 , il reste encore à 2,3% de variation annuelle en 2020, ce qui signifie que la population double encore tous les 30 ans. Le taux de fécondité est de 3,70 enfants par femme en 2019, ce qui entraîne plus de 900 000 naissances chaque année pour 190 000 décès. Certains optimistes croient encore au miracle. Dans « The Human Tide » (la marée humaine), le britannique Paul Morland se veut anti-malthusien : « Thomas Malthus, avec son Essai sur le principe de la population (1798), explique que toute croissance démographique débouche sur une pénurie de nourriture. Mais la révolution industrielle a changé tout ça, permettant d’échapper à ce piège malthusien. Les « limites naturelles » théorisées par Malthus ont ainsi été abolies grâce à l’inventivité humaine qui a multiplié et globalisé les ressources. Et d’un autre côté, nous avons réduit les taux de fécondité, en dissociant la sexualité de la reproduction. Les taux baissent partout, même au Yémen. » Certes on prévoit encore une baisse des taux après 2070, mais il sera trop tard pour accédée au développement dans un pays dévasté et avec une pénurie de ressources mondiales, y compris fossiles, sans oublier le réchauffement climatique qui fera du Yemen une chaudière.

Dans les années 1970, le philosophe Gaston Bouthoul a pu définir la guerre comme un infanticide différé. «  Quoi de plus étrange que la sempiternelle succession des guerres et des paix ? » Il en vient vite à constater que les violences armées ont un seul point commun : elles détruisent des vies humaines et, ce faisant, empêchent d’autres vies humaines de voir le jour. Tout se passe comme si cette destruction aurait pour fonction fondamentale de résorber les excédents de population. L’inflation démographique a provoqué ce qu’il appelle une  « surchauffe belligène » . Pour M. Bouthoul, il s’agirait là d’un phénomène de fuite en avant. Il ne voit pas d’autre manière de l’éviter que la planification rigoureuse des naissances, impliquant, si nécessaire, des mesures de contrainte. Puisque la vaccination est obligatoire, demande-t-il, pourquoi la limitation des maternités ne le serait-elle pas ? Le seul moyen de mettre fin aux guerres, c’est à son avis l’avènement de « l’ère de la population contrôlée », qui  « mettra fin à une période de l’histoire, celle de l’homme à bon marché ».

Pour agir avec l’association Démographie responsable,

https://www.demographie-responsable.org/

Sur la surpopulation dans différents pays, nos articles antérieurs :

Le Bangladesh, en route pour l’enfer

Démographie, le Brésil en perdition 

Surpopulation française, une réalité vraie

La surpopulation généralisée aux Pays-Bas

Le Nigeria, miné par la surpopulation

Fin de vie, comparaison internationale

Texte du 17 novembre 2021 en provenance de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) :

En 2001, le Conseil national suisse (chambre basse du Parlement) confirmait, par un vote, que l’assistance au suicide était possible dès lors qu’elle n’avait pas un mobile égoïste. Cette assistance au suicide, humaniste et compassionnelle, est celle que nous connaissons encore aujourd’hui, de l’autre côté des Alpes. Le 1er avril 2002, les Pays-Bas ont été les pionniers du soin ultime, en légalisant l’aide médicale à mourir ; le décret sur la fin de vie sur demande et le suicide assisté est entré en vigueur un peu plus tard. Ce texte de loi mettait fin à dix années d’une pratique jurisprudentielle qui définissait les « critères de minutie » à observer par tout médecin acceptant d’aider un malade, à sa demande, à mourir. Alors que la très grande majorité des pays du monde ignoraient tout de la démocratie sanitaire et que la médecine était toute puissante – même si les droits des personnes malades commençaient à être une revendication légitimement affirmée – les Néerlandais bénéficiaient déjà du droit à disposer de leur corps jusque dans la mort, dans un cadre strict et dès lors que la vie n’était plus que de la survie.

En mai 2002, la Belgique emboîtait le pas aux Pays-Bas en votant une loi relative à l’euthanasie, puis, en 2009, avec le vote de la loi luxembourgeoise sur l’euthanasie et l’assistance au suicide, les peuples du Benelux étaient réunis dans une même reconnaissance du droit individuel à rester maîtres de leur propre fin de vie.
Depuis pourtant, beaucoup de pays se sont emparés de ce sujet de société pour légiférer en matière de fin de vie. Aux Etats-Unis, comme en Australie, de nombreux états ont voté des lois de légalisation de l’aide active à mourir. Le Québec puis le Canada dans son ensemble ont adopté ce soin ultime. La péninsule ibérique (Espagne et Portugal) a légalisé l’aide active à mourir. L’Angleterre et l’Ecosse ont voté des textes en première lecture et ont lancé des consultations citoyennes qui plébiscitent l’aide active à mourir. Chili, Colombie, Nouvelle Zélande… Près de chez nous, l’Autriche, l’Allemagne et l’Italie ont été enjoints, par leur juridiction suprême (respectivement la Cour constitutionnelle, le Tribunal constitutionnel fédéral et la Cour constitutionnelle) de légaliser l’aide active à mourir, y compris au nom du respect au droit à la vie (article 2 de la Convention européenne des droits de l’Homme). L’aide médicale active à mourir est devenue – à juste titre et heureusement – la norme…

En France, malgré l’émotion provoquée par le drame vécu par le jeune Vincent Humbert – qui demandait au président de la République, Jacques Chirac, le droit de mourir et d’être délivré de son corps inerte – et par sa mère, Marie Humbert – qui mit fin à son agonie le 24 septembre 2003 – le Gouvernement français, sous la conduite de Jean-Pierre Raffarin, confiait le soin à Jean Leonetti, député des Alpes-Maritimes, le soin d’explorer une troisième voie entre acharnement thérapeutique et aide active à mourir : la fameuse exception française… La sédation (c’est-à-dire la déshydratation et la dénutrition, jusqu’à l’insuffisance rénale sévère qui emporte le malade sans certitude qu’il ne souffre pas) apparaissait dans notre pays, renforcée et confirmée par les trois lois Leonetti qui se sont succédé (2005, 2010 et 2016). La plus réductrice de nos libertés en fin de vie, la loi du 2 février 2016, ne s’applique que dans les dernières heures voire les derniers jours de la vie et laisse de côté les malades atteints de maladies neurodégénératives (Charcot, Alzheimer, Parkinson…).

Lire, 297 députés veulent choisir leur fin de vie

Pas un pays – pas un seul – ne s’est engagé dans la voie mortifère de la sédation, dont nous mesurons chaque jour les drames qu’elle porte en elle-même au regard des protocoles retenus par la France et sa Haute autorité de santé. Pas un pays n’a souhaité se distinguer en ne respectant pas la volonté des personnes en fin de vie et en leur imposant une mort « à petit feu ». La voie choisie par la France est une impasse. Jusqu’à ce jour, pas un gouvernement n’a eu le courage de reconnaître l’erreur originelle commise en 2005 – par orgueil et par dogmatisme – en inventant un entre-deux devenu insupportable. Les élections (présidentielle et législatives) du printemps prochain seront l’occasion de repenser notre loi sur la fin de vie, de remettre la décision de celui qui est dans le lit au cœur de toute décision le concernant, de respecter sans condition la parole de la personne arrivée au terme de sa vie, de légaliser l’aide médicale active à mourir et, enfin, de mettre un terme à la triste expérimentation et exception qui fut celle explorée par notre pays, provoquant tant de drames…

Lire, Fin de vie, prendre du midazolam ?

Vaccin, la libre acceptabilité des contraintes

La liberté d’expression a ses limites, comme toutes les autres libertés. De toute façon la liberté est un mot valise dans lequel on peut trouver tout et son contraire. La seule liberté que nous puissions avoir, c’est d’être conscient des contraintes apportées par notre socialisation primaire, notre vécu socio-économique et le milieu environnant où domine maintenant le poids du nombre. En Autriche ils ont fait fort, on est passé en quelques jours d’un confinement obligatoire pour les non-vaccinés au vaccin obligatoire pour toute la population… après accord aussi bien des conservateurs, des sociaux-démocrates que des écologistes.

Jean-Baptiste Chastand : « L’Autriche a décidé le 19 novembre de prendre une décision radicale et unique en Europe, imposer le vaccin à partir de févier 2022. « Nous n’avons pas d’autre choix », a martelé le chancelier, « Nos soins intensifs débordent ». « Les experts disent que les mesures que nous avons prises ne vont pas suffire, or il faut casser cette quatrième vague », a défendu le ministre de la santé (écologiste)… 90 % des malades en soins intensifs ne sont pas vaccinés. « Nous avons cru pendant trop longtemps que ce serait possible de convaincre les gens de se vacciner volontairement, mais on doit regarder la réalité en face », a avancé le chancelier pour justifier le choix de passer au mode obligatoire dans ce pays où il n’existait aucune obligation vaccinale, même chez les enfants. La seule exception étant la période nazie, puis la vaccination contre la variole, imposée par les Alliés et abolie dans les années 1980… La décision a déclenché la colère de l’extrême droite. Le chef du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), un antivax notoire, a ainsi assuré que « l’Autriche est une dictature à partir d’aujourd’hui ». Dans les milieux proches de l’anthroposophie et des antiautoritaires issus des mouvements contestataires de gauche des années 1980, les gens non plus ne veulent pas se faire vacciner. »

C’est un véritable paradoxe, c’est l’extrême droite qui parle de « dictature » à propos de l’obligation vaccinale. C’est un autre paradoxe, extrême droite et extrême gauche se rejoignent dans la condamnation de l’obligation vaccinale.

Lire, L’étoile jaune pour les non vaccinés ?

Que penser ? Du point de vue des écologistes, le choix collectif devrait être formulé de façon abrupte. Soit nous misons sur la sélection naturelle, le vaccin n’est pas obligatoire, les mesures de confinement sont facultatives, nous laissons nos défenses immunitaires se renforcer naturellement et tant pis pour les plus faibles, viva la muerte, le tri médical est un passage obligé vu l’explosion des hospitalisations. Soit, à l’image de ce qui se passe pour les enfants, la vaccination est obligatoire pour tout le monde, mais la population devient de plus en plus nombreuse et de plus en plus fragilisée face aux atteintes virales et microbiennes. L’obésité et les comorbidités se généralisent, et un jour ou l’autre une mutation d’un des vecteurs de la sélection naturelle envoie de toute façon à trépas une grande partie de l’espèce humaine. Le problème, c’est que notre société se refuse à aborder les choix fondamentaux et préfère laisser les gens dépérir dans l’assistanat et la contrainte sociale. Le problème, c’est notre rapport à la mort, le refus de mourir.

Lire, Covid, regardons sans ciller la mort en face

Rappelons les propos d’Ivan Illich: « Le traitement précoce de maladies a pour seul effet d’aggraver la condition des patients qui, en l’absence de tout diagnostic et de tout traitement, demeureraient bien portants les deux tiers du temps qu’il leur reste à vivre. » Comme l’écrivait André Gorz, « il est devenu choquant d’affirmer qu’il est naturel de mourir, que les maladies mortelles ne sont pas un dérèglement accidentel et évitable mais la forme contingente que prend la nécessité de la mort ».

Lire, L’idée de liberté à l’heure du pass-sanitaire

Quand le monde se complexifie les règles se multiplient. Cela a donc un prix mais aussi des avantages. Dans un monde peuplé de 5 personnes, l’anarchie peut être cool un moment mais dans un système complexe de presque 8 milliards d’humains, ça bugue. Il a été calculé que si vous faites Paris-Marseille en voiture vous êtes soumis à plusieurs centaines d’injonctions. Cela permet à plus de gens de faire le trajet en moins de temps et en moins dangereux. D’où cette idée-clé, moins on est nombreux, plus on peut refuser l’obligation vaccinale et toutes les autres contraintes…

Lettre à l’enfant que je n’aurai jamais

Une correspondance qui permet d’en savoir plus sur notre désir de fécondité :

Anne-Marie : Le mouvement Childfree me questionne. Il témoigne d’une exaltation un peu inquiétante activée par le déni ambiant de la surpopulation et par la dramatisation médiatique des enjeux pour la planète. La radicalité, un mot à la mode chez les jeunes de moins de 30 ans, si elle  est courante et quasi normale, ne doit pas être encouragée à tomber dans l’irréversible de la vasectomie ou de la ligature des trompes. Childfree est une réponse à l’angoisse qui monte quant à l’avenir, mais une réponse inadaptée car elle est sacrificielle. Les Cathares il y a bien longtemps ont échoué à réformer la religion ; l‘histoire n’en a retenu que les bûchers, les médias actuels ne retiennent des Childfree que le sensationnel. mais qu’ils n’ont pas d’autre choix à présent. Les médecins ont raison de refuser de stériliser les jeunes qui n’ont pas d’enfants. On peut cependant dire que les humains ne sont pas voués à la procréation sans limite…

Alice : Personnellement, je ne suis pas d’accord avec le fait de dire que les médecins ont tort de stériliser les jeunes sans enfants. On peut être jeune et très bien savoir ce que l’on veut, et être jeune n’empêche pas de comprendre qu’une stérilisation chirurgicale, c’est définitif (d’autant qu’il y a un délai de réflexion de 4 mois, plusieurs entretiens avec le chirurgien qui s’assure que vous avez bien compris que, etc.). Quand on sait qu’on ne veut pas d’enfants, la contraception encombre l’esprit en pure perte, provoque des angoisses (pilule oubliée, préservatif qui craque, aïe aïe aïe vite une pilule du lendemain, mon Dieu, mes règles vont-elles arriver ? Si je suis enceinte et que je ne peux pas avorter, je me jette dans la Marne etc.). Une telle situation mène éventuellement à des IVG (toujours pénibles, ne serait-ce qu’au niveau des démarches à accomplir pour y accéder), voir à un « burn-out contraceptif » (« overdose » de tous les moyens de contraception, comme ce fut mon cas), bref, gâche la vie. La démarche n’a rien de « sacrificielle ». On se fait stériliser pour être tranquille une bonne fois pour toute, c’est-à-dire qu’on se fait stériliser pour soi. Les « childfree » ne sont pas des écologistes : ce sont des égoïstes 😉 Leur discours, c’est davantage « Les enfants, c’est chiant » que « Les enfants, ça pollue ». Ceux qui se font stériliser, jeunes ou pas, savent très bien ce qu’ils font. Le délai de réflexion, concernant la parentalité, il commence depuis l’enfance. Cela se voit au niveau des statistiques : le taux de regret des stérilisations est d’environ 4 %. Celui des parents qui regrettent d’avoir procréé est beaucoup, beaucoup plus élevé (au moins 13 %). Faites le test autour de vous : vous trouverez plusieurs personnes qui admettent regretter avoir eu des enfants. Mais si vous avez dans votre entourage une personne stérilisée, elle sera probablement ravie de l’avoir été. Personnellement, je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir fait avant.

Lire aussi, Nullipares, childfree, les personnes sans enfants

Honnêtement, on ne se fait pas stériliser pour sauver la planète, même si c’est provocateur et donc intéressant du point de vue militant de le clamer sur tous les toits -comme je le fais, parce que ça fait réagir et qu’au moins comme ça, les partisans de la démographie responsable « classique » paraissent modérés et donc plus audibles. Un peu comme l’arrivée des Femen (ces féministes russes qui manifestaient nues, à grandes gestes, à grands cris, slogans écrits à la truelle) a fait, par effet d’optique, paraître les féministes « classiques » (dont je fais partie) modérées. Dans toutes les causes, il faut des épouvantails, sinon l’épouvantail c’est vous. Voici pour mon humble avis de personne ayant vécu la stérilisation dans sa tête et dans sa chair (pour la plus grande joie des deux) . Une stérilisation, c’est irréversible, oui. Mais un enfant aussi. Et je pense qu’à l’inverse des périls écologiques qui nous menacent, la stérilisation qui, il faut le rappeler, est la méthode de contraception la plus utilisée au monde, doit être non seulement dédramatisée mais encouragée. Dans nos sociétés, toute nouvelle naissance constitue une tragédie écologique sans nom. Personnellement, si j’étais à la tête de ce pays, en plus des autres mesures de réforme de la natalité que je prendrais (suppression des allocations familiales aux naissances, instauration d’un malus écologique au 3ème enfant), j’offrirais une prime de 100 000€ + des avantages sociaux à toute personne sans enfant (homme ou femme) se faisant stériliser. Et les chirurgiens qui refuseraient de procéder à des stérilisations (comme à des IVG) perdraient leur qualité.

Anne-Marie : Merci Alice pour votre franchise et pour cette occasion d’échange de points de vue. Regret d’avoir eu des enfants… oui, certaines l’expriment même tout à fait publiquement… Dans toutes les civilisations  et à toutes les époques, l’enfant a été à la fois sacralisé et sacrifié. Chacun devenu adulte doit s’en débrouiller comme il peut ! J’entends bien votre position personnelle et partage bien sûr, ce que vous dites des angoisses des femmes concernant la contraception et ses aléas. Les femmes de mon âge ont connu l’époque où il fallait avorter clandestinement et sans sécurité, en Suisse ou en Angleterre. Pour notre génération, la pilule a été une libération inédite. Il est donc question de différence d’âge et de différence de désir. Sur ce dernier point, il n’y a rien à dire, bien sûr. Je vois aussi votre détermination. Là où je vous suis totalement, c’est quand vous pointez du doigt le faux semblant de la préservation de la planète. La question de la procréation fait trop partie de notre histoire intime pour que cet alibi fasse longtemps illusion. Quant aux mesures auxquelles vous songez pour restreindre les naissances, cela pourrait sans doute, faire partie d’un autre débat…

à lire, Serge Livrozet, Lettre d’amour à l’enfant que je n’aurai pas

(éditions Lettres libres, 1982)

Confinement obligatoire pour les non-vaccinés

En Autriche, plus de 13 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés le 13 novembre dans ce pays de 9,8 millions d’habitants, chiffre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Corollaire : le nombre de patients hospitalisés en soins intensifs a brutalement augmenté. Les services de soins intensifs pourraient être débordés autour du « 24 novembre ». Le chancelier autrichien, Alexander Schallenberg, a donc annoncé l’entrée en vigueur dès le 15 novembre d’un confinement pour les personnes non vaccinées ou qui n’ont pas guéri du Covid-19. Cette mesure inédite est censée endiguer le nombre inégalé de nouveaux cas. Concrètement, les personnes concernées n’auront pas le droit de quitter leur domicile sauf pour faire leurs courses, du sport ou pour des soins médicaux. La mesure s’applique à partir de l’âge de 12 ans. Des contrôles inopinés seront effectués. Le Parlement doit approuver la mesure, a priori une simple formalité. Environ 65 % de la population a reçu un schéma vaccinal complet en Autriche, ce qui est inférieur à la moyenne européenne de 67 % et loin de pays comme l’Espagne (79 %) ou la France (75 %).

Jeanne R réagit sur le monde.fr : Et si on punissait de la même façon ceux qui fument trop … ceux qui mangent trop … ceux qui boivent trop …. car malheureusement eux aussi remplissent les hôpitaux …. tout le monde trouverait ça honteux, mais là on a fait tellement peur aux gens que tout le monde trouve cela normal .

Max42 : Comparer les égoïstes qui refusent une injection sans danger aux victimes de drogues dures que sont le tabac et l’alcool ou aux personnes obèses qui, dans la plupart des cas, ne le sont pas parce qu’elles cèdent à la gourmandise mais sont elles mêmes victimes de mauvaises habitudes alimentaires est assez insultant pour ces dernières.

Doudoudodudor : On interdit bien à quelqu’un qui a bu de prendre sa voiture, pour ne pas blesser les autres. Trouvez vous ceci également anti-démocratique ? Ici c’est pareil, si vous n’êtes pas vacciné vous êtes un danger potentiel pour autrui.

OTARIE DE BALCON : Ces discriminations sont insupportables en démocratie.

Silers @OTARIE DE BALCON : il faut arrêter avec ses affirmations hors de propos. Une discrimination est insupportables en démocratie si et seulement si elle repose sur des critères arbitraires : couleur de peau, sexe, orientation sexuelle, etc. En revanche, une discrimination est tout à fait acceptable si elle repose sur des critères qu’on peut tous remplir. Si on veut piloter un avion, il faut un diplôme. Si on veut circuler librement, il faut être vacciné.

Michel SOURROUILLE : Certaines cultures interdisent tout alcool ou prohibent certaine alimentations. Qu’une population l’accepte montre que c’est une modalité d’existence qui est devenue démocratique, voulue par le peuple. Tout est donc possible pour notre espèce, y compris une extinction programmée avec suicide obligatoire, élément factuel qu’on retrouve sur tous les champs de bataille. Il faut donc savoir trier entre les injonctions absurdes et les obligations réalistes. Pour la vaccination c’était simple. La société pouvait décider d’accepter les mécanismes de la sélection naturelle, s’interdire toute vaccination et accepter un grand nombre de morts (avec triage médical). Nous avons internationalement choisi la vaccination, ce qui d’un point de vue écologique centré sur le long terme ne paraît pas judicieux. MAIS nous avons aussi choisi politiquement, sauf trop rares exceptions, de laisser libre cours à la fécondité humaine et provoqué ainsi une surpopulation. Apprenons de nos erreurs, ça nous changera !

Lire, Covid-19, choisir la sélection naturelle ?

L’arrêt forcé des migrations se mondialise

Des centaines de migrants tentent de passer la frontière polonaise. Les Européens accusent le président Loukachenko d’avoir sciemment orchestré cette situation, en délivrant des visas et en acheminant les migrants. Des témoignages parlent de la violence des autorités biélorusses pour les pousser à traverser la frontière et les empêcher de revenir en arrière. Dans le même temps, des vidéos prises côté biélorusse dévoilent la brutalité des refoulements effectués par les Polonais. Ce n’est qu’un fait ponctuel, mais significatif d’une planète qui se couvre de murs, de barbelés-rasoir et de gardes-frontières pour empêcher des flux croissants de réfugiés aux motivations très diverses.

Même les pays les plus développées deviennent des blockhaus. Le Royaume-Uni veut criminaliser les traversées de la Manche. Le texte crée une « sous-classe » de demandeurs d’asiles pour ceux qui arriveront de façon irrégulière sur le territoire national. Ils auront moins de droits et de possibilités de recours que ceux passés par les voies légales. Ils seraient même menacés de peines de prison pour être arrivés « sans autorisation ». Le projet de loi autorise aussi les pushbacks, en rupture du droit de la mer, qui oblige tout navire à porter secours à une embarcation en difficulté. Cette réforme de l’asile a toutes les chances d’être adoptée, étant donné la confortable majorité de Boris Johnson à la Chambre des communes et la presque inexistence de la mobilisation travailliste sur le sujet.

La situation est encore plus dramatique dans les pays en guerre. Dans le nord-ouest de la Syrie, presque deux millions d’enfants dépérissent dans des camps de déplacés aux conditions de vie révoltantes. Ils sont victimes de violences sexuelles, nourrissant la convoitise de trafiquants qui marient les filles de force et enrôlent les garçons en tant qu’enfants soldats. Plus de la moitié des enfants de Syrie sont privés d’éducation élémentaire. Les parties au conflit syrien, uniquement guidés par des objectifs militaires et politiques, font preuve d’un mépris glacial de « l’intérêt supérieur de l’enfant », tel que consacré par la convention relative aux droits de l’enfant.

Nous entrons dans une période de violences généralisées car les flux migratoires ne font que commencer. Près de 216 millions de personnes pourraient être obligées de quitter leur foyer d’ici à 2050 à cause du réchauffement climatique. Les migrations climatiques seront les plus importantes dans les régions les plus pauvres et les plus vulnérables aux aléas du climat. C’est l’Afrique subsaharienne qui enregistrerait le plus grand nombre de migrants climatiques (jusqu’à 86 millions), devant l’Asie de l’Est et le Pacifique (49 millions), l’Asie du Sud (40 millions), l’Afrique du Nord (19 millions), l’Amérique latine (17 millions) et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale (5 millions). La Banque mondiale prévient qu’en l’absence de planification, les points de départ et de destination pourraient être exposés à des pressions énormes. L’institution appelle donc à limiter les émissions de gaz à effet de serre ! Mais la COP26 n’a rien fait pour. En situation de crise, le peuple se referment sur eux-mêmes. La surpopulation, qui déséquilibre toutes les structures socio-économiques, est une thématique concrète qui pourtant n’est traitée nulle part au niveau officiel.

Que faire ? Nous n’avons pas écouté le message de Malthus qui, dès le début du XIXe siècle, mettait en garde contre une population qui dépasserait les limites de son écosystème. A son époque, en 1800, il y a avait à peu près un milliard de personnes sur cette planète. En octobre 2021, nous avons dépassé 7,9 milliards. Avec une telle progression, il est impossible de gérer au mieux les affaires humaines. Avec autant de milliards, il est désormais trop tard pour mettre en place une maîtrise de la fécondité. Alors les frontières vont se fermer toujours davantage, ce sera la guerre de tous contre tous, et le sort de nos générations futures ne sera pas enviable (litote).

Lire, solutions radicales pour surpopulation avérée

Bien entendu le fait de savoir qu’on va perdre n’empêche pas de résister. C’est ce que font les membres de l’association Démographie Responsable. L’avenir lointain résulte de nos décisions présentes.

Grand remplacement, nativisme, écologisme

Renaud Camus a publié en 2011 un opuscule, Le Grand remplacement. Cette théorie ,qui visait à l’origine les juifs, se réoriente aujourd’hui contre l’islam. En pratique, on incite les gens à repérer des têtes qui ne sont pas de chez nous, qui ne ressemblent pas à un “Français de souche”.  C’est le même discours qui fondait l’infériorisation de la femme, regardez, elle n’a pas la même tête qu’un homme et elle n’a pas de couilles, ou le racisme, c’est un noir, cette race inférieure qu’on exhibait dans les foires et dont on faisait des esclaves. On s’intéresse à l’apparence, pas à la réalité des personnes concernées. On devrait aujourd’hui savoir qu’il n’y a pas de races, nous sommes tous d’un bout à l’autre de la planète des homo sapiens, même les pygmées. Nous pouvons tous constater qu’une femme peut être à l’égale de l’homme dans toutes les activités humaines. Et un Juif, un musulman ou un Français de souche sont libres de pratiquer la religion de leur choix en France. Peu importe alors l’importance numérique de telle ou telle catégorie de personnes… Mais les médias, même dans LE MONDE, consacrent trop de colonnes à ce qui n’est qu’un épiphénomène, le disque rayé qui s’appelle Zemmour,.

Ivanne Trippenbach : Zemmour martèle aujourd’hui la même théorie : « nous ne pouvons pas supporter deux civilisations sur le sol français ». Zemmour affirme que l’islam n’est pas compatible avec la France. Que fait-on des musulmans ? A la question de déporter des millions de musulmans, Eric Zemmour avait répondu en 2014 au journal italien Corriere della sera : « C’est irréaliste, mais l’histoire est surprenante. » Donc on le fait ! La rhétorique zemmourienne sur la « colonisation inversée » est similaire aux écrits de la droite radicale des années 1990…

Du point de vue des écologistes, le phénomène migratoire mérite mieux qu’une fixation sur l’Islam et l’expression « grand remplacement ». Le nativisme, mot nouveau qui exprime cette idéologie qui classe les citoyens par ordre de leur arrivé sur un territoire est absurde. Aux États-Unis, si tous les immigrés devaient être chassés du territoire, il ne resterait que les rares descendants des Indiens. En Australie il ne resterait que les Aborigènes. En Nouvelle Calédonie, il ne resterait que les Kanaks. Et en France il ne resterait que les Néandertaliens, malheureusement exterminés par des homo sapiens venus d’Afrique. Grand remplacement !!! Ce qui importe aujourd’hui, ce n’est pas la page entière du monde consacrée à Zemmour et au nativisme, c’est la page en vis-à-vis : « A Calais, la question du démantèlement systématique des camps de migrants est au cœur du conflit ». Dans une société aux identités multiples et aux tolérances réciproques, les migrations humaines ne posent pas en soi de problème dans les processus d’assimilation à une culture en perpétuelle recomposition. Ce n’est pas un problème de différences civilisationnelle, c’est d’abord un problème de nombre. Aucune terre n’est libre d’hommes depuis très longtemps.

Thomas More, en 1516, croyait pouvoir encore écrire dans son livre: « Quand il y a dans une ville plus de monde qu’elle ne peut et qu’elle ne doit en contenir, l’excédent comble les vides des cités moins peuplées. Enfin, si l’île entière se trouvait surchargée d’habitants, une émigration générale serait décrétée. Les émigrants iraient fonder une colonie dans le plus proche continent, ou les indigènes ont plus de terrain qu’ils n’en cultivent » Sur ce point, Malthus était à la fin du XVIIIe siècle bien plus perspicace : « On ne peut lire le récit de la conquête du Mexique et du Pérou sans être frappé de cette triste pensée, que la race des peuples détruits était supérieure, en vertu aussi bien qu’en nombre, à celle du peuple destructeur. (…) Si l’Amérique continue à croître en population, les indigènes seront toujours plus repoussés dans l’intérieur des terres, jusqu’à ce qu’enfin leur race vienne à s’éteindre. » A partir de quand un territoire est-il saturé, en situation de surpopulation, allergique à bon droit aux migrations  ? Question complexe. Mais la notion de capacité de charge d’un pays donné ne fait pas la Une des journaux, on préfère tourner en rond autour de Zemmour.

Lire, Un bébé de plus en France, une charge insupportable

Lire, Eric Zemmour, l’antiécolo par excellence

La Démographie Responsable en actes

Voici les activités de l’association DR (Démographie Responsable)  en novembre:

  • Le salon Marjolaine aura lieu au Parc Floral de Paris du 6 au 14 novembre. Nous y tiendrons un stand et Denis Garnier, président de l’association, y fera une conférence intitulée « Pandémies et démographie » le 11 novembre à 17h30.
  • Martin ROTT, notre responsable Occitanie fera une conférence le 18 novembre à 18h30 sur le thème « Écologie et Démographie » avec pour sous-titre : « Peut-on diminuer l’empreinte écologique sans prendre en compte la démographie ? »

Maison du Protestantisme, 3 rue Claude Brousson , 30 000 Nîmes                  – L’entrée est libre et gratuite-

René Monnet était ingénieur de l’Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier et directeur de recherches à l’INRA.

NB : Constatons, sans surprise, que la COP 26 à Glasgow débattra du 1er au 12 novembre du changement climatique, sans évoquer la démographie.

Pour en savoir plus sur DR,

lire Agir avec l’association « Démographie responsable »

Pauvreté, guerre et surpopulation sont liées

Les causalités sont multifactorielles, une conséquence est généralement la résultante de causes multiples. L’analyse est d’autant plus complexe que l’effet peut interagir avec la cause, on parle de causalité circulaire, la conséquence devenant une cause. A force de refuser d’envisager les interactions, on ne peut que tronquer le raisonnement. Ainsi du débat pauvreté, guerre et surpopulation. Prenons l’exemple de commentaires contradictoires sur notre blog biosphere.

Esprit critique : On essaierait de nous faire croire que la pauvreté c’est seulement «la faute à la surpopulation», que c’est même une Loi de la Nature, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Seulement il suffit d’un seul exemple pour invalider n’importe quelle théorie.

Didier : Personne n’a jamais dit que c’était la seule cause, j’ai dit qu’au Nigeria c’était la cause principale, et que les perspectives démographiques étaient effrayantes. Un bon exemple est contextualisé.On ne pourra pas sortir le Nigeria de la pauvreté sans agir sur la surpopulation, le taux de fécondité y est supérieur à 5 enfants par femme, c’est-à-dire que la population fait plus que doubler à chaque génération, donc se trouve multipliée par 4 en 50 ans et par 8 en 75 ans, c’est évidemment une folie. Les prévisions pour la fin du siècle donnent 700 millions d’habitants sur un territoire qui ne fait même pas deux fois celui de la France. Comment peut-on contourner cet obstacle, ne pas voir qu’il interdit tout avenir ?

Michel C : Non, la cause principale de la pauvreté au Nigeria, c’est la guerre. Ainsi que les inégalités sociales entretenues par le pouvoir en place et la complicité du reste du monde. Réglons déjà ça et on parlera du reste après. D’autant plus que je trouve indécent de pointer ici le problème de la démographie du Nigeria alors que ce pays vit les pires difficultés. Nul besoin d’en rajouter avec nos «perspectives effrayantes».

Biosphere : Dire que la guerre est « la cause principale » ne dit rien de ce qui est cause de la guerre. C’est comme la création de l’univers par Dieu,… mais qui a créa Dieu ? On ne peut interrompre la chaîne de causalités sauf à fausser le raisonnement. Et pointer le problème de la démographie au Nigeria n’a rient d’indécent sauf à vouloir dire qu’il faut se voiler la face pour ne pas voir la réalité en face.

Solange : Au Nigeria ça craint, et encore plus avec le Covid. Alors après avoir bien participé à la ruine de leur pays, les riches se barrent sous des cieux plus cléments. Salauds de pauvres, va !

Didier : Vous pourrez toujours pendre les riches, ça ne permettra pas à une surface donnée de faire vivre autant de gens tout en respectant la faune et la flore. Le nombre des hommes est une contrainte incontournable.

Esprit critique : Prenons le Soudan du Sud, 10,5 millions d’habitants sur 619 745 km2 soit une densité de 17 habitants au km2. Plutôt bien arrosé et n’ayant rien d’un désert, ce pays d’Afrique est le plus pauvre du monde. Ce qui le mine, c’est la guerre. Et là encore, la guerre c’est pas seulement « la faute à la surpopulation ».

Biosphere : Le Soudan du Sud est l’un des pays au monde où le réchauffement climatique est le plus rapide ; les inondations se multiplient, il y a des réfugiés climatiques. Or le réchauffement climatique découle à la fois de l’expansion démographique humaine ET de la surconsommation par la classe globale mondialisée des ressources fossiles. L’analyse est toujours complexe, et la guerre résulte à la fois de la pression démographique ET de la mondialisation des problèmes économiques et écologiques. Il en peut pas y avoir un « seule » explication, mais le poids du nombre est presque toujours présent dans nos difficultés. On a passé 7,9 milliards d’humains le 20 octobre 2021, et en 2050 selon les perspectives il y en aurait 9,7 milliards, soit 1,8 milliards de plus en 29 ans seulement, ou 64 285 715 consommateurs en surnombre chaque année. Qui ne serait pas terrifié(e) par ces chiffres ne peut être qu’un fou, ou un démographe, complètement ignorant du contexte matériel de la fécondité humaine.

Pour réagir face à la question démographique,

https://www.demographie-responsable.org/

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Le Bangladesh, en route pour l’enfer

Surpopulation française, une réalité vraie

Démographie, le Brésil en perdition 

La surpopulation généralisée aux Pays-Bas

Le Nigeria, miné par la surpopulation

Surpopulation française, une réalité vraie

Se polariser sur l’explosion démographique en Afrique nous empêche de regarder notre propre situation. Avec 67 millions d’habitants franchi au 1er janvier 2020, la France reste selon l’INSEE le deuxième pays le plus peuplé de l’Union européenne, derrière l’Allemagne (83 millions). C’est douze millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt deux millions de plus qu’en 1958. Est-ce à dire que la France est surpeuplée ? Avec une densité de 100 habitants au kilomètre carré, chaque habitant n’a à sa disposition qu’un carré de 100 mètres de côté, soit un hectare, à partir duquel il devrait satisfaire tous ses besoins d’habitat, de routes, d’alimentation, de loisirs, etc. C’est fort peu, c’est insuffisant. Or la France métropolitaine était déjà à une densité de 116 en 2011. La France vit de ses importations de pétrole, de gaz, de charbon, de minerais, toutes nos mines ou presque ont fermé. Nos capacités d’autonomie énergétique et industrielle sont quasi-inexistantes alors que nos besoins sont démesurés. Pourra-t-on encore longtemps dépendre du pillage du reste du monde pour sauvegarder notre niveau de vie ? Que se passera-t-il lorsqu’on ne pourra plus drainer des ressources d’autres régions de la planète ?

Lire, Ah, si la population française diminuait !

Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi est à l’heure où j’écris ces lignes de 5 530 000 dont 3 364 500 personnes sont sans emploi. Plusieurs millions de surnuméraires, il y a trop de personnes et pas assez de demande de travail. Le chômage est structurel, aucune politique de l’emploi depuis des dizaines d’années n’a réussi à endiguer ce fléau. Toute crise pétrolière ou financière accroît rapidement ce problème. Avec la crise financière des subprimes en 2008, le taux de chômage est passé de 7,5 % de la population active en France métropolitaine à presque 10 % en 2010. Autant dire qu’une situation explosive peut devenir rapidement la norme si nos systèmes d’aide publique n’étaient pas là au prix d’un endettement très important. Ces statistiques globales s’accompagnent d’un malaise social, coincés que nous sommes dans les embouteillages, dans les cités dortoirs, dans le métro ou sur les plages. Qui dit hausse de la population dit aussi hausse de la pression foncière, ce qui fait augmenter le coût du logement pour les particuliers. Se loger devient très cher dans les centres ville, et habiter en banlieue rend nécessaire la voiture. C’est Charybde ou Scylla. Une société surpeuplée offre comme compensation illusoire des loisirs de masse. Le Groupama Stadium à Lyon offre près de 60 000 places, le Parc des principes presque 49 000 et nos jeunes oublient les réalités devant leurs écrans. N’oublions pas aussi que le nombre de personnes est un multiplicateur des menaces climatiques liées au niveau de la consommation par tête. Ajoutons que les phénomènes migratoires sont aussi un bon indicateur de surpopulation dans les pays d’origine et qu’un mauvais accueil de ces migrants peut être le signe d’un sentiment de saturation du territoire d’appartenance.

Nous ne pouvons pas être de plus en plus nombreux en France si nous souhaitons mettre en place une société économiquement durable, écologiquement équilibrée et conviviale dans les interrelations sociales. Même la stabilisation de la population à 67 millions d’habitants serait un leurre ; il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire des enfants, il faut aussi un territoire viable et vivable. Arrêtons de faire des gosses de façon inconsidérée ; avant de procréer il nous faut réfléchir tant au niveau de sa situation personnelle que de la situation planétaire.

Pour réagir face à la question démographique,

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La surpopulation généralisée aux Pays-Bas

Trop facile de dénoncer la surpopulation de certains pays du tiers-monde, le Bangladesh, le Brésil ou le Nigeria. Il faut aussi se rendre compte que la plupart des pays développés sont à des niveaux de surpopulation intenables. Prenons une nation comme les Pays-Bas, avec 11 millions d’habitants en 1963 et plus de 17 millions en 2020 pour un tout petit pays de 41 500 km². La densité est donc très forte, 421 habitants/km², quatre fois plus que la France. Si ce pays devait se nourrir grâce à une agriculture biologique à l’ancienne et avec une alimentation plutôt végétarienne, il ne pourrait pas dépasser une population de 2,6 millions, celle de 1830. Rappelons de plus que 96 % du territoire est plat, et que 25 % des terres sont sous le niveau de la mer. Rappelons qu’il a fallu aux Néerlandais des siècles de pratique pour maîtriser la formation de polders, ces immenses zones agricoles qui se trouvent juste un niveau de la mer, protégées de la Mer du Nord par des digues gigantesques. Les travaux, qui continuent toujours à certains endroits, sont titanesques ! Avec la montée des eaux causée par le réchauffement climatique, le pays devrait se réduire fortement en superficie. Problème supplémentaire qui s’ajoute à la surpopulation humaine, ce pays est devenu un grand producteur de viande. Il croule déjà sous les déjections de bétail.

Stéphane Foucart : La « crise de l’azote » que connaît les Pays-Bas rappelle celle que vit la Bretagne avec les algues vertes. Et les densités de bétail sur les territoires bretons et néerlandais ne sont pas si différentes. Pour les porcs, elles sont même strictement identiques : 275 animaux par kilomètre carré. Les Pays-Bas projettent de réduire d’un tiers le cheptel national pour réduire la pollution de leurs cours d’eau par les nitrates. Notons que la production animale est la plus rationalisée, la plus densifiée, la plus technologisée de l’espace européen. Dans ce petit pays, près de 100 millions de volailles et 11 millions de porcs sont élevés dans des bâtiments. A quoi il faut ajouter 1,5 million d’ovins et de caprins, ainsi que 3,8 millions de bovins. A comparer aux 17 millions de Néerlandais. Or un cheptel ne peut pas croître indéfiniment sur un territoire fini

Et si on réduisait le cheptel d’humains, qui est à la racine du problème de l’azote ? Avec un taux conjoncturel de fécondité de 1,57 enfants par femme (2019), on pourrait croire que la population va se stabiliser. Mais se stabiliser à un haut niveau reste toujours synonyme de surpopulation. Et la croissance démographique aux Pays-bas, vu son inertie, est encore de 0,33 % /an. Puisque les ressources naturelles sont limitées et que le réchauffement va rendre nombre d’endroits inhabitables aux Pays-Bas et ailleurs, la compétition pour la survie débouchera nécessairement sur des conflits d’accès aux ressources et des migrations de masse. Comme le prévoyait Malthus, épidémies guerres et famine vont réduire le « cheptel » humain de manière appréciable… La réalité finit toujours par s’imposer. Toujours. Et quand c’est contre les habitudes humaines et le confort à crédit, ça fait mal, très mal. Oui, il faut réduire le cheptel néerlandais et breton. Oui, il faut diminuer la part animale dans notre alimentation. Oui, les prix de vente de l’alimentation vont grimper. Oui, cela finira mal, très mal  ! Car il aurait fallu s’intéresser à la question malthusienne depuis l’époque où elle a été exprimée, 1789. On a préféré faire du croissancisme démographique et ajouter à nos problèmes la multiplication de nos cheptels domestiques. Intenable, ingérable.

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Le Bangladesh, en route pour l’enfer

Démographie, le Brésil en perdition !

Le Nigeria, miné par la surpopulation

7,9 milliards d’humains le 20 octobre 2021

On m’a inhumé aujourd’hui 20 octobre dans un petit cimetière et j’apprends à l’instant que nous venons de tourner le chiffre exorbitant de 7 900 000 000 d’humains sur cette petite planète. Coïncidence ? J’ai vécu 96 ans, et j’avoue avoir avorté trois fois au tournant des années 1950. Je pensais qu’avoir deux enfants, cela suffisait. Si tout le monde avait fait comme moi, la population mondiale se serait stabilisée à 2,5 milliards, le chiffre de 1950, ce qui est déjà beaucoup. Mais 5,4 milliards de personnes de plus en 71 ans seulement, plus qu’un triplement de la population, c’est de la folie. C’est pourquoi j’estime que mon point de vue personnel l’emporte largement sur l’état de la législation. Une législation répressive ! On assimilait à mon époque la contraception à l’avortement. La loi du 31 juillet 1920 réprimait la provocation à l’avortement et à la propagande ‎anticonceptionnelle. L’avortement était considéré comme un crime et passible de la cour d’Assises. Cette loi était toujours en vigueur au moment de la naissance de mes deux fils et de mes trois avortements. J’étais coupable devant la loi française, j’étais surtout coupable à mes yeux devant la loi de l’Église catholique. J’avais péché, disait ma religion, pour la célébration de mon dernier voyage je ne me sentais pas à ma place dans les murs d’une Église. J’ai refusé toute cérémonie religieuse pour le jour de mon enterrement.

Pas de rituel, pas de référence religieuse, c’est mon fils aîné qui a servi de maître de cérémonie pour des obsèques civiles. On aurait pu se placer sous l’autorité d’un coach PFG (Pompes funèbres générales), mais un membre de ma famille faisait aussi bien l’affaire. On ne le sait pas assez, mais un tiers des obsèques se font hors Églises. J’ai apprécié le déroulement de la cérémonie en plein air, tout autour de moi un peu plus de trente personnes, mes deux fils, tous mes petits-enfants, mes neveux, mes amis, tout mon passé réuni pour se souvenir de mon existence. Je regrette seulement de ne pas avoir été au cours de ma vie plus active, plus féministe, plus militante. Mais quand on est née en 1925, on n’avait pas du tout la même conception qu’à l’heure actuelle, libérée. On subissait sans rien dire l’autorité de l’Église et l’autorité du mari.

Si j’avais pu me libérer du poids des interdits religieux, je serais fière d’avoir été précurseur, préparant l’autorisation légale de l’interruption volontaire de grossesse en 1975. Quant à la position de l’Église qui reste toujours répressive à l’égard de l’IVG en 2021, c’est devenu une anomalie. J’aurais du arrêter depuis longtemps de culpabiliser pour un acte d’avortement que j’estimais nécessaire. Le libre choix de sa fécondité l’emporte nécessairement sur les traditions religieuses faites au nom d’un dieu que personne n’a vu. J’irai même plus loin. Nos Églises et nos gouvernements, en laissant libre cours à l’explosion démographique, ont commis un crime contre l’humanité car ils ont provoqué la détérioration des conditions de vie présente et futures. Ils ont aussi commis un crime contre la planète car notre surnombre a étouffé la biodiversité et éradiqué nombre d’espèces. Si mon exemple et celui de toutes celles qui ont avorté depuis les années 1950 avait été suivi, nous serions moins nombreux, nous serions plus heureux. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas bonheur de vivre dans une famille nombreuse, mais au niveau collectif il n’en est pas de même. Je repose dorénavant en paix, puisse l’humanité pratiquer dans l’avenir une démographie responsable.

en hommage à Paulette Facquier, née le 27 avril 2025, décédée le 15 octobre 2021, inhumée le 20 octobre

L’Éthiopie, victime de sa surpopulation

Qui connaît le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ? Il a pourtant obtenu le prix Nobel de la paix en 2019 pour avoir tenté de « résoudre le conflit frontalier avec l’Erythrée voisine ». Prix Nobel dénaturé. En novembre 2020, c’est la même personne qui a envoyé l’armée pour renverser les autorités régionales issues du FPLT (Front populaire de libération du Tigré). Mais les rebelles ont repris la quasi-totalité du Tigré et la guerre civile dure encore. LE MONDE et les autres médias se contentent de constater : « Nouvelle offensive de l’armée fédérale dans le nord de l’Ethiopie ». Aucune analyse de la cause profonde des guerres, la surpopulation.

Trop nombreux dans un sac de farine, les charançons s’entre-dévorent. Il en est de même des humains. Les tensions et les frustrations causée par une démographie incontrôlée ont fait les guerres du passé, elles expliquent celles du présent et préparent celles de l’avenir. L’Éthiopie fait partie des trois « poids lourds » démographiques de l’Afrique subsaharienne après les 201 millions du Nigeria et avant les 86,8 millions d’habitants du Congo RDC. En juillet 2015, selon l’Agence centrale des statistiques éthiopienne, la population s’élève à 90 074 000 habitants. En 2020 selon la banque mondiale, on arrive à 115 millions (2020). Un pays qui croit de 25 millions de personnes en 5 ans est ingérable, définitivement ingérable. Le taux de fécondité est de 4,15 enfants par femme (2019), le taux de croissance annuel de la population de 2,5% (2020), soit un doublement en 28 ans seulement. Même en faisant l’hypothèse, dite moyenne, d’une poursuite de la baisse de la fécondité, les Nations unies projettent 160 millions d’Éthiopiens en 2035 et 205 millions en 2050. L’Éthiopie est apparemment un vaste territoire de 1,1 million de km2, soit le double de la France métropolitaine. Mais c’est un pays enclavé et aride, peu doté de ressources naturelles. Son économie reste essentiellement agricole, avec seulement 20 % de personnes urbanisées. Toutefois, la population de la capitale Addis Abeba explose, en 2016 elle comptait au bas mot 3 352 000 habitants, et 5 153 000 en 2020. Ingérable, définitivement ingérable. Les heurts dits ethniques, en général ancrés dans une course aux ressources, ont provoqué près de trois millions de déplacés internes et des milliers de morts. Ici et là émerge un pouvoir local informel, l’autorité se délite tant à Addis-Abeba qu’au-delà. Les humains s’entre-dévorent, en Éthiopie et ailleurs. « Laissez faire Vénus, elle vous aménera Mars » déclarait déjà en 1959 Mme Louise Weiss à la suite de Bergson.

Dans les années 1970, le philosophe Gaston Bouthoul a pu définir la guerre comme un infanticide différé. «  Quoi de plus étrange, dit ce fondateur en 1945 d’un institut de polémologie, que la sempiternelle succession des guerres et des paix ? » Il en vient vite à constater que les violences armées ont un seul point commun : elles détruisent des vies humaines et, ce faisant, empêchent d’autres vies humaines de voir le jour. Tout se passe comme si cette destruction aurait pour fonction fondamentale de résorber les excédents de population. Ce n’est pas par hasard, selon Gaston Bouthoul, que les deux guerres mondiales, qui ont coûté la vie à des dizaines de millions de militaires et de civils, ont eu lieu à une époque où la mortalité infantile a pratiquement disparu et où la durée moyenne de la vie humaine a considérablement augmenté.  » L’inflation démographique  » a provoqué ce qu’il appelle une  » surchauffe belligène « . Pour M. Bouthoul, il s’agirait là d’un phénomène de fuite en avant. Il ne voit pas d’autre manière de l’éviter que la planification rigoureuse des naissances, impliquant, si nécessaire, des mesures de contrainte. Puisque la vaccination est obligatoire, demande-t-il, pourquoi la limitation des maternités ne le serait-elle pas ? Le seul moyen de mettre fin aux guerres, c’est à son avis l’avènement de  » l’ère de la population contrôlée « , qui  » mettra fin à une période de l’histoire, celle de l’homme à bon marché « .

Pour réagir face à la question démographique,

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Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere

Le Bangladesh, en route pour l’enfer

Démographie, le Brésil en perdition !

Le Nigeria, miné par la surpopulation

Cueilleur par nature, obèses par culture

Faut-il manger des herbes ? L’humanité actuelle mange déjà trop de viande, trop de poissons, trop de tout, on arrive au bout du bout des disponibilités terrestres. Dorénavant les médias envisagent qu’on puisse manger des insectes, du krill et même des plantes sauvages. Depuis que l’humanité s’est sédentarisée, passant d’un modèle de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, elle s’est éloignée d’une grande partie des 80 000 espèces végétales comestibles de la planète. Certain envisagent maintenant de revenir au bon vieux temps des chasseurs-cueilleurs, encore faut-il savoir aussi reconnaître la cinquantaine de plantes, en France, capables de tuer son bipède. Il y a des stages pour cela. (cf. Cueilleurs par nature, documentaire d’Emilie Darnaud). Mais la question fondamentale demeure que ce documentaire ne traite pas : que se passerait-il si tous les consommateurs se convertissaient à la cueillette et partaient à l’assaut des chemins et des collines ? Il n’y aurait plus aucune plante sauvage comestible vu notre nombre. Voici quelques lectures complémentaires sur notre blog biosphere:

15 mai 2011, manger des insectes dans un environnement dégradé

extraits : La FAO encourage l’élevage et la consommation d’insectes. Ils se reproduisent rapidement, note l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, « présentent des taux de croissance et de conversion alimentaire élevés et un faible impact sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie ». En outre, les insectes « sont nutritifs, avec une teneur élevée en protéines, matières grasses et minéraux ». Ils peuvent « être consommés entiers ou réduits en poudre ou pâte et incorporés à d’autres aliments ». De grosses blattes OGM bien grasses nourries au lisier de porc… J’en salive d’avance, rien que du bonheur !Ainsi va le monde contemporain qui détériore l’environnement et qui nous prie de nous adapter à l’insupportable…

20 mai 2014, Nous mangerons bientôt du krill, des insectes, nos déchets

extraits : Le krill, nourriture des baleines, est le nom générique de 85 espèces de petits crustacés qui grouillent dans l’océan austral. Le krill antarctique représente 500 millions de tonnes de matière vivante, c’est-à-dire environ 5 fois le volume total des poissons péchés et élevés chaque année dans le monde. Malheureusement les progrès technologiques permettent à l’industrie de la pêche d’armer des bateaux capables de capturer des proies aussi petites. Et bien sûr nous visons au gigantisme. Un chalutier norvégien de 135 mètres de long peut déjà prélever et transformer jusqu’à 250 tonnes de krill par jour. Un article de l’Ecologiste pose la question du krill comme réponse aux besoins alimentaires de la population mondiale en forte augmentation…

Le Nigeria, miné par la surpopulation

Les médias présentent la pauvreté comme causée par beaucoup de choses, mais jamais par une trop forte démographie. Rétablissons la réalité.

Au Nigeria, l’État a fait faillite, les gouvernements successifs n’ont plus les moyens de payer des fonctionnaires, l’armée n’arrive plus à venir à bout des groupes islamistes et des bandes armées. Le secteur informel explose, mais ne nourrit pas son monde. Les coupures de courant sont récurrentes et l’accès à l’électricité reste extrêmement coûteux. Dans les quartiers préservés, le vrombissement de quelques rares générateurs forme un bruit de fond permanent. Les zones périurbaines se transforment en bidonvilles, les égouts sont bouchés et des montagnes d’ordures s’étendent sur des centaines de mètres. Dans certains quartiers, les conflits communautaires tuent en silence, blancs contre arabes, arabes contre noirs, l’apparence des gens est source de conflits infinis. Sur les plaines fertiles du centre, des affrontements pour l’accès à la terre et à l’eau ont fait plusieurs milliers de morts entre agriculteurs et éleveurs en 2018.

à lire, La France en 2049 sera le Nigeria de 2019

Marie de Vergès  confirme : « Les autorités semblent avoir perdu le contrôle de la situation. L’« inhumanité de l’homme pour l’homme » serait devenue, selon l’écrivain Wole Soyinka « l’essence du Nigeria contemporain à tous les niveaux, que l’on parle des conséquences de la corruption, de la dégradation de la vie humaine, des enlèvements ». Il ne se passe plus guère de semaine sans qu’une attaque terroriste, un affrontement sanglant entre communautés ou un rapt vienne endeuiller cet immense pays, le plus peuplé d’Afrique. Dans les régions du nord, les gangs criminels pillent les villages et pratiquent des enlèvements contre rançons. La rente pétrolière n’a jamais bénéficié au plus grand nombre… Wole Soyinka dit ne plus jamais utiliser le mot « espoir » pour parler de son pays. »

Pourquoi ce constat glaçant ? La faute à la surpopulation ! Sur un territoire relativement étroit d’environ 920 000 km2, soit 1,7 fois la France et dix fois moins que les Etats-Unis, la pression démographique est extrême. Les chiffres donnent le vertige. Il y avait moins de 38 millions de Nigérians en 1950, le pays en comptait 190 millions en 2018. L’ONU en prévoit 410 millions d’ici à 2050, et presque le double en 2100. La densité est de 215 habitants au km/2 en 2018 (France 119), et 872 de prévisible en 2100 (France 135). Le taux de fécondité au Nigeria est de 5,53 enfants par femme (Banque mondiale, 2016) et 60 % de la population a moins de 25 ans. Résultat, depuis plusieurs années, l’économie progresse deux à trois fois moins vite que la démographie. Sur 20 millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, 2 ou 3 millions seulement trouvent du travail. La jeunesse, perçue comme un atout, n’apparaît plus que comme une bombe à retardement. Le Nigeria apparaît comme un exemple typique d’insouciance démographique. Le malthusianisme, c’est-à-dire la maîtrise de la fécondité, aurait dû être depuis de nombreuses années un enseignement de base au niveau planétaire. Mais le concept de « surpopulation » reste un tabou médiatique en France et un non-dit dans les autres pays.

Pour aborder collectivement la question démographique, vous pouvez adhérer à l’association Démographie Responsable :

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Le Bangladesh, en route pour l’enfer

Hormis les très petits pays tels que Singapour et Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde avec plus de 1 251 hab/km2 (en 2016). La population était de 50 millions en 1960, plus de 160 millions aujourd’hui, les projections prévoient un maximum démographique vers 2060 (à 190 millions d’habitants). Soit une multiplication par quatre en un siècle seulement.

C’est intenable, ingérable, même les villes deviennent maintenant des repoussoirs.

Julien Bouissou : La saturation des villes est telle que les catastrophes à venir au Bangladesh ne seront plus seulement climatiques, mais urbaines, ce qui commence à inquiéter le gouvernement. La capitale Dacca a vu sa population décupler en quarante ans. Avec près de 50 000 habitants par km², elle est l’une des plus densément peuplées au monde et s’est transformée en un cauchemar urbain. Les rivières sont devenues des égouts à ciel ouvert, et les chauffeurs de cyclopousse dorment sur leurs vélos faute de pouvoir trouver un logement. Dans un rapport publié en novembre 2020, le ministère bangladais de la gestion des catastrophes note : « Avec l’urbanisation, couplée au changement climatique, le Bangladesh s’expose à de nouveaux risques ».

Sur ce blog biosphere, nous prônons la désurbanisation. Mais comment faire quand les campagnes sont non seulement surpeuplées, mais déjà dévastées ? Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les cyclones tropicaux, les tornades, et les raz de marée touchent le pays pratiquement tous les ans. Échapper à ces fléaux paraît impossible La majorité de la population n’a pas de terre à vendre, se déplacer vers des villes saturées d’humains ne règle aucun problème, seuls les plus fortunés préfèrent tenter leur chance à Paris ou à Berlin plutôt qu’à Dacca.

Alors tout miser sur la dépopulation ? L’indice de fécondité était de 6 à 7 enfants par femme sur la période 1950-1985. Jusqu’en 1990, ce pays n’avait pas connu de véritable politique de population mais avait subi seulement une propagande effrénée qui s’était traduite par une avalanche désordonnée de contraceptifs divers. Devant la faiblesse des résultats, on a recouru à la stérilisation massive, mais elle n’a pas eu, non plus, le succès désiré. Au contraire, cette initiative a eu pour conséquence d’accroître la méfiance à l’égard de la contraception. Depuis il y a une baisse progressive de l’indice de fécondité pour arriver à 2,3 en 2018. Cela ne suffira pas. Environ 10 % du territoire est situé en dessous du niveau de la mer et il est estimé qu’environ 50 % de la superficie du pays serait inondée si le niveau de la mer augmentait d’un mètre. En 2050, les « réfugiés climatiques » pourraient être 50 millions dans le pays (sur 162 millions). Bien entendu ni les pays limitrophes, ni l’Union européenne, ne sont en capacité de recevoir un tel afflux de migrants.

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