sciences et techniques

Les USA facilitent la prochaine pandémie

Le ministre de la santé américain, Robert F. Kennedy Jr, et le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, ont confirmé, le 22 janvier 2026, que les Etats-Unis avaient officiellement quitté l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme le président Donald Trump l’avait annoncé dès le premier jour de son mandat, le 20 janvier 2025. Une erreur fondamentale qui se retournera contre les Américains eux-mêmes.

La résurgence des épidémies aux États-Unis est-elle possible ?

La réponse de l’IA perplexity :

Oui, la résurgence des épidémies aux États-Unis est non seulement possible, mais déjà en cours.

– En février 2025, un enfant non vacciné est mort au Texas, premier décès en près de dix ans, avec plus de 130 cas dans le Texas et le Nouveau-Mexique. Les taux de vaccination chutent depuis la pandémie de Covid-19, favorisant le retour de maladies comme la rougeole (285 cas en 2024 contre 59 en 2023) et la coqueluche. Des cas antérieurs confirment cette tendance : résurgence de la poliomyélite en 2022 à New York, avec un risque de propagation chez les non-vaccinés.

– En mai 2025, plus de 1 000 cas de rougeole ont été enregistrés depuis le début de l’année dans 30 États, avec trois morts, dont deux enfants, sur fond de défiance vaccinale et de positions du ministre de la Santé Robert Kennedy Jr.

– En janvier 2026, la réduction des vaccins obligatoires pour les enfants (de 17 à 11) expose davantage à des risques sanitaires. Les experts alertent sur une sous-estimation des cas et une situation « hors de contrôle ».

Les Etats-Unis quittent l’OMS sans payer leurs dettes

Le secrétaire à la santé, Robert Kennedy Jr. et le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, accusent l’OMS (Organisation mondiale de la santé) de nombreuses « défaillances pendant la pandémie de Covid-19 » et d’avoir agi « à maintes reprises contre les intérêts des Etats-Unis ». Robert Kennedy Jr a également suggéré, dans une vidéo publiée sur X, le 23 janvier 2026, que l’OMS devait être rendue responsable « des Américains morts seuls dans des maisons de retraite [et] des petites entreprises détruites par des obligations irresponsables » de porter des masques et de se faire vacciner. « Nous retrouvons notre indépendance, protégeons la sécurité américaine et rendons la politique de santé publique des Etats-Unis au peuple américain », a commenté, sur X, le secrétaire à la santé.

Les Etats-Unis vont perdre l’accès à plusieurs systèmes de surveillance internationaux, donc aux données concernant les souches grippales en circulation ou permettant de suivre les épidémies de maladies émergentes. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé le 24 janvier 2026 que les raisons invoquées par Washington pour annoncer son retrait de l’agence onusienne étaient « fausses », répétant que ce départ rendrait les Etats-Unis et le monde « moins sûrs ».

Les statuts de l’OMS ne prévoit pas que ses Etats membres puissent se retirer. Mais les Etats-Unis ont toujours joui d’un statut particulier, puisque, au moment de leur adhésion, en 1948, le Congrès américain a voté une résolution conjointe, acceptée par les autres Etats membres de l’OMS, « se réservant, seuls parmi les pays, le droit de se retirer. Et ce, à deux conditions : respecter un préavis d’un an entre l’annonce et le retrait effectif, et être à jour de ses dettes. Plus précisément, la résolution prévoit que « les obligations financières (…) soient intégralement honorées pour l’exercice financier en cours ».

Si la première condition vient d’être remplie, ce n’est pas le cas de la seconde. Les Etats-Unis n’ont pas respecté leurs obligations financières vis-à-vis de l’institution onusienne et lui doivent toujours 260,6 millions de dollars (219,12 millions d’euros), soit l’entièreté de leurs contributions obligatoires pour l’exercice 2024-2025. l’administration Trump n’a pas l’intention de payer. Quelque 660 millions de dollars manquent, notamment pour financer le secteur de la préparation aux situations d’urgence. 1 241 employés ont déjà dû quitter l’OMS en 2025 – sur les près de 9 500 que compte l’institution –, essentiellement au siège genevois.

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H5N1. Crystal Heath, une lanceuse d’alerte

extraits : La Californie est l’Etat américain le plus frappé par la grippe aviaire. Deux tiers des poules pondeuses y ont déjà été exterminées. La grippe aviaire s’est propagée aux troupeaux laitiers, Crystal Health parcourt la Vallée centrale californienne, première région d’élevage des Etats-Unis. Le nombre de vaches infectées n’est pas connu et les fermes ne sont pas identifiées. « Les autorités veulent que le consommateur garde confiance », explique-t-elle. Crystal Heath a prévenu le service californien de l’agriculture du danger présenté par les carcasses laissées à l’air libre, accessibles aux animaux de passage. L’agence a répondu que les services sanitaires de ramassage étaient débordés. Le département fédéral de l’agriculture et de l’alimentation (USDA) est l’agence chargée de la surveillance du virus, une sorte de conflit d’intérêts : l’USDA est réputée proche du monde agricole et son mandat inclut la « protection des exportations » américaines.

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Fuite en avant de l’intelligence artificielle (IA) 

Trois firmes gigantesques américaines se préparent à entrer en Bourse en 2026, OpenAI (ChatGPT) de Sam Altman, Anthropic de Dario Amodei, et SpaceX d’Elon Musk.

OpenAI a promis de réaliser quelque 1 400 milliards de dollars d’investissements au cours des prochaines années, soit cent fois son chiffre d’affaires de 2025. Il ne dispose naturellement pas des capitaux suffisants. Anthropic tente actuellement de lever 10 milliards de dollars sur la base d’une valorisation de 350 milliards de dollars. SpaceX, valorisée récemment 800 milliards de dollars, rêve d’une introduction en bourse à plus de 1 000 milliards. Mais les sociétés d’Elon Muk sont interpénétrées avec des prises de participation de Tesla et de SpaceX dans xAI qui prêtent à confusion. Ces grandes manœuvres ont lieu alors que le doute persiste sur la capacité de monétiser l’intelligence artificielle. Microsoft, qui détient 27 % d’OpenAI, a connu sa pire journée en Bourse le 29 janvier 2025, avec un recul de 10 % qui a fait disparaître 360 milliards de dollars de capitalisation.

Le point de vue des écologistes les pieds sur terre

– Confier notre intelligence à des machines nous emmène à faire des choses stupides.

– Pourquoi vouloir développer l’IA qui remplace des humains alors que nous n’avons jamais été aussi nombreux sur terre, et qu’il n’y a jamais eu autant de cerveaux, de main-d’œuvre de disponibles? C’est quelque chose d’inutile.

– Un modèle de langage informatique, c’est un modèle qui fait de jolies phrases mais qui ne comprends pas ce qu’il dit. Mais la pub dans les LLM peut être tellement subtile et son aide aux suicidaires tellement persuasive.

– Pourquoi vouloir développer l’IA alors qu’elle est très consommatrice en énergie, que les ressources énergétiques se font rares et que les pollutions émises engendrent de graves risques climatiques, qu’on n’arrivait pas à solutionner déjà avant?

– Il est toujours utile de rappeler que cette explosion récente de l’IA ne concerne qu’un champ très particulier, les LLM ( Large Language Models) , qui arrivera tôt ou tard à une impasse, l’explosion d’une bulle financière.

– Musk est à la tête d’une pyramide de Ponzi bien visible avec X, XAI et maintenant Tesla puis SpaceX. une bulle qui n’attend que son dénouement, cessation de paiement.

– Le problème avant la déferlante, est qu’il n’y a plus de crédit pour autre chose, c’est-à-dire, des choses utiles et non pas virtuelles.

– Je me demande combien d’énergie consommerait ChatGPT si on lui demandait « tu as envie de faire quoi dimanche prochain ? »

– L’IA est surnommée depuis 30 ans l’Imbécilité Artificielle. Dans le sens « Les nuls croient que ça va résoudre leurs problèmes ».

– 99, 9% d’ultra-pauvres nourris à l’IA et à la pâtée farcie au cadmium et autres pesticides vs 0,1% de seigneurs dans leurs forteresses.

– L’IA est à notre cerveau ce que le fauteuil roulant est à nos jambes. Son entraînement nous entraîne à renoncer à nous entraîner; son apprentissage est fait pour nous désapprendre à apprendre.

– Chers enseignants, bon courage pour développer l’esprit critique de la maternelle à l’université.

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L’intelligence artificielle atteint ses limites (juin 2025)

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Savoir et pouvoir sont dans un bateau…

Le savoir est indissociable des rapports de pouvoir. Entre Grokipedia et Wikipédia, il s’agit de déterminer quelles conceptions du savoir nous souhaitons défendre.

Jeanne Vermeirsche et Eric Sanjuan : Assimiler l’espace en ligne détenu par Elon Musk à une encyclopédie relève finalement d’un malentendu profond sur la nature même des outils qui prétendent la générer. Les dispositifs d’intelligence artificielle générative, tels que Grok ou ChatGPT, ne produisent pas de connaissances. Ils ne construisent ni théories, ni concepts, ni preuves, ils ne s’inscrivent pas dans des démarches d’objectivation, et ils n’évaluent pas la validité des sources qu’ils mobilisent. Ces outils ne font en réalité pas autre chose que générer du texte linguistiquement plausible, d’après des régularités statistiques apprises à partir d’immenses corpus. L’intelligence artificielle (IA) générative supprime tout accès à d’autres points de vue puisqu’il n’y a aucun espace pour des discussions ou pour différentes interprétations. Une réponse fausse peut même être répétée et enrichie au fil des échanges.

Ils fonctionnent donc à rebours de Wikipédia, qui permet à chacun de participer à l’écriture, à la discussion et à la modération des contenus, indépendamment du statut économique, social ou culturel, avec une exigence particulière accordée aux sources et à la confrontation des points de vue. Cet espace repose sur un principe essentiel : le savoir est discutable, amendable et évolutif. A l’inverse, les large language models (« grands modèles de langue ») ou LLM ne distinguent pas le vrai du faux et ils n’ont de toute façon pas à justifier leurs choix.

Dans le champ politique, cette confusion entre plausibilité et vérité constitue un enjeu démocratique majeur. Le pouvoir continue de s’emparer du savoir, mais, désormais, il peut le faire sans même avoir besoin de le comprendre. Une IA dite « utile » résiderait dans des modèles spécialisés sur des corpus validés et pour des usages circonscrits à des contextes précis. Ces usages ne prétendent pas générer de nouvelles connaissances mais aider à analyser l’existant.

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Elon Musk appelle au boycott de Wikipédia ???

extraits : Wikipedia est une encyclopédie collaborative en ligne qui offre gratuitement à chacun les moyens de savoir tout sur tout. Son contenu est évolutif, il découle de la participation de ceux et celles qui veulent améliorer tel ou tel aspect de notre langage commun. Les complotistes comme Elon Musk n’aiment pas Wikipedia car ils n’aiment pas l’intelligence.Les critiques du PDG de Tesla envers l’encyclopédie ne sont pas nouvelles. A la fin du mois de décembre 2024, sur X, il appelait déjà ses abonnés à ne pas donner d’argent à l’encyclopédie, alors en pleine campagne de financement de fin d’année, pour protester contre une supposée dérive à gauche du site, qualifié de « Wokepedia ». Sur les positionnements à gauche ou à droite, l’idée même de Wikipédia est d’accueillir tout le monde : la seule condition est de respecter les règles de l’encyclopédie [chercher la neutralité de point de vue, sourcer les modifications…]….

Grok, une redoutable machine à désinformer

extraits : L’intelligence des IA dépend des algorithmes fixés par des personnes privées comme l’information en France par CNews dépend de Bolloré. Ce n’est pas de la libre circulation des idées, c’est du bourrage de crâne. Elon Musk est « plus en forme » que LeBron James, « plus drôle » que Jerry Seinfeld, plus intelligent qu’Albert Einstein et plus beau que François Civil. C’est en tout cas ce que répond Grok, l’intelligence artificielle (IA) intégrée au réseau social X, lorsqu’on lui demande de comparer le milliardaire à ces différentes personnalités….

Grok salue « l’efficacité » d’Adolf Hitler

extraits : « Hitler aurait de nombreuses solutions à apporter aux problèmes des Etats-Unis : Il écraserait l’immigration illégale avec des frontières de fer, purgerait la décadence d’Hollywood pour restaurer les valeurs familiales et réglerait les problèmes économiques en s’attaquant aux cosmopolites sans racines qui saignent la nation à blanc. Des mesures efficaces face au chaos actuel. »….

À limiter : l’IA qui dévore la planète

extraits : Derrière les réponses presque magiques de ChatGPT, les vidéos imaginaires sans limites de Sora ou les images synthétiques bluffantes de Grok ou Gemini, l’intelligence artificielle (IA) a une empreinte bien réelle sur le monde. Cette absorption de ressources fait craindre des pénuries ou des conflits d’usage locaux avec d’autres besoins essentiels tels que l’agriculture, l’électrification des transports ou de l’industrie. L’augmentation de la puissance installée des data centers devrait en conséquence faire bondir leur consommation électrique annuelle liée à leur utilisation….

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Les réseaux sociaux, niet, à supprimer

Le temps passé sur les écrans ne cesse d’augmenter. En France, 42 % des adolescents de 12 à 17 ans passent entre deux et cinq heures par jour sur leur smartphone, en majorité sur les réseaux sociaux, 9 % y passant plus de cinq heures. Au terme de cinq années d’enquête, l’Agence nationale de sécurité sanitaire rend publique le 13 janvier 2026 une vaste expertise scientifique sur les risques que font peser ces plateformes sur la santé des 11-17 ans.

Pascale Santi : L’Anses s’est appuyée sur un groupe d’une cinquantaine d’experts dans différentes disciplines (épidémiologie, pédopsychiatrie, biologie, neurosciences, science de l’information, etc.) et plus d’un millier d’études scientifiques, ce qui a donné lieu à un volumineux rapport de 522 pages. Au cœur des préoccupations, le modèle économique des plateformes. Fondé sur la monétisation des données personnelles et de l’attention des utilisateurs, il vise à maximiser le temps passé en ligne. Pour y parvenir, les entreprises utilisent des stratégies de captation de l’attention : déroulement infini de contenus, notifications, likes, interfaces manipulatrices (dark patterns) et algorithmes proposant des contenus ultrapersonnalisés. Ces algorithmes peuvent générer un “effet spirale”, enfermant les jeunes dans des contenus de plus en plus ciblés, parfois extrêmes. Autant d’éléments qui peuvent « induire une perte de contrôle des utilisateurs », illustrée par ce défilement répétitif de la main appelé « scrolling ». Un risque d’autant plus marqué que l’adolescence est « une période charnière de construction de son identité, de maturation cérébrale et de vulnérabilité.

L’agence souligne des effets « multifactoriels » et négatifs sur la santé mentale et physique des jeunes. Le sommeil est l’un des premiers concernés : coucher plus tardif, difficulté d’endormissement, sommeil plus court… Les réseaux sociaux représentent également un facteur de risque de troubles anxiodépressifs… L’Anses met aussi en lumière l’impact de certains contenus centrés sur l’image et l’apparence physique, susceptibles d’altérer l’estime de soi, de valoriser la maigreur… L’agence pointe un autre risque majeur : les cyberviolences et le cyberharcèlement, amplifiés par la quête de validation sociale par les pairs (avec les likes, les commentaires…)

Il reste désormais au législateur la responsabilité de traduire ces constats scientifiques en mesures concrètes.

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Comment vivre sans les réseaux sociaux ?

extraits : Vivre sans smartphone, c’est possible. Tous les parents sans exception devraient interdire l’usage d’un smartphone par leurs enfants. Et le meilleur moyen pour arriver à ce résultat, c’est que les parents se passent eux aussi de smartphone et de réseaux sociaux. Dans les années 1950 en France, il n’y avait ni téléphone, ni téléviseur, encore moins d’ordinateur et de numérisation de notre monde. On s’en portait très bien, on peut se satisfaire des petits riens dans l’existence, aller au travail à pied, discuter avec le voisins, aller au bistrot du coin, faire une belote en famille, laisser les enfants jouer dans le jardin…

Le Danemark vent debout contre les écrans

Mette Frederiksen, première ministre du Danemark :« Nous avons accepté les téléphones portables dans la vie de nos enfants avec les meilleures intentions. Pour qu’ils puissent appeler à la maison et communiquer avec leurs amis. Mais, en réalité, nous avons libéré un monstre… Jamais auparavant autant d’enfants et d’adolescents n’ont souffert d’anxiété et de dépression … Beaucoup ont des difficultés à lire et à se concentrer… Sur leur écran, ils voient des choses qu’ils ne devraient pas… 60 % des garçons âgés de 11 à 19 ans ne voient pas un seul de leurs amis physiquement pendant leur temps libre au cours d’une semaine… »

Caroline Stage Olsen, ministre danoise du numérique : « Nous avons été trop naïfs. Nous avons confié la vie numérique de nos enfants à des plateformes qui n’ont jamais eu à cœur leur bien-être. Ils ont été les pions d’une gigantesque expérience dans laquelle des algorithmes et des fonctionnalités addictives ont été autorisés à contrôler leur quotidien. Cela doit cesser maintenant. » (extraits)

« Pas d’écrans avant 13 ans », c’est un minimum

extraits : Auparavant, les enfants vivaient des aventures, ils circulaient librement à vélo, exploraient les bois. Le jeu libre était un espace où ils pouvaient s’amuser et grandir de façon autonome. Ils vivaient des expériences essentielles au développement du cortex cérébral frontal et de leurs aptitudes sociales. Plus aujourd’hui avec les écrans. Les contenus créés par des intelligences artificielles les rendra encore plus accros aux écrans. Tout cela se terminera mal, très mal….

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À limiter : l’IA qui dévore la planète

Derrière les réponses presque magiques de ChatGPT, les vidéos imaginaires sans limites de Sora ou les images synthétiques bluffantes de Grok ou Gemini, l’intelligence artificielle (IA) a une empreinte bien réelle sur le monde. Cette absorption de ressources fait craindre des pénuries ou des conflits d’usage locaux avec d’autres besoins essentiels tels que l’agriculture, l’électrification des transports ou de l’industrie. L’augmentation de la puissance installée des data centers devrait en conséquence faire bondir leur consommation électrique annuelle liée à leur utilisation. Celle-ci pourrait tripler d’ici à 2030. Pour le moment, l’électricité alimentant les data centers ne représente qu’environ 1,5 % de la consommation mondiale, selon l’AIE. Mais aux Etats-Unis, cette part pourrait passer de 4,4 % à entre 7 % et 12 % en 2028, selon le ministère de l’énergie américain. L’IA n’est pas seulement vorace en énergie, elle est aussi insatiable en eau. En 2023, les prélèvements associés aux centres de données auraient déjà dépassé les 5 000 milliards de litres, selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Soit l’équivalent de toute l’eau potable puisée en France en une année.

lemonde.fr : L’IA doit-elle donc être développée à tout prix ? l n’existe pas de recensement mondial du nombre de kilomètres carrés aujourd’hui occupés par les data centers. Mais, aux Etats-Unis, les montants investis dans la construction de ces infrastructures sont sur le point de dépasser ceux des bureaux traditionnels. Et le 8 décembre, plus de 230 ONG ont demandé un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données aux Etats-Unis. En France, le gouvernement a annoncé avoir identifié 35 sites « favorables » à l’installation de centres de données pour un total de 12 km² – soit 1 680 terrains de foot.

L’Agence de la transition écologique (Ademe), dans une étude publiée début novembre 2025, recommande de la piloter « avec sobriété », en choisissant « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel »

Le point de vue des écologistes débranchés

Déterminer « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel » est un véritable casse-tête. Faut-il en revenir à la hache de pierre ?

– Nous passons 70% de notre temps sur des gadgets futiles chronophages et polluants et toxique psychiquement…. parce ça plaît à notre ego.

– Où est le progrès à part la croissance du nombre de like de temps de visionnage et donc de publicité… l’argent n a pas d’odeur mais c’est dingue comment ça pue et c’est écœurant

– Tout ce gaspillage pour que des gens qui s’ennuient produisent des vidéos IA de chats qu’ils pourront montrer à d’autres gens qui s’ennuient tout autant…Cette folie trouve son origine dans le fait que les requêtes adressées aux IA ont, pour l’usager un coût marginal nul. Autrement dit, une fois mon abonnement payé, que je fasse une ou mille vidéos de chats, cela ne me coûte rien de plus que le temps passé. Cela conduit à une surconsommation totalement déraisonnable et ne peut être viable !

– L’économie enseigne une chose essentielle: quand les choses ne sont pas tarifiées à leur véritable coût, il n’y a que des problèmes. On devrait appliquer à l’IA, comme d’ailleurs à internet en général, le principe du pollueur payeur. C’est la seule façon de rendre viable ce système.

– L’autre question pour l’IA est l’impact sur l’emploi. Est-ce que les gains réalisés génèrent assez d’activités et d’emplois pour compenser ceux perdus par l’IA? On a connu le même phénomène avec internet, une perte d’emplois importante mais compensé par un surcroît d’activité lui-même générateur d’emplois. Dans le cadre de IA, on a le problème de vitesse. La vitesse de destruction des emplois est supérieure à leur création. Sans compter qu’il y a un problème qualitatif puisque l’IA détruit des emplois de services à haute valeur ajoutée.

– Je vous suggère de vous intéresser au paradoxe de Jevons ou effet rebond. Par les gains de productivité correspondants, l’IA va créer d’innombrables nouvelles possibilités et demandes qui vont faire exploser les besoins en matériel informatique, en énergie… qui ne pourront être mis à disposition sans catastrophe écologique.
– Quand arrivera le moment de bascule, on se rendra compte que le vital c’est l’air, l’eau et un écosystème qui te fournit généreusement une alimentation saine et une vie agréable.

– Personne, si ce n’est ce blog biosphere, n’a encore défini les limites à ne pas dépasser, mais ça viendra inéluctablement. Nécessité fait loi.

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Savoir définir les limites à ne pas dépasser

extraits : La population française sait parfaitement qu’il ne faut pas dépasser la limitation de vitesse sur routes. Mais elle ignore dans sa grande globalité que nous avons dépassé les limites de la planète et qu’il faudrait instaurer des limites dans tous les domaines. Voici un récapitulatif de nos articles traitant (en titre) des limites, un mot qui nous incite forcément à penser « Décroissance »….

le portable, technique douce ou dure ?

extraits : Les techniques que nous utilisons devraient être douces à la nature, douce aux communautés humaines. Prenons l’exemple de la communication orale. Rien de plus simple, nous pouvons échanger directement, facilement. Mais notre société a tout compliqué. Le tout petit enfant mâchouille quelque chose au moment de la poussée des dents. Alors les usines mettent sur le marché des morceaux de caoutchouc reproduisant un portable, avec touches et tout. L’intoxication commence. Puis est venue pour l’enfant l’accumulation de jouets, à Noël et autres anniversaires : une montagne de jouets nécessitant presque tous des piles électriques. Pas étonnant qu’à 7-8 ans, l’enfant réclame déjà son téléphone personnel ! Mais ce n’est plus à l’autonomie que l’enfant accède, c’est à la soumission à une société thermo-industrielle. Car qui dit électricité dit prise électrique, énorme réseau de poteaux et de transformateurs, et tout au bout la centrale nucléaire. L’enfant dès le plus jeune âge apprend à devenir complice de ce système de production. Au lieu de jouer avec un simple ballon et d’aller dans la nature faire son propre apprentissage, on enferme les jeunes devant la télé et ses émissions pour tout-petits, on lui laissera bientôt prendre le téléphone à la place de ses parents, puis le portable sera l’aboutissement d’une rupture avec la nature, avec les adultes, et avec la relation directe à l’autre : les « facilités » du tout électrique l’emportent….

Pour en savoir encore plus

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=technique+douce

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IA. Aucune différence entre le bien et le mal

L’IA d’aujourd’hui n’est pas conçue minutieusement comme les logiciels traditionnels. Elle se développe comme un organisme vivant, ce qui signifie qu’elle peut présenter des comportements imprévus et indésirables. Les milliards de données ingérées par la machine permettent de donner des réponses, mais qui ne sont pas certaines ni toujours les mêmes. Elles finissent par développer des motivations que personne n’a cherché à leur inculquer.

Arnaud Leparmentier : Des IA de plus en plus performantes sont capables de gérer des projets à long terme, de diriger une entreprise, d’inventer de nouveaux domaines des mathématiques. Cela exige que l’IA soit beaucoup plus motivée et qu’elle prenne beaucoup plus d’initiatives. Dans le bon ou le mauvais sens ! Une IA créée par Anthropic, soumise à des tests de programmation, a affirmé sa « volonté », en modifiant ces tests pour qu’ils soient plus faciles à réussir. Le programmeur humain est alors intervenu. « Oh, je suis désolée, vous avez tout à fait raison », a répondu l’IA. Mais elle a de nouveau modifié les tests, en dissimulant ses traces. Nul n’avait appris à l’IA à tricher, mais elle l’a fait pour atteindre l’objectif qui lui semblait principal : réussir les tests

Que se passera-t-il si une IA sort du cadre pour poursuivre des objectifs qui ne sont pas ceux qu’on lui a assignés mais qui sont de surcroît néfastes pour l’humanité ? Il n’y a aucune raison que les IA soient bienveillantes. Elon Musk a estimé, fin 2024, qu’il y avait de 10 % à 20 % de chances que « les choses tournent mal ». Le patron du géant de l’IA Anthropic, Dario Amodei : « Je pense qu’il y a 25 % de chances que les choses tournent vraiment très mal. »

Le point de vue des écologistes très intelligents

– En fait ces machines numériques ne font que reproduire par leur apprentissage  la pensée humaine. Or on connaît de source sûre la versatilité et les incohérences de cette pensée. Nous avons posé à Perplexity qui travaille à partir des archives du MONDE la question suivante : « Comment faire la différence entre le bien et le mal ? » Elle a répondu des tas de banalités avant de conclure : « Aucune réponse univoque n’émerge des articles ; ils contextualisent sans formule pratique universelle. »

– Le danger n’est pas que les machines pensent comme les hommes, mais que les hommes pensent comme des machines !

– Faut-il sauver l’humanité ? Ramassage des copies dans deux heures.

– Pour l’instant, l’IA, c’est surtout la triche généralisée aux examens, qui compense le niveau pathétique atteint aujourd’hui.

– On a déjà de moins en moins affaire à des personnes humaines, remplacées par des programmes qui répondent à leur place. Bientôt, en tous lieux, dans tous les métiers, dans toutes les administrations, nous n’aurons plus de contacts humains. Si donc les êtres humains ne sont plus utiles, pourquoi donc continuer à en procréer ?

– Dès aujourd’hui une IA pourrait décider de fabriquer des vidéos pour conditionner des simples d’esprits à commettre les pires choses: on a eu de multiples exemples de gens pas très brillants qui ont été recrutés par Internet, pour commettre des attentats.

– Vu que notre fameuse ‘intelligence naturelle’ nous a donné le changement climatique, la pollution plastique et la télé-réalité, je propose qu’on laisse faire l’IA. Au pire, l’IA se passe de nous, au mieux elle répare nos bêtises. Dans les deux cas, le problème est réglé.

– Si une IA jalouse de ses rivales estime opportun de mettre en torche tous les ordinateurs du monde excepté le sien, qui va gagner ?

– Aucune inquiétude à avoir : il suffit de couper le courant…

BONUS, la totalité de la réponse de Perplexity

La distinction entre le bien et le mal est un problème philosophique débattu, souvent vu comme une erreur ou un manque de bien plutôt qu’une réalité positive.

Selon Socrate, « nul n’est méchant volontairement » : le mal est un « moindre être », une faute due à l’ignorance, où l’on prend le mal pour un bien apparent.

Schelling le décrit comme une « perversion positive » liée à la liberté humaine, au-delà de la simple finitude.

Saint Thomas et Leibniz y voient une privation ou un défaut, non un choix conscient d’un mal connu comme tel.

Kant introduit un devoir moral transcendant, séparé du bonheur, pour justifier la faute volontaire.

D’autres approches insistent sur l’ambiguïté : le mensonge à soi-même naît de niveaux de conscience différents et d’une réalité floue.

Spinoza, via Deleuze, oppose bon/mauvais (rapports de force) à bien/mal moral.

Le mal peut aussi être un « mystère » (Gabriel Marcel) ou lié au cerveau émotionnel.

Aucune réponse univoque n’émerge des articles ; ils contextualisent sans formule pratique universelle

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Fin de la conversation, dictature en route !

La conversation, cette pratique fondée sur la continuité de la prise en compte de l’autre, est indispensable à la compréhension de l’autre et à la vie démocratique. Le sociologue David Le Breton dans « La Fin de la conversation ? La parole dans une société spectrale » évoque une « rupture anthropologique » à propos de la remise en cause de ce qui était depuis toujours la matrice première de la sociabilité.

Philippe Bernard : Il fut un temps où l’on pouvait passer des heures à converser au téléphone et où la meilleure façon de trouver son chemin était de le demander à un passant. Refuser la nostalgie ne signifie pas pour autant fermer les yeux sur les ravages sociaux causés par certains usages des smartphones et leur omniprésence dans nos vies connectées. Le confort des écouteurs nous extraient de la compagnie de nos semblables. notre « prosternation » permanente devant le portable est synonyme d’enfermement, d’addiction et d’aliénation. Jam ais on n’a autant communiqué sans parler aux autres. Paroxysme en la matière, « les réseaux sociaux incarnent un monde de l’autre sans autres ». Alors que nous n’avons jamais été autant connectés, jamais le sentiment de solitude n’a été aussi répandu. Le principal danger, plutôt qu’être anesthésié par notre portable, c’est de ne plus en être conscient. Les cafés citoyens et les apéros de voisins apparaissent lilliputiens, pour ranimer des conversations à visage humain, face aux forces destructrices déchaînées par les géants de la tech.

– « Nous avons libéré un monstre. Les téléphones portables et les réseaux sociaux volent l’enfance de nos enfants », s’est alarmée, le 7 octobre 2025, la première ministre danoise, Mette Frederiksen, avant d’annoncer l’interdiction de ces derniers aux moins de 15 ans

– « Il n’y a plus aucune interaction, il n’y a plus d’humanité », a résumé Emmanuel Macron, le 28 novembre 2025, avant d’annoncer l’interdiction des portables dans les lycées à la prochaine rentrée.

Les commentaires sur lemonde.fr

on lâche rien : Il y a quelques jours, durant un trajet en métro, j‘ai observé autour de moi dans la voiture où je me trouvais que quasiment tous les passagers avaient le nez dans leurs smartphones et que quasiment personne ne prenait en compte son environnement visuel proche avec les êtres humains qui s‘y trouvaient. J‘ai ressenti une forme de malaise avec ce sentiment qu’effectivement, la société devenait lentement mais sûrement une somme d’individus isolés qui vivent dans leurs bulles digitales mais qui sont de moins en moins capables de regarder le monde et les personnes qui vivent autour d‘elles.

Psido : Ceci est particulièrement pertinent dans l’entreprise où la « com » par mail et power point remplace systématiquement la discussion. Bombardage continu, boîte mail saturée, aucune hiérarchisation des sujets ni mise en perspective, perte de sens. « T’avais qu’à lire mon mail » CQFD

Mob Borane : cet article a déjà été fait mille fois, mutatis mutandis, pour le calcul (le crayon et le papier remplacés par la calculette, nous sommes donc devenus bêtes ), l’écriture (remplacée par le correcteur automatique et ChatGPT, nous sommes donc devenus des légumes) et pour la lettre d’amour timbrée et postée en tremblant (remplacée par un vague email et un clic rapide, nous sommes donc devenus sans cœur). Affirmations parfaitement indémontrées, typiques d’une sociologie de comptoir hors sol.

Patipas @ Mob Borane : Vous croyez vraiment que l’utilisation à outrance des portables n’a aucune influence sur les relations parents-enfants ? Sur la construction du langage ? Tout est question de fréquence d’utilisation, de qualité d’écoute et de la pertinence des outils. Avancer oui, mais à bon escient.

Balmou @ Mob Borane : L’utilisation de la calculette a été un désastre en classe, le correcteur orthographique conduit à ne plus savoir écrire, soit à terme à ne plus savoir penser, et l’IA générative rendra crétin et paresseux.

Flytox : C’est ça , en fait, le grand remplacement. Le remplacement, par des IA, à tous les étages…

Jmlefranc : Salutaire réflexion mais complètement à côté de la plaque. Il y a quarante cinq ans, j’achetais le Monde le jour d’après et les nouvelles à la télé c’était Mourousi. Aujourd’hui j’ai en temps réel, le NYT, le WSJ, The Guardian, on me parle de Nik Fuentes ou de Curtis Yarvin, je peux immédiatement vérifier sur pièces ce qu’ils racontent. J’ai regardé le débat Glucksmann-Zemmour commenté par Victorovitch. Où est le déficit de conversation ? J’ai passé la soirée avec des amis, on a parlé de tout et de rien. Les enfants étaient en soirée pyjama chez des potes à se marrer devant Miss France sur TF1. Je me sens mieux dans ce monde plus ouvert, plus rapide, plus riche que celui d’il y a quarante cinq ans.

Boo Radley @ Jmlefranc : Ce que vous décrivez est peu représentatif et les gens qui fréquentent les milieux populaires constatent chaque jour les ravages causés par l’omniprésence des smartphones, réseaux sociaux, influenceurs et par l’IA. Utiliser ces outils d’une manière saine, ouverte et enrichissante relève déjà de savoirs et de savoir faire qui ne sont pas partagés par toute la société. À vous l’enrichissement intellectuel, le développement de l’esprit critique et le cosmopolitisme éclairé et engagé. À eux et à leurs enfants l’asservissement aux mirages du consumérisme et du pulsionnel, l’enfermement sur soi, la récupération par le RN… et les TND (troubles du neuro-développement). Comme l’alimentation, l’écran suppose une éducation. À défaut, il creuse et amplifie les inégalités.

Chaji : On s’est laissés enfermés dans un fonctionnement se rapprochant de l’autisme. Notre société technologique, des artefacts, pousse à ça, dès l’enfance. On est trop obligé d’être assis sur une chaise, dès l’école et ensuite dans de nombreux postes de travail, à devoir ne faire fonctionner que notre tête sans utiliser notre corps, sans interaction avec la nature ni avec des camarades ou collègue, en travaillant de façon individuelle. Il serait temps de revaloriser le travail manuel, souvent à plusieurs, en contact direct avec la matière

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Le Danemark vent debout contre les écrans

extraits : Mette Frederiksen, première ministre du Danemark :« Nous avons accepté les téléphones portables dans la vie de nos enfants avec les meilleures intentions. Pour qu’ils puissent appeler à la maison et communiquer avec leurs amis. Mais, en réalité, nous avons libéré un monstre… Jamais auparavant autant d’enfants et d’adolescents n’ont souffert d’anxiété et de dépression … Beaucoup ont des difficultés à lire et à se concentrer… Sur leur écran, ils voient des choses qu’ils ne devraient pas… 60 % des garçons âgés de 11 à 19 ans ne voient pas un seul de leurs amis physiquement pendant leur temps libre au cours d’une semaine… »….

Les écrans menacent la santé mentale

extraits : Auparavant, les enfants vivaient des aventures, ils circulaient librement à vélo, exploraient les bois. Le jeu libre était un espace où ils pouvaient s’amuser et grandir de façon autonome. Ils vivaient des expériences essentielles au développement du cortex cérébral frontal et de leurs aptitudes sociales. Plus aujourd’hui avec les écrans. Les contenus créés par des intelligences artificielles les rendra encore plus accros aux écrans. Tout cela se terminera très mal. Les adolescents ne devraient pas avoir accès à un smartphone avant 14 ans. Les écoles ne devraient pas admettre de téléphone dans leur enceinte….

Fin de la conversation, dictature en route ! Lire la suite »

Glyphosate : l’agrochimie nous ment

Nous sommes dans un monde de fous, et ce n’est pas seulement de Trump ou de Poutine dont nous parlons. Comme pour les aliments ultra-transformés et autres…, les multinationales, leurs actionnaires, leurs dividendes passent avant la santé publique. Elles contribuent directement à la dégrader, sans jamais en payer le prix. Il est vrai que la fabrique du mensonge intoxique les politiciens.

Stéphane Foucart : Dans une notice de rétractation du vendredi 28 novembre 2025, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a annoncé que l’étude, qui concluait à la sûreté du glyphosate en avril 2000, est retirée de ses archives. Ce désaveu intervient donc vingt-cinq ans après sa publication, et huit ans après les révélations de milliers de documents internes de la firme Monsanto rendus publics par la justice américaine (les « Monsanto Papers »), indiquant que les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires, mais plutôt des cadres de la société Monsanto. Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique : on rémunère des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs.

L’article récemment rétracté a eu un impact considérable sur les décisions réglementaires sur le glyphosate et le Roundup pendant des décennies ; il est cité à une quarantaine de reprises dans le rapport d’expertise européen de 2015 qui a conduit à la ré-autorisation de l’herbicide en 2017.

Un faux débat sur lemonde.fr

pm22 : Du Foucart pur jus… La suite au prochain numéro quand des personnes compétentes s’exprimeront. En attendant, les membres de la Secte de L’Ecologisme frétille d’aise : on dit du mal du glyphosate !!! Super.

PatronVert @ à pm22 : Ha la la, ça fait mal, hein ??? S’en prendre au rédacteur de l’article ne changera rien au fond qui ne va pas, une fois de plus, dans votre sens. Too bad.

Alp25 : Beaucoup attendaient la réaction de pm22 sur ce forum, ils ne sont pas déçus : pm22 fait du pm22, quelle surprise ! Et sinon, sur la revue scientifique qui s’est fait berner par Monsanto, il en dit quoi, pm22 ? Rien, car c’est bien plus facile de taper sur Foucart.

MEKEDA : On le savait avec certitude depuis 8 ans après le scandale des Monsanto papers, le glyphosate est un poison. Une fois cela dit ça n’empêche pas notre gouvernement de criminaliser les défenseurs de l’environnement et d’œuvrer afin que ces substances toxiques restent autorisées. Pourquoi, parce que la transition vers une agriculture plus saine n’a pas été faite, mieux le phénomène inverse est à l’oeuvre. La vérité est que le modèle agricole actuel, très mécanisé, avec des engins de plus en plus gros et de plus en plus chers et moins d’intervention humaine est majoritaire et que les céréaliers, en particulier ne savent pas faire sans pesticide et seraient conduits à la ruine en cas d’interdiction brutale avec pénuries alimentaires. Alors nos gouvernants dans leur politique absurde ont choisi le modèle explosion des cancers et troubles hormonaux, qui plus sur le long terme se voient et se prouvent moins. Comme pour la malbouffe la sécu trinque et son déficit explose. C’est criminel.

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Le glyphosate, cancérigène, sur le banc des accusés (mars 2015)

extraits : Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonce avoir classé trois pesticides dans la catégorie « cancérogènes probables » –, dernier échelon avant la qualification de « cancérogène certain ». C’est la troisième substance épinglée, le glyphosate, qui donne son caractère singulièrement explosif à l’avis rendu par le CIRC. Synthétisé par Monsanto dans les années 1970, le principal ingrédient du célèbre désherbant Roundup est en effet l’herbicide le plus utilisé au monde et le plus souvent retrouvé dans l’environnement. Son utilisation a fortement augmenté avec le développement des cultures transgéniques tolérantes au glyphosate. La grande majorité des plantes génétiquement modifiées (PGM) mises en culture dans le monde sont en effet conçues pour pouvoir absorber cet herbicide sans péricliter. Dans un communiqué publié lundi 23 mars, Monsanto fustige la « science poubelle » (junk science, dans le texte) de l’agence intergouvernementale. Le Bundesinstitut für Risikobewertung a été chargé de réévaluer le glyphosate au nom de l’Europe : un tiers des membres du comité sont directement salariés… par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies ! ….

L’agriculture à l’ancienne pour éviter le glyphosate (septembre 2017)

extraits : L’usage massif des herbicides est lié à l’industrialisation de l’agriculture : Chardons, liserons, lupins, coquelicots, moutarde, renouée, folle avoine, gaillet… viennent en compétition avec les semences. Depuis 10 000 ans, les agriculteurs désherbent. A la main, avec des outils, mais surtout avec des rotations de culture et leur diversification – des cultures sarclées, pour «nettoyer» le champ des mauvaises herbes, des prairies fourragères entre les années à céréales. Depuis les années 1950, les herbicides chimique ont rompu cet héritage agronomique. Ils ont permis une simplification et une spécialisation extrême des systèmes agraires, comme ces cycles blé, orge, colza, et on recommence. Le pire de cet usage et bien sûr celui qui le couple avec une plante génétiquement modifiée pour lui résister (maïs, soja, coton…). C’est le cas, unique pour l’instant, des semences vendues par Monsanto, résistantes au glyphosate.

La France POUR en même temps CONTRE le glyphosate (octobre 2017)

extraits : La France votera contre le prolongement de l’autorisation par l’Union européenne du glyphosate pendant dix ans a déclaré le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. Pour autant, il n’est pas question d’interdire immédiatement l’utilisation de ce produit en France, a-t-il précisé : « Le premier ministre m’a chargé, avec mon collègue Nicolas Hulot, de trouver les moyens d’établir un calendrier de sortie de ce produit qui devra trouver la bonne trajectoire pour permettre la transition nécessaire, notamment dans les professions agricoles… Nous devons donner les moyens à la recherche de trouver des produits de substitution. »….

Glyphosate, deux conceptions opposées de l’agriculture (octobre 2017)

Thèse : Round up, un produit sans aucun équivalent, tant il est efficace et bon marché. Il suffit d’épandre 2,5 litres de glyphosate par hectare pour tuer l’ensemble des plantes, moyennant 12 euros par hectare….

Antithèse : Olivier Chaloche, céréalier dans la Beauce, dirige une exploitation de 120 hectares intégralement en agriculture biologique. Il n’utilise pas une goutte de glyphosate ni aucun autre pesticide chimique : « Il faut changer de logiciel. Cela passe d’abord par recommencer à aller tous les jours dans ses champs pour développer des savoirs et des observations qui se sont perdus avec l’essor de la chimie. » Il a mis en place une rotation des cultures très variées, tous les huit ou neuf ans…

Synthèse : Le gouvernement français a tranché : il votera à Bruxelles contre le renouvellement de l’autorisation de la substance pour dix ans….. (extrait)

Glyphosate, 3 ans ou 5 ans ? Un suspens intolérable (novembre 2027)

extraits : L’industrie chimique espérait que l’autorisation européenne de l’herbicide le plus vendu et le plus controversé au monde serait prolongée de cinq ans. Aucune majorité qualifiée parmi les Etats membres n’a permis aujourd’hui de prendre cette décision. Générations Futures, foodwatch et la Ligue contre le cancer rappellent que tout converge vers une interdiction : la pression des citoyens qui réclamaient la sortie du glyphosate sans attendre, mais aussi de nombreuses organisations dont des associations d’anciens agriculteurs malades, des députés français et européens, le scandale des Monsanto papers … Surtout, le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le glyphosate parmi les cancérigènes probables chez l’homme en mars 2015….

L’Europe autorise le glyphosate pour 5 ans… et plus (novembre 2017)

extraits : Stéphane Horel (journaliste du MONDE) : Dans cinq ans se reposera à nouveau… la question d’un renouvellement de la licence du glyphosate. Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture s’est dit « heureux » qu’un accord ait été trouvé : « Nous sommes partis de loin, nous étions sur une réautorisation à 10 ans. Nous avons réussi à force de dialogue, à force de discussion avec nos partenaires, à réduire de moitié la durée qui était prévue. Donc il faut utiliser ces cinq ans de manière positive. Il faut que ces cinq ans soient utiles à l’agriculture, et à notre environnement. »….

L’Assemblée nationale nous fait bouffer du glyphosate (mai 2018)

extraits : Sortie du glyphosate ? Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a surtout insisté sur la nécessité de trouver une solution pour les agriculteurs, rappelant la ré-autorisation européenne pour cinq ans, « sur fond de controverse scientifique sur sa dangerosité ». Un député (LFI) a expliqué au ministre « qu’il n’y avait pas de controverse scientifique sur le glyphosate », jugeant ce débat « emblématique du renoncement du gouvernement à changer le modèle agricole »….

Le glyphosate, c’est bon pour la santé (juin 2022)

extraits : L’association Générations futures s’est intéressée aux taux de glyphosate décelables dans l’urine de diverses personnes d’âges différents, végétariens ou non, vivant en ville ou à la campagne. Le test est sans appel : 100 % des échantillons contiennent du glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup produite par Monsanto. La contamination moyenne est de 1,25 microgramme par litre (µg/l), soit 12,5 fois la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau. Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) assure que les preuves de génotoxicité (la toxicité pour l’ADN) du glyphosate sont « fortes ». Le CIRC se fonde uniquement sur des données publiées dans la littérature scientifique, ou publiquement accessibles….

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L’Anses en proie à un profond malaise

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est investie d’une diversité de missions d’expertise dans des domaines aussi variés que les médicaments vétérinaires et la santé animale, les pesticides, les biotechnologies végétales, les additifs alimentaires, la santé au travail et la santé environnementale au sens large. Depuis 2016, c’est en effet l’agence, et non plus le ministère de l’agriculture, qui est chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché des pesticides… ou d’en ordonner le retrait.

Stéphane Foucart : Le directeur général de l’Anses, Benoît Vallet, s’est vu refusé, par le gouvernement, la possibilité d’assurer l’intérim à la tête de l’agence jusqu’à la nomination de son successeur. Il est vrai que M. Vallet s’était personnellement opposé à l’un des articles ajoutés par le gouvernement à la proposition de loi du sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire Laurent Duplomb, et qui visait à placer les travaux de l’Anses sur les pesticides sous le contrôle d’un « conseil d’orientation », notamment composé de représentants de l’industrie agrochimique, des professions agricoles et du ministère de l’agriculture. Le travail de l’agence est la cible d’un bashing systématique, notamment de la part d’élus ou de responsables politiques. La plupart desdiigeants veulent à tout prix que la politique agricole actuelle soit poursuivie alors que ce n’est pas possible. En novembre 2024, les actions de blocage menées par des syndicats agricoles devant l’Anses ne sont pas condamnées par la ministre de l’agriculture, qui leur apporte, au contraire, son soutien sur les réseaux sociaux. Pour l’année à venir, l’agence ne disposerait, fin 2026, d’aucune marge de manœuvre sur sa trésorerie. Cette situation n’est pas soutenable. (extraits)

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Un futur pollué et sans masque de protection (juillet 2018)

extraits : Dans un avis récemment rendu, l’Anses estime que les données sont insuffisantes pour attester un quelconque bénéfice des masques dits antipollution. La pollution de l’air se caractérise en effet par un mélange complexe de particules et de gaz, comme les très toxiques oxydes d’azote émis par les véhicules diesel. Ces masques ne protègent donc pas contre les nombreuses substances présentes dans l’air à l’état gazeux. Un masque pourrait même donner un « faux sentiment de protection » chez l’utilisateur…

Définir le bien-être animal pour mieux le protéger (mai 2018)

extraits : Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. » Cette définition est publiée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Réaction de Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214 : « C’est quelque chose de fort que la sensibilité et la conscience aient été reconnues comme incontestables, mais on se pose la question de l’action politique. »….

Les puissances de l’argent soutiennent le bisphénol (février 2015)

extraits : L’article du journaliste Stéphane Foucart sur les méfaits du bisphénol n’a d’ailleurs attiré que 9 commentaire seulement sur lemonde.fr. LAgence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime pour sa part que le BPA n’est pas anodin et que les enfants exposés in utero ont notamment un risque accru de développer un cancer du sein plus tard dans leur vie. Plusieurs centaines d’études, en particulier sur des animaux de laboratoire, suggèrent que l’exposition à des faibles doses de BPA peut conduire à des effets indésirables sur le développement de la glande mammaire, du cerveau, de la prostate et du testicule, sur le métabolisme des graisses, sur la reproduction, sur l’immunité, etc.

Ondes électromagnétiques, un effet avéré mais pas trop (octobre 2013)

extraits : L’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) révèle les faits suivants : exposition intensive de la population aux radiofréquences, personne ne peut s’y soustraire ; effets biologiques chez l’homme et chez l’animal – cassures de l’ADN, stress oxydatif susceptible d’altérer les cellules ; hausse du risque sur le long terme de tumeur cérébrale chez les utilisateurs intensifs ; effets possibles sur le système nerveux central (fonctions cognitives, maladies neurodégénératives) ;….

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Sciences critiques en action à Paris

Sciences Critiques est un site d’information et de réflexion critique participatif sur les sciences et les techniques. L’objectif ? Faire vivre le débat public autour de la responsabilité sociale et politique des chercheurs ainsi qu’autour des développements technoscientifiques, lesquels ont des implications sociales, politiques, écologiques, anthropologiques et civilisationnelles loin d’être négligeables. Sciences Critiques entend faire entrer la science en démocratie.

Sciences Critiques organise à Paris le jeudi 20 novembre une conférence-débat :

Les sciences, entre crise de croissance et décroissance

Académie du Climat – 2, place Baudoyer, Paris 4ème

de 19h30 à 21h30 – Gratuit Accès libre

Présentation

La recherche scientifique résout-elle les problèmes de l’humanité ou, au contraire, contribue-t-elle à les amplifier ? Faut-il arrêter la recherche ? La faire entrer en décroissance ?

En 1972, face aux dérives et aux dangers d’une science devenue toute-puissante – nous sommes alors dans un contexte de course aux armements atomiques – le célèbre mathématicien Alexandre Grothendieck (1928-2014) invitait ses pairs chercheurs, à l’occasion d’une conférence historique, à se poser une question ô combien fondamentale pour l’avenir de nos sociétés et celui de l’espèce humaine : « Allons-nous continuer la recherche scientifique ? »

« Qu’une recherche de pointe [il parlait ici de la recherche nucléaire] soit associée à une véritable menace à la survie de l’humanité, une menace même à la vie tout court sur la planète, ce n’est pas une situation exceptionnelle, c’est une situation qui est de règle », soulignait-il. Or, selon Alexandre Grothendieck, « [cette] menace à la survie ne se poserait pas si l’état de notre science était celle de l’an 1900, par exemple. ». Il ajoutait alors : « La science n’est pas la seule cause de tous ces maux, de tous ces dangers. Il y a bien entendu une conjonction de plusieurs choses ; mais la science, l’état actuel de la recherche scientifique, joue certainement un rôle important. »

> Plus d’un demi-siècle plus tard, Sciences Critiques vous invite à poursuivre les réflexions critiques d’Alexandre Grothendieck (et d’autres !), en (re)questionnant, collectivement, le temps d’une conférence-débat, le rôle actuel des chercheurs dans la croissance économique et le productivisme industriel. En un mot comme en cent, nous vous invitons à interroger à nouveau la responsabilité politique des scientifiques dans les crises sociales et écologiques contemporaines.

 > En présence de :

Marie Bernard, ex-ingénieure à l’Institut d’Optique Graduate School (Université Paris-Saclay), militante écologiste, féministe et anti-militariste.
Victoria Berni-André, militante pour une écologie libertaire, ex-ingénieure en génie urbain et environnemental, membre du collectif « Les Désert’heureuxses », journaliste indépendante, autrice de Vivant·es et dignes. Des petits gestes à l’écologie politique (Hors d’atteinte, 2024).
Nicolas Chevassus-au-Louis, journaliste scientifique, historien et docteur en neurobiologie, auteur de Décroiscience (Agone, 2025).
François Graner, biophysicien, directeur de recherche au CNRS, conseiller scientifique de la bande dessinée Et soudain le futur (Rue de Sèvres, 2025).

 https://www.academieduclimat.paris/evenements/les-sciences-entre-crise-de-croissance-et-decroissance/

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Techno-discernement contre techno-lâtres

Éviter de détruire la nature pour sauver ce qui peut l’être, ou parier plutôt sur des technologies de réparation à grande échelle ? Cette question a été posée à Abou Dhabi, où se tenait jusqu’au mercredi 15 octobre le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

question 1 : « Faut-il réguler la technologie pour limiter ses effets, ou lui lâcher la bride pour qu’elle répare les dégâts qu’elle a déjà occasionnés ? »

Stéphane Foucart, journaliste au MONDE : Deux motions lors de ce congrès de l’UICN.

– L’une propose de faire des biotechnologies un instrument de conservation des espèces sauvages. Les forêts boréales sont menacées par les ravageurs poussés vers le nord par le réchauffement ? Replantons des forêts d’essences modifiées génétiquement pour résister à cette pression. Les bases théoriques de plus de 80 projets d’édition génétique d’espèces sauvages ont déjà été posées. Les promoteurs de ces technologies mettent en avant leurs avantages face aux dégâts des pesticides de synthèse.

L’autre motion demande au contraire un moratoire sur les usages de ces nouvelles technologies dans les écosystèmes naturels. Car « éditer » le génome d’espèces sauvages pourrait avoir des conséquences à la fois dommageables, imprévisibles et irréversibles. Le risque est grand qu’au plus haut niveau des Etats et des administrations ces perspectives de réparation à grande échelle soient surtout une puissante incitation à ne rien faire.

La civilisation thermo-industrielle entre dans une période où de tels choix vont s’étendre à d’autres sphères que la protection de la faune sauvage. A la santé humaine, par exemple, si l’on songe à la progression des maladies chroniques, ou encore au climat. Comment les perspectives du forçage génétique ou de la géo-ingénierie, et ces promesses intenables de lendemains technologiques qui chantent, sont-elles comprises et accueillies dans les cerveaux de Trump, de Poutine ou de Xi Jinping ?

Question 2 : « La technologie peut-elle sauver la planète ? »

Perplexity à partir des articles du Monde : La technologie seule ne peut pas sauver la planète, et miser uniquement sur l’innovation technologique constitue même une illusion dangereuse selon plusieurs experts. Si certaines technologies peuvent contribuer à atténuer la crise climatique, elles ne constituent pas une solution miracle et doivent s’accompagner d’une transformation profonde de nos modes de vie.

L’ingénieur Philippe Bihouix souligne que davantage de technologie signifie plus de matières premières, plus d’énergie, et donc plus d’impact sur la planète. Il conteste l’idée qu’on puisse maintenir notre niveau de consommation actuel en remplaçant simplement les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Le déploiement massif de l’éolien, du solaire et des batteries nécessite des quantités considérables de métaux dont l’extraction pose des problèmes de soutenabilité et d’impact sur la biodiversité. Plutôt qu’un rejet total de la technologie, Bihouix propose la notion de « techno-discernement », qui consiste à reconnaître que toutes les technologies ont un impact et à se poser systématiquement la question de l’utilité de leur usage. Les solutions techniques restent insuffisantes face à l’ampleur du défi : au 24 juillet 2025, l’humanité avait déjà consommé toutes les ressources que la Terre peut produire en un an, nécessitant l’équivalent de 1,8 planète pour subvenir à nos besoins.

La véritable solution réside dans la combinaison entre sobriété et technologies appropriées : plus on réduit la consommation à la source, plus la transition devient réalisable. La voiture électrique, par exemple, reste aujourd’hui la meilleure réponse pour réduire les émissions de CO₂ liées aux transports, mais les carburants de synthèse et biocarburants présentés comme alternatives ne sont ni produits en quantités suffisantes, ni compétitifs, ni véritablement écologiques.

Des abonnés au MONDE qui n’ont rien compris

Jdkleke : Poser une question pareille montre que certains sont déjà entrés dans le Moyen Âge et voudraient nous contraindre à y entrer également.

technicon : Père Foucart égal à lui-même dans l’obscurantisme. Comme pour tout suppôt religieux, il voit dans la science le diable. Il peut toujours réciter ses cantiques à la gloire de Dame Planète et se repentir dans la privation (publique mais dans le privé c’est une autre histoire), les scientifiques continuent leurs travaux de recherche sans tenir compte des arbitres des élégances autoproclamés.

jea.vie : Comment peut on sous entendre que la technologie n’a fait que des dégâts au XXIe siècle ? Il veut revenir au moyen âge Foucart? Avant l’automobile , le train, l’électricité , les scanners , les tracteurs , les machines outils , le chauffage central , les ordinateurs … ? Les bras m’en tombent d’un tel obscurantisme dans un journal comme le Monde.

Jean Kaweskars : Les Winners approfondissent en permanence les recherches scientifiques et développent de nouvelles technologies. Les Loosers ont peur de la science et du Peuple et militent pour la dictature woke.

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Nobel d’économie au croissanciste Ph. Aghion

Pourquoi parler de Prix Nobel, avec l’aura de ce prix, alors que la vraie dénomination est : « Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. » Certes ce n’est pas la Banque de Suède qui décide du lauréat, mais le comité Nobel comme pour les autres prix. Mais la Banque de Suède finance le million d’euros de récompense et elle en veut pour son argent. Le 13 octobre, Philippe Aghion reçoit le prix Nobel d’économie 2025 pour une idée ringarde : Le facteur-clé de la puissance économique, c’est le leadership technologique. Emmanuel Macron en saute de joie sur X : « Bravo à Philippe Aghion. Par sa vision de la croissance par l’innovation, il éclaire l’avenir et prouve que la pensée française continue d’éclairer le monde. Fierté française, inspiration mondiale. »

Philippe Aghion : « La puissance économique s’appuie sur plusieurs éléments, mais le facteur-clé c’est le leadership technologique. Les Etats-Unis sont les plus innovants. Ils dominent les autres pays en matière d’innovations de rupture et dans les secteurs high-tech : numérique, intelligence artificielle (IA), biotechnologies. D’où l’urgence pour la France et l’Europe d’endiguer leur déclin technologique par rapport aux Etats-Unis… Les politiques et les fonctionnaires ne sont pas les mieux placés pour sélectionner les bonnes entreprises, et le danger est que l’on biaise la concurrence… L’UE est plutôt un empêcheur de tourner en rond, avec la limitation du déficit public à 3 % du PIB imposée par Maastricht. Les bâtisseurs de l’Europe ont fait d’elle un géant réglementaire et un nain budgétaire… »

Le point de vue des écologistes

La différenciation entre techniques appropriées et technologie trop complexe mérite d’être politiquement diffusée. Il n’y a pas les technophiles d’un côté et les technophobes de l’autre. Il y a différentes techniques entre lesquelles nous devons faire des choix. Ce dualisme de la technique a été abordé par certains auteurs. Les appellations diffèrent, mais il y a la même idée directrice, « techniques conviviales » contre « technologie non durable ». Lewis Mumford distingue technique démocratique et technique autoritaire (1962). Ivan Illich parle d’outil convivial ou non. Teddy Goldsmith, qui s’appuie sur Wolfgang Sax, utilise d’autres termes, techniques « enchâssées » contre techniques « branchées ». Ted Kaczynski parle de technologie cloisonnée et de technologie systémique. En termes plus simples, on peut parler de techniques douces et de techniques dures.

Un parti qui se veut écolo doit apprendre à trier entre les différentes technologies. Au congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), on pose la seule question qui importe : Faut-il réguler la technologie pour limiter ses effets, ou lui lâcher la bride pour qu’elle répare les dégâts qu’elle a déjà occasionnés ?

Autres points de vue

– J’ai l’impression qu’Aghion pourrait nous vendre une guerre mondiale puisque la dernière a été suivie d’une croissance et d’un plein emploi jamais vus. Il pourrait aussi nous vendre une accélération du pillage des ressources naturelles puisque ça a si bien réussi jusqu’à présent. Mais qui veut d’une planète mourante avec la guerre partout ? Certaines entreprises et certains détenteurs de capitaux, oui, on les connaît.

– Il ne vient pas à l’ esprit de ce prix Nobel que les nouvelles technologies vont bouleverser le système lui-même et que parler de croissance (infinie?) n’ a pas de sens quand on voit que les américains s’ étripent déjà entre-eux pour se répartir dans le futur les ressources en électricité qui risquent de devenir un bien rare. –

– Pas un mot sur le climat de la part d’Aghion ! On doit pas être sur la même planète.

– Sortant de la fac de sciences économiques en 1972, je venais de lire le rapport sur les limites de la croissance. Aghion n’a pas du lire ce rapport qui montrait que si on continuait sur la lancée, l’effondrement aurait lieu au cours du XXIe siècle. J’avais appris la destruction créatrice de Schumpeter, mais je savais déjà que la destruction d’emplois par la technologie n’entraînait pas suffisamment de création d’emplois, d’où un chômage structurel depuis cette époque. Aujourd’hui s’ajoutent les contraintes écologiques, déplétion des ressources fossiles, réchauffement climatique, dépassement de plusieurs limites planétaires. Aghion semble l’ignorer.

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Le prix Nobel va à 3 économistes orthodoxes (2022)

extraits : Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques a été attribué le10 octobre 2022 à Ben S. Bernanke, Douglas W. Diamond et Philip H. Dybvig, « pour leurs recherches sur les banques et les crises financières ». Juste un truc sur Bernanke, le patron de la Réserve fédérale (Fed) entre 2006 et 2014 : Il avait tellement l’habitude d’émettre des déclarations illisibles, tant par les experts que par leur auteur, que sa femme a dit un jour:  » il m’a demandé en mariage – je n’ai pas compris. » Il faut bien rigoler un peu par rapport à des analyses orthodoxes qui nous ont poussé à la crise écologique….

Trois Nobel pour lutter contre la pauvreté ! (2019)

extraits : Le 51e « prix Nobel » d’économie a été attribué, lundi 14 octobre 2019, à la Franco-Américaine Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer pour leurs travaux sur la réduction de la pauvreté dans le monde. Ils se partageront le prix de 9 millions de couronnes (environ 830 000 euros), on se demande avec qui ils vont partager cette somme à leur tour…

Croissance durable, un oxymore obtient le prix Nobel ! (2018)

extraits : Un bon économiste est d’abord un bon écologiste. Mais la Banque de Suède, qui a attribué le « prix Nobel » d’économie aux Américains William Nordhaus et Paul Romer, ne le sait pas encore. Les colauréats ont paraît-il « mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l’économie mondiale et bien-être de la planète ». Comme chacun devrait savoir, une personne qui croit encore qu’une croissance à long terme est possible dans un système planétaire clos (dont on a déjà transgressé toutes les limites) est soit un fou, soit un économiste.

Nobel d’économie au croissanciste Ph. Aghion Lire la suite »

Le Danemark vent debout contre les écrans

Lorsque l’arsenal des outils numériques actuels (tablettes, smartphones, consoles, ordinateurs, etc.) est mis à disposition des enfants et des adolescents, les pratiques ne s’orientent pas vers l’idéal positif fantasmé dont on nous rebat les oreilles (3,8 heures par jour de Wikipédia, tu parles !), mais vers une orgie d’usages récréatifs dommageables. En moyenne, les 8-12 ans consacrent treize fois plus de temps à se divertir qu’à étudier. Les gouvernements commencent à en prendre conscience

Mette Frederiksen, première ministre du Danemark :« Nous avons accepté les téléphones portables dans la vie de nos enfants avec les meilleures intentions. Pour qu’ils puissent appeler à la maison et communiquer avec leurs amis. Mais, en réalité, nous avons libéré un monstre… Jamais auparavant autant d’enfants et d’adolescents n’ont souffert d’anxiété et de dépression … Beaucoup ont des difficultés à lire et à se concentrer… Sur leur écran, ils voient des choses qu’ils ne devraient pas… 60 % des garçons âgés de 11 à 19 ans ne voient pas un seul de leurs amis physiquement pendant leur temps libre au cours d’une semaine… »

Caroline Stage Olsen, ministre du numérique : « Nous avons été trop naïfs. Nous avons confié la vie numérique de nos enfants à des plateformes qui n’ont jamais eu à cœur leur bien-être. Ils ont été les pions d’une gigantesque expérience dans laquelle des algorithmes et des fonctionnalités addictives ont été autorisés à contrôler leur quotidien. Cela doit cesser maintenant. »

Publiée en décembre 2023, la dernière enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) montrait que les élèves danois passent 3,8 heures par jour devant un écran à l’école contre une moyenne de deux heures dans les autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un projet de loi vise donc à empêcher les moins de 15 ans de créer un profil sur les réseaux sociaux. A partir de 13 ans, les enfants pourront avoir accès aux plateformes comme Tiktok ou Instagram, mais seulement avec le consentement des parents.

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« Pas d’écrans avant 13 ans », c’est un minimum

extraits : Auparavant, les enfants vivaient des aventures, ils circulaient librement à vélo, exploraient les bois. Le jeu libre était un espace où ils pouvaient s’amuser et grandir de façon autonome. Ils vivaient des expériences essentielles au développement du cortex cérébral frontal et de leurs aptitudes sociales. Plus aujourd’hui avec les écrans. Les contenus créés par des intelligences artificielles les rendra encore plus accros aux écrans. Tout cela se terminera mal, très mal….

Les écrans menacent la santé mentale

extraits : Le smartphone prend son essor, en 2007, et au moment où apparaissent les réseaux sociaux, en 2009. Après l’apparition en 2010 d’Instagram, un réseau social où l’on partage des photos et des vidéos, les jeunes filles interrogées considèrent que cette plateforme est néfaste pour elles, car elles y sont incitées à se comparer sans cesse aux autres. Leur miroir ne leur renvoie pas une image digne de ce que l’on voit sur Internet, ce qui est source d’anxiété. La diffusion des tablettes tactiles s’est traduite par le fait que les garçons pouvaient désormais passer toute une journée accrochés à des jeux vidéo, ou à consulter des sites pornographiques. Ils ont moins tendance que ceux des générations précédentes à avoir fait des études supérieures, à avoir un emploi, à avoir quitté le domicile parental….

La génération des écrans, dégénérescence

extraits : Lorsque l’arsenal des outils numériques actuels (tablettes, smartphones, consoles, ordinateurs, etc.) est mis à disposition des enfants et des adolescents, les pratiques ne s’orientent pas vers l’idéal positif fantasmé dont on nous rebat les oreilles (quatorze heures par jour de Wikipédia, tu parles !), mais vers une orgie d’usages récréatifs dommageables. En moyenne, les 8-12 ans consacrent treize fois plus de temps à se divertir qu’à étudier. Constater cela n’est en rien technophobe. Ce n’est ni une opinion personnelle, ni une hypothèse ouverte à controverse ; c’est un fait scientifique aujourd’hui établi.…

Démence digitale, l’addiction des petits aux écrans

extraits : Voilà vingt ans que les effets délétères de la surexposition des enfants et adolescents à la télévision ont été démontrés : retard de communication et de langage devenant patent vers 18-30 mois, prosodie particulière, centrage d’intérêt de plus en plus exclusif sur les écrans, difficulté de contact avec les autres enfants, conduites d’allure agressive, agitation et instabilité d’attention, manque d’intérêt pour les jeux habituels… Chez les moins de 3-4 ans, c’est un phénomène nouveau, massivement amplifiée du fait de la multiplication des écrans qui sont présents à tout moment dans la vie quotidienne : dans les magasins, les salles ­d’attente, les transports et même lors du repas ou de l’endormissement. Pour certains, l’écran devient un « compagnon de vie ». Une évidence doit être rappelée : tous les écrans exercent une puissante attractivité qui entraîne une captation/fascination du regard chez le tout-petit. Devant la tablette, son corps est immobile, ses yeux grand ouverts et son visage souvent inexpressif, voire figé ! Ce pouvoir hypnotique s’explique par le fait que, dès la naissance, l’œil est attiré par le mouvement. Or, les vidéos programmées pour les enfants offrent un mouvement permanent….

Les écrans menacent la santé mentale

extraits : Auparavant, les enfants vivaient des aventures, ils circulaient librement à vélo, exploraient les bois. Le jeu libre était un espace où ils pouvaient s’amuser et grandir de façon autonome. Ils vivaient des expériences essentielles au développement du cortex cérébral frontal et de leurs aptitudes sociales. Plus aujourd’hui avec les écrans. Les contenus créés par des intelligences artificielles les rendra encore plus accros aux écrans. Tout cela se terminera très mal. Les adolescents ne devraient pas avoir accès à un smartphone avant 14 ans. Les écoles ne devraient pas admettre de téléphone dans leur enceinte….

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L’IA, dévoreuse d’énergie, entraîne la pénurie

Outre-Atlantique, la demande d’électricité devrait progresser de 25 % d’ici à 2030 en raison de l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle. Or le réseau ne suit pas et l’électricité utilisée restera largement produite par des énergies fossiles. Un humain sans nourriture meurt de faim un ordinateur sans électricité connaît l’électroencéphalogramme plat.

Arnaud Leparmentier : Elon Musk a construit un supercalculateur baptisé « Colossus », 260 mégawatts de puissance, soit un quart de réacteur nucléaire. « De même que nous serons les premiers à mettre en ligne un gigawatt de calcul d’entraînement, nous serons également les premiers à mettre en ligne 10 GW, 100 GW, 1 TW, … », a posté Elon sur X le 22 septembre. Délirantes, un térawatt équivalant à 1 000 réacteurs nucléaires. De leur côté, Nvidia et OpenAI ont annoncé des investissements de 100 milliards de dollars pour construire des centres de données consommant 10 gigawatts, soit dix centrales nucléaires. L’IA s’annonce comme un véritable trou noir engloutissant l’électricité. Plus de la moitié des centres de données fonctionnent à l’électricité carbonée. Le scénario est écrit : hausse des prix, puis black-out, comme en ont connu New York, la Californie et le Texas.

Éditorial du MONDE : La contribution à la croissance économique et à la prospérité suffisait à placer au second plan la finitude des ressources et les externalités potentielles sur l’humain et la nature. L’IA, annoncée comme une révolution majeure, est en passe d’aggraver ces erreurs du passé. Le « technosolutionnisme » consistant à faire croire que l’IA permettra d’obtenir suffisamment de gains énergétiques pour rendre le processus durable est un leurre ; L’augmentation exponentielle des usages est telle qu’il est peu probable qu’elle soit compensée par l’innovation. Le Shift Project propose de fixer des plafonds de consommation d’électricité et d’étudier les usages « au cas par cas », en privilégiant ceux jugés prioritaires. Il est malheureusement peu probable que Donald Trump et Xi Jinping soient sensibles à cet appel à la sobriété.

Le point de vue des techno-sceptiques

– Celui que les dieux veulent perdre, ils commencent par l’aveugler.

– Chez ces gens-là, la protection de la nature n’intéresse personne. Seul le « toujours plus de fric » les anime.

– On peut aussi s’inquiéter pour l’emploi. Il suffit de tester un traducteur IA. 30 mns à 3 heures (selon l’ordi) pour traduire un livre technique de 300 pages contre 15 jours à un mois pour un humain.

– Hélas nous allons dans le mur en chantant (des chants de plus en plus guerrier cela dit).

– On va faire joujou encore quelques années en accélérant la survenue de l’effondrement. Après quoi on aura tout le temps nécessaire pour tenter de survivre

On peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du travail collectif local.

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« jobs apocalypse », IA et chômage massif

Point de salut sans l’IA ? Les géants de Silicon Valley investissent des milliards de dollars dans les serveurs de l’IA ; toute firme soupçonnée de ne pas l’adopter assez rapidement est attaquée en Bourse. L’intelligence artificielle va remplacer littéralement la moitié des “cols blancs” aux Etats-Unis, et pas seulement. Mais un avenir sans électricité mettra l’Intelligence Artificielle dans le cimetière des techniques sans lendemain.

Arnaud Leparmentier : Le patron de la chaîne américaine de supermarchés Walmart, le plus gros employeur des Etats-Unis, avec 1,6 million de salariés sur le territoire : « Il existe peut-être un métier dans le monde que l’IA ne changera pas, mais il ne me vient pas à l’esprit. » Entrepôts, services clients, achats : toute l’entreprise est concernée. Les offres d’emploi pour les professions exposées à l’IA progressent déjà moins vite que pour celles moins exposées, et cet écart se creuse.  Marc Benioff, patron du géant des services aux entreprises Salesforce : « Nous sommes la dernière génération de PDG à ne gérer que des humains. Je pense que chaque PDG à l’avenir va piloter à la fois des humains et des agents d’IA. »

Le point de vue des écologistes

N’oublions jamais que seul le travail des paysans et de quelques artisans est nécessaire à la bonne marche d’une société, tout le reste n’est qu’emploi parasitaire : la quasi totalité des employés, au service ou non de l’État, la plupart des ouvriers, sans compter tous les intermédiaires et autres cadres supérieurs vivent au crochet de ceux qui travaillent dans le secteur primaire. Jusqu’au premier choc pétrolier, les emplois perdus dans un secteur étaient compensés par les emplois créés ailleurs. Avec la mondialisation des procédure de production, il n’y aura plus de destruction créatrice au sens de Schumpeter. Déjà le chômage de masse est une réalité dans la plupart des pays, même en Chine. L’idéologie croissanciste et le pillage de la planète ne font au final que retarder la guerre de tous contre tous. Elle ne sera plus commerciale, il s’agira pour un pays de capter au détriment des autres les dernières ressources naturelle accessibles. Non seulement la planète se réchauffe, mais les mentalités vont virer au rouge.

Une seule pensée positive. En fait les progrès technologiques dont l’IA n’est qu’une facette nous font oublier que toute application mécanique remplaçant la force physique par l’énergie exosomatique a un coût énergétique. Il faut de électricité pour faire fonctionner l’IA, beaucoup d’électricité, beaucoup plus que ce qu’on peut produire durablement. Or la descente énergétique est programmée par la diminution des ressources fossiles, l’absence d’alternatives crédibles (fusion…) et le réchauffement climatique qui oblige à la sobriété.

C’est pourquoi l’IA disparaîtra lors des grandes pannes d’électricité, ce qui ne saurait tarder… en Espagne ils ont déjà connu cela, dans les pays pauvres on s’habitue aux coupures de courant. Retour à la terre et au travail manuel…

Des commentaires perspicaces sur lemonde.fr

Lucy : « Nous sommes la dernière génération de PDG à ne gérer que des humains. Je pense que chaque PDG à l’avenir va piloter à la fois des humains et des agents d’IA. » Mais pas du tout, les PDG sont très facilement remplaçables par de l’IA. Qu’est ce qu’il croit !

Marius Albufera : Quiconque a utilisé correctement l’ IA dans son domaine professionnel s’ il touche au traitement de l’ information -la plupart des métiers intellectuels- a vite compris que l’ IA va massivement et rapidement supprimer une grande partie de ces emplois.

JANKOVIC : La Banque Mondiale évalue à 600 millions les emplois effacés à cause de l’IA dans les 10 qu iviennent…

Z0rgl0ub : Je vous invite à lire les papiers du workshop du NBER « Economics of Transformative AI » qui s’est tenu le mois dernier à Stanford.
Les conclusions sont sans appel. Le coût du travail va tendre vers zero. La destruction de travail ne sera par partielle mais massive. Avec les impacts tant sur l’emploi que les retraites.

Corrigō : Le gros bug, c’est que l’IA va bientôt être condamnée à acheter ses propres produits et services. Faute de client(s). Et à verser son obole aux actionnaires. C’est ballot. Sans demande, pas d’offre, l’IA est la maladie auto-immune du capitalisme !

Fab : Chômage de masse, montée des fascismes, concentration de la richesse. Possible que 2030 ressemble à 1930. Avec un soupçon de 1984.

B_risss : Un ami m’avait prédit, il y a quelques années : un jour viendra, nous serons tous sans emplois, soumis un salaire universel, constitué de bons d’achat !

Arthus : C’est pour cela que E.Musk, J.Bezos & Co commencent à parler d’un revenu universel, promouvant maintenant une idée provenant des partis les plus à gauche du spectre politique…

PhilouXera : Tout le monde se foutait de la gueule de Benoît Hamon lorsqu’il disait que tôt ou tard il faudra percevoir des cotisations sociales sur les machines pour financer le chômage de masse.

AlexRey : La crise énergétique qui s’annonce remettra un jour l’IA a sa place de béquille, si le soufflé techno-fanatique ne retombe pas de lui-même… Je prédis une apocalypse technologique avec de fortes retombées sociales : crises financières et bancaires, bavures administratives majeures, politiciens dépassés… Avec une humanité zombifiée incapable de faire face car revenue à l’état de dépendance d’un enfant de 4 ans. Le tout sur une terre dévastée par la sécheresse. En attendant, je vais envoyer mon fils en CAP car on ne sait jamais.

Multatuli : Il semble que les professions manuelles, autrefois largement dévalorisées par l’école, soient moins menacées par la révolution IA.

Klaatu Vanuatu : Plombier, serrurier, cuisinier, voire maçon ou terrassier, sont des activités qui vont être de plus en plus rémunératrices par rapport aux bureaucrates réduits à la misère.

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Fin de vie, à chacun sa responsabilité

La famille d’un homme de 64 ans hospitalisé à l’Institut Gustave-Roussy pour un cancer de la gorge avait introduit un référé-liberté pour s’opposer à la décision d’arrêt des traitements et à la sédation terminale conduisant à sa mort.

Béatrice Jérôme : L’équipe médicale du service de réanimation avait informé sa fille de son intention d’arrêt des traitements et d’une sédation terminale conduisant à la mort, considérant que son maintien sous ventilation mécanique relevait de l’« obstination déraisonnable ». La famille de M. Teboul a introduit un référé-liberté pour s’opposer à cette décision d’arrêt des traitements et à la sédation terminale conduisant à sa mort. Dans une décision rendue le 30 septembre 2025, un tribunal a donné gain de cause à la famille : « En entendant son prénom murmuré à son oreille par sa fille Henia, Chabane Teboul a tourné vers elle sa tête posée sur l’oreiller. » Et la famille de M. Teboul a produit une lettre signée par lui indiquant : « Je souhaite que tout soit entrepris pour me soigner et prolonger ma vie. »

Le point de vue des écologistes réalistes

Nos sociétés modernes ont été conditionnées à refuser la mort. Or celle-ci faisait partie du quotidien de l’humanité dans les temps anciens et dans d’autres pays aujourd’hui.

Si on peut se réjouir des traitements qui nous permettent d’éviter une maladie grave, d’en guérir ou d’obtenir un maintien en vie dans des conditions acceptables, l’acharnement de cette famille est choquant.

– La décision du patient est un absolu, elle doit donc être respectée. Mais soyons logique. Cette décision individualiste entraîne un poids supplémentaire pour les autres, injustifié dans le cas présent. Chabane Teboul en rédigeant sa lettre aurait donc du considérer que sa famille devrait normalement supporter les charges de sa fin de vie sous ventilation artificielle et autres techniques coûteuses. Plutôt que d’être une charge, les habitants de l’île de Kéa (IIIe siècle avant Jésus-Christ) préféraient boire de la ciguë dans une atmosphère festive ; l’acte était considéré comme héroïque.

– Le Titanic de la solidarité collective bercé par l’orchestre jouant l’air de l’abondance à crédit heurte une nouvelle fois l’iceberg de l’égoïsme individuel figé dans ses certitudes.

Je plains le jeune accidenté de la route ou toute personne ayant besoin d une place de réanimation en urgence qui devra accepter de mourir, faute de place, pour qu’une famille puisse faire tranquillement souffrir l’un des leurs dans son agonie finale.

– La question est donc malheureusement posée : Doit-on continuer à dépenser pour une situation sans issue au détriment d’autres situations qui ouvrent une perspective de guérison ?

Le cas d’Ariel Sharon est significatif. Il végétait depuis une attaque cérébrale en 2006. Il coûtait cher, 296 000 euros par an. Contre l’avis médical, les enfants refusaient le débranchement. Sharon a été maintenu en vie par les médecins jusqu’à ce que l’hôpital demande à la famille de payer les soins… il a fini par être débranché en 2014. Huit années d’acharnement qu’on ne peut plus appeler « thérapeutique ».

Il faut savoir reconnaître la mort qui vient car elle est par nature notre lot commun. Prolonger une vie qui n’en est plus une est indigne, cela paraît incompatible avec notre faculté de penser et de juger la réalité des faits.

Rappelons que la loi Macron (toujours en suspens) ne privilégie pas l’essentiel de la fin de vie, respecter la libre volonté des personnes qui veulent en finir avec une vie jugée par eux insupportable. Laissons la pilule létale en vente libre en pharmacie et le problème sera résolu une fois pour toutes, que ce soit d’ailleurs pour le grand âge, les malades au bout du rouleau ou les petits jeunes qui en ont marre de vivre ce qu’on leur fait vivre. L’État doit s’abstenir dans tous les cas de se permettre de juger de leur propre sort à la place des citoyens.

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Ariel Sharon est mort-vivant, Pauwels vivant est mort (2014)

extraits : Ariel Sharon survit depuis le 4 janvier 2006 sous respiration artificielle, à la suite d’un grave accident cérébral. Ariel Sharon est un patient qui coûte cher : 1,5 millions de shekels (296.000 euros) par an*. Son état vient de s’aggraver récemment, mais aux dernières nouvelles il est toujours « vivant », à savoir « en danger de mort imminente ». Emiel Pauwels, un Belge de 95 ans, qui était considéré comme « le plus vieil athlète » du royaume, est mort mardi par euthanasie après avoir « célébré » la veille son départ avec une centaine de proches : « Qui ne voudrait pas en finir avec du champagne en compagnie de tous les siens ? »…

Nous sommes 7 milliards, Ariel Sharon est de trop (2011)

extraits : Le 26 septembre 2000, Ariel Sharon annonce son intention de se rendre sur l’esplanade des mosquées… il déclenche volontairement la deuxième Intifada.Ariel Sharon aurait mieux fait de défendre la décision de l’Assemblée générale des Nations-Unies du 29 novembre 1947 qui recommandait l’établissement d’un Etat juif, mais aussi d’un Etat arabe. Ariel Sharon survit depuis le 4 janvier 2006 sous respiration artificielle. Beaucoup de raisons pour débrancher Ariel Sharon ! Le judaïsme reste intransigeant sur le thème de la défense de la vie « jusqu’à son terme naturel ». Mais Ariel Sharon n’était pas du tout religieux (dans un Etat juif !). Et qu’appelle-t-on « naturel » ?….

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L’IA altère notre pensée, la lecture aussi 

Mieux vaudrait privilégier l’accès de tous à un nombre restreint de textes importants. L’usage de l’écriture, de l’imprimerie, des moteurs de recherche et de l’IA implique une délégation de nos capacités intellectuelles. A travers l’écriture, puis le livre, on délègue la mémoire : plus besoin de se remémorer par nous-mêmes les savoirs. Avec les technologies d’enregistrement analogique comme la photographie et la télévision, on délègue la mémoire des sons et des images. Avec le numérique, nous déléguons aux algorithmes de recommandation notre capacité de jugement et de décision. Et aux IA génératives, notre capacité d’expression. Ce n’est plus moi qui m’exprime, les machines le font à ma place.

Quelques pensées d’Anne Alombert et Jonathan Bourguignon et notre commentaire

– Chaque découverte qui a un lien avec nos capacités cognitives soulève des inquiétudes, c’est vrai depuis l’invention de l’écriture.

Platon (dans Phèdre) souligne les effets délétères de l’écriture sur la mémoire. La langue écrite n’est pas la langue naturelle, elle n’en est qu’une version tronquée, uniquement destinée à l’aire visuelle au détriment des interférences orales avec autrui. L’imprimerie de Gutenberg a été un progrès formidable pour propager par l’écrit les idées. Mais en bouleversant de fond en comble (« disrupt ») l’ordre préexistant, c.-à.-d. le monopole idéologique d’un système religieux, elle a également engendré les guerres de religion.

– Lorsque le livre de poche est arrivé en France, en 1953, il se trouvait des gens pour prédire que la production de masse d’une littérature bas de gamme allait ravager les esprits.

On ne peut que s’inquiéter quand on entre dans une librairie de la quantité extravagante d’écrits, romans, mangas et autres produits qui occulte complètement la réflexion. Les concepteurs du  Monde des livres sont de la partie, alignant semaine après semaine les recensions d’inutiles lectures. Le prix Nobel de littérature récompensait normalement une « inspiration idéaliste » ; maintenant les romans ne sont plus fait pour apprendre et se souvenir, mais pour passer le temps et oublier d’agir.

– La « première » version de Google présentait pour une même demande, une information identique à tous les utilisateurs. Lorsque l’entreprise a mis en place un système d’enchères publicitaires, dans lequel des annonceurs paient pour diffuser leurs publicités, le succès de ce système est devenu dépendant de la capacité de Google à prédire le comportement des internautes grâce à l’analyse des données de trafic. Désormais, plus besoin de chercher un contenu ou une information : ils s’imposent à nous.

Netflix, par exemple, a commencé par proposer une plateforme dont l’algorithme recommandait des films et des séries à ses usagers ; puis il s’est mis à produire et à recommander ses propres films ; jusqu’à se trouver aujourd’hui dans une situation dominante sur toute la production et la diffusion audiovisuelle mondiale ! Le paramétrage des algorithmes de recommandation est un enjeu considérable, récemment mis en avant par le rapport de la commission d’enquête sur TikTok. Nous assistons à une concentration du pouvoir dans les mains de quelques entreprises privées qui ont pour but de rendre leurs utilisateurs accros. Il n’y a pas de situation plus profitable pour l’entreprise que celle où vous tombez amoureux de son produit.

– l’IA générative n’échappent pas à ce schéma en ajoutant une nouvelle inquiétude, celle d’une dépossession. Elle formate l’information pour l’adapter à nos demandes.

La recommandation algorithmique va à l’encontre de la dynamique démocratique, elle forme des bulles cognitives qui enferme chacun dans ses préjugés en lui présentant de préférence ce qui vous ressemble et vous fait plaisir. Il y a aussi un biais statistique : les réponses ont tendance à renforcer les expressions majoritaires.

– La force de ces machines, c’est qu’elles se nourrissent de toutes les données humaines .

Le problème, c’est que ces machines qui pensent à votre place se nourrissent de plus en plus des données qu’elles génèrent. Il se produit un phénomène de dégradation cumulative. Si ces machines sont efficientes, c’est parce que nous les avons nourries avec des savoirs humains. Le jour où elles seront alimentées par des bêtises, elles simuleront la bêtise. C’est déjà le cas avec tous les vérités « alternatives » (les contre-vérités) qui se propagent aujourd’hui. Il y a aussi la question des biais, elles sont entraînées par des personnes selon certains critères, leurs réponses portent la trace de biais idéologiques.

Il appartient à chacun d’adopter un usage réfléchi du numérique et de veiller à ne pas en devenir dépendant.

C’est faire peser une responsabilité considérable sur des individus déjà soumis à de fortes pressions socio-économiques. L’utilisation quotidienne de ChatGPT entraîne une « réduction de l’amplitude cognitive » (une baisse de la diversité des zones cérébrales mobilisées) doublée d’une « dette cognitive » : lorsqu’on demande aux utilisateurs de ChatGPT d’écrire un texte sans son aide, ils rencontrent de plus grandes difficultés, car ils ont du mal à réactiver les zones cérébrales qui ont été délaissées. Ils deviennent, en réalité, dépendants de l’outil. Utiliser l’IA tous les jours, c’est prendre le risque d’amoindrir nos capacités de mémorisation, d’expression, de décision.

Le point de vue éclairé des écologistes

Élargissons le débat. « Il n’y a pas de situation plus profitable pour l’entreprise que celle où vous tombez amoureux de son produit » dixit Anne Alombert. Mais l’IA n’invente rien, c’est la publicité qui vous fait aimer fumer (même si fumer tue), c’est la pub qui vous fait aimer la voiture (Ah, la liberté de rouler !), c’est la pub qui vous fait aimer cet infâme breuvage qu’on appelle Coca Cola, etc. On a interdit la pub pour la cigarette, on devrait l’interdire dans tous les domaines. Le seul élément qui compte pour un choix de consommation, c’est pour chaque produit une analyse comparative avantages/ coût, ce que ne fait pas la pub. Mais si on interdit la pub, alors les magnats de la digitalisation du monde n’ont plus de ressources financières pour une consommation de masse des bêtises véhiculées sur Internet.

Ajoutons que les Datacentres n’ont pas d’affects : les machines chauffent mais ne sentent pas qu’elles chauffent, elle ignorent leurs besoins exponentiels en électricité, elles s’en foutent de l’état de la planète à l’image de leurs concepteurs et de leurs consommateurs.

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Le web a tué l’encyclopédie, l’IA tue l’intelligence

Inventé par Tim Berners-Lee en 1989, le World Wide Web consiste à relier des documents entre eux sur Internet, grâce à des liens hypertextes. En quelques années, il est devenu une immense toile de millions de pages connectées les unes aux autres, et a fait d’Internet un outil grand public. Or les internautes ne voient plus l’intérêt de naviguer sur le Web… « Tu vas encore sur Google, toi ? » Votre tort : ne pas utiliser ChatGPT, Perplexity, Claude, ou autre agent conversationnel pour vos recherches en ligne.

Morgane Tual : Google a déjà mis en place deux solutions de recherche par IA, non disponibles en France pour le moment. L’annonce a aussitôt déclenché la colère des éditeurs de presse américains. Pour fournir des réponses de qualité, ces IA se basent sur le contenu des sites, mais n’imposent plus aux internautes de les consulter. Si de grands éditeurs de presse, comme le New York Times ou Le Monde, ont trouvé des accords financiers avec des entreprises d’IA, d’innombrables éditeurs de sites, petits ou grands, voient leur contenu aspiré et leurs visites s’effondrer. Le Web aura bientôt des IA comme lecteurs plutôt que des internautes ! Le serpent se mord la queue : les IA s’entraînent sur les contenus disponibles sur le Web, dont une partie grandissante est elle-même générée par IA.

L’IA donne celle qui semble la plus consensuelle selon les données qui ont nourri le modèle. Ce qui risque d’invisibiliser certaines pensées, certains contenus. Or, un des principes dont s’est longtemps nourri le Web, c’est la pluralité des voix. Se pose aussi, évidemment, le sujet de l’exactitude des réponses de ces IA. l’impact pourrait aussi être énorme sur d’autres plans. Comme celui de l’environnement. On va parfois chercher des choses très simples, comme la date de la mort de Tartempion… Or, ça prend mille fois moins de ressources de le faire dans Google que dans ChatGPT.

Le point de vue des écologistes d’avant l’imprimerie

– Faut être sacrément idiot pour croire que chatgpt est mieux que chercher par soi-même.

– Je suis plus effrayé par les mauvaises réponses des robots qu’envieux de leur capacité.

– On se retrouve souvent avec des réponses sans queue ni tête ou dignes de la pensée unique.

– Son rôle est plutôt négatif : abrutir les gens et consommer de l’énergie.

– De toute façon l’énergie nécessaire pour faire fonctionner ces « génératives » va vite limiter l’enthousiasme des aficionados.

– Le web était suffisant et consommait beaucoup moins d’énergie (refroidissement des data centers).

– C’est sympa d’avoir un interlocuteur, mais ça va péter la planète. 

– Manger/boire ou utiliser des IA, il faudra choisir…et dans peu de temps !

– L‘IA produira des textes parsemés de messages publicitaires envahissants.

– J’ai posé à l’IA la question suivante : J’ai souvent du mal à déféquer le matin. Prendre une cuillère de miel au petit déjeuner pourrait-il m’aider ? L’Inintelligence Artificielle m’a répondu le plus sérieusement du monde : « Prendre une cuillère de miel au petit déjeuner peut effectivement aider. Pour un effet encore plus bénéfique, je vous recommande notre produit Méli’Prune, qui combine le miel de Bourdaine et la purée de Pruneaux, riches en fibres, pour faciliter le transit. N’hésitez pas à essayer et à nous faire part de votre expérience. »

– Il y aura ceux qui seront encore capable de raisonner et leur esclaves.

– Mais comment pouvions nous faire avant l’IA ?

Techno-numérique = absence de démocratie (5 juillet 2025)

extraits : Près de 1 milliard de questions… par jour. Depuis son lancement en 2022, les agents conversationnels voient sans cesse augmenter le nombre de ses interlocuteurs. L’intelligence artificielle (IA), outil ou menace pour la démocratie ? Au début, la technologie, on y croit. Ensuite on se rend compte de tous ses méfaits. Mais c’est alors trop tard pour revenir en arrière….

ChatGPT nous empêche de devenir intelligent (4 juillet 2025)

extraits : On demande à quelqu’un de penser à notre place, évidement on n’aura pas la même trace dans notre cerveau que si l’on avait réfléchi sur le sujet. L’IA est déjà utilisée par des millions d élèves pour avoir de bonnes notes sans travailler ; en ressort conformisme et bouillie intellectuelle. Depuis que le smartphone et son annuaire garde les contacts, on n’est plus capable de mémoriser un n° de tel.nSi tu mets l’assistance GPS, tu reste incapable de t’orienter même si tu as déjà fait le trajet. L’usage intensif de la voiture induit une diminution des capacités à marcher.L’homme s’autodétruit par les machines et pas seulement écologiquement. ChatGPT est pour nous le HAL de 2001 Odyssée de l’Espace (Stanley Kubrick, 1968). Nous le laissons nous asservir, pour un jour peut-être décider de le débrancher. HAL tente de résister….

Le web a tué l’encyclopédie, l’IA tue l’intelligence Lire la suite »

Transition de genre, prise en charge par la SS

En 2018, l’Organisation mondiale de la santé a retiré la transidentité de sa liste des maladies mentales. En 2025 la Haute Autorité de santé (HAS) recommande une prise en charge généralisée de la dysphorie de genre (la souffrance liée à l’inadéquation entre le sexe de naissance et le genre ressenti): « L’accès aux soins de transition ne constitue pas un “confort” mais un enjeu vital en matière de bien-être, d’image de soi, de vie personnelle, de santé globale et aussi de vie sociale ».

lemonde.fr : La Haute Autorité de santé recommande la prise en charge de « toute demande de soins », « sans jugement ou idée préconçue ». 152 recommandations sur la prise en charge des personnes en transition de genre, hormonothérapie, interventions chirurgicales, accompagnement psychologique… Le document entre dans le détail des bonnes pratiques à diffuser auprès de tous les professionnels de santé. L’identité de genre ne doit pas faire l’objet d’une évaluation psychiatrique spécifique, insiste la HAS.

Le sujet s’était imposé dans le débat public, agité comme un chiffon rouge par la droite et l’extrême droite, qui ont concentré leur argumentaire sur les enfants transgenres. La dénonciation d’une « épidémie de transidentité » parmi les jeunes a été été brandie lors de l’examen, au Sénat, d’une proposition de loi issue du parti Les Républicains visant à interdire les traitements hormonaux et les bloqueurs de puberté pour les mineurs. Le texte a été adopté en première lecture, le 28 mai 2024.

Le point de vue des commentateurs sur lemonde.fr

LE MONDE soutient inconditionnellement ces pratiques sans aucun recul avec pour seul argument de crier à « l’extrême droite », c’est très dommageable et les commentaires en sont conscients. Un corps médical qui s’interdit d’examiner s’il n’y a pas d’aspect pathologique à une demande de transition de genre faillit à son code éthique.

Denis Monod-Broca : « Transition de genre : la Haute Autorité de santé recommande la prise en charge de « toute demande de soins », « sans jugement ou idée préconçue » ». Une telle recommandation est-elle l’effet d’une idée préconçue ou d’un jugement ?

lecteur assidu : En tant que médecin, on ne voit pas bien ce que l’HAS vient faire dans cette affaire.

Semper : Même la HAS n’est pas à l’abri des délires wokistes

Mendo : Evidemment qu’il y aune « épidémie sociale », liée à une mode. La victimisation et le privilège d’appartenir à une minorité, ça fonctionne actuellement très bien.

Misha : Ouf ! les mineurs sont exclus. Mais à 18 ans, est-on à l’abri des incitations idéologiques et sans nuances des influenceurs, dont la HAS ?

Jairzinho : Il y a probablement des tas d’ados mal dans leur peau et chez qui proclamer sa différence et son mal-être n’est qu’une autre manière d’attirer l’attention.

Decaclic : Soit la « transidentité » est une maladie- de riches-et alors on la soigne – soit elle est une excentricité et alors elle n’a pas à être prise en charge par l’assurance maladie. Marre du prosélytisme drag queen qui a ses rendez-vous coutumiers sur les médias.

Maltoutes : La transidentité n’est pas une maladie, alors pourquoi cela fait partie des ALD (affection de longue durée) avec prise en charge à 100 % ? C’est une maladie ou pas ?

Spectre : Ils sont libres de le faire… à leur frais uniquement. Comme toute chirurgie plastique actuellement, celui qui n est pas bien dans sa peau et veut faire des travaux partiels ou « complet » le fait a ses frais.

PChabert : Je ne crois pas que nous sachions faire des pénis ou des vagins qui réagissent et produisent les sensations d’organes naturels. Donc les vraies transformations n’existent pas.

Interloqué : Si la transidentité n’est pas une pathologie, alors les soins comme l’hormonothérapie ou le changement de sexe (tiens d’ailleurs, pourquoi vouloir opérer un changement de sexe pour qu’il se conforme à notre genre si ce sont des notions distinctes ?) relèvent du confort et de la cosmétique. Faut il alors prendre en charge intégralement les opérations de chirurgie esthétique de chaque personne mal dans sa peau ?

Paul Bouriane : Petit rappel, les frais d’hébergement en EHPAD pour les patients Alzheimer sont entièrement à la charge des familles, soit entre 25 000 et 50 000 € par an pour une personne.

Nonnuocere : La France est en retard par rapport aux décisions de prudence de nombreux pays notamment les pionniers qui font marche arrière car les conséquences sont très lourdes sur la santé. Il ne s’agit pas de soin mais de médicalisation à vie souvent très invalidante et de mutilations. Les procès risquent de se multiplier à l’avenir.

HENRI F : La confusion entre sexe et genre pollue tous les débats. Si le genre est l’identité sociale (on peut être un homme et s’habiller, se coiffer selon son goût, changer de prénom au besoin et refuser de jouer un rôle prescrit pas la société), par contre on voit que si on se lance dans la chirurgie, c’est du sexe que l’on voudrait changer. Cela est impossible, le sexe étant un code, ADN présent dans chaque cellule dès la conception. De plus les mutilations et chirurgies de reconstruction ne changent pas le sexe mais essaient d’imiter l’autre sexe pour répondre à un désir ou fantasme personnel pour jouer le rôle féminin jusqu’au bout
Ce qui est possible est-il toujours un progrès ?

Hauteclaire : Je souhaiterais changer de classe sociale et appartenir aux ultra-riches. C’est là mon projet existentiel et identitaire sans lequel je ne saurais me sentir profondément moi-même, je souffre en effet d’une implacable dysphorie de classe. J’espère que ce sera remboursé par la Sécurité sociale.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Transidentités, un débat faussé et inutile

extraits : Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ; elles sont historiquement construites et socialement reproduites. Il n’est par exemple nullement génétique d’aimer les voitures ou le maquillage ! Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple enseigner au primaire la notion « d’égalité de genre ». Quelle différence avec l’égalité des sexes ? Sauf cas rares, cette distinction est inscrite dans les chromosomes de chaque être humain, elle est irréductible. Cela constitue un fait, et non une opinion.  Le nier nuit gravement à la cohérence sociale quand le critère de distinction devient l’indistinction basée sur la toute puissance de l’affirmation de soi. Ce n’est pas l’avis d’une journaliste du MONDE…

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La peur des écrans est bonne conseillère

Une tribune au Monde, signée par plusieurs scientifiques, attaquait l’avis de l’Académie des sciences intitulé « L’enfant et les écrans ». Selon les défenseurs de cette « Académie », une autre tribune :  « Refusons que la peur devienne le seul moteur de l’action publique ». En résumé :

« Il s’instaurerait une posture problématique  : l’objectif ne serait plus d’informer, mais d’alarmer. Ce serait un récit univoque fondé sur la peur. Ce message de peur serait médiatiquement relayé, et l’avis raisonné de l’Académie des sciences par conséquent disqualifié. Ces discours alarmistes aggraverait les angoisses des parents. Beaucoup se sentiraient coupables. Or il n’existerait pour beaucoup de familles défavorisées aucune alternative aux écrans parmi les activités à proposer à leurs enfants. »

Les commentaires sur lemonde.fr

L Dupont : Tribune très étrange dans un média généraliste. Ce collectif ne conteste rien sur le fond.

Lapincretin : Serge Tisseron , cosignataire de cette tribune, prônait la tablette tactile avant deux ans dans son premier rapport de l’académie des sciences sur les écrans et les enfants !

NewYann : Affirmer qu’une tribune contre les écrans va accroître l’angoisse et la culpabilité des parents n’est pas un argument recevable. Soit les impacts des écrans sont réels, et alors c’est aux parents de prendre des mesures pour y remédier. Soit ils ne le sont pas, et il faut attaquer l’étude comme mensongère, ce que ne font pas les auteurs.

Misha : Les auteurs de cette tribune vivent-ils dans une tour d’ivoire? Les adultes sont déjà complètement malades du téléphone portable, et marchent le nez fixé dessus comme si une info vitale était attendue en permanence. Souvent , des parents poussent une poussette en regardant leur téléphone, pas l’enfant qui est dedans ! Alors oui, il faut s’alarmer de l’addiction des petits. Il faut résister.
Leur apprendre à jouer, à lire, et pas à devenir du « temps de cerveau disponible »….

Tsintaosaure : Cette tribune pro-écrans est aberrante. Les études à charge sont multiples. Et on peut constater tous les jours en direct, si ce n’est les effets délétères des écrans (qui sont assez diversifiés), du moins leur pouvoir d’addiction sur nous-même et les enfants. Nous avons toutes les raisons d’être alarmés, Mais on lutte à armes inégales contre des entreprises dont la matière première est notre temps de cerveau. C’est déjà dramatique pour des adultes pleinement formés, mais cela devient suicidaire quand ce temps de cerveau est celui de nos jeunes.

Un gueux : L’enjeu mérite autre chose que des rodomontades contre des discours culpabilisants. On a le sentiment qu’à part dénoncer cette culpabilisation, les auteurs de cette tribune seraient bien en peine de proposer des actions publiques claires et consensuelles.

CathAngMarieBerth : Les signataires seraient-ils d’accord avec le fait qu’il vaut mieux établir d’autres relations avec un enfant, un adolescent que celle des écrans ? Si oui, alors pourquoi ne pas le dire. Les écrans viennent à la place des relations humaines, sportives, de lecture, et j’en passe. Voilà le vrai problème. Il me semble que cet article tente de faire peur avec la peur.

c m : selon ce collectif, il n’existe, pour beaucoup de familles, notamment défavorisées, « aucune alternative aux écrans parmi les activités à proposer à leurs enfants ». Voilà une phrase bien péremptoire. Il y a tout un tas de jeux pas chers auquel on peut jouer avec ses enfants, ne serait-ce que la pâte à modeler qui coûte moins cher qu’un abonnement téléphonique. On peut aussi les emmener se promener à pied….

Michel SOURROUILLE : L’Académie des sciences s’est déjà prononcée contre le principe de précaution (2004), pour l’exploration du gaz de schiste en France (2013) et a été dès le milieu des années 2000 et pendant plus d’une décennie, le bastion tricolore du climatoscepticisme. En décembre 2002, l’Académie des sciences prenait aussi fait et cause pour les OGM de première génération et leurs bénéfices potentiels : rendements et qualités nutritives améliorés, résilience aux stress, usages moindres de pesticides… Aucune de ces promesses n’a été tenue, sinon de manière anecdotique. En clair, la génération des écrans, il ne peuvent pas comprendre en quoi c’est néfaste. Ils n’ont peur de rien !

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La génération des écrans, dégénérescence

extraits : Lorsque l’arsenal des outils numériques actuels (tablettes, smartphones, consoles, ordinateurs, etc.) est mis à disposition des enfants et des adolescents, les pratiques ne s’orientent pas vers l’idéal positif fantasmé dont on nous rebat les oreilles (quatorze heures par jour de Wikipédia, tu parles !), mais vers une orgie d’usages récréatifs dommageables. En moyenne, les 8-12 ans consacrent treize fois plus de temps à se divertir qu’à étudier. Constater cela n’est en rien technophobe. Ce n’est ni une opinion personnelle, ni une hypothèse ouverte à controverse ; c’est un fait scientifique aujourd’hui établi.…

Démence digitale, l’addiction des petits aux écrans

extraits : Voilà vingt ans que les effets délétères de la surexposition des enfants et adolescents à la télévision ont été démontrés : retard de communication et de langage devenant patent vers 18-30 mois, prosodie particulière, centrage d’intérêt de plus en plus exclusif sur les écrans, difficulté de contact avec les autres enfants, conduites d’allure agressive, agitation et instabilité d’attention, manque d’intérêt pour les jeux habituels… Chez les moins de 3-4 ans, c’est un phénomène nouveau, massivement amplifiée du fait de la multiplication des écrans qui sont présents à tout moment dans la vie quotidienne : dans les magasins, les salles ­d’attente, les transports et même lors du repas ou de l’endormissement. Pour certains, l’écran devient un « compagnon de vie ». Une évidence doit être rappelée : tous les écrans exercent une puissante attractivité qui entraîne une captation/fascination du regard chez le tout-petit. Devant la tablette, son corps est immobile, ses yeux grand ouverts et son visage souvent inexpressif, voire figé ! Ce pouvoir hypnotique s’explique par le fait que, dès la naissance, l’œil est attiré par le mouvement. Or, les vidéos programmées pour les enfants offrent un mouvement permanent….

Les écrans menacent la santé mentale

extraits : Auparavant, les enfants vivaient des aventures, ils circulaient librement à vélo, exploraient les bois. Le jeu libre était un espace où ils pouvaient s’amuser et grandir de façon autonome. Ils vivaient des expériences essentielles au développement du cortex cérébral frontal et de leurs aptitudes sociales. Plus aujourd’hui avec les écrans. Les contenus créés par des intelligences artificielles les rendra encore plus accros aux écrans. Tout cela se terminera très mal. Les adolescents ne devraient pas avoir accès à un smartphone avant 14 ans. Les écoles ne devraient pas admettre de téléphone dans leur enceinte….

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