limites de la technique

LeMonde du 28 octobre nous présente le trifluorure d’azote, un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est 17 000 fois plus élevé que celui du CO2 avec une durée de vie cinq fois plus grande, soit cinq siècles.  En trente ans, la concentration de ce gaz dans l’atmosphère a été multipliée par 30 puisqu’il rentre dans la production de circuits intégrés et d’écrans de cristaux liquides pour accélérer l’emprise de la société du spectacle sur nos choix personnels. Il est également nécessaire à la fabrication des cellules photovoltaïques ; d’un côté la technique solaire permet de lutter contre l’effet de serre, mais de l’autre elle l’accroît. C’est comme les ampoules de basse tension qui contiennent du mercure, un élément dangereux qui nécessite un recyclage particulier.

La technique n’est pas une solution, elle est le problème. Alfred Nobel avait rêvé de  créer un explosif tellement dévastateur que la guerre devienne impossible, mais le XXe siècle a connu deux guerres mondiales. On a inventé l’arme nucléaire, bien plus destructeur que la dynamite, on l’a aussi utilisée. Il faut que l’humanité reconnaisse les limites de la technique et puisse privilégier des techniques douces contre les techniques dures, dures  pour les hommes, dures pour la Nature. C’est ce qu’aurait du écrire mon quotidien préféré…

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