épuisement des ressources

Désarmement démographique de la France

de la part d’un de nos correspondants, Martin Rott

Dans sa conférence de presse du 16 janvier 2024, le président de la république M. Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude face à la baisse de la natalité et a évoqué la nécessité de lancer un plan de réarmement démographique pour la France. Or c’est d’un désarmement démographique dont la France a besoin.

Le choix du terme  » réarmement  » est malheureux, rappelant un temps où les hommes étaient considérés comme des instruments de la puissance militaire, de la chaire à canons. Surtout en France, où dans les milieux politiques français dominait longtemps l’ idée que les défaites de 1870 et de 1940 étaient liées à l’infériorité numérique des Français vis-à-vis des Allemands, et qu’il conviendrait donc de rattraper le « retard » français au moyen d’une vigoureuse politique nataliste, qui fut finalement mise en place en 1945. La retenue verbale aurait été aussi souhaitable face à la persistance d’une perception belliqueuse de la natalité chez Poutine et autres autocrates.

Le poids du nombre

Certes l’indicateur conjoncturel de fécondité en France n’a jamais été aussi bas depuis la Seconde Guerre mondiale hormis en 1993 et 1994. Il s’établit à 1,68 enfant par femme en 2023, après 1,79 en 2022. Mais cette information a relégué au second rang le fait essentiel que la France comptait 68,4 millions d’habitants au 1er janvier 2024. Ce nombre indique que la France n’a jamais été aussi peuplée, elle est en croissance démographique permanente depuis plus de 80 ans. Malgré un taux de fécondité en dessous du seuil du renouvellement des générations de 2,1 enfants par femme, l’augmentation est dû principalement à l’apport migratoire. Il est actuellement de 400 000 personnes par an et cela va se poursuivre du fait de la démographie mondiale.

La population mondiale, actuellement en 2024 de 8,1 milliards, croit de 80 millions par an, pour la moitié en Afrique subsaharienne. Cette augmentation démographique mondiale, conjuguée à la crise climatique et les conflits armés toujours plus nombreux augmentera inévitablement le nombre des immigrants, légaux et illégaux, en Europe et en France. La croissance de la population, qu’elle soit d’origine migratoire ou résultat de mesures pour augmenter le nombre de naissances, augmentera l’empreinte écologique en France qui dépasse déjà largement sa biocapacité, symbolisée par le jour du dépassement, en 2023 le 5 mai. A cette date le pays avait donc consommé tout ce qu’il pouvait produire annuellement de façon renouvelable et avait puisé après cette date dans les ressources de notre planète déjà largement entamées. A cet effet mécanique s’ajoute une incohérence politique : l’appel du président à augmenter la population sur le sol français ira à l’encontre de tous les objectifs par ailleurs exprimés par le gouvernement : la limitation de l’artificialisation des sols, la maîtrise des émissions de CO2, l’indépendance énergétique et alimentaire.

Pourtant, la plupart des commentateurs du jour du dépassement estiment que le déséquilibre écologique n’est pas dû au nombre d’humains, mais à une consommation individuelle excessive. Pour rétablir l’équilibre écologique, on peut effectivement agir sur la consommation/pollution moyenne par habitant : c’est la stratégie de la frugalité. Mais elle est extraordinairement difficile à mettre en place dans les pays démocratiques, comme on vient de le voir en France. En effet, qui voterait pour quelqu’un qui s’engage à réduire fortement le pouvoir d’achat, le niveau de vie ? Une autre façon de ne pas affronter la réalité démographique, est la transition énergétique. C’est un slogan, un leurre et les résolutions non contraignantes de la dernière COP à Dubaï confirment sa nature utopique. La promesse de la transition à venir, de la décarbonation de l’énergie ne résiste pas à l’examen des faits, comme vient de le démontrer encore tout récemment Jean -Baptiste Fressoz 1 .

La hiérarchie des problèmes

Évidemment, le vieillissement de la population pose des problèmes économiques et sociétaux. Même ils restent secondaires par rapport au péril écologique que doivent affronter nos sociétés. La pire des solutions serait de vouloir les résoudre par une croissance économique et démographique perpétuelle qui, dans un monde limité, n’est rien d’autre qu’une fuite en avant, un système de Ponzi qui éclatera tôt ou tard. On le sait, cette croissance ravit les acteurs économiques qui sont intéressés par toujours plus de consommateurs et de main-d’œuvre bon marché. Mais à quoi servirait la sauvegarde d’un système de retraites ou de santé au moyen d’une politique familiale nataliste si les conséquences même de cette politique conduisaient à un monde devenu invivable?

Ce n’est pas un hasard si les pays les plus pauvres du monde sont des pays à forte fécondité et à croissance démographique rapide, contrairement aux pays les plus développés dans lesquels le manque de main-d’œuvre y stimule l’innovation technologique, comme au Japon, pays riche, dont la population vieillit et diminue depuis plus 20 ans.

Le devoir d’exemplarité de la France

Comme la France pèse aujourd’hui moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effets de serre, il faut constater que l’effort français d’atténuation du changement climatique n’a qu’une incidence marginale sur le réchauffement climatique mondial. D’où la tentation pernicieuse de laisser courir les choses en France et, par voie de conséquence, d’adopter des mesures natalistes qui plaisent au public, aux médias et aux partis politiques, surtout de droite.

La meilleure façon pour la France d’ œuvrer pour la nécessaire diminution de l’empreinte écologique mondiale consiste à donner l’exemple de la sobriété climatique et démographique sur son propre sol ; il ne faut pas se comporter comme un passager clandestin de l’effort des autres. Les exhortations du président Macron, dans son discours à Ouagadougou en novembre 2017, à maîtriser la démographie africaine sonneraient fausses si la France se mettait dans la posture détestable du « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais « . Au contraire la France agirait, avec la renonciation à une politique nataliste, en conformité avec la vielle devise écologiste  » Penser globalement, agir localement »

1« Sans transition – une nouvelle histoire de l’énergie  » (Seuil 2023)

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La dénatalité, mouvement irréversible

La génération des femmes nées dans les années 1960 se marie mais elle a moins d’enfants que les générations précédentes ; lui succède une génération dont le taux de mariage est beaucoup plus faible et la fécondité décroissante ; et la génération née dans les années 1980 est caractérisée par un plus grand nombre de femmes sans enfants, et ce même quand elles sont mariées. C’est la sociologie de la Corée du Sud, championne du monde de la dénatalité. Les aides gouvernementales pour élever les enfants ou les dispositifs de congés parentaux ont eu  des effets très limités sur la fécondité coréenne. Bref, le « réarmement démographique » ne se décrète pas, pour peu que cette expression ait un sens.

Sébastien Lechevalier : En 2021 dans la Corée du Sud, le taux de fécondité totale (le nombre total d’enfants par femme en âge de procréer) y était de 0,81, contre 1,16 en Chine, 1,19 en Espagne, 1,25 en Italie, 1,3 au Japon, 1,58 en Allemagne. Cette situation est durable : le taux de fécondité y est inférieur à 1,3 depuis deux décennies. La situation extrême en Corée s’explique en partie par les coûts d’éducation et de logement, extrêmement élevés, mais aussi par la dégradation des conditions de stabilité d’emploi et de salaires pour une partie de la jeunesse, qui n’a plus les moyens de fonder une famille. Ce sont les femmes les moins éduquées et les femmes les plus éduquées qui ont le taux de fécondité le plus faible…

Le point de vue des écologistes malthusiens

raymoundo : Posez vous des questions ? Quelles sont les perspectives pour les futures générations ? Guerres, réchauffement climatique, qui veut mettre quelqu’un au monde pour lui offrir ça ?

Igor Antonovitch : Pourtant le modèle socio-économique est encensé, nous devrions ressembler aux Coréens. Super-croissance, super-éducation, plein de fric ! Mais la réalité est moins rose : trop de stress dès la naissance (les résultats aux  tests PISA passe avant le bonheur des enfants), pas de perspective pour acheter un logement et vivre correctement pour les non riches. La compétition effrénée d’avoir plus pour être moins n’attire plus les foules. Pas étonnant qu’ils ne veulent plus d’enfants. Notre Président Macron veut relancer la natalité en devenant comme la Corée. L’absurdité du « en même temps » n’a pas de limites.

Doudup : Ces pays d’Asie sont en avance sur nous autres, européens. Et ce n’est pas forcément une mauvaise chose que de voir le nombre de naissance diminuer (Moins de dépenses scolaires, moins de postes à créer, le chômage qui baisse, moins de logements à construire, l’étalement urbain qui ralentit…). Reste à inventer un nouveau modèle social. Mais certaines retraites peuvent se voir diminuer très facilement, on se passera des croisières et voyages en avion !

La peur de manquer de bras… en France

La crise démographique s’aggrave

Michel Janva le  le 2 août 2024 : « Le jeudi 1er août, l’Insee a publié les chiffres relatifs au nombre d’enfants en France. Il y a eu seulement 326 131 naissances entre janvier et juin 2024. Le débat sur la réforme des retraites, à 60, 62, 64, 66 ans… n’a pas de sens, tant qu’on ne se préoccupe pas de la démographie française et donc du soutien à la famille… »

La surpopulation, c’est fini !

Yves Montenay le 2 août 2024 : « J’entends partout : « n’ayez surtout pas enfants ». En effet, « il y a trop d’hommes sur Terre, c’est mauvais pour la planète », ou, de la part des féministes, « les femmes prennent le gros de la charge des enfants, cela nuit à leur physique, à leur carrière, et creuse les injustices par rapport aux hommes ». Ou encore « avec les robots et maintenant l’intelligence artificielle, on va vers un chômage de masse. Pourquoi avoir des enfants qui n’auront pas de travail ? »

Il faut pourtant une politique nataliste si on ne veut pas disparaître demain ! Arrivent les problèmes de retraite alors que le nombre de cotisants diminue. Arrivent aussi les problèmes d’immigration… demandons à ceux qui sont effrayés par la surpopulation ce qu’ils feraient s’ils avaient un pouvoir absolu : interdire les enfants ? Exécuter une personne sur dix prise au hasard ? Euthanasier les vieux ?

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éloge de la dénatalité (2008)

extraits : « Faire des enfants tue, tue la Planète. Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave atteinte à la Planète et à notre avenir commun ». Les Tarrier citent même le fondateur de l’écologie profonde, Arne Naess : «  L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »…

(Michel Tarrier, « Faire des enfants tue (éloge de la dénatalité) »)

Dénatalité en Corée du Sud, un Bien et non un Mal (décembre 2012)

extraits : L’expansion coréenne est aussi impressionnante que déséquilibrée… Taux de faillites élevé des PME…  La grogne des petits entrepreneurs se conjugue à des inégalités en hausse et à une précarité croissante… Près d’un quart des jeunes diplômés peinent à trouver un emploi et le travail temporaire est le lot de 40 % des salariés… L’expansion a fait voler en éclats les solidarités traditionnelles sans mettre en place de filet social : quatre Coréens sur dix âgés de plus de 65 ans n’ont pas de retraite… La corruption endémique des milieux politiques, liée à l’affairisme ambiant et à une compétition exacerbée, dès l’école primaire, dans une société qui ne ménage guère de seconde chance pour ceux qui ont échoué une fois, contribue à démoraliser grand nombre de Coréens (LE MONDE du 16-17 décembre 2011)…

respect du vivant, hommage radical à la dénatalité (2013)

extraits : Gérard CHAROLLOIS, 16 juin 2013 : Plus les hommes seront nombreux, plus il faudra urbaniser, artificialiser, plus croîtront les besoins en énergie et moins les autres formes de vies conserveront une place sur la terre. Quant aux hommes, la qualité de la vie s’altérera, lorsque l’Europe ne sera plus qu’une vaste mégapole sillonnée d’axes de transports, transformant ce que la mode appelle « l’environnement » en un permanent enfer urbain. La biodiversité aura disparu et ce d’autant que trop d’humains se révèlent intolérants à toute autre forme de vie…

Jean-Christophe Vignal, penser la dénatalité (2014)

extraits : Il nous faut s’affranchir des visions trop optimistes qui veulent continuer à nous faire croire que nos enfants vivront mieux que leurs parents, avec toujours plus de mobilité et de services à leurs dispositions au sein d’une société mondialisée plus efficiente ; déconstruire le discours trop angélique des thuriféraires de la bio-économie et de la croissance verte basée sur des paris technologiques incapables d’apporter des solutions à l’échelle des problèmes ; regarder et évaluer sérieusement les impasses vers lesquelles nous nous dirigeons. Refuser de croire à la toute-puissance de nos capacités à rebondir, notamment en recherche&développement

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Les malthusiens ne sont pas racistes !

Certains utilisent comme argument fallacieux une condamnation des malthusiens pour  racisme et/ou appartenance à l’extrême droite.  Voici quelques éléments de réponse.

– L’extrémiste de droite n’a rien à voir avec les malthusiens. Le courant de pensée type « Front national » est tout au contraire nataliste, il faut faire des enfants quand on est un bon Français. Par contre Eric Zemmour par exemple serait sans doute favorable à une politique à la chinoise en Afrique. Nous avons eu le même cas de figure en France. Michel Debré prônait une France de 100 millions d’habitants mais supervisait une réduction de la natalité à La Réunion dont il était député entre 1963 et 1988.

– De son côté un néomalthusien est favorable au planning familial dans tous les pays sans exception, pour le libre choix des femmes de procréer en tout connaissance de cause et contre une politique autoritaire. Assimiler ce positionnement a du racisme, c’est vouloir clore le débat avant même de le commencer.

– Un malthusien ne dit pas que « Le problème du climat, c’est (seulement) la démographie et l’explosion de la natalité ». N’importe quel citoyen éclairé sait que les émissions de gaz à effet de serre résultent à la fois de la population, du niveau de vie des ménages, des techniques utilisées ainsi que de la source d’énergie. On ne voit pas où se cacherait le racisme dans cette phrase. On rappelle la formule de Kaya :

CO2 <= (CO2 : TEP) x (TEP : PIB) x (PIB : POP) x POP => CO2

(CO2 : TEP) : contenu carbone en tonnes d’équivalent pétrole d’une unité d’énergie
(
TEP : PIB) : quantité d’énergie requise à la création d’une unité monétaire
(PIB : POP) : niveau de vie moyen
POP : nombre d’habitants.

– Un malthusien ne dit pas qu’il faudrait « moins réduire nos émissions de gaz à effet de serre que le nombre d’habitants sur notre planète ». Un citoyen éclairé sait que la démographie est un multiplicateur des menaces, comme le niveau de vie est aussi un multiplicateur des menaces. Il y a interrelation, le nombre d’automobiles dépend du nombre d’automobilistes et une personne défavorisée rêve souvent de posséder un véhicule à moteur.

– Pour être plus précis dans la responsabilité partagée, entre 1900 à 2000 la population mondiale, a augmenté d’un facteur 4. Mais les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont, elles, augmenté d’un facteur 15. Nous voyons donc très clairement que l’augmentation de la population n’est pas le seul critère qui explique l’augmentation de nos émissions de dioxyde de carbone. Nos émissions par habitant ont donc augmenté d’un facteur 3,75 (soit 15 divisé par 4). Dans le rectangle dont on calcule la surface, le mode de vie est la largeur et le nombre d’habitants la longueur. Bref, pas le seul critère mais le critère principal. Bien sûr « en moyenne » ne dit rien des inégalités qui reste le facteur le plus important. Que faire ? C’est irréaliste de vouloir une égalisation totale des émission de gaz à effet de serre au niveau mondial.

– Sur une planète close et saturée d’humains, la mobilité internationale est un chapitre de l’humanité qui se clôt ; les frontières se ferment. On arrive à une situation où chaque pays se trouve obligé de réguler sa démographie en fonction de la capacité de charge de son propre territoire. Il n’y a pas de racisme dans la maîtrise des mouvements  migratoires, seulement une réponse au poids du nombre. Aux Africains de déterminer s’ils veulent toujours plus d’enfants, toujours plus de pauvreté, toujours plus de problèmes socio-politiques, etc. Quant aux habitants sur-développés à forte densité, notons qu’ils n’obtiennent leur richesse que par le pillage des matières première grâce au commerce mondial. Sans pétrole, ni gaz ni charbon, le PIB de la France, il y aurait une dépression économique, une décroissance subie qui appauvrirait beaucoup de Français dans la pauvreté. Limiter la fécondité est un devoir de la quasi totalité des pays.

– La responsabilité dans le réchauffement climatique ET dans l’appauvrissement des populations est différenciée et complexe. Si l’humanité était logique, les riches devraient diminuer drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre Et continuer à faire moins d’enfants. Les pauvres devraient maîtriser drastiquement leur fécondité Et ne pas vouloir un développement économique à base de centrales à charbon.

Autant dire que les résistances actuelles à une telle rupture socio-culturelle avec l’état présent des mentalités est de l’ordre de impossibilité majeure. Mais exposer la réalité n’est pas chercher à culpabiliser ou à démissionner. Tout le monde devrait savoir que l’écologie punitive est le destin que nous nous sommes nous-même tracés.

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Eric Zemmour, surpopulation et climat

extraits : Nous avons reçu l’analyse ci-dessous de la La Radio-télévision belge de la Communauté française (rtbf). Nous sommes en désaccord total avec cette accusation de racisme qui tend à dévaloriser tous ceux qui montrent qu’une autolimitation de la natalité est absolument nécessaire, y compris en Afrique. Ce blog biosphere, l’association Démographie Responsable et toutes les personnes qui pensent que la surpopulation pose problème n’ont aucun lien de parenté avec Eric Zemmour…

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La « Douloureuse question migratoire »

Un texte de notre correspondant Jean-Michel Favrot

Oups, que de délires et fantasmes suscitent la question migratoire ! Le racisme et/ou le suprématisme ne sont jamais très loin.

Petit rappel historique

Sans notre propre émigration européenne, jamais notre « civilisation occidentale » n’aurait réussi son épanouissement car nous aurions subi famines sur famines, nous aurions été très tôt dans notre histoire dépourvus de richesses minérales non renouvelables. Nous avons survécu grâce à l’émigration et au pillage des pays où nos ancêtres ont émigré. La « Diaspora  européenne », hors de l’Europe donc, c’est environ un milliard de descendants de ces émigrés. L’Europe, si petite, si pauvre en richesse naturelle, n’aurait pas pu, ne pourrait pas vivre en autarcie avec 1,4 milliards d’habitants sur son sol (le milliard de descendants de la diaspora et les 400 (ou 500) millions d’européens descendants de ceux qui sont demeurés sur place. Nous sommes à des années lumières d’avoir accueilli un milliard d’immigrés d’autres continents en Europe : on a de la marge !

On m’objectera que tout cela est si loin dans notre passé. Pourquoi remuer…En fait, c’est beaucoup plus récent que « nos ancêtres les gaulois » et pour certains aspects (ressources minérales, agricoles ou forestières par exemple), c’est au contraire d’une cruelle actualité ! Vous voulez vivre en autarcie sans ressources minérales des autres continents, sans l’apport des cultures « exotiques », et en ayant rapatrié 90% de la population sud et nord-américaines en Europe, à savoir nos « ressortissants historiques » qui n’auraient jamais dû émigrer ??? Soyez cohérents avec vos convictions d’extrême droite qui confinent au ségrégationnisme mondial.

Vous, l’extrême droite, vous avez vraiment la mémoire courte et sélective. Mais de quoi avez-vous donc peur à travers le fantasmé « Grand Remplacement » :

  • de la perte de l’ « identité catholique », mais j’ai vu, dans les années 60, pas au Moyen-Age, ma grand-mère, catholique s’il en était, porter le voile pour entrer à l’église,
  • de la perte de votre couleur de peau, mais les premiers homo sapiens en France avaient tous la peau noire,
  • de la perte de l’ « Identité Européenne », des valeurs du « Siècles des Lumières », mais vous reniez Rousseau, Montesquieu, Hugo et Darwin… et tant d’autres héros de la pensée humaniste et universaliste.

Vous, l’extrême droite, vous versez des larmes sur les Merveilles de notre Culture si universelle, sur le rayonnement de la France, mais vous êtes en train de vous rapetisser, de vous scléroser dans un costume historique bien trop grand pour vous. Vous confondez Liberté et Libertarisme, justice sociale et repli sur soi.

Mon combat repose su la limitation de notre démographie pour des raisons écologiques. Alors peu importe l’origine de l’enfant, la religion ou le pays d’origine du père ou de la mère. Ce qui compte est de convaincre l’ensemble des humains qu’une procréation de trop, c’est une procréation de trop et que plus on vit dans un pays à fort niveau de vie, plus l’impact de la procréation de trop pèsera lourd sur les déséquilibres écologiques planétaires. Supprimons les allocations familiales et toute politique nataliste, notamment en France. Dès lors la question ne sera plus « qui remplit les poussettes », mais la réponse sera « beaucoup moins de poussettes » !

Ce qui est vrai partout dans le monde c’est :

  1. que la pauvreté et le manque d’accès à l’éducation poussent à des taux de natalité élevés,
  2. que le fantasme du « Grand Marché » et de la « Grande armée » poussent les Etats à accroître leurs puissances respectives par une démographie galopante,
  3. que les minorités cherchent toujours à compenser leur déficit ressenti par un taux de fécondité élevé, et plus elles se sentent opprimées et rejetées plus c’est vrai,
  4. que les religions, quelles qu’elles soient poussent à des taux de natalité élevés pour asseoir leur domination, comme les Etats.

Attaquons-nous à ces quatre causes, dénonçons les faux-semblants et les communautarismes quels qu’ils soient…  Et puis remplaçons les allocations familiales par un pécule distribué à tous les jeunes ayant la nationalité française à 21 ans, un pécule égal pour tous dont ils feront ce qu’ils veulent (épargne, achat d’un premier logement…) pour assurer leurs vieux jours que ni la Répartition, ni la Capitalisation ne peuvent leur garantir. Moins nombreux, la crise du logement pour la jeunesse sera vite derrière nous ! Et en plus les logements deviendront immédiatement moins onéreux ! Ce sera juste l’effet de la « loi du marché » . Une façon indolore de redistribuer le Capital entre générations !

Sans doute faudra-t-il un jour limiter les flux migratoires, mais à condition préalable :

  • que ce soit dans les deux sens,
  • que nous ayons sérieusement contribué à limiter les inégalités internationales pour pallier le point 1),
  • que nous puissions justifier nos restrictions à l’entrée à travers un effort démontré de baisse collective de notre pression nationale sur la planète, à travers une démographie écologique exemplaire,
  • que nous ayons suffisamment baissé nos propres consommations pour mettre fin au pillage extérieur.

Chiche ?

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Suisse. Halte à la surpopulation ?

Le dernier livre de Michel Sourrouille

SURPOPULATION

Afghanistan, France, Royaume Uni…

aucun pays n’est à l’abri

On ne considère qu’un seul pays par lettre alphabétique. Le choix a été aléatoire. Mais l’auteur n’a voulu laisser aucun pays de côté, le défi du nombre n’est pas l’apanage des pays pauvres. La France ou les Pays-Bas sont aussi des pays surpeuplés. Et même la Suisse !

Suisse. Halte à la surpopulation ?

On peut connaître les statistiques démographiques de la Suisse, question chiffres les pays développés sont à jour. En 1970, la population était de 6,2 millions, en 2009 de 7,8 millions et en 2023, la Suisse a franchi le cap symbolique des 9 millions d’habitants. Le nombre d’habitants a augmenté de 20 % alors que dans le même temps la hausse n’a été que de 1% en Allemagne et de 10% en France. La Suisse connaît en effet une croissance démographique fulgurante depuis 2002 grâce surtout à l’introduction de la libre circulation des personnes.

Le taux de natalité en Suisse a continuellement dépassé son taux de mortalité depuis que des statistiques sont disponibles, en 1861. Mais le taux de natalité est de 1,8 pour les étrangers contre 1,2 pour les enfants de nationalité suisse. En 2021, alors que 26% de la population résidente permanente de la Suisse est de nationalité étrangère, 31% d’entre elle est née à l’étranger et 39% est issue de la migration selon les données de l’Enquête suisse sur la population active (ESPA). Aujourd’hui l’immigration participe à 45 % de l’accroissement de la population. Début 2024, les statistiques indiquent que près de 60 % des enfants ont des parents nés à l’étranger. Le sentiment de surpopulation commence à grandir en Suisse. Il devient de plus en plus difficile de se loger dans les grandes villes, et les infrastructures de toutes sortes sont particulièrement sollicitées. Ainsi, le nombre d’heures d’embouteillage sur les autoroutes a plus que triplé depuis 2002. Cette importante croissance démographique est également une des raisons de la pénurie d’énergie actuelle.

D’autant plus qu’il faut remettre la densité en perspectives. Elle était de 137,5 hab./km² en 1961, de 181,8 hab./km² en 2000 et de 220 hab./km² en 2021. Or ce petit territoire de 41 285 km2 compte 48 pics culminant à plus de 4000 m. Les montagnes occupent 70% du territoire, et seul un quart de la population y habite. La Suisse compte aussi quelque 1500 lacs et 4% de la surface du pays est recouverte de cours d’eau et d’étendues d’eau. Les surfaces d’habitat et d’infrastructure (bâtiments, aires industrielles et commerciales, infrastructures de transports, installations pour la distribution des services publics et la gestion des déchets, espaces verts et lieux de détente) occupent déjà environ 8% du territoire. Les Suisses se retrouvent donc à l’étroit. Le DAUPHINÉ libéré du 29 août 2023 titre : « La peur de la surpopulation revient dans une Suisse qui ne cesse de croître ».

Le site officiel de la confédération suisse relate les objectifs de l’initiative populaire fédérale de 2014, « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles » 1.

1. La Confédération s’attache à faire en sorte que la population résidant en Suisse ne dépasse pas un niveau qui soit compatible avec la préservation durable des ressources naturelles. Elle encourage également d’autres pays à poursuivre cet objectif, notamment dans le cadre de la coopération internationale au développement.

2. La part de l’accroissement de la population résidant de manière permanente en Suisse qui est attribuable au solde migratoire ne peut excéder 0,2 % par an sur une moyenne de trois ans.

3. Sur l’ensemble des moyens que la Confédération consacre à la coopération internationale au développement, elle en affecte 10 % au moins au financement de mesures visant à encourager la planification familiale volontaire.

Ces considérations ont été soumises à référendum le 30 novembre 2014. C’est l’association Ecologie et population (Ecopop) qui était à l’origine de ce référendum. Ecopoop est une organisation non partisane de défense de l’environnement. Son idéal : maintenir, pour les générations à venir, les bases et la qualité de la vie en Suisse et dans le monde entier et, à cet effet, tenir compte du facteur Population. L’ex-directeur de l’Office fédéral de l’environnement Philippe Roch, faisait partie d’Ecopop. Voici quelques desiderata de cette association.

Ecopop souhaite la fin de la surpopulation, en Suisse comme dans le monde entier. Ecopop se démarque catégoriquement des théories xénophobes et racistes. L’accès à la planification familiale volontaire est considéré depuis 1968 comme faisant partie des droits de l’homme des Nations Unies. Or chaque année, il y a dans les pays en développement environ 80 millions de grossesses non désirées à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale. Cela montre que le droit humain à la planification familiale volontaire (c’est-à-dire de la planification familiale telle que nous la connaissons) n’est pas toujours considéré avec la même importance. Ecopop veut changer cela. Ecopop ne nécessite pas de budget supplémentaire pour l’aide au développement, ce sont les fonds déjà disponibles qui doivent être utilisés pour aller au contrôle des naissances dans les pays pauvres. 2

Environ 74% des Suisses ont dit « non » à ce référendum d’initiative populaire. Il n’empêche qu’en France LE MONDE relate cette phrase d’un membre du comité Ecopop : « Au rythme où actuellement on bétonne le paysage, à 1,1 mètre carré par seconde, en 2050 si on ne fait rien on aura entièrement bétonné  toutes les régions non montagneuses de la Suisse. »

En 2024, le parti de droite UDC veut à nouveau lancer une initiative populaire, à savoir plafonner la population à 10 millions d’habitants en 2050. Pour l’UDC, la liste des maux dont souffrirait la Confédération helvétique est longue : « Criminalité en hausse, explosion des coûts sociaux, pénurie de logements, augmentation des loyers et des primes d’assurance maladie, baisse de la qualité dans nos écoles, embouteillages et transports publics surchargés…»3.

Présentation du livre par la maison d’édition

https://www.edilivre.com/surpopulation-michel-sourrouille.html/

1 https://www.bk.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis406t.html

2 http://www.ecopop.ch/fr/home-fr/62-page-content/aktuell/aktuelles/483-initiative-ecopop-le-peuple-tranchera-en-novembre-2014

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La Suisse veut limiter sa population, une votation

Votation populaire du 14 juin 2026 : « Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité) » Le canton de Fribourg, détient un record, 89 % de « oui » au texte dénonçant le « surpeuplement et la densité excessive de population », même si son territoire communal est surtout composé de forêts et de pâturages.

Mais le texte a été refusé à 54,8 % des votants, ainsi que par la majorité des cantons.« Les citoyens ont donné un signal de stabilité, d’ouverture et de fiabilité », s’est réjoui le ministre Beat Jans, avant de reconnaître que le pays était confronté à des défis, citant la crise du logement, l’engorgement des transports et l’immigration.

Serge Enderlin : La Suisse n’est pas devenue, dimanche 14 juin, le premier Etat au monde à se fixer un plafond démographique, comme le proposait une initiative du parti nationaliste et populiste UDC, visant avant tout à fermer les portes à l’immigration. Elle dépassera donc un jour la barre des 10 millions d’habitants, elle qui connaît la plus forte croissance démographique du continent (+ 25 % en un quart de siècle), un accroissement presque uniquement dû à l’immigration. Le parti UDC resservait, pour la onzième fois en un demi-siècle, une énième mouture de ses fixations isolationnistes à coloration xénophobe.

La pause avant une prochaine votation sur un libellé similaire devrait être de courte durée. Le 25 novembre 2025, la chancellerie fédérale de Berne validait 107 974 signatures d’une nouvelle initiative populaire intitulée « Stop aux abus de l’asile ! (Initiative pour la protection des frontières) ». En clair, d’ici à deux ans, les Suisses voteront à nouveau sur le sujet, sous une autre formulation.

Le point de vue des écologistes du moins nombreux, plus heureux

– Les écolos sont très favorables à la limitation de la population, ce n’est pas un point de vue d’extrême droite !

– Ce débat sur le chiffre d’une population à ne pas dépasser a les allures d’une question écologique sur la décroissance économique et démographique, sur le respect de la nature, la conservation des terres arables et des espaces naturels.

– La baisse de fécondité est donc une bonne nouvelle, compter sur l’immigration pour combler des vides qui n’existent pas est un argument des patrons qui veulent une main d’œuvre moins chère et l’armée qui a besoin de troupes.

– Disqualifier les malthusiens en les traitant de xénophobes comme dans l’article du MONDE est une manière éhontée d’éviter le débat de fond : à 10 millions d’habitants, la Suisse est un pays surpeuplé.

– Quant à l’adage voulant que moins un territoire est métissé, plus il est xénophobe, rappelons que la Suisse compte 25% d’étrangers, soit le double de la France.

– Une réflexion similaire à la Suisse a émergé aux Pays-Bas. Comme la Suisse, le pays compte parmi les plus densément peuplés d’Europe et connaît une croissance démographique alimentée par le solde migratoire. Dans les années 1990, une organisation appelée le «Club des dix millions» prônait une limitation à 10 millions d’habitants de la population néerlandaise. Mais ses recommandations ne se sont pas traduites en mesures. Sa population s’élève aujourd’hui à 18 millions de personnes, 435 hab. /km2 …

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La Suisse veut limiter sa population le 14 juin (mai 2026)

extraits : Pourquoi l’initiative pour la durabilité est aujourd’hui nécessaire selon l’UDC : « Nous avons perdu le contrôle. L’immigration de masse et ses conséquences négatives marquent notre quotidien presque partout.Les ressources de notre petit pays sont limitées à tous égards. Outre les terres agricoles dont nous avons un besoin urgent, une grande partie de la Suisse est constituée de forêts, de montagnes et de cours d’eau. La surface urbanisée ne représente que 7,5 % de la superficie totale. C’est là que tout est entassé. À la fin de l’année 2025, la Suisse comptait environ 9,1 millions d’habitants. La population résidente permanente a augmenté d’un million de personnes en l’espace de 12 ans.’initiative pour la durabilité vise à garantir une immigration raisonnable : d’ici 2050, la population résidente permanente ne devra pas dépasser la barre des 10 millions. Cela signifie qu’environ seuls 40 000 personnes et travailleurs qualifiés pourraient encore immigrer en Suisse chaque année. »….

À lire obligatoirement, « Moins nombreux, plus heureux », le livre

 

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L’Égypte surpeuplée a-t-elle besoin d’un monorail ?

Les premiers essais publics d’un chemin de fer monorail ont eu lieu en octobre 1952 près de Cologne. La maquette d’essai présentée était une réduction aux deux cinquièmes du modèle définitif. En 1964 a été inauguré le monorail de Tokyo qui permet de relier en un quart d’heure l’aéroport au centre de la ville. En 2012 Bombardier entretient un système de monorail à Riyad, en Arabie saoudite.

Samuel Forey : Fin mars 2026, un monorail relie la périphérie orientale du Caire, à la nouvelle capitale administrative, surgie ces dernières années des sables du désert, 57 kilomètres plus à l’est. Ce projet pharaonique de nouvelle capitale, voulu par le président, Abdel Fattah Al-Sissi, s’étale sur 700 kilomètres carrés — soit sept fois la surface de Paris. Tous ces projets sont plus ou moins aboutis, l’endroit est encore largement désert.

Ce monorail semble davantage répondre aux intérêts du régime qu’aux besoins de la population. Les tarifs des tickets sont hors de prix pour la population. Il s’agit de créer une mise en scène urbaine moderne, reproduisant un modèle de transport dernier cri, sans se soucier de savoir si une ville comme Le Caire est réellement adaptée à de tels projet.

Le point de vue des écologistes malthusiens

L’Égypte veut se faire à l’égal des grands, l’Égypte vit au dessus de ses moyens sous la houlette du maréchal Al-Sissi. Le Caire, une mégapole de 25 millions d’habitants qui semble s’étendre à l’infini, est saturée d’embouteillages. Le pays gagne 1,5 million d’habitants par an, le taux de pauvreté a doublé en vingt ans. Une mégalopole aux mains d’un mégalomane ; on construit un monorail, on achète des Rafale à la France on n’agit pas vraiment sur la question démographique.

De nombreux enjeux sociaux, comme l’éducation, la santé ou l’accès au logement, y sont liés. Associée à une menace, érigée en sujet de « sécurité nationale », la pression sur les ressources est devenue un leitmotiv politique en Égypte. Le pays arabe le plus peuplé compte désormais plus de 105 millions d’habitants, presque un million d’Égyptiens en plus tous les 6 mois. Plus de 60 % des Égyptiens ont moins de 30 ans. Le nombre idéal d’enfants reste au-delà des objectifs officiels : chez les jeunes de 15-29 ans, il oscille en moyenne entre 2,6 et 2,9.

Le contrôle des naissances est désormais un thème récurrent des interventions du président Abdel Fattah Al-Sissi, mais seulement pour lier accroissement de la population et agitation sociale. La campagne « Deux, c’est assez », lancée en 2018 par les autorités, vise seulement des familles bénéficiaires de programmes sociaux. Les critiques objectent que l’angle alarmiste masque mal la réalité des inégalités sociales.

Pour en savoir plus

1er février 2011, l’Egypte, victime de sa démographie

lire le livre de Michel SOURROUILLE,

SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri

https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html

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Déclin démographique, une bonne nouvelle

Enfin un ouvrage qui va dans le bon sens, le réalisme démographique !

« Le Déclin démographique, une urgence économique ? »

de Pauline Rossi, PUF, 208 pages, 13 euros.

Au lieu de s’alarmer, s’adapter ? Face à la baisse tendancielle de la natalité, au vieillissement de la population et à un solde naturel négatif en 2025 – une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale –, l’économiste Pauline Rossi propose d’analyser scientifiquement les causes et les conséquences de ces nouvelles réalités.  Un travail éloigné des discours catastrophistes sur la chute de la natalité, qui bien souvent « reposent sur un mélange d’inquiétudes scientifiquement validées et de fantasmes collectifs » : Discours sur la disparition de l’espèce humaine, crainte d’une perte de compétitivité économique, questionnement sur notre modèle social…

Les politiques de relance de la natalité, qu’elles aient été coercitives (comme l’interdiction de l’avortement et la lutte contre la contraception) ou incitatives (congés parentaux, mesures fiscales favorisant les familles nombreuses) ont globalement peu d’effets sur les comportements de fécondité. Et si, plutôt que de chercher à tout prix à inverser la tendance, il fallait s’accommoder de cette nouvelle donne ? Cela nécessite de déconstruire l’anxiété autour du déclin démographique et se réjouir des effets positifs de la dépopulation sur la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité.

L’adaptation doit conduire à « changer l’économie en réponse à la démographie, et non pas l’inverse », soutient la professeure.

Le point de vue des écologistes malthusiens

– Il est trop rare dans les médias de considérer que la baisse de fécondité est un avantage plutôt qu’un inconvénient. Bravo !

– C’est tellement réaliste, ce que propose Pauline Rossi.. Mais le réflexe de faire ce que l’on a toujours fait jusqu’à présent est tellement ancré dans les mentalités… or la croissance sans fin dans un monde fini, c’est bientôt terminé.

– Ajoutons aux arguments de Pauline le fait que la population de la France est beaucoup trop nombreuse par rapport aux capacités durables de son territoire, il y a surpopulation.

– Sans ressources fossiles et centrales nucléaires, la France reviendrait à un statut de pays en voie de sous-développement. La baisse des naissance n’est donc pas seulement un avantage, c’est aussi une nécessité…

– Avec une France qui serait restée à quelques millions de personnes, on ne s’entasserait pas dans des HLM et la biodiversité aurait pu survivre.

– S’adapter, bien sûr ! Faire travailler les vieux, pourquoi pas ? Cela les maintiendra en forme. Naturaliser des étrangers utiles, c’est possible.

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Les avantages du déclin démographique (juin 2021)

extraits : Les chiffres de son recensement, récemment rendus publics par la Chine, montrant que sa population avait presque cessé de croître, ont donné lieu à toute une série de mises en garde quant aux graves problèmes qu’allait connaître le pays. Mais un commentaire, posté sur le réseau social chinois Weibo voit mieux les choses : « La chute du taux de fécondité reflète en réalité les progrès de la pensée du peuple chinois – les femmes ne veulent plus être des instruments de fertilité. » Les arguments selon lesquels une population stable ou en déclin constitue une menace pour la croissance par habitant sont largement exagérés et, parfois même, parfaitement faux….

La France, un solde naturel négatif ! (décembre 2025)

extraits : Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France devrait afficher en 2025 un solde naturel négatif, avec un nombre de décès supérieur à celui des naissances. Ce qui était arrivé à l’Empire romain est en train de se passer sous nos yeux. Dans quelques générations, les survivants qui auront déserté les villes sans eau ni supermarchés retrouveront les joies de l’agriculture de subsistance et se grouperont autour du guerrier qui défend la petite communauté contre les autres. Et l’espèce humaine continuera….

Diminution de la population allemande, victoire ! (avril 2026)

extraits : En Allemagne, le pays a perdu près de 100 000 habitants en 2025 ; pour un pays de 83 millions d’habitants, c’est une baisse microscopique. Un article du MONDE crie pourtant à la catastrophe, mais les commentateurs du monde.fr rétablissent la vérité vraie. Le message de Malthus, c’est-à-dire préserver l’équilibre entre la population humaine et les ressources offertes par la Biosphère, est toujours d’actualité….

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Manifeste pour une décroissance Démographique

L’association Démographie Responsable, sous la plume de Marc Gillet (climatologue) et de Didier Barthès (porte-parole de l’association), publie un nouvel ouvrage au titre volontairement direct : 

Manifeste pour une décroissance Démographique

Alors que la population mondiale dépasse les 8 milliards et continue de croître, la planète devant encore gagner 2 milliards d’habitants d’ici la fin du siècle, les enjeux de la surpopulation sont  plus que jamais d’actualité.

Très discutée dans les années 1970 et 1980 (voir le Rapport du club de Rome, les analyses de René Dumont, de Jacques Yves Cousteau ou de Paul Ehrlich via son ouvrage La bombe P…), la question était devenue taboue depuis les années 1990. La plupart des mouvements, même et parfois écologistes, refusaient de voir dans notre nombre un élément de pression sur l’environnement, axant toutes leurs analyses sur la seule responsabilité du mode de vie et de consommation.

Aujourd’hui, la fécondité poursuit sa baisse entamée dès les années 1960 et 1970 et de nombreux pays, en particulier parmi les plus développés se situent désormais sous le seuil de renouvellement des générations (2 enfants par femme), promesse à terme d’une stabilisation (mouvements migratoires mis à part). Quelques pays connaissent même une diminution (le plus souvent légère) de leurs effectifs.

Mais cet affaiblissement de la fécondité est si largement médiatisé sous une approche catastrophiste que nombreux sont ceux qui pensent que nous sommes véritablement entrés en une violente spirale de décroissance démographique et que l’humanité est au bord d’un véritable effondrement de ses effectifs. Il y a là des données à rappeler.

La population mondiale est 5 fois plus nombreuse qu’en 1900 et son rythme de croissance est 2,5 fois plus élevé, la croissance en nombre étant, elle, plus de 10 fois supérieure. S’appuyant sur des projections internationales et sur une analyse des équilibres écologiques, les auteurs montrent que la question démographique ne peut être dissociée, ni de la préservation de l’environnement, ni des équilibres écologiques et sociaux, ni du maintien de nos libertés futures.

Refusant à la fois le catastrophisme et l’inaction, ils plaident pour un objectif assumé de stabilisation puis de décroissance démographique, dans le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Ils proposent d’ouvrir un débat lucide sur la natalité, les migrations, la solidarité entre générations et la soutenabilité de nos modèles économiques.

CÉSURA Lyon Éditions, mai 2026, 80 pages, 5 €, ISBN 978-2-494709-19-5

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La Suisse veut limiter sa population le 14 juin

Votation populaire du 14 juin 2026 : « Pas de Suisse à 10 millions ! » (initiative pour la durabilité)

Avec cette initiative populaire, l’Union démocratique du centre (UDC, parti de droite conservatrice) réclame que le Conseil fédéral et le Parlement empêchent la population résidente permanente du pays d’atteindre les 10 millions d’habitants d’ici 2050 et veillent à «stabiliser la population à peu près à ce niveau à l’avenir».

Population suisse en l’an 2000 : 7 164 000 personnes

Population suisse en 2025 : 9 140 000 personnes (estimation)

Pourquoi l’initiative pour la durabilité est aujourd’hui nécessaire selon l’UDC

Nous avons perdu le contrôle. L’immigration de masse et ses conséquences négatives marquent notre quotidien presque partout. Si cela continue ainsi, la Suisse perdra son identité. Beaucoup de gens s’inquiètent : ils ne veulent pas se sentir soudainement étrangers dans leur propre pays. Qu’il s’agisse d’une islamisation rampante ou d’expatriés qui ne parlent plus que l’anglais, il en va aussi de la protection de notre culture et de notre identité, de notre vie en communauté dans son ensemble. Ce qui nous unit, c’est notre amour pour notre pays. Nous voulons tous continuer à vivre dans un pays sûr et prospère. Nous voulons que la Suisse continue à nous offrir, à nous et à nos familles, une vie agréable. Pour ce faire, nous devons limiter l’immigration.

Les ressources de notre petit pays sont limitées à tous égards. Outre les terres agricoles dont nous avons un besoin urgent, une grande partie de la Suisse est constituée de forêts, de montagnes et de cours d’eau. La surface urbanisée ne représente que 7,5 % de la superficie totale. C’est là que tout est entassé.

À la fin de l’année 2025, la Suisse comptait environ 9,1 millions d’habitants. La population résidente permanente a augmenté d’un million de personnes en l’espace de 12 ans. La principale raison est l’immigration de masse. Actuellement, plus de 100 000 personnes supplémentaires arrivent chaque année en Suisse, que ce soit en provenance de l’UE, de pays tiers ou via le système d’asile ; beaucoup d’entre elles sont issues de cultures étrangères et islamiques. Beaucoup immigrent dans notre État social. Les signalements de cambriolages, de crimes violents et d’agressions à l’arme blanche sont devenus monnaie courante.

L’initiative pour la durabilité vise à garantir une immigration raisonnable : d’ici 2050, la population résidente permanente ne devra pas dépasser la barre des 10 millions. Cela signifie qu’environ seuls 40 000 personnes et travailleurs qualifiés pourraient encore immigrer en Suisse chaque année.

Le point de vue des écologistes malthusiens

Il faut d’abord dire que la situation décrite par l’UDC est une réalité. La Suisse, qui compte parmi les plus petits pays d’Europe, connaît aussi l’une des plus fortes croissances démographiques du continent, de l’ordre de 1% par an. L’immigration en est le principal moteur, le taux de natalité étant historiquement bas dans le pays (1,29 enfant par femme en 2024).

Cette votation pose l’équation migratoire en des termes rarement vus, en associant l’immigration à un risque de «surpopulation». C’est dans le domaine de la migration que les autorités pourraient intervenir. À partir de 2050, le Conseil fédéral pourra «adapter la valeur limite en fonction de l’accroissement naturel» – c’est-à-dire que le plafond ne s’appliquerait pas aux naissances dans le pays.

Le gouvernement compte parmi les nombreux adversaires de l’initiative. La qualifiant de «radicale», le conseiller fédéral socialiste en charge de la justice a déclaré : «[Ce texte constitutionnel] propose un plafonnement de la population, expérience qu’aucun pays au monde n’a encore tentée.»

Cependant une réflexion similaire a émergé aux Pays-Bas. Comme la Suisse, le pays compte parmi les plus densément peuplés d’Europe et connaît une croissance démographique alimentée par le solde migratoire. Dans les années 1990, une organisation appelée le «Club des dix millions» prônait une limitation à 10 millions d’habitants de la population néerlandaise. Mais ses recommandations ne se sont pas traduites en mesures. Sa population s’élève aujourd’hui à 18 millions de personnes

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Référendum en Suisse : halte à la surpopulation (novembre 2014)

extraits : L’association Ecologie et population (Ecopop) avait fait campagne pour son initiative « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles ». Le texte sera soumis à référendum le 30 novembre 2014. Cette initiative veut limiter la croissance annuelle de la population due à l’immigration à 0,2 % sur une moyenne de trois ans. Il pourrait donc immigrer  env. 16 000 personnes/an de plus que celle qui émigrent. Actuellement, chaque année env. 95 000 personnes quittent la Suisse. Par conséquent, il pourrait encore immigrer  env. 110 000 personnes.

Ecopop demande aussi avec cette initiative que 10% des fonds de l’aide au développement de la Confédération soient consacrés à la planification familiale VOLONTAIRE dans les pays bénéficiaires. L’accès à la planification familiale volontaire est considéré depuis 1968 comme faisant partie des droits de l’homme des Nations Unies. Chaque année, il y a dans les pays en développement env. 80 millions de grossesses non désirées à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale….

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Bruno Retailleau, un présidentiable nataliste

Sur le blog du porte-parole de l’association Démographie Responsable, le texte de Didier Barthès

https://economiedurable.over-blog.com/2026/04/demographie-desserrer-les-contraintes.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

A l’instar des autres partis, toutes orientations politiques confondues, Bruno Retailleau vient, au nom des Républicains, de se prononcer en faveur d’une vigoureuse politique nataliste appuyée par des aides toujours plus importantes (les questions de déficit semblent oubliées). Quand comprendront-ils ?

Quand comprendront-ils qu’une démographie plus modeste serait la meilleure façon de desserrer les contraintes qui pèsent sur nos sociétés et plus largement sur l’humanité ?

– Les contraintes en matière de ressources (énergie et matières premières) : plus nous serons, plus nous consommerons.

– les contraintes en matière de pollution : plus nous serons, plus nous polluerons.

– les contraintes en matière de préservation de la  biodiversité : le principal problème environnemental et le plus impacté par notre nombre croissant qui nous conduit à occuper tous les territoires au détriment du reste du vivant

– les contraintes en matière de libertés : plus nous sommes nombreux dans des zones densément peuplées, plus les comportements doivent être encadrés, normés et les libertés restreintes. Ces contraintes pèsent sur tous les citoyens sans empêcher en rien les dérives de la délinquance, les zones surpeuplées sont souvent les moins sures.

Quand comprendront-ils que cette relance de la natalité nous conduirait tout droit à une spirale sans fin ? A une pyramide de Ponzi démographique où l’équilibre de nos sociétés dépendrait d’une croissance ininterrompue : une folie dans un monde fini.

Quand jetteront-ils un regard sur le passé, et constateront-ils que c’est avec des effectifs infiniment moins nombreux que l’humanité a perduré, même la France a longtemps été beaucoup moins peuplée.

Quand, tournant le dos à la caricature des hommes politiques, s’occuperont-ils du long terme ? Croient-ils sérieusement que l’humanité durera des siècles à 8 et bientôt 10 milliards, tout en offrant à tous un niveau de vie décent et en préservant la nature ?

Quand apprendront-ils l’écologie ? Le sens de la mesure ? Le rejet de l’hubris ?

La baisse de la fécondité est une chance d’aller vers un monde moins contraint, d’y aller doucement, sans attaque aux libertés, sans mesures contraignantes. Ce n’est pas un handicap, c’est une opportunité, accompagnons-là au lieu de la combattre.

Notre commentaire : L’extrême droite est nataliste, elle croit encore que la puissance est faite du nombre de ses soldats, la droite libérale est nataliste, elle croit que la croissance économique est faite du nombre de bras à exploiter, la gauche est nataliste à la suite de l’anti-malthusien Marx, et même une frange majoritaire des décroissants ne veut pas entendre parler de limitation démographique, ce qui est un comble !

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Macron ne sait pas que le pétrole, faut s’en passer

Emmanuel Macron a appelé, mercredi 29 avril en conseil des ministres, le gouvernement à réfléchir à de « nouvelles réponses » face à la hausse des prix de l’énergie. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, avait annoncé le 21 avril le prolongement et le renforcement, pour le mois de mai, des aides pour les pêcheurs et agriculteurs, en réponse à la flambée des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron : « Je demande à l’ensemble du gouvernement de continuer à recevoir les professions concernées par la hausse du prix de l’énergie et spécifiquement par la hausse du prix des carburants pour apporter et construire avec eux d’éventuelles nouvelles réponses d’appui à la trésorerie d’une part, réponses ciblées d’autre part pour anticiper les semaines à venir. »

Les commentaires sur lemonde.fr

Hipparchia : Quoi qu’il en coule !

Jamaiscontent : Hors crise Covid, Macron se préoccupe depuis le début de son premier mandat, de creuser le déficit et de ruiner l’Etat, en bon libéral qui se respecte. Pourquoi ne pas continuer? On ne change pas une recette qui rate.

Tchoupi : Il n’y aura pas de pénurie, répétez après moi, il n’y aura pas de pénurie, il n’y aura pas…

Ady : Qui peut lui dire d’arrêter d’envoyer des chèques énergie à ma mère retraitée et très à l’aise financièrement?

Pierre1954 : Une nouvelle réponse à la crise énergétique, ça pourrait être de ne rien faire, débrouillez-vous avec votre bagnole…

Michel Sourrouille : Un responsable politique digne de ce nom dirait que le prix du carburant est complètement sous-évalué vu que c’est tiré d’une ressource non renouvelable en voie d’épuisement et cause du réchauffement climatique ? Quand le litre de Soda au Cola est à 2,79 euros, on devrait pouvoir consacrer au moins dix euros ou cent euros le litre pour un pétrole qui a mis des millions d’années pour se constituer… L’essence à 2 euros le litre est bradée, ça ne durera pas !

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La dénatalité , bonne nouvelle pour la décroissance ?

La dénatalité est-elle une bonne nouvelle pour la décroissance ?

Le bimensuel La Décroissance (mai-juin 2026) aborde enfin le débat de la question démographique (page  30 et 31), mais encore de façon incomplète ou déformée.

Anne-Cécile Mailfert : La planète est pillée, la guerre est à nos portes, la crise économique frappe et on est pressuré par le travail et par les technologies. Dans un tel contexte, la baisse de la natalité peut être considérée comme une grève des ventres à bas bruit… Toutes les sociétés dans lesquelles les femmes ont conquis leur liberté et vivent dans de meilleurs conditions ont réduit leur taux de natalité… Le sujet de la démographie est fondamental, j’appelle les féministes et écologistes à se saisir de ce débat crucial.

Notre commentaire : Rien à dire, le diagnostic d’Anne-Cécile est bien établi. Il est seulement étonnant que ce journal créé en mars 2004 n’aborde la problématique démographique que 22 ans plus tard. La décroissance économique devrait être toujours associée à la décroissance démographique.

Sylvie Ferrari : Le choix d’avoir des enfants ou non relève de la liberté de chacun et non des statistiques… Les penseurs qui ont inspiré le courant de la décroissance alertaient sur les risques que faisait peser une évolution exponentielle de la population. Nicolas Georgescu-Roegen notamment jugeait qu’il était important de s’inscrire sur une trajectoire de limitation progressive de la population pour la rendre compatible avec une agriculture agroécologique qui reposerait sur le flux solaire… Il disait que dans la biosphère où nous vivons, la question démographique ne pouvait pas être déconnectée de la question écologique.

Notre commentaire : Puisque limiter la population en fonction des ressource agricoles est incontournable comme d’ailleurs Malthus le constatait dès 1798, la liberté individuelle de choix en matière de fécondité devrait dont être régulé d’une manière ou d’une autre. Notre usage de la liberté ne doit se faire que si elle est adaptée aux contraintes, surtout quand ces limites sont d’ordre biophysiques comme l’exprime Georgescu-Roegen.

Jacques Véron : Voici plus d’une demi-siècle, le rapport Meadows prouvait qu’un monde fini ne pouvait s’accommoder de croissances économiques et démographiques indéfinies, les ressources naturelles ne pouvant que finir par manquer… Le contexte est aujourd’hui bien différent, la stabilisation de la population mondiale est en vue d’ici la fin du siècle… Une stationnarité des populations semble préférable.

Notre commentaire : Il est incroyable que ce démographe officiel, membre de l’INED, occulte complètement le niveau démesuré d’une population mondiale qui a dépassé 8 milliards depuis 2022 et qui s’oriente vers les 10 milliards. Ce surnombre n’est supportable actuellement que par notre usage boulimique des énergies fossiles, ressources en voie d’épuisement et causes du réchauffement climatique. Comme tous les médiatisés, Mr Véron s’inquiète seulement du vieillissement, ce qui est un soutien implicite à la relance de la fécondité pour avoir une population « stationnaire ».

Olivier Rey : Désormais en France, les élèves de Terminale ont droit à un graphique qui montre qu’en matière de réduction des émissions de carbone, le no kid est sans rival… Les puissances économiques avaient tout intérêt à promouvoir ce genre de discours, cela incite les jeunes à s’adonner sans remords à la consommation… Des indigènes (des autochtones), en s’abstenant d’engendrer, ont fait plus que leur part pour l’environnement, et peuvent dès lors consommer sans scrupules ; de l’autre, des immigrants avides d’élever leur niveau de consommation. Alors non, l’effondrement de la natalité n’est pas une bonne nouvelle pour la décroissance.

Notre commentaire : On retrouve par deux fois ce leitmotiv médiatisé, ce n’est pas la démographie qui importe, c’est le niveau de vie. Or niveau de fécondité et niveau de consommation ne sont pas automatiquement reliés, tout dépend de la sociologie des besoins, orientée par le matraquage publicitaire actuel.

Olivier Rey : La décroissance sans enfants perd sa raison d’être, de joyeuse elle devient sinistre. La décroissance est au service de la vie, et il appartient à l’essence de la vie de se transmettre, de génération en génération.

Notre commentaire : Mr Rey devrait dire cela devant une femme qui, dans un pays en voie de sous-développement, tient dans ses bras un enfant décharné car sous-alimenté. Le mouvement de la décroissance a pour objectif le bien-être des générations futures, ce n’est pas un mouvement pro-life de type religieux.

Lire sur notre blog, Jacques Véron : « Démographie et écologie »

extraits : Comme tous les démographes, Jacques Véron se cantonne dans son livre à une vision descriptive ; le mot planning familial par exemple n’apparaît jamais. C’est une preuve de fatalisme, ainsi cette autre remarque : « Freiner l’urbanisation ne semble guère possible. » Ce livre caricature parfois les malthusiens : « L’importance de l’effet niveau de vie tend à être ignorée ou du moins sous-estimée par ceux qui veulent rendre la population seule responsable de toutes les formes de dégradations environnementales. » Mais c’est une première tentative de la part d’un membre de l’INED de lier la question démographique et les problèmes environnementaux…

Lire sur notre blog, Olivier Rey, un anti-malthusien paradoxal

extraits : Selon Olivier Rey,

« L’effondrement du taux de natalité dans nombre de pays n’est pas la traduction d’une sagesse, qui inciterait à faire décroître la population mondiale pour modérer les atteintes que les activités humaines portent à la nature, mais une manifestation de nihilisme. Catastrophiques sont les taux de fécondité actuels : 1,12 pour l’Espagne, 1,2 pour la Pologne, 1,21 pour l’Italie, 1,38 pour l’Union européenne dans son ensemble. La France qui, dans ce marasme, s’en sortait à peu près, voit à son tour son taux de fécondité plonger (1,66 en 2023). Non pas la baisse, mais l’écroulement de la population que de tels taux induisent est un cataclysme… Les êtres humains ont régressé jusqu’à voir s’étioler en eux la faculté essentielle pour tout vivant, qui est de transmettre la vie. L’économie devrait être au service de la vie : qu’elle en vienne à entraver sa transmission est une perversion caractérisée… »

La dénatalité , bonne nouvelle pour la décroissance ? Lire la suite »

Diminution de la population allemande, victoire !

En Allemagne, le pays a perdu près de 100 000 habitants en 2025 ; pour un pays de 83 millions d’habitants, c’est une baisse microscopique. Un article du MONDE crie pourtant à la catastrophe, mais les commentateurs du monde.fr rétablissent la vérité vraie. Le message de Malthus, c’est-à-dire préserver l’équilibre entre la population humaine et les ressources offertes par la Biosphère, est toujours d’actualité.

Elsa Conesa : Près de trente-six ans après la réunification, l’Allemagne est à nouveau confrontée à l’un de ses fantômes : le déclin démographique. En 2025, le pays a perdu près de 100 000 habitants, l’immigration ne suffisant plus à compenser le recul des naissances. L’institut pour l’économie allemande de Cologne (IW), a publié le 13 avril un scénario d’évolution estimant la population à 81 millions d’habitants en 2045, contre 83,5 millions à fin 2025. L’évolution est perçue comme durable, parce que liée non pas à la baisse de la natalité, mais à la diminution des flux migratoires, dépendants des tendances de fond et des choix politiques.

Les répercussions économiques d’un recul démographique sont de fait considérables. Dans le scénario central de l’institut de Cologne, la population active diminuera de plus de 8 % dans les vingt prochaines années, amputant la capacité du pays à générer de la croissance et créer de la richesse. L’Allemagne compte aujourd’hui 33 retraités pour 100 personnes en âge de travailler, évolution menace la viabilité du système de financement de la protection sociale allemand, lequel repose, comme en France, largement sur le travail. L’exécutif est, par ailleurs, déjà confronté à la nécessité d’une réforme des retraites et du système de santé, percutés par le vieillissement de la population, et qui s’annonce très impopulaire.

Les commentaires sur lemonde.fr

EgoBrain : Nous y voilà, un système allemand tourné tout entier vers la croissance, mais qui ne tient plus ; concentration des riches, difficultés d’accès à un emploi, anxiété généralisée, technologies asocialisantes, dérèglement climatique en accélération… Avec moins de monde, on saccagera toujours l’environnement, mais moins vite, ce qui est toujours ça de pris. Sortez le pop-corn, le spectacle du choc monumental que va se prendre notre société thermo-industrielle vaudra le détour.

Sauf qui Peut : Excellente nouvelle pour les allemands et la planète. La seule planche de salut pour l’humanité dans l’écosystème terrestre est la Décroissance. Démographique ET économique.

Manululu : Et c’est bien ainsi. Aussi en France. Plus compatible avec la transition écologique surtout. Aussi individuellement, quand les baby-boomers disparaissent, le prix immobilier et le chômage baissera significativement.

Chemi : La croissance démographique ne doit plus être un objectif. En 40 ans la France a gagné 20 millions d’habitants. On est mieux ? La planète souffre de cette course idiote.

Faut savoir : Bientôt tous ces nombreux retraités du baby boom d’après guerre seront morts et alors le problème du financement des retraites ne se posera plus. En outre s’il manque tant de travailleurs pourquoi il y a alors autant de chômeurs? Une population qui diminue, ça ne fait de mal ni à la société, ni à l’environnement

Natelman : Vers un retour à un nouvel équilibre. Bonne nouvelle pour la biodiversité.

Malthus : L’humanité, si elle veut continuer à vivre sur une planète habitable doit vraiment redescendre à des effectifs sensiblement plus bas, C’est un constat irréfutable, toutes les études scientifiques sérieuses montrent que nous avons dépassé les capacités de régénération de nos ressources et que notre nombre étouffe la biodiversité. Le mouvement de la décroissance, économique et démographique, nous montre le chemin à suivre…

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l’Allemagne décroît, chouette !

extraits : Je fais remarquer qu’il reste encore en Allemagne 82,1 millions d’habitants, soit autant que la population mondiale totale qui a explosé avec la révolution néolithique (80 millions de personnes il y a 8000 ans). Plus de 80 millions d’énergivoraces aujourd’hui sur un petit territoire, ce n’est pas rien, surtout avec le niveau actuel de consommation de l’Allemand moyen (il faudrait trois ou quatre planètes pour pouvoir se hisser tous à ce niveau). Ensuite les Allemands eux-mêmes ne s’inquiètent pas vraiment de la baisse de leur population au contraire de la ministre de la famille avec ses sept enfants (bien que médecin, aucune maîtrise de sa propre fécondité)…

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La surpopulation n’existe pas pour le MONDE

Dans la rubrique Planète du MONDE, la thématique « Population » ne vient qu’en 8ème position après « climat, catastrophes naturelles, biodiversité, agriculture&alimentation, PFAS, pollutions et énergie ». Le thème démographique est uniquement vu au prisme de la baisse de fécondité. La notion de surpopulation humaine est totalement absente des colonnes du MONDE, sauf pour parler de surpopulation carcérale ! En voici la preuve :

Le prisme de la baisse de fécondité

15 avril 2026, En Allemagne, l’immigration ne compense plus le déclin démographique

14 mars 2026, Face à la baisse de sa population, la Chine cherche comment relancer sa natalité

11 février 2026, Baisse de la natalité : un retour à l’universalité des allocations familiales préconisé

11 février 2026, Face au défi démographique (la baisse de fécondité), le débat politique fait l’impasse sur les propositions qui fâchent

31 janvier 2026, « La baisse de la natalité peut nous aider à résoudre quelques graves difficultés que connaît la France »

24 janvier 2026, Baisse de la natalité : quel est le poids de l’infertilité ?

22 janvier 2026, Beata Javorcik, économiste : « La baisse des taux de fécondité constitue une bombe à retardement »

21 janvier 2026, Baisse de la natalité en France : « Il se peut que l’on vive une période de changement social très rapide et très genré »

15 janvier 2026, Le Japon s’enfonce dans la crise démographique

13 janvier 2026, La population de votre commune est-elle en déclin naturel ? Vérifiez avec notre outil de visualisation

La surpopulation, uniquement carcérale

15 avril 2026, Blocage de la prison de Villepinte : les agents dénoncent la surpopulation carcérale

8 avril 2026, « Assurer des conditions de détention dignes, c’est donner à notre société la possibilité de devenir plus sûre » (le secrétaire générale du Syndicat national des directeurs pénitentiaires, alerte sur la « bombe à retardement » de la surpopulation carcérale)

8 avril 2026, La stratégie alignée du ministre Gérald Darmanin et du député Florent Boudié pour freiner la surpopulation en prison

31 mars 2026, Surpopulation carcérale : au 1ᵉʳ mars, les prisons françaises abritaient 87 126 détenus, un chiffre record

22 janvier 2026, Prisons françaises : le Conseil de l’Europe « alarmé » par la surpopulation, l’insalubrité et les violences

20 janvier 2026, En Guadeloupe, une surpopulation « dramatique » au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, alerte le contrôleur des prisons

8 janvier 2026, La piste d’une proposition de loi pour faire baisser de façon « immédiate » le nombre de détenus dans les prisons

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SURPOPULATION, aucun pays n’est à l’abri

Le livre de Michel SOURROUILLE, «  SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri », essaye de montrer deux choses.

– D’abord que le surnombre est une réalité généralisée. Il n’y a pas d’opposition entre pays riches et pays pauvres, tous les pays sont concernés. Il n’y a nul prisme anti-pauvres dans ce constat.

– D’autre part que la démographie est une variable complexe qui relie à la fois la psychologie des femmes et des hommes, la religion, la politique gouvernementale, les soubassements économiques et environnementaux, etc.

Il n’y a pas de réflexe anti-malthusien à avoir, les évolutions actuelles devraient apparaître pour ce qu’elles sont, notre nombre dépasse déjà les capacités du milieu qui nous fait vivre.

A votre disposition, voici l’intégrale du livre

1/27. SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri

2/27. Afghanistan : 0,3 % de superficie cultivée

3/27. Bangladesh, densité de 1 200 hab./km² !!!

4/27. Cameroun, taux d’accroissement de 2,54 %

5/27. Danemark, la montée de la mer

6/27. Égypte, plus de 105 millions d’habitants

7/27. France, une baisse de natalité trop tardive

8/27. Ghana, sans planning familial, No Future

9/27. Haïti, une densité de 414 hab./km²

10/27. Italie, surpopulation en voie d’extinction

11/27. Japon, une densité de 346 hab./km²

12/27. Kenya, le fardeau de la dette

13/27. Liban, déjà 547 hab./km² en 2021

14/27. Madagascar, trente femmes à l’origine

15/27. MONDE, densité moyenne de 61 hab./km2

16/27. Niger, coups d’État à répétition

17/27. Ouganda, de 7 millions d’habitants à 47

18/27. Pays-Bas, densité de 421 hab/km² (≈ Haïti)

19/27. Qatar, 234 hab./km² en 2021 dans un désert 

20/27. Royaume-Uni, surpopulation au pays de Malthus

21/27. Suisse, halte à la surpopulation

22/27. Tanzanie, le paradis devenu un enfer

23/27. Ukraine, une guerre d’un autre âge

24/27. Venezuela, la malédiction extractiviste

25/27. Yémen, de 4,7 millions à 52 millions d’hab.

26/27. Zimbabwe, surpopulation et choléra

27/27. CONCLUSION, tous les pays sont surpeuplés

Faites connaître cet ouvrage,

commandez-le en librairie…

https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html

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2,5 milliards d’humains au lieu de 8, ou moins !

En 2023, la population mondiale atteint 8,3 milliards, mais la Terre ne pourrait en supporter durablement que 2,5 milliards ou moins. L’analyse de Corey Bradshaw et son équipe montre que la pression démographique dépasse la biocapacité depuis le milieu du XXe siècle. Face à un choc démographique prévisible, repenser les politiques démographique et les modes de consommation devient crucial pour un avenir soutenable.

Auriane Polge in Science et Vie (09 Avr 2026)

Nous serions déjà trois fois trop nombreux pour vivre durablement sur Terre. La population mondiale aurait depuis longtemps dépassé le seuil que notre planète peut supporter sans épuiser ses réserves ni compromettre la qualité de vie de ses habitants. Pas de temps à perdre ?

Les ressources naturelles semblent inépuisables à l’échelle d’une vie humaine, mais leur renouvellement suit des rythmes bien plus lents que notre consommation. La pression d’une humanité en expansion interroge la compatibilité entre nos modes de vie et les limites du vivant. La capacité de charge de la Terre pourrait être bien inférieure à ce que l’on imagine. L’humanité compte aujourd’hui environ 8,3 milliards d’individus. Pourtant, selon une analyse parue dans Environmental Research Letters, la Terre ne pourrait en accueillir durablement que 2,5 milliards. Autrement dit, nous serions plus de trois fois trop nombreux pour maintenir un équilibre entre consommation et régénération des écosystèmes. Cette estimation ne fixe pas un plafond absolu, mais elle signale un dépassement massif entre ce que nous prélevons et ce que la planète renouvelle.

Ce seuil correspond à la biocapacité globale, c’est-à-dire la faculté des écosystèmes à produire des ressources et à absorber les déchets. Le chiffre de 2,5 milliards évoque le nombre d’habitants que la Terre supportait au milieu du XXe siècle, lorsque cet équilibre tenait encore. Au-delà, la pression dépasse les capacités de régénération naturelle, et les effets s’accumulent au fil des générations.

Plus de deux siècles de données démographiques au crible

L’équipe dirigée par Corey Bradshaw, de l’université Flinders en Australie, a examiné plus de 200 ans de données démographiques mondiales à l’aide de modèles de croissance écologique. Leurs travaux, cosignés avec le regretté Paul Ehrlich de Stanford et six autres chercheurs, suggèrent que le basculement s’est produit vers le milieu du XXe siècle. Avant cette période, la croissance démographique s’accompagnait d’un développement globalement soutenable.

Toutefois, à partir des années 1950, chaque habitant supplémentaire n’accélérait plus le progrès, mais alourdissait la pression sur les systèmes planétaires. Les auteurs décrivent cette transition comme une phase démographique négative. L’étude montre en effet que la taille de la population explique davantage la hausse des températures mondiales et l’empreinte écologique globale que la consommation par individu. D’autant que les régions à forte croissance disposent souvent des sols les plus fragiles et des réserves en eau les plus limitées.

La capacité de charge de la Terre face à un pic démographique annoncé

Selon les projections de l’étude, la population mondiale pourrait atteindre un pic compris entre 11,7 et 12,4 milliards d’individus d’ici les années 2070. Ce chiffre aggraverait considérablement l’écart avec le seuil soutenable estimé. Par conséquent, les auteurs insistent sur la nécessité de repenser à la fois les politiques démographiques et les modes de consommation. Réduire les émissions de gaz à effet de serre par habitant ne suffirait pas si le nombre total d’individus continue d’augmenter pendant encore quarante ans.

Désormais, l’enjeu consiste à adapter les sociétés humaines à des limites physiques non extensibles, sans attendre que la démographie décline d’elle-même. D’autres scientifiques rappellent néanmoins que certaines estimations placent le seuil maximal bien plus bas, en fonction des hypothèses retenues sur les technologies et les habitudes de consommation. Le débat reste donc profondément lié aux choix collectifs que feront les sociétés dans les décennies à venir, entre sobriété et innovation.

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La population mondiale au 1er janvier 2026

extraits : Nous voilà maintenant un peu plus de 8,2 milliards sur la Terre en ce 1er janvier 2026. La croissance démographique est toujours forte, + 76 millions de personnes supplémentaires en 2025, plus que la population de la France. Certes le rythme de progression tend à baisser mais reste toujours positif. Nous passons à peu près sous la barre des + 1 % par an. Rappelons qu’avec un tel taux d’accroissement, la population double encore tous les 70 ans. Pourtant c’est la baisse de fécondité qui inquiète le monde politique comme le monde médiatique….

Le casse-tête de la population optimale

extraits : Les grands carnivores comme les lions et les tigres, ne sont plus au total que 20 000 à 40 000 seulement sur la planète. Contre bientôt 8 milliards pour la seule espèce humaine, le super-prédateur. Si nous avions à exprimer un idéal de population, ce serait 6 à 8 millions de terriens, un chiffre qui nous ramène avant le néolithique il y a plus de 10 000 ans, époque où il fallait vivre de chasse et de cueillette sans empiéter sur son écosystème… condition qui n’a d’ailleurs pas toujours été respectée à l’époque ! Voici de nos jours quelques avis sur la notion de l’optimum de population souhaitable….

Dans le livre « Moins nombreux, plus heureux » (2014)

Pablo Servigne : « En l’espace de quelques décennies, l’humanité a de fortes chances de faire face à un pic de la population, un pic énergétique, un pic de l’eau disponible, un pic des terres arables, et très probablement un pic des rendements agricoles. Ainsi, il est désormais réaliste de penser que nous redescendions au cours des prochaines décennies à des niveaux de population proches de l’ère pré-industrielle : un à deux milliards d’êtres humains sur terre. »

Alain Gras  : « Paul Chefurka met en évidence la corrélation très forte entre énergie et population : « Une des deux options de son modèle mathématique prend non seulement en compte la raréfaction des ressources, mais aussi l’hypothèse Lotka-Volterra qu’il nomme « excès de capacité de charge » dans l’écosystème. Entre autres : déficits alimentaires régionaux massifs, maladies non soignées en raison du démantèlement des services médicaux et sanitaires dans les villes, mortalité accrue due aux aléas climatiques, affaissement de la durée de vie, etc. Dans ce cas, les chiffres de la population mondiale sont de 4 milliards en 2050 et 1 milliard en 2100. »

Alan Weisman (en 2013) : « Dans l’histoire de la biologie, toute espèce qui a surexploité ses ressources a vu sa population s’effondrer – parfois jusqu’à l’extinction. Pour la survie de l’espèce humaine, peut-être s’agit-il de trouver le moyen de réduire humainement la population globale, puis de la maintenir à un chiffre optimal. La détermination de ce chiffre sera,  que cela nous plaise ou non, la grande affaire du XXIe siècle. Le premier Congrès de la population optimale pour le monde fut organisé à Cambridge en 1993. Gretchen Daily et le couple Ehrlich présentèrent le résultat d’une estimation qu’ils qualifièrent eux-mêmes de « calcul de coin de table » : le nombre total d’habitants susceptibles de vivre avec 6 térawatts d’énergie, chaque individu disposant de 3 kilowatts en moyenne, était de deux milliards. Deux milliards, c’était le chiffre de la population en 1930, au moment où le procédé Haber-Bosch (engrais à base d’azote artificiel) commençait juste à être commercialisé. La quasi-totalité de l’humanité vivait encore de végétaux qui poussaient grâce à la seule lumière du soleil, pas avec l’aide de combustibles fossiles. Quand nous n’en aurons plus, la population de notre espèce pourrait bien se rapprocher de nouveau de cette moyenne naturelle…

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Un monde sans carbone, un monde de pauvres

On sait depuis 1972 et le rapport sur les limites de la croissance que « la transition écologique », c’est de la blague s’il n’y pas pas rupture avec la croissance... Mais bon, dès qu’on parle de décroissance les pollueurs patentés se roulent par terre en hurlant au retour du moyen-âge sous prétexte qu’on leur propose de moins prendre l’avion… Au niveau très officiel des engagements qui n’engagent que ceux qui les écoutent, plus d’une centaine de pays voudraient débarrasser leurs systèmes énergétiques du charbon, du pétrole et du gaz , à atteindre la « neutralité carbone » d’ici 2050. Cette ambition, visant à éliminer la combustion des fossiles et les émissions de CO₂ qui l’accompagnent, c’est du vent. Dans un monde sans carbone, c’est un monde de pauvres, et ça personne n’en veut… pour le moment.

Perrine Mouterde : Quelques chiffres donnent une idée de l’ampleur de la transformation à mettre en œuvre : il faudrait remplacer 1,5 milliard de véhicules fonctionnant à l’essence ou au diesel par des véhicules électriques, et convertir 50 millions de tracteurs. Il faudrait aussi remplacer plus d’un demi-milliard de chaudières au gaz naturel et trouver de nouveaux moyens de faire fonctionner 120 000 bateaux et 25 000 avions de ligne. Vaclav Smil, un expert mondialement reconnu de l’énergie, dans son livre « 2050 Pourquoi un monde sans carbone est presque impossible » estime que les transitions énergétiques sont des processus « de longue haleine, difficiles, multiformes » et exigent des décennies d’investissements. Vaclav Smil regrette donc « une tendance indéniable à l’optimisme excessif et au battage médiatique ». Pour lui ces « vœux » de sortie du carbone ne sont que des objectifs « aspirationnels » :

« On devrait plutôt s’efforcer de tracer un avenir réaliste qui tienne compte de nos capacités techniques, de nos approvisionnements en matériaux, de nos possibilités économiques et de nos besoins sociaux, puis de concevoir des moyens pratiques pour y parvenir. »

Le point de vue des écologistes décroissancistes

Make the planet great again était de l’humour macronien. Les promesses des Etats ne sont pas tenues ? Aucune surprise ! Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. C’est pour ça que les échéances avaient été définies lointaines et sans jalon intermédiaire. Maintenant que les réserves fossiles s’épuisent, le greenwashing n’est plus possible, il est remplacé par le fascisme : faut faire plaisir, et donc forer toujours davantage. Drill, baby, drill !

Le maintien de la civilisation thermo-industrielle actuelle étant incompatible avec la vie sur terre, nous allons assister à un remarquable crash sur le mur de la réalité. Le changement de mode de vie porte pourtant un nom, la décroissance par la hausse du prix du carbone : Le pétrole devrait déjà être à 1000 dollars le baril et le litre d’essence à 20 euros pour qu’on comprenne enfin notre dépendance envers la merde noire. Un prix de l’énergie toujours croissant, c’est si simple, il suffit juste de le vouloir ! On ne le veut pas. Voter pour le premier candidat qui proposera d’augmenter progressivement et indéfiniment la fiscalité sur les énergies fossiles ? Cela ne se fait pas, c’est même inenvisageable à l’heure actuelle. Les prochaines élections sont si proches !

La carte carbone sera donc un jour absolument nécessaire pour nous obliger à la sobriété énergétique de façon partagée. Cela sera le seul remède à un appauvrissement généralisé de la population dont seuls les très riches seraient exclus.

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du marché carbone à la carte carbone (2024)

extraits : Payer pour polluer ne sera jamais une solution mais plutôt un désastre climatique. Les marchés du carbone sapent l’action en faveur du climat, car ils permettent la poursuite de la production et de l’utilisation de combustibles fossiles à un moment où cela est non seulement inacceptable, mais aussi irresponsable. La compensation n’est rien d’autre qu’un cadeau aux pollueurs…

du marché carbone au rationnement carbone, l’inéluctable (2013)

extraits : Prenons l’exemple du carbone, c’est-à-dire les ressources fossiles, charbon, pétrole ou gaz, qui irriguent toutes nos activités économiques. Comme il s’agit d’énergie de stocks, il faut bien prévoir la fin de ces ressources. Un marché carbone pourrait renchérir l’utilisation de ces sources d’énergie, donc limiter la consommation. Nous n’en prenons pas le chemin. Avec la crise financière des subprimes, le prix du CO2 s’était effondré : 25 euros la tonne en 2008, 7 euros en 2012 puis 5 euros…. Puisque le marché carbone est soumis aux contraintes politiques, puisque la plupart des gouvernements refusent aussi la taxe carbone, le rationnement par une carte carbone deviendra inéluctable lors d’un prochain choc pétrolier. C’est ce que nous prévoyons sur ce blog depuis 2009….

Articles antérieurs sur ce blog biosphere

26 octobre 2018, Fiscalité carbone inepte, carte carbone inéluctable

26 août 2015, carte carbone, des quotas individuels de CO2

27 mars 2013, facture énergétique, bientôt la carte carbone !

9 septembre 2010, Sarkozy a-t-il pensé à la carte carbone ?

13 septembre 2009, après la taxe, la carte carbone

10 avril 2009, carte carbone ou taxe ?

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En hommage à Paul. R. Ehrlich, l’IPAT

de la part de notre correspondant Jean Michel Favrot

L’apport essentiel de Ehrlich (de son épouse et de son fidèle collègue J.P.Holdren), c’est l’équation IPAT. L’impact négatif de notre espèce sur les mécanismes régulateurs de la biosphère peut être résumée par l’équation I = P.A.T.

La taille de la population (P) est multipliée par la consommation moyenne de ressources par individu (A pour “affluence”), elle-même multipliée par une unité de mesure de la technologie utilisée (T). Le produit de P, A et T est l’impact écologique (I). Bien sûr entendu l’impact n’est pas seulement au détriment de l’espèce humaine, mais également à toutes les espèces vivantes.

Le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Ehrlich est de passer quelques minutes à bien comprendre son raisonnement pour continuer à le faire vivre.

Le terme population P ne porte pas à ambiguïté. Le terme « Affluence » se traduit littéralement par « Abondance, richesse ». La consommation résulte d’un flux de matière première extraite, d’énergie dépensée, de terre défrichée, d’artificialisations en tout genre… voilà bien l’origine de nos maux, ce qui se mesure globalement par le PIB par habitant. Cette façon d’exprimer les choses a le grand mérite d’être quantifiable… Par exemple, 69 300 €/hab pour la Région Ile-de-France et seulement 32 700/hab pour la Région Bourgogne Franche Comté. Pour la France c’est 62 600 $ ppa par hab et pour le Mali 3 300 $ ppa / hab (données annuelles 2024 Banque Mondiale).

Que nous en disent Ehrlich et Holdren :

« Peut-on imaginer comment seront affectés par ces disparités croissantes, nos compagnons de bord des pays sous-développés ? Vont-ils mourir de faim avec beaucoup de tact ? Au contraire vont-ils se mutiner pour obtenir ce qu’ils considèrent comme leur part équitable ?… Au rythme actuel, les américains représenteront dans vingt ans beaucoup moins d’un quinzième de la population mondiale et n’en utiliserons pas moins de la moitié des ressources consommées. » (les références pour cette citation et les deux suivantes sont conformes à la pagination du texte intégral de « La bombe P » publié par les Amis de la Terre aux Editions « J’ai lu »).

Ehrlich n’est nullement un marxiste ou un militant d’extrême gauche, juste un scientifique qui constate le résultat d’une simple multiplication. On est contraint par simple honnêteté intellectuelle d’attribuer les responsabilités relatives de chacun sur l’état de la planète. Ehrlich attribue les responsabilités principales aux plus aisées des pays les plus aisés. La responsabilité de réduire le taux de natalité incombe au premier chef au groupe des gens aisés

Pour bien préciser le point de vue de Ehrlich, Holdren écrit en 1993, « A Brief Hiistory Of “IPAT” (IMPACT = POPULATION x AFFLUENCE x TECHNOLOGY) :

« Quant à l’affirmation selon laquelle « toutes les positions sont correctes », je tiens à souligner que lorsqu’une position soutient que seule la technologie importe et qu’une autre affirme que la technologie, la richesse [PIB par habitant] et la population sont toutes importantes,… la première est erronée, et la seconde est juste. » Que l’on focalise l’attention sur la seule technologie ou sur le seul terme « population », on trahit la pensée de Ehrlich.

D’ailleurs Ehrlich et Holdren ne peuvent pas être plus explicites que dans le texte suivant :  

« Les problèmes liés à la taille et à la croissance de la population, à l’utilisation et à l’épuisement des ressources, ainsi qu’à la dégradation de l’environnement doivent être considérés conjointement et à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, le contrôle démographique n’est manifestement pas une panacée : il est nécessaire, mais ne suffit pas à lui seul à nous aider à surmonter la crise. » (3e paragraphe de l’article « Impact of Population Growth ») numéro du 26 mars 1971 de « SCIENCE » .

Ultime citation mais pas la moindre pour l’héritage de notre penseur écologiste :  

« Le titre «La Bombe P » était parfait dans une perspective marketing, mais il a conduit à ce que Paul [Ehrlich] soit catégorisé comme quelqu’un qui ne s’intéresse qu’au nombre d’humains, alors que notre propos était bien plus large : il s’agissait de montrer comment la croissance démographique interagit avec la consommation, l’environnement, et les inégalités sociales pour créer une crise systémique. » Paul R. Ehrlich et Anne H. Ehrlich, « The Population Bomb Revisited », Electronic Journal of Sustainable Development, volume 1, pages 63–71, 2009.

Il faut donc aussi accepter nos responsabilités concernant la consommation (PIB/hab), les inégalités sociales concernant ce paramètre, les choix technologiques ainsi que la planification familiale.

 

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Paul Ehrlich, le digne successeur de Malthus

Paul R. Ehrlich, né en 1932, est mort le 13 mars 2026. Il était pluridisciplinaire, écologue et écologiste, lépidoptériste, biologiste de l’évolution, démographe… et malthusien. Son dernier article, paru en 2023, était intitulé : « La mutilation de l’arbre de la vie par l’extinction massive de genres animaux. »

Enfant, il était passionné par les papillons et on désir d’étudier ces animaux était né de la crainte qu’ils ne disparaissent – ce qu’ils commençaient à faire dans son quartier, sous l’effet du défrichage, des pesticides et de l’urbanisation. Cela a produit chez lui une profonde tristesse et une volonté d’inverser la destruction en cours du monde vivant, avant qu’il ne soit trop tard.

C’est surtout grâce à un livre publié en 1968, The Population Bomb, qu’il accède à la notoriété. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, il sera l’un des premiers textes à alerter sur les périls environnementaux engendrés par la recherche insatiable de la croissance démographique – quatre ans avant la publication du célèbre rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance. Il sera traduit en français sous le titre La Bombe P (Fayard, 1972).

Voici le diagnostic de Paul Ehrlich

« Lorsque des cellules vivantes prolifèrent sans contrôle, il y a cancer ; l’explosion démographique c’est la multiplication sans contrôle des êtres humains. Si nous ne soignons que les symptômes du cancer, le malade peut en être soulagé quelques temps : mais tôt ou tard il mourra, souvent après d’atroces souffrances. Tel sera le destin d’un monde atteint d’explosion démographique si les symptômes seuls sont traités. Nous devons reconvertir nos efforts et tenter l’ablation du cancer. Cette opération demandera de nombreuses décisions qui sembleront brutales et sans pitié. La douleur pourra être intense. Mais la maladie a fait de tels progrès que seule la chirurgie la plus énergique pourra désormais  sauver le malade… »

Ses contradicteurs soulignaient que certaines de ses prévisions, parmi les plus inquiétantes, ne se sont jamais produites. Ehrlich répond :

 « Ce qui est souvent décrit comme des prévisions “fausses” n’était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, expliquait Paul Ehrlich au Monde en 2013. Mais la principale erreur du livre a été de sous-estimer la vitesse à laquelle la révolution verte [modernisation des techniques agricoles] s’est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines. »

En 2013, pour son élection à la Royal Society de Londres, il avait publié dans la revue de la société savante, avec son épouse et coautrice de toujours, Anne Ehrlich, un long texte intitulé « Un effondrement de la civilisation mondiale peut-il être évité ? » Réponse dont il ne s’est jamais départi : oui, mais avec une probabilité de seulement 10 %.

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Tout savoir sur Paul Ehrlich, « la bombe P »

extraits : Les méchants anti-malthusiens ont l’habitude de dénigrer des personnes et des livres sans les avoir lu car il est bien plus facile d’attaquer le messager plutôt que d’essayer de comprendre le message. Ainsi Paul Ehrlich dont le livre de 1971, « la bombe P » (P pour population), relance médiatiquement le message malthusien et qui aujourd’hui est attaqué, y compris par Greenpeace….

L’animal dominant, évolution démographique et environnement de Paul et Anne Ehrlich (2008)

extraits : Quarante ans après la publication de son livre The population Bomb, le scientifique Paul Ehrlich persiste et signe : la surpopulation – associée aujourd’hui à la surconsommation – est au centre de la crise environnementale à laquelle la planète est confrontée. A en croire les médias ainsi que les déclarations de nos hommes politiques, les problèmes environnementaux, tels qu’ils sont reconnus aujourd’hui, peuvent être résolus par des changements mineurs en matière de technologie et de recyclage (T). Des véhicules ultralégers et économes en carburant présenteront de toute évidence des avantages à court terme, mais au fur et à mesure que la population et la consommation augmenteront, ils rejetteront toujours plus de dioxyde de carbone (et de caoutchouc vaporisé) dans l’atmosphère. Aucune avancée technologique ne permettra que la population ou l’abondance matérielle continuent à augmenter. Et face à cet état de fait, il est pour le moins étonnant de traiter par le mépris les deux problèmes, pourtant si liés, de la population et de la consommation….

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débat Commoner/Ehrlich, le débat démographique

Ehrlich, Borlaug, démographie et semences

Paul Ehrlich, les mensonges de Greenpeace

à lire aussi, Stéphane Foucart

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/03/18/paul-r-ehrlich-biologiste-et-auteur-d-un-celebre-livre-sur-la-demographie-la-bombe-p-est-mort_6672048_3382.html

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La bombe Ehrlich vient d’exploser

Ecologue et écologiste, lépidoptériste, biologiste de l’évolution, démographe à ses heures et surtout intarissable pessimiste, Paul R. Ehrlich est mort à Palo Alto (Californie), le 13 mars 2026.

C’est grâce à un livre publié en 1968, The Population Bomb, qu’il accède à la notoriété. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, il sera l’un des premiers textes à alerter sur les périls environnementaux engendrés par la recherche insatiable de la croissance démographique– quatre ans avant la publication du célèbre rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance. Il sera traduit en français sous le titre La Bombe P (Fayard, 1972).

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