effet de serre

Bloquer le pays pour la retraite, c’est non ?

Des manifestations pour le climat interdites, des blocages de la vie en commun par des centaine de milliers de manifestants autorisés. Deux poids deux mesures ! Le climat, on s’en fout, la retraite y‘a que ça de vrai. Alors que l’Australie subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique, plusieurs des ses États australiens ont adopté un arsenal juridique répressif menaçant le droit de manifester des militants écologiste. Par exemple quinze mois de prison infligé pour avoir bloqué partiellement et pendant vingt-cinq minutes en 2022 la circulation sur le principal pont de Sidney. En Angleterre, on suit la même voie !

Cécile Ducourtieux : Adopté en 2022, le Police, Crime, Sentencing and Courts Act introduisait déjà une infraction spécifique, dite « de nuisance publique », autorisant la police à réprimer les manifestants faisant « trop de bruit » et augmentant les peines pour les « obstructions de voirie » (pouvant aller jusqu’à de la prison ferme). Le Public Order Bill prévoit de considérer comme des crimes les « blocages » et « interférences » avec les infrastructures nationales clés. Le gouvernement conservateur britannique a introduit, le 16 janvier 2023 un amendement renforçant le caractère déjà répressif de ce texte, qui vise explicitement à entraver les actions radicales mais pacifistes des militants environnementaux qui ont multiplié les blocages de routes, autoroutes ou ponts ces dernières années au Royaume-Uni. Le texte permet aux policiers d’agir préventivement et d’arrêter des militants avant même qu’ils soient passés à l’action, « Le droit de manifester est un principe fondamental de notre démocratie, mais il n’est pas absolu. Un équilibre doit être trouvé entre les droits des individus et les droits de la majorité des travailleurs à vaquer à leurs occupations quotidiennes », a expliqué le premier ministre, Rishi Sunak.

Le point de vue des écologistes

Les gouvernements nous mènent au désastre et peu de personnes sont en mesure de le proclamer. Le 18 janvier 2023 à Davos, l’ancien vice-président américain et Prix Nobel de la paix, Al Gore s’emporte : les dirigeants politiques manquent d’ambition, les jeunes Allemands ont raison de s’opposer à l’extension des mines de charbon, la Banque mondiale échoue gravement. Et, symbole absolu de l’échec actuel, la nomination du patron de la compagnie pétrolière des Emirats arabes unis comme président de la COP28, la prochaine conférence des Nations unies sur le changement climatique. « On ne peut pas laisser les compagnies pétrolières et les Etats pétroliers nous dicter leur rythme, c’est maintenant qu’il faut agir. » La salle se lève, surtout des jeunes, c’est l’ovation.

Mais c’est uniquement symbolique, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’être soutenues par tous les gouvernements. Ainsi Downing Street a validé, en 2022, la délivrance d’une centaine de licences d’exploitation d’hydrocarbures en mer du Nord et même autorisé, en décembre, l’ouverture d’une mine de charbon dans le comté de Cumbria.

Nous constatons que le pouvoir d’achat et la retraite font bouger les foules, mais que l’urgence écologique ne sensibilise que quelques militants. Pourtant c’est sur eux que la répression s’abat au lieu de s’abattre sur la voiture individuelle et les dépenses superflues. Le mouvement luddite au début du XIXe siècle nous a déjà montré qu’un gouvernement préférait la croissance thermo-industrielle à la vie humaine en allant jusqu’à punir de la peine de mort quiconque brisait une machine dans une manufacture.

Pour en savoir plus grâce à notre réseau biosphere

La révolte luddite, briseurs de machine à l’ère de l’industrialisation de Sale Kirkpatrick (1995)

Face au monstre mécanique (une histoire des résistances à la technique) de François Jarrige (2009)

Les luddites en France (résistance à l’industrialisation et à l’informatisation), Cédric Biagini et Guillaume Canino (2010)

Les Luddites ne se révoltaient pas contre toute technologie, mais contre celles qui laminaient leurs modes de vie et de travail, brisant irrémédiablement les liens familiaux et communautaires.  Ils avaient leur chant de guerre :

Notre vaillant Ludd ne goûtait guère la violence

Jusqu’au jour où si grande était sa désolation

Qu’enfin il se révolta pour sa juste défense

Et entreprit de nobles actions.

On pourrait ne pas y croire, mais c’est vrai

  • Les humains sont désormais plus nombreux sur Terre que les rats et les autres mammifères. Une dizaine de jours après l’annonce de l’ONU du passage aux 8 milliards d’êtres humains, le quotidien hongkongais South China Morning Post a publié une infographie. Le document compare la population humaine à celles des mammifères les plus présents sur Terre, comme les rats, les chiens, les chats ou encore les bovins. La population humaine est donc désormais la plus importante à l’échelle mondiale, devant celle des rats qui est estimée à 7 milliards d’individus. Loin derrière, nous retrouvons les bovins (1,5 milliard), les ovins (1 milliard), les chiens (900 millions), les porcs (780 millions) et les chats (440 millions). Très drôle.
    • ExxonMobil était parfaitement au courant du réchauffement climatique. Les recherches menées par les scientifiques recrutés par l’entreprise étaient « solides », et lui ont permis, dès 1977, de prendre la mesure du réchauffement planétaire causé par les activités humaines.Ils avaient ainsi évalué que le réchauffement serait d’environ 0,20 °C par décennie et correctement estimé le budget carbone dans le cas d’un scénario de réchauffement limité à 2 °C. L’entreprise pétrogazière a fait l’objet ces dernières années de nombreuses auditions publiques au Congrès américain et au Parlement européen à cause de son déni du changement climatique. Très très drôle.
      • Aux Emirats arabes unis, l’information n’émeut personne. Sultan Al-Jaber, PDG du groupe Adnoc (Abu Dhabi National Oil Company, dont l’objectif est de produire 5 millions de barils par jour en 2027) est chargé de diriger la COP28 qui aura lieu en fin d’année dans la capitale de cet État du golfe Arabo-Persique. En clair, l’un des plus gros émetteurs de CO2 de la planète aurait pour mission de coordonner les échanges entre une centaine de chefs d’Etat dans le but explicite d’en émettre beaucoup moins. Vraiment très drôle.
  • A Berne, Albert Rösti  a pris ses nouvelles fonctions de conseiller fédéral (ministre) le 1er janvier 2023. Il dirige désormais le puissant Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, un super-ministère que d’aucuns considèrent comme le plus puissant du gouvernement suisse, qui n’en compte que sept. Pourtant M. Rösti avait notamment représenté pendant plusieurs années au Parlement suisse Swissoil, qui fédère les négociants en combustibles. Député influent, il était aussi le porte-parole des intérêts nucléaires, des concessionnaires automobiles et du transport routier. Maintenant Rösti devra soutenir la nouvelle loi climatique visant la neutralité carbone de la Suisse en 2050. Or son parti a déposé le 9 janvier les 80 000 signatures qui obligeront les autorités à tenir prochainement un référendum contre ce projet de loi. Coauteur originel du texte du référendum ? Un certain Albert Rösti. Toujours plus drôle.

Greenpeace, une association anti-malthusienne

Lettre ouverte d’un contributeur régulier à l’association Greenpeace

Je ne renouvellerai pas mon soutien financier à Greenpeace. En effet je viens de découvrir que sur la question démographique, vous vous permettez de dire mensonges et contre-vérités dans votre rubrique FAQS. Vous prétendez que « c’est une idée fausse et dangereuse de dire que la surpopulation est l’une des principales causes de la crise climatique et qu’il serait nécessaire de contrôler la croissance démographique ».

Vous niez qu’il y ait surpopulation avec des arguments de type politique d’extrême gauche (l »effet de serre, c’est la faute des multinationales). Vous ajoutez une accusation de racisme quant à l’origine de l’idée de surpopulation. Or c’est Malthus (et non Paul Ehrlich) qui est dès 1798 à l’origine du constat de tendance à la surpopulation). Le mot « malthusien » est entré dans le dictionnaire. Un malthusien explique qu’il s’agit de maîtriser la fécondité quand il y a décalage entre le nombre d’humains et le milieu qui les fait vivre. Le but est de promouvoir l’épanouissement de toutes les catégories sociales, y compris les plus défavorisées. Y voir du racisme est une accusation sans fondement.

Vous répétez constamment l’expression « Contrôle de la population » alors que l’existence du planning familial, la liberté de contraception et l’interruption volontaire de grossesse ne reposent pas sur un diktat de l’État, mais sur le libre choix des personnes. Enfin vous osez prétendre que parler de surpopulation empêcherait d’agir pour d’autres causes. C’est absurde, on peut financer Greenpeace tout en étant par exemple membre actif de l’association Démographie Responsable. Voir dans ces deux engagements une contradiction apparaît même comme une atteinte à la liberté de participer à n’importe quelle association de son choix. Quant à l’idéologie véhiculée par Démographie Responsable, allez consulter le site de DR, et vous aurez des idées un peu plus justes sur ceux qui disent comme moi qu’il y a surpopulation et qu’il faut agir de façon humaniste.

Il est vrai, comme vous l’écrivez, que « les émissions par habitant de l’hémisphère sud sont bien moins élevées que celles du nord ». Mais il faut en déduire que la baisse de fécondité dans les pays sur-développés est une bonne nouvelle pour le climat. Quant à des pays surpeuplés et sous-développés, laisser croire qu’il ne faudrait pas instituer chez eux un planning familial efficace serait une faute stratégique qui irait à l’encontre de leurs propres intérêts.

En conclusion, la meilleure façon de lutter contre la crise écologique consiste à la fois à réduire le nombre de personnes sur Terre, à lutter contre les inégalités et à tendre à un niveau de vie moyen compatible avec les possibilités de la planète.

contenu de la rubrique FAQS de Greenpeace

Population : quel impact sur l’environnement ?

https://www.greenpeace.fr/population-quel-impact-sur-lenvironnement/

On entend parfois dire que la surpopulation est l’une des principales causes de la crise climatique et qu’il serait nécessaire de contrôler la croissance démographique. Cette idée est fausse et dangereuse, car elle rejette la faute de problèmes sociétaux sur le dos notamment de populations qui n’en sont aucunement à l’origine.

Population et environnement : un faux débat

Les théories sur la surpopulation se sont généralisées dans les années 60, avec à la clé des discours tels que : “la croissance démographique est hors de contrôle, notre planète ne peut plus y faire face, la surpopulation est la cause de l’épuisement des ressources et du chaos climatique, nous devons réduire la population mondiale pour combattre les crises environnementale et climatique”.

En réalité, quelques dizaines de multinationales sont directement responsables des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Ainsi, mettre en avant la pseudo nécessité de contrôler la population revient à montrer du doigt les individus alors que des changements systémiques sont nécessaires, et à nous détourner du vrai problème, à savoir le rôle des industries polluantes et la passivité voire la complicité des gouvernements face à la destruction de l’environnement, du climat et de la biodiversité,

Le “contrôle de la population mondiale”, une idée aux origines racistes

La bomb P, le livre de Paul Ehrlich qui a popularisé cette idée, est basé sur les expériences vécues par l’auteur dans une grande ville indienne et préconise des mesures d’incitation et de contrainte pour contrôler la population – en particulier celle des personnes non blanches. Encore aujourd’hui, lorsque les gens parlent de surpopulation, ils ont souvent en tête la Chine, l’Afrique ou l’Inde. Aux Etats-Unis, par exemple, cette idée s’est traduite par la stérilisation forcée de femmes racisées. Elle a également été utilisée pour justifier des crimes racistes commis par des suprémacistes blancs, comme la fusillade d’El Paso. Comme toute narrative raciste, celle du contrôle de la population a de graves conséquences.

En réalité, les émissions par habitant de l’hémisphère sud sont bien moins élevées que celles du nord, et réduire la population ne résoudrait donc en rien la crise climatique. D’après une étude publiée par Oxfam en 2015, “une personne parmi les 10% les plus riches en Inde n’émet en moyenne qu’un quart du CO2 émis par une personne de la moitié la plus pauvre de la population des États-Unis”. En résumé, la plupart des arguments en faveur du contrôle de la population montrent du doigt les pays en développement dont les émissions per capita demeurent relativement peu élevées, et pas les pays industrialisés qui émettent davantage de gaz à effet de serre.

La meilleure façon de lutter contre la crise climatique n’est donc pas de réduire le nombre de personnes sur Terre, mais de revoir globalement nos modes de production et de consommation, de mettre la pression sur les entreprises et les politiques qui en sont à l’origine, et de lutter pour une distribution des richesses durable, juste et équitable.

Macron subventionne les émissions de GES

La première ministre, Elisabeth Borne vient d’annoncer le versement en 2023 d’une « indemnité carburant » de 100 euros.

Ce gouvernement soi-disant libéral (en faveur de la loi du marché) s’ingénie à masquer l’indicateur prix, la seule boussole pour nos comportements marchands dans nos sociétés trop complexes. Dans un contexte de réchauffement climatique, l’État doit non seulement laisser les automobiliste gérer par eux-mêmes leur budget « effet de serre », mais il aurait du, dès le premier rapport du GIEC sur le climat, augmenter chaque année la taxation du pétrole pour inciter la population à se passer de véhicule individuel pour privilégier par ses choix de vie les modes de déplacement doux pour la planète. Non seulement Macron prépare une fournaise pour les générations futures, mais il accélère la venue du choc pétrolier ultime, ce moment où l’épuisement des nappes pétrolifères tant trop visibles, le prix du baril explosera et cette fois définitivement.

LE MONDE : Les personnes concernées devront se rendre sur le site impots.gouv.fr pour demander cette aide, renseigner leur plaque d’immatriculation et fournir une déclaration sur l’honneur attestant qu’elles ont besoin de leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Un couple aux revenus modestes qui travaille et possède deux voitures pourra bénéficier de deux aides.

Le point de vue des écologistes

Acropora : Cette déclaration sur l’honneur est une vague fumisterie… Avant de prendre cette décision technocratique, il faudrait définir ce qu’on entend par « avoir besoin ». La voiture n’est pas un besoin mais la conséquence d’un choix d’aménagement du territoire. Si le pavillon individuel cerné de thuyas n’avait pas été mis au pinacle de la réussite sociale, nous n’en serions pas là. On va se retrouver avec des personnes qui vont déclarer « avoir besoin » de leur voiture. L’objectif des politiques publiques devrait être de réduire la place de la voiture et non de subventionner les carburants fossiles. N’était-ce pas l’objectif de la taxe carbone abandonnée lâchement par le gouvernement Macron lors de la révolte des gilets jaunes ? Et pendant ce temps, on se réunit périodiquement pour des COP inutiles et la température de la planète continue d’augmenter. A quand une prime climatisation🥵?

HKD : Chèque carburant et coupe du monde de foot ! Depuis l’empire romain, rien n’a changé, « panes et circences », du pain et des jeux, le plein d’essence et la société du spectacle

Klyden : Donc, ceux qui n’ont pas de voiture vont subventionner ceux qui ont une voiture. Elle est vraiment… elle est vraiment… elle est vraiment écolo-lo-lo-lo-lo-lo-lo.

H.M : L’État est passé à 8,5 milliards de subventions sur le pétrole cette année. Il faut aussi rappeler que les automobilistes ne paient absolument pas assez d impôts pour couvrir leur coût envers la société. La France fait le choix conscient de subventionner le mode de transport le plus inefficace économiquement et le moins écologique. Plus la France sera sobre énergétiquement, mois elle sera dépendante envers la conjoncture économique mondiale et envers les dictatures contrôlant le marché du pétrole.

Ritalu : Que ne ferait pas ce gouvernement pour préserver les superprofits des entreprises pétrolières?

Walter ; Il y en a assez des petites primes qui se contredisent, prime pour la transition écologique, prime pour consommer du pétrole, prime pour les pauvres, prime pour les riches. Macron tel un patron de boîte de nuit a toujours des billets dans sa poche et les distribue selon ses humeurs.

CK59 : Encore un milliard en fumée. Cela ne changera pas la vie de ces gens et n’amènera aucune économie d’énergie.

Le Progressier : Les transports publics parisiens vont augmenter plus que les carburants. Quelle sera l’indemnité pour les citoyens qui ont besoin des transports publics pour aller travailler ? Ceux qui ont fait un choix de vie qui ne détruit pas la planète seront punis au lieu d’être récompensés ? Ce gouvernement est une tragédie.

J.Duboisset : Je ne comprends pas pourquoi on subventionne le mode de vie des automobilistes. Ils ont choisit d’habiter loin des villes et des transports, qu’ils assument. Ils ont choisi la maison, le jardin et le barbecue, qu’ils assument. Le vrai prix de l’ immobilier à toujours été le prix d’achat + coûts du transport et chauffage.

Pastefazul : Des milliards ! il y a des milliards ! Qui veut des milliards !?

BS : Cela n’empêchera pas les pauvres de voter Marine aux prochaines élections

RE : C’est en définitive la subvention « fin du monde » !!!

Taxer les riches pour refroidir la planète

Il est impossible de lutter sérieusement contre le réchauffement climatique sans une redistribution profonde des richesses, à l’intérieur des pays comme à l’échelle internationale. Pour une raison simple : sans une transformation fondamentale du système économique et de la répartition des richesses, le programme social-écologique risque de se retourner contre les classes moyennes et populaires. Cela passe par une réduction drastique du niveau de fortune et de revenu des plus riches. Ceux qui prétendent le contraire mentent à la planète.

Lire, Le cataclysme est pour bientôt selon le GIEC

Thomas Piketty : Comme l’a montré le rapport sur les inégalités mondiales 2022, les 0,1 % les plus riches de la planète détiennent désormais à eux seuls quelque 80 000 milliards d’euros de capitaux financiers et immobiliers, soit plus de 19 % des patrimoines à l’échelle mondiale (l’équivalent d’une année de PIB mondial). La part détenue par les 10 % les plus riches atteint 77 % du total, contre seulement 2 % pour les 50 % les plus pauvres. En France, les cinq cents plus grandes fortunes sont passées à elles seules entre 2010 et 2022 de 200 milliards à 1 000 milliards. le total de l’impôt sur le revenu acquitté par ces cinq cents fortunes a représenté sur toute cette période l’équivalent de moins de 5 % de cet enrichissement de 800 milliards. En instituant une imposition exceptionnelle de 50 % sur cet enrichissement, ce qui n’aurait rien d’excessif à un moment où les petites épargnes durement accumulées acquittent un impôt inflationniste de 10 % par an, le gouvernement français pourrait réunir 400 milliards d’euros.le gouvernement sait-il compter, ou bien fait-il passer les intérêts d’une petite classe devant ceux de la planète et de la population.

Au cours du XXe siècle, l’impôt progressif sur le revenu a été un immense succès historique. Les taux d’imposition de l’ordre de 80-90 % appliqués aux plus hauts revenus sous Roosevelt et pendant un demi-siècle (81 % en moyenne de 1930 à 1980) ont coïncidé avec la période de prospérité, d’innovation et de croissance maximale des États-Unis. Pour une raison simple : la prospérité dépend avant tout de l’éducation (et les Etats-Unis étaient très en avance sur le monde à ce moment-là) et n’a absolument pas besoin d’une inégalité stratosphérique.

Au XXIe siècle, il faudra étendre cet héritage à l’impôt progressif sur la fortune, avec des taux de 80-90 % sur les milliardaires, et mettre à contribution les 10 % des patrimoines les plus élevés. Il faut aussi et surtout qu’une part substantielle des recettes pesant sur les plus riches soient versées directement aux pays les plus pauvres, en proportion de leur population et de leur exposition au changement climatique.

Le point de vue des écologistes

Osqar : J’ai du mal à comprendre comment la redistribution des richesses va agir en faveur du climat : plutôt qu’une personne prenant 500 fois l’avion par an, 1 000 000 le prendront une fois par an : belle victoire monsieur Piketti. Réduire les émissions des hyper-riches ne sera pas suffisant, les « autres » voulant consommer plus et donc polluer plus. La vrai question est celle du nombre.

Arnaud Lestremau : 70% des Français sont dans les 10% les plus riches du monde. Les 30% qui restent dans les deux déciles qui suivent. Ce ne sont pas seulement les ultrariches qui polluent, mais la masse des classes moyennes.

Philémon Frog : En théorie ou plutôt dans l’absurde, on peut toujours imaginer de surtaxer les classes moyennes en les paupérisant, afin d’épargner les riches tout en dégageant les financements nécessaires. Et je pense d’ailleurs que les tenants du ruissellement qui président à nos destinées ne sont pas loin de voir les choses ainsi. Mais, évidemment, l’impact socio-économique serait catastrophique. Par conséquent, oui et ça relève même de l’évidence : tant que la contribution des derniers déciles de revenus sera insuffisante au regard de l’équité, on ne pourra financer que les mesures cosmétiques et la crise climatique s’accélérera.

Untel : Pas besoin de grands diplômes pour savoir que ça ne se fera pas. Il faudrait une révolution mondiale plus importante que la révolution bolchevique, ce qui ne paraît pas être dans les tuyaux.

Wendy : Pour le coup il ne s’agit pas de rendre la société plus égalitaire mais d’empêcher l’ouragan de feu de se propager à la vitesse grand V en utilisant l’argent là où il est…

CM : Rappelons-nous la phrase d’Helmut Schmidt : « Un homme politique doit avoir la sagesse de savoir ce qui est impossible de changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la lucidité de faire la différence entre les deux. »

Lire, CLIMAT, prendre aux riches, donner au pauvres

COP27 : Vive les énergies fossiles !

La conférence mondiale sur le climat (COP27) s’est achevé ce dimanche 20 novembre 2022. Elle a reconnu pour la première fois la nécessité d’aider financièrement les pays les plus vulnérables, elle a échoué faute d’accord sur les énergies fossiles. La COP27 a répondu aux symptômes de la crise mais pas à ses causes. Le texte mentionne seulement que les pays s’engagent à accélérer la réduction de l’utilisation du charbon et la sortie des subventions « inefficaces » aux énergies fossiles, la même promesse que celle prise l’an dernier. Le pétrole et le gaz ne sont pas évoqués, alors que l’atteinte de la neutralité carbone implique de ne plus construire aucune installation fossile.

La présidence égyptienne a produit un texte qui protège clairement les pétro-Etats et les industries des combustibles fossiles alors que les promesses des Etats mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement climatique de 2,5 °C à la fin du siècle. La conférence avait accueilli un record de 636 lobbyistes de cette industrie et a donné lieu, en coulisse, à la conclusion d’une vingtaine de contrats de gaz.

Le point de vue des écologistes

Donc 27 années pour éviter sciemment de lutter contre le réchauffement climatique. Nos génération futures vont souffrir, et les plus vulnérables mourir de façon très prématurée.

Nos archives sur ce blog biosphere montrent que les parlottes diplomatiques ne servent à rien. A croire qu’on veut que des militants exaspérés fassent sauter des centrales thermiques…

Echec de la COP13 à Bali

le fiasco de Copenhague (COP15)

les trois chiffres clés, zéro / zéro / cent (COP20 à Lima)

2COP21 : accord préparatoire de Bonn, le fiasco

COP21, encore un succès d’apparence, le 21ème ! (Paris)

La COP 22 s’achève à Marrakech sur un bide

COP23, vingt trois années de blabla climatique (Bonn)

COP24, une mascarade sur le climat, un échec avéré (Katowice)

COP25, des résultats insignifiants

COP26, un sommet pour VIP, bilan nullissime

Cop27, l’Afrique est mal partie

Lors de la Conférence mondiale de Charm El-Cheikh sur le climat, les pays africains réclament une transition énergétique juste avec comme priorité l’accès à l’électricité pour 600 millions de personnes qui en sont encore privées.

La phrase de Lénine en 2019, « le communisme c’est les soviets plus l’électricité », fait encore des émules. On court toujours après la croissance économique alors que la civilisation thermo-industrielle court au désastre.,

Lire, Croiiiiiiiiiiiiissance, l’Afrique est mal partie

A l’origine de moins de 3 % du total mondial des émissions de gaz à effet de serre cumulées depuis le début de l’ère industrielle, il est vrai que le continent africain est en première ligne d’une crise climatique dont il supporte la facture au détriment d’autres priorités. Le pire est encore à venir pour une population en majorité dépendante de l’agriculture pluviale et dont le nombre est appelé à doubler d’ici à 2050.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, affronte depuis l’été des inondations d’une rare intensité. En Somalie, après plus de deux années de sécheresses, le gouvernement s’apprête à déclarer officiellement la famine. L’inégalité s’ajoute à l’inégalité alors que le Nord s’arroge le droit de dicter au Sud ce qu’il doit faire de compatible avec la préservation de la planète.

L’Accord de Paris sur le climat signé en 2015 ne proposait aucune équation pour déterminer les responsabilités respectives des Etats et se gardait d’évoquer la notion de réparation. Les pays développés et les pays émergents ont déjà consommé 85 % du « budget carbone », ce quota d’émissions de gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques du climat, permettrait de limiter la hausse des températures en dessous de 1,5 °C. La BAD en conclut que l’Afrique dispose d’un « crédit » estimé à 4 642 milliards de dollars, une fois converti au prix de la tonne de carbone en 2020. « Versé annuellement jusqu’en 2050 [horizon fixé pour atteindre la neutralité carbone], ce crédit carbone dû au continent s’élève à 165 milliards de dollars

Or, il y a un an, lors de la COP26, une coalition de banques de développement et de bailleurs bilatéraux, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, s’est engagée à cesser de financer tout nouvel investissement dans les énergies fossiles dès la fin de 2022. Pourquoi l’Afrique devrait-elle renoncer à exploiter ses énergies fossiles alors que presque tous les autres pays temporisent ou reviennent sur leurs engagements ? Il n’y a qu’un réponse à cette impossible dialectique, famine, guerres et épidémies. Malthus est de retour.

Lire, Malthus de retour

COP27, un échec programmé

Jamais l’action climatique n’aura été si urgente qu’après cet été de catastrophes en cascade.Mais jamais le contexte géopolitique n’aura été aussi tendu, reléguant la bataille pour le climat au second plan.

Ainsi la guerre en Ukraine a conduit les Européens à relancer le charbon et à se ruer sur le gaz naturel liquéfié, La Chine construit toujours massivement des centrales à charbon, etc. etc.

Lire, COP26, un sommet pour VIP, bilan nullissime

Audrey Garric : la 27e conférence des Nations unies sur le climat (COP27) se tient du 6 au 18 novembre à Charm El-Cheikh, en Egypte. Plus de 120 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus, mais peu de représentants du G20, qui pèse pour 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’Afrique se veut le porte-voix de tous les pays vulnérables, criblés de dettes, qui n’ont pas les moyens financiers de faire face à la crise climatique et attendent une solidarité des pays dévelops. Mais certains membres du G20, dont la Chine, l’Inde ou le Brésil, s’opposent dorénavant à la mention du 1,5 °C acté à Paris (COP25). Sur le financement des pertes et des dommages, les pays développés n’ont pas honoré leur promesse, pourtant faite il y a treize ans, de mobiliser 100 milliards de dollars par an, dès 2020, pour aider ceux en développement à faire face au dérèglement climatique.

Les rejets carbonés continuent d’augmenter, les engagements des pays, s’ils étaient appliqués – ce qui n’est pas le cas à ce stade –, mènent la planète vers un réchauffement de 2,5 °C à la fin du siècle, selon l’ONU

La COP28 aura lieu l’an prochain à Dubaï !!!!!

Le point de vue des écologistes

Cette année, c’est COP27 à la plage. Greta Thunberg a déclaré qu’elle ne se rendrait pas à Charm El-Cheikh, en raison de « l’espace pour la société civile extrêmement limité cette année » et du « greenwashing des dirigeants ». Depuis 27 ans, rien, absolument rien ne sort de ces grands raouts qui offrent simplement l’opportunité aux dirigeants de tenir un discours suppléant leur absence d’action. Nous sommes entrés dans l’ère de la politique rhétorique, exclusivement rhétorique, afin de ne rien changer. « L’urgence climatique » est percutée par la rapacité des pays du Nord, qui ne renoncent toujours pas à leur impératif « l’argent d’abord », ni à leur consumérisme toxique, ni à leurs mythes du progrès et de la croissance infinis.

Par ailleurs le changement climatique a bon dos pour dissimuler les grandes causes des désastres dans les pays du sud : surpopulation, corruption, absence d’administration. u Pakistan par exemple, on construit dans le lit des rivières et en Égypte au milieu des champs cultivés. Dans la corne de l’Afrique, toutes les guerres à répétition sont une cause bien réelle des destructions du milieu naturel et social. A Madagascar, les forêts ont été vendues, les bandes armées tiennent le centre. Et les montagnes d’argent qui peuvent arriver se retrouvent trop souvent dans les comptes bancaires des dirigeants, ou à financer des éléphants blancs.

Tous responsables, tous coupables, des notables réunis autour de la table à Charm El-Cheikh jusqu’au petit Français qui manifeste pour sauvegarder son pouvoir d’achat. Il ne reste plus qu’à verser de la purée sur la tombe de Toutankhamon. Ce n’est que symbolique, mais c’est déjà ça !

Lire, Agir pour le climat, combat perdu d’avance

Agir pour le climat, combat perdu d’avance

La conférence mondiale sur le climat (COP27, soit 27ème année de parlottes) se tiendra du 6 au 18 novembre à Charm-El-Cheikh, en Egypte. On sait déjà qu’elle ne débouchera pas sur une période de glaciation. Les émissions de gaz à effet de serre continuent leur progression. Elles ont atteint 52,8 milliards de tonnes d’équivalent CO2 en 2021, « Le temps des changements progressifs est révolu. Désormais, seule une transformation radicale de nos économies et de nos sociétés peut nous sauver de l’accélération de la catastrophe climatique », prévient la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Lire, COP26, un sommet pour VIP, bilan nullissime

Audrey Garric : Les engagements climatiques pris par les États mettent au contraire la planète sur une trajectoire de réchauffement de 2,5 °C à la fin du siècle. Et ce, s’ils sont respectés, ce qui n’est pour l’instant pas le cas. Si les pays poursuivent leurs politiques actuelles, l’élévation de la température pourrait même atteindre 2,8 °C en 2100. « Nous nous dirigeons vers une catastrophe mondiale », a réagi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. La planète, qui s’est réchauffée de 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle, est déjà confrontée à un cortège meurtrier d’inondations, de canicules, de sécheresses ou de mégafeux qui ont marqué l’année 2022.

Le point de vue des écologistes

Fred Issy : Pas de souci… on va taxer les jets privés… ben non ! On va taxer les voitures au poids pour qu’elles consomment moins… ben non ! On va surtaxer les électriques et hybrides de plus de 150cv… ben non ! On va vraiment s’engager dans un plan ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments… ben non ! on va encourager le train en baissant les tarifs et augmenter le fer-routage… ben non ! Mais attention, on va mettre des cols roulés, éteindre les vitrines entre 1h et 6h du matin et demander aux magasins de fermer leurs portes quand la Clim est allumée : Mon Quinquennat sera écologique… ben non !

Eric.Jean : L’économie mondiale est à 80 % fossile. Décarboner l’économie sans la détruire est une illusion. C’est donc le réchauffement qui la détruira. Et une bonne part de la population mondiale par la même occasion. L’explosion démographique du 20ème siècle est l’enfant de l’abondance énergétique fossile. Moins d’un milliard d’hommes devraient peupler les terres encore habitables du monde à venir. Simple retour à la normale qui refermera une parenthèse d’un ou deux siècles de folie orgiaque.

Atseuc : Cela va être très dur de faire sortir la grenouille de la casserole qui chauffe de plus en plus ! Nos politiciens ne font que satisfaire leurs électeurs avec des visions à court terme. EELV agit en plus comme un repoussoir en agrégeant l’écologie avec des positionnements idéologiques contestables alors qu’ils devraient représenter une avant-garde sur une écologie de rupture .

Francois Poulot : La semaine dernière des gens de battaient pour un bidon d’essence

Trazibule : Heureusement que Vladimir Poutine était là pour nous couper le gaz !

Jean Kazadi : La nature sait régler les problèmes étant donné que bientôt nous aurons l’épuisement du gaz et du pétrole.

Kcolrehs : Je voudrais voir demain la tête de ceux qui critiquaient aujourd’hui les activistes qui jettent de la sauce sur les tableaux des musées.

CPG : Tant que nos gouvernants n’auront pour seul horizon que la prochaine échéance électorale, il ne se passera rien. A moins que la désobéissance civile ne fasse tâche d’huile (ouh ! les affreux khmers verts ), on est fichu.

Vampyroteuthis : Normalement après qu’une partie de nos générations futures se sera entre-tué et que l’emploi de la technologie sera largement contrarié par l’absence de matériaux et d’énergie, la pression de nos descendants sur leur environnement devrait diminuer...

Artemis purple : Dommage, notre bonheur vaut actuellement plus que celui de nos enfants.

attaques de tableaux au nom de la planète

La violence écologique égratigne quelques tableaux. On en reste au symbolique car pour l’instant on n’en est pas encore à la révolte des masses contre notre niveau de vie trop élevé qui provoque le réchauffement climatique !!!

9 octobre : Après avoir déployé une banderole portant l’inscription « Chaos climatique = guerre + famine », deux militants d’Extinction Rebellion ont enduit leurs mains de colle avant de les poser sur la vitrine protégeant le Massacre en Corée, de Pablo Picasso, exposé à la National Gallery of Victoria de Melbourne.

14 octobre : Deux membres de Just Stop Oil ont jeté le contenu de deux boîtes de conserve de soupe sur le chef-d’œuvre Les Tournesols de Vincent Van Gogh, exposé à la National Gallery, à Londres. Plus de peur que de mal : le tableau, protégé par une vitre, est demeuré intact. La revendication des jeunes militantes, qui ont collé une de leurs mains au mur, est toujours la même : obtenir l’arrêt immédiat de tout nouveau projet pétrolier ou gazier.

Le point de vue des écologistes

Qu’est-ce qui est le plus important ? Tel ou tel tableau ? Ou un avenir sans montée des eaux et sécheresses ? Le Louvre brûlerait-il que rien ne serait véritablement changé sur cette Terre. On peut faire de l’art à son échelle et être très heureux sans musées et tableaux de maître. L’art véritable, c’est le regard de l’enfant qui transforme la rainure du parquet d’un musée en précipite et qui regarde flotter la poussière dans un rayon de lumière. Plus tard, il éprouvera sans doute beaucoup de plaisir à contempler les nuages ou à enlacer un arbre. La dimension écologique du ressenti est fondamentale dans la construction de la personne. Mais jusqu’à présent l’écologie ne semble pas avoir beaucoup inspiré les artistes.

Nous nous réveillerons seulement quand les soubresauts de la planète menaceront de nous ensevelir. A ce moment-là l’art et la culture seront remplacés par des stages de survie et/ou de jardinage !

Lire, Musée, un passé dépassé

Ton empreinte carbone est forte, panpan cucul

L’empreinte carbone de chaque Français atteignait 9 tonnes en équivalent CO2 en moyenne en 2019, en incluant les émissions des produits importés, et il faudrait la ramener à moins de 2 tonnes pour la rendre « soutenable ». Connaissez-vous votre empreinte carbone ? La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, insistait en juin sur la nécessité de réduire les envois de courriels accompagnés de pièces jointes, et jugeait au mois d’août la pollution des jets privés « limité[e] »… alors qu’un seul déplacement en avion émet plus de CO2 que des dizaines de milliers de courriels . Les décodeurs du MONDE en font un quizz :

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/10/16/viande-voiture-avion-streaming-saurez-vous-evaluer-ce-qui-emet-un-peu-ou-beaucoup-de-co2_6145983_4355770.html

Le point de vue des écologistes

VRT : Il n’est pas clairement mis en avant que ce n’est pas les choses évoquées dans ce quizz en elle-même qui génèrent du C02 mais l’énergie fossile qui est utilisée pour les faire. Le streaming a une valeur très faible en France car l’électricité est décarbonée. La même chose en Chine où aux US remonterai des valeurs beaucoup plus élevées. Et c’est pareil pour la voiture. Une voiture électrique et sa batterie fabriquée avec de l’énergie décarbonée et qui roule à l’électricité en France engendreront des émissions beaucoup plus faibles.

Martin Grenier : Pour une voiture quelle qu’elle soit, comptez 5 kg CO2e / kg de voiture. Pour une électrique, ajoutez 170 kg CO2e par kW de batterie (ce chiffre inclut les émissions liées à la fin de vie de la batterie). Source Ademe. Cela fait un sérieux désavantage pour l’électrique.

Rusalkin : Les mails et streaming sont peu significatifs pris isolément alors que multipliés par des milliards c’est une autre affaire. Un deuxième aspect n’est pas pris en compte c’est celui des perspectives d’évolutions. Si les portables et autres écrans (télévisons..) engendrent davantage d’émissions que les mails ou streaming, on sait d’ores et déjà que les perspectives de croissance sont exponentielles et deviendront assez vite une gigantesque source d’émissions. En tout état de cause la « croissance » est néfaste et seule la sobriété, nos anciens diraient notre parcimonie ou mieux encore le fait d’être économe… nous aidera.

Dolcealba : Si vous voulez vraiment diminuer l’empreinte carbone, il ne faut pas se concentrer sur des consommations qui ne touchent que 0.01% de la population. La production de ciment en France pour la construction se monte à 5 T de CO2 par habitant, donc l’empreinte sur le climat est 10000 fois plus grande que celle les jets privés.

Jean Kaweskars : Au niveau mondial, les 1% les plus riches représentent 10% des émissions. En France, les 10% les plus riches représentent 15% des émissions de CO2, soit 2,3 fois plus par personne que les 10% les plus pauvres. Si les émissions de tous les ménages français étaient ramenées au niveau du dixième le plus pauvre, les émissions totales baisseraient d’environ 35 %.

LongueDistance @ Jean Kaweskars : Jj’admire les sauveurs du monde, avec mon ordi, mon téléphone, ma clim, mon frigo, mes médocs, mon dentifrice et dentiste si j’ai un problème sans compter médicaments hôpital, paracétamol, chauffage, ascenseur, avion, voiture, fruits, légumes, viandes, police, pompiers, une famille, lunette etc. Allez, vous d’abord, courage. Le CO2 reste du CO2 d’où et de qui il vienne, il ne connaît pas de frontière.

Antispécisme : Suite aux deux activistes anglaises du mouvement Just Stop Oil qui ont jeté de la soupe à la tomate sur la vitre protégeant un tableau de Van Gogh, les commentaires étaient odieux. Les vrais « vandales » ne sont pas ces activistes écologistes, mais bien le commun des français, prétentieux ou lâche, qui se gave de trajet en voiture (c’est facile), de trajet en avion (c’est rapide et fun), de viande (ça donne des forces), qui surchauffent son logement (c’est cozy). Les « vandales », ce sont eux, il y en a partout, et beaucoup le revendiquent ou se battent pour leur confort. Surtout le boomer content d’avoir gagné ce mode de vie à la sueur de son front (en fait grâce au pétrole et aux machines développées par l’industrie, pilleuse de science).

Le Candide : « le commun des français, prétentieux ou lâche ». Tandis que vous vous êtes la vertu incarnée : je vous imagine, vous déplaçant exclusivement à vélo (surtout non électrique), portant des vêtements fabriqués par le tailleur près de chez vous (pas d’empreinte carbone), vous nourrissant exclusivement de fruits et légumes provenant de votre balcon ou dans votre jardin (et bien sûr avec de l’engrais naturel). Seule ombre au tableau : vous utilisez au moins un ordinateur pour pouvoir poster vos commentaires sur ce forum…….

antispécisme : Bravo candide, vous illustrez parfaitement le fait que vous n’avez pas bien compris. Mon bilan carbone est en gros à 1,7 t/an hors émissions des services de l’état (je ne peux pas faire le boulot pour lui). Je correspond pas mal à votre description, mon jardin ne me suffit pas mais j’achète local. Moins de 3000 km/an en voiture, pas de viande rouge, pas d’avion, peu de chauffage. C’est finalement facile à faire, faut juste pas être accroc au luxe et au paraître, ne pas vouloir habiter loin de son boulot (pas facile pour tout le monde, bien sûr certaines personnes doivent avoir des dérogations). Les gens sont binaires. Il ne s’agit pas d’émettre zéro tonnes de CO2, mais d’émettre tous très peu pour que ce soit durable. Sobriété partagée !

Lire aussi, Neutralité carbone en 2050, la volonté de ne rien faire

Greta Thunberg, le grand livre du climat

A 15 ans, elle était érigée en icône de la lutte contre le réchauffement climatique. Une notoriété et un engagement qui lui ont valu poids médiatique et critiques infondées. En France, au printemps 2019, l’écrivain Pascal Bruckner a par exemple publié une tribune dans Le Figaro titrée « Greta Thunberg ou la dangereuse propagande de l’infantilisme climatique ». Il y attaquait l’adolescente et décrivait son visage comme « terriblement angoissant ». Parfois, ce sont même des menaces de mort, envoyées sur les réseaux sociaux ou par la poste, qui lui sont adressées. Au bord du burn-out, la Suédoise s’était accordé une trêve. Elle revient à l’occasion de la sortie du « Grand Livre du climat », un pavé pédagogique de 500 pages, dans lequel elle convoque de nombreux scientifiques et autres experts.

Lucas Minisini : Diagnostiquée autiste Asperger à l’adolescence, Greta Thunberg a longtemps été harcelée à l’école. Elle n’a découvert l’amitié que plus tard, grâce au militantisme. Adolescente de 15 ans en parka jaune, elle a soudain été érigée en symbole, grâce à sa pancarte en bois annonçant, en août 2018, une « skolstrejk för klimatet » (« grève de l’école pour le climat ») tous les vendredis. Un combat qui l’a métamorphosée. En 2017 dans son journal intime, elle écrivait : « Si j’arrive à aller au supermarché aujourd’hui, ça sera un grand succès ». À l’époque, elle craignait la foule. En décembre 2018, dans deux discours coups de poing à la COP24, organisée à Katowice en Pologne, la collégienne évoque avec force une « sixième extinction de masse » et critique les puissants de ce monde, « pas assez matures » pour sauver la planète. Fin 2019, elle traverse l’océan Atlantique en voilier avant de marteler du poing le pupitre de l’ONU en scandant sa fameuse rhétorique « How dare you ? », « Comment osez-vous regarder ailleurs et venir ici en disant que vous en faites assez, quand les politiques nécessaires ne sont visibles nulle part ? ». Tous les leaders mondiaux, le pape François inclus, souhaitent alors la rencontrer. Régulièrement, celle qui a vécu une adolescence si particulière répète à son père : « Je n’ai jamais voulu devenir célèbre. »

Greta Thunberg explique aujourd’hui que ces rendez-vous lui ont permis de réaliser l’ampleur de l’hypocrisie des dirigeants, qui assurent vouloir lutter contre le changement climatique : « Je pense que le “greenwashing” est l’une des pires menaces actuelles. Les gens au pouvoir l’utilisent pour donner l’impression qu’ils se bougent alors qu’ils ne font rien. Cela endort tout le monde au moment où nous devons nous réveiller. » Aujourd’hui, la jeune femme, toujours très sollicitée pour des conférences et autres événements internationaux, décline les invitations et propose systématiquement une liste d’autres personnes, disponibles partout dans le monde. « Mais les organisateurs me disent que, dans ce cas, ils préfèrent n’avoir personne », soupire Greta Thunberg.

Dans l’une de ses interventions, qui rythment les différents chapitres du « Grand Livre du climat », Greta Thunberg écrit, fataliste : « Même si nous mettions en action l’ensemble de nos plans en faveur du climat, nous ne serions pas tirés d’affaire. » Dans une vidéo d’une quinzaine de minutes publiée sur les réseaux sociaux le 3 septembre, Greta soulignait sa fatigue physique et morale : « Si votre espoir repose sur des jeunes au bord du burn-out qui s’occupent du climat après les cours… alors il n’y a plus beaucoup d’espoir ». C’est pourquoi certains militants préfèrent opter pour plus de désobéissance civile, loin des sages rassemblements organisés par Greta, parfois accusée de manquer de radicalité. À Stockholm, à partir du 30 septembre et pendant deux jours, douze activistes de divers groupes étaient ainsi jugés pour avoir bloqué l’autoroute E4, fin août, munis de ­pancartes sur l’urgence climatique. Ils ont été accusés de « sabotage ». Au sein du mouvement pour le climat, le degré de désobéissance est un débat permanent.

Le point de vue des anti-écolos, affligeant

Himself : Dans 20 ans nous relirons cet article délirant et nous aurons quelques frissons dans le dos en pensant à quoi nous avons échappé.

GeorgesBretagne : Au vu des photos accompagnant cet article, on peut constater qu’elle aime prendre la pose devant les photographes.

-Alazon- : Cette pauvre fille a été conduite à répéter comme un robot pendant toute son adolescence la doxa écolo : on va tous mourir, la planète va mourir, les politiques ne font rien, il suffirait qu’ils prennent conscience de la situation, le colibri, etc. On peut difficilement espérer qu’elle se déradicalise toute seule.

Imberts : A quand la canonisation après un si long (et pénible) plaidoyer sur la vie de cette jeune martyre ? Affligeant.

Patrick4594 : Une baudruche ou une grenouille qui se rêvait bœuf, au choix.

MD : Cette jeune fille fragile manipulée par des adultes, dont ses propres parents, fait un peu pitié.

Wotan : On s’est toujours demandé qui finançait cette marionnette et qui la manipulait ? Aucune enquête sérieuse sur cette question.

Le point de vue des écologistes

AnnaM : toujours surprenant de voir la haine qu’elle déclenche, y compris ci-dessus parmi les lecteurs du Monde… c’est triste, il y a plutôt de quoi être admiratif de son courage, elle n’avait que 15 ans, qui a eu la même maturité à son âge ?

Le paraméen : Lorsque le message ne plaît pas, par exemple parce qu’il heurte des croyances politiques, religieuses ou autres, ou des convictions ou bien crée un doute déstabilisant, on lynche le messager (au propre parfois). Commentaire haineux, attaque sur le physique, aucune critique objective sur le fond, c’est le lot des personnes qui dérangent. Et que certains menacent de mort. Courageusement anonymes.

Humphrey9 : L’histoire tendrait à montrer qu’il ne sert à rien de tenter d’ouvrir les yeux du peuple ou des élites. Les Allemands étaient-ils si ignorants des risques pris dans les années 30 ? Le niveau de connaissances n’a pas empêché certains diplômés des meilleures universités de France, d’Angleterre ou des US de devenir les pires génocidaires. Non, l’espèce humaine ne fonctionne pas par le traitement rationnel de l’information et pourtant nombre de militants semblent encore le croire. Les meilleures chances dans le combat contre le réchauffement climatique se situent à mon avis à un niveau intermédiaire, celui de l’économie locale : créer une synergie entre élus locaux et groupes d’habitants pour orienter les domaines d’activité et modifier les infrastructures. Quand il y aura assez de pression venant du terrain, les lois inadaptées seront changées. Il ne faut pas attendre l’inverse.

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere

Mai 2019, Greta Thunberg, l’icône dont nous avons besoin

Juin 2019, CLIMAT, rejoignez Greta Thunberg

Juin 2019, CLIMAT, Greta Thunberg s’explique

Juillet 2016, Greta Thunberg, le climat face aux députés

Juin 2021, avec Greta Thunberg, le bien affronte le mal

Août 2021, Greta Thunberg se met à la mode, bravo

Hausse du baril, baisse de l’effet de serre !

Les treize membres du cartel et leurs dix partenaires, regroupés au sein de l’OPEP +, ont décidé de réduire leur production quotidienne de 2 millions de barils (2 % de la demande mondiale). Ils s’inquiètent de la baisse tendancielle des cours depuis début juin, où le baril valait 125 dollars, après avoir atteint 140 dollars au début de la guerre en Ukraine. Les cours avoisinent aujourd’hui les 80 dollars le baril, ils sont une bénédiction pour les finances des producteurs, une catastrophe pour les automobilistes. Les analystes de Morgan Stanley estiment que le seuil de 80 dollars le baril marque l’entrée dans une zone de « destruction de la demande ». Cette baisse décidée par est une rebuffade de plus pour le président des Etats-Unis. Joe Biden s’est dit « déçu » de la décision l’OPEP +, « à courte vue » en pleine crise énergétique. Le prix du gallon d’essence à la pompe, 3,8 litres, atteint en moyenne 3,80 dollars, 1 dollar le litre. Bientôt les Gilets jaunes en Amérique ?

Le point de vue des écologistes

Yvest : Joe Biden le 31 Octobre au G20 (juste avant la COP26 donc) : « L’idée que la Russie et l’Arabie saoudite et d’autres grands producteurs ne vont pas pomper plus de pétrole pour que les gens puissent avoir de l’essence pour se rendre au travail, par exemple, n’est pas juste ». Il fait comme si le réchauffement climatique n’existait pas.

Michel SOURROUILLE : L’OPEP+ a donc décidé de garder le plus possible de pétrole sous terre… pour ses générations futures et les nôtres. Le GIEC va approuver, c’est la bonne solution pour combattre le réchauffement climatique. L’or noir quadruple, passant de 80 dollars le baril à 320 dollars en 2023. Il en avait été de même en 1973 ! La facture pétrolière française explose, le gouvernement réagit à bon escient. Après une intense campagne de sensibilisation de la population aux enjeux écologiques, les automobilistes commencent à arbitrer entre déplacement de confort et déplacements indispensables. La taxe carbone est étendue à toutes nos dépenses énergétique, il y a rationnement par le prix. Après discussion (mouvementée) au niveau de l’Union Européenne, il est prévu qu’une taxe carbone aux frontières soit adoptée dès la fin d’année 2023. On envisage même une carte carbone, le rationnement. La sobriété partagée entre dans les mœurs. Le peuple devient écolo !

Yvest : Il est bien trop tard pour le rationnement par la taxe, c’est les tickets de rationnement qui vont arriver (espérons sans les guerres qui vont avec).

Linfirmier : Sauf qu’on est en campagne politique et les électeurs ne sont pas prêt à abandonner brutalement la voiture. On ne change pas facilement de maison pour se rapprocher de son lieu de travail. Après je ne dis pas que ce serait une mauvaise chose, mais je ne crois pas une seule seconde au scénario proposé par MS.

Michel SOURROUILLE @ Linfirmier : la notion de décroissance économique a été portée par Delphine Batho lors de la présidentielle 2022, c’est déjà un début. Les élections sont là pour porter un projet, pas pour se faire élire à n’importe quel prix. Bien entendu un projet de rupture d’avec la société thermo-industrielle ne peut pas plaire à ceux qui ont besoin aujourd’hui de leur voiture, mais si le dévoiturage n’est pas pour demain ; ce sera pour après-demain. La rareté des combustibles fossiles et leur prix qui va devenir exorbitant nous OBLIGERA à changer, à rapprocher lieu de vie et lieu de travail, à ne pas partir en vacances au loin, à économiser l’énergie en toutes circonstances. Il ne s’agit donc pas de croyance, mais de conformité avec des paramètres biophysiques que l’économie orthodoxe s’est efforcée d’ignorer depuis le XIXe siècle. Nous voyons le résultat, réchauffement climatique, déplétion pétrolière, etc.

Françoué : Au réchauffement climatique et à l’épuisement annoncé des réserves conventionnelles, l’OPEP+ ajoute une raison supplémentaire de réduire la dépendance pétrolière et gazière. Ce n’est pas demain la veille, mais nous sommes vraiment au début de la fin de la société d’abondance et il est grand temps de pousser les feux sur la transition énergétique inéluctable qui, grâce à l’ingéniosité humaine, nous permettra de concilier démocratie, croissance et environnement.

Charyse Mevasseau : Je n’en crois pas un mot. Même à 320 dollars le baril on continuera de se vautrer dans la surconsommation… Il reste 51 ans pétrole conventionnel (facile à extraire) et 250 ans de pétrole non-conventionnel ( au fond de l’eau , en Antarctique etc .. ). Je crois qu’on en brûlera jusqu’à la dernière goutte sans aucun scrupule.

Agades : et il faut bien payer les aménagements pour faire du ski dans le désert !

Michel SOURROUILLE : Un baril par jour correspond à peu de chose près à 50 tonnes par an. La consommation mondiale de pétrole est proche de 100 millions de barils par jour soit 5 milliards de tonnes par an. Nous sommes 8 milliards de parasites sur cette Terre qui continuent à se multiplier et à surconsommer. Mais tout parasite qui tue son hôte voit son existence abrégée. Sans pétrole, même les végétaux seront hors de prix.

Riches ET pauvres contribuent à la canicule

La planète ne se demande pas qui vote vert, qui pense rouge ou qui agit bleu-blanc-rouge. Ce qu’elle voit, ce sont les tonnes de carbone. Et si les riches pètent plus haut leurs émissions de gaz, le grand nombre de pauvres arrive au même résultat. En France les 10 % les plus riches émet individuellement 25 tonnes de carbone par an, soit 5 fois plus que les 50% les plus pauvres (5 tonnes). Donc globalement les 10 % les plus riches consomment autant que les 50 % les plus pauvres. Faut-il surtaxer les riches ou éliminer les pauvres ?

Lucas Chancel : « En moyenne, un Français émet 9 tonnes de carbone par an, en prenant en compte les émissions dites importées. L’objectif final est que tout le monde soit descendu à zéro tonne de carbone en 2050. La question c’est : où mettre le curseur et à qui est-ce qu’on demande davantage d’efforts. En 2030, il y a un point d’étape chaque Français devrait être en moyenne à 5 tonnes. Une partie de la population française y est déjà, les moyennes cachent la disparité. Il y a donc un enjeu de répartition de l’effort. La première chose, c’est d’éviter la taxe carbone qui pèse essentiellement sur des classes populaires contraintes dans leur utilisation de la voiture. Et les touristes milliardaires n’arrêteront pas d’aller dans l’espace à cause d’une telle taxe. Du coup, on est vraiment là dans le domaine de la réglementation : il y a certaines activités qui sont polluantes, et elles ne doivent tout simplement pas être autorisées !

Le point de vue d’un écologiste : L’essentiel de la population française fait partie des 10 % les plus riches au niveau mondial. En cela, lutter contre les inégalités en France, c’est accélérer le réchauffement climatique. Plus il y a de gens qui accèdent à un niveau de vie supérieur, plus il y a de pollueurs. La sobriété en France doit être partagée selon des normes minimales de consommation en changeant notre hiérarchie des besoins de TOUS les individus. Mais pour que cela soit acceptable socialement, il faut aussi que le statut de « riches » disparaisse. Comment faire ?

Jean Moreau et Eva Sadoun : A l’heure où les Français sont appelés à la sobriété, le gouvernement envisage pour EDF de modifier la réglementation en vigueur sur les salaires des patrons des entreprises publiques qui limite la rémunération à vingt-cinq fois le Smic par mois, soit 450 000 euros par an. Le plafonnement du salaire des dirigeants nous paraît une boussole salutaire qu’il serait incompréhensible de remettre en question en temps de crise. Au-delà du cas d’EDF, nous proposons que cette question de la sobriété salariale soit étendue à l’ensemble des entreprises. « Vivre plus simplement pour que simplement d’autres vivent », voilà ce qu’est la sobriété, un appel à lutter contre l’accumulation et les inégalités de revenus.

Lire, Les inégalités du point de vue écologiste

Nicolas Hulot : « Osons sanctionner ceux qui pillent, épuisent, accaparent les richesses du monde. Jamais nos sociétés n’ont atteint de tels niveaux d’inégalité. Je pense qu’il faut fixer des limites dans les écarts de revenus, parce que ça n’a pas de sens que quelqu’un gagne cinq cent fois un revenu de base…Tant que nous évoluerons dans un modèle qui ne partage pas la richesse et reste basé sur une exploitation sans mesure du substrat de l’économie (qui s’est développée sur exploitation des matières premières), on sera dans une impasse. Le paradis de cette poignée d’êtres humains qui ont tiré leur épingle du jeu est pavé de l’enfer des autres. Si le progrès doit avoir une finalité, ce serait de mettre un terme à cela. L’épanouissement doit être partagé et la souffrance chronique, résorbée. Quand on a été épargné des souffrances de la misère, cela crée des devoirs. »

Michel Sourrouille : Personnellement j’hériterai d’un patrimoine de rapport, mettons plus ou moins 1 300 000 euros, seuil pour être redevable de l’IFF (impôt sur la fortune immobilière), je ne saurai pas quoi faire de mon argent si ce n’est le donner à Greenpeace ou équivalent. Mais que font donc les riches de leur richesse, si ce n’est devenir de plus en plus riches ET dépenser en frivolités du type bateau de plaisance et places en palace ? Inacceptable !

Lire, 2022, le revenu maximum autorisé au programme

La France dope le réchauffement climatique

Scandale, le climat oublié ! Le 23 juillet le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, pour aider les Français face à la flambée des prix des carburants,, s’est dit favorable à augmenter la remise à la pompe de 18 centimes par litre actuellement à 30 centimes en septembre et en octobre.

Lire, L’impossible blocage du prix des carburants

Voici quelques commentaires qui pourfendent ce populisme anti-écolo.

Prat : On nage en plein délire. Et si si les tensions su les hydrocarbures s’accroissent, on fera quoi ?

Wx sans klp : Pour la planète, il est souhaitable que l’essence devienne hors de prix (3 voire 4 et pourquoi pas 10 euros le litre). La consommation se réduira ainsi naturellement et tout le monde s’adaptera nolens volens !

Zazie : Laissez moi payer mon essence plein pot, je n’ai pas envie d’être à la charge du contribuable. Je suis scandalisée qu’on fasse payer à la collectivité nos consommations de fossiles.

Satisfaits : D’un coté on prétend lutter contre le réchauffement climatique et de l’autre on incite les automobilistes à continuer à utiliser leur automobile à bas prix. C’est à l’image de la prétendue transition écologique qu’essaie de nous vendre le gouvernement.

Benbenben @ Satifsaits : On se met sur la tronche avec les gilets jaunes ? On explique encore « au peuple » ? Dans un hémicycle rempli sur les bords de populisme, ça devrait bien se passer…ou pas. Alors on fait plaisir « au peuple » en diminuant le prix de l’essence.

Artemis purple @ Benbenben : Les dirigeants du pays ne sont pas là pour céder à tous les caprices et frustrations du peuple. Comme les parents ne devraient pas céder à tous les caprices et frustrations de leurs jeunes enfants. On sait où ça mène, des caractériels.

Claude : D’une certaine façon, le mouvement des gilets jaunes aura plomber la capacité de gestion saine de nos dirigeants en activant leur peur et notre déraison. Pour moi, ce n’est pas grave, je suis vieux, je ne verrai donc qu’un nombre limité de conséquences, mais je crains pour mes petits-enfants. Mes pauvres petits. Vous vivrez dans une société « égalitaire » avec le mot Égalité au fronton mais dans la réalité, certains échapperont aux pires. Les différences liées aux inégalités structurelles de revenus et de patrimoine apparaîtront comme de la graine d’injustice devant les brutalités climatiques provoquées par notre. façon d’entreprendre librement, de produire, de commercer et d’être les jouets du capital.

Gaf : Pourquoi ne pas mettre en place un système de tickets carburant calqué sur le système des tickets restau ?
Ces baisses des carburants pour tous sont totalement anti écolo. Pourquoi n’entend on nous pas les Verts tenir ce type de discours ?

planether @Gaf : Quels Verts? Vous voyez du vert dans les diagrammes/graphiques du Monde représentant les forces parlementaires en présence ? Le vert à disparu. Ils ne sont plus audibles qu’au travers du filtre vociférant de l’insoumission quand plus que jamais on aurait besoin de leur expertise et idées.

Pomègue : 100 € le litre, c’est la seule solution. Vivement que la pénurie de ressources fossiles nous y amène.

Lire, Le prix de l’essence va flamber, c’est obligé

L’effondrement en marche avec Macron

Les derniers rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), montraient que le dérèglement s’intensifiait dans toutes les régions, à des niveaux sans précédent. « Mieux vaut la pédagogie par anticipation que la pédagogie, dévastatrice, des catastrophes climatiques » assène l’éditorial du MONDE. Il poursuit : « L’exhortation à la sobriété énergétique lancée par Emmanuel Macron le 14 juillet 2022 est certes salutaire, mais il est regrettable qu’elle soit plus le produit des tensions sur les approvisionnements en énergies fossiles de la France du fait de l’invasion russe de l’Ukraine que celui d’un volontarisme climatique assumé. » Les négationnistes du réchauffement climatique (expression employée par l’éditorial) ont certes perdu la partie, ils ne font plus la Une des médias. Mais l’engagement en demi-teinte de Macron démontre que les contre-vérités ont intoxiqué les esprits, Macron y croit mais pas au point de faire qqch de sérieux. C’est toujours un déni de la gravité des enjeux et de l’urgence à agir.

La réponse du gouvernement français reste « insuffisante » pour « garantir un avenir vivable », avait averti en juin le Haut Conseil pour le climat (HCC), dans son quatrième rapport annuel. Les propositions de la convention citoyenne pour le climat qui allaient dans le sens de la sobriété n’ont pas été retenues par Macron.

La climatologue Valérie Masson-Delmotte dit vrai : « Le gouvernement diminue le prix des carburants, ce qui constitue une subvention aux énergies fossiles, et il n’encourage pas la baisse de la vitesse sur les autoroutes ou la limitation du poids des voitures pour réduire la consommation. On réagit après coup et on gère crise après crise au lieu d’anticiper. 

Et comme toujours pas un mot sur la démographie et sin impact climatique alors que les 8 milliards d’habitants de la planète voudraient tous la voiture et la climatisation. Ah, si ! Le Groupe Le Monde a organisé à Couthures-sur-Garonne un Festival international de journalisme qui voulait « mettre l’écologie au cœur des débats ». C’est pas gagné.

thème « Avoir un enfant, une aberration écologique ? » Ce premier débat sur la question du réchauffement climatique a rassemblé Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France et Laure Noualhat, journaliste indépendante. Emmanuel Pont a frappé fort. « Est-ce que procréer, c’est polluer ? » Une question « dont on ne parlait jamais avant, et sur laquelle, maintenant, on commence à s’interroger », explique l’ancienne secrétaire nationale des Verts, et mère de quatre enfants. « Je ne connais pas de parents engagés pour l’écologie qui ne se posent pas la question », renchérit Laure Noualhat, qui déclare ne pas avoir d’enfants. Le débat s’achève par une question d’une jeune femme qui soulève la clameur de l’audience : « Est-ce que ce n’est pas notre devoir d’avoir un enfant quand on est écolo ? Est-ce qu’on doit laisser la planète aux gens qui s’en foutent ? »

On donne donc la conclusion à une imbécile qui ne sait pas que les enfants font souvent l’inverse de leurs parents et aussi que 8 milliards d’écolos, c’est quelques milliards de trop.

– Notons que le second débat, « Sommes-nous trop nombreux sur terre ? », n’entraîne aucun compte-rendu. Il y a des questions qui font peur au MONDE. Misère, misère…

Lire, 8 milliards d’humains pour le 15 novembre 2022

Cour suprême, un ramassis de cinglès

Six idéologues complètement cinglès vont précipiter les USA dans le camp climato-sceptique et ajouter toujours plus de chaos sur notre petite planète. Les six juges conservateurs de la Cour suprême ont estimé, contre l’avis de leurs trois collègues progressistes, que l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA) ne pouvait pas édicter de règles générales pour réguler les émissions des centrales à charbon, qui produisent près de 20 % de l’électricité aux Etats-Unis : « Mettre une limite aux émissions de dioxyde de carbone à un niveau qui imposerait de renoncer au niveau national au charbon pour produire l’électricité pourrait être une solution pertinente à la crise d’aujourd’hui. Mais il n’est pas plausible que le Congrès ait donné à l’EPA l’autorité d’adopter une telle mesure ».

Après la volte-face sur l’avortement la semaine dernière, cette décision est un nouveau renversement de jurisprudence. En 2007, La Cour suprême avait décidé à une courte majorité que l’EPA était compétente pour réguler les émissions de gaz responsables du réchauffement climatique, au même titre qu’elle est chargée de limiter la pollution de l’air par une loi des années 1960.

Dans un argumentaire distinct écrit au nom des progressistes on dénonce cet avis : « Aujourd’hui, la Cour a retiré à l’Agence de protection de l’environnement le pouvoir que le Congrès lui a donné de répondre au “problème le plus pressant de notre époque” » La magistrate Elena Kagan rappelle que les six années les plus chaudes ont été enregistrées au cours de la dernière décennie. Notre planète est en feu et cette Cour suprême extrémiste détruit la capacité du pouvoir fédéral de se battre.

Que le sort de l’humanité dépende de quelques individus comme des conservateurs ignares ou des dirigeants paranoïaques comme Poutine montre à quel point nous sommes une espèce homo demens  bien plus qu’homo sapiens.

Lire aussi, La Cour suprême se penche sur l’avortement

CLIMAT, les pieds dans l’eau, le corps en feu

Depuis cinquante ans, des centaines de rapports, sommets, conférences… et les dérèglements planétaires ne cessent de s’aggraver !

Le climat en 1972

Le 16 juin 1972 se clôturait à Stockholm la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain, premier sommet onusien de la Terre,.Deux des 109 recommandations finales de ce sommet prônent une vigilance sur les « activités pour lesquelles il existe un risque appréciable d’effets sur le climat ». Le rôle des produits de combustion dans l’effet de serre est connu depuis le début du XXe siècle. Au milieu des années 1950, la teneur croissante de l’atmosphère en CO2 est surveillée. A la fin des années 1950, les services géologiques des États-Unis annoncent une montée des océans déjà en cours. En 1967, les premiers modèles du climat prévoient un net réchauffement planétaire : + 0,5 °C entre 1970 et l’an 2000, puis entre + 2 et + 4 °C au cours du XXIe siècle. A la suite de deux rapports de 1970 et 1971, coordonnés par le MIT et rassemblant des scientifiques de nombreux pays, la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar) affirme en 1972 : « Nous en savons assez aujourd’hui de la théorie du climat et de la construction de modèles climatiques pour voir que l’homme peut fort bien provoquer des changements de climat ».  (Christophe Bonneuil)

Le climat en 2022

La France étouffe sous une canicule exceptionnellement précoce, les Etats-Unis subissent un dôme de chaleur, l’Inde et le Pakistan ont connu des températures extrêmes atteignant jusqu’à 51 °C… Pourtant les pourparlers entre les représentants de 196 pays n’ont débouché, jeudi 16 juin 2022 sur aucune avancée notable pour préparer la 27e conférence des Nations unies sur le climat (COP27), qui se tiendra en novembre à Charm el-Cheikh (Egypte). Faute de volonté politique, le processus est englué dans une hyper-technicité et une super-lenteur procédurière. Rien de concret concernant le financement de l’adaptation des pays pauvres au changement climatique et même aucun accord sur les modalités du programme de travail àv enir sur l’atténuation (division par deux des émissions mondiales d’ici à 2030). Pendant ce temps, des gens meurent déjà du changement climatique…

Que faire face à l’impasse climatique ? Emmanuel Macron a LA solution,. Le 18 juin 2022 au salon VivaTech, le chef de l’État a relancé son objectif de développement dans les cinq ans qui vienne de DIX géants de la tech en Europe et d’atteindre le chiffre de CENT licornes [contre 27 actuellement] à l’horizon 2030…

Le point de vue des écologistes

Climat, la faute à la Surpopulation ou à la Surconsommation ? La surconsommation est très clairement ce qui produit le plus de CO2. Un Allemand 1,8 fois plus qu’un Français, un Américain 5 fois plus, un Quatari 7 fois plus, un Marocain 3,5 fois moins et un Africain, l’épaisseur d’un trait. Une infime minorité dans les pays occidentaux fera ce qu’elle peut pour réduire son empreinte carbone. Personne ne voudra de sobriété énergétique dans les pays riches du Golfe. Pire, la classe moyenne Asiatique et Africaine veut rapidement rejoindre le niveau d’émission de gaz à effet de serre des pays développés. La combinaison surpopulation ET surconsommation va faire exploser le CO2. En conséquence la régulation sera mise en œuvre par la Nature ; le réchauffement climatique sera bientôt très efficace pour éradiquer le surplus de consommation ET de population.

La Démobilité face à la SUR-mobilité

On a peur du mot décroissance, alors on parle de sobriété. On a peur de la sobriété/restriction, alors on parle de mode de consommation durable. Ce défi de l’attitude à avoir face à la surconsommation, LE MONDE en fait une série de 5 articles que ne sont pas à la hauteur de la nécessaire rupture avec nos habitudes présentes.

(2/5) moins de voitures et plus d’avion…

La mobilité constitue un levier majeur pour changer la donne en matière d’incidence climatique. Les voitures et les camionnettes comptent pour 70 % de ces 135 millions de gaz à effet de serre, suivies des poids lourds (23 %), des avions (vols intérieurs seulement, 4 %), des deux-roues (2 %), des bateaux (1 %) et des trains (0,3 %). Il y a cinq leviers pour décarboner la mobilité, explique-t-il. La demande de transport, le report modal, le taux de remplissage, l’efficacité énergétique des véhicules et l’intensité carbone de l’énergie. Les trois premiers relèvent de la sobriété, les deux derniers jouent plutôt sur la technologie. Or, la stratégie nationale bas carbone visant à arriver à zéro émission en 2050,prévoit surtout d’agir sur les leviers technologiques. Le facteur-clé, c’est la demande de vitesse, et donc de la distance parcourue. Ni le temps de transport des Français, une heure par jour, ni le nombre de trajets, trois à quatre par jour, n’a changé entre maintenant et l’époque où la marche était le moyen de locomotion surdominant ! Or l’idée de limiter les autoroutes à 110 km/h déclenche un tollé. Le système voiture se caractérise par l’excentration des activités d’achat, des lieux de travail et d’habitation, rendant l’automobile indispensable et créant des imaginaires qui nous font désirer des véhicules lourds et puissant. De plus l’automobile représente, en France, pas loin de 900 000 emplois (y compris indirects et induits) et l’aéronautique autour de 300 000, sans compter les 60 milliards d’euros de contribution au commerce extérieur de la France. Un vol sur dix qui décolle de France est un jet privé.

Le point de vue des écologistes

La croissance contemporaine des mobilités nous est présenté comme l’incarnation de libertés nouvelles, c’est en fait une puissante menace environnementale. En 1968, 2 % seulement de l’humanité franchissait une frontière, 60 millions de personnes. Aujourd’hui 20 %, soit un milliard et demi. Face à ce bougisme pendulaire (on part d’un endroit pour revenir au même endroit), voici le temps venu de l’immobilité. Le problème de la nécessaire rupture écologique, c’est qu’elle demande une complète déconstruction de nos structures matérielles et mentales actuelles. Il nous faut un nouvel imaginaire, répétait Serge Latouche. Il nous faut aller moins vite, moins loin et moins souvent, s’exclamait Yves Cochet. Nous marchons sur la tête, ou plutôt nous ne marchons pas assez. Il nous faut tous devenir adepte de la déconstruction du système thermo-industriel , il nous faut pratiquer toute la palette des « dé », démobilité, déconsommer, démondialiser, désurbaniser, dévoiturer… pour lutter contre le règne des SUR (surdéplacements, surabondance, suractivité, surcommunication, surconsommation, surdéveloppement, suremballage, surendettement, suréquipement, surmédicalisation, surpâturage, surpêche, surproduction…).

Lire sur notre blog biosphere

25 janvier 2021, Transports : 2020, année de la « démobilité »

15 mars 2021, Entrons en résistance, « Dé »construisons

15 novembre 2020, Voici venu le temps de l’immobilité…

30 juillet 2018, Le futur de la mobilité, sans voitures c’est mieux !

4 avril 2015, La mobilité géographique, un mythe contemporain

30 mai 2011, le culte de la mobilité, irrationnel

17 septembre 2009, écolomobilité, non électrique

Géo-ingénierie, le cauchemar en route

Le fait que les techniques de géo-ingénierie soient mises à l’agenda des réflexions de la nouvelle Commission mondiale sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique devrait susciter une profonde inquiétude… mais ce n’est pas le cas !

Stéphane Foucart : Il est officiellement question de réfléchir aux conditions de déploiement de techniques de géo-ingénierie – c’est-à-dire des méthodes de modification climatique à grande échelle –. Cela signifie d’abord que l’espoir s’estompe de voir le climat terrestre préservé d’une dérive catastrophique. Ensuite, certaines de ces technologies relèvent d’un cauchemar dystopique inimaginable il y a seulement quelques années. Par exemple, envois réguliers de dizaines de milliers de ballons dans la stratosphère pour y brûler du soufre et y disperser ainsi des particules sulfatées, ou encore déploiement d’une gigantesque flotte d’avions gros-porteurs destinés à larguer chaque année des millions de tonnes de particules à plus de 10 kilomètres d’altitude. Ce « bouclier » n’aurait de toute façon aucun effet sur l’acidification des océans….

Beaucoup trop de commentaires sur lemonde.fr sont de ce type

Ginkgo_Biloba : Si on comprend bien M. Foucard l’unique solution serait la désindustrialisation à marche forcée, la surveillance du comportement conforme de chaque citoyen par les moujahidins de l’écologie. Un cauchemar en vaut bien un autre

Difficile donc pour les aficionados de la religion du progrès technise de savoir réfléchir et d’entendre un discours contraire

Firesnake : La géo-ingénierie porteur de catastrophes est du même acabit que laisser se déployer des milliers de satellites autour de la terre pour le téléphone et internet partout en tout point du globe, pour toujours plus de débit, plus de « progrès techniques »… Or c’est cela depuis 200 ans, cette idéologie du progrès et de « on trouvera bien une solution technique » sans limite sur une terre limitée qui nous rend la terre de plus en plus invivable.

My2Cents : J’attends le moment où on va étudier la solution passant par la guerre nucléaire qui assombrit l’atmosphère. Ça pourrait nous aider à lutter contre le réchauffement climatique et la surpopulation en prime.

Lire, Le climat, c’est trop compliqué pour la géo-ingénierie

extraits : L’irruption du Pinatubo en 1991 projeta de telles quantités de poussière volcaniques dans l’atmosphère que la température moyenne à la surface de la Terre diminua de 0,5°C. J’entends tout de suite cogiter nos scientifiques : « Si on utilisait encore plus d’aérosols, ces particules vont réfléchir les rayons de soleil et le le réchauffement climatique sera enrayé ».Il n’y a pas d’autres solutions rationnelles contre l’effet de serre que limiter la consommation de carbone des individus et des entreprises, mais la cécité humaine va de pair avec leur imagination débordante. La Biosphère rigole. (écrit sur ce blog biosphere en 2005, la géo-ingénierie ne date pas d’hier)

Lire, Anthropocène, de l’anthropisation à la géo-ingénierie

extraits : Les apprentis sorciers ont encore frappé, ils cherchent avant tout à préserver l’illusion d’une humanité maîtresse des éléments…