effet de serre

L’essence à 10 euros le litre, c’est pour bientôt

Dans notre société complexe, au lieu d’affronter la complexité, on fonctionne par slogans politiques. Aucune pensée sur la raréfaction des ressources fossiles et sur le réchauffement climatique, on fait du populisme, le prix de l’essence ne doit pas augmenter…

C’est un non-sens écologique et une totale négation du sort des générations futures. Le prix de l’essence devrait aujourd’hui dépasser les 10 euros le litre au moins, c’est à ce prix qu’on penserait au long terme et à l’adaptation à une planète qui brûle par notre faute. Mais alors, comment se déplacer ? Réfléchissez, pourquoi se déplacer !

La connerie de nos représentants

– La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exhorté le 11 septembre à augmenter les salaires et bloquer les prix du carburant.

– Fabien Roussel, présidentiable PCF, appelle à « se mobiliser sur les ronds-points » si le gouvernement n’agit pas « dans les jours qui viennent ».

– La candidate à la primaire socialiste Ségolène Royal a défendu sur RTL « un litre d’essence [qui] ne doit pas dépasser 1,70 euro »

– le patron du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella : « se déplacer, se loger, se chauffer sont en train de devenir des biens de luxe… C’est un bras d’honneur aux millions de Français qui ont besoin de leurs véhicules pour se déplacer ». Le RN souhaite abaisser la TVA de 20 à 5,5 % et annuler les hausses des taxes appliquées lors du dernier mandat d’Emmanuel Macron.

Le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) a réclamé « tout de suite »  la baisse de la TVA sur les carburants « de 20 % à 5,5 % »

Le point de vue des écologistes sans voiture

Nous avons posé à l’IA perplexity du MONDE la question suivante : Sur le long terme, le prix de l’essence doit-il augmenter, diminuer ou se stabiliser ? Sa réponse est significative de la myopie d’un journal qui se veut pourtant « de référence » :

« Les articles disponibles du MONDE ne permettent pas de répondre de manière définitive à cette question sur le long terme, car ils se concentrent sur les évolutions à court et moyen terme. 

Pourtant ce n’est pas bien sorcier d’écrire à un moment ou un autre qu’une ressource basée sur une énergie non renouvelable et en voie de raréfaction doit voir tendanciellement son prix augmenter. C’est ce que nous répétons sur notre blog depuis des années et des années.

En savoir plus grâce à notre site biosphere de documentation

René Dumont, son programme lors de la présidentielle en 1974 :

« Chaque fois que vous prenez votre voiture pour le week-end, la France doit vendre un revolver à un pays pétrolier du Tiers-Monde. Sait-on que si tous les habitants du globe consommaient autant de pétrole que les Américains, les réserves prouvées ne tiendraient guère plus d’un an ? Pour faire 10 000 km, on consacre 150 heures à sa voiture (gain de l’argent nécessaire à l’achat et à l’entretien, conduite, embouteillage, hôpital). Cela revient à faire 6 kilomètres à l’heure, la vitesse d’un piéton. Le type de société que je propose est une société à basse consommation d’énergie. Cela veut dire que nous luttons par exemple contre la voiture individuelle. Nous demandons l’arrêt de la construction des autoroutes, l’arrêt de la fabrication des automobiles dépassant 4 CV… »

Yves Cochet, dans son livre Pétrole apocalypse, exprimait déjà en 2005 ce qui reste toujours d’actualité :

« La décroissance mondiale de la production de pétrole sera synonyme de décroissance du PIB pour l’économie mondiale dans son ensemble. Depuis plus de trente ans, les écologistes n’ont cessé de proposer la diminution des consommations d’énergie fossiles et la mise en œuvre de politiques de sobriété énergétique et de promotion des énergies renouvelables, l’abandon de l’agriculture productiviste au profit de l’agrobiologie, le désengagement de notre dépendance à l’égard des entreprises transnationales et la réhabilitation des circuits économiques courts. En vain. Il est déjà trop tard pour espérer transmettre à nos enfants un monde en meilleure santé que celui que nous connaissons aujourd’hui. Plus nous attendrons, plus leurs souffrances seront grandes et dévastatrices…« .

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« Fuck la planète », le choix de détruire la Terre

En trois épisodes de 45 minutes, le journaliste Jean-Robert Viallet, coréalisateur et narrateur du documentaire « Fuck la planète, le choix du réchauffement », démontre comment les dirigeants successifs ont préféré ignorer les alertes des scientifiques depuis le XIXe siècle car au service d’intérêts économiques et politiques.

https://www.arte.tv/fr/videos/117174-001-A/fuck-la-planete-1-3/

24 juin 1988. « Global warming has begun [“le réchauffement climatique a commencé”] », titre en une le New York Times du, après une année marquée par les sécheresses et les fortes chaleurs. Au point que James Hansen, climatologue américain téméraire, a accepté d’intervenir, la veille, devant les membres du Congrès américain. « Il est temps d’arrêter de jacasser… L’effet de serre est là… C’est sûr à 99 % », a-t-il lancé, provoquant une prise de conscience inédite dans l’Amérique de Ronald Reagan. Puis plus rien.

Pourquoi cet échec ? Dennis Meadows, co-auteur du rapport Les Limites à la croissance, présente en 1972 aux commanditaires du texte, les membres du Club de Rome, le résultat de leur modélisation du futur : nous allons à l’effondrement au cours du XXIe siècle. Il a été surpris de constater que certains ne maîtrisaient pas des concepts de base comme l’évolution exponentielle et le fait qu’une planète aux ressources limitées ne peut pas s’accommoder d’une croissance infinie. Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’économie, connaît ce rapport mais réagit ainsi : « Cette thèse n’est pas la mienne. »

Le point de vue des écologistes réchauffistes

Le problème de fond, c’est que les citoyens ne savent rien des conséquences d’une évolution exponentielle de la population, de la pollution, de la raréfaction des ressources… car ils ne connaissent pas ce que c’est qu’une exponentielle et l’accélération de ses conséquences néfastes dans le temps qui en résulte. Ils sont victimes de la culture de masse, une culture du divertissement qui les rend aveugle.

Les citoyens-consommateurs ne savent pas grand chose parce que c’est une infime minorité d’entre eux qui a regardé ce documentaire, pour la plupart d’ailleurs des gens déjà bien informés.

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lire, Les limites de la croissance ou rapport au club de ROME (1972)

cliquez, Climat, inquiétudes bien avant la COP26 (extraits)

1857: la scientifique américaine Eunice Newton Foote avait identifié le phénomène de l’effet de serre, mais n’avait pas pu signer sa découverte, car « les femmes n’avaient pas l’autorisation d’exposer des travaux scientifiques ».

1896 : le chimiste suédois Svante Arrhenius prévoit l’augmentation de la température moyenne de la Terre comme conséquence de l’utilisation des combustibles fossiles. Il estimait qu’un doublement de la teneur en gaz carbonique de l’air se traduirait par un réchauffement de la planète de l’ordre de 5 à 6°C. Il était proche des analyses actuelles du GIEC, sachant que le CO2 de l’atmosphère atteignait 280 parties par millions avant la révolution industrielle pour atteindre avant la fin du siècle, 550 ppm !

1958 : on mesure la concentration en CO2 de l’atmosphère à Hawaï. Charles David Keeling sera le premier en 1958-59 à donner l’alerte du haut des 3400 mètres d’altitude de l’observatoire du Mauna Loa : la teneur en gaz carbonique relevée dans l’atmosphère s’y avérait en concentration anormale et en augmentation.

1979 : première Conférence internationale sur le climat, tenue à Genève sous l’égide de l’Organisation météorologique mondiale. La réunion conclut seulement qu’il faut intensifier la recherche.

1985 : La conférence internationale sur le climat tenue à Villach pourra conclure que les émissions de CO2 conduiraient dans la première moitié du XXIe siècle à une température que les hommes n’ont jamais connue. Des courbes sur 160 000 ans sont publiées le 1er octobre 1987 dans Nature.

1988 : James Hansen, directeur du laboratoire d’étude du climat de la NASA annonce devant le Sénat que l’ampleur des événements climatiques aux USA excède la variabilité naturelle du climat et que la Terre est entrée dans une phase de réchauffement dû aux activités humaines. Création du GIEC, cette même année, sous l’égide des Nations unies.

1990 : Premier rapport du GIEC (groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat)….

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Présidentielle, tirage au sort plutôt qu’élection !

Avec l’initiative « Un commun accord », Jean-Marc Jancovici veut replacer les citoyens au cœur du débat climatique à travers une assemblée tirée au sort et une plateforme participative.

AFP : A l’occasion de la campagne présidentielle, Jean-Marc Jancovici a annoncé le 26 août 2026 la mise en place d’une assemblée de 150 personnes destinée à « donner de la voix aux citoyens » sur le sujet du réchauffement climatique. Le panel, tiré au sort pour représenter la diversité de la société, se réunira pendant six week-ends, débattant et échangeant avec des experts. En parallèle, une plateforme (Uncommunaccord.fr) « permettra à chacun de contribuer au débat ».

Le point de vue des écologistes jancovicistes

On peut dire que Jean-Marc a fait tout son possible pour essayer d’éviter le monde insoutenable que nous continuons à fabriquer. Voici entre autres ses livres à destination de nos dirigeants (et de nous-mêmes) :

2006 Le plein s’il vous plaît

2009 C’est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde

2011 Changer le monde, tout un programme de Jean-Marc

2015 Dormez tranquilles jusqu’en 2100 et autres malentendus sur le climat et l’énergie

lire aussi, Pour mieux connaître Jean-Marc JANCOVICI

BONUS : « Lors de la conférence-débat que Michel Sourrouille avait organisé à l’Assemblée nationale le 25 janvier 2011 sur le pic pétrolier, Janco avait dit : « Je commence par une question, combien de parlementaires dans cette salle ? 1,2 3, on va dire sept ou huit ! Au niveau de l’énergie, c’est le serpent qui se mord la queue : les parlementaires n’ont pas conscience de l’urgence du problème, donc ils ne viennent pas s’informer, donc ils n’ont pas conscience du problème ! Quelle est la martingale qui permettrait à 200 parlementaires de se tenir tranquille dans une salle pendant trois heures pour écouter un cours ? Si quelqu’un a une réponse, je prends ! Comme les politiques sont interrogés par des journalistes qui n’y connaissant rien non plus, cela tourne en vase clos, à aucun moment il n’y a d’issue. »

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Notre incapacité à envisager le long terme

L’image du chef de l’État chevauchant son scooter des mers à la une de Paris Match, le 13 août, a choqué. « J’aurais préféré le voir sur un paddle ou un kayak, regrette la climatologue Valérie Masson-Delmotte. Là, ce qui est convoqué, c’est l’imaginaire de la vitesse, des loisirs bruyants et des énergies fossiles. » A mesure que les événements extrêmes s’enchaînent, ni le président de la République, Emmanuel Macron, ni le premier ministre, Sébastien Lecornu, n’ont tenu de discours fort sur le sujet.

Le gouvernement a fini par éluder le débat sur l’accélération du réchauffement climatique. Ses plans d’action sont court-termistes et traitent uniquement les conséquences du réchauffement. Cette mise sous silence des enjeux écologiques dans les discours officiels a été symbolisée par l’isolement de Monique Barbut au sein du gouvernement, d’où sa tentative de démission en juillet dernier : « Ce n’est pas en collant des clims à tout le monde ou en rasant nos forêts qu’on réglera les choses. »

Raphaël Glucksmann, s’est montré très discret, Marine Tondelier se contente d’un projet de « congé climatique ». Les réponses structurantes qui permettent à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter au réchauffement sont absentes.

Mais dans le baromètre Ipsos-BVA publié le 18 juillet, la protection de l’environnement a bondi de 12 points par rapport à juin, à 32 % dans les préoccupations des Français, pour se classer en quatrième position, derrière le pouvoir d’achat, l’avenir du système social et la délinquance. C’est la première fois que la population a expérimenté ce que pouvait être l’enfer d’un monde avec une augmentation sensible de la température !

Le point de vue des écologistes revenus de tout

– Notre fonctionnement institutionnel et l’ENA mettent a la tête du pays des « bêtes à concours » incapables de revoir leur logiciel néolibéral.

– Les politiques sont court-termistes comme le sont les milliardaires et les princes de la tech car ils pensent en termes de profits et surtout en termes de pouvoir.

– Le parti en tête des sondages pour la présidentielle est le parti qui fait le moins pour contrer le changement climatique.

– Dans quelques temps, les électeurs auront plus peur des migrants que des feux de forêt, CNews exige.

– La gauche et ses demandes répétées d’augmenter le pouvoir d achat donc d’émission de gaz à effet de serre…

– Et Mélenchon qui demande de supprimer les taxes sur l’essence lorsque les prix du pétrole grimpe suite à l’intervention US en Iran !!!

– Avec le dérèglement climatique, l’être humain est confronté au vertige ses propres limites : notre horizon n’est que de quelques décennies, celui des élus de quelques années.

– Notre système social n’est pas capable de prendre en compte le long terme et c’est ce qui nous mène droit dans le mur.

– La France ne pèse qu’un petit pourcentage des émissions globales de gaz à effet de serre.

– La Chine représente 30 % des émissions, les États-Unis 11 % et l’Union européenne 6 %.

On a perdu quelque chose dans les mentalités, et cela s’appelle l’utopie, la recherche de ce qui n’existe pas encore. L’utopie ou la mort, s’exclamait René Dumont en 1973…

Pour en savoir plus

https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/21/malgre-un-ete-de-tous-les-records-le-refus-d-obstacle-de-la-classe-politique-face-a-l-urgence-climatique_6751533_823448.html

Que dire de la publicité qui ponctue cet article invitant à nous joindre à une croisière au Vietnam organisée par le Monde?

Et à un prix compétitif : près de 7000 euros !

La régie publicitaire du Monde devrait s’interroger sur les injonctions paradoxales et la dissonance cognitive.

Partir à l’autre bout du monde, vu l’impact que ça a, c’est en vélo ou en pédalo…

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L’agonie pourtant prévisible du transport aérien

Coïncidence surréaliste des titres : « 16 000 avions à fabriquer » et « Canicule dans 22 départements  »

Le monde brûle, l’eau devient un problème… mais la classe moyenne voudrait prendre l’avion !

Le monde est au bord du gouffre, faisons un grand pas en avant !!

Tant qu’à aller dans le mur, allons y en avion !!!

Folie totale… Ah, j’allais oublier : « There is no alternative» !!!!

C’est comme assister à son propre suicide au ralenti sans pouvoir rien faire pour l’arrêter.

Eric Béziat : La pression monte sur l’avionneur européen qui va devoir cravacher pour tenir son objectif de 870 avions civils commerciaux livrés en 2026. Car Airbus, comme son concurrent américain Boeing, est engagé dans une course spectaculaire à la montée en cadence qui veut répondre à des exigences liées à la demande globale d’avions. Airbus a publié ses prévisions commerciales mondiales de long terme pour la période 2026-2045. Portée par un accroissement d’une classe moyenne urbaine (+ 1,4 milliard de personnes) demandeuse de mobilité, la croissance du trafic passagers atteindrait 4 % par an et ferait plus que doubler pour dépasser 10 milliards de voyageurs dans vingt ans. Les deux constructeurs évaluent la flotte totale d’aéronefs commerciaux à 50 000 en 2045 (contre environ 30 000 en activité aujourd’hui).

Les obstacles dus aux conflits armés ou à la flambée du prix des carburants ne freineront pas le mouvement, estiment les prévisionnistes de l’entreprise. Quant à un éventuel élan de sobriété en matière de transport aérien dans le but d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre – et par conséquent le réchauffement climatique –, l’avionneur ne l’envisage tout simplement pas.

Le point de vue des écologistes

Le transport aérien est la seule filière dégageant du CO2 pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucune alternative décarbonée. Aucune, sauf la contrainte pour limiter les déplacements.

Sandrine Rousseau députée, 16 avril 2025, au pdg de Safran : « L’aviation n’est pas une industrie d’avenir ».

Ce à quoi le DG de Safran a répondu « Y’ en a marre de donner de la confiture aux cochons ».

Sandrine Rousseau avait repoussé son argument de la création d’emploi. « La question, c’est 500 emplois pour quoi faire? Si c’est pour détruire la planète, on a 500 emplois qui vont probablement durer un temps très court »

Bon quand on n’aura plus rien à manger, au moins on pourra voyager en Boeing ou Airbus…

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L’avenir plus qu’incertain des transports aériens (2014)

extraits : La Biosphère sait que les solutions existent : les humains peuvent faire Paris-New York à la voile, mais aussi à la rame ! De toute façon il ne restera pour les générations futures que des énergies renouvelables, et elles n’auront alors qu’un seul choix : se relocaliser, moins se déplacer….

Limiter le trafic aérien, réduire les gaz à effet de serre (2015)

extraits : La Biosphère pense que faire confiance au progrès technique est une illusion car rien ne peut faire voler des plus lourds que l’air sans conséquences sur l’entropie. De plus les riches n’ont pas à monopoliser les voyages en avion. A chacun d’en tirer les conclusions !

Compagnies aériennes, un jour le kérosène les tuera (2016)

extraits : Le transport aérien bénéficie d’un régime d’exception en étant le seul secteur dont le carburant est exonéré de toute taxe au niveau international. Pourtant, il pèse 3 % des émissions carbone mondiales… Je me prends à rêver d’une société dans laquelle, en arrivant chez des amis, au lieu d’apporter un bouquet virtuellement parfumé au kérosène, on proposera d’aller uriner dans le jardin potager de la maîtresse de maison pour rendre quelques nutriments à la terre et augmenter sa production légumière à venir…. 

Mettre à terre le lobby aérien (2019)

extraits : Ne désespérez pas, militants écolos, votre alliée c’est la planète qui un jour ou l’autre nous dira « allez vous faire voir, je n’ai plus rien à vous offrir ». Et là les survivants devront s’adapter….

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Populisme fossile au Canada

Le mouvement écologiste est brisé par deux tendances contraires, la préservation de l’emploi à n’importe quel prix d’une part, et la préservation du niveau de vie d’autre part. Ainsi la politique d’allégement de la facture énergétique pour calmer la grogne des consommateurs. Ainsi va le système démocratique actuel, un populisme obligé puisqu’il faut bien être réélu. Les socio-démocrates font ainsi, les extrêmes droites ne font qu’en rajouter pour flatter le peuple. Arrivé au pouvoir en 2015, quelques jours avant la conclusion de l’accord de Paris sur le climat à l’issue de la Cop21, le premier ministre canadien Justin Trudeau avait été l’un des plus ardents défenseurs d’une taxation écologique visant à freiner les émissions de gaz à effet de serre (GES) en modifiant le comportement des citoyens. Il a maintenant rejoint le camp des populistes !

Hélène Jouan : Le 26 octobre 2023, Justin Trudeau annonçait la suspension pour trois années de la taxe carbone sur le mazout. Le gouvernement conservateur de la Saskatchewan a annoncé le 1er janvier 2024  que les consommateurs de gaz naturel et d’électricité étaient désormais exemptés du paiement de la redevance fédérale sur le carbone. Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, mène campagne pour l’abolition pure et simple de la taxe carbone sous le slogan « Axe the tax » (« hachez la taxe »)… Ottawa continue de donner son accord à de nouveaux projets d’exploitation de combustibles fossiles.

Le point de vue des écologistes désabusés

skid : Toujours le dilemme entre court terme et long terme : choisir entre polluer maintenant pour payer moins cher (en détruisant la stabilité climatique) et payer plus cher pour préserver l’avenir… Choisir l’usage de fossiles bon marché est forcément perdant puisque les coûts d’un climat instable sont quasi infinis sur le long terme. Cette société riche accro à la consommation, à l’hyper-mobilité et aux fossiles (pour leurs prix dérisoires) vit sur le dos des générations futures. Nous avons créé un monde (et un système économique) où l’intérêt individuel de court terme passe bien avant l’intérêt collectif de long terme.

Tiouriret : Soyez optimiste, faites comme E. Musk et ses semblables. Achetez une navette spatiale pour votre famille afin de vous mettre à l’abri sur une autre planète en cas de problème sur terre. Il suffit de traverser la galaxie pour trouver du profit ailleurs.

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L’écologisme contre le populisme, qui va gagner ?

extraits : Le populisme et l’écologisme sont deux axes de la pensée humaine incompatibles, si ce n’est complètement opposés. Le mouvement des « Gilets jaunes » en est un exemple frappant : mieux vaut épuiser le pétrole qu’accepter l’augmentation du prix de l’essence ou une taxe carbone…

Sables bitumineux entre richesse et catastrophe (2023)

extraits : Ma liberté, mon fric, mon pétrole à moi ! Au Canada, la guerre est déclarée entre la riche province de l’Alberta et Ottawa. La première ministre albertaine Danielle Smith a fait adopter une loi sur la souveraineté de la province canadienne. Cet acte législatif accorde à l’Alberta le pouvoir d’ignorer « les lois fédérales et les initiatives jugées contraires aux intérêts de la province ». En jeu : la libre exploitation du pétrole local, alors que les autorités fédérales voudraient la restreindre pour des raisons environnementales.

Le traité commercial avec le Canada menace le climat (2016)

extraits : le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) – visant à faciliter les échanges économiques entre son pays et l’Europe. En l’état, cet accord va à contresens de nos engagements internationaux de limiter le réchauffement climatique. Il fait une grande place aux énergies fossiles et limite la capacité des Etats à prendre les mesures nécessaires à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. En s’appuyant sur les tribunaux d’arbitrage, le CETA permettra aux entreprises de porter plainte contre un Etat adoptant une politique publique contraire à ses intérêts privés.

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L’incendie, c’est toujours chez les autres

– Au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle, le nombre de catastrophes survenant chaque année dans le monde a été multiplié par 20.

– Depuis 2000, elles tuent, blessent ou rendent sans domicile en moyenne 200 millions de personnes chaque année, soit 2,5 % de la population mondiale.

– La pédagogie de la catastrophe type Yves Cochet ou ce blog biosphere n’ayant servi à rien, c’est la catastrophe qui servirait de pédagogie. Mais rien n’indique que les désastres participent à un quelconque progrès. Je me suis trompé.

– Les récits médiatiques et scientifiques organisant la compréhension des événements catastrophiques sont l’objet de luttes narratives dont l’issue n’est pas encore fixée. L’imaginaire social évolue lentement, trop lentement !

– Alors que les incendies ont fait rage autour de Madrid, le « pacte d’Etat » de Pedro Sanchez face à l’urgence climatique est rejeté par une droite climatosceptique.

Cassandre a toujours tort…

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Nos écrits en 2005 sur la question carbone

Nous sommes en 2026,

bientôt la carte carbone ?

22.06.2005 cherche carbone, votre prix est le mien

Alors qu’on avait démarré les cours à 7 euros en janvier 2005, l’envolée brutale (à plus de 21 euros la tonne) des droits d’émission de dioxyde de carbone a surpris tous les industriels. Il faut dire que les échanges sont limités, les différentes places boursières non connectées et l’offre rare. Pourtant les cours du CO2 deviennent un déterminant important de la société thermo-industrielle, tant pour le calcul du prix du mégawatt de l’électricité que pour la localisation de l’activité : l’ industries lourde menace déjà les politiques, papeteries et cimenteries vont être obligé d’aller produire ailleurs qu’en Europe. Comme on s’y attendait, le droit de polluer est devenu un droit à polluer ailleurs, de toute façon l’augmentation de l’effet de serre pourra se poursuivre dans le sauve-qui-peut général.

Avec ou sans marché boursier, il ne faut pas en effet trop attendre des industriels qu’ils investissent dans des techniques moins polluantes qui n’existent pas vraiment. De toute façon l’essentiel de la progression de l’effet de serre résulte des transports et de l’habitat, donc des décisions des consommateurs individuels. Mais chut, ça il ne faut pas le dire puisqu’on ne fait rien en la matière !

01.07.2005 le climat, c’est compliqué

L’irruption du Pinatubo en 1991 projeta de telles quantités de poussière volcaniques dans l’atmosphère que la température moyenne à la surface de la Terre diminua de 0,5°C. J’entends tout de suite cogiter nos scientifiques : « Si on utilisait encore plus d’aérosols, ces particules vont réfléchir les rayons de soleil et le réchauffement climatique sera enrayé ». Biosphere signale d’abord que les aérosols d’origine humains représentent seulement 10 % de ceux générés par la Nature, ensuite ils sont de trop petites tailles. Comme ils servent alors de noyaux de condensation, ils diminuent la quantité des précipitations et réduiront ainsi les productions agricoles. Alors d’autres scientifiques : « On pourrait essayer de stimuler un gros volcan avec une petite bombe atomique ! ». Mais dans ce cas, comment doser la quantité de matière émises ?

        Il n’y a pas d’autres solutions contre l’effet de serre que limiter la consommation , mais la cécité humaine va de pair avec leur imagination débordante. La Biosphère rigole.

05.07.2005 Après Kyoto, sans illusions

Les Américains ont refusé de ratifié le protocole de Kyoto parce qu’ils ont d’abord nié la réalité du changement climatique, puis ils ont mis en cause le lien entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, tout cela à l’encontre de l’évidence scientifique. Ils ont aussi prétexté de l’absence de contraintes sur les grands pays du Sud, exclu en effet des efforts recommandés par le protocole d’ici 2012, mais il fallait bien que le pays le plus pollueur de la planète montre l’exemple : les USA génèrent 21 à 25 % des GES pour seulement 5 % de la population mondiale. Enfin les Américains ne veulent pas voir leur croissance amputée, les emplois détruits et la modification d’un mode de vie si agréable que les prisons américaines sont les plus pleines de la planète.

La Biosphère se dit alors : vivement la pétroapocalypse pour que les Américains se souviennent de 1929.

09.07.2005 Kyoto à petits pas

Malgré ou à cause des attentats terroristes à Londres, le G8 réuni en Ecosse publie un texte commun sur le changement climatique : « Ceux d’entre nous qui ont signé le protocole de Kyoto (c’est-à-dire tout le monde sauf les Etats-Unis) se félicitent de son entrée en vigueur et oeuvreront pour en assurer le succès (….) La convention-cadre des nations –Unies constitue l’enceinte appropriée pour négocier l’avenir du régime multilatéral sur le changement climatique ».

G.Bush accepte donc que cet « accord pourri » (comme il l’avait qualifié avant l’ouverture du sommet) soit reconnu à sa juste valeur, c’est-à-dire le strict minimum des obligations de la communauté internationale envers la Biosphère.

07.09.2005 SUV, sports utility vehicles

Les ventes de 4×4 ont quintuplé depuis 10 ans pour atteindre 5,1 % du marché en France. Ces voitures n’ont pourtant rien à faire en ville et pas plus sur les petites sentiers de campagne puisque l’Ademe pense que cet achat n’est pas un acte rationnel : le 4×4 pollue proportionnellement davantage à cause de son poids, du manque d’aérodynamisme de ses lignes, sans compter la transmission intégrale permanente aux quatre roues qui absorbe un surplus d’énergie ; rouler en 4×4 (229 g/km de CO2) contribue au réchauffement climatique beaucoup plus qu’une berline (142 g/km de CO2). Son usage incarne une américanisation rampante du mode de vie occidental alors que le slogan « toujours plus » est désormais dépassé, c’est une forme d’arrogance, si ce n’est de provocation.

Des SUV sont déjà incendiés en Pennsylvanie, des vitres brisées dans l’Etat de Washington et des slogans « no blood for oil » tagués sur leurs carrosseries dans le Massachusetts. La Biosphère saute de joie devant ces actes, car que faire d’autre contre la bêtise humaine : deux tiers des américains préfèrent embrasser leur voiture plutôt que leur mère !

08.09.2005 Loi sur l’énergie

Quatre années d’intenses négociations pour une loi américaine sur l’énergie de 1724 pages, adoptée définitivement le 8 août dernier. L’acquisition de SUV (= 4X4) est toujours fiscalement favorisée et les normes pour l’efficacité énergétique des véhicules comme de l’habitat ne sont toujours pas renforcées. On distribue aussi beaucoup de subventions pour les principaux soutiens financiers des républicains ou pour soutenir la production et favoriser la création de nouvelles raffineries. Mais la loi fait complètement l’impasse sur la gestion de la demande alors que dans les transports il n’existe pas de produits économiquement substituables au pétrole. Les mesures en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique sont d’ailleurs inexistantes.

Avec 40 % d’électricité produite à partir du charbon et plus de 5 tonnes de CO2 émises annuellement par habitant (contre 1,8 en France), le gouvernement Bush veut ignorer totalement le poids du mode de vie américain sur la Biosphère. Puisse les catastrophes naturelles s’exacerber aux USA…

16.08.2005 Une seule solution, la décroissance

Les deux principaux pays pollueurs au monde, les Etats-Unis et la Chine, ainsi que l’Australie, l’Inde, le Japon et la Corée du sud ont signé un partenariat sur le développement propre et le climat. L’objectif est de mettre des moyens en commun pour développer des énergies plus propres (gazéification du charbon, géothermie)) et promouvoir le transfert de technologies nouvelles centrales nucléaires, éoliennes plus performantes. Alors que ces six pays représentent la moitié des émissions mondiales de CO2 , il ne s’agit nullement de réduire les émissions comme le faisait le protocole de Kyoto, mais de promouvoir une croissance économique moins intense en gaz à effet de serre.

Encore une fois, la Biosphère constate que les humains veulent toujours remettre à plus tard la nécessaire décroissance productive en utilisant des alibis dérisoires.

27.09.2005 Emprisonner le CO2 ?

La capture du CO2 n’est praticable que là où sa production est la plus concentrée, les centrales thermiques (40 % des émissions mondiales de CO2), mais aussi les cimenteries, les raffineries ou les unités sidérurgiques. Les procédés envisagés ont un coût estimé de 50 à 70 euros la tonne, soit deux ou trois fois plus élevé que le prix auquel s’échange le carbone sue la bourse des « droits à polluer ». En effet la capture dans les fumées de combustion est fortement énergivorace. De plus il faut des pipelines pour envoyer au loin ce CO2 dans des réservoirs géologiques, des aquifères salins profonds ou des gisements de gaz ou de pétrole en fin d’exploitation. Or l’étanchéité » des sites pour une durée de 50 à 100 ans est loin d’être assurée et nécessite des travaux de vérification considérables. (Le Monde, 16.09.2005)

Il est fort dommageable pour la Biosphère qu’on envisage plutôt tous les moyens de continuer à exploiter les énergies fossiles au lieu de décider de les exploiter le plus rapidement possible en modifiant complètement les modes de vie !

28.09.2005 Limiter le trafic aérien

Si les émissions totales de gaz à effet de serre ont diminué en Europe de 3 % entre 1990 et 2002, celles générées par le trafic aérien ont augmenté de près de 70 %. Au niveau international, le trafic aérien a engendré en 2002 des émission qui représentent 12 % du total des émissions produites par les transports. Mais l’impact est nettement plus grand si tous les facteurs sont pris en considération. Les oxydes d’azote qui sont rejetées par les avions à leur attitude de croisière forment de l’ozone. Ils engendrent la formation de traînées de condensation qui contribuent également au réchauffement climatique. Pour donner une idée de l’ampleur du problème, sachez que chaque vol aller-retour entre Londres et New York produit, pour deux passagers, presque autant de CO2 qu’une voiture particulière européenne moyenne en un an. La commission européenne pense que si les prix reflètent ces coûts externes, les consommateurs seront plus conscients du coût global de leur vol et les compagnies seront plus enclines à investir dans des technologies respectueuses de l’environnement.

Mais la Biosphère pense de son côté que les riches n’ont pas à monopoliser les voyages en avion ; de plus faire confiance au progrès technique est une illusion car rien ne peut faire voler des plus lourds que l’air sans conséquences sur l’entropie. A chacun d’en tirer les conclusions !

02.10.2005 L’effet de serre dope l’effet de serre !

Dans la rubrique « l’avenir de la planète », le journal Le Monde nous apprend ceci : « Face aux fortes chaleurs et surtout au stress hydrique, les plantes adoptent un mécanisme de défense qui leur permet de limiter leur évapotranspiration : elle ferment les stomates de leurs feuilles, ce qui ralentit la photosynthèse et absorbe moins de CO2. A l’échelle de l’Europe, la production végétale a donc chuté de 30 % en 2003 dans les peuplements forestiers comme sur les surfaces cultivées ; une baisse sans précédent au cours du siècle écoulé. Dans le même temps, avec la respiration des végétaux, les écosystèmes ont relâché dans l’air quelque 500 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de quatre années de séquestration du même gaz par la végétation. Alors que les experts estiment qu’au niveau de la planète entière le manteau végétal permet de capturer entre 10 % et 20 % des émissions humaines de CO2, le bouclier vert risque donc de se transformer en menace. »

En vis-à-vis de cette information, le journal Le Monde présente sur toute une page la nouvelle Clio (117 à 179 g de CO2 pour des moteurs de 75 à 105 ch.) ainsi que l’Alfa Roméo 159 de 260 ch. Pour 1,9 tonnes ; mais le niveau d’émission de gaz à effet de serre de ce modèle n’est pas indiqué ! Ce n’est pas sur un journal d’information aussi schizophrène que la Biosphère peut compter. Alors, où est l’espoir ? Seulement dans ces militants de l’action directe qui commencent prudemment à dégonfler les pneus de 4×4 en attendant de devenir plus virulents…

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2026, les délires climatiques de l’extrême droite

Alors que des incendies dévastateurs et de moins en moins maîtrisables ravagent la planète, le climato-scepticisme fait fureur. En dépit de l’appel du roi Felipe VI à l’union nationale face aux incendies qui ravagent l’Espagne, le « pacte d’Etat » face à l’urgence climatique, annoncé dès l’été 2025, est encore une fois rejeté le 28 juillet par une droite climatosceptique.

Selon la porte-parole du Parti populaire (PP, droite) Ester Muñoz : « Le fait que le climat change est un phénomène qui s’est produit tout au long de l’histoire de l’humanité et de la Terre, c’est une évidence ».

Au siège du PP à Madrid, on enfonce le clou en assurant qu’« aucun des récents incendies survenus en Espagne n’a été causé par le changement climatique, mais par des négligences ou par l’action de l’homme ».

Le changement climatique tue” est un mantra que la gauche ne cesse de répéter pour ne pas assumer ses responsabilités alors qu’il y a une « mauvaise gestion du gouvernement .

Le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, s’en prend régulièrement aux « fanatiques du climat » qui établissent un lien direct entre vagues de chaleur et incendies.

Le point de vue des écologistes

– 1 % des chances d’un attentat terroriste suffit à prendre des mesures, mais 90 % de chances d’un bouleversement climatique majeur n’est pas suffisant.

– Les décisions appropriées sont orientées par une idéologie politique.

– Un récit fondé sur des faits mais demandant des efforts est moins engageant qu’une histoire bâtie sur un mensonge.

– Nous ne voyons que ce que nous voulons voir.

– Nous sommes extraordinairement compétents pour distinguer nos alliés de nos ennemis, mais le réchauffement climatique n’est pas causé par un ennemi externe.

– Nos émissions de gaz à effet de serre sont associés dans notre esprit à notre confort et à la protection de nos emplois.

– Il faudrait accepter des pertes à court terme dans notre réalité immédiate pour réduire le risque de pertes indéfinies à long terme.

– Nous observons les comportements autour de nous pour savoir comment réagir car ne pas être en phase avec le groupe est synonyme d’exclusion.

Quand les recommandations de ce blog, déconsommation, désindustrialisation, désurbanisation, démilitarisation… seront-elles de mise dans le langage courant ?

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Nos écrits en 2005 sur les solutions à l’effet de serre

Nous sommes en 2026,

on se contente de s’adapter, clim à l’appui !

22.03.2005 choix de premier rang

La Biosphère ne s’excuse pas de contredire le ministre des affaires étrangères des Pays-Bas : la politique énergétique de l’UE ne peut s’arrêter à ce qu’il faut appeler des choix de second rang, c’est-à-dire uniquement une problématique d’offre d’énergie. Elle attend toujours un responsable politique digne de sa responsabilité qui envisage les priorités de premier rang, la maîtrise de la demande d’énergie.

04.04.2005 La dernière goutte… de pétrole

Une étude de l’Agence Internationale de l’Energie (sous l’égide des 26 pays de l’OCDE, les pays riches) recommande aux pays consommateurs de pétrole de restreindre leur consommation : l’AIE invite donc les gouvernements à préparer une série de mesure, par exemple réduction à 90 km/h de la vitesse sur autoroutes… Mais en France, le plan climat de juillet 2004 avait renoncé au bonus-malus écologique destiné à pénaliser les grosses cylindrées et le projet de loi d’orientation sur l’énergie qui passait en deuxième lecture le 30 mars ne porte aucune trace de « chasse au gaspi ». Les parlementaires avaient même exclu l’idée de passer de 130 à 120 km/h sur autoroute !

La Biosphère vous dit : vous voulez rouler trop vite, la chute en sera d’autant plus brutale !

29.08.2005 Neutre pour le climat

Pour réaliser leur livre, « 80 hommes pour changer le monde », Sylvain Darnil et Mathieu le Roux ont interrogé des entrepreneurs dans différents pays. Pour rester neutre par rapport au climat, les auteurs ont alors calculé l’empreinte climatique de leur voyage autour du monde grâce au site Internet futureforests.com. Ils ont en conséquence financé un projet de plantation, au pied du Kilimandjaro, de 1300 pousses de M’pingo, une espèce rare d’ébène africain. La croissance de ces arbres devrait absorber, tout au long de leur vie, l’équivalent des 11 tonnes de CO2 émises par l’ensemble de leurs trajets.

L’initiative est louable, mais si la croissance d’une forêt fixe le carbone, un incendie détruira tous les efforts accomplis. La seule énergie utilisable pour les déplacements humains doit résulter des énergies renouvelables, on ne peut recouvrir la terre toute entière d’arbres

29.09.2005 Discours foireux

Lee Raymond, PDG d’Exxon Mobil : « Les énergies renouvelables sont un gâchis total d’investissement » et le réchauffement climatique « une notion non scientifique propagée par des chercheurs en mal de budgets ». Dick Cheney, vice-président des USA : «  Economiser l’énergie peut être une vertu individuelle, mais pas une base pour construire une politique énergétique solide ». Mais heureusement la dépendance des USA vis à vis de l’étranger, pour 65 % du pétrole et 15 % du gaz consommés, implique nécessairement un changement de registre. Ainsi selon James Woolsey, ancien directeur de la CIA : « La coalition des défenseurs de la nature, d’hommes politiques de bonne volonté et de faucons de la sécurité nationale peut mettre fin à la toute puissance du pétrole ».

Les humains commencent à penser juste bien trop tard et trop souvent pour de mauvaises raisons. Les gaz à effet de serre d’origine anthropique n’auraient jamais du se multiplier au détriment des ressources fossiles : laissez à la Nature ce qui appartient à la Nature.

30.09.2005 Consomm-acteur ?

Le prix de l’essence affole facilement les boussoles politiques. La gauche réclame le rétablissement de la TIPP flottante (mécanisme inventé par L.Fabius à Bercy en 2001-2002), c’est-à-dire une baisse de taxe. Le gouvernement supposé libéral de D. De Villepin a choisi de montrer du doigt les profits des compagnies pétrolière. Reste à savoir ce qui est citoyen en matière d’énergie en général et de pétrole en particulier. S’il s’agit de baisser les taxes ou de taxer les majors pour financer une baisse du carburant, et donc relancer la consommation de pétrole, il n’est pas sûr que ce soit dans l’intérêt à long terme de la France et de la planète l’attitude la plus « citoyenne ».

La Biosphère ne peut qu’être en accord avec la Cour des comptes qui, dans son rapport « fiscalité et environnement » indique : « La TIPP contribue à limiter la consommation d’énergie fossile ; elles constitue à ce titre un outil efficace pour respecter les objectifs de réduction des gaz à effet de serre ». Comme la TIPP est moins appropriée pour limiter la pollution locale, la Cour envisage aussi des péages urbains pour limiter l’accès des automobiles aux centres-villes. Préparez-vous à ouvrir votre porte-feuille !

01.10.2005 Vive le pétrole cher !

Le baril de pétrole a récemment dépassé 70 $, il faudrait qu’il augmente encore continûment. En effet certains politiciens et chefs d’entreprises commencent enfin à penser aux économies d’énergie et à la relance des énergies renouvelables car des perspectives s’ouvrent grâce à la hausse des prix. Selon la présidente de l’Ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), le kWh éolien coûte aujourd’hui à peu près autant que le kWh fourni par une turbine à gaz ; pour le thermique, si vous prenez le chauffage au bois, avec un baril durablement à 60 $, il devient compétitif par rapport à un chauffage au fioul ; à 65 $ le baril, certains biocarburants deviennent compétitifs, mais pour d’autres il faudra attendre que l’on se rapproche de 80 ou 100 $. De toute façon, pour que l’investissement dans les énergies renouvelables progresse, le prix du pétrole doit monter toujours plus haut : le kWh photovoltaïque revient encore sept fois plus cher que l’éolien.

La Biosphère aime les énergies renouvelables qui brassent la vie sur Terre comme l’a fait le cyclone Katrina au Sud des USA. Elle préfère sans aucun doute une humanité moins nombreuse qui limite ses besoins en énergie.

02.10.2005 La décroissance (disponible en kiosque) 

Dans ce bimestriel sous-titré « Le journal de la joie de vivre », cette intéressante conclusion sur l’impuissance humaine à contourner l’effet de serre d’origine anthropique : « Une étude publiée dans Nature estime qu’il n’y a aucun bénéfice énergétique à utiliser la biomasse des plantes pour fabriquer du carburant. Selon les chercheurs de l’université de Cornell et de Berkeley, la fabrication du carburant éthanol à parti de maïs nécessite un tiers de plus d’énergie que celle qui sera restituée comme carburant. Utiliser de la biomasse n’est donc pas une stratégie soutenable. Une autre étude parue dans Bioscience montre quant à elle que l’éthanol à usage de biocarburant réduit la biodiversité, augmente l’érosion des sols et consomme de grandes quantités d’eau ».

La Biosphère savait déjà que les humains n’auraient jamais du se déplacer autrement qu’à pied, ils sont déjà suffisamment doués naturellement pour être des coureurs rapides et endurants ou des marcheurs infatigables …

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Nos écrits en 2005 sur les causes de l’effet de serre

Nous sommes en 2026

et nos émissions de GES augmentent encore !

24.02.2005, Renault détraque le climat

Pour l’instant produite en Roumanie (capacité de 150 000 véhicules) et commercialisée dans huit pays d’Europe de l’Est, la Logan de Renault à 5000 euros est un succès avec 40 000 commandes en trois mois, le double des prévisions. Mais il est aussi prévu de produire la Logan en Inde près de Bombay pour un volume de 50 000 véhicules par an, c’est un marché si prometteur. Il y a aussi des usines prévus dans tous les pays émergents, la Russie, le Maroc, la Colombie et on espère même pour bientôt la Chine et l’Afrique du Sud. Le constructeur d’origine française espère ainsi vendre un million de ces berlines familiales en 2010, bonjour l’effet de serre. D’un coté les humains veulent bien mettre en œuvre lentement le protocole de Kyoto (le 16 de ce mois), de l’autre ils accélèrent tout ce qui peut nuire au climat.

Devant tant d’inconséquence, la Biosphère ne peut malheureusement que secouer quelques plaques tectoniques !

11.03.2005, brève

Un institut de recherche américain nous révèle qu’au rythme de 8 % de croissance annuel du PIB, le parc automobile chinois devrait s’établir à 1,1 milliard d’unités en 2031… et le même jour, G.Bush réitère ses appels en faveur d’une réforme du secteur de l’énergie face à la hausse des prix mondiaux du pétrole et de l’essence : c’est ça les contradictions du monde moderne !

11.04.2005 une voiture propre ?

Petit exercice de mathématique : Sachant d’une part que les constructeurs européens d’automobiles risquent des sanctions financières s’ils n’atteignent pas en 2008 une moyenne pondérée de 140 grammes de CO2 par véhicule, et d’autre part que la moyenne des émissions des voitures neuves est passé entre 2001 et 2004 de 154 à 152 grammes, calculez le nombre d’années de délai supplémentaire que l’UE va donner aux industriels pour s’acquitter de leurs obligations.

La Biosphère connaît déjà la réponse, cela s’appelle « réchauffement climatique ».

07.07.2005 Bush touché par l’état de grâce !

Avant le sommet du G8, George Bush, cet hérétique à la tête des Etats-Unis, vient d’avoir enfin une Révélation : « Je reconnais que la surface de la Terre est plus chaude et que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquée par l’activité humaine contribue au problème ».

Encore quelques conversations avec l’ange Gabriel, et Bush signera le protocole de Kyoto.

26.09.2005 Cercles vicieux

Les activités humaines engendrent au Royaume-Uni l’émission d’environ 150 millions de tonnes équivalent-carbone. En outre, le réchauffement climatique entraîne dans certains écosystèmes des réponses qui conduisent directement à son aggravation : des mécanismes de minéralisation transforment en effet le carbone organique stocké dans les sols en CO2, particulièrement quand ils sont tourbeux et sous des conditions climatiques de froid et d’humidité. Ainsi le dioxyde de carbone relâché par les sols d’Angleterre et du Pays de Galles entre 1978 et 2003 s’est libéré dans l’atmosphère à concurrence de 13 millions de tonnes. Ces pertes correspondent à la totalité des réductions d’émission de CO2 réalisées par le Royaume-Uni entre 1990 et 2002 et n’ont pas été envisagées par le protocole de Kyoto. De même la couverture végétale des régions arctiques (toundra) augmente avec la synthèse de nouvelle biomasse entraîné par le réchauffement. Cette croissance des arbustes modifie l’enneigement hivernal et ces régions réfléchissent moins la lumière du soleil et absorbent plus d’énergie. Cet excès est susceptible de libérer une part du carbone stocké dans les sols !

Une politique climatique efficace devrait donc dans un avenir très proche tenir compte de toutes les sources de carbone : ce n’est pas demain que la Biosphère évitera le réchauffement et l’exacerbation des phénomènes météorologiques…

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Nos écrits en 2005 sur le constat climatique

Nous sommes en 2026

et les canicules se multiplient

15.05.2005 désinformation

Le problème de l’écologie, c’est la tendance humaine à se valoriser en prenant le contre-pieds de la réalité, surtout si on y trouve un avantage financier. Ainsi le botaniste D.B. (pas besoin de lui faire encore de la publicité) ne cachait pas son scepticisme sur l’origine humaine du réchauffement climatique, soutenant dans l’hebdomadaire New Scientist : « Les kyotoistes mentionnent rarement que 555 des 625 glaciers observés par le service mondial d’observation des glaciers ont grossi depuis les années 1980. »

Une contre-enquête a montré qu’il s’agissait de quelques glaciers seulement, le changement climatique n’ayant pas des effets uniformes sur la planète, et qu’on a fait aussi une faute de frappe, 555 au lieu de 55 %. De plus les sources de D.B. sont toutes idéologiquement orientées et mal interprétées. En réalité tous les indicateurs restent pessimistes, par exemple en une seule année (2003) les glaciers des Alpes ont perdu de 5 à 10 % de leur volume.

A force de se construire des mensonges, les humains s’empêchent de réagir et demain il sera trop tard.

6.06.2005 ça chauffe !

Sous l’impulsion  de la MIES (mission interministérielle à l’effet de serre) et dans le cadre du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), la communauté scientifique française converge pour annoncer un réchauffement moyen de la planète compris entre 1,5 et 4° d’ici 2100. Plus grave, il restera encore 20 % de CO2 dans l’atmosphère en l’an 3000 par rapport à ce qui a été émis en 2000, et ce même si on s’était arrêté immédiatement à ce niveau.

La Biosphère condamne solennellement la satisfaction de soi et l’aveuglement de la société thermo-industrielle actuelle et demande à tous les humains de prendre conscience afin d’essayer par tous les moyens de transformer le cours des choses.

13.06.2005 whistleblowers, lanceurs d’alerte

Le chef du conseil de la Maison Blanche a modifié substantiellement, pour en amoindrir la portée, des rapports officiels décrivant les recherches scientifiques sur le changement climatique. Il faut dire que ce manipulateur travaillait précédemment pour l’American Petroleum Institute, un lobby pétrolier qui a entraîné Bush à sortir du protocole de Kyoto sous le fallacieux prétexte que les sciences du climat étaient si incertaines que l’impact de l’activité humaine sur l’effet de serre serait contestable. Depuis quatre ans la politisation du pouvoir américain (il faudrait plutôt dire « l’action des vendus aux marchands de pétrole ») a eu des conséquences terribles sur les programmes scientifiques, jusqu’à entraîner de l’autocensure. Tout cela aboutit à tromper des Américains qui ont déjà tendances à se tromper eux-mêmes sur la pérennité de leur niveau de vie. Le libéral-capitalisme va donc piller les ressources non renouvelables jusqu’au point de non retour.

La Biosphère félicite tous les citoyens lanceurs d’alerte qui dénoncent cette société construite pour empêcher les gens de s’apercevoir que la planète va de plus en plus mal.

10.08.2005 ça va chauffer !

La combustion massive de charbon, de pétrole et de gaz depuis la révolution industrielle a réchauffé l’atmosphère en émettant du CO2, mais elle a aussi contribué à limiter ce réchauffement en émettant de grandes quantités de particules et surtout de dioxyde de soufre. Ce dernier, une fois transformé dans l’atmosphère en aérosols sulfatés, réfléchit les rayons du soleil comme un parasol et influence la formation des nuages, qui agissent aussi sur la température de la Terre. Ce phénomène bien connu a masqué une partie du réchauffement jusqu’à présent, mais il s’estompera probablement au fur et à mesure que les politiques de lutte contre la pollution locale réduiront les émissions de SO2 un peu partout dans le monde. Or, les aérosols sulfatés ne restent que quelques jours dans l’atmosphère tandis que le CO2 y reste plus de cent ans ! Il se peut que cet effet des aérosols ait largement masqué le réchauffement dû aux gaz à effet de serre, d’où une sous-estimation du réchauffement à venir qui, dans le pire des cas, pourrait atteindre 7,8 °C !

La Biosphère vous dit : il n’y a que la décroissance humaine qui mérite attention.

26.09.2005 Schizophrénie humaine !

Entre l’an 2000 et 2003 (avant la canicule), quatre enquêtes ont été réalisées pour le compte de l’Ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) sur le thème des représentations sociales de l’effet de serre. En l’an 2003, à peine plus de 10 % des personnes interrogées fait confiance au progrès technique pour trouver des solutions au réchauffement climatique et une proportion à peu près équivalente (13 %) estime qu’il n’y a rien à faire face à un phénomène « inévitable ». Mais la plus grande partie des personnes interrogées préconise une modification importante de nos modes de vie : de 68 % dans l’enquête de 2000, le pourcentage est passé à 75 %. A contrario, si l’opinion publique approuve en théorie des mesures politiques « impopulaires » comme le bridage des moteurs ou la diminution des crédits consacrés aux autoroutes, il refuse la perte de confort que supposerait l’interdiction de la climatisation des voitures.

La classe globale, celle qui possède un véhicule personne, est schizophrène, elle veut une chose et son contraire. La Biosphère a le temps d’attendre, sans doute. Mais pour l’équilibre des sociétés humaines, ce n’est pas le cas !

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Les incendies, on les a bien cherchés !

– Les incendies en France ont surtout une origine humaine : neuf feux de forêt sur dix sont provoqués par l’activité humaine. Nous sommes trop nombreux.

– Certes le réchauffement climatique n’allume pas les feux mais rend leur développement plus facile et plus violent. C’est logique.

Le réchauffement climatique, cela fait des dizaines d’années qu’on dit internationalement qu’il faut faire quelque chose. Procrastination !

– Comme l’a dit la porte-parole de la macrolepénie : « Il faut continuer à faire de la croissance pour pouvoir augmenter les moyens des pompiers ».

– Nous les futures générations remercions chaleureusement les automobilistes dont les émissions de gaz à effet de serre nous lègue un monde qui brûle.

 

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TotalEnergie, la guerre merdiatique

Nous devrions savoir que notre société n’est pas démocratique, ce sont les grandes entreprises qui ont le pouvoir. Elles ont avec eux le pouvoir financier, un marketing, la publicité omniprésent, l’appui des gouvernants et même souvent l’appui de la justice. Comme cela ne suffit pas, on rétribue des lobbyistes pour agir parmi les commentaires sur LE MONDE ! On les reconnaît, ils ont des éléments de langage à rependre en boucle. Exemple :

Cmda83 : Il faudrait expliquer comment ils peuvent faire pour que leurs clients arrêtent d’acheter leurs produits. Pendant ce temps, les juges n’ont pas le temps de s’occuper des criminels et des pedophiles en particulier

Ptite pomme : Un tel procès n’a ni queue ni tête et occupe un certain nombre de magistrats qui pourraient s’occuper des atteintes sexuelles sur mineurs…

solon01 : Belle occasion de transférer le siège social à l’étranger vu la débilité d’une décision qui montre la déliquescence de la Justice avec aussi la petite Lyanna.

Gorrekear : Ras le bol de ces procès débiles.

Phily : C’est une pantalonnade, de la plainte, débile, jusqu’à la condamnation, tout aussi débile. J’espère que Total aura la possibilité de contre-attaquer et le fera

Jm Dionisi : Donc Total ne doit plus vendre son essence à ces clients débiles. Total va donc vendre à l’étranger, et nous on ira chez Leclerc ou Carrefour qui pourra augmenter ses prix de 50%. Je crois qu’encore une fois la justice fait de la politique, et que de tels arrêts mènent la France à la ruine.

TN27 : La justice devient maintenant plus hypocrite et débile que les politiciens. La Ville de Paris n’a qu’à faire marcher les bus à l’hydrogène ou électricité au lieu de larmoyer. Le ministère public a raison de manifester car ils seront implicitement impliqués dans la prise de conscience pour les gens de consommer moins. Il vaut mieux produire et polluer en Chine, on aura moins de problèmes ! La France marche sur la tête.

Ugo : Je constate que de nombreux commentaires contiennent le même élément de langage, le mot « débile », alors qu’on le voit plutôt rarement. Est-ce une simple coïncidence ?

Juniper Berry : Le lobby des énergies fossiles et les employés de Total en force dans les commentaires. Vous n’avez pas eu assez chaud cette semaine?

Pffff : Force est de reconnaître que nombre de commentateurs (débiles) n’ont pas bien saisi le sujet de la condamnation de TotalEnergie !

Wily S. : Pour certains lecteurs, les magistrats sont débiles de demander à Total de préparer sa décarbonation, en prenant en compte les émissions des utilisateurs. Les mêmes hurleraient au crime si la justice absolvait les producteurs de drogue sous prétexte qu’ils ne contrôlent pas la consommation de drogues. Pourtant l’addiction de la société aux hydrocarbures n’a rien à envier à l’addiction aux drogues.

Michel SOURROUILLETotalEnergie va faire appel, puis Cour de Cassation, puis procès à nouveau… on aura dépassé les 4°C de réchauffement climatique avant que la justice tranche définitivement pour un arrêt qui ne sera d’ailleurs pas respecté ! Cela donne peut-être envie d’attenter aux biens qui nuisent à notre avenir…

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TotalEnergies contre la vigilance climatique !!!

Ce 25 juin, résultat du premier procès fondé sur le devoir de vigilance climatique …

il est retardé depuis des années par TotalEnergies !

Depuis 2020, une coalition d’associations (Notre affaire à tous, Sherpa, France Nature Environnement) et la Ville de Paris demandent à la justice de contraindre TotalEnergies à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en réduisant drastiquement sa production d’hydrocarbures de manière à se conformer à l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C .Elles s’appuient sur la loi relative au devoir de vigilance qui, depuis 2017, impose aux sociétés de plus de 5 000 salariés en France (ou de plus de 10 000 dans le monde) de mettre en œuvre un plan de vigilance destiné à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves aux droits humains, à la santé et à l’environnement qui pourraient résulter de leurs activités

– Dans des arrêts rendus le 18 juin 2024, la cour d’appel de Paris a jugé recevables les actions intentées par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) contre TotalEnergies et EDF sur le fondement de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.

– Lors du procès intenté par une coalition d’associations et la Ville de Paris qui s’ouvre le 19 février 2026, le ministère public fait valoir que « le champ d’application de la loi sur le devoir de vigilance ne s’étend pas au changement climatique » !!!

– Le 25 juin 2026, les juges du Tribunal judiciaire de Paris se prononcent sur la compatibilité de la stratégie climatique de TotalEnergies avec son devoir de vigilance, ainsi qu’avec les exigences du droit civil français en matière de prévention des dommages écologiques (trajectoire vers la neutralité carbone ; stratégie de financement et d’investissement dans les énergies fossiles et notamment le gaz ; expansion fossile via l’exploration et le développement de nouveaux projets pétro-gaziers). 

La décision des juges a lieu dans un contexte de dérégulation au niveau européen, sous la pression des lobbys des grandes entreprises européennes : TotalEnergies a notamment mis en œuvre un lobbying acharné pour supprimer, dans la directive européenne sur le devoir de vigilance (CSDDD), l’obligation d’adopter un plan de transition climatique ; elle avait même demandé l’abrogation pure et simple de la CSDDD.

Un des enjeux clés du procès sera celui de la compatibilité entre la stratégie d’expansion des énergies fossiles de TotalEnergies et les objectifs de l’Accord de Paris. Si les nouveaux projets pétro-gaziers développés partout dans le monde par l’entreprise sont jugés incompatibles avec le budget carbone restant pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et les obligations de vigilance du groupe, la décision pourrait renforcer le risque juridique associé au développement de nouveaux projets fossiles qui menacent notre santé et notre sécurité à tous·tes, et en premier lieu celles des communautés locales. 

NB : En novembre 2024, la cour d’appel de La Haye avait confirmé que Shell est effectivement tenue de lutter contre le réchauffement climatique et de réduire ses émissions. Elle a également reconnu que la cessation de l’exploration de nouveaux gisements de pétrole et de gaz pouvait  constituer un levier pertinent pour satisfaire au devoir de prudence climatique pesant sur une entreprise pétrogazière – à l’instar de ce qui est demandé dans ce contentieux contre TotalEnergies. 

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Le pétrole de Patrick Pouyanné en procès

extraits : Patrick Pouyanné dirige Total, un des 5 groupes pétroliers qui ont dépensé 1 milliard d’euros en lobbying pour qu’aucune mesure contraignante ne soit adopté ces dernières années. Dans deux ou trois siècles, on regardera sûrement les patrons des multinationales qui dévastent la nature, asservissent leur main d’œuvre et manipulent les consommateurs comme on regarde aujourd’hui les seigneurs de l’Ancien régime qui pouvaient faire ce qu’ils voulaient de la vie des serfs. Certains n’attendent pas qu’ils soient jugés par l’histoire, ils utilisent les prétoires pour se faire entendre….

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La canicule, fake news, elle n’existe pas

L’adaptation au réchauffement climatique, ça n’existe pas, sauf à promouvoir la climatisation qui réchauffe le climat. Une cellule de crise – réunissant pas moins de 14 ministres – avait été installée à la veille de la Fête de la musique pour « territorialiser » la gestion de la canicule. Mais à un an de la présidentielle, aucun grain de sable ne vient enrayer la mécanique politicienne, et surtout pas la deuxième vague de chaleur de l’année qui plonge la France dans la fournaise !

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) le 19 juin 2026 : « Faites les Andalous, sortez dehors plus tard, la Fête de la musique si vous la décalez un peu, hé ça ira, il y aura moins de soleil »

Bruno Retailleau le 20 juin a tenu son premier meeting de campagne dans une salle climatisée : « Merci d’avoir bravé la canicule. » Et ce fut tout sur le sujet.

Marine Le Pen a fait entendre, comme à l’été 2025, une défense de la climatisation : « C’est une décision de santé publique que d’équiper massivement l’ensemble de nos locaux publics en commençant par ceux qui accueillent les plus faibles. »

Marine Tondelier le 21 juin : « Il y a des endroits où on ne peut plus se passer de clim »

La députée écologiste de Paris : « Pour les écoles, les bâtiments publics, bien sûr qu’il faut la climatisation. Elle doit être installée en vertu d’une décision collective. »

« Comme si la canicule était un événement inattendu », a déploré le 20 juin la députée (Génération écologie) Delphine Batho, dénonçant une « impréparation indigne de la République ».

Enfin une parole écolo pertinente… si Delphine Batho, candidate déclarée à la présidentielle, ne venait pas d’écrire un livre pour ne rien dire ! Après avoir, en 2021, fait campagne pour la primaire des Écologistes sur un mot qui fait peur – la décroissance –, l’ex-socialiste change d’approche pour proposer une « nouvelle écologie », qu’elle appelle « politique de la beauté ». Un monde de Bien, de Beau et de Vrai… ou une belle façon de nous mener en Batho.

Passons à l’essentiel, pour être vraiment écolo, il faut promouvoir la sobriété énergétique et s’interdire la climatisation.

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Question canicule

Alerte canicule, la Terre se transforme en étuve (2018)

extraits : Des scientifiques internationaux ont lancé une alerte lundi 6 août : « Un réchauffement de 2 degrés pourrait activer d’importants éléments de rupture, augmentant ainsi encore davantage la température, ce qui pourrait activer d’autres éléments de rupture par un effet domino qui pourrait entraîner la Terre vers des températures encore plus élevées, le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt. Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la “Terre étuve” devient une réalité…

Riches ET pauvres contribuent à la canicule (2022)

extraits : La planète ne se demande pas qui vote vert, qui pense rouge ou qui agit bleu-blanc-rouge. Ce qu’elle voit, ce sont les tonnes de carbone. Et si les riches pètent plus haut leurs émissions de gaz, le grand nombre de pauvres arrive au même résultat. L’essentiel de la population française fait partie des 10 % les plus riches au niveau mondial. En cela, lutter contre les inégalités en France, c’est accélérer le réchauffement climatique. Plus il y a de gens qui accèdent à un niveau de vie supérieur, plus il y a de pollueurs. La sobriété en France doit être partagée selon des normes minimales de consommation en changeant notre hiérarchie des besoins de TOUS les individus. Mais pour que cela soit acceptable socialement, il faut aussi que le statut de « riches » disparaisse. Comment faire ?

Question climatisation

Quand la clim’ réchauffe le monde entier (2017)

extraits : NON à la climatisation, même si je suis le seul à le dire !Dès 1945, Henry Miller dénonçait un « cauchemar climatisé ». En France aujourd’hui, la climatisation semble devenu un droit fondamental, au même titre que l’accès à l’eau potable ! Pour s’adapter à cette chaleur croissante et étouffante, la réponse préconisée est d’abord technologique : elle consiste à équiper son logement, sa voiture, son bureau d’un appareil climatiseur. Si officiellement les pouvoirs publics recherchent des solutions collectives, ce sont les réponses individuelle et à courte vue qui s’imposent. Dès 1960 aux USA, 12 % des foyers sont équipés, 55 % en 1980, 82 % en l’an 2000 et autour de 90 % aujourd’hui. L’industrie automobile s’y convertit rapidement, dès 1969 54 % des véhicules neufs sont équipés de climatisation.

Les climatiseurs réchauffent la planète, que faire ? (2018)

extraits : Dans un rapport intitulé « Le Futur du refroidissement », l’AIE (Agence internationale de l’énergie) met en garde contre les conséquences d’une telle trajectoire : la hausse exponentielle de la consommation d’électricité liée aux besoins en air conditionné pourrait conduire à plus de production électrique à partir de charbon ou de gaz et rendre plus difficile – voire impossible – d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat. Que faire ? L’accès à la clim. est un sujet majeur pour les populations vivant dans les parties les plus chaudes du monde. Seuls 8 % des 2,8 milliards d’êtres humains habitant dans ces régions ont accès à des systèmes modernes de refroidissement, contre 90 % des Américains et des Japonais….

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La 2 CV E-Car, une bien bonne mauvaise idée

La voiture a colonisé l’espace public et l’a reconverti en zone de circulation rapide et dangereuse. Sans même revenir sur le nombre d’accidents et de morts sur la route, et si le problème était… la voiture ? Passons-nous dès demain de ce formidable objet du siècle passé. Allons vers un autre système de mobilité intégrant marche et vélo pour les trajets courts, mini-cars fréquents pour les distances moyennes, train pour les longues distances,  et aucun avion. Passer à la voiture électrique comme substitut à la voiture thermique est une impasse !

Christian Le Bas : La Citroën 2CV a été lancée en France après la seconde guerre mondiale. Elle était frugale, une innovation qui se caractérise par la fabrication de produits avec moins d’artefacts, une concentration sur les fonctionnalités essentielles et une diminution de la complexité technologique. Pourquoi radicale ? La conception révolutionnait le produit automobile en provoquant un net saut sur la courbe coût-performance. Des innovations affectent le moteur, les portes, l’ouverture des vitres, etc. : autant d’inventions produites par des connaissances techniques de pointe disponibles. Pour autant, la 2CV peut malheureusement produire des gaz à effet de serre.

En remplaçant un moteur thermique par un moteur électrique, la dimension de lutte contre le réchauffement climatique est explicitement intégrée à un projet d’ingénierie frugale. Le groupe Stellantis a donc un projet de 2 CV E-Car, disponible sur le marché en 2028.

Le point de vue des écologistes circonspects

– Cet article devrait être annoncé comme encart publicitaire

–  Les contraintes réglementaires à respecter pour cette future e2CV sont autrement plus fortes que celles de l’ancienne deudeuche. La sécurité en cas de choc, les aides à la conduite obligatoires … tout ceci ne va pas dans le sens du frugal au sens de totalement dépouillé.

– La voiture individuelle comme consommation de masse remonte à environ un siècle avec la Ford T. Dans un siècle, il n’y aura plus de voiture individuelle pour plusieurs raisons. Pour la voiture thermique, l’épuisement des ressources fossiles et le réchauffement climatique. Pour le modèle E, le fait que l’électricité il faut la fabriquer (avec des énergies renouvelables au détriment des autres usages) et la conserver avec des batteries (une anomalie écologique).

– Les chinois font déjà des petites voitures électriques à des prix inférieurs à 15000 euros, qui contiennent tous les équipements d’une voiture moderne et une bonne autonomie.

– Je me dis qu’il y une place pour des voitures légères limitée à une vitesse maximum de 90- 110 km/h.

– Aujourd’hui, j’ai trouvé sans problème une place de stationnement pour mon vélo…

– L’abandon brutal de la voiture individuelle par un peuple intoxiqué par la publicité pour les bagnoles est actuellement impossible. Le dévoiturage passera donc par la contrainte quand nous deviendrons réalistes.

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Dévoiturage, on commence juste à en parler (2024)

extraits : L’empreinte environnementale de la production et de la destruction de la voiture électrique est moins bonne que celle de la voiture thermique, a fortiori si elle est réalisée et acheminée avec de l’énergie carbonée. Plus la batterie est petite, plus sa recyclabilité est faible, et moins la voiture est réparable. Pire, le passage à la voiture électrique justifie implicitement le renouvellement complet du parc existant et, par conséquent, la pérennisation du “système voiture”, modèle occidental problématique et inaccessible au reste de la planète. Pour atteindre notre niveau d’équipement (plus de 80 % des ménages), il faudrait passer de 1,5 milliards à 4 milliards de véhicules en circulation dans le monde. A ce niveau, et sans même évoquer les impacts environnementaux de leur extraction, on pressent que des matériaux vont manquer….

Gandhi ne voudrait pas de la Tata Nano (2008)

extraits : Dans l’article sur la voiture la moins chère du monde, un journaliste se permet d’écrire que « la conception de la Tata Nano est fidèle aux principes du mahatma Gandhi ». Il ne faudrait jamais oublier que Gandhi voulait concrètement que nous revenions au plus simple, le rouet contre la machine textile et les industriels, le sel fabriqué par le pays contre le sel que nous fournit le commerce mondial.  Gandhi aujourd’hui aurait certainement  prédit : « En vérité, en vérité je vous le dis, le renoncement à la voiture sera un jour la loi pour tous. »….

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à 50°C, on va tous crever bientôt

Le 25 mai 2026, les températures ont atteint de 32 °C à 35 °C sur la majorité de la France. Cet ovni climatique est frappant par son intensité, sa précocité, sa durée (une dizaine de jours) et son étendue régionale, puisqu’il touche toute l’Europe de l’Ouest. Il s’agit d’un événement sans précédent, millénaire, avec de l’ordre d’une chance sur 1 000 de survenir à cette période de l’année. Les températures sont dopées par un réchauffement climatique principalement dû aux énergies fossiles. Le changement climatique s’aggrave, menaçant l’habitabilité de la Terre.

La question n’est plus de savoir si l’on va dépasser les 50 °C en France, mais quand.

Christophe Cassou, climatologue : Depuis des années, nous expliquons que le changement climatique entraîne des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces. Aujourd’hui, il n’y a pas une vague de chaleur qui n’ait pas été favorisée ou amplifiée par le carbone qui s’accumule dans l’atmosphère. Il n’y a pas d’autre choix que diminuer nos émissions de gaz à effet de serre pour stabiliser la quantité de carbone dans l’atmosphère qui est responsable de ces événements. Cela implique de la sobriété, de changer nos usages pour limiter l’utilisation d’énergie, d’eau, etc. Mais il y a une dissonance cognitive entre ce qu’il faudrait faire et ce qui est fait. Le projet de loi d’urgence agricole favorise, par exemple, l’élevage intensif et veut garantir l’accès à l’eau pour une minorité d’exploitants en agriculture intensive. On sape l’Agence de la transition écologique, l’Ademe, une structure qui aide à être plus résilients et à limiter les émissions…

Je me sens en colère, démuni, et las, de répéter les mêmes faits scientifiques et de constater que les mesures qui nous protégeraient face à l’insécurité sanitaire, alimentaire et économique croissante induite par ces événements extrêmes, sont abandonnées ou emportées par des postures populistes.

Quelques-uns des 421 commentaires sur lemonde.fr

Le Birdie : Comme le dirait Macron, voilà encore un papier d’un apologiste du ‘modèle Hamish’…

untel : C’est juste un dôme de chaleur mais Christophe Cassou nous en fait des tonnes. C’est son gagne-pain, vous savez ?

Sauf qui Peut : Un grand classique depuis la Rome antique : si le message ne vous convient pas, attaquez vous au messager.

Maigret : Ne serait-ce pas plutôt la nécessité de justifier ses émoluments auprès de donneurs d’ordre ?

Simsim1984 : Le consensus scientifique ne s’est pas construit par idéologie, mais sur plus de deux siècles d’observations, de débats, d’erreurs corrigées et de travaux accumulés. Continuer à présenter le réchauffement d’origine humaine comme une simple « opinion » revient un peu à ignorer la manière même dont fonctionne la science : confrontation des hypothèses, reproductibilité, accumulation des preuves. Cet article rappelle utilement que le consensus n’est pas une croyance collective, mais le résultat d’un immense travail humain et scientifique.

LEEPAMPEAST : La qualité et la précision des modélisations climatiques permettent des prévisions et des simulations détaillées sans ambiguïté. Les négationnistes qui sévissent sur ce forum du MONDE sont des extrémistes politiques qui répandent sciemment un obscurantisme mortifère.

Helsinki : détendez-vous avec les modèles climatiques, on n’est même pas capable de prédire le temps du lendemain avec certitude !

Efe : La météo c’est une chose le climat s’en est une autre, nous on est détendu, on est informé, c’est pas comme certains…

Tarbes : un évènement particulier c’est de la météo. Le climat est une moyenne. Tout ce que la climatologie dit sur un évènement particulier dans un climat donné c’est s’il est plus ou moins probable. Pour les prévisions à la fin du siècle, l’imprécision vient de ce qu’on ne comprend pas encore parfaitement (sans que ça soit chaotique), et surtout de la très grande incertitude sur l’évolution des activités humaines, qui peuvent aller d’une adaptation raisonnable à un effondrement économique et démographique massif.

Citronnelle : Je ne me fais aucune illusion. La semaine prochaine on oublie tout ça, tout le monde retourne à son individualisme, pas d’écologie punitive, pas d’écologie tout court d’ailleurs…

Manitoba : Oui, il faut faire de la croissance, courir derrière l’IA, booster le pouvoir d’achat et la consommation et augmenter encore et encore la richesse des ultra-riches donc l’écologie, le réchauffement tout ça m’a brave dame on s’en fout.

Glouppy : Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! Pouvoir d’achat ! C’est ça la vie. Mais on pourrait ajouter toujours moins cher ! toujours moins cher ! toujours moins cher ! toujours moins cher ! Le bonheur…

Castanea : Il y a presque 40 ans, quand avec mes amis écologistes nous commencions à informer sur le changement climatique, jamais je n’aurai imaginé l’immobilisme actuel, le déni, l’inaction, le temps criminellement perdu. J’ai besoin de prendre beaucoup de recul pour sortir de ce cauchemar. Les choses sont désormais irréversibles et vont mener à des millions de morts. Quand il n’y aura plus rien à faire, ce sera la porte ouverte à toute les folie les plus extrêmes, les plus violentes. Nous commençons à les toucher du doigt avec la situation sociétale et mondiale actuelle. OUVREZ LES YEUX SVP ! OUVREZ LES ENFIN ! Pour nos enfants !

DomTom : Nous ne sommes pas encore au bord du précipice. Mais ne vous inquiétez pas, cela viendra et quand ce sera le cas, il sera trop tard. Nous découvrirons alors ce qu’est réellement une écologie punitive.

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Pour en finir avec les négationnistes du climat

Le verre laissait passer la lumière d’un feu mais arrêtait en grande partie sa chaleur, bien plus celle du soleil. Cette observation, inscrite par l’abbé et physicien français Edmé Mariotte (1620-1684) dans son livre De la nature des couleurs en 1681, peut sembler sans conséquences au premier coup d’œil. Elle pose pourtant les premiers jalons d’une théorie centrale dans notre compréhension actuelle du réchauffement climatique : l’effet de serre.

décodeurs : Joseph Fourier (1768-1830) insiste sur le rôle de l’atmosphère dans le processus de réchauffement. Une théorie confirmée et affinée en 1856 par Eunice Newton Foote, une scientifique amatrice. Elle est la première à montrer le rôle accélérateur du CO2 dans le réchauffement du climat. C’est le physicien irlandais John Tyndall à partir de 1859 qui a démontré les propriétés de l’absorption des infrarouges par le CO2. Quatre décennies plus tard, en 1896, la chimie viendra confirmer ces observations et mesurer avec précision l’impact du CO2 sur la température terrestre. Le Suédois Svante Arrhenius calcule ainsi que si l’on diminuait de moitié la quantité de CO2 dans l’atmosphère, cela pourrait conduire à une baisse des températures moyennes en Europe de 4 à 5 °C.

Suess et Revelle en 1957 montrent que l’absorption du CO2 par l’océan mène à la saturation des couches superficielles et que tout l’océan ne joue pas ce même rôle de tampon, raison pour laquelle le CO2 continue de s’accumuler dans l’atmosphère. C’est dans cette même décennie que le géochimiste Charles Keeling montre l’évolution nette des concentrations de CO2 . A côté du consensus autour de l’existence même du réchauffement climatique, son origine humaine commence également à se consolider, en particulier grâce aux évolutions techniques. A partir de la fin des années 1960, l’informatique connaît des progrès importants et permet de perfectionner les modèles météorologiques et climatiques Pour la glaciologie, à partir de l’analyse des bulles d’air piégées dans une carotte de glace extraite en Antarctiquel, Claude Lorius et Jean Jouzel montrent en 1987 la corrélation entre CO2 et température sur une période de 400 000 ans. Les satellites vont permettre de mesurer la température à l’échelle d’une colonne d’air, ce qui montre que l’essentiel du réchauffement a lieu dans la troposphère, la couche la plus proche de la croûte terrestre, ce qui n’est pas cohérent avec un réchauffement émanant principalement du soleil.

Mais à la suite des chocs pétroliers, les entreprises pétrolières, dont Exxon aux Etats-Unis qui avait jusqu’ici beaucoup investi dans la recherche sur le changement climatique, vont peu à peu devenir le fer de lance du discours climatosceptique afin de s’opposer aux réglementations croissantes. Cette stratégie sème le doute auprès du grand public au moment même où les scientifiques se mettent à parler aux politiques et à demander des actions concrètes.

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution) est créé en 1988 sous l’égide des Nations unies. Pour crédibiliser sa parole et éviter d’être accusée de prendre une position politique, le GIEC avance de manière extrêmement prudente. La reconnaissance d’une influence « sans équivoque » de l’homme sur le climat ne date ainsi que du sixième et dernier rapport à ce jour de l’institution, publié en 2021. Cette reconnaissance du consensus ne signifie pour autant pas sa transformation mécanique en action : selon un rapport publié par le programme des Nations unies pour l’environnement en novembre 2025, la Terre se dirige désormais vers une hausse de température de + 2,8 °C, bien au-delà de la tranche de 1,5 °C à 2 °C retenue en 2015 lors de la COP de Paris.

Le point de vue des écologistes climato-compatibles

– Le réchauffement climatique est aujourd’hui prouvé malgré les cycles de Milankovitch, qui a, échéance lointaine du millier d’années, devrait conduire à un refroidissement (pour rappel cycles glaciaires du quaternaire).

– Les destructions des ouragans, des incendies, des inondations, les morts des vagues de chaleur, la dévastation du vivant sont des pertes colossales à venir.

– Le prix du réchauffement est gigantesque en comparaison du coût réel des mesures de prévention. Le négationnisme, l’inconscience, l’extrême droite coûtent et tuent.

– La plus essentielle des recommandations du GIEC est la sobriété énergétique. Elle est quasiment passée sous silence. Rien n’est fait pour aller dans cette direction car elle contrevient à l’idéologie de la croissance à tout prix.

– Contre l’atténuation et la sobriété, l’illusion de l’adaptation soutient la croissance (jusqu’à l’effondrement). Voila pourquoi elle rencontre un tel succès, elle permet d’éviter les effort au présent.

– On trouve encore des clampins qui se croient malins à soutenir le contraire, parce que ça leur donne l’impression – fausse – d’être plus intelligents que les autres.

– Leurs semblables croyaient soigner leur Covid avec de la chloroquine, pensent que la terre est plate ou sont persuadés qu’un messie disparu depuis 2000 ans viendra les sauver !

– Le pire, le trumpisme et ses avatars fascistoïdes de l’extrême droite, c’est que ça risque d’arriver au nom primitif de la suppression du porteur de mauvaises nouvelles.

– Trump, qui ne verra jamais les effets de ses actions, tue la voiture électrique et braille à tout va que le réchauffement climatique est une arnaque.

– Le jour où les gens voteront écolo, gageons que les politiques deviendront alors tous écolo. Pour l’instant, un Macron fait de beaux discours, mais rien de concret qui soit à la mesure du problème

– A l’heure actuelle le CO2 augmente à la fois dans l’atmosphère et l’océan (sous ses formes dissoutes) et la preuve irréfutable que l’origine de cette augmentation est due à la combustion des carburants fossiles est apportée par les rapports isotopique du carbone, les fluides fossiles ayant une signature qu’on distingue très aisément et qu’on retrouve pile dans l’augmentation.

– Une théorie est une hypothèse ; en sciences, une théorie est une certitude adossée à des preuves. La théorie du réchauffement ou la théorie de l’âge glaciaire, ou la théorie de l’évolution sont PROUVÉES ! Et c’est pour cela que, scientifiquement, ce sont des théories !

– Il est temps de comprendre que la terre est la seule planète que l’Humanité peut habiter et que nous devons donc en prendre soin…

Lire, Claude Lorius (1932-1923), la nique aux climato-sceptiques

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Nos écrits en 2005 sur les négationnistes du climat (2005)

03.06.2005 Whistleblowers, lanceurs d’alerte : Le chef du conseil de la Maison Blanche a modifié substantiellement, pour en amoindrir la portée, des rapports officiels décrivant les recherches scientifiques sur le changement climatique. Il faut dire que ce manipulateur travaillait précédemment pour l’American Petroleum Institute, un lobby pétrolier qui a entraîné Bush à sortir du protocole de Kyoto sous le fallacieux prétexte que les sciences du climat étaient si incertaines que l’impact de l’activité humaine sur l’effet de serre serait contestable. Depuis quatre ans la politisation du pouvoir américain (il faudrait plutôt dire « l’action des vendus aux marchands de pétrole ») a eu des conséquences terribles sur les programmes scientifiques, jusqu’à entraîner de l’autocensure. Tout cela a abouti à tromper sciemment des Américains qui ont déjà tendance à se tromper eux-mêmes sur la pérennité de leur niveau de vie. (extrait)…..

Serge Galam, négationnisme climatique (2008)

extraits : Le livre de « réflexions » sur le réchauffement climatique de Serge Galam est éreinté par Le Monde du 8 octobre 2008Ce pseudo-spécialiste fait partie de ce qu’André Lebeau (in L’enfermement planétaire, 2008) appelle les négationnistes, ceux qui tendent à empêcher la prise en compte de la menace. Les négationnistes-climatiques ont en commun deux caractéristiques : ils n’appartiennent pas à la communauté des climatologues, ce sont des spécialistes d’autres disciplines, et ils s’expriment non dans la littérature scientifique, mais directement dans les mass media, quotidiens en mal de lecteurs ou chaînes de télévision en quête d’Audimat…

les négationnistes du climat (2009)

extraits : D’un côté un conglomérat de « scientifiques », mais aussi de politiciens et d’économistes, dénonçaient du 8 au 10 mars 2009 le protocole de Kyoto à New York. En ouvrant le débat, le président tchèque Vaclav Klaus se contente d’un procès d’intention : «  Le véritable projet de l’alarmisme environnementaliste est de ramener l’humanité des siècles en arrière ». De l’autre côté 2000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, préparaient du 10 au 12 mars la prochaine conférence de Copenhague où les gouvernements devront décider en toute connaissance de cause. Le comité scientifique de la conférence affirme : « Les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos économies se sont construites »…

négationnisme climatique (2009)

extraits : Il y a des négationnistes partout, même parmi nos élites. Mais les négationnistes les plus dangereux pour l’avenir de nos enfants, ce sont les négationnistes du climat. Ainsi une brève du Monde (11 février 2009) parle de Sammy Wilson, ministre nord-irlandais de l’environnement, qui a interdit une publicité appelant à réduire la consommation d’énergie et donc l’émission de CO2….

réchauffistes contre négationnistes (2010)

extraits : On s’aperçoit finalement que les négationnistes « farfouillent dans les articles des dissidents et dans la presse étrangère » (dixit Mon810) pour essayer de marquer leur présence sur Internet ; leur argumentation reste limitée scientifiquement ou non démontrée, mais ils sont virulents. Les réchauffistes peuvent s’appuyer sur des rapports scientifiques validés, mais leur présence sur le net des blogueurs est marginale. Le problème, c’est que cette disproportion dans le débat instille le doute et l’abstention dans la réflexion des citoyens ; la délibération démocratique est faussée quand on ne sait plus qui croire. C’est un des éléments d’explication de l’échec de Copenhague. C’est pourquoi nous allons à la catastrophe, mais nous ne voulons pas le croire…

Ban Ki-moon contre les négationnistes du climat (2015)

extraits : Ban Ki-moon : « Le débat scientifique sur la réalité du changement climatique est clos… Le changement climatique se produit à cause des activités humaines. Les engagements des pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre sont inférieurs à ce qui est attendu pour maintenir l’augmentation des températures mondiales au-dessous des 2°C. »Ban Ki-Moon oublie de dire que les individus, tous ceux qui vivent à l’occidentale, devront réduire drastiquement leur consommation d’énergie (la diviser par 3 ou 4 en moyenne), ce qui implique de réduire leur niveau de consommation dans une très forte proportion….

Les négationnistes du climat, ça chauffe pour eux (2015)

extraits : Peut-on encore nier la réalité ? Sur les sept premiers mois de 2015, la température à la surface des terres et des océans a été supérieure de 0,85 °C à la moyenne enregistrée au XXe siècle sur cette période. C’est aussi la plus haute jamais mesurée depuis 1880, début du relevé des températures, à 0,09 °C au-dessus du précédent record de 2010. Peut-on d’ores et déjà anticiper que l’année 2015 sera la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, devant 2014, qui avait déjà établi un record ? Tout porte à répondre par l’affirmative. Ce coup de chaud suffira-t-il à stimuler les 196 parties prenantes à la COP21….

Le climat dérape, les négationnistes de la vérité aussi (2016)

extraits : Côté thermomètre, le mois d’août a été, en moyenne mondiale, le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés en 1880. Pour ne rien arranger, il est aussi le seizième mois consécutif à battre son record de température – une telle séquence n’a jamais été enregistrée en 137 ans de mesures. Les derniers travaux de recherche publiés dans les revues savantes – sur l’élévation future des températures, sur la capacité des sols à éponger les émissions humaines de gaz à effet de serre ou sur la stabilité des glaciers polaires – ne sont pas plus réjouissants. Comme d’habitude les commentateurs se déchaînent sur lemonde.fr. Langelot : C’est pas grave, on pourra bientôt faire du nudisme à Paris….

Sylvestre Huet face aux négationnistes du climat (2016)

extraits : Doit-on se contenter du terme « climato-sceptiques » pour qualifier ces affabulateurs ou leur infliger un « négationnistes » ? Climato-sceptique est un terme inventé par les « négateurs » de différents résultats des sciences du climat. Ce terme auto-proclamé visait à induire une présentation positive, puisque le doute, le scepticisme peut être vu comme la marque d’un esprit libre, indépendant, capable de bousculer préjugés et idées reçues. Négationniste est un terme qui s’est petit à petit imposé afin de souligner que, justement, ces soi-disants « sceptiques » ne doutent de rien. En réalité, ils mentent sur des faits…

Interdisons de parole les négationnistes du climat (2019)

extraits : Un média français, Cnews le 6 mai 2019, l’animateur Pascal Praud le texte : « Est-ce que vous diriez qu’il y a depuis trente ans dans le monde un dérèglement climatique ? Oui ou non ? » L’invitée principale, Claire Nouvian, militante écologiste, s’étrangle : « Attendez, mais vous en êtes encore là ? Ce n’est pas une émission de climatosceptiques quand même ? » Rejoint par Elisabeth Lévy, la directrice de la rédaction du magazine conservateur Causeur, Pascal Praud défend le droit des climatosceptiques à s’exprimer. La liberté d’expression n’est jamais absolue, surtout quand il s’agit à la fois de nier les avancées scientifiques et de ne pas agir contre la détérioration de la Biosphère. Interdisons de parole les négationnistes du climat…

climatocrétinisme, la triste loi de Brandolini (2023)

extraits : Le discours climatosceptique des années 1980 tendait à nier la réalité du dérèglement climatique ; aujourd’hui, face à l’indéniable, il cherche plutôt à contester son origine anthropique, autrement dit liée à l’activité humaine. Il ne s’agit plus d’experts en marge mais de citoyens imprégnés de défiance, complotistes, antivax et poutinolâtres. La raison pour laquelle il y a encore autant de climato-sceptiques, c’est qu’en matière de changement climatique, il faut dix secondes pour sortir une ânerie, et dix minutes pour expliquer pourquoi c’est une ânerie. Être libre (la « liberté de la presse »), ce n’est pas – en tous cas pas dans mon esprit – avoir le droit de raconter n’importe quoi au motif qu’il n’y a pas de sanction pécuniaire ou légale à court terme. Cela, ce n’est pas être libre, c’est être, au choix, paresseux, cynique, ou immoral.

Soyons clairs : nous ne perdrions pas une seconde à contribuer à un débat portant sur le fait de savoir si la Terre tourne autour du Soleil ou l’inverse. Car à force de se construire des mensonges, les humains s’empêchent de réagir et demain il sera trop tard…

Climatosceptiques ? Plutôt climatonégationnistes (2023)

extraits : On peut préférer le terme de « dénialistes » pour qualifier les climatosceptiques car n’est-ce pas faire trop d’honneur à ces négationnistes refusant les conclusions issues de la science. Loin d’exprimer une défiance systématique, le doute engage à un examen rigoureux et propre à produire un jugement en toute connaissance de cause. Nos climatosceptiques, à rebours d’une telle démarche, introduisent une autre histoire du climat, à coups d’arguments ficelés : l’homme n’y est pour rien, la Terre se réchauffe régulièrement, les scientifiques sont enfermés dans des laboratoires… Loin d’exprimer une quelconque exigence scientifique, ils parient sur l’ignorance de leurs auditeurs pour jeter le trouble, le soupçon et, dans les mailles de leurs filets fallacieux, introduisent un récit alternatif sans fondement….

CLIMAT : des négationnistes criminels (2023)

extraits : Ils agissent comme une armée souterraine sur X-twitter en réponse aux messages pédagogiques de scientifiques. Ils remettent en cause la réalité du réchauffement climatique ou la responsabilité des activités humaines. Ils dénigrent les spécialistes du climat dans un mélange d’invectives et de pseudo-expertises alimentées par des sites se disant « climato-réalistes ». Le climatologue Christophe Cassou : « Tous mes posts étaient assaillis, pollués, manipulés, avec un détournement de ma parole… Le rôle d’un scientifique est d’informer, pas de lutter contre la désinformation. » Fatigué, il a arrêté son activité en ligne à l’été 2023….

Savoir résister au négationniste Donald Trump (2025)

extraits : Donald Trump, un climatosceptique fait pleuvoir les attaques contre la science du climat. « Erreur 404 ». Voici ce que l’internaute découvre quand il arrive sur la page consacrée au changement climatique de la Maison Blanche. Il n’a pas plus de chance quand il clique sur les portails et sections liés à cette thématique sur les sites du département d’Etat, de la défense, des transports ou de l’agriculture. Ils sont supprimés. Sur le site de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), la partie sur le changement climatique n’est plus accessible sur la page d’accueil. Le but de ces attaques est de « favoriser l’industrie des énergies fossiles », qui a financé la campagne du président….

Nous ne croyons que ce que nous voulons croire (2026)

extraits : Lorsque des croyants découvrent que la prophétie au cœur de leurs croyances ne se réalise pas, ils bâtissent une explication « logique » à l’échec de leur prophétie et redoublent de ferveur. La plupart des négationnistes du climat, on a beau leur expliquer la validité scientifique des études du GIEC, ils continueront à croire de plus belle à leurs illusions. Il suffit d’entendre Trump déclarer que le réchauffement climatique, c’est une escroquerie. Cela coupe court à toute possibilité de rationalité, et on s’empresse d’interdire tout ce qui va à l’encontre de la foi climato-sceptique. Quitte avec Trump, cas extrême de refus de la réalité objective, d’interdire toute information publique sur le réchauffement climatique. Casser le thermomètre est une manière de soigner sa dissonance cognitive, l’inconfort mental que nous ressentons lorsque nous sommes confrontés à des convictions contradictoires….

annexe : La lente évolution sémantique du GIEC

  • « Il est à craindre que les activités humaines puissent, par inadvertance, changer le climat global […] causant une hausse des températures à la surface de la Terre » (1er rapport, 1990)
  • « Un faisceau d’éléments suggère une influence de l’homme sur le climat global » (2ème rapport, 1996)
  • « La majeure partie de l’augmentation des températures depuis le milieu du XXe siècle est probablement due à l’augmentation des concentrations anthropiques de gaz à effet de serre » (3ème rapport, 2001)
  • « L’essentiel du réchauffement général moyen constaté depuis 50 ans est très probablement attribuable à l’augmentation de concentration des [gaz à effet de serre] anthropiques » (4ème rapport, 2007)
  • « Il est extrêmement probable que l’influence humaine est la cause dominante du réchauffement observé depuis la seconde moitié du 20ème siècle » (5ème rapport, 2014)
  • « Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, l’océan et les terres » (6ème rapport, 2021)

Pour en finir avec les négationnistes du climat Lire la suite »

Jancovici veut une hausse du prix de l’essence

Le groupe de réflexion The Shift Project a publié le 14 avril 2026, le premier volet de son Plan robuste pour l’économie française sur les conditions permettant de mener à bien la décarbonation. Pour l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, qui préside le think tank, « la hausse des prix à la pompe n’est qu’un apéritif par rapport à ce qui pourrait advenir si la décarbonation n’est pas gérée ».

Jean-Marc Jancovici : « Être moins dépendants des combustibles fossiles induit deux bénéfices. D’abord, on contribue moins au changement climatique, et cela nous protège aussi un peu mieux du risque de pénurie. Si la décarbonation continue d’être subie plutôt que gérée, le niveau de désorganisation de la société sera majeur, de même que la casse sociale. La hausse des prix à la pompe est un apéritif en comparaison de ce qui pourrait advenir.

Les émissions domestiques doivent baisser de 5 % par an. Et en démocratie, on ne peut y arriver que si on rassemble une majorité qui en a envie. Il faut un discours global qui fasse qu’une fraction importante de la population considère comme légitime d’interdire le gaz dans les constructions neuves ou d’avoir des pistes cyclables et moins de stationnements pour les voitures. Le gouvernement n’aurait pas dû annoncer 100 000 voitures électriques en leasing social mais plutôt 1 million ! Les acheteurs particuliers de voitures neuves, ce sont souvent des personnes âgées et plus aisées que la moyenne ; il faut les obliger à passer à l’électrique.

Étant donné la quantité d’électricité dont nous allons avoir besoin pour décarboner à la bonne vitesse, il faut utiliser tout ce que l’on peut trouver, nucléaire comme renouvelables. Il faut combiner changement technologique et sobriété. La sobriété est essentielle. On ne peut, par exemple, pas avoir une aviation durable sans baisser le trafic. Il n’y aura jamais assez de carburant durable pour conserver le trafic actuel. Un monde 100 % renouvelable ne correspond absolument pas au monde industriel dans lequel nous vivons, avec, par exemple, une voiture par ménage.

La guerre au Moyen-Orient va accélérer une décrue de la consommation des énergies fossiles. Donald Trump rend un grand service à la transition énergétique, à son corps défendant !

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

« Shifters », pour un monde climato-compatible (juin 2025)

extraits : évangéliser sur le dérèglement climatique, c’est « faire “shifter” ceux qui écoutent – du verbe anglais to shift qui signifie changer, déplacer. Il s’agit d’amener son prochain à réduire son empreinte carbone, actuellement de 10 tonnes annuelles en moyenne par Français. « Janco », c’est le nom magique, le surnom de l’ingénieur qui a inventé le bilan carbone. En 2010, il crée The Shift Project, un cercle de réflexion qui produit des travaux d’utilité publique sur la décarbonation : 57 comités locaux, 12 000 cotisants et 30 000 sympathisants. Les statuts de l’association imposent de se former ; on se repasse le rapport Meadows (1972)….

Shift Project, les politiciens l’ignorent (2022)

extraits : Beaucoup de politiciens n’ont pas compris le côté systémique du problème climatique. Ce qui organise le monde aujourd’hui, ce sont des infrastructures qui ont des durées de vie très longues. Pour changer un réseau de transport ou d’électricité, il faut environ un siècle. Pour modifier l’urbanisme à large échelle, il faut plusieurs siècles. Donc si on veut changer ce système, on a besoin de voir loin sinon on déstabilise tout le système ; ça s’appelle planifier. La planification a un avantage, c’est qu’elle sécurise, et un inconvénient, c’est qu’elle contraint. Une fois qu’on a poussé au maximum les améliorations technologiques, on se rend compte que ça ne suffit pas pour atteindre la neutralité carbone, il faut donc avoir recours à la sobriété. Collectivement, nous avons intérêt à évoluer vers un système dans lequel on a un peu plus d’efforts à faire à court terme et beaucoup plus de sécurité à moyen terme. (Jancovici dixit)….

downshifters (2008)

extraits : Les désengagés (downshifters) travaillent moins et dépensent moins car ils veulent le faire de façon constructive. Ils déterminent ce qui est important et ce qui ne l’est pas dans leur vie. Même le Figaro s’y met (15.10.2007) : « Au diable l’avion (trop polluant), la télé, les fast-foods, les vêtements de marque, le dernier sac tendance… Vive Emmaüs, les légumes bio, le recyclage, le vélo, la vie à la campagne et le savon de Marseille ! Baptisés downshifters aux Etats-Unis, nos décroissants prônent la « slow life », refusant l’« étouffement de l’individu dans cette société dévorée par les objets et la technologie »…..

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