sports et loisirs

Le procès en inutilité de la culture

Une partie de la population française assimile l’art actuel à une escroquerie. La quasi-totalité des régions baissent leurs crédits à la culture. L’Etat saigne l’éducation artistique et culturelle (– 19 %). Le procès en inutilité de la création gagne du terrain, le même qui est à l’œuvre dans l’Amérique de Donald Trump. Mais de quelle création s’agit-il ?

Michel Guerrin : Le conseiller régional RN Julien Odoul a estimé que la région, tenue par la gauche, pouvait économiser 65 millions d’euros en coupant des subventions qu’il juge inutiles, notamment celles pour l’art contemporain.

Nicolas Soret : « J’ai une proposition à faire à M. Odoul. Il y a une magnifique exposition à Paris, qui s’appelle “L’Art ‘dégénéré’”, au Musée Picasso. Le sous-titre est “Le procès de l’art moderne sous le nazisme”. C’est hyper-intéressant de voir comment, à l’époque, Van Gogh, Chagall, Picasso… ont été conspués et chassés. (…) Et je dis à tous les enseignants de cette région : on vous financera les cars pour aller voir cette exposition. » Une œuvre est souvent éreintée à son époque avant de séduire plus tard….

Le point de vue des écologistes du spectacle de rue

– Quand on se sera mis d’accord sur la définition de la culture, on pourra débattre

– Le « monde de la culture» est souvent stérile quand il est institutionnel

Un musée fait-il progresser l’intelligence collective ?

– Le nombre des agriculteurs chute et celui des intermittents du spectacle grimpe

En 1991, 41 000 intermittents du spectacle et en 2024, 312 000

– Est-ce qu’on licencie des bibliothécaires ? Non. Est-ce que les budgets arts vivants sont en baisse, oui

La subvention ne fait pas l’intérêt de l’œuvre

– L’art n’existe que par ce que nous pratiquons nous-même

La chorale dans laquelle on chante vaut tous les spectacles du monde

De toute façon c’est la « culture de l’écran » qui l’emporte actuellement

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Décroissance culturelle, l’art de l’essentiel

extraits : Les artistes qui vivent de l’air ambiant préfèrent amuser ou épater la galerie plutôt que d’aborder les véritables problèmes de fond, anxiogènes. La vie culturelle semble se dérouler en dehors de la réalité environnementale. L’écologie ne semble pas inspirer les artistes. Nous nous réveillerons seulement quand les soubresauts de la planète menaceront de nous ensevelir. A ce moment-là l’art et la culture seront remplacés par des stages de survie et/ou de jardinage….

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Mieux que le Tour de France, les échecs

Le Tour de France cycliste a débuté le 4 juillet 2026, nous préférons jouer aux échecs à domicile plutôt que regarder souffrir les forçats de la pédale. Ah si tous supporters des footeux et autres amateurs d’arènes pouvaient se mettre à ce jeu…

Faisons connaissance

Quelques caractéristiques du jeu d’échecs

– 64 cases, 20 positions possibles après le premier coup des blancs, 400 après le second coup, au total environ 1040(un 1 suivi de 40 zéros) parties d’échecs possibles (sans coups illégaux). On approche de l’infini sur un échiquier, on peut s’y perdre.

– Il faut y ajouter la maîtrise du temps, on joue le plus souvent à la pendule.

– Une partie lente prend 3 minutes de réflexion en moyenne pour chaque coup, la partie dure environ 4 heures en moyenne.

– On peut jouer en blitz (5 minutes par joueur), ou même au bullet (une minute par joueur pour toute la partie). On joue sans apparemment prendre le temps de réfléchir…

– La force du joueur repose sur sa capacité de mémoire, souvenirs des partis qu’on a déjà jouée, travail sur les ouvertures, exercices de parties (cf L’informateur des échecs), exercices de mats, etc. Cela facilite l’ analyse d’une nouvelle position grâce à ses connaissances passées.

– La capacité cérébrale d’un GMI (grand maître international) est considérable, il peut jouer à l’aveugle, et même faire des simultanées à l’aveugle : la mémorisation de l’espace est une qualité qui s’améliore grâce à la pratique des échecs.

Pédagogie du jeu d’échecs

– Face à un monde convulsionné, où l’on a l’impression qu’il y a de moins en moins de lois, les échecs sont rassurants. Parce que c’est un jeu où le conflit doit obéir à des règles strictes.

– Enseigné dès l’école primaire, ça serait un bon remède contre les dégâts des écrans.

– C’est pédagogiquement parlant un excellent outil : apprentissage de l’observation, mémorisation des positions, intériorisation cérébrale d’une situation, préparation à la prévision, maîtrise du temps (jeu à la pendule) et de l’espace, pratique du silence et de la concentration, acceptation de la défaite, etc. 

– Parcourir l’échiquier a un aspect thérapeutique. Un enfant de milieu défavorisé ou un handicapé peut s’épanouir grâce à ce jeu.

– L’échiquier mural permet de faire cours à toute une classe.

– L’écriture des coups permet un langage commun.

– On utilise en compétition une feuille de partie qui permet le souvenir précis d’une partie et l’analyse des parties d’autrui.

– C’est un jeu universel. Quand des joueurs d’échecs arrivent dans un pays qu’ils ne connaissent pas, ils demandent dans la première ville où se trouve le club. Vous ne parlez pas la langue d’un pays, vous entrez, vous jouez.

– C’est comme pour les musiciens, on n’a pas besoin d’être polyglotte pour se comprendre.

– Plus tu deviens fort, plus tu as envie de progresser et de continuer.

– La plus grande difficulté aux échecs n’est pas technique, elle est psychologique : apprendre à perdre sans se détester.

– On apprend à ne pas plonger dans le regret après une défaite, ni de se laisser emporter par l’orgueil après une victoire. Il faut penser à la partie suivante sans s’attarder sur son ego.

– C’est un immense chemin qui s’ouvre à toi et qui est littéralement sans fin.

– On ne perd jamais aux échecs, soit on gagne, soit on a beaucoup appris !

Les échecs, un jeu égalitaire

– C’est un jeu qui ne fait aucun différence selon l’âge, le sexe, etc. Un enfant de 7 ans peut jouer sans problème contre une personne de 77 ans, un masculiniste peut jouer contre une fêle jeune fille de 16 ans et être écrasé, un handicapé peut venir avec son fauteuil roulant… tout le monde se retrouve sur un pied d’égalité.

– Avec 1.572 points Elo, le jeune Indien Sarwagya Singh Kushwaha, âgé de 3 ans 7 mois et 20 jours, est devenu le plus jeune joueur classé par la Fédération internationale des échecs (FIDE) en cadence rapide (5 décembre 2025).

– Le jeune Américain Abhimanyu Mishra devient en 2019 le plus jeune maître international à l’âge de 10 ans, 9 mois et 3 jours, et en juillet 2021 le plus jeune grand maître international à l’âge de 12 ans, 4 mois et 25 jours.

– Les échecs sont d’abord l’art d’éviter les bêtises.

– Les deux joueurs sont à égalité parce qu’il n’y a pas de hasard. Sans erreur de part ou d’autre la partie se termine par la nulle, l’égalité. Entre deux GMI, il y a bien plus de parties nulles que de parties gagnées.

– Les Blancs ont certes l’avantage du trait. Mais avec les Noirs, il suffit de suivre les pas des Blancs pour danser harmonieusement avec son partenaire… et on arrive à la nulle.

– Quand on perd, aucune excuse, aucune animosité envers l’adversaire. Nous sommes pleinement responsables.

– Si j’essaye de progresser ce n’est pas normalement au détriment d’un « adversaire », mais seulement de moi-même. On joue avec des partenaires, jamais des ennemis. Il en est autrement uniquement parce que notre société marchande nous formate non seulement pour la compétition économique mais aussi pour le sport.

– Le système libéral centré sur la concurrence nous fait ressentir le jeu d’échecs comme une partie au cours de laquelle on devrait « tuer » son rival. Ce n’est pas là l’âme du jeu d’échecs. 

– Parcourir mentalement l’échiquier, c’est surtout accompagner une méditation à deux sur 64 cases.

– Le jeu d’échecs se joue certes à deux habituellement, mais n’importe quel spectateur peut rentrer dans la partie en observant la position. Quel coup jouer ? Qu’est-ce que j’aurai fait à la place du joueur ?

– Contrairement aux sports physiques, on se met réellement à la place des joueurs. C’est pour cela que médiatiquement ce sport devrait être roi, mais on préfère les jeux de balle sur nos écrans télé. 

– Le Comité national olympique français  (CNOSF) ne reconnaît traditionnellement aucune fédération nationale des sports cérébraux. 

À l’occasion de l’Assemblée Générale du CNOSF du 30 mai 2024, une nouvelle étape a été franchie, avec le vote à 96,98% en faveur de l’adhésion définitive de la FFE (Fédération française des échecs) au CNOSF.

– Le Comité international olympique (CIO) reconnaît, depuis 1999, les fédérations internationales du bridge et des échecs.

Le classement Elo des joueurs d’échecs

– Classement ELO, du nom de son inventeur, Arpad Elo

– Atteindre 1400 Elo FIDE signifie que vous êtes un joueur de club compétent. À 1800, vous êtes un fort amateur. À 2000, vous dépassez 90% des joueurs classés

– Le classement Elo moyen des adultes en France est de 1625 (FFE, juillet 2020).

– En 1997, Deep Blue bat Garry Kasparov, un ordinateur défait un champion du monde.

– Magnus Carlsen a réussi à monter son classement Elo jusqu’à 2889 soit 33 points de plus que le précédent record détenu par Garry Kasparov.

– Candidat hors course, un ordinateur d’échecs arrive à 3300 points Elo. Le plus fort joueur de la planète ne peut plus le battre.

Les échecs entre passion et obsession

Pour le joueur qui a construit une part de son identité autour de ce jeu, qui s’est entraîné des centaines d’heures, qui a sacrifié des soirées entières et parfois davantage, la défaite touche à quelque chose d’essentiel.

La passion

– Dans une période où tout va trop vite, se mettre à réfléchir pendant quarante minutes devant un échiquier et oublier le reste, ça fait du bien. 

– Depuis qu’il s’est mis aux échecs, mon fils ne réclame plus de jeux vidéo

– Dire : “J’ai passé quatre heures à jouer aux échecs”, c’est mieux que “j’ai passé quatre heures à jouer Call of Duty”. »

– Deux millions de joueurs en ligne et seulement 86 000 licenciés

– Ce que l’application ne peut pas donner, un adversaire en chair et en os.

L’obsession

– Les Échecs sur le Net privent du face-à-face, et n’offre en aucun cas l’immense et fugace plaisir d’une vraie rencontre

– Les échecs, c’est vraiment dévorant.

– Chess.com, c’est l’addiction la plus forte qu’on puisse avoir. 

– Ton pouls s’accélère, ton stress monte, c’est pire que le crack.

– Le doomchessing n’a pas encore de nom officiel, il existe depuis que Chess.com a construit une interface conçue pour retenir, relancer et ne jamais vraiment laisser partir les joueurs.

– Le « doomchessing », ou la toxicomanie des échecs : « Parfois, au milieu même d’une conversation avec moi, il commence à jouer »

– A trop vouloir chercher la perfection, on finit par ne jamais agir

Conclusions

Les échecs, c’est un loisir, parfois une passion, dès fois un enfermement… à éviter

L’écologie politique n’attache normalement aucune importance aux joueurs d’échecs. Mais le jeu d’échecs est quand même un avantage du point de vue de la sobriété heureuse. Il prend peu d’espace pour y jouer, on peut réunir des centaines de joueurs sur l’équivalent d’un terrain de foot. Il utilise peu de ressources naturelles, les pièces nécessitent très peu de bois et peuvent durer bien plus qu’une vie. Aucun déchet non recyclable pour une occupation qui peut nous motiver pendant des heures et des journées… et les parties par Internent économisent les déplacements physiques…

Jouez aux échecs et faites connaître ce blog biosphere !

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Mondial United 2026, la coupe la plus polluante

La Coupe du monde de football du 11 juin au 19 juillet 2026 est un « événement médiatique », un vaste récit collectif qui traverse les frontières mais ne fait rien pour assurer la paix entre les peuples et la conscientisation des citoyens. Elle exacerbe au contraire les tensions nationalistes et fait oublier l’urgence écologique. Dans leur dossier de candidature pour accueillir la Coupe du monde de football 2026, en 2018, le Canada , les Etats-Unis et le Mexique annonçaient la couleur : leur compétition sera « la plus verte » et « la moins émettrice de carbone de l’ère moderne »

Huit ans plus tard, il est permis de douter de la sincérité de ces engagements : ce Mondial « United 2026 »devrait être l’un des pires en matière d’empreinte carbone.

lemonde.fr : Alors que les pays hôtes annonçaient 3,6 millions de tonnes d’émissions de CO₂, les déplacements en avion des équipes et des supporteurs entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique pourraient faire exploser le bilan carbone de la compétition.  Les pays du Golfe avaient déclaré 3,8 millions de tonnes d’émissions de CO2 pour leur tournoi. Scientists for Global Responsibility évalue à au moins 9 millions de tonnes de CO2 le bilan carbone de la future Coupe du monde – ce qui représente, pour un événement de cinq semaines, l’équivalent des émissions annuelles de Chypre, un pays de près de 800 000 habitants.

Sans surprise, le transport aérien constitue le principal facteur d’émissions pour le tournoi de 2026. On estime qu’il représente environ 86 % du total. L’immense majorité des émissions de CO2 émises seront d’ailleurs causées par les déplacements des fans !

Le point de vue des écologistes réalistes

– Tout ça pour un jeu de ballon !

– Mais voyons, puisque Trump nous répète à l’envie que le réchauffement climatique, ça n’existe pas, ça n’est qu’une arnaque chinoise !

– L’expérience du la coupe du monde au Quatar a été un franc succès… grâce à ses stades climatisés ! Cela prouve bien que le climat n’intéresse personne.

– Une vaste blague. « La société du spectacle » dans ce qu’elle a de pire : des justifications bidons pour justifier une orgie de densité technologique (médias, transports). Le tout au service de l’enrichissement de quelques uns, pendant que Donald Trump, dimanche organise un tournois de MMA pour son anniversaire sur la pelouse de la maison blanche. On est en plein idiocracy.

– Tout ce qu’il ne faut plus faire, en somme… Et on continue aveuglément, avec des prétextes tellement bidons qu’ils en deviendraient ridicules si on avait envie d’en rire…

– Supprimez les déplacements des supporters, qu’il reste devant leur écran (géant) à la maison, c’est déjà mieux. Supprimez cette compétition qui n’a aucune utilité véritable, ce serait parfait !

– On passe sans respirer du PSG à Roland-Garros pour enchaîner sur la Coupe du monde et bientôt le Tour de France… « Du pain et des jeux » était la politique suivie juste avant l’effondrement de l’empire romain !

– Il faut dire les choses comme elles sont : l’avenir de nos enfants nous est, en fait, indifférent. Qu’ils se débrouillent, et peu importe ce qu’ils diront de nous.

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Coupe du monde des footeux, on s’en fout (2022)

extraits : Du 14 juin au 18 juillet 2018, la Coupe du monde de foot nous avait déjà emmerdé à longueur de journées. Un long calvaire lié à la futilité de courir après un ballon, la corruption de la FIFA, le chauvinisme des supporteurs et par dessus tout la crétinisation des masses. S’ajoutait cette année-là le fait que cela se déroulait en Russie et que Vladimir Poutine en avait tiré un avantage politique. Globalement le foot professionnel ne conteste pas l’ordre établi, il le renforce. Le football n’est jamais innocent, à l’image de nos sociétés et de nos émotions. Quatre ans après, ça recommence, le même cirque médiatique en 2022. C’est un constat, les foules aiment le sport de masse, elles préfèrent ça à la réflexion….

Pour en savoir encore plus

Foot au Qatar, le sport EST politique (2022)

BIOSPHERE-INFO, futilité du mondial de foot (2018)

FIFA en accusation… comme le foot spectacle ! (2015)

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Roland Garros, à supprimer… définitivement

Parmi les 256 joueuses et joueurs réunis porte d’Auteuil, on compte une ribambelle d’anciens blessés, qui ont subi tous les pépins physiques possibles et imaginables. Dos, épaule, genou, poignet, hanche… Nommez une partie du corps humain et vous trouverez probablement un spécialiste de ces mésaventures dans les vestiaires de Roland-Garros. Le corps a ses limites que le sport-spectacle ne veut pas connaître.

Donc pour la bonne santé des sportifs, liste des compétions à supprimer : Championnats de Wimbledon, Champions League, Coupe du monde de la FIFA, Ligue des champions, Finale de l’UEFA, Jeux olympiques d’été (et d’hiver), Roland-Garros, Super Bowl, Tour de France cycliste, etc.

Bien entendu la liste est incomplète, toutes les compétitions pour sportifs professionnels devraient être citées. Le sport doit seulement entretenir la santé, certainement pas le spectacle.

Un ami qui voulait il y a bien longtemps se lancer dans le football, son père : « Court après nos vaches, cela devrait te suffire. »

Le point de vue des écologistes décroissants

La finale de Roland Garros ne nous fait pas rêver. La religion de la balle jaune nous gonfle. Rappelons qu’en mars 2015, le mensuel La décroissance s’attaquait ainsi au court de tennis :

« Ces dernières années une chose m’a frappé : le nombre de courts de tennis abandonnés… Engouement voici une trentaine d’années, désaffection actuelle… Un court de tennis fait 23,77 mètres par 8,23, soit plus de 260 m2, ce qui correspond à la surface d’un potager capable d’alimenter une famille de 4 personnes en légumes frais… Pour faire face à la crise écologique et pour assurer notre sécurité alimentaire, la priorité des priorités est de mettre fin à la destruction des terres agricoles. Cela semble une évidence : les courts de tennis sont parmi les premières des saloperies bétonnantes à arrêter… On y joue seul face à un adversaire, et plus rarement en double, entre gens du même monde. Voilà une cible de choix pour les objecteurs de croissance au couteau entre les dents… Alors que faire de ces courts de tennis qui pourrissent notre pays déjà si abîmé ? Les transformer en potager ? Hélas, leur revêtement en goudron et autres saloperies synthétiques suintent depuis des années dans la terre… »

Notre article du 5 août 2007, qui n’a pas pris une ride

Balle jaune, carton rouge

Comment redonner le goût de la Nature à des individus qui vont préférer rester leurs après-midi devant leur écran télé plutôt que de s’activer physiquement à l’extérieur de leurs linceuls ?

Par exemple, fin mai-début juin de chaque année sur les chaînes publiques, difficile depuis vingt ans en France d’échapper à Roland Garros. On y réconforte les perdants ou félicite les gagnants jusqu’à plus soif. On se désole qu’il n’y ait plus de finaliste français avec des larmes de crocodile. Mais au moins on aura eu un grand spectacle sportif. Pour ce faire, de plus en plus de caméras varient les angles de vue pour remontrer au ralenti le point gagnant ad nauseam ou un grand écart sur terre battue. Lorsque les échanges deviennent interminables et que les téléspectateurs s’endorment, on filme aussi de jolies filles sur les gradins ou des spectateurs assoupis. Pour relayer les ralentis sur la balle, on montre aussi en gros plan l’expression de dépit ou de triomphe du joueur ; quelle source empathie ! Il est vrai que regarder une petite balle jaune courir d’un côté à l’autre d’un filet n’est pas très passionnant. Le plus marrant cette année, c’est quand même que la première semaine de tournoi a été fortement arrosée par la pluie, encombrant de passants désœuvrés les allées d’un site de huit hectares enlevés à la biodiversité. Alors on prévoit la construction d’un nouveau court à toit rétractable, un projet de 120 millions d’euros pour protéger une petite balle jaune. Autant de moins qui ne pourra servir à lutter contre la disparition des grands primates.

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3 juin 2026, Victoire du PSG, on n’aurait pas du en parler

7 février 2026, JO d’hiver… à la neige très artificielle

14 août 2025, Retrouver le sens des limites, ça urge

18 juin 2025, L’amour du foot, c’est l’amour des dictatures

19 novembre 2024, Société de consommation, des loisirs, du spectacle

8 juillet 2021, Tour de France, polluant et inutile

3 mai 2020, Post-covid, le sport-spectacle sans avenir

4 janvier 2020, Le sport-spectacle, on tourne en rond

30 juin 2017, Le Tour de France sera « le sauveur » de la biodiversité

29 mai 2016, Extension du domaine de la lutte à Roland-Garros

23 juillet 2014, Romain Bardet, un des forcenés du tour de France à vélo

27 juillet 2013, mieux que le Tour de France, AlterTour contre la drogue

13 juillet 2013, Il ne faut croire ni au surhomme, ni au Tour de France

12 juin 2013, La démesure du sport qu’un écologiste devrait dénoncer

3 août 2012, Les sportifs oublient leurs limites aux Jeux Olympiques

6 juillet 2012, le sport, antinature, antipathique, pro-capitalisme

6 juillet 2010, AlterTour de France

2 juin 2010, finale Federer-Nadal, on s’en fout

18 juin 2009, la Grande Boucle, out

22 juin 2008, foot, opium du peuple

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Victoire du PSG, on n’aurait pas du en parler

Victoire du PSG face aux Anglais d’Arsenal le 30 mai 2026 ! Des jours et des jours de liesse médiatique et même un éditorial du MONDE le 2 juin 2026 !! C’est étonnant que le système d’information donne tant d’importance à ce qui n’en a aucune, même si un peu d’analyse complémentaire sur ce pseudo-évènement peut porter à réflexion !!!

éditorial du MONDE (résumé) : La liesse dans les rues de la capitale et ailleurs en France, après le coup de sifflet final était à la mesure de l’importance de ce titre. Mais aussi des scènes de violences inadmissibles, devenues malheureusement habituelles après une victoire sportive. N’oublions pas une autre réalité du football : sa financiarisation à outrance. C’est le Qatar qui a acheté le PSG en 2011. Depuis 1,4 milliard d’euros ont été injectés. Pour l’exercice 2025-2026, le budget du PSG s’élèvet à 850 millions d’euros, celui de l’Olympique de Marseille est estimé à 260 millions. Une différence de moyens qui tue le suspense sportif. Les clubs les plus riches achètent, de plus en plus cher, les meilleurs joueurs étrangers. La Ligue des champions devient réserve aux ultrariches…

Le point de vue des écologistes sportifs en vrai

– Les deux buts marqués par le PSG : un penalty, un tir au but ! Donc rien issu d’un action commune, quelque chose qui fasse vibrer. Et tout le monde se félicite de ce résultat… Le foot est le miroir du monde actuel qui glorifie le néant.

– J’espère que tu n’es pas un fanatique du Paris Saint-Germain parce que le foot-spectacle, y’en a rien à cirer. Qu’est-ce que cette équipe siglée « PSG » a de français en fait ? Un chef d’équipe brésilien, 2/3 de l’effectif étranger, les fonds sont qataris…

– Tous ces individus (président, journalistes, politiciens et autres jeunes désœuvrés des cités) qui « communient » revêtus de tee-shirts à l’effigie d’une dictature islamiste farouchement décidée à éradiquer les progressistes et démocrates du monde musulman sont une honte pour la république.

– Voir les supporters français glorifier ce club de foot semble totalement incongru. Du pain et des jeux. Des jeux pour tous, et de plus en plus de guerres. Et Macron en première ligne pour accueillir l’équipe de foot à l’Élysée !

– En 2012, pour la première fois sous la Ve République, les candidats du second tour de l’élection présidentielle, Sarko-Hollande, ont parlé sport ; les deux candidats se retrouvent sur l’engagement de la France à accueillir les Jeux Olympiques. Le sport est devenu un vaste spectacle que nos dirigeants présents et futurs cultivent à dessein : divertir pour dominer ! Le sport d’élite est le moyen utilisé par la société de croissance pour cultiver la démesure et l’enrégimentement des populations. Toujours plus de stades, toujours plus de spectateurs, toujours moins d’attention aux problèmes fondamentaux.

– Le président Sarkozy a un jour déclaré sans rire que « le sport est une réponse à la crise ». Nous n’avons pas des présidents qui forment leurs concitoyens aux dures réalités qu’ils devront affronter demain, nous avons des clones à la remorque d’une société du spectacle et de l’infantilisation.

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Foot au Qatar, le sport EST politique (2022)

extraits : Le président français, Emmanuel Macron, a estimé le 17 novembre 2022 qu’il ne fallait pas « politiser le sport ». Pourtant Macron a fait savoir qu’il se rendrait au Qatar si les Bleus arrivaient en finale ou en demi-finales !!! Il faut « montrer du respect » au pays organisateur, s’est justifié le capitaine des Bleus, Hugo Lloris. Mr Lloris, quand le Qatar respectera les femmes, les travailleurs étrangers… et le climat… nous le respecterons.

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La corrida, obsolescence de la « tradition »

La corrida de La Brède (Gironde) a été suspendue le 19 mai 206 par le tribunal administratif de Bordeaux. Il a estimé que la commune ne pouvait pas faire valoir « une tradition locale ininterrompue », comme le requiert le code pénal français. La tradition a bon dos !

AFP : L’article 521-1 du code pénal, qui punit de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende les « sévices graves » ou « actes de cruauté » infligés à des animaux en captivité, requiert en effet que les spectacles taurins suivent une « tradition locale ininterrompue ». Or la corrida de La Brède, organisée depuis vingt-cinq ans mais suspendue en 2020 et en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19 n’a pas eu lieu non plus en 2025. La juge des référés du tribunal administratif a écarté la présence même d’une telle tradition en pointant « la faible affluence du public ». La magistrate a suspendu la décision communale en attendant un jugement sur le fond du dossier.

Le point de vue des écologistes sans traditions

– Toutes les traditions ne sont pas bonnes ni à respecter, loin de là.

Le travail des enfants, l’excision, l’esclavage, le mariage d’enfants….. sont des « traditions » très anciennes ininterrompues, encore extrêmement répandues dans le monde !

– La corrida a été importée en France en 1853 par Napoléon 3 sous l’influence de son épouse d’origine espagnole Eugénie. Comme souvent, la soi-disant tradition a bon dos…

Les traditions naissent et meurent, comme toutes choses. C’est ainsi que la royauté de « droit divin », une tradition née avec deux ou trois vieilles familles de petits potentats c’est éteinte après quelques siècles ou elle s’est maintenue par la force, l’obscurantisme, l’argent et la superstition.

– Massacrer un animal en appelant ça de l’art, une « afficion », ou que sais-je, ne restera pas comme la plus regrettable des traditions…

La « loi de la tradition ininterrompue » de la corrida contourne la loi Grammont (1850) qui interdit le mauvais traitement public des animaux

– L’appel à la tradition peut servir à justifier des choix politiques contestés, notamment sur la préférence nationale ou la culture de référence.

L’empereur Bardella premier saura protéger les nobles arts comme la Tauromachie et la chasse aux palombes.

– Les traditions sont l’alibi des peuples sans futur.…

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Moi, taureau de corrida, exige la réciprocité (2012)

extraits : J’ai fait un rêve, merveilleux rêve, qu’un homme beau et costaud se retrouve dans l’arène, tout nu. Il entre sur le sable, aveuglé par les projecteurs, court à droite ou à gauche, ne sait où aller, ce qu’on attend de lui. Une clameur gonfle, un taureau entre à son tour, majestueux dans sa robe noire, il salue la foule en délire. L’homme comprend brusquement, ce sera une lutte à mort, il cherche comment se défendre, on lui lance un petit couteau. Le spectacle commence. Le taureau, mon frère, va sortir vainqueur, presque toujours. Nous avons sélectionné cet homme pour sa force et son intelligence, mais nous l’avons élevé avec d’autres dans l’ignorance de son sort funeste, nous l’avons choisi pour mourir aujourd’hui en public. Ainsi va la vie. Un jugement vient de conforter nos traditions. Organiser des corridas humaines dans certaines régions est conforme à la Constitution, vient de juger le Conseil constitutionnel, rejetant le recours d’associations qui militent contre l’humanomachie…

Corrida et « qualité » de vie des taureaux espagnols (2015)

extraits : Depuis que l’Assemblée nationale, travaillée au corps par nos « 30 Millions d’Amis », a voté le projet de loi relatif à la modernisation du droit et reconnu l’animal comme « un être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du Code civil), je m’interroge sérieusement sur la qualité de vie des taureaux espagnols encore libres en cette période hivernale de filtrer par leurs naseaux l’air frais de la prairie….

Des éco-terrorisants au parlement ! (2022)

extraits : Dans une tribune du MONDE en 2022, plus de deux cents élus, dont Christophe Castaner et Bruno Retailleau, défendent la corrida et s’opposent à « l’écototalitarisme » : « Interdire la corrida, c’est interdire une culture et humilier une partie de nos concitoyens. Nous ne l’accepterons pas. Du sapin de Noël à la chasse, du barbecue amical aux rêves d’enfants de devenir aviateur, nous ne voulons pas interdire, normer, supprimer, effacer. Nous sommes des défenseurs acharnés de la liberté, et des opposants résolus à l’écototalitarisme. Nous croyons à la défense de la condition animale, mais cela ne doit pas servir d’alibi pour effacer nos singularités culturelles, nos marqueurs régionaux, bafouer le respect d’autrui et la fraternité qui fonde notre République »…

Corrida, culture vivante… de la torture (2024)

extraits : La corrida a repris le 28 janvier 2024 à Mexico après plus d’un an d’une interdiction finalement annulée par la Cour suprême qui ne s’est pas prononcée sur le fond du recours. Près de la plus grande arène au monde, grande colère des antitauromachies. « Liberté. Taureaux, culture vivante », lisait-on au milieu de l’arène. Des adversaires de la tauromachie ont défilé hors arène sous le slogan « La torture n’est ni de l’art ni de la culture »….

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Festival de Cannes, rien sur les échecs ?

La quinzaine du 79e Festival de Cannes a pris ses quartiers sur la Croisette le 12 mai 2026 et devra départager 22 films pour désigner la Palme d’or. Maîtresse de cérémonie, l’actrice française Eye Haïdara a tenu à saluer les téléspectateurs partout dans le monde, « enfin, partout où l’Internet n’a pas été coupé, partout où l’intelligence artificielle ne s’est pas substituée à la réalité ».

Piqué au vif, nous avons décidé de poser à l’Intelligence artificielle « perplexity » la question qui fâche ,

« Peut-on critiquer le festival de Cannes ? »

La réponse faire à partir des articles du MONDE montre comment l’IA peut s’ingénier à ne pas répondre à une question de fond !!!

Oui, le Festival de Cannes est largement critiqué, et ces critiques sont même devenues une part du « jeu » du festival.

Plusieurs types de critiques reviennent régulièrement dans les articles du Monde :

  • Le rapport de force avec les critiques de cinéma
    Le festival est « le lieu où se retrouvent des gens qui, en raison de leur métier, passent leur année à voir des films (…) et à devoir donner instantanément leur avis ». La question « comment être critique sans déplaire » illustre la tension permanente entre liberté de jugement, enjeux de carrière et convivialité cannoise.
  • Les choix de programmation et le palmarès
    Les sélections et les prix sont scrutés : place des femmes (« une femme pour quatre hommes en sélection pour la Palme »), répartition géographique des films, importance donnée à certains auteurs ou genres, décisions du jury, etc.
  • Les films eux-mêmes, parfois durement jugés
    Les critiques de
    Moulin, Gentle Monster, Quelques jours à Nagi ou Full Phil montrent que les œuvres présentées à Cannes peuvent être jugées sévèrement, même lorsqu’elles sont très attendues, et que le festival n’immunise pas les films contre les reproches (vision « lacunaire », incapacité à « émouvoir », etc.).
  • L’image et les contradictions du festival
    Cannes cristallise des critiques sur son glamour, ses rapports de pouvoir, sa gestion de sujets sensibles (violences sexuelles, pédocriminalité, religion, politique), ou encore son décalage entre affichage (par exemple une affiche célébrant
    Thelma et Louise) et réalité des chiffres (peu de réalisatrices en compétition).

La question (pour perplexity) n’est pas tant de savoir si l’on peut le critiquer que de savoir comment, à quel point et avec quelles conséquences dans un milieu très exposé et très codifié.

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Festival de Cannes, l’inutile en avant-première (2024)

extraits : Le Festival de Cannes se termine bientôt, c’est pas trop tôt ! Philippe Erlanger avait eu l’idée du festival dans le train lors de son retour de la Mostra de Venise en 1938 et retenu deux villes : Biarritz et Cannes. Le gouvernement décide alors de créer un comité de coordination ; tout est politique, à commencer par l’industrie du spectacle. Le festival est officiellement attribué à Cannes le 31 mai 1939 avec la signature d’un contrat entre cette ville et l’État. La salle de projection du Casino municipal de Cannes pouvant accueillir un millier de spectateurs. On valorise le nombre… de spectateurs.

À partir des années 1950, Cannes devient le plus grand événement du cinéma mondial. Le jury est maintenant constitué essentiellement de célébrités de l’industrie du film ; le cinéma se fait son cinéma… nombriliste. La mythique montée des marches et de son tapis rouge est bien sûr filmée, ses images sont diffusées dans le monde entier… elle est aussi l’occasion pour les couturiers de faire connaître leurs dernières créations. Le marketing a encore frappé, pas l’apprentissage de la réflexion.

Nous préférons de loin le Festival international d’échecs de Cannes qui a lieu en février. Là au moins tout le monde peut participer et on ne se contente pas de courir après un autographe.… Mais LE MONDE ne donne aucune colonne à ce festival, pas assez glamour !

Société de consommation, des loisirs, du spectacle

extraits : La société de consommation devient une société des loisirs. La première nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse moins en moins choix véritables et vraie liberté. Le matraquage publicitaire veille pour qu’il en soit ainsi. Mais la seconde élève encore notre niveau de fausse satisfaction en pratiquant personnellement des activité ludiques, mais payantes. Le summum est atteint quand se donne du plaisir à regarder les autres prendre leur pied. La société des loisirs devient la société du spectacle…

Militer à l’heure de la société du spectacle

extraits : Il y a les amuseurs publics qui nous font perdre notre temps, ainsi Valérie Lemercier : « Faire rire représente les premières joies de ma vie. Tout d’un coup, on a le sentiment de servir à quelque choses, d’avoir un intérêt. » Comme si une franche rigolade entre potes n’était pas la bonne méthode plutôt que sourire enfermé dans une salle de spectacle. Et puis il y a ceux qui servent vraiment à quelque chose. Ainsi Vincent Magnet qui laisse aux forêts le temps de vivre, Antidia Citores qui se met au service des océans, Sylvie Monier en défenseure opiniâtre des haies, Victor Noël, 16 ans (dont huit à protéger la nature), Rachel Lagière qui plante des variétés paysannes, François Sarano avec qui on reprend contact avec le vivant, etc. Grâce à eux et à tous les autres militants dans l’ombre, je sais que l’humanité peut être l’instrument du meilleur parmi le pire. Et je sais aussi que militer pour l’écologie, c’est ne pas s’attendre à des résultats probants, mais c’est faire ce qu’on doit faire…

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Eurovision 2026 : on s’en fout

La demi-finale d’ Eurovision 2026 démarrait avec quatorze pays, dont Israël. Pour contester la présence de l’Etat hébreu, trois pays avaient décidé de ne pas diffuser le concours, et cinq de ne pas participer. La finale le 16 mai à Vienne : mises en scène explosives, costumes extravagants, flammes et neige artificielle. Et puis de l’électro-pop, du pop opéra, de l’électro-dance, une ballade énergético-romantique, du métal glauque, et quelques prestations aussi déjantées qu’inclassables. Selon les bookmakers, la représentante française a des chances de se hisser dans les dix premières places…

Encore un évènement qui montre notre submersion médiatique et toute la fatigue cérébrale qui s’ensuit. Même LE MONDE, autrefois classé journal de référence, verse dans le people qui se croit analytique.

Voici ses derniers articles juste avant le spectacle :

Eurovision 2026 : le guide pour comprendre cette nouvelle édition
Eurovision 2026 : quelle est la langue la plus chantée en finale ?
Eurovision 2026 : la France, représentée par Monroe, a-t-elle des chances de gagner ?
Eurovision 2026 : « Les candidats ne se sentent plus obligés de chanter en anglais pour gagner »
Eurovision 2026 : la participation d’Israël suscite la controverse
Eurovision 2026 : pourquoi Israël est-il accusé d’avoir fait du concours un outil politique ?
Eurovision 2026 : avant la première demi-finale, quatre questions sur une édition 2026 marquée par le boycott visant Israël
Eurovision 2026 : l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie ne diffuseront pas le concours en raison de la participation d’Israël
Eurovision 2026 : l’Espagne est « du bon côté de l’Histoire », juge Pedro Sanchez

Voici quelques commentaires affûtés de ses lecteurs

Dieu : les décodeurs du MONDE décodent ! Il fut un temps où on mettait des notes de bas de page pour comprendre la Critique de la raison pure. Désormais il en faut pour comprendre le concours eurovision…

CLAUDEDANGLOT : Si cet article n’est une propagande sans retenue pour l’Eurovision 2026 condamnée par de nombreux pays responsable, je veux bien adhérer au RN.

Helsinki : Avec sa chanson “Dancing in Gaza”, Israël a de bonnes chances de l’emporter !

Jacquesp1 : Franchement il est temps de mettre un terme à ce concours qui est une honte musicalement, pour inaugurer un autre ou de vrais nouveaux talents internationaux pourraient apparaître. Et pas ces soupes commerciales insipides.

RYU52 : Il y a quelques années le candidat de je ne sais plus quel pays nordique avait terminé dernier avec un morceau très rock ce qui avait valu la critique suivante d’un magazine spécialisé (Rock et folk) : « Dernier à l’ Euro, il ne doit pas être nul ! « 

Tonnerre de B : Quant au gagnant cette année, on aura oublié son nom dans une semaine.

Alain Roy : Le Monde se grandirait en ne parlant pas de cette « daube »

jjppx : Ce qui eut été bien, c’est que lemonde n’en parle pas du tout !

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/16/eurovision-2026-la-france-representee-par-monroe-a-t-elle-des-chances-de-gagner_6689418_4355771.html

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Les sports d’hiver, une connerie de plus

Décrite traditionnellement comme un milieu hostile, la montagne se charge, à partir du XVIIIᵉ siècle, sous l’influence notamment du courant romantique, de nombreuses vertus. Au fil du XIXᵉ siècle, la montagne se transforme en un lieu désirable. Excursionnisme, alpinisme et thermalisme se développent. L’armée crée les premiers bataillons de chasseurs alpins en 1888 pour surveiller sa frontière avec l’Italie. Bientôt arrive le ski-tourisme. En 1896, l’Isérois crée le premier Club de Ski de France, le « Ski Club des Alpes ». L’engouement hivernal se concrétise par la construction des premières stations (Val-d’Isère, Megève…). En 1907, le Club Alpin Français (organise le premier concours international de ski, à Montgenèvre.. La première édition les Jeux olympiques (JO) d’hiver a eu lieu en 1924 à Chamonix (Haute-Savoie). Alors que les sports d’hiver étaient réservés à la bourgeoisie, les classes moyennes peuvent aussi se l’offrir à partir du milieu du XXᵉ siècle. Le plan Neige, série de politiques d’aménagement prises par l’Etat de 1964 à 1977, ambitionne d’apporter le tourisme de masse sur les cimes. Une révolution culturelle qui trouve sa traduction iconique dans la comédie Les bronzés font du ski (1979).

Mais le réchauffement climatique est devenu une menace existentielle pour le ski. On se prépare désormais à un avenir sans neige. Ouf !

Le point de vue des écologistes sans skis

– Les sports d’hivers pour la grande majorité des pratiquants tiennent du manège à la foire du trône : on attend son tour, on monte. On redescend et on recommence à côté, ceci toute la journée.

– Le ski est avant tout une histoire de fric, en gagner et montrer qu’on en a. Comme tout le tourisme, plus c’est haut, plus c’est cher, mieux c’est.

– Le ski a été trop envisagé sous l’angle des pratiquants au détriment de ce qu’il fait aux populations locales et à la montagne.

– Trop d’espaces naturellement « sublimes » désormais bétonnés, privatisés, gâchés, pillés… Du gâchis.

– Vivement que cette parenthèse d’hyper-consommation se referme.

– Je suis heureux d’apprendre que cette activité si pernicieuse ne sera pas permise à nos descendants.

– Finalement, les sports d’hiver n’auront duré qu’un siècle, peut-être deux. Un simple instant dans l’histoire de l’humanité. Dans sa pire période de délire.

– Il serait temps de réapprendre les vrais bonheurs simples près de chez-soi. Le sort de la planète en dépend.

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JO d’hiver… à la neige très artificielle

extraits : Les JO d’hiver en Italie ont débuté le 6 février 2026. Ils se caractérisent par un format éclaté entre des sites éloignés parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Cela multiplie les déplacements, un non-sens environnemental. L’enneigement des pistes n’a pu être assuré qu’à grand renfort de canons à neige dommageables pour la ressource hydrique de l’écosystème alpin. Des épreuves toujours plus nombreuses et plus spectaculaires pour justifier l’inflation des droits de retransmission ne sont pas compatibles avec les promesses de soutenabilité environnementale….

Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

extraits : Edgar Grospiron est nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. L’ancien skieur acrobatique, médaillé d’or à Albertville en 1992, explique en février 2025 quel patron des Jeux il compte être. Mais il a beaucoup de mal à trouver des vertus au ski de compétition à l’heure du réchauffement climatique !…

 

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JO d’hiver… à la neige très artificielle

Les Jeux olympiques (JO) d’hiver de Milan-Cortina d’Ampezzo ont débuté hier 6 février 2026 en Italie. lls sont censés inaugurer l’ère d’un olympisme plus durable, alliant sobriété, réutilisation des infrastructures existantes et empreinte écologique maîtrisée. L’objectif est complètement hors de portée. Impossible de concilier des contraintes environnementales plus rigoureuses avec la mise en scène d’un spectacle qui veut attirer de plus en plus d’audience télévisée afin de tenter (vainement) d’équilibrer son financement.

éditorial du MONDE : Les JO d’hiver en Italie se caractérisent par un format éclaté entre des sites éloignés parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Cela multiplie les déplacements, un non-sens environnemental. L’enneigement des pistes n’a pu être assuré qu’à grand renfort de canons à neige dommageables pour la ressource hydrique de l’écosystème alpin. Des épreuves toujours plus nombreuses et plus spectaculaires pour justifier l’inflation des droits de retransmission ne sont pas compatibles avec les promesses de soutenabilité environnementale. La piste de bobsleigh olympique a englouti 120 millions d’euros dans la construction d’une infrastructure énergivore au mépris de la responsabilité écologique. A ces aberrations environnementales s’ajoute une dérive des coûts. Le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 se dit prêt à apprendre des erreurs de Milan-Cortina, mais les contradictions des Jeux d’hiver ne pourront pas être résolues.

Le point de vue des écologistes non-JO

CHToktik : LE MONDE découvre l’eau chaude.. les JO ce n’est QUE du business, le reste c’est de la poudre à gogos !

L Éveillée : Arrêtons SVP l’hypocrisie, dès qu’il y a déplacement de nombreuses personnes (au hasard : match, concert, vacances…..), qui quittent leur yourte et leurs 5 chèvres. c’est forcément un non sens environnemental.

CED34 : 120 millions d euros pour une piste de bobsleigh !! Le monde est fou(tu).

Claude Gisselbrecht : Entre environnement et profit, il faut choisir … Mission impossible dans un contexte de planète brûlée !

Michel SOURROUILLE : Les JO d’hiver n’ont qu’une destinée, disparaître. Il en est d’ailleurs aussi des JO d’été… Marre des spectacle nationalistes de sportifs professionnels qui ne font plaisir qu’à des poussifs affalés dans leur fauteuil. Laissons la montage à la montagne et pour l’activité physique pratiquons la méthode des 10 000 pas.

Another : Il faut arrêter les JO, mais aussi les coupes du monde de foot, les euros de football, la coupe d’Afrique des Nations, la champions League, le Tournoi des six nations, Roland Garros, Wimbledon, la Ligue 1, la NBA même si Wemby y joue, les tournois de judo, les courses de chevaux. C’est néfaste pour le bilan carbone. Vite un RIC là dessus !

Eglantine13 : Il nous faut dare-dare trouver une planète froide, bien enneigée, mais qui ne soit pas un glaçon, où les bars seraient ouverts nuit et jour… Tout cela met la barre à hauteur déraisonnable… la planète Mars n’est pas adaptée.

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Jeux d’hiver 2030 en mode contestation

extraits : Des trois modes de régulation des rapports sociaux, la coercition, la coopération et la concurrence, l’idéologie libérale n’a voulu retenir que la troisième. La culture occidentale utilitariste est devenue hypertrophiée en compétitions de tous ordres. Les Jeux Olympiques d’hiver ne devraient pas être. Dans un avis du 29 novembre 2024, l’Autorité environnementale a rappelé qu’« en application du droit en vigueur, les JOP 2030 doivent faire l’objet d’une démarche d’évaluation environnementale unique, globale, à engager le plus en amont possible de l’événement, et donc au plus tôt ». Il ne s’est rien passé depuis cet avis….

Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

extraits : Edgar Grospiron vient d’être nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. Son discours : « On sait que le ski ne sera pas viable sur le long terme ; mais on ne sait pas bien à quel horizon il ne le sera plus… Si on équipe certaines pistes de canons à neige, sachant que cette neige va rallonger la saison, on prolonge de fait l’économie autour du ski. Après, il faut évaluer si cet investissement est rentable… Dire que les Jeux vont sauver les sports d’hiver ou qu’ils vont sauver la montagne serait une erreur… Mais les pistes de ski font vivre énormément de monde… Si TotalEnergies doit rejoindre l’aventure, c’est parce que ça a du sens… Je prends le dossier tel qu’il est, ce n’est pas forcément celui que j’aurais aimé qu’il soit. »…

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Trophée Jules-Verne, un exploit pour rien

Sur 40 300 kilomètres sans assistance et sans escale, le maxitrimaran Sodebo Ultim 3 (32 mètres) est parvenu à maintenir une vitesse moyenne très élevée – 29,17 nœuds, soit environ 54 km/h. Le skipper français Thomas Coville et l’équipage ont franchi le 25 janvier 2026 la ligne entre Ouessant (Finistère) et le cap Lizard, au Royaume-Uni, bouclant ainsi leur tour du monde en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. Ils s’adjugent ainsi le Trophée Jules-Verne, en battant de plus de douze heures le record de Francis Joyon en 2017 : 40 jours, 23 heures et 30 minutes. Pour quelques heures, un jour de gloire éphémère.

Le point de vue des écolos de terre ferme

Michel SOURROUILLE : La conquête de l’inutile ça peut se faire en haute montagne, ça peut se faire en pleine mer…

Rochefort : Ouah !! Bravo, Youpi, franchement je suis totalement écœuré ; on célèbre 7 bonhommes QUI SE FONT PLAISIR, à l’aide d un engin qui coûte bonbon (10 millions d’euros), qui est SPONSORISE par Sodebo qui passe les frais en DEDUCTION de leur impôts…

Zeppo : Une performance qui ne fera pas oublier néanmoins la piètre qualité des sandwichs Sodebo !

Rien : Moi en 24 h je fais le tour du monde tous les jours comme toute l’humanité devant mon écran et pour info on le sait (sauf Trump) elle est ronde…

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Société de consommation, des loisirs, du spectacle

extraits : La société de consommation devient une société des loisirs. La première nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse moins en moins choix véritables et vraie liberté. Le matraquage publicitaire veille pour qu’il en soit ainsi. Mais la seconde élève encore notre niveau de fausse satisfaction en pratiquant personnellement des activité ludiques, mais payantes. Le summum est atteint quand se donne du plaisir à regarder les autres prendre leur pied. La société des loisirs devient la société du spectacle….

François Gabart devient écolo, bravo

extraits : François Gabart possède l’un des plus beaux palmarès de la course au large, avec des victoires sur le Vendée Globe (2012-2013), la Route du rhum (2014) et la Transat Jacques-Vabre (2015, avec Pascal Bidégorry), sans compter un record du tour du monde en solitaire (2017). Nous notons aujourd’hui sa conversion à l’écologie : « La course au large est polluante, comme toute activité humaine. La construction de nos bateaux n’est pas anodine. Nous avons besoin de beaucoup d’énergie et d’utiliser du carbone, un produit directement issu de l’industrie pétrochimique. Est-ce que l’impact environnemental de la course au large est acceptable au regard de ce qu’elle engendre de manière positive, notamment en termes de message à portée écologique ? »…..

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Contre les pratiques culturelles actuelles

L’écologie impose de « faire moins ». Elle contredit ainsi la fonction symbolique d’une grande partie des pratiques culturelles. Organiser une fête sobre, ou tenter d’encadrer les prodigalités artistiques dans un régime de décroissance, revient à demander à ces moments d’exubérance maîtrisée de renoncer à leur propre logique.

Fabrice Raffin : L’écologie, telle qu’elle est mise en scène aujourd’hui, fonctionne souvent comme un discours de fin du monde : un récit eschatologique où tout serait sur le point de basculer, et où chacun devrait apprendre à se restreindre avant qu’il ne soit trop tard. On demande alors au secteur culturel de s’y conformer. Mais les effervescences collectives ne sont pas des détails. Elles activent un ressort anthropologique essentiel, existentiel : la dépense collective. On la retrouve dans la dépense ostentatoire et l’exubérance ritualisée qui suspend brièvement l’ordre du quotidien. Les célébrations somptuaires, la grande fête rassurent parce qu’elles donnent l’impression que, malgré les crises, il reste un surplus de vie. L’art ouvre des espaces symboliques et imaginaires où la limite semble temporairement neutralisée.

D’où la contradiction structurelle dans laquelle se débattent aujourd’hui les acteurs culturels : ils annoncent vouloir réduire les déplacements, mais dépendent de la circulation des artistes ; ils prônent la sobriété, mais l’économie de l’événementiel valorise la démesure ; ils parlent de relocalisation, tout en restant pris dans des infrastructures globalisées. La difficulté actuelle du secteur culturel ne vient donc pas d’un manque de volonté, mais de la collision entre deux récits incompatibles : celui de l’écologie, qui impose la limite, et celui des réjouissances culturelles, qui reposent encore sur la démonstration d’une abondance possible.

Tant que l’écologie n’est pas ressentie comme une urgence vécue, il est illusoire d’espérer un renoncement profond à des modes d’existence occidentaux dans le confort matériel.

Le point de vue des écologistes qui jouent au piano chez eux

– Cette tribune est très juste. Elle revient à dire plus prosaïquement : l’écologie c’est triste, emmerdant et inhumain. Mais l’art pour l’art, c’est fantastique.

– L’art n’est que l’expression de son époque, et la nôtre qui est particulièrement dénuée de grandeur, d’idéal et d’absolu, ne peut plus que consoler son vide dans l’opulence et l’excès de consommation, qui ne sont que des illusions.

– La culture depuis les années 80 avec ses gigantesques animations est faite pour des peuples convertis en ultra-consommateurs.

– Le cinéma, le théâtre, les salle de spectacles… sont des lieux où il faut aller avec émissions de gaz à effet de serre.

Où est la culture qui permet d’appréhender l’avenir avec une conscience plus éclairée ?

– Une attitude « culturelle écologique » consisterait à ne pas écouter le discours consumériste du genre  » un spectacle à ne pas manquer » , un « must », « ne ratez surtout pas… »,

– Oui l’écologie remet les limites au centre de nos préoccupations. La fête est finie ..…

– La baisse du niveau de vie qui va avec la fin du pétrole fera en sorte que l’argent n’ira pas à la culture payante.

– Une porte de sortie, c’est de faire la promotion d’activités culturelles locales.

– Après tout, faire partie d’une chorale locale est encore plus agréable que de s’agglutiner dans une salle de spectacle.

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Décroissance culturelle, l’art de l’essentiel

extraits : Les artistes qui vivent de l’air ambiant préfèrent amuser ou épater la galerie plutôt que d’aborder les véritables problèmes de fond, anxiogènes. La vie culturelle semble se dérouler en dehors de la réalité environnementale. Rentrée littéraire après rentrée littéraire, l’écologie est absente des centaines de nouveaux romans publiés et des préoccupations des écrivains. En art contemporain, les artistes les plus plébiscités ne s’inscrivent pas dans une démarche écologique. Rares sont les films, en dehors des documentaires, qui intègrent l’écologie comme thématique. Les séries télévisées sont encore plus loin du sujet. La chanson française est peu inspirée par les changements du climat et des écosystèmes…

Nous nous réveillerons seulement quand les soubresauts de la planète menaceront de nous ensevelir. A ce moment-là l’art et la culture seront remplacés par des stages de survie et/ou de jardinage !

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Bientôt plus de neige pour skier

A la fin du XXe siècle, il était encore possible de skier 151 jours par an dans une station comme Le Tourmalet. D’ici à  2050, le nombre de jours skiables dans une telle station – nichée à 1 900 mètres d’altitude, dans le massif de la Haute-Bigorre – devrait dégringoler à 116. Et finirait sa chute à 86 jours à la fin du siècle. C’est l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) qui le dit. L’altitude et la localisation des massifs influeront sur le risque de faible enneigement des différentes stations. Les projections prennent en compte la production artificielle de neige. Initialement utilisée pour améliorer les conditions d’exploitation des domaines face à l’aléa de l’enneigement, elle est aujourd’hui vitale pour toutes les stations. Le dérèglement climatique devrait aussi accentuer l’imprévisibilité de l’enneigement.

Le tourisme à ski n’a pas d’avenir.

Le point de vue des écologistes sans ski

– Le refuge du Gioberney, 1600 mètres, où j’ai des photos depuis le début des années 60 au même endroit. Fin juin quand j’étais enfant on pouvait aller toucher la moraine. Maintenant il faut des jumelles pour apercevoir le glacier.

– Le ski, une préoccupation saisonnière d’enfants gâtés par la société des loisirs.

– Le ski alpin, une industrie comme les autres avec une logique de « toujours plus ». Il a massacré la montagne pour créer des autoroutes à skieurs, sortes de boulevards terraformés sur lesquels des remontées mécaniques gigantesques vomissent leurs skieurs à longueur de journée. Qui se sent encore à la montagne aujourd’hui dans ces parcs d’attraction ?

– L’éloge du ski, c’est d’autant plus décalé quand on sait que moins de 10 % des Français partent en vacances de ski.

– Le changement climatique va engendre guerres, famines, morts et désolations, et on se demande encore si on pourra aller skier demain.

– Pas grave. Je n’ai jamais skié de ma vie, et ça ne m’a pas manqué. Quand les gens ne sauront plus ce qu’est le ski, la neige ne manquera à personne.

– Mais non… tout ceci n’est qu’une vaste arnaque… le réchauffement n’est qu’un mythe écologiste, on le constate tous les jours : « Drill, baby, drill ! »

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Faut-il encore emmener les enfants au ski ? (février 2025)

extraits : Alors que le ski a été inventé au XIXe siècle pour permettre à des alpinistes chevronnés d’accéder à des sommets enneigés, il est ensuite devenu un loisir de masse et de descente, dépendant des remontées mécaniques, des forfaits, des canons à neige, d’une infrastructure lourde, énergétiquement dispendieuse, et d’une artificialisation de la montagne. Et en plus aujourd’hui, il y a de moins en moins de neige ! Culpabilisons les skieurs sans conscience…

La culpabilité gagne les skieurs sans neige (mars 2024)

extraits : Marie-Charlotte Iratzoquy, jeune athlète de 23 ans et trois fois championne de France par équipes, est tiraillée par sa conscience écologique… L’anxiété provoquée par les manifestations concrètes du dérèglement climatique en montagne s’est insidieusement installée dans son quotidien d’athlète. « Pour skier, je dois monter de plus en plus haut. Chaque hiver, les chutes de neige se font de plus en plus rares .» La fonte des glaciers trouble ses aspirations : «  Aujourd’hui, je vois tous les jours les signes de détérioration des glaciers… Je me sens égoïste de continuer à pratiquer mon sport…

Ski : le consumérisme touristique, c’est fini (février 2023)

extraits : Avec ou sans enneigement artificiel, le nombre de journées skiables diminue, l’or blanc, c’est fini. Il faut le dire, clairement. On peut même se demander jusqu’où il est souhaitable de miser sur la montagne dite « quatre saisons », où l’on multiplie les aménagements destinés à attirer une clientèle estivale. Venez faire un tour de manège dans un beau paysage, centres aqualudiques, circuits de luge sur rail, tyroliennes géantes et autres ponts « himalayens » enjambant des vallées entières… Voici venue la fin d’un modèle économique fondé sur le consumérisme touristique, la marchandisation des espaces naturels et une situation de rente immobilière jamais remise en cause…

Covid-19, l’oraison funèbre du « tout-ski » (décembre 2020)

extraits : Victoire, les pistes de ski resteront fermées jusqu’en janvier. La phrase du premier ministre Jean Castex nous a mis en joie : « Il sera loisible à chacun de se rendre dans ces stations pour profiter de l’air pur de nos belles montagnes ; toutes les remontées mécaniques et équipements collectifs seront fermées au public.(26 novembre 2020) » Le Covid-19 aurait du nous apprendre à distinguer entre l’essentiel et le superflu et à abandonner les « stations de ski ». De toute façon le réchauffement climatique nous condamne à éviter tout ce qui dégage inutilement des gaz à effet de serre, à commencer par les flux touristiques vers une montagne plus ou moins enneigée et les canons à neige comme piètre substitut aux cycles de la nature….

De la neige hélitreuillée pour skier (février 2020)

extraits : Même la ministre de l’écologie réagit : « Enneiger des stations de ski par hélicoptère n’est pas une voie possible. » Le directeur du syndicat mixte à Luchon-Superbagnères, conscient que ce n’est pas hyper écologique, se défend : « C’est vraiment exceptionnel, on n’a pas eu le choix cette fois-ci. » C’est en fait la faute du conseil départemental de Haute-Garonne qui sait calculer le bon rapport coût/bénéfice : « En termes de retour sur investissement, il faut multiplier au moins par 10 ». Les skieurs sont contents et 50 à 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération aérienne….

Stations de ski et réchauffement climatique (juin 2019)

extraits : Les Neiges Catalanes, ce sont 6 stations de ski alpin dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Entre Andorre et Méditerranée, la question brûlante de leur avenir a été soulevée lors d’une réflexion initiée par les JNE le 17 mai 2019 : « Changement climatique en zone de montage ». Tous les intervenants, la directrice du parc, le représentant de son comité scientifique, une chercheuse au CNRS… ont été unanimes : à l’horizon 2050, il y aura en moyenne lissée 3 à 4° Celsius en plus dans la région. Tous ont aussi notés les difficultés de penser l’adaptation à ce choc thermique, d’autant plus que les stations de skis locales pratiquent déjà la « neige cultivée »….

Ne skiez pas, ni au Pla d’Adet ni ailleurs (février 2018)

extraits : Avec ses remontées mécaniques modernes et ses domaines skiables reliés, la France offre 350 stations de ski dans 7 massifs. Comment résister devant les snowparks, le snowboard, le freestyle, les boarder cross, les slaloms et les bosses, l’espace ludique Ludo’Glyss et le speed-riding ? Comment expliquer qu’il ne faut pas skier ? Comment expliquer cela dans un monde sur-développé où les loisirs sont devenus un art de vivre ? Comme amener les touristes des sommets à ne plus aimer les vacances à la neige ? Comment faire ressentir que la montage ensevelie dans son manteau neigeux ne peut que mieux se porter sans tire-fesses, nacelles et autres remonte-pentes ? Le skieur qui ne s’occupe que de la réussite de ses vacances peut-il glisser sans se poser quelques questions sur une neige vomie par des canons alimentés par l’eau qu’on est allé chercher deux mille mètres plus bas dans la rivière ? Comment convaincre des gamins qu’on amène en classes de neige que skier n’est pas bon pour la planète ?….

Des vacances de Noël sans chausser les skis (décembre 2015)

extraits : L’association Moutain Wilderness rappelle que la consommation d’eau pour produire de la neige atteint 15 millions de mètres cubes pour 188 stations, un chiffre presque comparable aux 25 milliards de m3 qui servent au remplissage des piscines privées. Il faut aussi 108 millions de kWh pour les canons à neige, soit 0,023 % de la consommation française d’électricité, mais presque autant de proportion dans les déchets nucléaires. Signalons en passant qu’on peut agréablement passer un Noël sans ses skis, même si c’est sous la neige….

Noël sans ses skis (novembre 2010)

extraits : La Biosphère espère que vous allez passer un bon Noël sans skis. On ne peut en effet maintenir la montagne « propre » quand on y multiplie les immeubles et les remonte-pentes. Ce n’est pas un loisir qui préserve la Biosphère que de déplacer des citadins en mal d’air pur vers de lointaines destinations où on va recréer la ville et poursuivre des activités sans intérêt. Mais le greenwashing règne dans tous les  domaines. On veut dorénavant vendre la destination neige en l’inscrivant sur le registre du développement durable ! L’office de tourisme d’Avoriaz avait installé un « corner environnemental » qui invite à calculer son empreinte écologique ; Sainte-Foy en Tarentaise mettait en évidence l’habillage bois de ses bâtisses ; Val-d’Isère mettait l’environnement au cœur de l’organisation des championnats du monde de ski alpin prévu en 2009. Poudre de neige et de perlimpinpin …

Non aux skieurs chinois (mars 2008)

extraits : Le ski envahit la planète. Sous le dôme de Ski Dubai, qui contient 6000 tonnes de « vraie » neige, les pistes en poudre de neige ont été disposées en terrasses pour prévenir tout risque d’avalanche dans la chaleur torride du désert ! Dans les années 1990, la Chine comptait seulement 500 skieurs à peine, pour la plupart des professionnels. Aujourd’hui le ski est la nouvelle coqueluche chinoise (Le Monde du 13.03.2008), avec 3 à 5 millions de sorties de ski. Difficile d’ignorer dans un pays qui s’enrichit de jour en jour le boom des sports-loisirs. Les stations aménagées autour de Pékin fonctionnent toutes avec de la neige artificielle, on compte dix usines à touristes à moins de 80 kilomètres de la capitale….

Bientôt plus de neige pour skier Lire la suite »

JO2030. La loi olympique en dehors de la loi

Les Jeux Olympiques, qu’ils soient d’été ou d’hiver, n’ont pas lieu d’être. Surtout quand on connaît les conditions d’organisation. La loi olympique ne devrait pourtant pas rencontrer de blocage partisan au parlement, hormis de la part des « insoumis » et des Écologistes, hostiles à l’organisation des Jeux.

Nicolas Lepeltier : L’Assemblée nationale a commencé le 15 décembre 2025 l’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’organisation des JOP 2030 (Jeux olympiques et paralympiques). La loi olympique permet notamment des dérogations temporaires au droit commun en matière d’urbanisme (recours à des procédures d’expropriations simplifiées), d’environnement, de commande publique, de sécurité (utilisation de la vidéoprotection algorithmique), de logement ou encore de travail dominical, etc.

Le projet de loi olympique des JOP 2030 sanctuarise également la contribution de l’Etat (362 millions d’euros) à l’organisation des Jeux ainsi que sa garantie en cas de report ou d’annulation des Jeux, ou en cas de déficit du Cojop – les Jeux d’hiver sont structurellement déficitaires.

Le point de vue des écologistes anti sport-spectacle

– Une loi d’exception pour faire tomber la neige en 2030 !!!

– Scandaleux gaspillage d’argent public transpartisan. Le CIO va se goinfrer comme d’habitude, ainsi que les consultants et dirigeants du COJO, aux frais du contribuable!

– Il est scandaleux que pour un évènement de quelques semaines et qui coûte un pognon de dingue, on mette entre parenthèses des règles que l’on demande aux citoyens de respecter le reste du temps !!

– La montagne pourra être saccagée dans la loi et le contentement des affairistes

– On essaye déjà de faire la neige artificielle au Grand Bornand pour le prochain week-end de coupe du monde de biathlon !

– Tout l’argent du monde ne permettra pas de faire tomber la neige.

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Jeux d’hiver 2030 en mode contestation

extraits : Des trois modes de régulation des rapports sociaux, la coercition, la coopération et la concurrence, l’idéologie libérale n’a voulu retenir que la troisième. La culture occidentale utilitariste est devenue hypertrophiée en compétitions de tous ordres. Les Jeux Olympiques d’hiver ne devraient pas être. Dans un avis du 29 novembre 2024, l’Autorité environnementale a rappelé qu’« en application du droit en vigueur, les JOP 2030 doivent faire l’objet d’une démarche d’évaluation environnementale unique, globale, à engager le plus en amont possible de l’événement, et donc au plus tôt ». Il ne s’est rien passé depuis cet avis….

Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

extraits : Edgar Grospiron vient d’être nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 Son discours : « On sait que le ski ne sera pas viable sur le long terme ; mais on ne sait pas bien à quel horizon il ne le sera plus… Si on équipe certaines pistes de canons à neige, sachant que cette neige va rallonger la saison, on prolonge de fait l’économie autour du ski. Après, il faut évaluer si cet investissement est rentable… Dire que les Jeux vont sauver les sports d’hiver ou qu’ils vont sauver la montagne serait une erreur… Mais les pistes de ski font vivre énormément de monde… Si TotalEnergies doit rejoindre l’aventure, c’est parce que ça a du sens… Je prends le dossier tel qu’il est, ce n’est pas forcément celui que j’aurais aimé qu’il soit. »…

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Les transgenres dans le sport de haut niveau

De très nombreux organismes ont deux sexes séparés, les mâles et les femelles. Une percée très importante dans la compréhension de la détermination du sexe est la découverte des chromosomes sexuels au début du XXe siècle. Un des chromosomes possède des gènes permettant de fabriquer un sexe ou l’autre. Le dimorphisme sexuel serait un attribut du dernier ancêtre commun des bilatériens cœlomates. En sociologie, ce sont les travaux de Margaret Mead qui jouent un rôle précurseur en 1935. Elle utilise le concept de « rôle sexué » qui distingue pour la première fois le rôle social et le sexe. Cette notion de « rôle sexué » est l’ancêtre direct de l’idée de genre. Le genre est une construction sociale qui résulte d’un apprentissage et non d’un déterminisme génétique, inné. Il n’y a donc pas d’ordre « naturel » dans les inégalités selon le sexe. « On ne naît pas femme, on le devient », écrivait déjà Simone de Beauvoir en 1949.

Mais notre époque complique tout ! De la recherche de l’égalité entre les sexes (le féminisme) nous sommes passés actuellement à la multiplication des genres intermédiaires qui revendiquent leur spécificité (transgenre) et se présentent comme des victimes de la transphobie dès qu’on dit qu’il y a biologiquement une différence entre homme et femme. Le sport de haut niveau connaît alors des soubresauts.

thèse : . Riley Gaines avait en 2022 fini 5e sur le 200 yards nage libre, à égalité avec Lia Thomas, une athlète transgenre qui concourait chez les hommes. La nageuse avait fait part de son humiliation de devoir partager les vestiaires avec Lia Thomas, qu’elle décrit comme un « homme de 22 ans d’un mètre quatre-vingts entièrement intact, avec des organes génitaux masculins ». En 2025, la Minnesota School League désactive les commentaires sous une publication célébrant l’équipe vainqueure du championnat local. Riley Gaines écrit : « Commentaires désactivés lol. C’est normal quand votre joueuse vedette est un garçon »

antihèse : Simone Biles est l’une des athlètes les plus respectées des Etats-Unis, la gymnaste la plus titrée de l’histoire, l’apostrophe : « Riley, tu es vraiment malade. Toute cette campagne parce que tu as perdu une course. Tu es une mauvaise perdante, tu devrais soutenir la communauté transgenre. Tu les persécutes. Une chose est sûre : personne dans le monde du sport n’est en sécurité avec toi dans les parages ! »

synthèse : Martina Navrátilová a été la première star du tennis féminin à afficher son homosexualité, dès le début des années 1980. Elle était alors reconnue comme une militante des droits des gays et des lesbiennes. Durant deux saisons, elle a également été entraînée par la première joueuse transgenre de l’histoire, Renée Richards. La joueuse est mariée depuis 2014 avec une ancienne Miss URSS avec laquelle elle a eu un enfant. L’interdiction des transgenres dans le sport « est le seul sujet sur lequel je suis d’accord avec Trump », reconnaît aujourd’hui l’ancienne tenniswoman : « Il ne devrait pas y avoir de place pour les hommes dans le sport féminin, car c’est clairement injuste ». La militante invoque l’équité sportive, mais aussi l’inconfort de certaines femmes à devoir partager les vestiaires avec des personnes transgenres.

Sa position a provoqué la colère des milieux LGBTQ qui se sont sentis trahis. Martina Navrátilová a été exclue d’Athlete Ally qui milite pour les droits des LGBTQ dans le sport, dont elle était pourtant ambassadrice. « J’ai été traitée de nazie et d’homophobe », assure l’intéressée.

Le point de vue des écologistes androgynes sur lemonde.fr

– Il n’y a pas si longtemps, la majorité des commentaires auraient été uniquement à charge, fustigeant la transphobie de Martina Navrátilová.

– Retour à la réalité biologique. Merci à Martina Navrátilová.

Regardez juste les services au tennis, leur vitesse en km/h pour les hommes et les femmes – rien a voir…

Dans certains sports, le taux d’hormones masculines de femmes nées femmes est contrôlé depuis belle lurette et leur interdit de participer à des compétitions quand il est trop haut.

– Il y a un moment où la soi-disant défense de l’égalité créé de l’inégalité.

Les mouvements lgbtqia+ qui l’ont traité de tous les mots ne font que démontrer qu’ils ont atteint un stade de dérive radicale et idéologique avancés.

Cette question fait perdre du soutien à la cause LGBT dans son combat pour plus d’égalité et d’inclusion en donnant l’impression du toujours plus.

– Il serait plus écolo de supprimer le sport-spectacle…

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Donald Trump n’aime pas le genre transgenre

extraits : Dès son investiture, Donald Trump a signé un texte établissant que les États-Unis ne reconnaissaient que deux sexes définis à la naissance, masculin et féminin, ce qui revient à nier une existence administrative aux personnes transgenres. La Maison Blanche a publié le 28 janvier 2025 un décret de Donald Trump mettant fin aux aides publiques pour les traitements de transition de genre des mineurs, chimiques comme chirurgicaux : « A travers le pays, les professionnels de santé mutilent et stérilisent un nombre grandissant d’enfants influençables. Cette tendance dangereuse sera une tache sur notre histoire et elle doit prendre fin »….

Mon père, transgenre, devenu ma mère

extraits : Deux manchots (animal que Xavier Gorce utilise pour croquer l’actualité par le dessin) en pleine discussion. Le plus petit des deux demande à l’autre : « Si j’ai été abusée par le beau-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ? » Pour ce texte, Xavier a été censuré par LE MONDE, voici son analyse-réponse : « En lisant posément le texte du dessin, on comprend qu’à aucun moment il ne moque les victimes d’actes incestueux ni ne fait porter une quelconque responsabilité sur les personne en translation de genre. Quel est donc l’argument du MONDE pour s’excuser de la publication de mon dessin…. 

Nos articles antérieurs

25 octobre 2019, discuter PMA, c’est interdit par les LGBT

8 juillet 2019, Mouvement trans, négation de l’altérité

5 juillet 2019, Intersexualité, à opérer ou à conserver ?

16 décembre 2016, Le sexe/genre relève-t-il de la nature ou de la culture ?

17 septembre 2013, Le genre et le sexe, des différences aux inégalités

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L’amour du foot, c’est l’amour des dictatures

Tout comportement social résulte d’un conditionnement. Il n’y a pas que la religion qui constitue l’opium du peuple, il y a le nationalisme, le racisme, l’identification à un groupe d’appartenance, le rejet de tout ce qui n’est pas NOUS… et le footisme. Magouille, argent à tout va, violence, le foot est le reflet décadent de notre société ! Foot, foot, les médias parlent beaucoup foot alors que ce n’est qu’un faits divers parmi d’autres. Mais cela contribue à leur audience.

Pourquoi le football rassemble-t-il autant de fans et suscite-t-il un tel engagement de la part de ceux-ci ? Le foot est devenu une religion, habillé des mêmes oripeaux, une tenue spéciale sur le stade ou dans les gradins, des chants comme à la messe, le culte des sanctifiés du ballon rond, des trophées en forme de calice, la ferveur d’une communauté en transe, des foules de supporters confites en dévotion. Plus besoin d’aller à la messe quand on aime le foot…..Il y a souvent chez les supporteurs de foot un attrait pour tout le rituel avant, pendant et après le match, qui serait hérité de la toute petite enfance. Le fils peut s’identifier à son père et se mettre dans le même état que lui pour le foot. Un rituel libère des endorphines (véritable antidouleur naturel), réduisant l’anxiété et facilitant la cohésion du groupe. Une hormone, la dopamine, est libérée lorsque nous faisons des prédictions. Le fait qu’il puisse y avoir plus ou moins de buts marqués et que ceux-ci surviennent de manière sporadique explique pour partie la tension émotionnelle et la motivation des spectateurs. Les joueurs de football sont des sportifs qui véhiculent le plus grand nombre d’attributs liée à la vie de groupe comme l’esprit d’équipe, l’agressivité, la vitesse, la dextérité, l’endurance… Le lien qui unit les supporteurs de football à leur équipe est surtout « tribal ». En cas de victoire de leur équipe, les supporteurs activent de manière significative leur amygdale cérébrale (impliquée dans la perception et le ressenti des émotions) ainsi que le circuit de la récompense.

L’amour du foot reflète un état spécifique d’excitation à même de doper les plus fanatiques, mais également de leur faire commettre parfois l’irréparable. Le comportement des foules est influencé par la perte du sentiment de responsabilité de l’individu, on agit comme la masse agit. Les dictateurs profitent largement de cet état d’esprit que l’amour du foot facilite.

Le point de vue des écologistes

Dans quelle mesure peut-on aimer le foot ? Pourquoi tant d’attention envers ces gamins attardés qui courent derrière un ballon ? Les écologistes véritables condamnent tout ce qui est aliénation de la pensée et de l’acte : pourquoi des stades, ces grands projets inutiles, alors que la marche et la course à pied (avec ou sans ballon) peuvent se faire sans béton ni spectateurs… Si les supporters du foot mettaient autant d’enthousiasme que les pantins médiatisés de la FIFA pour essayer d’agir contre les émissions de gaz à effet de serre, la fonte des glaciers pourrait peut-être s’enrayer…

Mais le foot fait diversion pour le pire. Xénophobie et racisme ne sont qu’une réaction normale en situation de stress : besoin de se retrouver en groupe, soudé contre l’adversité. Dans ce contexte, quoi de plus facile pour chercher une cohésion interne que de désigner un bouc émissaire : les AUTRES. Il y aura NOUS et il y aura EUX. Même une société qui se dit humaniste est pleine de ces petites haines fabriquées pour faire bloc. Cela commence par SON équipe de foot contre l’AUTRE, même s’il ne s’agit que d’un petit club et de ses plus jeunes footeux : faut gagner, faut les abattre, NOUS serons vainqueurs, vive NOUS… Cela se termine par la compétition exacerbée entre clubs, entre villes, entre pays. Cela aboutit parfois à une espèce de pogrom contre un joueur, un arbitre ou les supporters de l’AUTRE équipe. Pourtant quel est l’enjeu véritable quand il ne s’agit que de taper dans un ballon pour l’amener entre deux poteaux ? Aucun.

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Match de foot ou d’échecs ? Plutôt Meadows (avril 2023)

extraits : Connaissez-vous le résultat du match de foot entre Toulouse et Nantes le 29 avril 2023 ? Si vous dites non, c’est que vous habitez sur une autre planète tellement les médias nous abreuvent d’un ballon rond qui normalement ne devrait intéresser que ceux qui pratiquent ce jeu sans avoir besoin du foot-spectacle. Connaissez-vous Ding Liren ? Si vous dites oui, c’est que vous connaissez bien ce jeu où le spectateur peut essayer de jouer en même temps que ceux qui sont en train de jouer, il suffit de savoir déplacer les pièces avec méthode. Le 30 avril 2023, Ding Liren devient le premier Chinois à décrocher le titre mondial aux échecs…

Coupe du monde des footeux, on s’en fout (décembre 2022)

extraits : Nous n’attendrons pas le match de mercredi prochain pour affirmer que le football est coupable de notre décervelage. Du 14 juin au 18 juillet 2018, la Coupe du monde de foot nous avait emmerdé à longueur de journées. Un long calvaire lié à la futilité de courir après un ballon, la corruption de la FIFA, le chauvinisme des supporteurs et par dessus tout la crétinisation des masses. S’ajoutait cette année-là le fait que cela se déroulait en Russie et que Vladimir Poutine en avait tiré un avantage politique. Globalement le foot professionnel ne conteste pas l’ordre établi, il le renforce. Le football n’est jamais innocent, à l’image de nos sociétés et de nos émotions….

pour en savoir encore plus

Foot au Qatar, le sport EST politique (novembre 2022)

Un intellectuel ne devrait pas faire l’éloge du football (août 2018)

BIOSPHERE-INFO, futilité du mondial de foot (août 2018)

Total football. Mondial, une arme de diversion massive (juillet 2018)

Le football est coupable de notre décervelage (juin 2018)

Euro2016, le désenchantement : sécurité et football (juillet 2016)

FIFA en accusation… comme le foot spectacle ! (juin 2015)

La xénophobie commence sur les terrains de foot (décembre 2014)

Mondial de foot, gabégie et inutilité se terminent enfin (juillet 2014)

Le football (la FIFA), une multinationale comme une autre (juillet 2014)

Martine Aubry en sidération footbalistique (mai 2011)

Sarko, footeux 1er (juin 2010)

Dieu n’aime pas le foot (juin 2010)

foot, opium du peuple (juin 2008)

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Le tourisme, une activité qui va disparaître

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre liées au tourisme ont progressé de 3,5 % par an entre 2009 et 2019, soit plus du double de celles attribuées au reste de l’économie. Elles ont atteint 5,2 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2019, ce qui représente près de 9 % des émissions mondiales de GES. La démobilité n’est plus une option, c’est une évidence !

Audrey Garric : Sans interventions urgentes dans l’industrie mondiale du tourisme, nous prévoyons des hausses d’émissions de 3 % à 4 % par an, ce qui signifie qu’elles doubleront tous les vingt ans. C’est une évolution « non conforme » à l’accord de Paris sur le climat qui « exige que le secteur réduise ses émissions de plus de 10 % par an ». Comment expliquer l’envol de ces émissions ? Le nombre de voyageurs et de voyages est en hausse, les dépenses liées au tourisme sont en hausse, la population mondiale est en hausse (passée de 6,9 à 7,8 milliards d’habitants sur la décennie 2009-2019). Enfin, les chercheurs pointent l’augmentation du nombre de véhicules privés utilisés pour voyager et, surtout, le rôle de l’aviation, « le talon d’Achille des émissions du tourisme mondial ». L’Association internationale du transport aérien attend 5,2 milliards de passagers l’an prochain.  A l’heure actuelle, il n’existe aucun mandat mondial pour réduire ses émissions.

Le point des vue des écologistes

Michel SOURROUILLE : La pandémie de Covid-19 en 2020 est le seul événement qui a réduit drastiquement les émissions du tourisme (− 58 % en un an). Nous savons donc ce qu’il nous reste à faire le confinement forcé des populations. Pas plus d’un kilomètre autour de son domicile sera bientôt le seul voyage qui sera à notre portée. Mais pour se faire il faut que le prix de l’essence soit rapidement multiplié par dix au moins et que le kérosène devienne hors de prix. Ce n’est plus une transition, c’est une révolution… dont on ne voit pas qui pourra être les acteurs.

Perros Jean Michel : Qui des publicités pour des vacances de rêve…. bien en vue dans Le Monde ?

Pouranti : Que Le Monde balaie devant sa porte en supprimant sa rubrique « Voyages » pour être en cohérence avec son propre constat.

Patrick S : Bizarrement l’approche pollueur payeur ne s’applique pas aux compagnies aériennes et au kérosène. Les pilotes d’Air France se sont même mis en grève à cause d’une pauvre taxe de quelques €uros sur les billets. On est mal barré, surtout les générations futures.

J.P.M. : Cette espèce humaine incapable de s’auto-limiter dans son propre intérêt est désespérante.

El Cornichon : Bientôt le catastropho-tourisme, consistant à aller voir sur place les résultats des catastrophes du changement climatique, en contribuant à ce dernier en prenant l’avion pour le voyage.Longtemps on a entendu que ce qui séparait l’homme de l’animal, c’était l’intelligence. Il est possible qu’il s’agisse plutôt de la bêtise.

pierre guillemot : Pour savoir ce qui nous attend il faut lire les Lettres sur l’Egypte (1756) de Claude-Etienne Savary : diligence de Paris à Marseille, voilier jusqu’à Alexandrie, puis gondole sur les canaux, dahabieh sur le Nil, ou cheval. Revenons à la simplicité des siècles passés.

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Surtourisme et décroissance de la mobilité

extraits : La démesure de la société thermo-industrielle entraîne le règne des « SUR » : SURabondance, SURactivité, SURcommunication, SURconsommation, SURdéveloppement, SURemballage, SURendettement, SURéquipement, SURmédicalisation, SURpâturage, SURpêche, SURproduction… Le SURtourisme complète cette liste.

Dans un contexte de pénurie globale des ressources naturelles, l’avenir n’est plus dans l’expansion, mais dans son inverse. A la croissance économique doit donc succéder la DEcroissance conviviale, à l’effet rebond l’effet DEbond, à la mondialisation la DEmondialisation, à la pollution des sols et des esprits la DEpollution, au populationnisme la DEpopulation, à l’urbanisation la DEsurbanisation, à la voiture pour tous le Devoiturage, au réarmement actuel la DEmilitarisation et au tourisme de masse la Demobilité…..

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François Gabart devient écolo, bravo

François Gabart possède l’un des plus beaux palmarès de la course au large, avec des victoires sur le Vendée Globe (2012-2013), la Route du rhum (2014) et la Transat Jacques-Vabre (2015, avec Pascal Bidégorry), sans compter un record du tour du monde en solitaire (2017). Nous notons aujourd’hui sa conversion à l’écologie, cela fait du bien à une époque où on pratique assidûment l’écolo-bashing

François Gabart : « à l’âge de 6 ans, j’ai traversé l’Atlantique à la voile avec mes parents. Ils avaient pris une année sabbatique et avaient embarqué leurs enfants. Une passion est née à ce moment-là. On peut philosopher sans fin sur la dimension humaine et aventureuse d’un tour du monde à la voile, il est même nécessaire de le faire. Comme tout secteur, la voile ne peut échapper à son introspection et à la question de savoir comment faire mieux avec moins. Or la course au large est polluante, comme toute activité humaine. La construction de nos bateaux n’est pas anodine. Nous avons besoin de beaucoup d’énergie et d’utiliser du carbone, un produit directement issu de l’industrie pétrochimique. Est-ce que l’impact environnemental de la course au large est acceptable au regard de ce qu’elle engendre de manière positive, notamment en termes de message à portée écologique ? Il est difficile de répondre à cette question. Elle a un rôle dans notre société, elle produit du spectacle, de l’aventure, de l’émotion dont nous avons besoin. Mais il me paraît important qu’elle puisse également générer des concepts et des idées utiles en dehors du sport. Transporter des marchandises sur des cargos décarbonés est une réponse à nos besoins de mobilité. Je rêve d’un monde où l’on continuerait à avoir des échanges commerciaux et à voyager, mais différemment, de manière plus soutenable.

Vivre sur un bateau vous confronte d’ailleurs à un certain nombre de questions environnementales. D’abord parce que le vent est votre seule force motrice. Ensuite parce qu’il vous faut fabriquer votre propre énergie pour la vie à bord, à l’aide d’une éolienne, d’un hydrogénérateur ou d’un panneau solaire. Il vous faut aussi économiser l’eau douce, stocker vos déchets… Ça a été une fabuleuse expérience pédagogique, qui m’a fait prendre conscience, très tôt, des limites de notre planète. »

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François Gabart, un record du monde pour rien du tout (décembre 2017)

extraits : François Gabart, un ego surdimensionné en 2017, un sponsor qui gaspille nos sous (25 millions d’euros entre 2015 et 2019 pour un navigateur solitaire), un bateau qui n’avait aucun avenir commercial, c’est encore une fois la conquête de l’inutile pendant que les glaces du pôle fondent… Tour du monde en solitaire et sans escale en 42 jours et des poussières ; une embarcation géante : 30 mètres de long, 21 mètres de large… Sur chacune de ses photos, impossible d’éviter le logo de la Macif… François Gabart présentait cette virée, si onéreuse soit-elle, comme une distraction par procuration pour tant d’hommes et des femmes en quête de « bouffée d’oxygène »… L’essentiel pour monsieur Gabart n’était pas dans son exploit, mais de recevoir « des messages hypertouchants de gens qui (lui) ont dit avoir passé une bonne partie de leur séjour à l’hôpital à suivre ses courses sur leur téléviseur »….

Même Gabart et Pesquet sont inquiets ! (juillet 2019)

extraits : « Quand on vit sur un bateau, on écoute la nature, on joue avec les éléments, le vent, la mer. On vit aussi dans un système isolé, comme dans une station spatiale. On doit produire son énergie, on consomme son eau de manière limitée, on économise, on fait attention aux déchets. On comprend la notion de système fermé. Je conseillerais à chacun de faire cette expérience. Il y a une différence entre le fait de concevoir le changement climatique, de le penser, de l’intellectualiser et celui de le vivre émotionnellement. Malheureusement, on n’agit que quand on est dans l’émotionnel. C’est à partir de là que l’on changera radicalement notre façon de vivre. N’attendons pas que tout le monde agisse de la même façon, mais agissons même si le voisin ne le fait pas. (François Gabart»….

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Le championnat d’échecs, (anti)sexiste

Rare les articles du MONDE sur les échecs, savourons l’instant présent.

Et sortons un peu de nos articles trop souvent trop sérieux.

Pierre Barthélémy : « En 1886, dans différentes villes des Etats-Unis, se déroula le premier championnat du monde d’échecs officiel qui vit le triomphe, par 10 victoires à 5, de l’Autrichien Wilhelm Steinitz face au Polonais Johannes Zukertort. Deux Européens. Depuis lors, chaque match pour le titre suprême a compris au moins un représentant issu du Vieux Continent. Cette « règle » va tomber sous peu après s’être appliquée pendant cent trente-huit ans. En effet, en cette année 2024, le championnat du monde opposera pour la première fois deux Asiatiques : le champion du monde en titre, le Chinois Ding Liren, 32 ans, et le jeune Indien Gukesh Dommaraju, âgé de seulement 18 ans. Au dernier classement de la Fédération internationale des échecs (FIDE), publié début novembre, on comptait cinq Indiens dans les vingt premières places. Au classement féminin établi par la FIDE, les quatre premières places sont occupées par des Chinoises… »

Mais pourquoi donc un classement féminin ?

le point de vue des écologistes antisexistes

Michel SOURROUILLE : Notons qu’il y a encore une catégorie mixte (hommes et femmes) et une catégorie féminine pour les tournois et les classements. Vice-président de la FFE au milieu des années 1990, j’avais essayé en vain de faire supprimer ce séparatisme pour les championnats de France de jeunes. En effet dans un tournoi au système suisse (forts, faibles), il n’y a pas d’éliminatoire et chacun joue rapidement à son niveau, quel que soit son sexe. D’autre part, pédagogiquement, il est important qu’un jeu uniquement cérébral (où normalement garçons et filles ont le même potentiel) de faire en sorte que les féminines ne fassent pas bande à part, se limitant ainsi à un présupposé de capacité inférieure. Le système structurel de tournois strictement féminin est un élément important de l’infériorisation de la femme.

Ducobumarcel : Une question me semble pertinente. Comment se situent les meilleurs joueuses par rapport aux meilleurs joueurs? Si la réponse, que je souhaite, est à près au même niveau très bien. Rien de plus à déclarer. Sinon quelle peut être la cause? D’un coté des éléments essentiellement voire exclusivement culturels… De l’autre des caractéristiques intrinsèques différences des cerveaux des hommes et des femmes. C’est une question, je ne connais pas la réponse.

Michel SOURROUILLE @ Ducobumarcel : Judit Polgár obtient le titre de grand maître international en décembre 1991 à 15 ans et presque cinq mois. Elle bat le record de précocité auparavant détenu par Bobby Fischer depuis 1958 (il fut grand maître à 15 ans et 6 mois en 1958). En février 1993, à Budapest, elle bat en match exhibition l’ancien champion du monde Boris Spassky 5,5-4,5. En 1998, elle remporte un match d’échecs rapides (trente minutes pour toute la partie) en huit parties contre le champion du monde Anatoli Karpov avec deux parties gagnées et six parties nulles. Elle pouvait même battre Kasparov (2002, à Moscou). Judith est entrée dans le top 10 mondial. Son meilleur classement par la fédération internationale a été huitième mondial avec 2 735 points aux classements de 2005. Elle a été initiée très tôt aux échecs par son père, qui a démontré avec ses filles que le génie pour les 64 cases n’est pas inné et que l’on peut atteindre l’excellence par l’entraînement. Judith : « Je dis toujours que les femmes devraient être suffisamment confiantes dans le fait qu’elles jouent aussi bien que les hommes, à la seule condition qu’elles soient prêtes à autant travailler et à prendre cela aussi sérieusement que les joueurs masculins »

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Le jeu d’échecs est un jeu utile et très écolo

extraits : L’écologie n’attache aucune importance à un championnat d’échecs, même s’il est mondial. Que le Norvégien Magnus Carlsen conserve son titre de champion du monde au tie-break le mercredi 30 novembre 2016 contre le Russe d’origine ukrainienne Sergueï Kariakine n’est qu’un épiphénomène. Le jeu d’échecs se joue à deux, mais n’importe quel spectateur peut rentrer dans la partie en observant la position. Quel coup jouer ? Qu’est-ce que j’aurai fait à la place du joueur ? Que va-t-il se passer ? C’est pour cela que médiatiquement ce sport devrait être roi, mais on préfère les jeux de balle sur nos écrans télé. Le jeu d’échecs est même un avantage du point de vue écologique. Il prend peu d’espace pour y jouer, on peut réunir des centaines de joueurs sur l’équivalent d’un terrain de foot. Il utilise peu de ressources naturelles, les pièces nécessitent très peu de bois et peuvent durer plus qu’une vie. Aucun déchet non recyclable pour une occupation qui peut nous motiver pendant des heures et des journées…

Féminisme, écologie et jeu d’échecs

extraits : A ce jour, aucune preuve d’une quelconque différence naturelle pouvant causer l’écart entre hommes et femmes n’a pu être avancée. Durant les années 1960, un psychologue hongrois nommé Laszlo Polgar dévora les biographies de centaines de grands intellectuels et en tira le trait commun : une spécialisation précoce et intensive. Il en conclut que le génie est acquis et non inné “geniuses are made, not born”. Il se mit au défi de le prouver en rendant géniaux ses futurs enfants. Plus pragmatique que romantique, il posta une petite annonce disant en substance “recherche femme pour avoir des enfants génies”. En 1969, naquit Susan. Quatre ans plus tard, alors que son père hésitait encore entre la spécialiser en mathématiques ou en physique, la gamine découvrit par hasard un jeu d’échecs et demanda qu’on lui en apprenne les règles. Ce fut une révélation… pour son père. A la fois une science, un art et un sport, le jeu d’échecs présente l’avantage de produire des résultats parfaitement mesurables, l’idéal donc pour retranscrire la progression de la progéniture….

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Société de consommation, des loisirs, du spectacle

La société de consommation devient une société des loisirs. La première nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse moins en moins choix véritables et vraie liberté. Le matraquage publicitaire veille pour qu’il en soit ainsi. Mais la seconde élève encore notre niveau de fausse satisfaction en pratiquant personnellement des activité ludiques, mais payantes. Le summum est atteint quand se donne du plaisir à regarder les autres prendre leur pied. La société des loisirs devient la société du spectacle.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 vous manquent ? Vous allez reprendre une dose de frisson et de suspense ! La 10e édition du Vendée Globe s’est élancée des Sables-d’Olonne le 10 novembre 2024. Cette épreuve quadriennale aligne, pour son 35e anniversaire, 39 concurrents pour un soi-disant« l’Everest des mers ». Il s’agit d’avaler 24 300 milles nautiques (environ 45 000 kilomètres) en solitaire, sans escale et sans assistance sur un monocoque de 18,28 mètres. L’Imoca coûte neuf entre 5 et 7 millions, somme auquel il faut une grosse rallonge pour se préparer et arriver. Les frais annuels de fonctionnement du bateau sont évalués à environ 2 millions d’euros. Autant dire que le sponsors sont les maîtres de l’épreuve. Il y a 20 ans, Sodebo s’est élancé sur le Vendée Globe. La marque Hyundai est fière d’être le fournisseur officiel de la flotte automobile du Vendée Globe. Il y a aussi la Banque Populaire Grand Ouest, le Groupe ADINFO,  Helly Hansen, Oxeva, V and B, etc.

La voile, c’est sympa mais ça, c‘est du spectacle et un business de plus pour vendeurs de frites and Co. Désolant de voir cette foule agglutinée pour regarder les autres faire de la voile. Et le quotidien LE MONDE en rajoute. Chaque semaine, ce « journal de référence » vous embarque à bord de DeVenir, le monocoque de Violette Dorange, 23 ans, benjamine des concurrents.

Voici que nous écrivions sur ce blog en 2009 : Vendée Globe out

Des mats brisés, des coques fendues  et des quilles amputées… Dans le Vendée Globe, 18 concurrents sur 30 au départ ont du abandonner. Si les navires de commerce avaient une telle déperdition, le transport par mer serait vite abandonné. Le bateau de Michel Desjoyeaux, arrivé sain et sauf à bon port, a bouclé un tour du monde en 84 jours. La belle affaire ! Il n’avait ni passagers, ni fret à bord.

Tout ça pourquoi ? Pour un peu de publicité de riches sponsors, Brit-Air, BT, Paprec-Virbac, PRB, Roxy, Veolia … qui aiment gaspiller leur argent. Quant à Desjoyeaux, il fait ça, dit-il « parce que je suis loin de la retraite, parce que ça m’amuse, parce que c’est ma passion, et parce que je ne sais pas faire grand chose d’autre » (Le Monde du 3 février 2009). Avec de telles motivations, Desjoyeaux serait tout de suite viré de n’importe quel entretien d’embauche. 

Le point de vue des écologistes les pieds sur terre

Le Vendée Globe n’est qu’une des innombrables manifestations de la société du spectacle que nous dénonçons à foison : Jeux Olympiques, Mondial de foot, F1 à Miami, tennis à Roland Garros, Tour de France à vélo, sans compter l’addiction aux écrans. C’est cultiver la croyance que l’existence, c’est une suite ininterrompue de plaisirs inutiles qui épuisent les ressources de la planète et ne peuvent se pratiquer qu’au détriment des générations futures et des combats à mener….

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Militer à l’heure de la société du spectacle

extraits : Aujourd’hui nous les écolos nous regardons les faits, le dérèglement climatique, la disparition des espèces, le recul de la démocratie, la concentration inouïe des richesses, l’état de surveillance numérique, le divertissement qui a gagné contre le goût de connaître et de réfléchir. Garder espoir relèverait de la profession de foi. Or nous ne sommes pas croyants, nous sommes réalistes. A bout d’arguments, les militants se transformeront en écoguerriers qui n’auront plus rien à perdre et qui n’hésiterons pas à détruire les biens nuisibles à l’équilibre planétaire….

Johnny Halliday, symbole de la société du spectacle

extraits : Pauvre civilisation malade qui chérit comme idole un chanteur parmi tant d’autres saltimbanques. Des dizaines de milliers de fan(atique)s pour voir passer un corbillard. Bientôt des pèlerinages pour aller voir une tombe parmi tant d’autres sépultures. Un hommage populaire qui n’est pas mérité. Johnny Hallyday n’est pour un écologiste que le symbole de la démesure, de la futilité et de l’oubli des réalités….

F1, société du spectacle à Miami et CO2

extraits : La formule 1, incitation vociférante aux émissions de gaz à effet de serre, était à l’agonie. Dans l’impasse financière, Honda avait abandonné la F1 en 2008, imité l’année suivante par BMW et Toyota. Il n’y  a pas eu de Grand Prix de France de F1 en 2009.Après être tombée en désuétude, la formule 1 enthousiasme à nouveau les Etats-Unis. Les coureurs ont disputé, ce 7 mai 2023, le premier des trois Grands Prix américains à Miami….

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