sports et loisirs

Contre les pratiques culturelles actuelles

L’écologie impose de « faire moins ». Elle contredit ainsi la fonction symbolique d’une grande partie des pratiques culturelles. Organiser une fête sobre, ou tenter d’encadrer les prodigalités artistiques dans un régime de décroissance, revient à demander à ces moments d’exubérance maîtrisée de renoncer à leur propre logique.

Fabrice Raffin : L’écologie, telle qu’elle est mise en scène aujourd’hui, fonctionne souvent comme un discours de fin du monde : un récit eschatologique où tout serait sur le point de basculer, et où chacun devrait apprendre à se restreindre avant qu’il ne soit trop tard. On demande alors au secteur culturel de s’y conformer. Mais les effervescences collectives ne sont pas des détails. Elles activent un ressort anthropologique essentiel, existentiel : la dépense collective. On la retrouve dans la dépense ostentatoire et l’exubérance ritualisée qui suspend brièvement l’ordre du quotidien. Les célébrations somptuaires, la grande fête rassurent parce qu’elles donnent l’impression que, malgré les crises, il reste un surplus de vie. L’art ouvre des espaces symboliques et imaginaires où la limite semble temporairement neutralisée.

D’où la contradiction structurelle dans laquelle se débattent aujourd’hui les acteurs culturels : ils annoncent vouloir réduire les déplacements, mais dépendent de la circulation des artistes ; ils prônent la sobriété, mais l’économie de l’événementiel valorise la démesure ; ils parlent de relocalisation, tout en restant pris dans des infrastructures globalisées. La difficulté actuelle du secteur culturel ne vient donc pas d’un manque de volonté, mais de la collision entre deux récits incompatibles : celui de l’écologie, qui impose la limite, et celui des réjouissances culturelles, qui reposent encore sur la démonstration d’une abondance possible.

Tant que l’écologie n’est pas ressentie comme une urgence vécue, il est illusoire d’espérer un renoncement profond à des modes d’existence occidentaux dans le confort matériel.

Le point de vue des écologistes qui jouent au piano chez eux

– Cette tribune est très juste. Elle revient à dire plus prosaïquement : l’écologie c’est triste, emmerdant et inhumain. Mais l’art pour l’art, c’est fantastique.

– L’art n’est que l’expression de son époque, et la nôtre qui est particulièrement dénuée de grandeur, d’idéal et d’absolu, ne peut plus que consoler son vide dans l’opulence et l’excès de consommation, qui ne sont que des illusions.

– La culture depuis les années 80 avec ses gigantesques animations est faite pour des peuples convertis en ultra-consommateurs.

– Le cinéma, le théâtre, les salle de spectacles… sont des lieux où il faut aller avec émissions de gaz à effet de serre.

Où est la culture qui permet d’appréhender l’avenir avec une conscience plus éclairée ?

– Une attitude « culturelle écologique » consisterait à ne pas écouter le discours consumériste du genre  » un spectacle à ne pas manquer » , un « must », « ne ratez surtout pas… »,

– Oui l’écologie remet les limites au centre de nos préoccupations. La fête est finie ..…

– La baisse du niveau de vie qui va avec la fin du pétrole fera en sorte que l’argent n’ira pas à la culture payante.

– Une porte de sortie, c’est de faire la promotion d’activités culturelles locales.

– Après tout, faire partie d’une chorale locale est encore plus agréable que de s’agglutiner dans une salle de spectacle.

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Décroissance culturelle, l’art de l’essentiel

extraits : Les artistes qui vivent de l’air ambiant préfèrent amuser ou épater la galerie plutôt que d’aborder les véritables problèmes de fond, anxiogènes. La vie culturelle semble se dérouler en dehors de la réalité environnementale. Rentrée littéraire après rentrée littéraire, l’écologie est absente des centaines de nouveaux romans publiés et des préoccupations des écrivains. En art contemporain, les artistes les plus plébiscités ne s’inscrivent pas dans une démarche écologique. Rares sont les films, en dehors des documentaires, qui intègrent l’écologie comme thématique. Les séries télévisées sont encore plus loin du sujet. La chanson française est peu inspirée par les changements du climat et des écosystèmes…

Nous nous réveillerons seulement quand les soubresauts de la planète menaceront de nous ensevelir. A ce moment-là l’art et la culture seront remplacés par des stages de survie et/ou de jardinage !

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Bientôt plus de neige pour skier

A la fin du XXe siècle, il était encore possible de skier 151 jours par an dans une station comme Le Tourmalet. D’ici à  2050, le nombre de jours skiables dans une telle station – nichée à 1 900 mètres d’altitude, dans le massif de la Haute-Bigorre – devrait dégringoler à 116. Et finirait sa chute à 86 jours à la fin du siècle. C’est l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) qui le dit. L’altitude et la localisation des massifs influeront sur le risque de faible enneigement des différentes stations. Les projections prennent en compte la production artificielle de neige. Initialement utilisée pour améliorer les conditions d’exploitation des domaines face à l’aléa de l’enneigement, elle est aujourd’hui vitale pour toutes les stations. Le dérèglement climatique devrait aussi accentuer l’imprévisibilité de l’enneigement.

Le tourisme à ski n’a pas d’avenir.

Le point de vue des écologistes sans ski

– Le refuge du Gioberney, 1600 mètres, où j’ai des photos depuis le début des années 60 au même endroit. Fin juin quand j’étais enfant on pouvait aller toucher la moraine. Maintenant il faut des jumelles pour apercevoir le glacier.

– Le ski, une préoccupation saisonnière d’enfants gâtés par la société des loisirs.

– Le ski alpin, une industrie comme les autres avec une logique de « toujours plus ». Il a massacré la montagne pour créer des autoroutes à skieurs, sortes de boulevards terraformés sur lesquels des remontées mécaniques gigantesques vomissent leurs skieurs à longueur de journée. Qui se sent encore à la montagne aujourd’hui dans ces parcs d’attraction ?

– L’éloge du ski, c’est d’autant plus décalé quand on sait que moins de 10 % des Français partent en vacances de ski.

– Le changement climatique va engendre guerres, famines, morts et désolations, et on se demande encore si on pourra aller skier demain.

– Pas grave. Je n’ai jamais skié de ma vie, et ça ne m’a pas manqué. Quand les gens ne sauront plus ce qu’est le ski, la neige ne manquera à personne.

– Mais non… tout ceci n’est qu’une vaste arnaque… le réchauffement n’est qu’un mythe écologiste, on le constate tous les jours : « Drill, baby, drill ! »

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Faut-il encore emmener les enfants au ski ? (février 2025)

extraits : Alors que le ski a été inventé au XIXe siècle pour permettre à des alpinistes chevronnés d’accéder à des sommets enneigés, il est ensuite devenu un loisir de masse et de descente, dépendant des remontées mécaniques, des forfaits, des canons à neige, d’une infrastructure lourde, énergétiquement dispendieuse, et d’une artificialisation de la montagne. Et en plus aujourd’hui, il y a de moins en moins de neige ! Culpabilisons les skieurs sans conscience…

La culpabilité gagne les skieurs sans neige (mars 2024)

extraits : Marie-Charlotte Iratzoquy, jeune athlète de 23 ans et trois fois championne de France par équipes, est tiraillée par sa conscience écologique… L’anxiété provoquée par les manifestations concrètes du dérèglement climatique en montagne s’est insidieusement installée dans son quotidien d’athlète. « Pour skier, je dois monter de plus en plus haut. Chaque hiver, les chutes de neige se font de plus en plus rares .» La fonte des glaciers trouble ses aspirations : «  Aujourd’hui, je vois tous les jours les signes de détérioration des glaciers… Je me sens égoïste de continuer à pratiquer mon sport…

Ski : le consumérisme touristique, c’est fini (février 2023)

extraits : Avec ou sans enneigement artificiel, le nombre de journées skiables diminue, l’or blanc, c’est fini. Il faut le dire, clairement. On peut même se demander jusqu’où il est souhaitable de miser sur la montagne dite « quatre saisons », où l’on multiplie les aménagements destinés à attirer une clientèle estivale. Venez faire un tour de manège dans un beau paysage, centres aqualudiques, circuits de luge sur rail, tyroliennes géantes et autres ponts « himalayens » enjambant des vallées entières… Voici venue la fin d’un modèle économique fondé sur le consumérisme touristique, la marchandisation des espaces naturels et une situation de rente immobilière jamais remise en cause…

Covid-19, l’oraison funèbre du « tout-ski » (décembre 2020)

extraits : Victoire, les pistes de ski resteront fermées jusqu’en janvier. La phrase du premier ministre Jean Castex nous a mis en joie : « Il sera loisible à chacun de se rendre dans ces stations pour profiter de l’air pur de nos belles montagnes ; toutes les remontées mécaniques et équipements collectifs seront fermées au public.(26 novembre 2020) » Le Covid-19 aurait du nous apprendre à distinguer entre l’essentiel et le superflu et à abandonner les « stations de ski ». De toute façon le réchauffement climatique nous condamne à éviter tout ce qui dégage inutilement des gaz à effet de serre, à commencer par les flux touristiques vers une montagne plus ou moins enneigée et les canons à neige comme piètre substitut aux cycles de la nature….

De la neige hélitreuillée pour skier (février 2020)

extraits : Même la ministre de l’écologie réagit : « Enneiger des stations de ski par hélicoptère n’est pas une voie possible. » Le directeur du syndicat mixte à Luchon-Superbagnères, conscient que ce n’est pas hyper écologique, se défend : « C’est vraiment exceptionnel, on n’a pas eu le choix cette fois-ci. » C’est en fait la faute du conseil départemental de Haute-Garonne qui sait calculer le bon rapport coût/bénéfice : « En termes de retour sur investissement, il faut multiplier au moins par 10 ». Les skieurs sont contents et 50 à 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération aérienne….

Stations de ski et réchauffement climatique (juin 2019)

extraits : Les Neiges Catalanes, ce sont 6 stations de ski alpin dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Entre Andorre et Méditerranée, la question brûlante de leur avenir a été soulevée lors d’une réflexion initiée par les JNE le 17 mai 2019 : « Changement climatique en zone de montage ». Tous les intervenants, la directrice du parc, le représentant de son comité scientifique, une chercheuse au CNRS… ont été unanimes : à l’horizon 2050, il y aura en moyenne lissée 3 à 4° Celsius en plus dans la région. Tous ont aussi notés les difficultés de penser l’adaptation à ce choc thermique, d’autant plus que les stations de skis locales pratiquent déjà la « neige cultivée »….

Ne skiez pas, ni au Pla d’Adet ni ailleurs (février 2018)

extraits : Avec ses remontées mécaniques modernes et ses domaines skiables reliés, la France offre 350 stations de ski dans 7 massifs. Comment résister devant les snowparks, le snowboard, le freestyle, les boarder cross, les slaloms et les bosses, l’espace ludique Ludo’Glyss et le speed-riding ? Comment expliquer qu’il ne faut pas skier ? Comment expliquer cela dans un monde sur-développé où les loisirs sont devenus un art de vivre ? Comme amener les touristes des sommets à ne plus aimer les vacances à la neige ? Comment faire ressentir que la montage ensevelie dans son manteau neigeux ne peut que mieux se porter sans tire-fesses, nacelles et autres remonte-pentes ? Le skieur qui ne s’occupe que de la réussite de ses vacances peut-il glisser sans se poser quelques questions sur une neige vomie par des canons alimentés par l’eau qu’on est allé chercher deux mille mètres plus bas dans la rivière ? Comment convaincre des gamins qu’on amène en classes de neige que skier n’est pas bon pour la planète ?….

Des vacances de Noël sans chausser les skis (décembre 2015)

extraits : L’association Moutain Wilderness rappelle que la consommation d’eau pour produire de la neige atteint 15 millions de mètres cubes pour 188 stations, un chiffre presque comparable aux 25 milliards de m3 qui servent au remplissage des piscines privées. Il faut aussi 108 millions de kWh pour les canons à neige, soit 0,023 % de la consommation française d’électricité, mais presque autant de proportion dans les déchets nucléaires. Signalons en passant qu’on peut agréablement passer un Noël sans ses skis, même si c’est sous la neige….

Noël sans ses skis (novembre 2010)

extraits : La Biosphère espère que vous allez passer un bon Noël sans skis. On ne peut en effet maintenir la montagne « propre » quand on y multiplie les immeubles et les remonte-pentes. Ce n’est pas un loisir qui préserve la Biosphère que de déplacer des citadins en mal d’air pur vers de lointaines destinations où on va recréer la ville et poursuivre des activités sans intérêt. Mais le greenwashing règne dans tous les  domaines. On veut dorénavant vendre la destination neige en l’inscrivant sur le registre du développement durable ! L’office de tourisme d’Avoriaz avait installé un « corner environnemental » qui invite à calculer son empreinte écologique ; Sainte-Foy en Tarentaise mettait en évidence l’habillage bois de ses bâtisses ; Val-d’Isère mettait l’environnement au cœur de l’organisation des championnats du monde de ski alpin prévu en 2009. Poudre de neige et de perlimpinpin …

Non aux skieurs chinois (mars 2008)

extraits : Le ski envahit la planète. Sous le dôme de Ski Dubai, qui contient 6000 tonnes de « vraie » neige, les pistes en poudre de neige ont été disposées en terrasses pour prévenir tout risque d’avalanche dans la chaleur torride du désert ! Dans les années 1990, la Chine comptait seulement 500 skieurs à peine, pour la plupart des professionnels. Aujourd’hui le ski est la nouvelle coqueluche chinoise (Le Monde du 13.03.2008), avec 3 à 5 millions de sorties de ski. Difficile d’ignorer dans un pays qui s’enrichit de jour en jour le boom des sports-loisirs. Les stations aménagées autour de Pékin fonctionnent toutes avec de la neige artificielle, on compte dix usines à touristes à moins de 80 kilomètres de la capitale….

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JO2030. La loi olympique en dehors de la loi

Les Jeux Olympiques, qu’ils soient d’été ou d’hiver, n’ont pas lieu d’être. Surtout quand on connaît les conditions d’organisation. La loi olympique ne devrait pourtant pas rencontrer de blocage partisan au parlement, hormis de la part des « insoumis » et des Écologistes, hostiles à l’organisation des Jeux.

Nicolas Lepeltier : L’Assemblée nationale a commencé le 15 décembre 2025 l’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’organisation des JOP 2030 (Jeux olympiques et paralympiques). La loi olympique permet notamment des dérogations temporaires au droit commun en matière d’urbanisme (recours à des procédures d’expropriations simplifiées), d’environnement, de commande publique, de sécurité (utilisation de la vidéoprotection algorithmique), de logement ou encore de travail dominical, etc.

Le projet de loi olympique des JOP 2030 sanctuarise également la contribution de l’Etat (362 millions d’euros) à l’organisation des Jeux ainsi que sa garantie en cas de report ou d’annulation des Jeux, ou en cas de déficit du Cojop – les Jeux d’hiver sont structurellement déficitaires.

Le point de vue des écologistes anti sport-spectacle

– Une loi d’exception pour faire tomber la neige en 2030 !!!

– Scandaleux gaspillage d’argent public transpartisan. Le CIO va se goinfrer comme d’habitude, ainsi que les consultants et dirigeants du COJO, aux frais du contribuable!

– Il est scandaleux que pour un évènement de quelques semaines et qui coûte un pognon de dingue, on mette entre parenthèses des règles que l’on demande aux citoyens de respecter le reste du temps !!

– La montagne pourra être saccagée dans la loi et le contentement des affairistes

– On essaye déjà de faire la neige artificielle au Grand Bornand pour le prochain week-end de coupe du monde de biathlon !

– Tout l’argent du monde ne permettra pas de faire tomber la neige.

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Jeux d’hiver 2030 en mode contestation

extraits : Des trois modes de régulation des rapports sociaux, la coercition, la coopération et la concurrence, l’idéologie libérale n’a voulu retenir que la troisième. La culture occidentale utilitariste est devenue hypertrophiée en compétitions de tous ordres. Les Jeux Olympiques d’hiver ne devraient pas être. Dans un avis du 29 novembre 2024, l’Autorité environnementale a rappelé qu’« en application du droit en vigueur, les JOP 2030 doivent faire l’objet d’une démarche d’évaluation environnementale unique, globale, à engager le plus en amont possible de l’événement, et donc au plus tôt ». Il ne s’est rien passé depuis cet avis….

Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

extraits : Edgar Grospiron vient d’être nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 Son discours : « On sait que le ski ne sera pas viable sur le long terme ; mais on ne sait pas bien à quel horizon il ne le sera plus… Si on équipe certaines pistes de canons à neige, sachant que cette neige va rallonger la saison, on prolonge de fait l’économie autour du ski. Après, il faut évaluer si cet investissement est rentable… Dire que les Jeux vont sauver les sports d’hiver ou qu’ils vont sauver la montagne serait une erreur… Mais les pistes de ski font vivre énormément de monde… Si TotalEnergies doit rejoindre l’aventure, c’est parce que ça a du sens… Je prends le dossier tel qu’il est, ce n’est pas forcément celui que j’aurais aimé qu’il soit. »…

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Les transgenres dans le sport de haut niveau

De très nombreux organismes ont deux sexes séparés, les mâles et les femelles. Une percée très importante dans la compréhension de la détermination du sexe est la découverte des chromosomes sexuels au début du XXe siècle. Un des chromosomes possède des gènes permettant de fabriquer un sexe ou l’autre. Le dimorphisme sexuel serait un attribut du dernier ancêtre commun des bilatériens cœlomates. En sociologie, ce sont les travaux de Margaret Mead qui jouent un rôle précurseur en 1935. Elle utilise le concept de « rôle sexué » qui distingue pour la première fois le rôle social et le sexe. Cette notion de « rôle sexué » est l’ancêtre direct de l’idée de genre. Le genre est une construction sociale qui résulte d’un apprentissage et non d’un déterminisme génétique, inné. Il n’y a donc pas d’ordre « naturel » dans les inégalités selon le sexe. « On ne naît pas femme, on le devient », écrivait déjà Simone de Beauvoir en 1949.

Mais notre époque complique tout ! De la recherche de l’égalité entre les sexes (le féminisme) nous sommes passés actuellement à la multiplication des genres intermédiaires qui revendiquent leur spécificité (transgenre) et se présentent comme des victimes de la transphobie dès qu’on dit qu’il y a biologiquement une différence entre homme et femme. Le sport de haut niveau connaît alors des soubresauts.

thèse : . Riley Gaines avait en 2022 fini 5e sur le 200 yards nage libre, à égalité avec Lia Thomas, une athlète transgenre qui concourait chez les hommes. La nageuse avait fait part de son humiliation de devoir partager les vestiaires avec Lia Thomas, qu’elle décrit comme un « homme de 22 ans d’un mètre quatre-vingts entièrement intact, avec des organes génitaux masculins ». En 2025, la Minnesota School League désactive les commentaires sous une publication célébrant l’équipe vainqueure du championnat local. Riley Gaines écrit : « Commentaires désactivés lol. C’est normal quand votre joueuse vedette est un garçon »

antihèse : Simone Biles est l’une des athlètes les plus respectées des Etats-Unis, la gymnaste la plus titrée de l’histoire, l’apostrophe : « Riley, tu es vraiment malade. Toute cette campagne parce que tu as perdu une course. Tu es une mauvaise perdante, tu devrais soutenir la communauté transgenre. Tu les persécutes. Une chose est sûre : personne dans le monde du sport n’est en sécurité avec toi dans les parages ! »

synthèse : Martina Navrátilová a été la première star du tennis féminin à afficher son homosexualité, dès le début des années 1980. Elle était alors reconnue comme une militante des droits des gays et des lesbiennes. Durant deux saisons, elle a également été entraînée par la première joueuse transgenre de l’histoire, Renée Richards. La joueuse est mariée depuis 2014 avec une ancienne Miss URSS avec laquelle elle a eu un enfant. L’interdiction des transgenres dans le sport « est le seul sujet sur lequel je suis d’accord avec Trump », reconnaît aujourd’hui l’ancienne tenniswoman : « Il ne devrait pas y avoir de place pour les hommes dans le sport féminin, car c’est clairement injuste ». La militante invoque l’équité sportive, mais aussi l’inconfort de certaines femmes à devoir partager les vestiaires avec des personnes transgenres.

Sa position a provoqué la colère des milieux LGBTQ qui se sont sentis trahis. Martina Navrátilová a été exclue d’Athlete Ally qui milite pour les droits des LGBTQ dans le sport, dont elle était pourtant ambassadrice. « J’ai été traitée de nazie et d’homophobe », assure l’intéressée.

Le point de vue des écologistes androgynes sur lemonde.fr

– Il n’y a pas si longtemps, la majorité des commentaires auraient été uniquement à charge, fustigeant la transphobie de Martina Navrátilová.

– Retour à la réalité biologique. Merci à Martina Navrátilová.

Regardez juste les services au tennis, leur vitesse en km/h pour les hommes et les femmes – rien a voir…

Dans certains sports, le taux d’hormones masculines de femmes nées femmes est contrôlé depuis belle lurette et leur interdit de participer à des compétitions quand il est trop haut.

– Il y a un moment où la soi-disant défense de l’égalité créé de l’inégalité.

Les mouvements lgbtqia+ qui l’ont traité de tous les mots ne font que démontrer qu’ils ont atteint un stade de dérive radicale et idéologique avancés.

Cette question fait perdre du soutien à la cause LGBT dans son combat pour plus d’égalité et d’inclusion en donnant l’impression du toujours plus.

– Il serait plus écolo de supprimer le sport-spectacle…

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Donald Trump n’aime pas le genre transgenre

extraits : Dès son investiture, Donald Trump a signé un texte établissant que les États-Unis ne reconnaissaient que deux sexes définis à la naissance, masculin et féminin, ce qui revient à nier une existence administrative aux personnes transgenres. La Maison Blanche a publié le 28 janvier 2025 un décret de Donald Trump mettant fin aux aides publiques pour les traitements de transition de genre des mineurs, chimiques comme chirurgicaux : « A travers le pays, les professionnels de santé mutilent et stérilisent un nombre grandissant d’enfants influençables. Cette tendance dangereuse sera une tache sur notre histoire et elle doit prendre fin »….

Mon père, transgenre, devenu ma mère

extraits : Deux manchots (animal que Xavier Gorce utilise pour croquer l’actualité par le dessin) en pleine discussion. Le plus petit des deux demande à l’autre : « Si j’ai été abusée par le beau-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ? » Pour ce texte, Xavier a été censuré par LE MONDE, voici son analyse-réponse : « En lisant posément le texte du dessin, on comprend qu’à aucun moment il ne moque les victimes d’actes incestueux ni ne fait porter une quelconque responsabilité sur les personne en translation de genre. Quel est donc l’argument du MONDE pour s’excuser de la publication de mon dessin…. 

Nos articles antérieurs

25 octobre 2019, discuter PMA, c’est interdit par les LGBT

8 juillet 2019, Mouvement trans, négation de l’altérité

5 juillet 2019, Intersexualité, à opérer ou à conserver ?

16 décembre 2016, Le sexe/genre relève-t-il de la nature ou de la culture ?

17 septembre 2013, Le genre et le sexe, des différences aux inégalités

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L’amour du foot, c’est l’amour des dictatures

Tout comportement social résulte d’un conditionnement. Il n’y a pas que la religion qui constitue l’opium du peuple, il y a le nationalisme, le racisme, l’identification à un groupe d’appartenance, le rejet de tout ce qui n’est pas NOUS… et le footisme. Magouille, argent à tout va, violence, le foot est le reflet décadent de notre société ! Foot, foot, les médias parlent beaucoup foot alors que ce n’est qu’un faits divers parmi d’autres. Mais cela contribue à leur audience.

Pourquoi le football rassemble-t-il autant de fans et suscite-t-il un tel engagement de la part de ceux-ci ? Le foot est devenu une religion, habillé des mêmes oripeaux, une tenue spéciale sur le stade ou dans les gradins, des chants comme à la messe, le culte des sanctifiés du ballon rond, des trophées en forme de calice, la ferveur d’une communauté en transe, des foules de supporters confites en dévotion. Plus besoin d’aller à la messe quand on aime le foot…..Il y a souvent chez les supporteurs de foot un attrait pour tout le rituel avant, pendant et après le match, qui serait hérité de la toute petite enfance. Le fils peut s’identifier à son père et se mettre dans le même état que lui pour le foot. Un rituel libère des endorphines (véritable antidouleur naturel), réduisant l’anxiété et facilitant la cohésion du groupe. Une hormone, la dopamine, est libérée lorsque nous faisons des prédictions. Le fait qu’il puisse y avoir plus ou moins de buts marqués et que ceux-ci surviennent de manière sporadique explique pour partie la tension émotionnelle et la motivation des spectateurs. Les joueurs de football sont des sportifs qui véhiculent le plus grand nombre d’attributs liée à la vie de groupe comme l’esprit d’équipe, l’agressivité, la vitesse, la dextérité, l’endurance… Le lien qui unit les supporteurs de football à leur équipe est surtout « tribal ». En cas de victoire de leur équipe, les supporteurs activent de manière significative leur amygdale cérébrale (impliquée dans la perception et le ressenti des émotions) ainsi que le circuit de la récompense.

L’amour du foot reflète un état spécifique d’excitation à même de doper les plus fanatiques, mais également de leur faire commettre parfois l’irréparable. Le comportement des foules est influencé par la perte du sentiment de responsabilité de l’individu, on agit comme la masse agit. Les dictateurs profitent largement de cet état d’esprit que l’amour du foot facilite.

Le point de vue des écologistes

Dans quelle mesure peut-on aimer le foot ? Pourquoi tant d’attention envers ces gamins attardés qui courent derrière un ballon ? Les écologistes véritables condamnent tout ce qui est aliénation de la pensée et de l’acte : pourquoi des stades, ces grands projets inutiles, alors que la marche et la course à pied (avec ou sans ballon) peuvent se faire sans béton ni spectateurs… Si les supporters du foot mettaient autant d’enthousiasme que les pantins médiatisés de la FIFA pour essayer d’agir contre les émissions de gaz à effet de serre, la fonte des glaciers pourrait peut-être s’enrayer…

Mais le foot fait diversion pour le pire. Xénophobie et racisme ne sont qu’une réaction normale en situation de stress : besoin de se retrouver en groupe, soudé contre l’adversité. Dans ce contexte, quoi de plus facile pour chercher une cohésion interne que de désigner un bouc émissaire : les AUTRES. Il y aura NOUS et il y aura EUX. Même une société qui se dit humaniste est pleine de ces petites haines fabriquées pour faire bloc. Cela commence par SON équipe de foot contre l’AUTRE, même s’il ne s’agit que d’un petit club et de ses plus jeunes footeux : faut gagner, faut les abattre, NOUS serons vainqueurs, vive NOUS… Cela se termine par la compétition exacerbée entre clubs, entre villes, entre pays. Cela aboutit parfois à une espèce de pogrom contre un joueur, un arbitre ou les supporters de l’AUTRE équipe. Pourtant quel est l’enjeu véritable quand il ne s’agit que de taper dans un ballon pour l’amener entre deux poteaux ? Aucun.

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Match de foot ou d’échecs ? Plutôt Meadows (avril 2023)

extraits : Connaissez-vous le résultat du match de foot entre Toulouse et Nantes le 29 avril 2023 ? Si vous dites non, c’est que vous habitez sur une autre planète tellement les médias nous abreuvent d’un ballon rond qui normalement ne devrait intéresser que ceux qui pratiquent ce jeu sans avoir besoin du foot-spectacle. Connaissez-vous Ding Liren ? Si vous dites oui, c’est que vous connaissez bien ce jeu où le spectateur peut essayer de jouer en même temps que ceux qui sont en train de jouer, il suffit de savoir déplacer les pièces avec méthode. Le 30 avril 2023, Ding Liren devient le premier Chinois à décrocher le titre mondial aux échecs…

Coupe du monde des footeux, on s’en fout (décembre 2022)

extraits : Nous n’attendrons pas le match de mercredi prochain pour affirmer que le football est coupable de notre décervelage. Du 14 juin au 18 juillet 2018, la Coupe du monde de foot nous avait emmerdé à longueur de journées. Un long calvaire lié à la futilité de courir après un ballon, la corruption de la FIFA, le chauvinisme des supporteurs et par dessus tout la crétinisation des masses. S’ajoutait cette année-là le fait que cela se déroulait en Russie et que Vladimir Poutine en avait tiré un avantage politique. Globalement le foot professionnel ne conteste pas l’ordre établi, il le renforce. Le football n’est jamais innocent, à l’image de nos sociétés et de nos émotions….

pour en savoir encore plus

Foot au Qatar, le sport EST politique (novembre 2022)

Un intellectuel ne devrait pas faire l’éloge du football (août 2018)

BIOSPHERE-INFO, futilité du mondial de foot (août 2018)

Total football. Mondial, une arme de diversion massive (juillet 2018)

Le football est coupable de notre décervelage (juin 2018)

Euro2016, le désenchantement : sécurité et football (juillet 2016)

FIFA en accusation… comme le foot spectacle ! (juin 2015)

La xénophobie commence sur les terrains de foot (décembre 2014)

Mondial de foot, gabégie et inutilité se terminent enfin (juillet 2014)

Le football (la FIFA), une multinationale comme une autre (juillet 2014)

Martine Aubry en sidération footbalistique (mai 2011)

Sarko, footeux 1er (juin 2010)

Dieu n’aime pas le foot (juin 2010)

foot, opium du peuple (juin 2008)

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Le tourisme, une activité qui va disparaître

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre liées au tourisme ont progressé de 3,5 % par an entre 2009 et 2019, soit plus du double de celles attribuées au reste de l’économie. Elles ont atteint 5,2 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2019, ce qui représente près de 9 % des émissions mondiales de GES. La démobilité n’est plus une option, c’est une évidence !

Audrey Garric : Sans interventions urgentes dans l’industrie mondiale du tourisme, nous prévoyons des hausses d’émissions de 3 % à 4 % par an, ce qui signifie qu’elles doubleront tous les vingt ans. C’est une évolution « non conforme » à l’accord de Paris sur le climat qui « exige que le secteur réduise ses émissions de plus de 10 % par an ». Comment expliquer l’envol de ces émissions ? Le nombre de voyageurs et de voyages est en hausse, les dépenses liées au tourisme sont en hausse, la population mondiale est en hausse (passée de 6,9 à 7,8 milliards d’habitants sur la décennie 2009-2019). Enfin, les chercheurs pointent l’augmentation du nombre de véhicules privés utilisés pour voyager et, surtout, le rôle de l’aviation, « le talon d’Achille des émissions du tourisme mondial ». L’Association internationale du transport aérien attend 5,2 milliards de passagers l’an prochain.  A l’heure actuelle, il n’existe aucun mandat mondial pour réduire ses émissions.

Le point des vue des écologistes

Michel SOURROUILLE : La pandémie de Covid-19 en 2020 est le seul événement qui a réduit drastiquement les émissions du tourisme (− 58 % en un an). Nous savons donc ce qu’il nous reste à faire le confinement forcé des populations. Pas plus d’un kilomètre autour de son domicile sera bientôt le seul voyage qui sera à notre portée. Mais pour se faire il faut que le prix de l’essence soit rapidement multiplié par dix au moins et que le kérosène devienne hors de prix. Ce n’est plus une transition, c’est une révolution… dont on ne voit pas qui pourra être les acteurs.

Perros Jean Michel : Qui des publicités pour des vacances de rêve…. bien en vue dans Le Monde ?

Pouranti : Que Le Monde balaie devant sa porte en supprimant sa rubrique « Voyages » pour être en cohérence avec son propre constat.

Patrick S : Bizarrement l’approche pollueur payeur ne s’applique pas aux compagnies aériennes et au kérosène. Les pilotes d’Air France se sont même mis en grève à cause d’une pauvre taxe de quelques €uros sur les billets. On est mal barré, surtout les générations futures.

J.P.M. : Cette espèce humaine incapable de s’auto-limiter dans son propre intérêt est désespérante.

El Cornichon : Bientôt le catastropho-tourisme, consistant à aller voir sur place les résultats des catastrophes du changement climatique, en contribuant à ce dernier en prenant l’avion pour le voyage.Longtemps on a entendu que ce qui séparait l’homme de l’animal, c’était l’intelligence. Il est possible qu’il s’agisse plutôt de la bêtise.

pierre guillemot : Pour savoir ce qui nous attend il faut lire les Lettres sur l’Egypte (1756) de Claude-Etienne Savary : diligence de Paris à Marseille, voilier jusqu’à Alexandrie, puis gondole sur les canaux, dahabieh sur le Nil, ou cheval. Revenons à la simplicité des siècles passés.

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Surtourisme et décroissance de la mobilité

extraits : La démesure de la société thermo-industrielle entraîne le règne des « SUR » : SURabondance, SURactivité, SURcommunication, SURconsommation, SURdéveloppement, SURemballage, SURendettement, SURéquipement, SURmédicalisation, SURpâturage, SURpêche, SURproduction… Le SURtourisme complète cette liste.

Dans un contexte de pénurie globale des ressources naturelles, l’avenir n’est plus dans l’expansion, mais dans son inverse. A la croissance économique doit donc succéder la DEcroissance conviviale, à l’effet rebond l’effet DEbond, à la mondialisation la DEmondialisation, à la pollution des sols et des esprits la DEpollution, au populationnisme la DEpopulation, à l’urbanisation la DEsurbanisation, à la voiture pour tous le Devoiturage, au réarmement actuel la DEmilitarisation et au tourisme de masse la Demobilité…..

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François Gabart devient écolo, bravo

François Gabart possède l’un des plus beaux palmarès de la course au large, avec des victoires sur le Vendée Globe (2012-2013), la Route du rhum (2014) et la Transat Jacques-Vabre (2015, avec Pascal Bidégorry), sans compter un record du tour du monde en solitaire (2017). Nous notons aujourd’hui sa conversion à l’écologie, cela fait du bien à une époque où on pratique assidûment l’écolo-bashing

François Gabart : « à l’âge de 6 ans, j’ai traversé l’Atlantique à la voile avec mes parents. Ils avaient pris une année sabbatique et avaient embarqué leurs enfants. Une passion est née à ce moment-là. On peut philosopher sans fin sur la dimension humaine et aventureuse d’un tour du monde à la voile, il est même nécessaire de le faire. Comme tout secteur, la voile ne peut échapper à son introspection et à la question de savoir comment faire mieux avec moins. Or la course au large est polluante, comme toute activité humaine. La construction de nos bateaux n’est pas anodine. Nous avons besoin de beaucoup d’énergie et d’utiliser du carbone, un produit directement issu de l’industrie pétrochimique. Est-ce que l’impact environnemental de la course au large est acceptable au regard de ce qu’elle engendre de manière positive, notamment en termes de message à portée écologique ? Il est difficile de répondre à cette question. Elle a un rôle dans notre société, elle produit du spectacle, de l’aventure, de l’émotion dont nous avons besoin. Mais il me paraît important qu’elle puisse également générer des concepts et des idées utiles en dehors du sport. Transporter des marchandises sur des cargos décarbonés est une réponse à nos besoins de mobilité. Je rêve d’un monde où l’on continuerait à avoir des échanges commerciaux et à voyager, mais différemment, de manière plus soutenable.

Vivre sur un bateau vous confronte d’ailleurs à un certain nombre de questions environnementales. D’abord parce que le vent est votre seule force motrice. Ensuite parce qu’il vous faut fabriquer votre propre énergie pour la vie à bord, à l’aide d’une éolienne, d’un hydrogénérateur ou d’un panneau solaire. Il vous faut aussi économiser l’eau douce, stocker vos déchets… Ça a été une fabuleuse expérience pédagogique, qui m’a fait prendre conscience, très tôt, des limites de notre planète. »

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François Gabart, un record du monde pour rien du tout (décembre 2017)

extraits : François Gabart, un ego surdimensionné en 2017, un sponsor qui gaspille nos sous (25 millions d’euros entre 2015 et 2019 pour un navigateur solitaire), un bateau qui n’avait aucun avenir commercial, c’est encore une fois la conquête de l’inutile pendant que les glaces du pôle fondent… Tour du monde en solitaire et sans escale en 42 jours et des poussières ; une embarcation géante : 30 mètres de long, 21 mètres de large… Sur chacune de ses photos, impossible d’éviter le logo de la Macif… François Gabart présentait cette virée, si onéreuse soit-elle, comme une distraction par procuration pour tant d’hommes et des femmes en quête de « bouffée d’oxygène »… L’essentiel pour monsieur Gabart n’était pas dans son exploit, mais de recevoir « des messages hypertouchants de gens qui (lui) ont dit avoir passé une bonne partie de leur séjour à l’hôpital à suivre ses courses sur leur téléviseur »….

Même Gabart et Pesquet sont inquiets ! (juillet 2019)

extraits : « Quand on vit sur un bateau, on écoute la nature, on joue avec les éléments, le vent, la mer. On vit aussi dans un système isolé, comme dans une station spatiale. On doit produire son énergie, on consomme son eau de manière limitée, on économise, on fait attention aux déchets. On comprend la notion de système fermé. Je conseillerais à chacun de faire cette expérience. Il y a une différence entre le fait de concevoir le changement climatique, de le penser, de l’intellectualiser et celui de le vivre émotionnellement. Malheureusement, on n’agit que quand on est dans l’émotionnel. C’est à partir de là que l’on changera radicalement notre façon de vivre. N’attendons pas que tout le monde agisse de la même façon, mais agissons même si le voisin ne le fait pas. (François Gabart»….

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Le championnat d’échecs, (anti)sexiste

Rare les articles du MONDE sur les échecs, savourons l’instant présent.

Et sortons un peu de nos articles trop souvent trop sérieux.

Pierre Barthélémy : « En 1886, dans différentes villes des Etats-Unis, se déroula le premier championnat du monde d’échecs officiel qui vit le triomphe, par 10 victoires à 5, de l’Autrichien Wilhelm Steinitz face au Polonais Johannes Zukertort. Deux Européens. Depuis lors, chaque match pour le titre suprême a compris au moins un représentant issu du Vieux Continent. Cette « règle » va tomber sous peu après s’être appliquée pendant cent trente-huit ans. En effet, en cette année 2024, le championnat du monde opposera pour la première fois deux Asiatiques : le champion du monde en titre, le Chinois Ding Liren, 32 ans, et le jeune Indien Gukesh Dommaraju, âgé de seulement 18 ans. Au dernier classement de la Fédération internationale des échecs (FIDE), publié début novembre, on comptait cinq Indiens dans les vingt premières places. Au classement féminin établi par la FIDE, les quatre premières places sont occupées par des Chinoises… »

Mais pourquoi donc un classement féminin ?

le point de vue des écologistes antisexistes

Michel SOURROUILLE : Notons qu’il y a encore une catégorie mixte (hommes et femmes) et une catégorie féminine pour les tournois et les classements. Vice-président de la FFE au milieu des années 1990, j’avais essayé en vain de faire supprimer ce séparatisme pour les championnats de France de jeunes. En effet dans un tournoi au système suisse (forts, faibles), il n’y a pas d’éliminatoire et chacun joue rapidement à son niveau, quel que soit son sexe. D’autre part, pédagogiquement, il est important qu’un jeu uniquement cérébral (où normalement garçons et filles ont le même potentiel) de faire en sorte que les féminines ne fassent pas bande à part, se limitant ainsi à un présupposé de capacité inférieure. Le système structurel de tournois strictement féminin est un élément important de l’infériorisation de la femme.

Ducobumarcel : Une question me semble pertinente. Comment se situent les meilleurs joueuses par rapport aux meilleurs joueurs? Si la réponse, que je souhaite, est à près au même niveau très bien. Rien de plus à déclarer. Sinon quelle peut être la cause? D’un coté des éléments essentiellement voire exclusivement culturels… De l’autre des caractéristiques intrinsèques différences des cerveaux des hommes et des femmes. C’est une question, je ne connais pas la réponse.

Michel SOURROUILLE @ Ducobumarcel : Judit Polgár obtient le titre de grand maître international en décembre 1991 à 15 ans et presque cinq mois. Elle bat le record de précocité auparavant détenu par Bobby Fischer depuis 1958 (il fut grand maître à 15 ans et 6 mois en 1958). En février 1993, à Budapest, elle bat en match exhibition l’ancien champion du monde Boris Spassky 5,5-4,5. En 1998, elle remporte un match d’échecs rapides (trente minutes pour toute la partie) en huit parties contre le champion du monde Anatoli Karpov avec deux parties gagnées et six parties nulles. Elle pouvait même battre Kasparov (2002, à Moscou). Judith est entrée dans le top 10 mondial. Son meilleur classement par la fédération internationale a été huitième mondial avec 2 735 points aux classements de 2005. Elle a été initiée très tôt aux échecs par son père, qui a démontré avec ses filles que le génie pour les 64 cases n’est pas inné et que l’on peut atteindre l’excellence par l’entraînement. Judith : « Je dis toujours que les femmes devraient être suffisamment confiantes dans le fait qu’elles jouent aussi bien que les hommes, à la seule condition qu’elles soient prêtes à autant travailler et à prendre cela aussi sérieusement que les joueurs masculins »

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Le jeu d’échecs est un jeu utile et très écolo

extraits : L’écologie n’attache aucune importance à un championnat d’échecs, même s’il est mondial. Que le Norvégien Magnus Carlsen conserve son titre de champion du monde au tie-break le mercredi 30 novembre 2016 contre le Russe d’origine ukrainienne Sergueï Kariakine n’est qu’un épiphénomène. Le jeu d’échecs se joue à deux, mais n’importe quel spectateur peut rentrer dans la partie en observant la position. Quel coup jouer ? Qu’est-ce que j’aurai fait à la place du joueur ? Que va-t-il se passer ? C’est pour cela que médiatiquement ce sport devrait être roi, mais on préfère les jeux de balle sur nos écrans télé. Le jeu d’échecs est même un avantage du point de vue écologique. Il prend peu d’espace pour y jouer, on peut réunir des centaines de joueurs sur l’équivalent d’un terrain de foot. Il utilise peu de ressources naturelles, les pièces nécessitent très peu de bois et peuvent durer plus qu’une vie. Aucun déchet non recyclable pour une occupation qui peut nous motiver pendant des heures et des journées…

Féminisme, écologie et jeu d’échecs

extraits : A ce jour, aucune preuve d’une quelconque différence naturelle pouvant causer l’écart entre hommes et femmes n’a pu être avancée. Durant les années 1960, un psychologue hongrois nommé Laszlo Polgar dévora les biographies de centaines de grands intellectuels et en tira le trait commun : une spécialisation précoce et intensive. Il en conclut que le génie est acquis et non inné “geniuses are made, not born”. Il se mit au défi de le prouver en rendant géniaux ses futurs enfants. Plus pragmatique que romantique, il posta une petite annonce disant en substance “recherche femme pour avoir des enfants génies”. En 1969, naquit Susan. Quatre ans plus tard, alors que son père hésitait encore entre la spécialiser en mathématiques ou en physique, la gamine découvrit par hasard un jeu d’échecs et demanda qu’on lui en apprenne les règles. Ce fut une révélation… pour son père. A la fois une science, un art et un sport, le jeu d’échecs présente l’avantage de produire des résultats parfaitement mesurables, l’idéal donc pour retranscrire la progression de la progéniture….

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Société de consommation, des loisirs, du spectacle

La société de consommation devient une société des loisirs. La première nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse moins en moins choix véritables et vraie liberté. Le matraquage publicitaire veille pour qu’il en soit ainsi. Mais la seconde élève encore notre niveau de fausse satisfaction en pratiquant personnellement des activité ludiques, mais payantes. Le summum est atteint quand se donne du plaisir à regarder les autres prendre leur pied. La société des loisirs devient la société du spectacle.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 vous manquent ? Vous allez reprendre une dose de frisson et de suspense ! La 10e édition du Vendée Globe s’est élancée des Sables-d’Olonne le 10 novembre 2024. Cette épreuve quadriennale aligne, pour son 35e anniversaire, 39 concurrents pour un soi-disant« l’Everest des mers ». Il s’agit d’avaler 24 300 milles nautiques (environ 45 000 kilomètres) en solitaire, sans escale et sans assistance sur un monocoque de 18,28 mètres. L’Imoca coûte neuf entre 5 et 7 millions, somme auquel il faut une grosse rallonge pour se préparer et arriver. Les frais annuels de fonctionnement du bateau sont évalués à environ 2 millions d’euros. Autant dire que le sponsors sont les maîtres de l’épreuve. Il y a 20 ans, Sodebo s’est élancé sur le Vendée Globe. La marque Hyundai est fière d’être le fournisseur officiel de la flotte automobile du Vendée Globe. Il y a aussi la Banque Populaire Grand Ouest, le Groupe ADINFO,  Helly Hansen, Oxeva, V and B, etc.

La voile, c’est sympa mais ça, c‘est du spectacle et un business de plus pour vendeurs de frites and Co. Désolant de voir cette foule agglutinée pour regarder les autres faire de la voile. Et le quotidien LE MONDE en rajoute. Chaque semaine, ce « journal de référence » vous embarque à bord de DeVenir, le monocoque de Violette Dorange, 23 ans, benjamine des concurrents.

Voici que nous écrivions sur ce blog en 2009 : Vendée Globe out

Des mats brisés, des coques fendues  et des quilles amputées… Dans le Vendée Globe, 18 concurrents sur 30 au départ ont du abandonner. Si les navires de commerce avaient une telle déperdition, le transport par mer serait vite abandonné. Le bateau de Michel Desjoyeaux, arrivé sain et sauf à bon port, a bouclé un tour du monde en 84 jours. La belle affaire ! Il n’avait ni passagers, ni fret à bord.

Tout ça pourquoi ? Pour un peu de publicité de riches sponsors, Brit-Air, BT, Paprec-Virbac, PRB, Roxy, Veolia … qui aiment gaspiller leur argent. Quant à Desjoyeaux, il fait ça, dit-il « parce que je suis loin de la retraite, parce que ça m’amuse, parce que c’est ma passion, et parce que je ne sais pas faire grand chose d’autre » (Le Monde du 3 février 2009). Avec de telles motivations, Desjoyeaux serait tout de suite viré de n’importe quel entretien d’embauche. 

Le point de vue des écologistes les pieds sur terre

Le Vendée Globe n’est qu’une des innombrables manifestations de la société du spectacle que nous dénonçons à foison : Jeux Olympiques, Mondial de foot, F1 à Miami, tennis à Roland Garros, Tour de France à vélo, sans compter l’addiction aux écrans. C’est cultiver la croyance que l’existence, c’est une suite ininterrompue de plaisirs inutiles qui épuisent les ressources de la planète et ne peuvent se pratiquer qu’au détriment des générations futures et des combats à mener….

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Militer à l’heure de la société du spectacle

extraits : Aujourd’hui nous les écolos nous regardons les faits, le dérèglement climatique, la disparition des espèces, le recul de la démocratie, la concentration inouïe des richesses, l’état de surveillance numérique, le divertissement qui a gagné contre le goût de connaître et de réfléchir. Garder espoir relèverait de la profession de foi. Or nous ne sommes pas croyants, nous sommes réalistes. A bout d’arguments, les militants se transformeront en écoguerriers qui n’auront plus rien à perdre et qui n’hésiterons pas à détruire les biens nuisibles à l’équilibre planétaire….

Johnny Halliday, symbole de la société du spectacle

extraits : Pauvre civilisation malade qui chérit comme idole un chanteur parmi tant d’autres saltimbanques. Des dizaines de milliers de fan(atique)s pour voir passer un corbillard. Bientôt des pèlerinages pour aller voir une tombe parmi tant d’autres sépultures. Un hommage populaire qui n’est pas mérité. Johnny Hallyday n’est pour un écologiste que le symbole de la démesure, de la futilité et de l’oubli des réalités….

F1, société du spectacle à Miami et CO2

extraits : La formule 1, incitation vociférante aux émissions de gaz à effet de serre, était à l’agonie. Dans l’impasse financière, Honda avait abandonné la F1 en 2008, imité l’année suivante par BMW et Toyota. Il n’y  a pas eu de Grand Prix de France de F1 en 2009.Après être tombée en désuétude, la formule 1 enthousiasme à nouveau les Etats-Unis. Les coureurs ont disputé, ce 7 mai 2023, le premier des trois Grands Prix américains à Miami….

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Alain Delon est mort, peu m’en chaut

Les médias accordent une importance démesurée à la mort de certains et aucune place à l’engagement universaliste de beaucoup. Alain Delon est mort ce 18 août, la bonne blague, il n’avait plus toute sa tête et atteignait déjà l’âge vénérable de 88 ans. On glorifie des acteurs de cinéma, Hallyday, Belmondo ou celui qui a été un beau gosse, des personnes dont on ne connaît aucun engagement pour faire progresser l’humanité. C’était des bêtes de spectacle, des pions de l’industrie du cinéma et de la société du divertissement, rien de plus.

Mais avec 8 articles à la une de l’édition digitale du MONDE, on est visiblement prié de beaucoup discourir :

  • En direct | Mort d’Alain Delon : hommages médiatiques et des grandes figures du cinéma, suivez les réactions
  • Alain Delon, étoile du cinéma français, est mort
  • Alain Delon, mort d’un acteur de légende : ses films cultes en six épisodes
  • Mort d’Alain Delon : la sourde ambivalence de l’homme et de l’acteur
  • Mort d’Alain Delon : « Il y en a qui s’achètent des voitures, moi je préfère les tableaux »
  • Alain Delon : une star piégée par son personnage
  •  Alain Delon : « Si j’étais resté charcutier, je n’aurais jamais eu autant d’emmerdes »
  • Entre les enfants d’Alain Delon, le désamour en héritage

Le point de vue des écologistes

Dans 50 ans, personne ne se souviendra d’Alain Delon. Déjà la plupart des gens de moins de 40 ans aujourd’hui n’ont jamais vu un film où il joue. Et le cinéma est un art essentiellement périssable. Tout commentaire dithyrambique a donc un parfum de ridicule. Nous aurions préféré qu’Alain donne l’exemple de son ultime liberté, le choix d’avoir choisi son suicide assisté avant que sa mémoire dérape.

Plus fondamentalement, nous regrettons que la mort de personnalités œuvrant pour le bien commun n’ait pas plus de résonance dans les médias, y compris au MONDE. Il ne suffit pas de parler de Greta Thunberg de temps en temps pour éveiller les consciences.

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Jean-Paul Belmondo ne méritait pas d’hommage national

extraits : Jean-Paul Belmondo est mort. Pauvre civilisation malade qui chérit comme une idole un acteur parmi tant d’autres saltimbanques. Des dizaines de milliers de fan(atique)s pour voir passer un corbillard. Bientôt des pèlerinages pour aller voir une tombe parmi tant d’autres sépultures. Jean-Paul Belmondo n’est pour un écologiste que le symbole de la société du spectacle, de la futilité et de l’oubli des réalités. Normalement une icône doit se comporter comme un saint et œuvrer au bien commun. Jean-Paul Belmondo n’en avait ni les pratiques, ni les discours….

Johnny Halliday, symbole de la société du spectacle

extraits : Amateur de voitures et de motos de collection, menant grand train, Johnny voyageait au gré des saisons entre ses résidences de Gstaad (station huppée des Alpes suisses), Saint-Barthélemy dans les Antilles, Marnes-la-Coquette (ouest de Paris) et Los Angeles. Il dépensait aussi sans compter pour ses innombrables « potes » invités de ses virées aux quatre coins du globe. Le réchauffement climatique regrette l’empressement de Johnny à accélérer les déséquilibres planétaires….

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Les JO 2036 en Inde, une histoire de fric

L’Inde n’a jamais accueilli les Jeux. Et en cent ans de participation aux Jeux Olympiques, l’Inde n’a récolté que trente-cinq médailles. Les Indiens avaient donc compris que faire du sport au niveau international n’avait aucun intérêt. Ils avaient bien raison. Mais le pouvoir ne pense plus de même !

Mme Anita Ambani, membre du Comité international olympique (CIO), pousse aujourd’hui à la roue. Elle est l’épouse du milliardaire Mukesh Ambani, l’homme le plus riche du pays. Son conglomérat Reliance joue un rôle-clé dans le soutien à la candidature pour les JO de 2036. Le groupe JSW, géant de l’acier, veut « faire [du pays] une superpuissance mondiale du sport ». Sponsor du maillot de la délégation olympique indienne, il possède son équipe d’athlètes, dont les meilleurs étaient sélectionnés à Paris 2024. Ce sont les grandes entreprises privées qui se mobilisent pour faire leur publicité lors des JO. Pas le peuple.

Bien entendu le pouvoir politique a fait alliance avec le pouvoir économique. « L’Inde est très enthousiaste à l’idée d’organiser les Jeux olympiques en 2036. Elle ne ménagera aucun effort pour les obtenir. Recevoir les Jeux est le rêve et l’aspiration du peuple indien », assurait le premier ministre, Narendra Modi. Il a officialisé à la mi-octobre 2023 la candidature de son pays lors de l’ouverture de la 141e session du CIO… à Bombay (est-ce un hasard?).

Le CIO n’est donc pas insensible à la candidature de l’Inde. Comment le serait-il devant les perspectives offertes par un marché émergent de 1,4 milliard de personnes ? L’inscription du cricket – sport roi en Inde – est au programme des Jeux de Los Angeles en 2028 ; cela témoigne de l’intérêt porté au marché indien par l’organisation sise à Lausanne. En cas d’obtention des JO, l’Association olympique indienne (IOA) pourrait même inscrire le yoga – un outil du soft power indien – comme nouvelle discipline olympique !?

La candidature indienne, après trois éditions accordées à l’Occident – Paris 2024, Los Angeles 2028 et Brisbane (Australie) en 2032, a tout pour plaire ! Mais les ambitions olympiques actuelles de l’Inde n’ont rien à voir avec le fait que ce soit la première puissance démographique mondiale.

Le point de vue des anti-Jo

Friday : Au vu de la pollution de l’air moyenne dans les villes indiennes (qui ferait passer celles de Chine pour des modèles), cette candidature ressemble à une vaste blague.

Clément.L : Et puis fêter les 100 ans des Jeux de Berlin dans un pays en proie à des violences religieuses, c’est du plus bel effet …

Yves68 : Il s’agit d’une candidature aux jeux d’été, donc en principe en juillet août. Température moyenne en plaine 45°C . Si l’Inde organise les JO, il va falloir remplacer toutes les haies du 3000 m steeple par des rivières pour que les coureurs puissent se rafraîchir

Les Jeux Olympiques, une simple histoire de fric

extraits : Comment est-il possible que nous accordions tant d’importance à des épiphénomènes tels que celui de savoir qui est l’homme le plus rapide de la planète sur 100 mètres, quelle est la femme qui nage le plus vite la brasse papillon ou quel est le pays qui aura le plus grand nombre de médailles ? Par contre, nous ne savons pas, et nul ne s’en soucie, quel est l’homme le plus courageux pour lutter contre l’iniquité et quelle est la femme la plus acharnée à dénoncer la pollution. Pourquoi ? Parce que le sport-spectacle a été un des moyens d’anesthésier le peuple en occultant la hiérarchie des vraies valeurs….

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non aux JO, oui au sport qu’on pratique soi-même

Le 11 juillet 2017, LE MONDE a publié les points de vue « POUR et CONTRE » les Jeux Olympiques 2024 à Paris.

Pour ceux qui savent raison garder, « les Jeux ont toutes les caractéristiques d’un grand projet inutile et imposé : ruineux, promu à coups d’anabolisants médiatiques, ils sont aussi anti-écologiques en plus d’avoir été décidés de manière antidémocratique »… Mais les autres restent les plus nombreux !

Quelques commentaire en 2017

– Le contrat proposé par le CIO est exactement de ce type : pour vous les pertes, pour nous les profits en franchise de droits fiscaux évidemment.

– Les valeurs actuelles de l’olympisme: corruption, pub, mafia, fric, drogue et nationalisme. A part le foot, rien ne fait mieux dans le genre. Tiens, j’ai oublié aussi l’enrichissement des propriétaires et des promoteurs et le déficit payé ,lui, par tous. Ah le sport, c’est pur, d’ailleurs cela plaît toujours beaucoup aux dictateurs, de Berlin à Moscou en passant par Pékin.

– Les oligarques veulent les JO. Macron aussi.

– Les JO c’est très anachronique. A l’heure du tourisme de masse et des spectacles sportifs permanents, l’attractivité des JO est en baisse. Et à l’heure de la communication médiatique généralisée, à quoi bon se déplacer pour voir moins bien ce que l’on voit en gros plan à l’écran?

– A quoi bon s’endetter pour des activités aussi futiles que le sport?

En 2024, LE MONDE ne fait plus que des articles laudatifs sur les exploits français

Par exemple le 11 août 2024 : les volleyeurs français conservent leur titre olympique, un exploit majuscule

C’est sur un score sans concession de la moindre manche (25-19, 25-20, 25-23) que la sélection nationale s’est imposée face à la Pologne… Cet exploit autorise Eric Tanguy, président de la Fédération française de volley, à affirmer sans risque de se tromper que « cette équipe est incontestablement la plus grande de l’histoire du volley français »…. quand ils ont su qu’ils demeuraient champions olympiques, ils ont dansé une ronde sur Que je t’aime, puis ils se sont libérés de toute tension en sautant de joie avec le Freed From Desire… Dans la discothèque éphémère installée porte de Versailles, Les Corons de Pierre Bachelet ont enfin cédé la place au plus international des tubes français : La Marseillaise.

Le point de vue des écologistes

Il est évident que si les médias transforment en phénomène de masse n’importe quel évènement temporaire et superflu, il est très difficile pour ne pas dire impossible d’aller contre. Les intérêts économiques, politique et journalistiques se liguent pour ne faire ressentir au peuple que les vibrations sur un stade géant. C’est pourtant le gigantisme autour d’exploits futiles qui devrait inquiéter, mais c’est le contraire qui se produit. Qui dit sport d’élite dit en effet aliénation des citoyens au profit des dominants. Notre seule consolation, c’est de voir que les commentaires sur ce blog biosphere, pour une fois unanimes, adoptent notre critique des JO.

Michel C. : c’est vrai que Biosphère est un des rares à taper sur les J.O. Et sans modération. Pour moi il mérite donc une meRdaille. 🙂

Rapporterre : Le sport ne peut pas être apolitique ou neutre. C’est un phénomène mondialisé. Beaucoup d’acteurs cherchent à se l’approprier pour faire valoir leurs intérêts….

Major Daubuisson : D’ accord avec vous pour les JO de Pourri 2024 mais dans 4 ans , on remet le très onéreux JO, helas . 😯😯 à Los En Gelée

En savoir plus grâce au MONDE… en 2017

Frédéric Viale, membre du collectif NON aux JO 2024 à Paris :

extraits : Madame Hidalgo, avant de devenir maire de Paris, avait affirmé qu’elle ne poserait pas la candidature de Paris aux Jeux olympiques, « ruineux et dépassés ». Comme, hélas trop d’élus pratiquant le retournement de veste comme un sport olympique, la candidature de Paris a été posée, sans que personne n’ait été consulté. Les opérations de propagande à grande échelle ne peuvent être assimilées à de l’information.Les Jeux olympiques sont ruineux : ils l’ont toujours été, ils le seront encore. Tout cela pour quoi ? Pour une « fête » de quinze jours, fête qui, de surcroît, sera celle des sponsors. Les Jeux olympiques seront un désastre écologique. Qui essaie-t-on de duper en faisant croire que le déplacement de plus de trois millions de personnes n’entraînera pas de pollutions ?Comme à chaque fois, le CIO organisateur des Jeux exige du pays hôte une loi d’exception qui mettra entre parenthèses, le temps des Jeux, les règles de droit social, environnemental, de l’urbanisme et de la propriété intellectuelle. Ce sera aussi la fête du dopage. Plus de cinquante médailles olympiques ont été retirées aux athlètes depuis 2000….

Yann Bouchez et Adrien Pécout 

extraits : Les opposants à la candidature française n’ont pas su fédérer ni faire converger leurs arguments. Lors de la campagne des législatives, Mme Hidalgo a assuré avoir reçu de nombreuses marques de soutien à l’organisation des JO. « Dans le moindre quartier, le moindre coin de Paris, les gens m’ont parlé des Jeux : “On va les avoir, madame la Maire !” » Pas la moindre personne hostile ? « Il y a eu un cas, dans le 12e arrondissement, concède-t-elle. Un monsieur un peu ronchon qui m’a dit : “Vous faites ch… avec vos JO !” Je lui ai dit : “Allez, ça va bien se passer, souriez, si les Jeux ont lieu, vous serez peut-être surpris de les apprécier.” » Plusieurs pétitions ont collecté quelques milliers de signatures dénonçant une compétition jugée trop ­coûteuse, trop polluante, trop ­élitiste. Très loin, toutefois, de « Nolimpia », le mouvement ­hongrois ­antijeux, qui a réuni 260 000 signatures et provoqué le retrait de la candidature de ­Budapest, en ­février 2017. Les 30 et 31 mars 2015, un seul des vingt ­arrondissements de la capitale a refusé le vœu d’Anne Hidalgo d’« engager pleinement et avec responsabilité Paris » vers un acte de candidature officiel. Il s’agit du 2e arrondissement, le seul dirigé par un maire écologiste, Jacques Boutault. L’élu dénonce une « compétition qui valorise des valeurs complètement obsolètes d’un pays contre un autre pays ».

non aux JO, oui au sport qu’on pratique soi-même Lire la suite »

JO 2024, le dernier des jeux olympiques, enfin

Les jeux olympiques de Paris 2024 se terminent aujourd’hui 11 août 2024. Quel soulagement ! Il faut en finir avec cette sacralisation fugitive dont même LE MONDE est complice, avec ses titres dithyrambiques :

– le sacre de Zheng Qinwen, tête de proue d’un tennis chinois

– le nouveau sacre de l’équipe de France mixte de judo

– le sacre de Novak Djokovic, roi de la persévérance

– Julien Alfred, nouvelle reine du 100 m aux JO 2024

– Pour Léon Marchand, après le sacre aux JO de Paris, la célébration

– JO 2024 : « C’est au-delà de la beauté, de la magie »

Le point de vue des écologistes anti-gaspi

Dans le miroir des Jeux olympiques, la France, tout au moins une petite partie d’entre elle, se croyait comme suspendu dans un rêve, trêve olympique illusoire dans un monde de plus en plus perturbé. Les JO, c’est une pure construction médiatico-politique qui nous ramène à l’antique antienne « du pain et des jeux » qui a signé la fin de l’empire romain. Le sport de haut niveau actuel est un dévoiement. Il ne s’agit pas d’une pratique physique visant à être collectivement en bonne santé. Il s’agit d’un imaginaire collectif imaginée pour endormir les masses qui font du sport devant écrans ou sont spectateurs dans des stades géants. Le sport est devenu une industrie qui transforme l’activité physique en produit marchand, c’est-à-dire l’inverse de l’épanouissement personnel.

Nous sommes avec notre blog biosphere un des rares médias qui ose en permanence critiquer l’existence même des Jeux Olympiques. Le site Reporterre n’est par exemple que le relais de (vieux) livres anti-JO :

5 février 2021, Les Jeux olympiques ? Une idéologie autoritaire et cupide

extraits : Dans « 2024. Les Jeux olympiques n’ont pas eu lieu », Marc Perelman déconstruit les promesses miraculeuses de Jeux olympiques. Non, l’olympisme n’est pas apolitique, n’est pas écologique, ne fait pas œuvre sociale, n’agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu’il occupe.Ils n’ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d’argent. Mais nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge….

6 octobre 2018, Les Jeux olympiques 2024 : grand projet inutile et imposé

extraits : L’ouvrage collectif « Paris JO 2024, miracle ou mirage ? » analyse les JO 2024 pour dénoncer l’ampleur d’une gabegie. Décidés de manière antidémocratique, soutenus par une campagne médiatique effrénée qui les présente comme une chance pour la France, ils seront sans nul doute — comme l’ont été la plupart des éditions précédentes — non seulement ruineux, mais aussi socialement et écologiquement désastreux. Ils feront la promotion d’un sport dévoyé par l’argent, par le dopage, et favoriseront les sponsors des grandes marques commerciales….

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16 juillet 2024, Jeux olympiques à Paris, à éviter absolument

extraits : Les Jeux olympiques d’été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIᵉ olympiade, auront lieu du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris. A éviter absolument. Observons autour de nous les corps qui deviennent obèses et fatigués alors que les Jeux Olympiques célèbrent l’exploit physique et surhumain. Mieux vaudrait frustrer les spectateurs. Mieux vaut généraliser l’effort physique de chacun qui rend heureux et maintient en bonne santé, aller au travail en vélo, aimer la randonnée à pied, et pourquoi pas concours de bêche et course de brouette. Célébrons la fin définitive des JO, un jour ou l’autre. En attendant ce sont les Français qui perdront des milliards dans les JO de Paris !….

2 juin 2024, Les Jeux Olympiques de Paris, une connerie

extraits : Le sénateur socialiste du Nord Patrick Kanner ancien ministre des sports (2014-2017) déplore dans une tribune le relatif désintérêt de l’État pour les Jeux olympiques. Nous pensons avec d’autres que les JO devraient être supprimés !Les JO, c’est la synthèse de tout ce qu’on déteste, l’affairisme, la corruption, le dopage, la publicité de « grandes » marques, l’oubli des limites. L’idéal olympique ? Il s’agit surtout de piller les ressources publiques et de plumer les contribuables….

12 mai 2024, Contre-violence et rupture radicale

extraits : Il n’y a pas pire violence que celle dont on ne se rend pas compte. La flamme olympique avait débarqué à Marseille le 8 mai 2024 sous les critiques de collectifs militants : « Cet événement imposé vient amplifier les problèmes écologiques, économiques ou sociaux actuels .» Mais c’était inaudible, tout le monde se doit de vénérer le passage de cette flamme à 150 000 euros par département. La seule critique admissible, c’est de savoir si Jul avait ou non le droit de porter cette bougie de luxe. Triste monde qu’on fait revivre comme à une époque lointaine, avec du pain et des jeux, une abondance factice et des divertissements débiles. Divertir pour ne pas penser à l’essentiel ! Autant dire sauver le système : celui qui détruit les écosystèmes, bousille notre climat, détruit la vie sur terre, fait exploser les maladies chroniques, et mène l’humanité au désastre….

13 avril 2024, JO 2024 à Paris, les anti-JO à la peine

extraits : Observons autour de nous les corps qui deviennent obèses et fatigués alors que les Jeux Olympiques célèbrent l’exploit physique et surhumain. On ne peut qu’être contre ces jeux du cirque, obscène exhibition de bêtes de foire hormonées décorées du logo Coca Cola. Il est irresponsable de dilapider l’argent public dans une opération de prestige pharaonique… Les centaines de milliers de touristes qui viendront par avion provoqueront d’énormes pics de pollution… Les prétendus « Jeux verts » établiront un bilan carbone record… Des ressources budgétaires limitées ne peuvent aller à des fastes médiatiques où s’exhibent des athlètes en service commandé au profit du CIO, de ses sponsors et annonceurs…

6 avril 2024, Culte de la performance sportive, un dévoiement

extraits : Sport et performance sont des nouveautés historiques qui caractérisent le monde actuel, croissanciste. Jusqu’au XIXe siècle, ce qui domine, c’est le jeu ; or le jeu ancien, s’il peut relever de la compétition, est le contraire du sport à venir. Les livres d’hygiène autrefois incitaient à ne pas se dépasser, à ne pas faire d’excès. Or, on constate chez le fondateur des Jeux olympiques modernes, Pierre de Coubertin, le renversement complet de cet idéal de la mesure : il y a l’idée que le sport est, et doit être, un lieu de l’excès.

La question écologique et les conséquences parfois tragiques de cette vision du « toujours plus » nous obligent aujourd’hui à trouver des façons de décélérer. Aujourd’hui, il nous faut penser le « moins ». On peut imaginer un jeu où l’on s’arrête quand il y a égalité ; ou encore, un jeu où les scores ne sont pas calculés et où seul compte le plaisir de faire…..

7 août 2023, JO 2024 à Paris, une idiotie de plus

extraits : La ville de Munich n’était plus candidate à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2022 : les habitants de la région s’étaient majoritairement prononcés contre en 2013. Les habitants de Hambourg ont rejeté en 2015 la candidature pour les JO 2024 avec 51,7 % des votes favorables au « non ». Le Comité olympique italien avait mis un terme en 2016 à la candidature de Rome aux Jeux olympiques 2024, après le refus de la nouvelle maire de la ville de soutenir le projet. Elle estimait qu’il était « irresponsable d’accepter les « Jeux du béton »….

30 janvier 2023, JO de Paris 2024, aberration insupportable 

extraits : Alors que les jeux olympiques ont été privés jusqu’en 1972 de ressources financières parce que le Président du CIO de l’époque était un farouche défenseur de l’amateurisme, le Comité international olympique est devenu aujourd’hui richissime grâce à la vente des droits de retransmission et au sponsoring d’épreuves désormais ouvertement professionnelles. Sous le prétexte du sport comme expression des peuples, les Jeux Olympiques sont aujourd’hui le cache-sexe du système marchand. Déjà à Athènes en 2004, la lutte contre le « marketing sauvage » s’était traduite par l’interdiction faite au public de pénétrer dans les enceintes olympiques en arborant d’autres marques que celles des sponsors officiels ou avec une boisson gazeuse autre que Coco-Cola ! Le CIO n’est plus qu’un regroupement de personnes qui mettent les JO aux enchères en pensant à la visibilité médiatique à la mode et aux retombées financières parallèles quand elles existent !….

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8 août 2021, Fin des Jeux Olympiques, enfin ! (au Japon)

25 juillet 2021, La mort des Jeux Olympiques, bonne idée !

20 septembre 2020, NON aux Jeux Olympiques à Paris en 2024

3 mai 2020, Post-covid, le sport-spectacle sans avenir

9 févier 2020, Sport spectacle, pieds nus et tout nus

27 janvier 2018, Bizarre, une loi d’exception pour les Jeux Olympiques

4 juillet 2017, Tokyo2020, Paris2024, des jeux olympiques dispendieux

2 septembre 2016, Que retenir des JO 2016 au Brésil : la fin de records

7 juin 2017, La politisation macroniste des jeux olympiques

9 août 2012, marre des JO, faut s’abonner à BIOSPHERE-INFO !

7 août 2012, Quelques suggestions pour des jeux Olympiques alternatifs

3 août 2012, Les sportifs oublient leurs limites aux Jeux Olympiques

1er août 2012, le sens des limites, contraire à l’esprit olympique

31 juillet 2012, Le CIO (Comité international Olympique), une caste détestable

31 juillet 2012, les Jeux Olympiques nous font oublier l’essentiel

30 juillet 2012, l’abominable histoire des Jeux Olympiques

29 juillet 2012, Les Jeux Olympiques, une simple histoire de fric

28 juillet 2012, bilan des Jeux Olympiques, écologiquement décevant

17 février 2012, 2020, en finir avec les Jeux Olympiques

5 octobre 2009, à quoi servent les JO ?

17 novembre 2008, supprimons les JO

9 août 2009, le sens des limites (aux JO)

8 août 2008, les JO ? Plutôt courir pieds nus !

31 mai 2008, un CIO totalitaire

9 avril 2008, esprit olympique ???

extraits : Il y a des athlètes français qui pensent que l’esprit olympique, c’est œuvrer « pour un monde meilleur » (Le Monde du 7.04.2008). Pourquoi pas, bien qu’on se demande comment la tentative de courir plus vite que son ombre peut changer quoi que ce soit à la méchanceté humaine….

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JO. Nationalismes contre Universalisme

L’Angleterre et l’Irlande du Nord sont secouées aujourd’hui par une flambée de violence nationaliste, antimusulmane et xénophobe. Bien sûr il y a l’influence des réseaux sociaux dans ces mouvements de foule, mais il y a aussi un conditionnement généralisé à l’idéologie nationaliste contre l’universalisme. C’est évident, les Jeux Olympiques de Paris cultivent le chauvinisme franco-français, les autres pays font de même pour leurs propres athlètes. Les anneaux entrelacés – symbole de l’union des cinq continents –, ne sont qu’un habillage. Le sport mondialisé était certes une tentative de pacifier les relations internationales, mais il a été dénaturé. Ce qui devrait être des rencontres amicales, ce qu’elles peuvent être dans les relations entre sportifs de toute nationalité, est devenue une vitrine du nationalisme le plus absolu.

Au JO à Paris, la France ne célèbre pas le multiculturalisme, mais le nombre de médailles obtenus par des « Français », les sportifs s’enveloppent du drapeau de « leur » pays, les hymnes nationaux retentissent lors de la remise des médailles. Le président de la République Emmanuel Macron avait tenu à le rappeler, quelques jours après la fin des Jeux de Tokyo, en septembre 2021 : « Le succès des Jeux, ce sera le succès de nos sportifs, car ça marche comme ça ». Il fixait un objectif : intégrer à Paris 2024 le « top 5 » des médailles. Exemple parfait de l’instrumentalisation du sport d’élite par les politiques. Pourtant la Charte olympique est sans équivoque : « Les Jeux olympiques sont des compétitions entre athlètes, en compétitions individuelles ou par équipes et non entre pays. » Ce sont les journaux américains, à la fin du XIXe siècle, qui ont lancé la comptabilisation nationaliste des médailles. Ils défendaient la thèse absurde que les résultats des Jeux sont le reflet de la puissance des nations. Dans l’entre-deux-guerres, la montée des fascismes s’alimentait de la récupération politique des exploits des sportifs. La guerre froide entre les États-Unis et l’URSS a poursuivi ce processus.Tous les médias aujourd’hui – Le Monde compris – comptabilisent les moissons de médailles.

Des puissances peu soucieuses des droits humains comme la Chine ou la Corée du Nord participent aux JO sans qu’on leur demande de contre-partie. Ils peuvent sélectionner des cobayes dès le plus jeune âge et les entraîner de manière forcée. Des bébés-nageurs sacrifient les plus belles années de leurs vies dans du chlore à faire des allers-retours pour qu’on leur file hypothétiquement une médaille quand ils seront grands. Des bébés pongistes tiennent la raquette dès qu’ils sortent du berceau. Pour l’amour de la patrie ! Il faut se méfier des évènements d’autant plus quand ils soulèvent l’allégresse collective. Rappelons que le concept de nation est arbitraire, ce n’est qu’une communauté politique enserrée par des frontières artificielles plus ou moins délimitées par des rapports de force historiques. En réaction à l’invasion des États allemands par les troupes de Napoléon Ier, des écrivains allemands définirent le mot « nation » uniquement pour rejeter l’universalisme à la française. L’homogénéité d’un peuple, foutaise d’extrême droite ; le brassage des populations n’a jamais été aussi intense que depuis la dernière guerre mondiale.

Une nation de sportifs, c’est une nation où l’éducation physique est ouverte à tous, où on pratique l’exercice physique pour obtenir « un esprit sain dans un corps sain » . Quelqu’un qui pratique marche et/ou natation jusqu’à 90 ans est plus sportif qu’un champion qui abandonne la course aux médailles à 30 ans, complètement usé.

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Les nationalismes contre l’urgence écologique

extraits : Autrefois des groupes diversifiés se rassemblaient autour d’un lieu et d’une culture spécifique. Après des phases, non encore achevées, de luttes de cultures, ethnies, églises, langues, etc… C’est l’idée de nation qui en est ressortie et a unifié des espaces différents. La nation est devenue, au moins depuis le XIXe siècle, le nouveau paradigme. Elle a permis une unité plus large géographiquement, mais l’expérience montre, deux guerres mondiales à l’appui, son échec. Aujourd’hui encore l’impérialisme russe en Ukraine ou la conquête juive de la Palestine prouve que la nation était une catégorie nécessairement anti-universaliste….

rapport Gallois, compétitivité et nationalisme guerrier (2012)

extraits : Rappelons que l’invention du libre-échange au XIXe siècle par David Ricardo n’était qu’un moyen de transgresser la finitude de la Terre. L’augmentation de la population en Angleterre exigeait la culture de terres de moins en moins fertiles, engendrait une hausse des coûts de production et donc des prix de l’alimentation. Les céréales étant la base de la consommation ouvrière, la baisse des profits devait être retardée par le libre-échange et l’importation de céréales à bas prix. La libération du commerce fut ainsi la réponse donnée à la limite des ressources en un lieu, limite qui pourrait être compensée par des échanges avec un ailleurs… En termes clairs, le choc de compétitivité est un choc des nations dont ni la France, ni la Chine, ni personne ne peut sortir gagnants….

le nationalisme à Copenhague (2009)

extraits : Eric Besson estime qu’il faut « réaffirmer la fierté d’être français », Nadine Moreno veut qu’un jeune musulman « se sente français lorsqu’il est français », les racistes  commencent à s’énerver. Ce n’est pas ainsi que nous préparons le monde de demain à l’heure de Copenhague. Parce que les uns se sentent plutôt Français pendant que d’autres se veulent Américains, ou Brésiliens, ou ethnocentrés, nous n’arriverons jamais à conclure quelque conférence internationale que ce soit. Car les quelque 120 chefs d’Etat et de gouvernement ne sont pas au Danemark pour résoudre les problèmes de la planète, ils ont été élus pour  représenter d’abord les intérêts de leur nation particulière. On va donc promettre un peu d’argent, mais surtout ne pas baisser ses propres émissions des gaz à effet de serre car «  maintenir le niveau de vie de nos nationaux est primordial. »….

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Léon Marchand entre dans la légende olympique

Avec 68 millions de Français, il n’est pas étonnant que certains révèlent des compétences exceptionnelles. Il suffit d’ajouter à un héritage génétique particulier un milieu familial de sportifs et dès l’enfance un entraînement de dingue pour briller d’or olympique. Bob Bowman pensait avoir tutoyé les limites du corps humain avec Michael Phelps. Depuis qu’il a pris Léon Marchand sous son aile, en août 2021, l’entraîneur voit toutes ses certitudes voler en éclats.Léon Marchand vient de boucler un marathon aquatique de six courses en trente-six heures, mais il a paru aussi décontracté que s’il avait disputé une coupe régionale interclubs. Déjà champion olympique du 400 m 4 nages, le nageur de 22 ans a triplé la mise, mercredi 31 juillet 2024, en s’imposant dans la foulée sur le 200 m papillon et le 200 m brasse.

Deux courses en à peine deux heures aux JO 2024. Il a toujours été très bon en papillon, il avait le corps idéal : il était très bon en ondulations et il avait des longs bras. Et c’est déjà en classe de 3e qu’il s’est mis à travailler la brasse. « La brasse, c’est vraiment une nage à part. Si on n’a pas les bonnes jambes, c’est compliqué. Léon, il a ce ciseau qui le propulse avec une force incroyable, alors qu’il n’a pas des grosses jambes », renchérit son oncle Christophe Marchand, lui-même ancien nageur olympique. « Ce gamin a la flottabilité de sa mère [Céline Bonnet, ancienne nageuse olympique] et une glisse incroyable, confirme Christophe Marchand. Ça, c’est inné, on l’a ou on ne l’a pas. » De bons gènes donc, il a des mains énormes, limite palmées.

Tout cela est anecdotique, des jeux olympiques dispendieux ne sont que le symptôme d’une société de spectacle qui se grise de paillettes pour oublier ses problèmes.

Commentaires sur lemonde.fr

François G. : Ah c’est bien, on a notre héros national. Le président va lui faire des bisous et tâter ses pectoraux, les présentatrices télé vont se pâmer, on va vendre des tee-shirts… Tout va bien.

Lmi : oui, c’est un exploit fort et admirable et c’est enthousiasmant d’avoir « notre » idole, nous qui manquons d’idoles morales sociales politiques… Je pense aussi aux semaines/mois/années de très dur labeur, à cette vie de galérien, aux privations, aux kines-osteo-diététiciens, aux médecins et au paradoxe de ce système de très haute technologie et de corps physique si improbable… Que va devenir ce corps une fois usé et exploité à fond ?

01/08/2024 – 07h41 : D’ici quelques temps parlera t’on d’une formidable dépression nerveuse le frappant ? C’est ce qui semble attendre les nageurs de haut niveau (et la plupart des sportifs de haut niveau, en vérité). Phelps le premier, qui, après avoir surmonté sa descente aux enfers, se bat pour une approche respectueuse de l’enfant-futur athlète, aujourd’hui encore soumis à un conditionnement cynique et brutal dans un seul but : l’or olympique.

Dr Ascolin : L’eau claire est dans le bassin, pas dans les veines ! C’est franchement ridicule, il enchaîne les courses et gagne les titres, tout en restant frais et dispo. Décidément, la naïveté n’a plus aucune limite. Le peuple a ses jeux du cirque, il exulte, crie, applaudit et se divertit. Navrant !

Mze Simba : Aucun de ses adversaires n’a invoqué un possible dopage. Ce sont ses capacités hors normes et des milliers d’heures d’entraînement et de sacrifices qui ont permis un tel exploit. Bravo Léon.

Plop4 : Le dopage est toujours une question, mais on sait qu’il a été testé ces jours-ci. Les prédispositions sont manifestes, et l’une des caractéristiques de la natation est que l’on peut vraiment décortiquer les mouvements et la morphologie des nageurs pour le grand public. Moins facile dans d’autres sports.

Le point de vue des écologistes sur les JO

Jeux olympiques à Paris, à éviter absolument

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Tour de France cycliste, à éviter absolument

L’écologie, c’est surtout rendre aux hommes leurs capacités humaines, c’est reconnaître nos limites, ne pas vouloir les dépasser. C’est supprimer le Tour de France, les Jeux Olympiques et autres sport-spectacles.

Dès le 2 juillet 2024 et la quatrième étape au col du Galibier, dans les Alpes, Tadej Pogacar avait déjà établi un record, par un démarrage à 37,8 kilomètres/heure sur une pente à 10 % et une moyenne à 24 kilomètres/heure sur 700 mètres de montagne. Puis le triomphe phénoménal du même Pogacar au plateau de Beille (Ariège), le 14 juillet, s’installe comme un épisode majeur dans l’histoire des crises de la Grande Boucle. Les courbes de puissance – exprimées en watts – restent un des indicateurs de performance les plus fiable. Le Slovène a gravi la montée ariégeoise à une puissance de 6,98 watts par kilogramme de corps humain (W/kg), ceci pendant un effort de 39 minutes et 50 secondes ; c’est une performance sans équivalent dans l’histoire du Tour. Ces quasiment 7 W/kg dépassent de 5 % les seuils fixés aux alentours de l’an 2000 par le sulfureux docteur Michele Ferrari – entraîneur de Lance Armstrong et quelques autres. Des niveaux atteignables par personne… jusqu’à Pogacar.

Ce record de performance constitue une pelote d’incompréhensions, de doutes, de tensions dans le peloton et dans sa périphérie. Il suscite une myriade de questions, pour l’instant sans réponses, dont la principale, la plus évidente, la plus crue : cette prestation sportive est-elle naturelle ou cache-t-elle des moyens déloyaux, voire du dopage ? Il est déjà avéré que des athlètes « négatifs » utilisaient souvent des substances ou protocoles interdits.

Les questions posées par cette surpuissance suspecte interrogent l’avenir du sport cycliste professionnel.

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Tour de France 2021. Tadej Pogacar achève le Tour de France

Un écologiste ne peut que vomir la Grande Boucle. Le brouet du Tour de France est indigeste, la domination de Tadej Pogacar plus que suspecte. Sa moyenne est de 41,17 km/h, frôlant la meilleure statistique de l’histoire établie en 2005 (41,65 km/h)… par le menteur et tricheur Lance Armstrong. Dès le contre-la-montre de Laval, Pogacar a assommé la concurrence. Vainqueur des deux dernières journées dans les Pyrénées, il s’est emparé des maillots distinctifs : le jaune de leader au classement général, le blanc de meilleur jeune et celui à pois de meilleur grimpeur. La vérité du dopage éclate trop souvent a posteriori, hélas.

Tour de France 2023. Tout savoir sur le Tour de France en vélo

Les performances cyclistes de Jonas Vingegaard rappellent celle de Lance Armstrong : même position, même cadence, même absence de fatigue, même indifférence vis-à-vis de ses concurrents. Le plus étonnant est que ce coureur de 26 ans était encore loin des meilleurs en 2020. Quasiment invisible en 2020, huitième du tour de Pologne ! Des mois sans courir selon son calendrier de courses. Et aujourd’hui surhumain au Tour de France. Possible ? (…) Au final, Tadej Pogacar accuse désormais 7 min 35 s de retard sur Vingegaard au général.« J’ai lâché, je suis mort », a-t-il soufflé.

Tour de France 2024.

Interrogé par la presse, lundi 15 juillet, pendant la journée de repos à Narbonne (Aude), le maillot jaune Tadej Pogacar a mis en avant l’évolution du matériel ou encore celle du petit-déjeuner…

En savoir encore plus

8 juillet 2021, Tour de France, polluant et inutile

23 juillet 2014, Romain Bardet, un des forcenés du tour de France à vélo

27 juillet 2013, mieux que le Tour de France, AlterTour contre la drogue

6 juillet 2010, AlterTour de France

Il ne faut croire ni au surhomme, ni au Tour de France

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Jeux olympiques à Paris, à éviter absolument

Les Jeux olympiques d’été de 2024, officiellement appelés les Jeux de la XXXIIIᵉ olympiade, auront lieu du 26 juillet au 11 août 2024 à Paris. A éviter absolument. Observons autour de nous les corps qui deviennent obèses et fatigués alors que les Jeux Olympiques célèbrent l’exploit physique et surhumain. Mieux vaudrait frustrer les spectateurs. Mieux vaut généraliser l’effort physique de chacun qui rend heureux et maintient en bonne santé, aller au travail en vélo, aimer la randonnée à pied, et pourquoi pas concours de bêche et course de brouette. Célébrons la fin définitive des JO, un jour ou l’autre. En attendant ce sont les Français qui perdront des milliards dans les JO de Paris !

Robert Baade et Victor Matheson : Les coûts sont de plus en plus élevés pour les villes hôtes. Montréal 1976 à près de 7 milliards [tous les chiffres sont en dollars]. Pékin 2008 allant au-delà de 45 milliards et Sotchi 2014 de 50 milliards. A eux seuls, les coûts de sécurité des JO d’été dépassent en général, désormais, la barre de 1,5 milliard de dollars. Les recettes se révèlent généralement très inférieures… Les bénéfices économiques liés à l’organisation des JO sont inexistants pour un pays hôte. De nombreux sports nécessitent des infrastructures spécialisées qu’il faut construire, et qui n’ont souvent que peu d’utilité après les JO, ce qui débouche sur un héritage d’« éléphants blancs » onéreux et laissés en ruine. Confronté à l’éventualité de ne voir aucune ville adéquate se présenter pour 2028, le CIO a pris la décision sans précédent d’attribuer en même temps les Jeux de 2024 à Paris et ceux de 2028 à Los Angeles, sans organiser de nouvel appel d’offres !

Le point de vue des écologistes

Les JO, c’est la synthèse de tout ce qu’on déteste, l’affairisme, la corruption, le dopage, la publicité de « grandes » marques, l’oubli des limites. Nous écologistes, nous sommes contre les Jeux Olympiques, le Tour de France, le Mondial de foot, etc. Nous sommes contre tous les sports massifiés, spectacularisés, symboles du culte de la performance et de la marchandisation des humains. Le sport professionnel est avec la publicité un des meilleurs moyens d’anesthésier le peuple en occultant la hiérarchie des vraies valeurs….

Quelques commentaires bien sentis sur le monde.fr

Fitz : On est passé de 100 disciplines en 1928 (première année où les femmes participent) à plus de 300 aujourd’hui aux JO d’été. Il faudrait peut être commencer par là : 50 disciplines d’athlétisme, 37 de natation, 14 d’aviron, 12 de canoë etc.

El Cornichon : le gâchis écologique des JO est terrible: constructions redondantes ou inutiles, déplacements massifs, foire commerciale à la consommation, absolument rien ne justifie cette manifestation, sauf l’hubris d’un tout petit nombre.

Gilloux h : Les JO font chuter l’activité touristique de Paris. Hormis les 15 jours de suractivité des jeux, l’activité est réduite car les touristes « habituels  » préfèrent reporter leur venue en France en 2024 en raison de l’augmentation des prix dus aux JO et des difficultés annoncées pour visiter Paris en raison des nombreuses infrastructures qui bloquent la ville.

Bertrand prince : Le fameux engouement populaire c’est une farce. Paris n’a pas besoin des JO en termes d’attractivité ce n’est pas certain que la fréquentation soit plus élevée que d’habitude. On y ajoute les nuisances qui sont élevées (travaux partout, circulation horrible, champs de mars ou trocadero fermés etc.). Au final pour quoi ? Accueillir les athlètes, leurs familles + quelques riches afficionados qui se payent voyage + logement + billets pour glorifier 3 multinationales sponsors.

Yves Caron : Les Grecs de l’Antiquité avaient la sagesse d’organiser toujours leurs Jeux Olympiques au même endroit, à Olympie. Ainsi les installations étaient amorties sur le long terme. Peut-être devrions-nous nous en inspirer et désigner une ville-hôte permanente ?

Olivier66 : Les pays raisonnables ne veulent plus de ce barnum, aberration économique et environnementale. En France, des politiciens ont fait un caprice pour les avoir. Preuve qu’on n’est pas dirigés par des gens ayant une vision à plus de 6 mois.

Pour en savoir plus sur les JO grâce à notre blog biosphere

2 juin 2024, Les Jeux Olympiques de Paris, une connerie

8 août 2021, Fin des Jeux Olympiques, enfin !

25 juillet 2021, La mort des Jeux Olympiques, bonne idée !

20 septembre 2020, NON aux Jeux Olympiques à Paris en 2024

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31 juillet 2012, Le CIO (Comité international Olympique), une caste détestable

31 juillet 2012, les Jeux Olympiques nous font oublier l’essentiel

30 juillet 2012, l’abominable histoire des Jeux Olympiques

29 juillet 2012, Les Jeux Olympiques, une simple histoire de fric

28 juillet 2012, bilan des Jeux Olympiques, écologiquement décevant

17 février 2012, 2020, en finir avec les Jeux Olympiques

5 octobre 2009, à quoi servent les JO ?

17 novembre 2008, supprimons les JO

9 août 2009, le sens des limites (aux JO)

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31 mai 2008, un CIO totalitaire

9 avril 2008, esprit olympique ???

Jeux olympiques à Paris, à éviter absolument Lire la suite »

Les Jeux Olympiques de Paris, une connerie

Le sénateur socialiste du Nord Patrick Kanner ancien ministre des sports (2014-2017) déplore dans une tribune le relatif désintérêt de l’État pour les Jeux olympiques. Nous pensons avec d’autres que les JO devraient être supprimés !

Le point de vue des écologistes, sportifs dans leur jardin potager

Les JO, c’est la synthèse de tout ce qu’on déteste, l’affairisme, la corruption, le dopage, la publicité de « grandes » marques, l’oubli des limites. L’idéal olympique ? Il s’agit surtout de piller les ressources publiques et de plumer les contribuables. Les JO, c’est en effet un pognon de dingue, avec systématiquement dépassement des coûts. Le coût des Jeux de Tokyo de 2021 avaient atteint 15,4 milliards, montant bien sûr sous-évalué.

Nous écologistes, nous sommes contre les Jeux Olympiques, le Tour de France, le Mondial de foot, etc. Nous sommes contre tous les sports massifiés, spectacularisés, symboles du culte de la performance et de la marchandisation des humains. Le sport professionnel est avec la publicité un des meilleurs moyens d’anesthésier le peuple en occultant la hiérarchie des vraies valeurs.

La controverse

Patrick Kanner : Dans six mois, la France accueillera le plus grand événement sportif mondial : les Jeux olympiques et paralympiques. A l’été 2017, la désignation de Paris comme ville hôte a suscité un formidable élan d’espoir dans notre pays.

MS : Espoir de quoi ? D’un endettement qui va s’ajouter aux autres endettements, des installations sportives qui ne trouveront pas de public durable, de l’argent supplémentaire dévolu à des sponsors privés, un surencombrement de Paris qui n’en demande pas tant…

Patrick Kanner : Celui de faire enfin de la France une grande nation sportive, en préparant nos athlètes à l’épreuve suprême et en insufflant une envie de pratiquer une activité physique et sportive chez l’ensemble de nos concitoyens, des plus jeunes aux plus âgés.

Lacannerie : Pendant que la Macronie et les politiques se gobergent avec les « valeurs » du sport, le gouvernement vide les hôtels de la région parisienne qui accueillent les femmes et les enfants sans domicile en les envoyant à l’autre bout de la France et dégage les étudiants de leurs appartements. Il s’agit de faire place nette pour les JO, ces jeux de la vacuité et de l’argent roi. Lamentable.

Patrick Kanner : Emmanuel Macron lui-même déclarait, le 13 septembre 2017 : « Ces Jeux doivent nous permettre de mobiliser le sport partout en France. Le sport amateur en particulier et les pratiques sportives partout dans le pays. »

Mic So : Entretenir la confusion entre sport de haut niveau et sport individuel à son échelle est un abus de langage, ces deux domaines sont complètemtn séparés. On n’a pas besoin ndes JO pour fiare du vléo ou une radonée pédestre.

Patrick Kanner : Je ne parle pas là du travail du Comité d’organisation des Jeux olympique. Je parle de la responsabilité de l’État, qui n’a donné aucun cap, aucune stratégie lisible en matière de haute performance.

Paclair : Les JOs sont surtout un business, plutôt que du sport. Le CIO est en fait un regroupement de personnes auto-choisies qui mettent les JO aux enchères en pensant à la visibilité médiatique à la mode et à ses retombées financières conséquentes.

Patrick Kanner : Une politique à rebours de l’objectif de quatre-vingts médailles fièrement affiché par le gouvernement.

Padequartier : Ce que décrit Patrick Kanner dans sa tribune est exactement ce qui fait que le sport me dégoûte. Le côté social-nationaliste, le côté embrigadement dans un projet collectif à l’échelle de la nation. Le côté patriotisme. Comme le chantait Henri Tachan : « Ce s’rait chouette les Jeux Olympiques – Si nom de Dieu il n’y avait – Leurs p’tits drapeaux leurs p’tits fanions – Couleur kaki caca d’oie des frontières – Leurs p’tits drapeaux pour chaque nation – Qui claquent au vent d’une musique militaire… »

Patrick Kanner : Au-delà du haut niveau, l’activité physique et sportive chez le plus grand nombre aurait dû être développée, érigée en grande cause nationale.

Charlieck : non le sport n’est pas une priorité ! le logement, la santé, l’école sont des priorités

Patrick Kanner : Le sport reste le parent pauvre de notre système éducatif. Nous savons aussi combien les études peuvent représenter un obstacle pour les athlètes. Des solutions existent : de l’aménagement des temps aux équipements, en passant par les bourses et les aménagements scolaires.

JOnon : L’hygiène sportive du corps n’est pas de l’ordre d’un système éducatif d’État. C’est dans son lieu appartenance qu’on doit faire du sport, à commencer par l’activité physique autour de son jardin ou la participation aux activités sportive de son village. Les associations sont en première ligne pour le collectif, pas l’État.

Patrick Kanner : Des moyens considérables auraient dû être consacrés au sport dans la perspective de l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques.

citoyen lambda : Permettez-moi, Monsieur le Sénateur, de vous dire que votre tribune est à coté de la plaque.. Vous vous plaignez d’un manque de moyens apportés par l’Etat pour le sport. Vous rendez-vous compte qu’à 3000 milliards de dette publique, l’Etat n’a simplement plus les moyens de financer des actions qui, disons le franchement, ne sont pas dans le top 10 ou 20 ou 30 des priorités du pays ?

Patrick Kanner : Malgré ce contexte, je souhaite le plus grand succès aux athlètes qui nous représenteront à partir du 26 juillet. Je serai derrière eux, comme l’ensemble de nos concitoyens.

Pat Cartier : « Le serai derrière eux comme l’ensemble de nos concitoyens ». Euh, non, Patrick, non. Ce sera sans moi, pas en mon nom. Et je sais que je ne suis pas le seul mauvais citoyen à fuir l’événement ou à y être simplement indifférent.

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Festival de Cannes, l’inutile en avant-première

Le Festival de Cannes se termine le 25 mai, c’est pas trop tôt ! Difficile de critiquer cette mascarade, la critique n’est admise que sur les mauvais films… et même souvent les bons. L’intérêt de cette cérémonie n’est jamais remis en question. Ce festival dure douze jours pendant la seconde quinzaine du mois de mai, douze jours de trop.

Philippe Erlanger avait eu l’idée du festival dans le train lors de son retour de la Mostra de Venise en 1938 et retenu deux villes : Biarritz et Cannes. Le gouvernement décide alors de créer un comité de coordination ; tout est politique, à commencer par l’industrie du spectacle. Le festival est officiellement attribué à Cannes le 31 mai 1939 avec la signature d’un contrat entre cette ville et l’État. La salle de projection du Casino municipal de Cannes pouvant accueillir un millier de spectateurs. On valorise le nombre… de spectateurs. Le 1er septembre, jour de l’ouverture du festival, les troupes allemandes pénètrent en Pologne, les Festivités sont annulées… jusqu’en 1946. À partir des années 1950, Cannes devient le plus grand événement du cinéma mondial. Le jury est maintenant constitué essentiellement de célébrités de l’industrie du film ; le cinéma se fait son cinéma… nombriliste. La mythique montée des marches et de son tapis rouge est bien sûr filmée, ses images sont diffusées dans le monde entier… elle est aussi l’occasion pour les couturiers de faire connaître leurs dernières créations. Le marketing a encore frappé, pas l’apprentissage de la réflexion. Cannes, c’est l’usine cinématographique au bord de l’eau.

Nous préférons de loin le Festival international d’échecs de Cannes qui a lieu en févier. Là au moins tout le monde peut participer et on ne se contente pas de courir après un autographe.

Le point de vue des écologistes sur la pellicule

L’industrie de consommation de spectacles qui est la nôtre se garde d’inquiéter la population à l’heure où, au contraire, on devrait être angoissé des périls en cours, épuisement des ressources fossiles et des métaux, réchauffement climatique, océans sur-pêchés et pollués, etc. Les artistes qui vivent de l’air contemporain préfèrent amuser ou épater la galerie plutôt que d’aborder les véritables problèmes de fond, anxiogènes. L’écologie ne semble pas inspirer les artistes. Pas encore mais ça commence. Des professionnels avaient lancé le 22 mai 2023 à Cannes le manifeste CUT ! (Cinéma uni pour la transition) pour que le 7ᵉ art se mette urgemment au service de l’écologie :

« Tout est lié. Nous sommes tous liés. Nous formons la société du spectacle. Nous disposons de super-pouvoirs. Et, par conséquent, de super-responsabilités. Chaque jour, nos films touchent des millions de personnes. Les salles, les œuvres créent des liens uniques entre les humains, les réunissent autour d’histoires communes, qui influencent la façon dont ils regardent, comprennent le monde… En ces temps critiques pour l’humanité, à quoi servons-nous vraiment ? Comment nous, artistes et professionnels du cinéma, pouvons-nous faire notre part. Tout comme les Américains ont promu et disséminé dans le monde entier l’« American way of life » à la fin de la seconde guerre mondiale en utilisant les films, la télévision, la publicité, nous pouvons aujourd’hui construire de nouvelles représentations du monde, de l’avenir. Tout doit être repensé, réinventé, reconstruit.

Aujourd’hui, nous décidons de prendre part pleinement à cette bataille du siècle... » 

Quelques trop rares films à voir pour leur pertinence socio-écolo

Le film de Daniel Goldhaber, Sabotage (2023)

extraits : La génération actuelle se sentant trahie par les précédentes, qui lui lèguent une planète aux allure de poubelle, a-t-elle raison d’opter pour la violence la plus radicale ? Oui, répond Daniel Goldhaber avec ce film militant dans lequel il adopte fidèlement le manifeste du Suédois Andreas Malm, « Comment saboter un pipeline ». Que l’on apprécie ou non le choix de ces militants , le film atteint son but : faire réfléchir.

La bouffonnerie de l’humanité, LE film à voir (2021)

extraits : Aller au cinéma, c’est choisir deux ou trois films qu’il faut avoir vu dans l’année, le reste on peut s’en passer. Choisir « Don’t Look Up. Déni cosmique » : la comète McKay lancée contre la bouffonnerie de l’humanité. Des chercheurs acquièrent la certitude mathématique qu’une comète colossale fonce droit sur la Terre et menace de la détruire sous six mois. A la Maison Blanche, ils se confrontent à une administration incapable de prendre la mesure du désastre. La présidente et son entourage ne sont que des démagogues outrageusement narcissiques, obnubilés par les scandales de mœurs….

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Contre-violence et rupture radicale

Il n’y a pas pire violence que celle dont on ne se rend pas compte. La flamme olympique avait débarqué à Marseille le 8 mai 2024 sous les critiques de collectifs militants : « Cet événement imposé vient amplifier les problèmes écologiques, économiques ou sociaux actuels 

Mais c’est inaudible, tout le monde se doit de vénérer le passage de cette flamme à 150 000 euros par département. La seule critique admissible, c’est de savoir si Jul avait ou non le droit de porter cette bougie de luxe. Triste monde qu’on fait revivre comme à une époque lointaine, avec du pain et des jeux, une abondance factice et des divertissements débiles. Divertir pour ne pas penser à l’essentiel ! Autant dire sauver le système : celui qui détruit les écosystèmes, bousille notre climat, détruit la vie sur terre, fait exploser les maladies chroniques, et mène l’humanité au désastre.

L’idée-clé de l’écologie politique, c’est la conscience aiguë que nous avons déjà dépassé les limites de la biosphère. Il faudrait donc opter pour une écologie de rupture. A ceux qui lui demandaient comment sortir de la crise, l’écologiste Teddy Goldsmith répondait en souriant : « Faire l’exact contraire de ce que nous faisons aujourd’hui, et ce en tous les domaines. »

Vu l’aliénation des masses, un tel programme ne peut résulter que par l’action d’une infime minorité d’activistes. Sortir de la soumission volontaire à son groupe d’appartenance commence toujours de façon marginalePlutôt que de révolution, nous préférons parler de contre-violence par rapport à un système qui a anesthésié la population, qu’elle vive en France ou sous une dictature.

Lire, Une écologie de rupture contre la société croissanciste

et aussi Soumission/ volontaire, comment sortir de cet oxymore ?

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Violence, contre-violence et dissolution

extraits : ll y a plusieurs sortes de violences à ne pas confondre. Il y a la violence du système thermo-industriel qui nous a enfermé dans une impasse, réchauffement climatique, extinction de la biodiversité, stress hydrique, etc. Face aux entreprises destructrices du vivant, il y a la contre-violence de quelques militants qui défendent les générations futures contre cette agression. Et puis il y a la violence d’État qui soutient la violence de ce système croissanciste aveugle….

Urgence écologique de la contre-violence

extraits : En Allemagne, les autorités criminalisent le mouvement écologiste radical Letzte Generation(« dernière génération »). Pourtant le mouvement écologiste est d’essence non-violente. Par contre la violence d’État par justice interposée signifie l’absence de sensibilité écologique d’un gouvernement quand il réprime férocement les militants. C’est le déni gouvernemental de l’urgence écologique qui fait en sorte que la non-violence peut se transformer en contre-violence, par exemple par la destruction de biens nuisibles à la planète. Saboter un pipeline, est-ce de la violence ? L’existence du pipeline n’est-il pas déjà une violence ?….

Contre-violence par destruction de biens

extraits : Ce n’est plus seulement nos guerres imbéciles qui m’interpellent, mais l’extinction des espèces, les chocs pétroliers, les émissions de gaz à effet de serre, la raréfaction halieutique, etc. Comment lutter sur une planète qui brûle ? Comment lutter contre un système techno-industriel qui soutient le capital fossile ? Comment faire réfléchir une population cernée par des moteurs thermiques ? Les manifestations pour le climat se sont essoufflées aussi vite que commencées… Je me demande maintenant si une action contre les biens qui causent notre perte ne serait pas une obligation pour qui le sort des générations futures importe….

Th. Kaczynski, adepte de la contre-violence

extraits : Brillant mathématicien devenu ermite, Theodore Kaczynski s’était lancé dans une croisade contre le progrès et la technologie. En septembre 1995, promettant d’arrêter ses envois de bombes, il obtient du New York Times et du Washington Post qu’ils publient un long manifeste dans lequel il exprime une haine de la technologie et du monde moderne….

Pour en savoir encore plus sur la contre-violence

Définition du concept : La contre-violence est un concept sociopolitique qui désigne l’acte de résistance ou de rébellion d’un individu ou d’un groupe face à une situation d’injustice, d’oppression ou de domination. Elle peut être considérée comme une forme de défense légitime lorsque les moyens pacifiques ont échoué. La contre-violence peut prendre diverses formes : manifestations, grèves, actes de sabotage, voire recours à la force physique. Il est important de souligner que la contre-violence n’est pas synonyme de violence gratuite ou destructrice. Elle vise à rétablir un certain équilibre et à promouvoir la justice sociale.

Jean-Marie Müller : La violence est un enchaînement. La non-violence veut briser cet engrenage. La contre-violence, en définitive, ne permet pas de combattre le système de la violence parce qu’elle en fait elle-même partie et ne fait que l’entretenir. En toute rigueur, la contre-violence est une violence contraire, mais elle n’est pas le contraire de la violence. Opter pour la non-violence, c’est, face à la violence subie, refuser de réagir en rendant la violence pour la violence, reproduisant ainsi le mal subi. C’est, tout au contraire, décider d’agir librement pour interrompre la chaîne des revanches et des vengeances.

Françoise d’Eaubonne, Contre-violence ou la Résistance à l’État (publié en 1978) : Les théories radicales de l’écrivaine Françoise d’Eaubonne et ses pratiques de sabotages font de sa vision singulière de l’écoféminisme un objet de réflexion pour toute une génération militante qui s’interroge, à l’heure de l’urgence climatique, sur les stratégies à mettre en œuvre, incluant les sabotages et l’action directe spectaculaire dans l’espace public.

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