démographie

Sur les abolitionnistes de la peine de mort

L’Etat américain du Texas vient de réaliser le 14 mai 2026 sa 600e exécution depuis 1982, année où la pratique de la peine capitale a repris. Edward Lee Busby Jr. a été déclaré mort après une injection létale, administrée pour le meurtre en 2004 de Laura Lee Crane.

La Cour suprême des États-Unis avait rejeté l’appel, annulant la suspension de l’exécution prononcée par une juridiction inférieure. Pourtant la peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains.

Le point de vue des commentateurs sur lemonde.fr

P.Alvarez : Nombre de meurtres pour 100 000 habitants: près de 5 au Texas et seulement 1,6 environ en France. On voit l’effet non dissuasif de la peine de mort.

Jean Kazadi : Doit-on abolir une loi parce que certaines personnes ne la respectent pas? Dans ce cas on annulerait toutes les amendes sur l’excès de vitesse sur la route parce que malgré leur existence, il y a toujours des gens qui roulent au delà de la vitesse autorisée.

Enoch : Dans un pays qui se prétend chrétien (« In god we trust ») et dont les justiciables jurent sur le livre saint on peut s’étonner de les voir prendre le rôle de l’Éternel pour ôter la vie, sans même parler du pardon, notion consubstantielle de la foi catholique.

Jean Kazadi : Le premier génocide bien documenté dans l’histoire de l’humanité est décrit dans la Bible : lors de la conquête de Canaan, « Josué ne laissa aucun survivant. Il frappa d’anathème tout ce qui respirait comme l’avait ordonné le Seigneur, le Dieu d’Israël » (Jos 10:40).

Dieu : 600 condamnés à mort, statistiquement il y a forcément des innocents dans le lot. C’est absolument certain.

Peps72 : l’Iran vient de tuer 40 000 innocents en janvier dernier.

Marc O : En France, Edward Lee Busby aurait eu 25 ans d’enfermement, libéré du bout de 18… on se demande quel est le pays qui a le plus de respect pour les victimes.

Attandcharles : Reconnaissons que du temps de Lynch les frais de détention étaient très réduits…

Michel Sourrouille : Le vrai problème, c’est que les abolitionnistes de la peine de mort ne disent absolument rien des soldats qu’on amène à tuer des gens qu’ils ne connaissent pas et qui, d’ailleurs, n’ont rien fait à l’origine de répréhensible sauf d’être amenés sur un champ de bataille par un quelconque belliciste. Il faut surtout faire campagne pour abolir l’armée, l’origine des massacres de masse.

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Robert Badinter, condamné à la peine de mort

extraits : Robert Badinter est mort dans la nuit du 8 au 9 février 2024 à l’âge de 95 ans… Un petit matin de novembre 1972, Bontems est conduit à la guillotine. Robert Badinter est là, dans la cour glaciale de la Santé. Il n’oubliera jamais « le claquement sec de la lame sur le butoir ». Cet échec personnel en a fait l’homme d’une croisade, celle de l’abolition de la peine capitale. Il a défendu et sauvé la tête de six condamnés. « Ce seront mes témoins lorsque je comparaîtrai devant le Seigneur. » Son souvenir le plus éclatant remonte à l’année 1977, au lendemain du verdict de Troyes, où il avait sauvé la tête de Patrick Henry, coupable d’avoir enlevé et tué un petit garçon de 7 ans….

Peine de mort abolie, une avancée majeure ?

extraits : Emmanuel Macron a célébré le 9 octobre 2021 les 40 ans de l’abolition de la peine de mort, à son avis « une avancée civilisationnelle majeure ». Que veut dire une telle présomption ? Un chef d’État est-il doté de l’infaillibilité pontificale ? Notons d’un point de vue démocratique qu’en 2020 encore, 55 % des personnes interrogées dans un sondage Ipsos se disaient favorables au retour de la peine de mort. Macron et Badinter sont-ils plus pertinents que le point de vue du peuple ?….

Dylann Roof mérite-t-il la peine de mort ?

extraits : Dylann Roof avait froidement abattu neuf paroissiens noirs d’une église de Caroline du Sud en 2015. Une cour d’appel fédérale a confirmé le 25 août 2021 la condamnation à mort de l’Américain. Le point de vue d’un écologiste sur la peine de mort va bien au-delà du droit des victimes contre celui des assassins. Il ne fait que constater un fait trivial : l’abolition de la peine de mort est voulue dans une société d’abondance qui croit que tout le monde doit être dorloté, y compris les criminels. Mais à cause  du manque d’énergie fossile et de la crise qui va s’ensuivre, cette abolition risque de tomber aux oubliettes. Comme l’écrivait Jean-Marc Jancovici  :

« Entretenir une population en prison, c’est utiliser de la nourriture, des ressources et de l’énergie pour le bénéfice d’improductifs mis au ban de la société. Jusqu’à une époque somme toutes assez récente, on ne s’encombrait pas de ces bouches à nourrir : le sort commun de l’assassin était la mort dans des délais assez rapides. Il est évident que, en univers énergétiquement contraint, ces mauvais souvenirs risquent de redevenir d’actualité. »….

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François Ruffin hostile à l’immigration…

La gauche, au cours de son histoire, n’a cessé de naviguer entre la solidarité internationaliste des prolétaires et l’idée selon laquelle les travailleurs étrangers font partie de « l’armée de réserve » du capital utilisée par le patronat pour diviser, affaiblir le prolétariat et peser à la baisse sur les salaires.

En 1980, Georges Marchais estimait « inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France, alors que notre pays compte près de 2 millions de chômeurs français et immigrés ».

Jean-Luc Mélenchon de 2018 : « Nous disons : honte à ceux qui organisent l’immigration (…) et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux ! »

François Ruffin a mis les pieds dans le plat en se déclarant le 28 avril 2026 « hostile à l’immigration pour le travail », puis en proclamant trois jours plus tard son « refus du plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère que programme le Medef ». Mais il défend « l’accueil plein et entier » des étrangers présents :

« La France ne doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens ou roumains. En attendant, les médecins algériens, tunisiens, roumains qui travaillent dans notre pays, ils doivent avoir des pleins droits, ils doivent se sentir pleinement reconnus. Est-ce que je considère comme normal que la France ne forme pas ses propres médecins ? Que la France aille quelque part piller des talents sur lesquels des gouvernements à l’étranger ont investi du temps et de l’argent ? Non, je ne trouve pas ça normal. Quand avons-nous renoncé à l’auto-développement, de la santé, de l’éducation, de ces nations, avec notre aide, notre appui si besoin ?» 

Marine Tondelier, patronne des Ecologistes, s’est dit « en colère » :

« Une grosse partie du système médiatique essaie de prescrire des thèmes qui sont favorables à l’extrême droite. C’est le cas du thème de l’immigration, qui n’est pas le sujet principal qui touche le quotidien des Français… »

Le point de vue des écologistes pragmatiques

– La Gauche doit apprendre à ne pas avoir peur des analyses de Ruffin.

– Marine Tondelier n’a rien compris, La position de Ruffin n’est pas une politique d’extrême droite, mais un point de vue raisonné, compréhensible.

– Mauvaise foi flagrante chez Tondelier qui ne cite pas la totalité des propos de Ruffin,

– Si Tondelier a un désaccord de fond, qu’elle nous l’explique.

– Tondelier c’est une gauche qui récite son petit catéchisme sans réfléchir aux changements nécessaires et en traitant les déviants de fachos.

– Si Tondelier & LFI pouvait arrêter de dérouler le tapis rouge au RN sur l’immigration, ça serait bien.

– Aller piller les gens formés ailleurs est honteux car il n’y a pas de contreparties financières.

– Une grande partie de la gauche ne comprend pas qu’une immigration excessive entraîne forcément du rejet de la part de la population locale, y compris d’origine immigrée.

– Quiconque s’est déjà trouvé en position d’immigré (c’est mon cas) comprend parfaitement que le pays d’accueil pose des limites et des conditions. C’est d’autant plus vrai quand en contrepartie on privilégie un accueil digne et de qualité.

– Ce n’est pas frayer avec l’extrême droite qui elle stigmatise les populations étrangères et en arrive par dogmatisme à des positions racistes.

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La Suisse veut limiter sa population le 14 juin

Votation populaire du 14 juin 2026 : « Pas de Suisse à 10 millions ! » (initiative pour la durabilité)

Avec cette initiative populaire, l’Union démocratique du centre (UDC, parti de droite conservatrice) réclame que le Conseil fédéral et le Parlement empêchent la population résidente permanente du pays d’atteindre les 10 millions d’habitants d’ici 2050 et veillent à «stabiliser la population à peu près à ce niveau à l’avenir».

Population suisse en l’an 2000 : 7 164 000 personnes

Population suisse en 2025 : 9 140 000 personnes (estimation)

Pourquoi l’initiative pour la durabilité est aujourd’hui nécessaire selon l’UDC

Nous avons perdu le contrôle. L’immigration de masse et ses conséquences négatives marquent notre quotidien presque partout. Si cela continue ainsi, la Suisse perdra son identité. Beaucoup de gens s’inquiètent : ils ne veulent pas se sentir soudainement étrangers dans leur propre pays. Qu’il s’agisse d’une islamisation rampante ou d’expatriés qui ne parlent plus que l’anglais, il en va aussi de la protection de notre culture et de notre identité, de notre vie en communauté dans son ensemble. Ce qui nous unit, c’est notre amour pour notre pays. Nous voulons tous continuer à vivre dans un pays sûr et prospère. Nous voulons que la Suisse continue à nous offrir, à nous et à nos familles, une vie agréable. Pour ce faire, nous devons limiter l’immigration.

Les ressources de notre petit pays sont limitées à tous égards. Outre les terres agricoles dont nous avons un besoin urgent, une grande partie de la Suisse est constituée de forêts, de montagnes et de cours d’eau. La surface urbanisée ne représente que 7,5 % de la superficie totale. C’est là que tout est entassé.

À la fin de l’année 2025, la Suisse comptait environ 9,1 millions d’habitants. La population résidente permanente a augmenté d’un million de personnes en l’espace de 12 ans. La principale raison est l’immigration de masse. Actuellement, plus de 100 000 personnes supplémentaires arrivent chaque année en Suisse, que ce soit en provenance de l’UE, de pays tiers ou via le système d’asile ; beaucoup d’entre elles sont issues de cultures étrangères et islamiques. Beaucoup immigrent dans notre État social. Les signalements de cambriolages, de crimes violents et d’agressions à l’arme blanche sont devenus monnaie courante.

L’initiative pour la durabilité vise à garantir une immigration raisonnable : d’ici 2050, la population résidente permanente ne devra pas dépasser la barre des 10 millions. Cela signifie qu’environ seuls 40 000 personnes et travailleurs qualifiés pourraient encore immigrer en Suisse chaque année.

Le point de vue des écologistes malthusiens

Il faut d’abord dire que la situation décrite par l’UDC est une réalité. La Suisse, qui compte parmi les plus petits pays d’Europe, connaît aussi l’une des plus fortes croissances démographiques du continent, de l’ordre de 1% par an. L’immigration en est le principal moteur, le taux de natalité étant historiquement bas dans le pays (1,29 enfant par femme en 2024).

Cette votation pose l’équation migratoire en des termes rarement vus, en associant l’immigration à un risque de «surpopulation». C’est dans le domaine de la migration que les autorités pourraient intervenir. À partir de 2050, le Conseil fédéral pourra «adapter la valeur limite en fonction de l’accroissement naturel» – c’est-à-dire que le plafond ne s’appliquerait pas aux naissances dans le pays.

Le gouvernement compte parmi les nombreux adversaires de l’initiative. La qualifiant de «radicale», le conseiller fédéral socialiste en charge de la justice a déclaré : «[Ce texte constitutionnel] propose un plafonnement de la population, expérience qu’aucun pays au monde n’a encore tentée.»

Cependant une réflexion similaire a émergé aux Pays-Bas. Comme la Suisse, le pays compte parmi les plus densément peuplés d’Europe et connaît une croissance démographique alimentée par le solde migratoire. Dans les années 1990, une organisation appelée le «Club des dix millions» prônait une limitation à 10 millions d’habitants de la population néerlandaise. Mais ses recommandations ne se sont pas traduites en mesures. Sa population s’élève aujourd’hui à 18 millions de personnes

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Référendum en Suisse : halte à la surpopulation (novembre 2014)

extraits : L’association Ecologie et population (Ecopop) avait fait campagne pour son initiative « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles ». Le texte sera soumis à référendum le 30 novembre 2014. Cette initiative veut limiter la croissance annuelle de la population due à l’immigration à 0,2 % sur une moyenne de trois ans. Il pourrait donc immigrer  env. 16 000 personnes/an de plus que celle qui émigrent. Actuellement, chaque année env. 95 000 personnes quittent la Suisse. Par conséquent, il pourrait encore immigrer  env. 110 000 personnes.

Ecopop demande aussi avec cette initiative que 10% des fonds de l’aide au développement de la Confédération soient consacrés à la planification familiale VOLONTAIRE dans les pays bénéficiaires. L’accès à la planification familiale volontaire est considéré depuis 1968 comme faisant partie des droits de l’homme des Nations Unies. Chaque année, il y a dans les pays en développement env. 80 millions de grossesses non désirées à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale….

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PMA, un seuil à ne pas pratiquer ?

La population française sait parfaitement qu’il ne faut pas dépasser la limitation de vitesse sur routes. Mais elle ignore dans sa grande globalité que nous avons dépassé les limites de la planète et qu’il faudrait instaurer des limites dans tous les domaines. Le mensuel La décroissance de novembre 2014 insiste à juste titre sur ce qui constitue un des fondements de la pensée écologique, retrouver le sens des limites. Nous allons développer ce que dit Marie sur la PMA, procréation médicalement assistée, la technologisation de notre sexualité :

« Quand on est un couple infertile, si l’on ne veut pas du genre PMA-GPA, pour les grands médias, c’est incompréhensible… Bientôt on vous dira que c’est de votre faute si vous souffrez d’être infertile en vous renvoyant à votre refus d’utiliser les biotechnologies… Mais  pourquoi refuserions-nous de penser les limites dans la procréation et dans le même temps insisterions-nous sur la nécessité de prendre en compte les limites de la planète pour tout le reste ?… »

Le point de vue des écologistes techno-conscients

Vouloir contourner la sélection naturelle qui a donné la fécondité aux uns et la stérilité à d’autres relève d’une volonté de toute puissance de l’homme, l’hubris, liberté de faire tout et n’importe quoi au nom du « désir individuel » pour le plus grand profit du système capitaliste libéral et de ses spécialistes.

Pour Simone de Beauvoir, la femme n’est pas vouée à la fécondation et certaines féministes aujourd’hui choisissent la nulliparité même quand elles sont fécondes. Avoir un enfant même si on ne peut pas est-il vraiment un droit quand toute naissance supplémentaire aujourd’hui, particulièrement dans un pays riche, consume la planète en surconsommant ? Nous devrions au contraire assumer politiquement un choix raisonné en limitant le nombre des naissances. Ne pas avoir d’enfant n’est pas plus douloureux et insupportable que bien d’autres manques dans la vie.

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Procréation médiatique assistée, un conditionnement (décembre 2012)

extraits : La procréation médicalement assistée ne serait pas entrée dans les mœurs si les médias n’avaient pas cultivé le sensationnel pour booster l’audimat. Prenons le débat sur la fécondation in vitro dans la presse canadienne : « Comment ne pas voir se profiler des mutations anthropologiques sans précédent : « L’élevage de fœtus pourrait devenir réalité dans un proche avenir »… « Enceinte de douze enfants »… « Naissance des premiers quintuplés in vitro »… « Un jumeau de rechange au congélateur ! »… « L’homme pourrait bientôt mettre des enfants au monde »… « Une Romaine accouche du fils de sa mère »… « Naissance « vierge » en G.B. »… « Enceinte de ses petits-enfants »…etc. Incroyable amalgame de « nouveautés » techniques, de dérives, de délires, de transgressions enrobées de l’aura de prouesses biomédicales… » Les médias semblent convertis au tout économique, sous l’influence de l’industrie du vivant sous toutes ses formes. L’absence de sens critique à l’égard du bio-pouvoir aboutit en fait à servir certaines stratégies publicitaires…

pensée des limites et procréation médicalement assistée (janvier 2013)

extraits : Nous avons abandonné la fabrication des yaourts propre à l’économie domestique. Alors pourquoi ne pas appliquer ‘la règle du yaourt’ à notre procréation ?  Pourquoi ne pas s’en remettre à la techno-science pour concevoir les enfants ? La société de croissance nous a tellement habitués à dépendre de techno-organisations complexes et à y voir les conditions du progrès. En nous plongeant dans un univers urbain artificialisé, elle a renforcé notre sentiment d’être au centre de tout et accru l’importance que nous portons à l’écoute de nos propres désirs, quitte à passer par-dessus les contraintes biologiques. A quand la gestation en labo pour les couples homo mâles ? ….

Un technologue face à la procréation médicale assistée (février 2013)

extraits : Sur ce blog, nous nous interrogeons aux événements en tant qu’ils relèvent de la nature et de l’écologie. Or toutes nos activités humaines utilisent une quantité plus ou moins grande de ressources terrestres. Médicaliser la procréation nécessite des spécialistes alors que la fonction de reproduction n’a pas normalement besoin de porteur de chandelles. La PMA est une technique sophistiquée, connaissant beaucoup d’échecs et possible financièrement seulement dans un pays riche (ou pour les riches des pays pauvres). On peut aborder aussi une troisième dimension, l’équilibre nécessaire entre une population et son écosystème. Médicaliser la procréation, c’est vouloir pallier à une insuffisance naturelle, la stérilité. Or la démesure de notre empreinte écologique humaine, qui dépasse déjà la capacité de charge de la biosphère, devrait nous inciter à accepter une stérilité, qu’elle soit masculine ou féminine, naturelle ou forcée (couple homosexuel)….

Quelles limites à la procréation médicalement assistée ? (avril 2014)

extraits : Notre système démocratique montre que tout et son contraire est possible quand se dégage un consensus. Mais où sont les limites, la référence ultime ? Le père du premier bébé éprouvette, Jacques Testard, se confie  :

« Les dérives actuelles de l’AMP (aide médicale à la procréation) pour raisons sociétales ont davantage à voir avec des  comportements individuels qu’avec des inventions scientifiques ; depuis toujours un complice pouvait se substituer au mari pour féconder… je suis consterné par les positions d’EELV sur l’AMP, comme si les écologistes d’appareil reniaient les fondements mêmes de l’écologie, avec les principes de frugalité, d’autonomie et de convivialité. Qu’en est-il de l’autonomie des personnes quand l’enfant est fabriqué par des spécialistes alors qu’une démarche responsable permettrait d’en assumer la technicité rudimentaire ?Il nous faut plutôt construire une civilisation inscrite dans la nature, car nous sommes de la nature, et ses atteintes deviennent vite les nôtres. Contre l’autonomie de la technique, il faut opposer l’autolimitation de la puissance. Et cela passe logiquement par l’objection de croissance…

Annexe documentaire

LE MONDE se fait complice du dépassement des limites en donnant une place démesurée à la procréation médicalement assistée (PMA)

28 avril 2026, Face au défi démographique, ouvrons un débat sur l’évolution du modèle français de la PMA

Un collectif de plus de 100 gynécologues, biologistes et patients appelle à mettre en œuvre les moyens qui permettraient d’augmenter l’accès à la procréation médicalement assistée et au don de gamètes : « Les délais d’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) restent élevés et ne se réduisent que marginalement. Dans un contexte de baisse durable de la natalité, le constat est clair : l’effort ne suffit toujours pas à couvrir les besoins… Face au défi démographique auquel la France est confrontée, cette situation dépasse le seul cadre de la PMA et renvoie à un enjeu plus large : celui de la cohérence entre les ambitions affichées en matière de politique familiale et les moyens effectivement mobilisés pour accompagner le désir d’enfant. »

26-27 avril 2026, la « double vie des femmes cumulant travail et PMA

26-27 avril 2026, Questions sur le diagnostic préimplantatoire des embryons

21 janvier 2026, Thibaud Flament forfait pour l’ouverture du Tournoi des six nations en raison d’un processus PMA avec sa femme, atteinte d’endométriose

1er janvier 2026, Quand la PMA échoue, « la société n’a pas de mots, c’est le silence pour ces couples »

16 octobre 2025, PMA : face au manque de donneuses d’ovocytes, l’idée d’une indemnisation fait son chemin

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Bruno Retailleau, un présidentiable nataliste

Sur le blog du porte-parole de l’association Démographie Responsable, le texte de Didier Barthès

https://economiedurable.over-blog.com/2026/04/demographie-desserrer-les-contraintes.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

A l’instar des autres partis, toutes orientations politiques confondues, Bruno Retailleau vient, au nom des Républicains, de se prononcer en faveur d’une vigoureuse politique nataliste appuyée par des aides toujours plus importantes (les questions de déficit semblent oubliées). Quand comprendront-ils ?

Quand comprendront-ils qu’une démographie plus modeste serait la meilleure façon de desserrer les contraintes qui pèsent sur nos sociétés et plus largement sur l’humanité ?

– Les contraintes en matière de ressources (énergie et matières premières) : plus nous serons, plus nous consommerons.

– les contraintes en matière de pollution : plus nous serons, plus nous polluerons.

– les contraintes en matière de préservation de la  biodiversité : le principal problème environnemental et le plus impacté par notre nombre croissant qui nous conduit à occuper tous les territoires au détriment du reste du vivant

– les contraintes en matière de libertés : plus nous sommes nombreux dans des zones densément peuplées, plus les comportements doivent être encadrés, normés et les libertés restreintes. Ces contraintes pèsent sur tous les citoyens sans empêcher en rien les dérives de la délinquance, les zones surpeuplées sont souvent les moins sures.

Quand comprendront-ils que cette relance de la natalité nous conduirait tout droit à une spirale sans fin ? A une pyramide de Ponzi démographique où l’équilibre de nos sociétés dépendrait d’une croissance ininterrompue : une folie dans un monde fini.

Quand jetteront-ils un regard sur le passé, et constateront-ils que c’est avec des effectifs infiniment moins nombreux que l’humanité a perduré, même la France a longtemps été beaucoup moins peuplée.

Quand, tournant le dos à la caricature des hommes politiques, s’occuperont-ils du long terme ? Croient-ils sérieusement que l’humanité durera des siècles à 8 et bientôt 10 milliards, tout en offrant à tous un niveau de vie décent et en préservant la nature ?

Quand apprendront-ils l’écologie ? Le sens de la mesure ? Le rejet de l’hubris ?

La baisse de la fécondité est une chance d’aller vers un monde moins contraint, d’y aller doucement, sans attaque aux libertés, sans mesures contraignantes. Ce n’est pas un handicap, c’est une opportunité, accompagnons-là au lieu de la combattre.

Notre commentaire : L’extrême droite est nataliste, elle croit encore que la puissance est faite du nombre de ses soldats, la droite libérale est nataliste, elle croit que la croissance économique est faite du nombre de bras à exploiter, la gauche est nataliste à la suite de l’anti-malthusien Marx, et même une frange majoritaire des décroissants ne veut pas entendre parler de limitation démographique, ce qui est un comble !

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La dénatalité , bonne nouvelle pour la décroissance ?

La dénatalité est-elle une bonne nouvelle pour la décroissance ?

Le bimensuel La Décroissance (mai-juin 2026) aborde enfin le débat de la question démographique (page  30 et 31), mais encore de façon incomplète ou déformée.

Anne-Cécile Mailfert : La planète est pillée, la guerre est à nos portes, la crise économique frappe et on est pressuré par le travail et par les technologies. Dans un tel contexte, la baisse de la natalité peut être considérée comme une grève des ventres à bas bruit… Toutes les sociétés dans lesquelles les femmes ont conquis leur liberté et vivent dans de meilleurs conditions ont réduit leur taux de natalité… Le sujet de la démographie est fondamental, j’appelle les féministes et écologistes à se saisir de ce débat crucial.

Notre commentaire : Rien à dire, le diagnostic d’Anne-Cécile est bien établi. Il est seulement étonnant que ce journal créé en mars 2004 n’aborde la problématique démographique que 22 ans plus tard. La décroissance économique devrait être toujours associée à la décroissance démographique.

Sylvie Ferrari : Le choix d’avoir des enfants ou non relève de la liberté de chacun et non des statistiques… Les penseurs qui ont inspiré le courant de la décroissance alertaient sur les risques que faisait peser une évolution exponentielle de la population. Nicolas Georgescu-Roegen notamment jugeait qu’il était important de s’inscrire sur une trajectoire de limitation progressive de la population pour la rendre compatible avec une agriculture agroécologique qui reposerait sur le flux solaire… Il disait que dans la biosphère où nous vivons, la question démographique ne pouvait pas être déconnectée de la question écologique.

Notre commentaire : Puisque limiter la population en fonction des ressource agricoles est incontournable comme d’ailleurs Malthus le constatait dès 1798, la liberté individuelle de choix en matière de fécondité devrait dont être régulé d’une manière ou d’une autre. Notre usage de la liberté ne doit se faire que si elle est adaptée aux contraintes, surtout quand ces limites sont d’ordre biophysiques comme l’exprime Georgescu-Roegen.

Jacques Véron : Voici plus d’une demi-siècle, le rapport Meadows prouvait qu’un monde fini ne pouvait s’accommoder de croissances économiques et démographiques indéfinies, les ressources naturelles ne pouvant que finir par manquer… Le contexte est aujourd’hui bien différent, la stabilisation de la population mondiale est en vue d’ici la fin du siècle… Une stationnarité des populations semble préférable.

Notre commentaire : Il est incroyable que ce démographe officiel, membre de l’INED, occulte complètement le niveau démesuré d’une population mondiale qui a dépassé 8 milliards depuis 2022 et qui s’oriente vers les 10 milliards. Ce surnombre n’est supportable actuellement que par notre usage boulimique des énergies fossiles, ressources en voie d’épuisement et causes du réchauffement climatique. Comme tous les médiatisés, Mr Véron s’inquiète seulement du vieillissement, ce qui est un soutien implicite à la relance de la fécondité pour avoir une population « stationnaire ».

Olivier Rey : Désormais en France, les élèves de Terminale ont droit à un graphique qui montre qu’en matière de réduction des émissions de carbone, le no kid est sans rival… Les puissances économiques avaient tout intérêt à promouvoir ce genre de discours, cela incite les jeunes à s’adonner sans remords à la consommation… Des indigènes (des autochtones), en s’abstenant d’engendrer, ont fait plus que leur part pour l’environnement, et peuvent dès lors consommer sans scrupules ; de l’autre, des immigrants avides d’élever leur niveau de consommation. Alors non, l’effondrement de la natalité n’est pas une bonne nouvelle pour la décroissance.

Notre commentaire : On retrouve par deux fois ce leitmotiv médiatisé, ce n’est pas la démographie qui importe, c’est le niveau de vie. Or niveau de fécondité et niveau de consommation ne sont pas automatiquement reliés, tout dépend de la sociologie des besoins, orientée par le matraquage publicitaire actuel.

Olivier Rey : La décroissance sans enfants perd sa raison d’être, de joyeuse elle devient sinistre. La décroissance est au service de la vie, et il appartient à l’essence de la vie de se transmettre, de génération en génération.

Notre commentaire : Mr Rey devrait dire cela devant une femme qui, dans un pays en voie de sous-développement, tient dans ses bras un enfant décharné car sous-alimenté. Le mouvement de la décroissance a pour objectif le bien-être des générations futures, ce n’est pas un mouvement pro-life de type religieux.

Lire sur notre blog, Jacques Véron : « Démographie et écologie »

extraits : Comme tous les démographes, Jacques Véron se cantonne dans son livre à une vision descriptive ; le mot planning familial par exemple n’apparaît jamais. C’est une preuve de fatalisme, ainsi cette autre remarque : « Freiner l’urbanisation ne semble guère possible. » Ce livre caricature parfois les malthusiens : « L’importance de l’effet niveau de vie tend à être ignorée ou du moins sous-estimée par ceux qui veulent rendre la population seule responsable de toutes les formes de dégradations environnementales. » Mais c’est une première tentative de la part d’un membre de l’INED de lier la question démographique et les problèmes environnementaux…

Lire sur notre blog, Olivier Rey, un anti-malthusien paradoxal

extraits : Selon Olivier Rey,

« L’effondrement du taux de natalité dans nombre de pays n’est pas la traduction d’une sagesse, qui inciterait à faire décroître la population mondiale pour modérer les atteintes que les activités humaines portent à la nature, mais une manifestation de nihilisme. Catastrophiques sont les taux de fécondité actuels : 1,12 pour l’Espagne, 1,2 pour la Pologne, 1,21 pour l’Italie, 1,38 pour l’Union européenne dans son ensemble. La France qui, dans ce marasme, s’en sortait à peu près, voit à son tour son taux de fécondité plonger (1,66 en 2023). Non pas la baisse, mais l’écroulement de la population que de tels taux induisent est un cataclysme… Les êtres humains ont régressé jusqu’à voir s’étioler en eux la faculté essentielle pour tout vivant, qui est de transmettre la vie. L’économie devrait être au service de la vie : qu’elle en vienne à entraver sa transmission est une perversion caractérisée… »

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Diminution de la population allemande, victoire !

En Allemagne, le pays a perdu près de 100 000 habitants en 2025 ; pour un pays de 83 millions d’habitants, c’est une baisse microscopique. Un article du MONDE crie pourtant à la catastrophe, mais les commentateurs du monde.fr rétablissent la vérité vraie. Le message de Malthus, c’est-à-dire préserver l’équilibre entre la population humaine et les ressources offertes par la Biosphère, est toujours d’actualité.

Elsa Conesa : Près de trente-six ans après la réunification, l’Allemagne est à nouveau confrontée à l’un de ses fantômes : le déclin démographique. En 2025, le pays a perdu près de 100 000 habitants, l’immigration ne suffisant plus à compenser le recul des naissances. L’institut pour l’économie allemande de Cologne (IW), a publié le 13 avril un scénario d’évolution estimant la population à 81 millions d’habitants en 2045, contre 83,5 millions à fin 2025. L’évolution est perçue comme durable, parce que liée non pas à la baisse de la natalité, mais à la diminution des flux migratoires, dépendants des tendances de fond et des choix politiques.

Les répercussions économiques d’un recul démographique sont de fait considérables. Dans le scénario central de l’institut de Cologne, la population active diminuera de plus de 8 % dans les vingt prochaines années, amputant la capacité du pays à générer de la croissance et créer de la richesse. L’Allemagne compte aujourd’hui 33 retraités pour 100 personnes en âge de travailler, évolution menace la viabilité du système de financement de la protection sociale allemand, lequel repose, comme en France, largement sur le travail. L’exécutif est, par ailleurs, déjà confronté à la nécessité d’une réforme des retraites et du système de santé, percutés par le vieillissement de la population, et qui s’annonce très impopulaire.

Les commentaires sur lemonde.fr

EgoBrain : Nous y voilà, un système allemand tourné tout entier vers la croissance, mais qui ne tient plus ; concentration des riches, difficultés d’accès à un emploi, anxiété généralisée, technologies asocialisantes, dérèglement climatique en accélération… Avec moins de monde, on saccagera toujours l’environnement, mais moins vite, ce qui est toujours ça de pris. Sortez le pop-corn, le spectacle du choc monumental que va se prendre notre société thermo-industrielle vaudra le détour.

Sauf qui Peut : Excellente nouvelle pour les allemands et la planète. La seule planche de salut pour l’humanité dans l’écosystème terrestre est la Décroissance. Démographique ET économique.

Manululu : Et c’est bien ainsi. Aussi en France. Plus compatible avec la transition écologique surtout. Aussi individuellement, quand les baby-boomers disparaissent, le prix immobilier et le chômage baissera significativement.

Chemi : La croissance démographique ne doit plus être un objectif. En 40 ans la France a gagné 20 millions d’habitants. On est mieux ? La planète souffre de cette course idiote.

Faut savoir : Bientôt tous ces nombreux retraités du baby boom d’après guerre seront morts et alors le problème du financement des retraites ne se posera plus. En outre s’il manque tant de travailleurs pourquoi il y a alors autant de chômeurs? Une population qui diminue, ça ne fait de mal ni à la société, ni à l’environnement

Natelman : Vers un retour à un nouvel équilibre. Bonne nouvelle pour la biodiversité.

Malthus : L’humanité, si elle veut continuer à vivre sur une planète habitable doit vraiment redescendre à des effectifs sensiblement plus bas, C’est un constat irréfutable, toutes les études scientifiques sérieuses montrent que nous avons dépassé les capacités de régénération de nos ressources et que notre nombre étouffe la biodiversité. Le mouvement de la décroissance, économique et démographique, nous montre le chemin à suivre…

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l’Allemagne décroît, chouette !

extraits : Je fais remarquer qu’il reste encore en Allemagne 82,1 millions d’habitants, soit autant que la population mondiale totale qui a explosé avec la révolution néolithique (80 millions de personnes il y a 8000 ans). Plus de 80 millions d’énergivoraces aujourd’hui sur un petit territoire, ce n’est pas rien, surtout avec le niveau actuel de consommation de l’Allemand moyen (il faudrait trois ou quatre planètes pour pouvoir se hisser tous à ce niveau). Ensuite les Allemands eux-mêmes ne s’inquiètent pas vraiment de la baisse de leur population au contraire de la ministre de la famille avec ses sept enfants (bien que médecin, aucune maîtrise de sa propre fécondité)…

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La surpopulation n’existe pas pour le MONDE

Dans la rubrique Planète du MONDE, la thématique « Population » ne vient qu’en 8ème position après « climat, catastrophes naturelles, biodiversité, agriculture&alimentation, PFAS, pollutions et énergie ». Le thème démographique est uniquement vu au prisme de la baisse de fécondité. La notion de surpopulation humaine est totalement absente des colonnes du MONDE, sauf pour parler de surpopulation carcérale ! En voici la preuve :

Le prisme de la baisse de fécondité

15 avril 2026, En Allemagne, l’immigration ne compense plus le déclin démographique

14 mars 2026, Face à la baisse de sa population, la Chine cherche comment relancer sa natalité

11 février 2026, Baisse de la natalité : un retour à l’universalité des allocations familiales préconisé

11 février 2026, Face au défi démographique (la baisse de fécondité), le débat politique fait l’impasse sur les propositions qui fâchent

31 janvier 2026, « La baisse de la natalité peut nous aider à résoudre quelques graves difficultés que connaît la France »

24 janvier 2026, Baisse de la natalité : quel est le poids de l’infertilité ?

22 janvier 2026, Beata Javorcik, économiste : « La baisse des taux de fécondité constitue une bombe à retardement »

21 janvier 2026, Baisse de la natalité en France : « Il se peut que l’on vive une période de changement social très rapide et très genré »

15 janvier 2026, Le Japon s’enfonce dans la crise démographique

13 janvier 2026, La population de votre commune est-elle en déclin naturel ? Vérifiez avec notre outil de visualisation

La surpopulation, uniquement carcérale

15 avril 2026, Blocage de la prison de Villepinte : les agents dénoncent la surpopulation carcérale

8 avril 2026, « Assurer des conditions de détention dignes, c’est donner à notre société la possibilité de devenir plus sûre » (le secrétaire générale du Syndicat national des directeurs pénitentiaires, alerte sur la « bombe à retardement » de la surpopulation carcérale)

8 avril 2026, La stratégie alignée du ministre Gérald Darmanin et du député Florent Boudié pour freiner la surpopulation en prison

31 mars 2026, Surpopulation carcérale : au 1ᵉʳ mars, les prisons françaises abritaient 87 126 détenus, un chiffre record

22 janvier 2026, Prisons françaises : le Conseil de l’Europe « alarmé » par la surpopulation, l’insalubrité et les violences

20 janvier 2026, En Guadeloupe, une surpopulation « dramatique » au centre pénitentiaire de Baie-Mahault, alerte le contrôleur des prisons

8 janvier 2026, La piste d’une proposition de loi pour faire baisser de façon « immédiate » le nombre de détenus dans les prisons

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SURPOPULATION, aucun pays n’est à l’abri

Le livre de Michel SOURROUILLE, «  SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri », essaye de montrer deux choses.

– D’abord que le surnombre est une réalité généralisée. Il n’y a pas d’opposition entre pays riches et pays pauvres, tous les pays sont concernés. Il n’y a nul prisme anti-pauvres dans ce constat.

– D’autre part que la démographie est une variable complexe qui relie à la fois la psychologie des femmes et des hommes, la religion, la politique gouvernementale, les soubassements économiques et environnementaux, etc.

Il n’y a pas de réflexe anti-malthusien à avoir, les évolutions actuelles devraient apparaître pour ce qu’elles sont, notre nombre dépasse déjà les capacités du milieu qui nous fait vivre.

A votre disposition, voici l’intégrale du livre

1/27. SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri

2/27. Afghanistan : 0,3 % de superficie cultivée

3/27. Bangladesh, densité de 1 200 hab./km² !!!

4/27. Cameroun, taux d’accroissement de 2,54 %

5/27. Danemark, la montée de la mer

6/27. Égypte, plus de 105 millions d’habitants

7/27. France, une baisse de natalité trop tardive

8/27. Ghana, sans planning familial, No Future

9/27. Haïti, une densité de 414 hab./km²

10/27. Italie, surpopulation en voie d’extinction

11/27. Japon, une densité de 346 hab./km²

12/27. Kenya, le fardeau de la dette

13/27. Liban, déjà 547 hab./km² en 2021

14/27. Madagascar, trente femmes à l’origine

15/27. MONDE, densité moyenne de 61 hab./km2

16/27. Niger, coups d’État à répétition

17/27. Ouganda, de 7 millions d’habitants à 47

18/27. Pays-Bas, densité de 421 hab/km² (≈ Haïti)

19/27. Qatar, 234 hab./km² en 2021 dans un désert 

20/27. Royaume-Uni, surpopulation au pays de Malthus

21/27. Suisse, halte à la surpopulation

22/27. Tanzanie, le paradis devenu un enfer

23/27. Ukraine, une guerre d’un autre âge

24/27. Venezuela, la malédiction extractiviste

25/27. Yémen, de 4,7 millions à 52 millions d’hab.

26/27. Zimbabwe, surpopulation et choléra

27/27. CONCLUSION, tous les pays sont surpeuplés

Faites connaître cet ouvrage,

commandez-le en librairie…

https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html

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2,5 milliards d’humains au lieu de 8, ou moins !

En 2023, la population mondiale atteint 8,3 milliards, mais la Terre ne pourrait en supporter durablement que 2,5 milliards ou moins. L’analyse de Corey Bradshaw et son équipe montre que la pression démographique dépasse la biocapacité depuis le milieu du XXe siècle. Face à un choc démographique prévisible, repenser les politiques démographique et les modes de consommation devient crucial pour un avenir soutenable.

Auriane Polge in Science et Vie (09 Avr 2026)

Nous serions déjà trois fois trop nombreux pour vivre durablement sur Terre. La population mondiale aurait depuis longtemps dépassé le seuil que notre planète peut supporter sans épuiser ses réserves ni compromettre la qualité de vie de ses habitants. Pas de temps à perdre ?

Les ressources naturelles semblent inépuisables à l’échelle d’une vie humaine, mais leur renouvellement suit des rythmes bien plus lents que notre consommation. La pression d’une humanité en expansion interroge la compatibilité entre nos modes de vie et les limites du vivant. La capacité de charge de la Terre pourrait être bien inférieure à ce que l’on imagine. L’humanité compte aujourd’hui environ 8,3 milliards d’individus. Pourtant, selon une analyse parue dans Environmental Research Letters, la Terre ne pourrait en accueillir durablement que 2,5 milliards. Autrement dit, nous serions plus de trois fois trop nombreux pour maintenir un équilibre entre consommation et régénération des écosystèmes. Cette estimation ne fixe pas un plafond absolu, mais elle signale un dépassement massif entre ce que nous prélevons et ce que la planète renouvelle.

Ce seuil correspond à la biocapacité globale, c’est-à-dire la faculté des écosystèmes à produire des ressources et à absorber les déchets. Le chiffre de 2,5 milliards évoque le nombre d’habitants que la Terre supportait au milieu du XXe siècle, lorsque cet équilibre tenait encore. Au-delà, la pression dépasse les capacités de régénération naturelle, et les effets s’accumulent au fil des générations.

Plus de deux siècles de données démographiques au crible

L’équipe dirigée par Corey Bradshaw, de l’université Flinders en Australie, a examiné plus de 200 ans de données démographiques mondiales à l’aide de modèles de croissance écologique. Leurs travaux, cosignés avec le regretté Paul Ehrlich de Stanford et six autres chercheurs, suggèrent que le basculement s’est produit vers le milieu du XXe siècle. Avant cette période, la croissance démographique s’accompagnait d’un développement globalement soutenable.

Toutefois, à partir des années 1950, chaque habitant supplémentaire n’accélérait plus le progrès, mais alourdissait la pression sur les systèmes planétaires. Les auteurs décrivent cette transition comme une phase démographique négative. L’étude montre en effet que la taille de la population explique davantage la hausse des températures mondiales et l’empreinte écologique globale que la consommation par individu. D’autant que les régions à forte croissance disposent souvent des sols les plus fragiles et des réserves en eau les plus limitées.

La capacité de charge de la Terre face à un pic démographique annoncé

Selon les projections de l’étude, la population mondiale pourrait atteindre un pic compris entre 11,7 et 12,4 milliards d’individus d’ici les années 2070. Ce chiffre aggraverait considérablement l’écart avec le seuil soutenable estimé. Par conséquent, les auteurs insistent sur la nécessité de repenser à la fois les politiques démographiques et les modes de consommation. Réduire les émissions de gaz à effet de serre par habitant ne suffirait pas si le nombre total d’individus continue d’augmenter pendant encore quarante ans.

Désormais, l’enjeu consiste à adapter les sociétés humaines à des limites physiques non extensibles, sans attendre que la démographie décline d’elle-même. D’autres scientifiques rappellent néanmoins que certaines estimations placent le seuil maximal bien plus bas, en fonction des hypothèses retenues sur les technologies et les habitudes de consommation. Le débat reste donc profondément lié aux choix collectifs que feront les sociétés dans les décennies à venir, entre sobriété et innovation.

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La population mondiale au 1er janvier 2026

extraits : Nous voilà maintenant un peu plus de 8,2 milliards sur la Terre en ce 1er janvier 2026. La croissance démographique est toujours forte, + 76 millions de personnes supplémentaires en 2025, plus que la population de la France. Certes le rythme de progression tend à baisser mais reste toujours positif. Nous passons à peu près sous la barre des + 1 % par an. Rappelons qu’avec un tel taux d’accroissement, la population double encore tous les 70 ans. Pourtant c’est la baisse de fécondité qui inquiète le monde politique comme le monde médiatique….

Le casse-tête de la population optimale

extraits : Les grands carnivores comme les lions et les tigres, ne sont plus au total que 20 000 à 40 000 seulement sur la planète. Contre bientôt 8 milliards pour la seule espèce humaine, le super-prédateur. Si nous avions à exprimer un idéal de population, ce serait 6 à 8 millions de terriens, un chiffre qui nous ramène avant le néolithique il y a plus de 10 000 ans, époque où il fallait vivre de chasse et de cueillette sans empiéter sur son écosystème… condition qui n’a d’ailleurs pas toujours été respectée à l’époque ! Voici de nos jours quelques avis sur la notion de l’optimum de population souhaitable….

Dans le livre « Moins nombreux, plus heureux » (2014)

Pablo Servigne : « En l’espace de quelques décennies, l’humanité a de fortes chances de faire face à un pic de la population, un pic énergétique, un pic de l’eau disponible, un pic des terres arables, et très probablement un pic des rendements agricoles. Ainsi, il est désormais réaliste de penser que nous redescendions au cours des prochaines décennies à des niveaux de population proches de l’ère pré-industrielle : un à deux milliards d’êtres humains sur terre. »

Alain Gras  : « Paul Chefurka met en évidence la corrélation très forte entre énergie et population : « Une des deux options de son modèle mathématique prend non seulement en compte la raréfaction des ressources, mais aussi l’hypothèse Lotka-Volterra qu’il nomme « excès de capacité de charge » dans l’écosystème. Entre autres : déficits alimentaires régionaux massifs, maladies non soignées en raison du démantèlement des services médicaux et sanitaires dans les villes, mortalité accrue due aux aléas climatiques, affaissement de la durée de vie, etc. Dans ce cas, les chiffres de la population mondiale sont de 4 milliards en 2050 et 1 milliard en 2100. »

Alan Weisman (en 2013) : « Dans l’histoire de la biologie, toute espèce qui a surexploité ses ressources a vu sa population s’effondrer – parfois jusqu’à l’extinction. Pour la survie de l’espèce humaine, peut-être s’agit-il de trouver le moyen de réduire humainement la population globale, puis de la maintenir à un chiffre optimal. La détermination de ce chiffre sera,  que cela nous plaise ou non, la grande affaire du XXIe siècle. Le premier Congrès de la population optimale pour le monde fut organisé à Cambridge en 1993. Gretchen Daily et le couple Ehrlich présentèrent le résultat d’une estimation qu’ils qualifièrent eux-mêmes de « calcul de coin de table » : le nombre total d’habitants susceptibles de vivre avec 6 térawatts d’énergie, chaque individu disposant de 3 kilowatts en moyenne, était de deux milliards. Deux milliards, c’était le chiffre de la population en 1930, au moment où le procédé Haber-Bosch (engrais à base d’azote artificiel) commençait juste à être commercialisé. La quasi-totalité de l’humanité vivait encore de végétaux qui poussaient grâce à la seule lumière du soleil, pas avec l’aide de combustibles fossiles. Quand nous n’en aurons plus, la population de notre espèce pourrait bien se rapprocher de nouveau de cette moyenne naturelle…

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En hommage à Paul. R. Ehrlich, l’IPAT

de la part de notre correspondant Jean Michel Favrot

L’apport essentiel de Ehrlich (de son épouse et de son fidèle collègue J.P.Holdren), c’est l’équation IPAT. L’impact négatif de notre espèce sur les mécanismes régulateurs de la biosphère peut être résumée par l’équation I = P.A.T.

La taille de la population (P) est multipliée par la consommation moyenne de ressources par individu (A pour “affluence”), elle-même multipliée par une unité de mesure de la technologie utilisée (T). Le produit de P, A et T est l’impact écologique (I). Bien sûr entendu l’impact n’est pas seulement au détriment de l’espèce humaine, mais également à toutes les espèces vivantes.

Le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Ehrlich est de passer quelques minutes à bien comprendre son raisonnement pour continuer à le faire vivre.

Le terme population P ne porte pas à ambiguïté. Le terme « Affluence » se traduit littéralement par « Abondance, richesse ». La consommation résulte d’un flux de matière première extraite, d’énergie dépensée, de terre défrichée, d’artificialisations en tout genre… voilà bien l’origine de nos maux, ce qui se mesure globalement par le PIB par habitant. Cette façon d’exprimer les choses a le grand mérite d’être quantifiable… Par exemple, 69 300 €/hab pour la Région Ile-de-France et seulement 32 700/hab pour la Région Bourgogne Franche Comté. Pour la France c’est 62 600 $ ppa par hab et pour le Mali 3 300 $ ppa / hab (données annuelles 2024 Banque Mondiale).

Que nous en disent Ehrlich et Holdren :

« Peut-on imaginer comment seront affectés par ces disparités croissantes, nos compagnons de bord des pays sous-développés ? Vont-ils mourir de faim avec beaucoup de tact ? Au contraire vont-ils se mutiner pour obtenir ce qu’ils considèrent comme leur part équitable ?… Au rythme actuel, les américains représenteront dans vingt ans beaucoup moins d’un quinzième de la population mondiale et n’en utiliserons pas moins de la moitié des ressources consommées. » (les références pour cette citation et les deux suivantes sont conformes à la pagination du texte intégral de « La bombe P » publié par les Amis de la Terre aux Editions « J’ai lu »).

Ehrlich n’est nullement un marxiste ou un militant d’extrême gauche, juste un scientifique qui constate le résultat d’une simple multiplication. On est contraint par simple honnêteté intellectuelle d’attribuer les responsabilités relatives de chacun sur l’état de la planète. Ehrlich attribue les responsabilités principales aux plus aisées des pays les plus aisés. La responsabilité de réduire le taux de natalité incombe au premier chef au groupe des gens aisés

Pour bien préciser le point de vue de Ehrlich, Holdren écrit en 1993, « A Brief Hiistory Of “IPAT” (IMPACT = POPULATION x AFFLUENCE x TECHNOLOGY) :

« Quant à l’affirmation selon laquelle « toutes les positions sont correctes », je tiens à souligner que lorsqu’une position soutient que seule la technologie importe et qu’une autre affirme que la technologie, la richesse [PIB par habitant] et la population sont toutes importantes,… la première est erronée, et la seconde est juste. » Que l’on focalise l’attention sur la seule technologie ou sur le seul terme « population », on trahit la pensée de Ehrlich.

D’ailleurs Ehrlich et Holdren ne peuvent pas être plus explicites que dans le texte suivant :  

« Les problèmes liés à la taille et à la croissance de la population, à l’utilisation et à l’épuisement des ressources, ainsi qu’à la dégradation de l’environnement doivent être considérés conjointement et à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, le contrôle démographique n’est manifestement pas une panacée : il est nécessaire, mais ne suffit pas à lui seul à nous aider à surmonter la crise. » (3e paragraphe de l’article « Impact of Population Growth ») numéro du 26 mars 1971 de « SCIENCE » .

Ultime citation mais pas la moindre pour l’héritage de notre penseur écologiste :  

« Le titre «La Bombe P » était parfait dans une perspective marketing, mais il a conduit à ce que Paul [Ehrlich] soit catégorisé comme quelqu’un qui ne s’intéresse qu’au nombre d’humains, alors que notre propos était bien plus large : il s’agissait de montrer comment la croissance démographique interagit avec la consommation, l’environnement, et les inégalités sociales pour créer une crise systémique. » Paul R. Ehrlich et Anne H. Ehrlich, « The Population Bomb Revisited », Electronic Journal of Sustainable Development, volume 1, pages 63–71, 2009.

Il faut donc aussi accepter nos responsabilités concernant la consommation (PIB/hab), les inégalités sociales concernant ce paramètre, les choix technologiques ainsi que la planification familiale.

 

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50 ans après Ehrlich et « La Bombe P »

Faut-il (re)lire Malthus et les malthusiens ?

Les programmes de l’enseignement secondaire invitent régulièrement à aborder la question de la population mondiale et de l’éventuelle surpopulation planétaire. Au XXe siècle, les inquiétudes démographiques concernaient surtout la capacité à nourrir et à assurer les conditions d’existence d’une humanité en très forte croissante (1,6 milliards en 1900, 6 milliards en 2000). Aux inquiétudes concernant le développement se sont ajoutées les inquiétudes environnementales : subvenir aux besoins d’une humanité croissante impliquerait, dans beaucoup d’espaces, de poursuivre la pression sur les milieux déjà soumis à des atteintes anthropiques. Cela, d’autant plus que l’accroissement démographique s’accompagne d’une augmentation de la part des urbains.

Les adjectifs de « malthusiens » et « néo-malthusiens » ont été utilisés pour critiquer les prises de position les plus pessimistes, notamment l’une des plus emblématiques d’entre elles, celle des biologistes Paul et Anne Ehrlich (La Bombe P, sept milliards d’hommes en l’an 2000, 1968).

Jusqu’à récemment, l’une des réponses scientifiques à ces raisonnements passait par des solutions technicistes selon lesquelles l’ingénierie humaine pourrait réparer les « conséquences fâcheuses » des dégradations environnementales. On ne lit pas les projections démographiques aujourd’hui de la même manière que dans les années 1970. Alors que d’un côté se pose toujours la question du développement et de l’accès au bien-être de toute l’humanité, de l’autre se pose aussi celle de la finitude des ressources et des atteintes environnementales.

Dans ce contexte, plusieurs publications récentes invitent à relire Thomas Malthus, ou en tout cas à reconsidérer les thèses de cet économiste britannique. Pour Yves Charbit, Malthus fonctionne comme un « épouvantail » représentant tous ceux qui estiment que la population mondiale augmente trop vite. Il estime que cela a fait oublier les capacités de Malthus à proposer des modèles économiques pertinents pour comprendre son époque. Il rappelle que ses idées, tombées dans l’oubli lorsque l’amélioration des conditions de vie a entraîné la baisse de la natalité au XIXe siècle, ont été réactivées avec les inquiétudes démographiques du second XXe siècle. En fait, la pensée de Malthus est plus complexe que ce qu’on en dit habituellement, notamment parce qu’il avait proposé plusieurs scénarios, dont un qui prévoyait la croissance du secteur agricole, en contradiction avec l’idée d’un plafond des subsistances habituellement attachée à son nom.

Dans un article de 2009, Paul et Anne Ehrlich reviennent sur leur ouvrage qui s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires, La Bombe P. Ils tiennent à justifier la position qu’ils avaient adopté dans leur ouvrage écrit il y a cinquante ans. Pour eux, non seulement ils avaient vu juste, mais encore étaient-ils trop optimistes. Parmi les conséquences de l’augmentation démographique, ils avaient sous-estimé certaines des dégradations environnementales à venir, notamment climatiques et écosystémiques, que l’état des connaissances scientifiques de 1968 ne permettait pas encore de prévoir. Ce type de positions est assez proche de celles du « 2e appel des 15 000 scientifiques » de 2017, dont l’une des préconisations était d’« estimer une taille de population humaine scientifiquement défendable et soutenable à long terme. »

Pour compléter

15 000 scientifiques alertent sur l’état de l’environnement mondial

Le texte commence ainsi : « Il y a vingt-cinq ans, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques indépendants, comprenant la majorité des lauréats vivants des prix Nobel de sciences, signaient « l’avertissement à l’humanité des scientifiques du monde » de 1992. […] Ces professionnels préoccupés appelaient l’humanité à mettre un frein à la destruction environnementale et avertissaient qu’un « grand changement dans notre gestion de la terre et de la vie était nécessaire, afin d’éviter de plonger l’humanité dans une vaste misère ». »

L’appel donne également des exemples des choix que l’humanité peut faire pour une transition vers la durabilité (en précisant qu’elles ne sont pas classées par ordre d’importance ou d’urgence) :

 Estimer une taille de population humaine scientifiquement défendable et soutenable à long terme,  en rassemblant les nations et leurs dirigeants autour de cet objectif vital ;

– Poursuivre la réduction des taux de fécondité en assurant aux femmes et aux hommes l’accès à l’éducation et aux services de planning familial volontaire, notamment là où ils font encore défaut ;

– Accentuer l’éducation des enfants à la nature et à l’environnement extérieur, ainsi que l’engagement global de la société dans l’attention portée à la nature ;

– Accentuer l’éducation des enfants à la nature et à l’environnement extérieur, ainsi que l’engagement global de la société dans l’attention portée à la nature ;

    • – Réduire le gaspillage alimentaire grâce à une meilleure éducation et une meilleure infrastructure ;– Promouvoir une transition alimentaire vers des alimentations principalement végétales ;

      – Réorienter les investissements monétaires et réduire la consommation pour entraîner un changement environnemental positif ;

      – S’assurer que les prix, la fiscalité et les systèmes d’incitation prennent en compte les coûts réels que nos modèles de consommation imposent à notre environnement ;

– Adopter massivement les sources d’énergie renouvelable tout en interrompant les subventions à la production d’énergie issue de sources fossiles ;

    • – Maintenir les services écosystémiques en arrêtant la destruction de forêts, prairies et autres habitats naturels ;

– Repeupler les écosystèmes avec des espèces indigènes de faune sauvage, en particulier les prédateurs de fin de chaîne alimentaire, pour restaurer les processus et les dynamiques écologiques ;

– Créer des réserves bien financées et bien gérées d’une proportion significative des habitats terrestres, marins, d’eau douce, et aériens ;

– Élaborer et adopter des instruments politiques adéquats pour remédier à la défaunation, à la crise du braconnage et à l’exploitation et au trafic des espèces menacées.

 

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Paul Ehrlich, le digne successeur de Malthus

Paul R. Ehrlich, né en 1932, est mort le 13 mars 2026. Il était pluridisciplinaire, écologue et écologiste, lépidoptériste, biologiste de l’évolution, démographe… et malthusien. Son dernier article, paru en 2023, était intitulé : « La mutilation de l’arbre de la vie par l’extinction massive de genres animaux. »

Enfant, il était passionné par les papillons et on désir d’étudier ces animaux était né de la crainte qu’ils ne disparaissent – ce qu’ils commençaient à faire dans son quartier, sous l’effet du défrichage, des pesticides et de l’urbanisation. Cela a produit chez lui une profonde tristesse et une volonté d’inverser la destruction en cours du monde vivant, avant qu’il ne soit trop tard.

C’est surtout grâce à un livre publié en 1968, The Population Bomb, qu’il accède à la notoriété. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, il sera l’un des premiers textes à alerter sur les périls environnementaux engendrés par la recherche insatiable de la croissance démographique – quatre ans avant la publication du célèbre rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance. Il sera traduit en français sous le titre La Bombe P (Fayard, 1972).

Voici le diagnostic de Paul Ehrlich

« Lorsque des cellules vivantes prolifèrent sans contrôle, il y a cancer ; l’explosion démographique c’est la multiplication sans contrôle des êtres humains. Si nous ne soignons que les symptômes du cancer, le malade peut en être soulagé quelques temps : mais tôt ou tard il mourra, souvent après d’atroces souffrances. Tel sera le destin d’un monde atteint d’explosion démographique si les symptômes seuls sont traités. Nous devons reconvertir nos efforts et tenter l’ablation du cancer. Cette opération demandera de nombreuses décisions qui sembleront brutales et sans pitié. La douleur pourra être intense. Mais la maladie a fait de tels progrès que seule la chirurgie la plus énergique pourra désormais  sauver le malade… »

Ses contradicteurs soulignaient que certaines de ses prévisions, parmi les plus inquiétantes, ne se sont jamais produites. Ehrlich répond :

 « Ce qui est souvent décrit comme des prévisions “fausses” n’était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, expliquait Paul Ehrlich au Monde en 2013. Mais la principale erreur du livre a été de sous-estimer la vitesse à laquelle la révolution verte [modernisation des techniques agricoles] s’est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines. »

En 2013, pour son élection à la Royal Society de Londres, il avait publié dans la revue de la société savante, avec son épouse et coautrice de toujours, Anne Ehrlich, un long texte intitulé « Un effondrement de la civilisation mondiale peut-il être évité ? » Réponse dont il ne s’est jamais départi : oui, mais avec une probabilité de seulement 10 %.

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Tout savoir sur Paul Ehrlich, « la bombe P »

extraits : Les méchants anti-malthusiens ont l’habitude de dénigrer des personnes et des livres sans les avoir lu car il est bien plus facile d’attaquer le messager plutôt que d’essayer de comprendre le message. Ainsi Paul Ehrlich dont le livre de 1971, « la bombe P » (P pour population), relance médiatiquement le message malthusien et qui aujourd’hui est attaqué, y compris par Greenpeace….

L’animal dominant, évolution démographique et environnement de Paul et Anne Ehrlich (2008)

extraits : Quarante ans après la publication de son livre The population Bomb, le scientifique Paul Ehrlich persiste et signe : la surpopulation – associée aujourd’hui à la surconsommation – est au centre de la crise environnementale à laquelle la planète est confrontée. A en croire les médias ainsi que les déclarations de nos hommes politiques, les problèmes environnementaux, tels qu’ils sont reconnus aujourd’hui, peuvent être résolus par des changements mineurs en matière de technologie et de recyclage (T). Des véhicules ultralégers et économes en carburant présenteront de toute évidence des avantages à court terme, mais au fur et à mesure que la population et la consommation augmenteront, ils rejetteront toujours plus de dioxyde de carbone (et de caoutchouc vaporisé) dans l’atmosphère. Aucune avancée technologique ne permettra que la population ou l’abondance matérielle continuent à augmenter. Et face à cet état de fait, il est pour le moins étonnant de traiter par le mépris les deux problèmes, pourtant si liés, de la population et de la consommation….

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débat Commoner/Ehrlich, le débat démographique

Ehrlich, Borlaug, démographie et semences

Paul Ehrlich, les mensonges de Greenpeace

à lire aussi, Stéphane Foucart

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/03/18/paul-r-ehrlich-biologiste-et-auteur-d-un-celebre-livre-sur-la-demographie-la-bombe-p-est-mort_6672048_3382.html

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La bombe Ehrlich vient d’exploser

Ecologue et écologiste, lépidoptériste, biologiste de l’évolution, démographe à ses heures et surtout intarissable pessimiste, Paul R. Ehrlich est mort à Palo Alto (Californie), le 13 mars 2026.

C’est grâce à un livre publié en 1968, The Population Bomb, qu’il accède à la notoriété. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, il sera l’un des premiers textes à alerter sur les périls environnementaux engendrés par la recherche insatiable de la croissance démographique– quatre ans avant la publication du célèbre rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance. Il sera traduit en français sous le titre La Bombe P (Fayard, 1972).

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Disputatio à propos de l’immigration

Texte paru dans L’œil de Réforme le 11 février 2026   

DISPUTATIO À PROPOS DE L’IMMIGRATION
Dans L’œil de Réforme du 11 février 2026, cette « Disputatio », une confrontation entre deux textes afin de vous faire votre propre idée sur la question.

OUI AU TRAVAIL DES IMMIGRÉS !

Joëlle Nicolas Randegger, pédiatre et humanitaire : Les rafles d’immigrés aux États-Unis et la hausse des violences et atteintes à la dignité envers les personnes étrangères en France, dénoncées par la Cimade, me remplissent de honte et d’effroi. Inspirons à nos élus et nos concitoyens un autre regard et une autre stratégie que cette politique inhumaine ! Imaginons par exemple les avantages que procurerait une mesure très simple : ouvrir le marché du travail aux migrants dès qu’ils posent le pied en France, offrir une régularisation automatique des personnes recrutées.

C’est moins de charges d’assistanat et plus de recettes d’impôts et de cotisations sociales pour l’État. Moins de personnes à loger dans des centres d’hébergement. Moins de proies faciles pour les réseaux de la drogue et de la prostitution. Intégration rapide par une immersion précoce dans la langue et la culture française. Résorption de la tension sur des emplois recherchés dans plus de trente métiers. « Réarmement démographique » par l’arrivée de travailleurs et de familles capables de rééquilibrer les régimes de retraite. Ponts renforcés avec les familles d’origine bénéficiant des transferts d’argent, profitant au développement de leur pays et à nos marchés.
Et pour nous, Français, fierté de reconstruire une société généreuse et solidaire, en accord avec les hautes valeurs de la République, inspirées du christianisme et des Lumières : liberté de circuler, de travailler et d’entreprendre, égalité des droits au travail, au logement, à l’éducation, et mains tendues à nos frères dans l’adversité. Offrir cette chance aux immigrés, n’est-ce pas un bénéfice et une bénédiction pour tous ?

DES IMMIGRÉS SANS TRAVAIL
Martin Rott, juriste : Selon le rapport de la Banque mondiale publié le 13 janvier 2026, 1,2 milliard de personnes entre 15 et 24 ans vont entrer sur le marché du travail d’ici à 2035 dans les pays en développement. La conséquence inéluctable en est une vague migratoire vers les pays développés, y compris la France. Or en France le taux de chômage est actuellement de 7,9% et monte à 21,5% chez les 15-24 ans, avec une tendance à la hausse. La conjugaison de ces deux facteurs rend illusoires les avantages économiques que ce billet attribue à l’ouverture du marché du travail aux migrants. Peu d’entre eux trouveront un emploi stable et encore moins ceux qui vont arriver. Mais ils resteront en France comme demandeurs d’emploi à la charge des comptes sociaux.
Les déséquilibres économiques, sociaux et écologiques provoqués par les migrations auraient pu être évités si l’on avait écouté la mise en garde du Rapport Meadows de 1972 contre la croissance illimitée de la consommation individuelle et de la population mondiale. En 2026, l’aveuglement mondial sur
les limites continue. Vanter les avantages économiques pour la France d’un « réarmement démographique » revient à soutenir la  croissance, alors que chaque semaine les inondations nous rappellent les méfaits d’une artificialisation des sols due à la surpopulation.
L’humanitaire dont se réclame l’auteure ne saurait s’affranchir ni de lucidité ni d’honnêteté intellectuelle. Sinon, il risque de n’être qu’une charité aux frais d’autrui. Bonhoeffer mettait en garde contre une telle bonté à bon marché dans
Résistance et soumission : « L’être intelligent discerne […] les limites infranchissables constituées par les lois immuables qui ordonnent la vie commune des hommes ; par ce discernement, l’homme intelligent agit bien, et l’homme bon intelligemment. »

 

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Aide à l’avortement dans l’Union européenne

D’un point de vue éducatif et démographique, faire en sorte de mettre au monde un enfant non désiré est une atteinte aux droits de l’enfant à vivre dans une famille aimante et attentionnée alors que la planète subit une surpopulation humaine impressionnante : plus de 8 milliards d’être humains à l’heure actuelle. Un humain est devenu un simple pion, qu’est-ce alors qu’un embryon ? Pourtant les natalistes font encore la loi dans trop de pays, voulant restreindre ou même supprimer le droit à l’avortement…

C’est pourquoi toute aide à la liberté d’interruption volontaire de grossesse est une avancée. Le mouvement « Ma Voix, mon choix » avait lancé une pétition afin d’obtenir le droit à l’avortement pour toutes les femmes dans l’Union européenne, y compris lorsqu’elles sont contraintes à se déplacer hors de leur pays. Cette initiative a été couronnée de succès.

AFP : Les pays de l’UE pourront utiliser des fonds européens pour permettre à des femmes d’interrompre volontairement leur grossesse partout en Europe, a déclaré, le 26 février 2026, la Commission à Bruxelles. Cette mesure a été votée en réponse à une pétition signée par plus d’1 million de personnes. Une femme confrontée à un manque de moyens « pourra aller n’importe où dans l’Union européenne pour avoir un avortement digne de ce nom ». Chaque État membre dispose d’une enveloppe dans le cadre de ce fonds, qui représente par exemple quelque 6,7 milliards d’euros pour la France. Mais en Pologne, 38 millions d’habitants sont soumis à une des législations les plus strictes en la matière : seuls 896 avortements ont été pratiqués en 2024. Cette année là, 251 270 IVG avaient été pratiquées en France. Les pays de l’UE pourront financer avec des fonds européens des avortements dans des pays où la législation est contraignante.

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L’avortement était un crime… en France

extraits : Lors de la Révolution française, la liberté pour les femmes de contrôler leur fécondité fit un bond en avant : le Code pénal de 1791 supprima toute peine envers celles qui avaient avorté, ainsi que la peine de mort pour les avorteurs. Cette liberté ne dura qu’un temps. En 1810, sous le Premier empire, l’article 317 du Code pénal napoléonien requalifiait l’avortement en crime, par conséquent jugé par une cour d’assises, et passible d’une peine d’emprisonnement ; le médecin ayant aidé une femme risquait, lui, les travaux forcés….

Pologne, de la difficulté d’avorter…

extraits : ll est étonnant que des pays qui se disent démocratiques interdisent l’avortement, ainsi la Pologne. L’avortement est interdit depuis une loi de 1993 alors qu’il se pratiquait gratuitement dans les hôpitaux publics au temps du régime communiste. On interdit d’avorter même en cas de grave malformation fœtale. On n’autorise l’avortement qu’en cas de danger pour la vie de la femme enceinte, de viol ou d’inceste. Et l’accès effectif à ce droit est souvent entravé…

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https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=IVG

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L’éternel retour de la fin de vie « légale »

Les critères ouvrant l’accès au suicide assisté, réexaminés à l’Assemblée le 16 février 2026, laissent un certain nombre de questions ouvertes. La proposition de loi dessine un « cadre large » intégrant une variété de maladies et des patients ayant même plusieurs années d’espérance de vie.

lemonde.fr : Les critères d’accès tiennent en un article – le quatrième – et sont cumulatifs. « Pour accéder à l’aide à mourir, une personne doit répondre à toutes les conditions suivantes : être âgée d’au moins 18 ans, et de nationalité française ou résidant de façon stable ou régulière en France. » Voilà pour l’aspect administratif. C’est sur les trois autres critères que le corps médical sera appelé à valider ou à rejeter la demande émanant d’un patient : ce dernier devra être atteint d’une « affection grave et incurable », qui « engage le pronostic vital », « en phase avancée » ou « en phase terminale » ; présenter une « souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection », « réfractaire aux traitements » ou « insupportable » ; et être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ».

Est-ce qu’il s’agit de créer un « dernier recours » pour quelques centaines de personnes, dans des « conditions strictes », comme n’a cessé de le répéter le gouvernement … ou un droit plus large, ce dont s’inquiètent les opposants à cette évolution législative.Parmi eux, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a jeté un pavé dans la mare en estimant que 1 million de malades en stade avancé pourraient y être éligibles : 450 000 patients atteints d’un cancer métastatique, 7 500 malades de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot), 500 000 souffrant d’insuffisance cardiaque… Les critères actuels de la future loi semblent inclure, aussi, les patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques, très évolués sur le plan moteur, dès lors qu’ils ne présentent pas de troubles cognitifs. Ils excluent, en revanche, les malades d’Alzheimer ou ceux dans un état végétatif. Moins claire est la situation des personnes qui, après un accident vasculaire cérébral, présentent des séquelles très lourdes.

Concernant les résidents d’Ehpad, dont l’âge moyen avoisine 90 ans, les patients ont en moyenne huit pathologies, dont au moins trois à un stade avancé – insuffisance cardiaque ou rénale terminale, cancer évolué… Autre catégorie de patients qui a cristallisé l’attention : les personnes atteintes de maladies psychiatriques (bipolarité, schizophrénie, dépression sévère…) et qui peuvent avoir des idées suicidaires. Éligibles aussi une frange de patients en insuffisance cardiaque…

Le texte de loi prévoit qu’un médecin décide, après consultation obligatoire d’un spécialiste de la maladie et d’un autre soignant.

Le point de vue des écologistes du choix ultime

– Mon épouse se bat contre un cancer totalement INCURABLE. On lui applique la seule solution actuellement en France, la SPCJD (sédation profonde et continue jusqu’au décès) … cela fait une semaine … sans eau ni nourriture … certes elle ne souffre plus … mais a quoi cela rime-t-il ?

– Ce qui est sidérant c’est la mise à l’écart du demandeur de l’aide à mourir.

– Je ne trouve pas normal que le droit de vie ou de mort repose sur les seules épaules des soignants.

– L’État français et une partie du corps médical semblent avoir une peur bleue du libre-arbitre des principaux concernés. Affligeant.

– Ce n’est pas à l’État de décider de la fin de notre vie, c’est à nous-mêmes. Et si on veut de l’acharnement thérapeutique sur soi, c’est à la personne et aux familles concernées d’en assumer les frais.

– J’ai vu des proches souffrir d’Alzheimer au point de devenir violent et de ne plus reconnaître leur proche (enfants, conjoints…) sans parler de l’état végétatif. Sincèrement, ils auraient souhaité en finir s’ils avaient vu leur état et qu’ils auraient eu la capacité de décider.

– En Belgique, nous avons résolu la problématique depuis plus de 20 ans. Le type de pathologie n’entre pas en ligne de compte. Ce sont les côtés inéluctables, incurables et la souffrance insurmontable (y compris la souffrance psychologique) qui sont pris en compte par un médecin. La population n’a jamais manifesté négativement, même dans les milieux les plus conservateurs et les plus catholiques.

– En Suisse aucun texte n’organise l’aide à mourir. Vouloir faire une liste des pathologies relevant de l’aide à mourir est ridicule. Il n’y a pas deux cancers identiques concernant des personnes identiques. Ce qu’il faut surtout, c’est écouter le demandeur et avoir un dialogue avec lui.

– S’inspirer de l’AMM (aide médicale à mourir) présente au Québec… merci !

– Il y a un temps de résilience variable d’une personne à l’autre, pour faire le deuil de sa vie et de son corps d’avant, mais, pour la quasi-totalité d’entre elles, la demande disparaît, passé quelques semaines ou quelques mois. On s’habitue à tout, même à l’insupportable !

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La Suisse veut limiter le nombre de Suisses

La population suisse devra décider par référendum s’il est nécessaire de plafonner légalement la population du pays.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2026-02-14/suisse/un-referendum-pour-plafonner-la-population-a-10-millions-d-habitants.php

L’initiative vient de l’Union démocratique du centre (UDC), un parti de droite connue pour ses positions critiques en matière d’immigration. L’UDC affirme notamment que la Suisse a accueilli 200 000 personnes l’année dernière, dont près de 26 000 demandeurs d’asile, un chiffre jugé « insupportable » en regard de la population résidente permanente de neuf millions d’habitants : « L’élite économique profite d’une immigration excessive pour obtenir des travailleurs bon marché sans se préoccuper de l’impact sur la population. » Le coût des logements et les services publics est notamment évoqué.

Le gouvernement devrait agir pour limiter l’arrivée de migrants dès que le seuil de 9,5 millions d’habitants sera atteint. Ces mesures viseraient notamment à freiner le nombre de demandeurs d’asile et le regroupement familial. Elles pourraient aussi entraîner, si le seuil est dépassé, la remise en cause de l’accord de libre circulation liant la Confédération suisse à l’Union européenne (UE).

Le point de vue des écologistes malthusiens

Il y a similarité de cette proposition suisse avec la position de l’association Démographie Responsable de limiter à 70 millions la population de la France. Or la croissance de la population en France n’est pas liée au solde naturel devenu négatif en 2025, mais plutôt au solde migratoire.  Dans les pays développés, l’immigration a un rôle déterminant par l’apport de nouveaux arrivants nets et par le fait que les populations immigrées ont en moyenne plus d’enfants que les populations d’origine. Notons que personne n’émigre ni n’immigre en dehors la planète, sauf Elon Musk bien sûr. La question migratoire doit donc être abordée de front.

Mais notez que de multiples lois de réduction des flux par la France n’a pas résolu le problème de fond : l’incitation à partir dans des pays en voie d’appauvrissement. La question du nombre maximal d’habitants dans un pays reste posée, et donc la valorisation ou non du planning familial et la mode actuelle des incitations à procréer.

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L’irresponsabilité écologique des citoyens suisses (mars 2025)

extraits : Le 9 février 2025 a eu lieu en Suisse une votation qui portait sur la « responsabilité environnementale » de l’économie. : « Pour une économie responsable respectant les limites planétaires. » Le parti des Jeunes Verts suisse était parvenir à récolter les 100 000 signatures nécessaires en 18 mois. L’initiative demandait que soit inscrite dans la Constitution le fait que « la nature et sa capacité de renouvellement constituent les limites posées à l’économie nationale. Les activités économiques ne peuvent utiliser des ressources et émettre des polluants que dans la mesure où les bases naturelles de la vie sont conservées. » Les dispositions transitoires donnaient dix ans à la Confédération pour que l’impact environnemental découlant de la consommation en Suisse ne dépasse plus les limites planétaires concernant notamment le changement climatique, la perte de diversité biologique, la consommation d’eau, l’utilisation des sols et les cycles de l’azote et du phosphore.

Le débat n’a même pas eu lieu et tous les cantons ont rejeté le texte.

Référendum en Suisse : halte à la surpopulation (novembre 2014)

extraits : L’association Ecologie et population (Ecopop) avait fait campagne pour son initiative « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles ». Le texte sera soumis à référendum le 30 novembre 2014. Cette initiative veut limiter la croissance annuelle de la population due à l’immigration à 0,2 % sur une moyenne de trois ans. Il pourrait donc immigrer  env. 16 000 personnes/an de plus que celle qui émigrent. Actuellement, chaque année env. 95 000 personnes quittent la Suisse. Par conséquent, il pourrait encore immigrer  env. 110 000 personnes.

Ecopop demande aussi avec cette initiative que 10% des fonds de l’aide au développement de la Confédération soient consacrés à la planification familiale VOLONTAIRE dans les pays bénéficiaires. L’accès à la planification familiale volontaire est considéré depuis 1968 comme faisant partie des droits de l’homme des Nations Unies. Chaque année, il y a dans les pays en développement env. 80 millions de grossesses non désirées à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale….

Suisse, halte à la surpopulation (août 2025)

Chaque jour nous publions un des 27 chapitres du livre de Michel SOURROUILLE

SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri

extraits : On peut connaître les statistiques démographiques de la Suisse, question chiffres les pays développés sont à jour. En 1970, la population était de 6,2 millions, en 2009 de 7,8 millions et en 2023, la Suisse a franchi le cap symbolique des 9 millions d’habitants. Le nombre d’habitants a augmenté de 20% alors que dans le même temps la hausse n’a été que de 1% en Allemagne et de 10% en France. La Suisse connaît en effet une croissance démographique fulgurante depuis 2002 grâce surtout à l’introduction de la libre circulation des personnes….

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Faire un enfant en étant responsable

Il y a deux ans, Emmanuel Macron avait choqué en parlant de « réarmement démographique », un terme qu’aucun député macroniste ne reprend désormais. Tous souhaitent éviter le parfum rétrograde des politiques natalistes d’antan et préfèrent « permettre » aux Français de « réaliser leur désir d’enfant », une formule qui a l’avantage d’éviter toute injonction aux femmes et qu’a retenue dans ses travaux la mission d’information parlementaire. Mais n’est-ce pas à chacun et chacune de déterminer par ses propres moyens comment réduire l’écart entre son désir d’enfant et la réalité d’un monde en décomposition ?

Solène Cordier : Face au vertige de la chute des naissances, c’est à une « révolution de la politique familiale » qu’appelle le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur d’une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité lancée en juillet 2025. Il suggère plusieurs mesures, notamment la création d’un versement familial unique de 250 euros par mois, accordé « dès le premier enfant et sans conditions de ressources ». Le désir d’enfant des Français est supérieur aux chiffres des naissances, il faudrait donc « réduire le delta entre ce désir et sa réalisation ». Il y a une volonté de faire de la natalité et des politiques familiales des sujets de premier plan, en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Le point de vue des écologistes malthusiens

– Sans conditions de ressources !!! Ou l’art de gaspiller l’argent public !

– On peut envisager un service civique dans lequel les filles seraient accueillies dans des fécondoirs au terme de leurs études secondaires ( cela donnerait des points sur parcoursup avec un bonus pour celles qui accouchent de jumeaux) avant d’être rendues à la vie civils une fois leur devoir accompli.

– Il n’existe aucun moyen démocratiquement acceptable de faire remonter la natalité. La seule politique publique efficace est de faire baisser le taux d’alphabétisation des filles, comme l’ont compris Boko Haram et les Talibans. Si vous mettez les filles à l’école, elles font moins d’enfant ensuite.

– Coût d’un logement à Paris pas très grand et dans un arrondissement excentré : 2150 euros, crèche 900 € pour le 1er, 700€ pour le second. Nous voulions 3 enfants, nous n’en aurons que 2, malgré des revenus de 6500€/mois.

– Et puis, nous sommes déjà bien trop nombreux sur la planète !

– Ce type de mesure risque fort de favoriser une surnatalité des couches les plus en difficulté de notre population et d’augmenter fortement les problèmes éducatifs.

– Pour respecter le libre choix de couples en matière de fécondité, l’État devrait faire preuve de neutralité absolue en matière d’aide à la procréation : aucun allocation familiale quel que soit le nombre d’enfants. Ce n’est pas à l’État de s’occuper de ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens. C’est à chacun et chacune de prendre ses responsabilités. Par contre le mot « malthusien » devrait appartenir au langage courant des citoyens éclairés par l’école. On ne peut pas avoir plus d’enfant que les ressources disponibles nécessaires.

– Le débat public reste focalisé sur une hypothétique relance de la natalité et évite les sujets, plus brûlants, de l’immigration ou de l’âge de la retraite. Les responsables politiques peinent à s’emparer des différents aspects du virage démographique en cours.

– Si le gouvernement annonce l’interdiction totale des pesticides, la dépollution des sols et de l’eau potable, si les gens arrêtent de prendre l’avion pour passer une semaine de vacances a l’autre bout du monde, leur voiture pour acheter une baguette de pain, si le bien-être animal devient une vraie préoccupation, si on stoppe l’IA et les data centers, si on pouvait être sûrs que le monde ne sera pas invivable dans 50 ans avec des +5 ou +7 degrés, la disparition des glaciers etc. , alors je ferai peut-être un enfant. Mais pas pour 250 euros par mois.

– « Après le malheur de naître, je n’en connais pas de plus grand que de donner naissance à un enfant ». Dixit Chateaubriand dans Les Mémoires d’Outre-Tombe.

Un livre sur la question démographique vient d’être publié

« MALTHUS, penseur de la finitude (démographie et responsabilité) »

https://librairie.edilivre.com/essai/36649-malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136.html

https://www.babelio.com/livres/Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Re/1996022

Il s’agit d’un tirage à la demande. Il faut donc le commander, soit pas Internet, soit auprès de son libraire. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de papier gaspillé.

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Pérou, l’offensive contre l’éducation sexuelle

En dépit du nombre élevé de grossesses adolescentes et de viols, le Congrès péruvien a adopté fin novembre 2025 une loi supprimant l’éducation à la sexualité. Une offensive menée par une alliance de députés issus des franges les plus radicales du catholicisme et des milieux évangéliques. Derrière ces attaques, un parti d’extrême droite, Renovación Popular (« renouveau populaire »). L’opposition offre peu de résistance. Le courant conservateur transcende l’échiquier politique et traverse tous les partis. Les premiers perdants sont les femmes, les enfants et la régulation des naissances. 

Amanda Chaparro : Depuis plusieurs années, les ultraconservateurs multiplient les initiatives : proposition d’un accord entre les églises évangéliques et le ministère de l’éducation pour cogérer les collèges, loi éliminant l’écriture inclusive (adoptée en 2024), révision des protocoles concernant l’accès à l’avortement thérapeutique (2025), propositions limitant les droits des personnes LGBTQ +, et même proposition de loi visant à criminaliser les femmes portant plainte pour violences conjugales si la justice ne détermine pas la culpabilité du conjoint. Qu’un Etat laïc assume les préjugés des religieux les plus conservateurs au sein de l’école publique doit nous alerter.  

La nécessité d’une éducation sexuelle de qualité est manifeste : des jeunes filles de 15 ans enceintes de 8 mois, des enfants de 14 ans atteints de maladies sexuellement transmissibles, des fillettes d’une dizaine d’années, violées… L’avortement est interdit – sauf en cas de danger pour la mère (ce qui est rarement appliqué).

Le point de vue de Michel Sourrouille

Normalement le planning familial devrait être une obligation pour tout gouvernement qui respecte les choix des personnes et l’état de surpopulation d’un pays. La densité de population de 2026 au Pérou est de 27 habitants par km² pour 34 millions d’habitants, ce qui paraît modéré. Mais les terres arables ne représentent que 2% de la superficie du territoire national ! Comme l’écrivait Malthus, sans équilibrer population et ressources, un pays va au désastre…

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Pour une éducation au malthusianisme (janvier 2023)

extraits : Voici ce que devrait connaître un jeune adulte au sortir du système scolaire : La démographie est une sous partie importante de l’approche écologique, on ne peut avoir un niveau de population que dépasse les capacités du milieu biophysique. Les analyses montrent que la surpopulation est un fait objectif : cf. la loi de Malthus (1803), Les limites de la croissance (1972), l’empreinte écologique (1992, William Rees, thèse de Mathis Wackernagel en 1995). Le jour du dépassement a eu lieu le 28 juillet 2022….

Éducation sexuelle et malthusianisme (mars 2024)

extraits : Le premier projet de programme d’éducation à la sexualité en France a été publié le 5 mars 2024 sur le site du Conseil supérieur des programmes (CSP). Paul Ehrlich en 1968 : « Nous avons besoin d’une loi qui rende obligatoire l’éducation sexuelle. Quand je parle d’éducation sexuelle, je ne pense pas à des cours d’hygiène. Il s’agit de présenter la fonction reproductrice comme une composante parmi d’autres de l’activité sexuelle, qui demande à être maîtrisée selon les besoins de l’individu et de la société. Admettons que les Etats-Unis inaugurent enfin une politique démographique sensée dans le pays : nous aurons alors la possibilité de proposer une solution à l’échelle mondiale….

Éducation sexuelle, une nécessité écologique (septembre 2022)

extraits : Le libre choix d’avoir ou non des enfants a été nié pendant la majorité de l’histoire humaine, et encore aujourd’hui dans beaucoup de pays, même aux États-Unis. C’est pourtant une avancée majeure de l’évolution culturelle, grâce à l’éducation sexuelle et l’accès facile à la contraception. Aujourd’hui en France, l’éducation à la sexualité patine encore dans des questions de « genre » alors que l’ABCD de l’égalité et du malthusianisme devrait être enseigné à tous les élèves. Nos jeunes devraient savoir que nous franchissons la barre des 8 milliards d’êtres humains en 2022 suite à l’exubérance de notre sexualité et qu’il va donc falloir définir des limites : jouir sans procréer, et non jouir sans entraves…

l’Éducation à la sexualité au programme (octobre 2025)

extraits : C’est l’une des principales nouveautés de la rentrée scolaire de septembre 2025 : l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) est dotée pour la première fois d’un programme officiel, lequel doit être délivré à raison de trois séances par an à tous les élèves de la maternelle à la terminale… L’éducation à la sexualité répond aux missions spécifiques que la Nation confie à l’École en matière d’instruction, de sensibilisation et de développement des capacités de réflexion des élèves. Mais réfléchir à quoi ? L’éducation scolaire à la sexualité ne devrait pas faire l’impasse sur la question démographique et ses aspects globaux. On ne trouve pas dans tout le programme  officiel mention de la notion de planning familial….

Pérou, l’offensive contre l’éducation sexuelle Lire la suite »

Serge Latouche en accord avec Malthus

Pour bien connaître Malthus, Michel Sourrouille en a fait le sujet de son 9ème livre, paru fin janvier 2026.

MALTHUS, penseur de la finitude 

(démographie et responsabilité)

https://librairie.edilivre.com/essai/36649-malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136.html

https://www.babelio.com/livres/Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Re/1996022

https://www.fnac.com/a22630446/Michel-Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Responsabilite

https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136/

NB : Il s’agit d’un tirage à la demande. Il faut donc le commander, soit pas Internet, soit auprès de son libraire. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de papier gaspillé.

Serge Latouche, connu pour ses livres sur la décroissance économique, en a fait la préface suivante :

« Dans la collection des Précurseurs de la décroissance que je dirigeais aux éditions « Le passager clandestin » l’éditeur, pour des raisons de divergence idéologique et/ou politique s’était refusé de publier un ouvrage de Michel Sourrouille sur Malthus et ce en dépit de mon insistance. Cet épisode est assez révélateur des passions que suscite encore aujourd’hui le « sinistre pasteur ». Mais il faut reconnaître que, pour le meilleur ou pour le pire, Malthus est un précurseur. Il est difficile d’être spécialiste d’un auteur sans éprouver à son égard un minimum d’empathie. Michel Sourrouille, spécialiste reconnu du malthusianisme sur lequel il a publié plusieurs écrits, se reconnaît non seulement de la sympathie pour le pasteur, mais s’avoue même malthusien militant.

On peut parler d’une affaire Malthus comme on parle d’une affaire Darwin, les deux n’étant d’ailleurs pas sans lien puisque Darwin a eu l’intuition de sa loi de sélection naturelle à la lecture de l’essai sur le principe de population. Héritiers de l’optimisme des Lumières et ardents croyants dans la théologie du progrès, les penseurs socialistes ont tiré à boulets rouges sur Malthus, partisan raisonné de l’aristocratie foncière, au point que Proudhon pourtant généralement pondéré, déclare qu’il n’y a qu’un homme de trop sur la terre, c’est Malthus. Le coup de grâce a été porté par Marx qui critique l’idée d’une loi universelle et trans-historique de population et met en évidence, dans le cas du capitalisme, une loi de surpopulation relative, due au chômage et à la création d’un prolétariat surnuméraire, pour faire pression sur les prix. Du coup le problème du divorce inévitable entre croissance à long terme de la production et croissance de la population, n’est pas abordée, d’autant qu’aucune limite n’est posée à la croissance des forces productives.

Si tout chez Malthus est discutable dans le détail, l’ensemble n’en demeure pas moins vrai ; à savoir, qu’il est absurde de penser « qu’un territoire limité peut nourrir une population illimitée». Ma position personnelle, qui correspond à celle des principaux théoriciens de la décroissance, est que si une croissance économique infinie est incompatible avec une planète finie, il en va aussi de même pour la croissance de la population.

On aura beau faire et beau dire, si ce n’est aujourd’hui ou demain, Malthus finira toujours par avoir raison après-demain. La vérité de bon sens qu’il a très habilement formulé dans son modèle opposant la progression arithmétique de la production agricole à la progression géométrique de la population « naturelle » s’imposera nécessairement. Ce principe simple, voir simpliste, est incontournable, en dépit de toutes les faiblesses sur lesquelles il repose et de toutes les critiques qui lui ont été adressés, vérifiant par là la boutade de Paul Valéry : « Tout ce qui est simple est faux, mais ce qui n’est pas simple est inutilisable… ». Le dossier « Malthus » ne sera pas clos par cet essai de Michel Sourrouille, et ne le sera sans doute jamais, mais ce dernier contribue à éclairer le lecteur de bonne foi sur le problème, en particulier dans l’optique de la nécessaire décroissance. »

PS : Pour toute remarque, on peut lui écrire par l’intermédiaire du blog… ou poster un commentaire

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