Macron, nataliste par imprégnation religieuse

La politique nataliste de Macron s’explique sans doute par l’influence de sa femme, et donc de la religion. Brigitte Marie-Claude Trogneux épouse Macron est la benjamine d’une fratrie de six enfants. Élevée dans un milieu catholique, elle suit sa scolarité au lycée privé Sacré-Cœur d’Amiens, dirigé par des religieuses. Elle a trois enfants d’un premier mariage et grand-mère de sept petits-enfants. Pour certaines grands-mères dont elle fait sans doute partie, le succès d’un réveillon de Noël se mesure au nombre d’enfants et de petits-enfants réunis autour de la table. Brigitte n’a jamais quitté le milieu religieux. De 1986 à 1991, elle enseigne le français et le latin au collège Lucie Berger, établissement privé protestant. Puis elle enseigne au lycée privé jésuite La Providence et en 2007, au lycée privé jésuite Saint-Louis-de-Gonzague à Paris… où elle rencontre Emmanuel Macron.

Nataliste parce qu’influencé par la religion ? À l’âge de 12 ans, Macron avait demandé à être baptisé contre l’avis de son père en déclarant : « Je suis allé tout seul à l’église. Ce fut le début d’une période mystique qui a duré plusieurs années…. » À l’âge adulte, il se définit comme agnostique tout en déclarant : « Aujourd’hui, j’ai une réflexion permanente sur la nature de ma propre foi. Mon rapport à la spiritualité continue de nourrir ma pensée… » En avril 2018, il déclare devant la Conférence des évêques de France : « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer. » Dans cette relation à la religion, on trouve là une explication d’une autre dimension de Macron, ses atermoiement pour faire légiférer sur la fin de vie.

le féminisme contre le natalisme macronien

«Camille Froidevaux-Metterie : « Affirmer la nécessité d’une politique nataliste, c’est relancer un programme d’un autre âge. Parmi les annonces faites par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 16 janvier 2024, celle qui regarde l’objectif d’un « réarmement démographique » de la France me paraît non seulement choquante au regard des termes martiaux utilisés, mais aussi scandaleuse dans une perspective démocratique. Lorsque le président de la République déplore que les femmes ne fassent pas davantage d’enfants, il occulte les raisons pour lesquelles le projet parental fait aujourd’hui réfléchir. Crise environnementale, inflation, insécurité internationale : les motifs de renoncer à devenir parents ne manquent pas. Affirmer la nécessité d’une politique nataliste, même en l’accompagnant d’un plan de lutte contre l’infertilité, c’est relancer un programme d’un autre âge et prendre à rebours des décennies de conquête féministe en faveur de l’autonomie des femmes. Il existe un lien étroit entre le contrôle du ventre maternel et la logique patriarcale d’objectivation du corps des femmes. Depuis qu’Aristote a défini l’existence féminine à travers le seul prisme des fonctions sexuelle et reproductive, il est considéré comme une ressource possédée en commun par la société et par chaque homme en particulier – et ce, jusque dans nos sociétés modernes… Le corps des femmes est et demeure le lieu d’un service sexuel/maternel dû à la société et aux hommes. Quiconque tente de s’y soustraire court le risque d’une sanction souvent symbolique − la non-maternité stigmatise grandement celles qui en font le choix 

N’en déplaise aux nostalgiques des familles nombreuses, le non-désir d’enfant constitue une option procréative aussi légitime que les autres. Aucune injonction, aussi officielle soit-elle, ne doit nous priver de cette liberté démocratique que constitue la maîtrise de nos corps. Au nom des luttes féministes, nous ne nous laisserons pas faire, nous garderons le contrôle de nos utérus. »

Forza : 5 millions de chômeurs, des centaines de milliers enfants qui dorment dehors,… 700 000 naissance l’année dernière, tout de même, on est bien loin de zéro ou d’une baisse catastrophique. Mais ça n’empêche pas le père Macron et toute la clique des natalistes ce crier à la catastrophe devant la baisse de natalité. Tous ces chantres de la croissance sans fin disent en même temps qu’il faut lutter contre le réchauffement climatique.

C’est à se demander comment ces gens réfléchissent…? Est-ce qu’ils réfléchissent d’ailleurs avant de décider ?

5 réflexions sur “Macron, nataliste par imprégnation religieuse”

  1. Macrelle est un sournois ou plutôt un être ambivalent dont les traîtrises y compris envers lui sont la norme. Il est avec sa Brigitte par défi et opportunisme plus que par admiration ou fidélité. Il a sûrement des lâchetés envers elle comme il en a devant toutes les adversités. Je ne jugerai de rien concernant sa sexualité, je crois qu’elle n’a aucun engagement comme le reste.
    Autrefois on aurait dit que c’est un pédè au sens qu’il n’a ni foi ni loi.
    Il est flatté que les américains lui aient fait confiance et il se fout de l’avenir des français.
    Il veut juste garder l’aval américain pour son propre avenir. Son futur fric qui lui permettra sûrement de vivre de nouvelles vies au gré de ses trahisons .
    Merci Macrelle.

  2. C’est quoi encore ce mélange des genres ? Laissons Brigitte tranquille, elle a le droit d’être bigote. Le droit aussi d’être heureuse le soir du réveillon de Noël, entourée des siens.
    Et Manu aussi il a le droit d’être agnostique, le droit de se poser des questions existentielles, et heureusement qu’il s’en pose. Le droit d’entretenir une réflexion sur la nature de sa foi, tout en s’étant éloigné de la religion et en même temps. En tous cas c’est ce qu’il a déclaré.
    Mais depuis quand un bon président, bon écolo et en même temps, se doit-il d’être athée et de bouffer du curé ? Et Malthus, qu’en aurait-il pensé de ces élucubrations ?
    Bref, c’est du grand n’importe quoi !

    1. Camille Froidevaux-Metterie rejoint là l’historienne Marine Rouch (Le HuffPost 17/01/2024) .
      Là encore c’est l’expression «réarmement démographique» qui est au centre de son analyse.
      Guerre contre ceci, guerre contre cela, armes, stratégies, alliés, ennemis, défaites, victoires, honneurs et meRdailles etc. La rhétorique guerrière est partout, misère misère.
      Macron aime la guerre. En guerre sur tous les fronts ! Celle contre le Covid étant gagnée, grâce à lui et son super Vaxin, vu qu’ON n’en parle plus celle contre le Terrorisme aussi, idem de celle contre les chômeurs, euh pardon le Chômage, etc. etc. voilà donc qu’il déclare la guerre aux ventres en grève. Qu’il doit probablement avoir très envie d’emmerder, jusqu’au bout.
      Et en même temps la guerre à ce problème de santé publique, l’infertilité.
      Qui passe au second plan, d’où mes sempiternelles questions. 😉
      ( à suivre )

      1. Macron est un malin, pour faire diversion et foutre le bordel il est très fort. Cette guerre contre l’infertilité n’est pas du tout sa priorité.
        – Macron veut lutter contre l’infertilité, sans s’attaquer aux pollutions (Reporterre)

        Bref, Macron est nataliste. Et «progressiste», qu’ON oppose généralement à «passéiste».
        Et écologiste, et féministe et j’en passe. Tout ça et en même temps. Macron quoi.
        Bien à droite en tous cas, et même tendance extrême, mode oblige, misère misère.
        Les bonnes vieilles valeurs, Travail, Famille, Patrie. Et puis l’Honneur, le Mérite, les cérémonies de remise de diplômes, l’uniforme… que Macron compte remettre à la mode. Macron n’a que 46 ans. Et en même temps dans sa tête il en a au moins 80.
        Son tout jeune premier sinistre est de la même génération.
        Pour moi il ne faut pas chercher bien loin l’explication :
        – Le temps ne fait rien à l’affaire ( Brassens )

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