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Pompili et Canfin, des écolos macroniens

Barbara Pompili et Pascal Canfin : « Notre méthode, ce n’est pas l’écologie des petits pas, c’est l’écologie du marathon. C’est ce que nous avons commencé à faire en France depuis l’élection de Macron en 2017. Le gouvernement et la majorité ont fait énormément , la France se place parmi les leaders de l’action climatique. Notre méthode, c’est l’écologie de gouvernement, c’est de transformer sans fracturer, c’est une écologie crédible, c’est l’écologie du marathon. Ce n’est ni l’écologie excessive, ni une écologie simpliste, ni l’inaction du conservatisme rétrograde de la droite. Nous devons imaginer ensemble la suite, le projet écologique de la majorité présidentielle pour l’élection de 2022. Le chemin que nous proposons est celui qui peut unir les Français.

La ministre de la transition écologique Barbara Pompili (ex-EELV) et le député européen Pascal Canfin (ex-EELV) mangent dans la soupe à la Macron pour un plat de lentille. Les commentateurs sur lemonde.fr ne sont pas dupes :

paysager : Quand on entend le discours du ministre de l’agriculture sur la PAC, on ne vois pas le marathon, mais le sur place. D’ailleurs pas question des apports de la recherche dans cette tribune

HdA : Quand on écrit un truc pareil, « la France en tête de la fin progressive du plastique à usage unique », c’est qu’on est vraiment au début du commencement d’un frémissement d’une possible volonté de penser à y réfléchir… pour vite abandonner. Tiens, pas un mot sur la grande décision : la fermeture totale et effective des centrales à charbon en France, repoussée vers 2024 pour être effective en 2026 … si tout va bien. Ce ne sont ni des petits pas, ni un marathon, mais des promesses, comme la taxation des véhicules polluants, passée à l’oubliette jaunique.

le sceptique : Bon, ce sont les éléments de langage de 2022, « écologie de gouvernement » versus « écologie simpliste », « écologie excessive ». Ils évitent « écologie punitive », trop marquée. A part cela, aucune réflexion écologique sur les finalités politique. La science décrit les effets d’un ajout de carbone dans l’atmosphère ou d’une artificialisation d’habitat, mais en soi cette description n’est pas une politique. On a ici une écologie technocratique qui n’a pas envie de penser, qui veut s’imposer comme évidence sans débat.

Réaliste : Comment permettre les 42 % de SUV parmi les véhicules neufs ? La taxation proposée par la convention citoyenne pour le climat était là pour orienter les choix des citoyens sans être de l’écologie punitive. Quand je vois aussi le glyphosate, les néonicotinoïdes, les condamnations pour chasse aux espèces menacées… j’ai l’impression que le marathon se déroule sur un stade et cela n’avance pas vraiment. Il ne faut pas oublier que cet exécutif ne veut pas s’opposer à la FNSEA ou au lobby des chasseurs.

Bernard l. : C’est étonnant ces politiques qui agissent comme si l’on négociait avec la biosphère comme avec des syndicats. La biosphère suit ses propres règles physiques et n’a que faire de nos tergiversations. Que ne lisent-ils les rapports du Haut Conseil pour le Climat (pourtant voulu par E. Macron) sans parler de ceux du GIEC ou de l’IAE ? Leur boulot serait plutôt d’informer pour convaincre la population de la nécessité des changements considérables à entreprendre, et de les entreprendre sans délai.

Pour en savoir plus sur Barbara Pompili :

8 décembre 2020, Barbara Pompili , la serpillière de Macron (synthèse)

Pour en savoir plus sur Pascal Canfin :

16 juin 2019, Pascal Canfin, l’amoureux de Macron l’écolo (synthèse)

Parité politique et féminisme universaliste

La loi constitutionnelle du 8 juillet 1999 a modifié l’article 3 de la Constitution qui dispose désormais que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives », et a précisé dans l’article 4 que « les partis et groupements politiques contribuent à la mise en œuvre de ce principe ». Malheureusement les bonnes intentions se sont transformés en « obligation de la parité », autant de femmes que d’hommes dans les listes électorales.

L’injonction constitutionnelle « Favoriser l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » ne veut pas dire obligatoirement l’imposition de quotas, ce qu’exprime pourtant l’idée de parité selon le sexe. Sinon pourquoi pas des quotas selon l’âge et la couleur de la peau ? Reconnaître l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est suivre le principe  « un homme = une femme = une voix ». Politiquement il n’y a pas à différencier les personnes selon le sexe, sinon c’est du communautarisme, on pourrait peut-être dire du « séparatisme » ou même du sexisme. Politiquement une femme peut à l’égale de l’homme se présenter à des élections et, si elle est élue, elle représentera les citoyens sans considération de leur sexe. Mais la mode de la « parité » a fait tourné la tête de certaines féministes différentialistes qui réclament des places d’élues pour les femmes sans considération de leurs compétences. Pire, on en arrive à rejeter les hommes. Ainsi ce message qui a circulé au sein du conseil fédéral du parti EELV : « Il s’agit, dans l’esprit de la motion « Pour un parti écoféministe en actes » de mettre en œuvre des formations en mixité choisie (Ce qui inclut toutes les personnes ne se reconnaissant pas comme hommes).  » Alice Coffin serait-elle représentative de l’écologisme ?

Qu’un parti contribue à la « mise en œuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l’article 3 de la Constitution », rien de plus normal. Libre aussi aux personnes « ne se reconnaissant pas comme hommes », de se réunir. Mais pour « l’injonction à la parité » indiqué dans le message de la commission féministe du parti EELV, c’est de l’anti-féminisme. Le féminisme bien pensé ne peut être qu’universaliste, pas différentialiste. Mais comme la parité est à la mode, pour certaines élections (par listes et départementales) elle est devenue une obligation légale. Pour les législatives, les partis doivent s’y conformer aussi, sous peine de sanctions financières. Misère, misère !

Luc Ferry, un croissanciste aimé des médias

Surpopulation ou « planète vide » ?

Le livre de Paul Ehrlich, La Bombe P (1968) déplaît souverainement à Luc Ferry. Mais au lieu d’argumenter, ce philosophe de pacotille se permet d’attaquer le messager pour ne pas écouter son message : « Invraisemblables carabistouilles… recommandations néo-fascistes… fougue malthusienne… prédictions de plus en plus insensées… gourou pour fondamentalistes verts »  Sur sa lancée, il se permet de critiquer le rapport Meadows sur les limites de la croissance (1972 ) : « Une reprise des thèses délirantes d’Ehrlich ». Pourtant le scénario de 1972 est toujours scientifiquement validé en 2021. Fé-rire s’attaque ensuite à Jean-Marc Jancovici qui aurait dit : « Il y a un moyen de réguler la population, ne pas mettre tout en œuvre pour faire survivre les personnes âgées malades, à l’image du système anglais, qui ne pratique plus de greffe d’organes pour les personnes de plus de 65 ou 70 ans ». Notons que Jancovici est un expert reconnu dans le domaine de l’énergie, qu’il fait des conférences écoutées attentivement dans les grandes écoles et gère un site qui est une mine d’information. Luc Ferry préfère l’intox de la chute « dramatique » de la population mondiale : « Le danger qui nous menace, c’est celui d’une planète vidée de sa jeunesse pour cause de dénatalité. »

Dès 1992 dans Le nouvel ordre écologique. il condamnait l’écologie profonde sans avoir lu Arne Naess, initiateur de cette conception. Luc Ferry ne fait que réciter aujourd’hui dans les mérdias les poncifs et caricatures  accumulées par la droite contre l’écologie. Il se présente comme croissanciste, ou plutôt contre toute pensée de l’effondrement pourtant probable de la civilisation thermo-industrielle. Il se permet d’écrire : « Nous venons de vire une expérience grandeur nature de la décroissance avec la pandémie. Les hérites new look du communisme que sont les fondamentalistes verts se sont réjouis haut et fort de ce répit accordé à la planète. Ils poussent la Convention citoyenne à plaider pour une décroissance punitive tous azimuts : décroissance énergétique, réduction de la consommation, de la production, du temps de travail, de la vitesse sur les autoroutes, des voyages en avion, de la publicité pour des grosses cylindrées. Pour imposer des mesures destinées à punir nos modes de vie, les décroissants veulent limiter les libertés. » (Luc Ferry, Le Figaro, 25 juin 2020)

Pou ren savoir plus sur Luc Ferry

15 mai 2011, la catastrophe, c’est Luc Ferry

12 octobre 2010, Luc Ferry et l’écologie profonde (1/4)

1992, Le nouvel ordre écologique de Luc FERRY (l’arbre, l’animal et l’homme)

Inceste interdit, viol de la Terre autorisé

Les anthropologues ont renouvelé l’approche de la sexualité en montrant l’importance de la perte de l’œstrus. La relation entre les sexes est soumise chez les mammifères, y compris les grands singes, à une horloge biologique et hormonale qui détermine les périodes de rut ; pour les humains au contraire, l’absence de cette détermination naturelle met la sexualité sous le signe de la disponibilité permanente. Cette liberté totale fut certainement une des conditions de l’apparition des normes et des interdits qui limitent, dans toutes les sociétés, les usages et les pratiques de la sexualité. Que dit Maurice Godelier :

« Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les sociétés humaines ignoraient le processus biologique réel de la conception d’un enfant. Face à ce mystère, elles ont inventé des mythes. Homo sapiens sapiens, qui a expérimenté des formes d’organisation sociale très différentes, a conclu, de manière universelle, qu’il fallait interdire la permissivité sexuelle : parce que la sexualité est source de conflits, d’exclusions et de rivalités, elle ne peut être entièrement laissée à la liberté de chaque individu.Si l’inceste est interdit dans toutes les sociétés humaines, c’est parce qu’il réunit des personnes que l’on considère comme « trop semblables ». Mais chaque culture détermine la composante commune qui fonde cette prohibition : les Egyptiens anciens pensaient qu’aucune catastrophe cosmique ou sociale n’était attachée à une union entre frère et sœur alors qu’elle figure, en Occident, parmi celles que nous considérons comme les plus gravement incestueuses. Pour les habitants des îles Trobriand [Papouasie-Nouvelle-Guinée], les relations sexuelles entre le père et sa fille ne sont pas considérées comme un inceste  puisqu’il n’est pas à l’origine de sa procréation (filiation matrilinéaire). En transformant tous les alliés en quasi-consanguins, la mythologie chrétienne a étendu la prohibition de l’inceste, jjusqu’au septième degré du cousinage au XIIIe siècle − que l’Eglise catholique a réduit à quatre, puis à deux degrés de distance. En Occident, la famille est une famille « nucléaire », des rapports sexuels internes mettent en rivalité des membres de la famille. Le désir sexuel peut se tourner vers des personnes interdites : il n’est pas du tout impossible, par exemple, qu’un fils désire sa mère – la preuve, c’est qu’il faut l’interdire. En ce sens, la sexualité humaine est fondamentalement « a-sociale ». L’interdit de l’inceste est une invention de la pensée : toutes les sociétés transforment le corps sexué des hommes et des femmes en des sortes de ventriloques tenant un discours sur l’ordre moral et social qui doit régner dans la société. »

En fait l’éthique, l’art de distinguer ce qui est bien et ce qui est mal, ne sait plus très bien se situer face à la liberté sexuelle. Aujourd’hui on ne peut même plus en plaisanter, rappelons-nous l’éviction de Xavier Gorce. Parlons plutôt du viol de la Terre, l’inceste absolu. La question du symbole est indissociable de l’histoire de l’humanité. Dans le Croissant fertile du Moyen Orient propice au développement de l’agriculture, on  a choisi de déchirer le ventre de la terre en la désacralisant ; pour ce faire, on a projeté  dans le ciel les divinités et on leur a demandé l’autorisation de poursuivre le labeur. Et le ciel a répondu : « Fructifie, multiplie, emplie la terre, soumets-là… » A partir de là, fin de la Déesse mère et commencement de Dieu le père. Depuis le néolithique, cultiver signifie ouvrir le ventre de la terre. Homo sapiens demens se met à labourer la terre du soc de la charrue, un véritable inceste à l’égard de la Terre-mère dont on déchire la chair pour la féconder. C’est insupportable. Donc, ou vous arrêtez, ou vous transformez votre regard sur le monde. (propos résumés d’Eveline Grieder)

Conseil de lectures pour ne pas bronzer idiot

Livres à lire

Humain non-humain. Repenser l’intériorité du sujet de droit – sous la direction de Géraldine Aïdan et Danièle Bourcier ->> lire
● Les Pensées de l’écologie – Un manuel de poche – >> lire
● Histoire naturelle du plaisir amoureux – Thierry Lodé – >> lire
● Arbres en péril. Nos villes, leur dernier sanctuaire – David Happe – >> lire
● Une éthique animale pour le XXIème siècle – Patrick Llored – >> lire
● Le monde invisible du vivant – Pascale Cossart et Fabrice Hyber – >> lire
● La plage, une nature cachée – Arnaud Guérin – >> lire
● L’indispensable guide des Araignées – Dominique Martiré et Franck Merlier – >> lire

Tribunes

Quand Xavier Bertrand fusille la nature par Marc Giraud >> lire
● Hommage à René Dumont pour le 20e anniversaire de sa mort par Michel Sourrouille >> lire
● Le congrès mondial de l’UICN, faire valoir de la destruction de la nature ? par Pierre Grillet >> lire
● Avec le changement climatique, être ou ne pas être omnivore ? par Jean-Luc Fessard >> lire

La transition écologique nécessite une déstructuration par Michel Sourrouille >> lire

genre, parité, quotas… un anti-féminisme

Actuellement on met en avant des mots comme « genre » pour en faire des instruments de combat entre les sexes alors qu’on devrait savoir que notre biologie nous a différencié homme ou femme sans y mettre d’inégalités. « On ne naît pas femme, on le devient », écrivait déjà Simone de Beauvoir en 1949. Elle précisait : « Aucun destin biologique, psychique, économique, ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin. Seule la médiation d’autrui peut constituer un individu comme un Autre ». Il n’y a pas d’ordre « naturel » dans les inégalités selon le sexe, forcer la nature par parité et quotas n’est pas une bonne chose. C’est ce que certains n’ont pas encore compris.

Michel Guerrin : « Féminisation de la culture ? La parité y est moins présente que dans les entreprises privées, c’est dire. Une quinzaine de musées sont enfin en train d’établir un diagnostic sur la place des femmes dans leurs activités. La fracture est béante entre les musées et ailleurs : 9 % des établissements de spectacle sont dirigés par des femmes, moins d’un opéra sur cinq est mis en scène par une femme, le chef d’orchestre est quasiment toujours un homme, les trois quarts des films sont réalisés par des hommes. La parité ne fait pas bon ménage avec deux dogmes fortement ancrés dans le milieu : la liberté du créateur et le fait que le talent n’a pas de genre. C’est ainsi que le mot quota est tabou. Nombre de figures de la culture s’inquiètent d’avoir été incitées à recruter en tenant compte du genre des candidats plutôt que de leur CV. Aux États-Unis, des responsables de musées sont sommés par leur conseil d’administration de nommer « des femmes de couleur ». On n’en est pas loin. Le fait que le doute passe pour sexiste ne facilite pas le débat. »

Ce monsieur est rédacteur en chef au « MONDE». Le genre, la parité, les quotas à tous les étages, est-ce que cela représente des références féministes ? Le féminisme politique, c’est-à-dire la volonté de mettre en œuvre l’égalité réelle entre l’homme et la femme, constitue l’exact contraire du séparatisme des sexes. L’existence du mot « genre », désignant certains ostracismes dans le monde socio-culturel et ailleurs, ne devrait pas occulter le fait que nous sommes tous fondamentalement androgynes. Dire autrement, c’est vraiment du sexisme. Ce que les « féministes » du genre ne comprennent pas, c’est que tous leurs excès provoquent ce qu’elles haïssent le plus. Chaque fois qu’une femme dit ne se sentir bien qu’avec des femmes, chaque fois qu’on instaure des quotas, chaque fois qu’on impose la parité, on méprise les véritables féministes, hommes et femmes, qui ne mettent pas d’inégalités entre les sexes biologiques. Le talent n’a pas de sexe, l’engagement militant non plus.

Durant les années 1960, un psychologue hongrois nommé Laszlo Polgar dévora les biographies de centaines de grands intellectuels et en tira le trait commun : une spécialisation précoce et intensive. Il en conclut que le génie est acquis et non inné. Il se mit au défi de le prouver en rendant géniaux ses futurs enfants. Onze années d’entraînement intensif plus tard, sa fille Susan était devenue la meilleure joueuse du monde, à 15 ans ! Elle ne se fit doubler que par Szofia, sa petite soeur. Judit, la cadette, devint Grand Maître international à 15 ans, battant le record de précocité auparavant détenu par l’américain Bobby Fischer. Par la suite, elle s’offrit le scalp des meilleurs joueurs mâles, dont celui de Garry Kasparov. Ni parité, ni quotas, les femmes sont capables de réussir par elles-mêmes quand la société n’est pas misogyne.

Il y a encore des pays qui légalisent l’inégalité entre les hommes et les femmes. Mais quand on voit de très jeunes filles comme Greta Thunberg s’exprimer de façon claire et incise devant des assemblées internationales de politiciens chevronnés, on ne peut que constater que la lutte pour le climat et pour bien d’autres choses n’est pas une question de genre.

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

23 novembre 2020, Féminisme radical et écologie politique

16 décembre 2016, LeLe genre et le sexe, des différences aux inégalités

17 septembre 2013, sexe/genre relève-t-il de la nature ou de la culture ?

21 avril 2013, sexe ou genre, l’art de tromper l’entendement humain

1er septembre 2011, nature et sexualités : le débat sur le genre humain

Loi climat définitivement adoptée, bof

La loi climat est définitivement adoptée ce  mardi 20 juillet 2021. Le texte comprend environ 320 articles. Des membres de la convention citoyenne et les ONG environnementales pointent le « détricotage » de leurs propositions. Le Haut Conseil pour le climat et le Conseil d’Etat ont émis de sérieux doutes quant à la capacité de l’Etat de respecter les engagements pris lors de l’accord de Paris de 2015. A droite, les élus Les Républicains se sont inquiétés de la multiplication des « taxes » ou d’une « judiciarisation » des enjeux environnementaux. Quelques mesures emblématiques de la loi :

  • Interdiction de la publicité en faveur des énergies fossiles… c’est le moins disant en matière d’intoxication publicitaire.
  • interdiction des vols aériens… quand il existe une alternative en train !!!
  • encadrement du loyer des logements dits « passoires thermiques »possiblement interdits plus tard à la location.
  • Généralisation d’un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines…viande obligatoire le reste du temps !

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

30 juin 2021, Loi climat, édulcorée par les sénateurs

Tadej Pogacar achève le Tour de France

Un écologiste ne peut que vomir la Grande Boucle. Le brouet du Tour de France est indigeste, la domination de Tadej Pogacar plus que suspecte. Sa moyenne est de 41,17 km/h, frôlant la meilleure statistique de l’histoire établie en 2005 (41,65 km/h)… par le menteur et tricheur Lance Armstrong. Dès le contre-la-montre de Laval, Pogacar a assommé la concurrence. Vainqueur des deux dernières journées dans les Pyrénées, il s’est emparé des maillots distinctifs : le jaune de leader au classement général, le blanc de meilleur jeune et celui à pois de meilleur grimpeur. La vérité du dopage éclate trop souvent a posteriori, hélas. Du 108e Tour de France, qui s’est achevé dimanche 18 juillet sur les Champs-Elysées à Paris, il ne faut retenir que la dénaturation du sport. Il n’y a pas que les écologistes que le disent, ainsi ces commentaires sur lemonde.fr :

Genius : C’est ballot il ne manque à Tadej que le maillot vert, faudra améliorer la formule dans la seringue pour l’année prochaine et comme ça il pourra faire le grand chelem… On sait pas ce que c’est mais ça a l’air d’être de la bonne…

PHILEMON FROG : Contrairement à mes habitudes, je me suis abstenu d’enregistrer les fins d’étape « dures » (chrono, montagne…). C’est la 1ère fois depuis mon enfance que je ne suis pas du tout le tour. La répétition d’ « exploits » laisse pantois : un vainqueur final au léger gabarit très nettement plus puissant que tous les champions passés, y compris ceux convaincus de dopage (Riis, Ulrich, Armstrong…) ; des revenants de 35 ans sélectionnés inopinément pour ce tour et sprintant plus vite que tout le monde ; des sprinteurs et des coureurs de 80 kg plus forts en montagne que les meilleurs grimpeurs ; des baroudeurs tenant une cadence infernale pendant 80 km… Tout laisse penser que le dopage a franchi un palier cette année. Et cela semble accepté par le milieu et les médias.

Francis.C : Bien sûr, les progrès sur le matériel, l’entraînement, la nutrition… Sauf que c’est ce qu’on nous ressert à chaque fois (Armstrong, Sky…), à peu près mot pour mot. Tous ces progrès, réels, sont malheureusement encore loin de compenser une bonne cure de dopage sanguin…

passant : Est ce que des journalistes afutés ne devraient pas logiquement interviewer des responsables des autorités chargées de déceler le dopage des coureurs, leur soumettre les cas Pogacar, Van Aert, en essayant d’établir la probabilité pour que les coureurs aient recours à des techniques indécelables ?

Gilles06250 : Conditions dantesques, notamment météorologiques, meilleurs souvent distancés (Alaphilipe, champion du monde), il y a vraiment de quoi se poser des questions sur tous ces Slovènes qui dominent le tour, d’autant que la pays est à l’origine d’un système de dopage très développé et très performant.
Je pense qu’il est temps d’oublier ce sport, et de s’orienter vers d’autres sports, peut-être un peu plus propres : athlétisme avec Tokyo, rugby,…

EG à Gilles : Avec l’athlétisme et le rugby vous choisissez des sports qui ont régulièrement des affaires de dopage sur le dos. Pas sûr que ce soient les meilleurs exemples.

GL17 : Mes premiers souvenirs d’enfants avec mon grand père paternel : dans un coin du jardin le majestueux post de radio « Bajazo » qui nous narrait en direct les exploits de Poupou, Merxc et consorts. Depuis jamais je n’ai manqué ce Tour de France qui me replongeais dans cette enfance. J’ai vibré avec Hinault , croisé les doigts pour que jaja arrive au but et crié de joie devant mon poste devant les victoires Françaises. Puis il y a eu Lance Armstrong qui par 7 fois nous a menti et narguer de surcroit. Quand je vis Moratropvite larguer comme un poisson torpille ses copains d’échappée, j’éteins pour la première fois de ma vie mon poste. Ce n’est plus que du mauvais spectacle

PMancini : C’est un spectacle. Ne pas chercher plus loin. Arrêtons de prendre cela au sérieux, c’est du cirque ambulant !

Pour en savoir plus sur le dopage grâce à notre blog biosphere :

13 juillet 2013, Il ne faut croire ni au surhomme, ni au Tour de France (Christopher Froome)

12 juin 2013, La démesure du sport qu’un écologiste devrait dénoncer (au-delà de 410 watts…)

Écologisme et sexualité, mélange détonnant

La vie interne dans un parti n’est pas un long fleuve tranquille. C’est d’autant plus vrai quand un parti qui se dit écolo mélange son objectif de conquête du pouvoir par les urnes et revendications sociétales d’un féminisme très particulier. Exemple :

Didier : Cette année, je voulais fêter mes 20 ans d’adhésion à l’écologie politique. Au final, par ce mot, je vous informe que je démissionne en date d’aujourd’hui, ce 9 décembre 2020. Ma décision est conditionnée par l’arbitraire de la décision rendue ce matin par le conseil statutaire, et l’arbitraire de la décision rendue par la cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes. Je n’ai pas fauté, il n’y a pas eu de ma part d’intention de voler un baiser ou quoi que ce soit d’autre lors d’une soirée privée avec une camarade. Lors de l’audition, je n’ai jamais su ce qui m’était reproché exactement, sous couvert de vouloir protéger la victime. Aucun débat contradictoire n’a pu avoir lieu, j’étais quoiqu’il arrive coupable. Je trouve ça terrible qu’il n’y ait pas eu de dialogue, de médiation. Je nous trouve stupide, hyper-violent, immature, inconséquent dans notre fonctionnement collectif. J’ai saisi le Conseil Statutaire car une décision de suspension temporaire de 6 mois doit être prononcée contre moi à titre conservatoire. Mon recours a obtenu cette réponse : « le Conseil statutaire ne pouvant se prononcer que sur des éléments factuels, votre recours ne peut pas être instruit. »

Gérard : Le conseil statutaire dans sa réponse brut de décoffrage ne peut que laisser en plein désarroi un de nos militants qui affronte une procédure ou les « droits de l’accusé », doivent être exemplaires, sur le fond et la forme.

Jacques : Je suis assez surpris de la réponse du conseil statutaire. Quand on empêche une personne de se porter candidat à une élection parce qu’il existe une mesure conservatoire (suspension de 6 mois),  il existe de fait une  sanction. Si au final, il venait à être blanchi, on l’aura empêché d’être élu régional.

Michel : Il paraît donc qu’EELV s’est doté d’une « cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes ». De façon pragmatique, des instances judiciaires officielles existent déjà pour enquêter (et sanctionner) les violences sexuelles avec bien des garanties que n’offre pas une instance partisane interne. Un parti politique ne devrait (à mon avis) sanctionner un(e) de ses membres que si la justice officielle le déclarait coupable. Il est pour moi important politiquement de respecter la séparation des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Au delà des cas particuliers, nous devrions nous interroger sur la place d’une telle instance disciplinaire dans un parti normalement à vocation écologiste. Là est notre vocation et là est notre image électorale. Si nos compatriotes-électeurs savaient qu’une des préoccupations principales de notre parti « écolo » est de se polariser sur les pratiques sexuelles, il n’est pas certain que leur vote se porterait sur nous…

Sarah : tais-toi (à mon avis)

Françoise : Bravo pour la concision… On ne peut plus discuter ?

Jean-Michel : Comment ça, « tais-toi » ? Puisque l’intéressé a rendu publique sa convocation devant la cellule d’enquête, il serait bon de savoir de quoi il s’agit. Et Michel a raison de rappeler qu’il existe aussi des « instances judiciaires officielles ».

Annie : Mettre en opposition l’urgence écologique et le droit aux femmes de ne pas être agressées, violées, harcelées est tout bonnement honteux.

Jocelyne : Cette cellule (sur la sexualité) devrait avoir pour seule fonction d’écouter, soutenir, guider et conseiller les victimes. Point final.

Hélène : Il y a dans ce Parti un avant et un après « l’affaire Baupin ». Dans l’avant, la parole des femmes qui venaient dénoncer des agressions sexuelles, celles de Denis Baupin, ou d’autres encore, n’était absolument pas respectée. Les cadres du Parti osaient leur répondre : « mais ce n’est rien du tout, on sait que Denis est un grand dragueur, nous sommes un Parti libertaire, il faut l’accepter.. » Dans l’Après Baupin, de peur de faire les mêmes erreurs, on crée une cellule pour recueillir la parole des victimes sans écouter dans les règles celle de l’accusé qui n’a plus le droit de se défendre comme il se doit. Si un homme a le malheur de poser sa main sur l’épaule d’une copine cela peut lui coûter très cher…

Annie : Lire que bientôt les hommes n’oseront plus mettre la main sur l’épaule d’une femme est assez grandiose !! Dans l’affaire Baupin, ce fut le genre de propos tenus à la barre par Mesdames Voynet et Ferri ainsi que par Messieurs Benhamias et Archimbault . Minimiser l’acte en banalisant le geste ! Il y a des mains sur l’épaule que nous ne supportons pas comme il y a des regards qui nous dérangent. Laissons les femmes gérer leur vie, leur corps, leurs émotions. Aidons les à parler, croyons les…

Hélène : Quand j’écris « Si un homme a le malheur de poser sa main sur l’épaule d’une copine cela peut lui couter très cher », c’est une façon de dire qu’il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre. Pour certaines femmes, notamment chez celles qui ont déjà été victimes d’agression sexuelle, certains gestes d’hommes, qui font partis de la séduction, peuvent être très mal ressentis. Cela ne fait pas pour autant de ces hommes des agresseurs sexuels. Une femme peut mentir, ou exagérer les faits, ne serait-ce que pour servir ses intérêts. Les fausses accusations pour viol, sont rares mais elles existent bel et bien. Et je ne vous parle pas des fausses accusations d’agressions sexuelles.  J’ai subi plusieurs agressions sexuelles, je sais très bien ce que l’on peut ressentir. Mais je sais faire la différence entre la séduction et la séduction à laquelle on dit : STOP !  Cela devient une agression sexuelle si notre STOP n’est pas respecté. C’est du harcèlement si on reçoit de manière répétée des sms à caractère sexuel. Mais tout cela ne m’empêche pas de dire que, si toute victime doit être entendue et soutenue, tout accusé a droit également à être entendu, à être défendu et a droit à la présomption d’innocence.

Marie-Claire : C’est grave de nier les ressentis des femmes agressées. Ce que nous disons, ressentons est toujours juste. Il n’y a aucune preuve, dans le travail des traumas post-traumatiques d’une perception faussée. C’est un ressort connu du patriarcat qui nie le ressenti de l’autre pour dire que ce que ressent l’autre est faux. C’est notre travail de femme féministe de dire. Non ! Vivement que les femmes apprennent la sororité et l’histoire des féministes. 

Delphine : Là ça me fait réagir de lire ça.  Évidemment qu’il faut respecter son ressenti, que la sororité est importante et que la cause des femmes est à défendre plus que jamais. Mais une dérive ne se rééquilibre pas par une autre, les abus sont réels,  les malentendus aussi. Je suis psychologue,  je reçois des femmes abusées et des hommes aussi parfois. Le ressenti doit se confronter à la réalité de l’autre, la situation est toujours singulière. C’est ça rétablir une altérité juste. Certaines personnes, hommes ou femmes,  sont parfois coincées dans un trauma  mais elles sont bien contentes de pouvoir se rendre compte que toute personne qui les drague à nouveau n’est pas cet abuseur qui les a tant marqué, qu’autre chose est possible, heureusement.

Sylvain @ Marie-Claire : Ce que nous disons, ressentons est toujours juste. »Ainsi donc vous confirmez l’idée selon laquelle les femmes sont des animaux fragiles, esclaves de leurs émotions et dont il faut prendre le plus grand soin. C’est au passage toute la philosophie des lumières qui promeut l’élévation de l’esprit humain pour le libérer de ses émotions et préjugés qui est ainsi remis en cause… au plus grand bénéfice de tous les spécialistes en marketing qui travaillent pour la société de consommation et l’abrutissement des masses, où l’acte d’achat est promu par l’émotion, l’impulsion, l’envie, comme le saint Graal pour accéder au bonheur.Bravo, avec une telle dose de lucidité, il ne fait aucun doute que l’écologie est sur la bonne voie et l’humanité très prochainement sauvée d’elle même.

Jacques : Didier soulève une certaine dérive stalinienne qui prend forme dans le parti. Je le constate moi-même. On a très vite fait de vous mettre au pilori si vous ne rentrez pas dans le moule sur certaines positions de société ou refusez certaines stratégies. J’ai l’impression de me retrouver plus de 20 ans en arrière, à l’époque où je travaillais dans une mairie communiste en région parisienne.

Michel : On peut se demander à quoi sert un parti qui devrait être voué à l’engagement militant au nom de l’urgence écologique et qui de targue de lutte contre les « violences sexuelles ». Ce qui est au cœur de la vocation collective d’un parti écologique, c’est débattre de la controverse récente entre Macron et la convention citoyenne sur le climat, c’est condamner le parti pris pro-nucléaire de Macron qui veut construire 6 EPR et fabriquer un nouveau porte-avion nucléaire,. Entrer dans des considérations sans fin sur la sexualité humaine brouille forcément le message des écologistes.

L’effet de loupe, le fait qui fait diversion

Les médias nous défrisent, les réseaux sociaux encore plus, ils cultivent ce qu’on appelle en sociologie l’effet de loupe : montrer une réalité qui existe, certes, mais qui est tellement minoritaire qu’elle ne nécessite même pas une brève. Normalement le journalisme, c’est l’art de trier entre l’anecdotique et l’essentiel, sinon les pages d’un média se remplissent de vide. Mais à force d’être diffusés en boucle sur les réseaux de communication, un micro-évènement sature l’espace public et devient la dernière question à la mode dont il faut causer. Le problème, c’est que cela nous détourne de l’essentiel, nous rentrons dans le domaine du commérage et en oublions de réfléchir. Cet effet de loupe continue un biais cognitif qu’on retrouve dans beaucoup de domaines. Célébrer tel ou tel match de football, évènement ponctuel s’il en est, ou ressasser tel ou tel acte criminel relève du même procédé. L’instrumentalisation du sport et autres faits-divers n’a plus de limites.

On pourrait dire aussi bien le « fait-diversion », autre approche de l’effet de loupe. Luc Cédelle nous rappelait dans LE MONDE ce néologisme forgé par Pierre Bourdieu à la fin des années 1990 : « Par l’émotion qu’il suscite et l’exploitation qui en est faite, tel ou tel fait divers sert à faire diversion. » Aujourd’hui le fait-diversion atteint son apogée, il est devenu le principal carburant de l’extrême-droite et de certaines chaînes de télévision toujours plus racoleuses et obsédées par le buzz qui dope l’audience. Prenons l’exemple des éoliennes. Le mouvement anti-éolien impose sa thématique à partir de petite phrases sans avoir besoin d’en dire plus. Xavier Bertrand redit tout le mal qu’il pensait des éoliennes, ce « scandale national ». Marine Le Pen renchérit le 15 mai 2021 : « Le combat contre les éoliennes est un combat majeur, parce que les éoliennes sont une véritable catastrophe, visuelle, écologique, économique ». Moins de 400 personnes manifestent à Caen contre « les éoliennes qui détruisent la mer », LE MONDE en fait un article de plus de 5000 caractères (19/06/2021). Les pêcheurs dénoncent une destruction des fonds marins par l’industrie éolienne offshore . Bien entendu l’article fait parler les pour et les contre, mais il s’agit là encore d’empiler les petites phrases des uns et des autres.

C’est donc dans les commentaires sur lemonde.fr qu’il faut rechercher le débat de fond.

PM84 : Dans un monde ancien, il fallait 1 million de personnes pour avoir un article dans la presse. Maintenant 200 personnes suffisent !

Sp. : Les pêcheurs crient à la destruction des fonds marins ! on croit rêver : et les chaluts ça fait quoi !!!?

The One : Ah ah ah ah ah ! Quoi qu’il arrive dans ce pays, il y a toujours des gens contre qui bloquent tout.

VeritasOrigine : On trouvera toujours des gens contre une décision quelle qu’elle soit, dans quelque domaine que ce soit. Ces Antis n’en disent pas pour autant ce pour quoi ils sont. En général pour leur confort personnel au détriment de celui de la collectivité, ou alors ils veulent le beurre,l’argent du beurre et le sourire de la crémière faisant là fi de tout réalisme.

le sceptique : Le fossile c’est affreux, le nucléaire c’est horrible, l’hydraulique ça tue les rivières, le bois ça flingue les forêts, l’éolien ça bétonne le bocage et le rivage, etc. D’un côté on dit qu’il faut construire une civilisation durable exploitant des flux naturels renouvelables, d’un autre côté on refuse la conséquence, qui est notamment de collecter l’énergie du soleil, du vent, de l’eau et de la biomasse là où elle se trouve. Et oui, comme la densité massique ou surfacique d’énergie est faible à chaque fois, comme il y a des limites de rendement non dépassables, comme c’est dur et souverainement risqué de transporter l’électricité de trop loin et de pays trop instables, cela prend pas mal de place pour collecter un peu partout. Mais cela fait quand même 20 ans au moins que des physiciens l’ont expliqué. Il est vrai que nos médias font 1000 articles sur le blabla politiques, juristes & ONG pour 1 article sur la physique.

L.OURS : Aller voir à Dunkerque si le paysage est si merveilleux ! Les éoliennes qui ne seront même pas visibles de la côte seront pourtant bien plus jolies que le reste du site !!! Personne ne veut rien dans son patelin mais tout le monde veut sa bagnole, son air conditionné toute l’année et son éclairage public ! Si on écoute tous ces tordus faut revenir à la bougie, mais faut des puits de pétrole, et au feu de bois, mais faut alors bien plus de forêts… Vous verrez si nos paysages seront plus jolis !

Isaphan : Je suis d’accord avec ces personnes. Oui à la non installation des éoliennes, mais il faut aussi détruire leurs maisons qui enlaidissent aussi le paysage. Et pour tous, il faut commencer par leur couper l’électricité par souci de cohérence. Et interdire l’utilisation du diesel pour la pêche, qui envoie du CO2 dans l’atmosphère.

Papou69 : Est-ce que les « verts » du moyen-âge ont manifesté lors de la construction des moulins à vent? Ils font aujourd’hui partie du paysage!

Obéron : Mais les « verts » qui manifestent contre l’éolien sont plutôt « vert-brun », non ? Ils disent être pour davantage de nucléaire, soit, à condition bien sûr que l’emplacement des sites (centrales et stockage des déchets) soit soumis à approbation via un référendum régional, puisque leurs partis veulent que les citoyens consommateurs d’énergie décident de tout. Personnellement, je peux accepter des éoliennes dans ma commune (dans des endroits bien choisis), mais je ne veux pas de centrale nucléaire dans ma région. Et encore moins, bien entendu, de centrales thermiques fonctionnant aux énergies fossiles.

Méphisto : Il est symptomatique qu’ucun de ces opposants ne parle des retours d’expérience des multiples parcs éoliens offshore existant à l’international qui font l’objet d’amples évaluations scientifiques, certainement parce que cela démontrerait que leurs arguments ne tiennent pas la route.

Doudoudodudor : L’argumentaire des pécheurs est hallucinant. La destruction des fonds marins est quand même de leur fait avec leurs dragues et leurs chaluts. La polémique sur la fuite de 100 litres d’huile alors que les pécheurs en rejettent plus chaque jour avec leurs gros moteurs diesel refroidit à l’eau de mer était aussi hallucinante.

L.OURS : Dégradation du paysage côtier à Dunkerque par les éoliennes ? C’est une plaisanterie pour un bord de mer déjà complètement occupé par d’énormes installations portuaires ! Mais quand même 600 anti tout pour deux manifestations, cela vaut-il un article sur le sujet ? Remarquez, dans 50 ans, lorsque le Gulf Stream aura quasiment disparu de nos côtes, leurs enfants défileront pour qu’on implante des éoliennes, des centrales nucléaires ou des panneaux solaires autour de chez eux….

YV : Pour connaître un ingénieur de recherche qui bosse sur les éoliennes maritimes, celles-ci sont une chance d’un point de vue écologique et ressource halieutique: les zones d’exclusions qui les entourent permettent aux poissons de se reproduire, au bénéfice à long terme des pêcheurs.

marin du levant : Mouhahahahahaha Ils sont trop fort ces pechous ! Dans le genre protection du milieu naturel, s’il y a bien une catégorie qui ferait mieux de la boucler, c’est eux. Ratissage des fonds, exploitations jusqu’a extinction si les autorités n’y mettaient pas leur nez etc etc. Un peu de sérieux, les bases gravitaires ou les jackets sont des récifs artificielles qui vont augmenter la ressource du milieu, de plus les zones des éoliennes étant fermées a la pêche cela va permettre a la vie sous marine de reprendre et les abords des champs éoliens vont être des zones ou les pechous vont se battre pour mettre leurs filets ou lignes tellement ça va mordre.

PMF : A se demander comment font les Allemands, les Britanniques, les Neerlandais, les Danois, etc. Et leurs flottes de pêche. Tous ces arguments ne tiennent pas debout.

Morgenstern : Les arguments des anti-éoliennes sont totalement hallucinants ! On dirait qu’ils ignorent l’existence des plates-formes pétrolières, des centrales à gaz, des usines hydroélectriques ou même des… centrales nucléaires !

Silgar : Je ne suis pas vraiment pro-éoliennes, mais l’effet de récif des éoliennes offshore à base gravitaire est démontré : c’est positif pour la biodiversité marine.

Lazizou : Non aux énormes bateaux conteneurs, Non au énormes bateaux de croisière qui polluent sans états d’âme Non au chaluts qui raclent les fonds marins et détruisent faune et flore Non à la pêche intensive. Non aux serveurs sous marins qui réchauffent les mers Non aux plastiques qui non seulement polluent mais aussi tuent la faune Non aux dechets nucléaires qui pourrissent au fond des mers J’en passe sûrement, alors les éoliennes……c’est un peu la goutte d’eau pour noyer les vraies questions.

Don Lope : On ne s’en sortira pas. Les énergies fossiles nous tuent lentement, le nucléaire c’est dangereux, le solaire trop cher et l’éolien c’est pas beau dans le paysage. Donc aucune solution en vue pour contrer le réchauffement climatique à part le retour à l’âge de pierre de gré ou de force une fois que les écosystèmes se seront effondrés sur nous. Youpi !

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

6 février 2021, Les faits divers, des faits qui font diversion

extraits : L’endoctrinement idéologique consiste à occulter les questions essentielles de l’existence sociale au profit de préoccupations infantilisantes, d’anecdotes futiles, de faits divers dérisoires. C’était le cas d’une presse « à scandales », cela devient le lot commun des journaux dits de références. L’urgence écologique devient invisible de par la multiplicité des informations de tous ordres, mais le penchant malsain des gens pour les faits croustillants devient un obstacle supplémentaire à la formation d’une intelligence collective.

2 février 2008, Avec ce blog, vous arrêterez de croire n’importe quoi

extraits : Avec la navigation sur le Web, nous sommes dans la bibliothèque de ­Babel, où l’on trouve toutes les vérités mais aussi tous les mensonges du monde. C’est la cacophonie de millions de personnes, le smartphone par exemple est non seulement un récepteur, mais aussi un émetteur de tweets. Chaque humain, qu’il soit n’importe qui ou président des États-Unis peut dire n’importe quoi sans être vraiment détrompé.

15 janvier 2014, L’écologie politique, victime des faits-divers médiatisés

extraits : La secrétaire nationale d’EELV est interrogée au Grand Rendez-vous*. Aucune question sur l’écologie, pourtant la spécificité d’Emmanuelle Cosse. Mais six questions (sur 8) à propos des alcôves de l’Elysée du type : Aujourd’hui, la vie personnelle du président de la République est étalée en détail. Faut-il s’y faire ou s’en plaindre ?

Formation à la Désobéissance non-violente

Ce stage s’adresse aux militants expérimentés comme aux débutants. Il s’agira notamment d’apprendre à organiser des actions visant à défendre des droits sociaux de plus en plus menacés, les Droits humains et des animaux, l’avenir de la planète… Cette formation peut s’avérer très utile pour mieux appréhender notre rapport à la police, aux médias, à la non-violence, etc.Organiser une action non-violente, pour débutant.e.s ou expérimenté.e.s
Du 24 juillet 2021 à 9h30 au 25 juillet à 15h à Saint Antoine l’Abbaye (38)

suivie d’une conférence gesticulée avec Xavier Renou :

Sans haine, sans arme, sans violence : De l’Ixérisme à la Désobéissance civile.

Pédagogie : 40€
Pension complète à l’Arche de Saint-Antoine à partir de 66,50€ (réductions possibles)
Inscriptions / hébergement : en remplissant le formulaire ici

Pornographie, une sexualité trop simplifiée ?

Maïa Mazuarette : Aucune pratique culturelle ne devient un fait social par hasard. C’est un paradoxe de la sexualité contemporaine : le X, personne n’aime ça, mais tout le monde en consomme. Comment expliquer le succès planétaire, écrasant, d’une production répétitive et médiocre ? Les gens ne sont ni fous, ni stupides, ni masochistes. S’ils regardent, c’est qu’il y a une raison. Et même plusieurs raisons. Du côté des hommes hétérosexuels, la satisfaction de désirs masculins. Les règles de la séduction « dans le réel » paraissent impénétrables. La profusion des possibles en vidéo fonctionne comme une compensation du réel. Le film pornographique abolit la lenteur-relation, la négociation de la cour, en devenant un simple rapport sexuel. La pornographie est incroyablement accessible, une manière de pacifier les frustrations du quotidien. Et du côté des consommatrices, alors ? La réciprocité ? Hors sujet ! Bien sûr, une meilleure éducation sexuelle permettrait de mettre en pratique une sexualité exubérante – plutôt que de la regarder défiler sur son écran. Pour faire reculer le X, il faut proposer une utopie sexuelle concrète – en proposant un soulagement érotique plus efficace et plus généreux.

Marius Albufera : C’ est le discours social sur la sexualité qui rend la pornographie honteuse : le décalage est de plus en plus grand entre ce qui se passe dans les esprits et la façon dont on voudrait que la sexualité soit. Plus personne ne peut dire ouvertement qu’ il a envie de sexe, tout simplement. Le scandale du porno, c’ est le scandale sexuel: désirer agir avec son corps en dehors des normes sociales de retenu prescrites ailleurs et publiquement. On rêve d’ une société de cour…

John Morlar : Ce qui a beaucoup évolué depuis 30 ans dans ce domaine, c’est la violence qui s’est installée. Du temps de mon adolescence Canal +, je me souviens de films plutôt bon enfant. Les acteurs faisaient semblant de se séduire, de faire l’amour et d’y prendre du plaisir, dans des situations somme toute assez classiques. Ayant eu l’occasion de voir l’extrait d’une récente vidéo, j’ai eu l’impression d’assister à une scène de viol. Tout est dans la domination, les pratiques extrêmes et la violence. Le côté bon enfant avait complètement disparu. Les acteurs, patibulaires, semblaient échappés du bagne, les filles hystériques, tatouées des pieds à la tête, subissaient toutes les humiliations possibles. Assez cauchemardesque je dois dire. Effectivement si les enfants voient ça, en terme d’éducation sentimentale !

HdA : Et Maïa de souhaiter « une séduction masculine mieux travaillée ». Un diplôme universitaire sur les méthodes de séduction sera requis pour tout mâle postulant. Et la femme devra prouver qu’elle ne fait aucun effort à part appuyer sur le bouton « #metoo » au bon moment.

Arto : Compliqué, la séduction à notre époque. La dernière fois je suis allé au ciné avec une collègue. Elle arrive avec une jupe courte. J’hésite dans le noir à tenter une approche en lui posant ma main sur la cuisse. Et puis je me suis dit qu’elle pourrait m’accuser de harcèlement sexuel. J’ai donc laissé tomber et me suis fait une branlette une fois à la maison. C’est plus prudent.

Philou @ Arto : Oui enfin vous pourriez aussi lui parler. Bref utiliser pour communiquer ce machin où vous enfournez de la nourriture trois fois par jours.

le sceptique : Le marché de la sexualité est renouvelable, sobre en matière première et en carbone (si les serveurs du X sont alimentés par des énergies vertes), peu polluant. La consommation de pornographie pourrait marquer le pas si l’on favorisait l’économie en circuit-court, en encouragent la prostitution réglementée de proximité bien plus charnelles que les écrans 5G. Air B&B pourrait aussi songer à une déclinaison où le sens des « B » serait un peu changé.

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

10 février 2019, Nature de la sexualité et droit à la sexualité

extraits : Les bonobos ne s’embarrassent pas de lois contraignantes, mâles et femelles aiment faire l’amour, point final.

13 janvier 2018, Sexualité et harcèlement, l’homme, un animal dénaturé

extraits : Tout le monde gagnerait à une réelle égalité dans l’érotisme. Le jour où les femmes se sentiront parfaitement autorisées à exprimer leur désir, où l’entreprise de la séduction sera réellement partagée, elles ne seront plus des proies et ne se percevront plus comme telles. Encore faut-il qu’elles aient la possibilité de devenir aussi entreprenantes que les hommes, aussi actives.

JK Rowling nie l’identité de genre

Une controverse relayée par LE MONDE nous permet de mieux différencier nature et culture. Comme l’exprime le mensuel La Décroissance, « Plus l’homme s’érige en maître et en finalité de tout, plus le monde devient inhumain et idiot ».

Joanne K. Rowling : « If sex isn’t real, there’s no same-sex attraction. If sex isn’t real, the lived reality of women globally is erased. I know and love trans people, but erasing the concept of sex removes the ability of many to meaningfully discuss their lives. It isn’t hate to speak the truth. » (Je respecte les personnes trans mais ce ne sont pas des femmes ou des hommes parce qu’elles sont et resteront naturellement (génétiquement) un mâle ou une femelle…)

Olivia Chaumont, née Olivier et militant(e) de la cause trans,  commente dans un tribune du MONDE:

« Rowling nous dit que les trans ne peuvent pas effacer leur sexe biologique et, par conséquent, se revendiquer femmes ou hommes. C’est méconnaître qu’il y a trois déterminants de l’identité d’une personne : le sexe biologique, le sexe social et le genre. Le premier se définit par les marqueurs génétiques et chromosomiques (mâles ou femelles), le deuxième par la reconnaissance sociale (homme ou femme), et le troisième par un concept culturel (masculin et féminin). L’identité de genre, où s’insère la notion de sexe social, s’oppose totalement au déterminisme ancestral qui veut que les critères « naturels » du sexe définissent le genre. Le genre ne se tient pas entre les jambes mais entre les oreilles !« 

Orion sur lemonde.fr : Tiens, voilà un nouveau procès en sorcellerie fait à JK Rowling ! N’en déplaise à l’auteur(e) de ce commentaire douteux, JK Rowling privilégie à raison la biologie à l’idéologie. Forcément cela déplaît à certaines personnes qui voudraient que l’inverse s’impose, le tout sur fond de victimisation permanente de cette minorité. Fatigant…

Lizandre : Olivia Chaumont passe à côté du sujet. Dans son tweet ironique, JK Rowling tournait gentiment en ridicule le remplacement de « femme » par « personne qui menstrue ». Alors c’est vrai que dire « femme » exclue l’infime % de personnes qui menstruent et qui pourtant s’identifient comme « homme » ou « masculin ».

alain sager : Il y a quand même une question soulevée ici, et qui n’est pourtant pas formulée. Au fond, quelqu’un peut se sentir, au cours d’une même journée, homme ou femme, si toutefois la distinction a totalement un sens. Dans son for intérieur, par l’imagination ou le rêve, l »individu peut vagabonder au gré des appartenances. Alors, pourquoi choisir l’extériorité, au prix de transformations physiques ostentatoires ? N’est-ce pas parce qu’à notre époque, le visible prime sur l’invisible, le superficiel sur le profond, le physique sur le spirituel ? La question me paraît dépasser le simple point de vue du nécessaire libre choix individuel, et de l’indispensable tolérance à l’égard des mœurs de chacun.

RV75 : Chacun ou chacune peut se prétendre ce qu’il ou elle veut en matière de genre cela ne me dérange absolument pas. Cependant l’homme qui se veut femme ne le sera jamais, elle n’est que l’idée qu’elle se fait d’un homme.

Alexandre Faulx-Briole : Le fait que la personne (substantif féminin qui désigne un être humain sans préciser s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle) qui a écrit cette tribune se présente comme « militante de la cause trans » laisse planer un doute sérieux sur l’objectivité de ses propos. Pour moi, et dussé-je avoir à supporter les sarcasmes de certains, les êtres humains naissent homme ou femme (mâle ou femelle), et pas les deux à la fois ; que les progrès de la médecine et de la chirurgie permettent à certains de gommer ou de développer des organes que la nature et la naissance ne leur ont pas attribués ne change rien.

Chardon Marie : Olivia, encore une victime du virtuel. Il y a une réalité biologique qu’on appelle le sexe et une réalité psychologique qu’on appelle le genre. Point. On n’est pas une « cis » femme ou un « cis » homme. On naît homme ou femme, à part quelques personnes androgynes. Plus tard, on se construit une identité, en fonction de la société où l’on évolue. On connaît l’anatomie du clitoris seulement depuis les années 1980, on ne sait toujours pas guérir l’endométriose, on meurt toujours en couches, et il faut en plus se taper les aigreurs d’une poignée de trans en mal de célébrité ! Non, il ne suffit pas de dire « je suis une licorne et je pète des arc-en-ciel » pour devenir une licorne.

A2lbd : Il est fascinant de voir combien les avocats de cette théorie du genre deviennent rapidement d’implacables procureurs dès qu’ils sont contredits. Cela prouve combien leurs bases théoriques sont fragiles et combien le débat qu’ils apportent sur la place publique ne provient pas d’une démarche scientifique mais bel et bien d’une question de foi. Une de plus….

Albert Parsons : Personnellement je me sens l’âme et le corps d’un homme de 30 ans, mais ce n’est pas ce que dit ma carte d’identité. Cette discrimination systémique d’Etat m’est insupportable, j’exige qu’on rectifie mon âge qui ne correspond pas à mon sentiment profond. C’est mon droit. Toute assignation à une identité fixe est nulle et non avenue. Je ne reconnais que le marché comme lieu libre d’épanouissement.

le sceptique : Artificialiste, je suis ouvert à tous les jeux possibles avec « la nature », notamment les changements de sexe biologique. Mais dans l’ordre public (que je souhaite minimal), relevant forcément de la loi du nombre (voilà pourquoi il faut que ce soit minimal, le nombre est horrible!), je ne souhaite pas réécrire des codes au gré de chaque minorité qui voudrait y inscrire une reconnaissance par tous. Construisez votre vie dans les espaces privés, les réseaux privés, les affinités privées : un multivers libre. Que le domaine public soit seulement un distributeur de fric et de coups de bâton pour les primates qui agressent encore leur voisin.

Grabotte : L’insistance des hommes trans à vouloir utiliser les toilettes féminines ou concourir dans les championnats sportifs féminins revient à nier l’existence des femmes en tant que catégorie sociale (en cours d’émancipation). C’est une intrusion du masculin dans le féminin. JK Rowling dénonce cela et je suis parfaitement d’accord avec elle. Mais libre aux individus de se mutiler et se mettre les prothèses qu’ils veulent pour ressembler à l’autre sexe. Ils ne transitionnent pas vers l’autre sexe, ils s’inventent un no man’s land.

Mètre des phynances : de toutes façons, il est techniquement impossible de changer de sexe, il est déterminé à l’instant de votre conception, selon que le spermatozoïde fécondant est X ou Y. Après, il est toujours possible de modifier artificiellement l’apparence physique (au prix d’opération parfois mutilantes) et les caractères sexuels SECONDAIRES (au prix d’un traitement hormonal non dénué de risques et d’effets secondaires) mais à moins de changer l’ADN de la totalité de nos cellules, un individu de sexe masculin (génétiquement s’entend) restera un individu de sexe masculin, et inversement. A-t-on le droit de rappeler des évidences scientifiques sans risquer un procès et/ou un lynchage sur les rézosocios ?

Furusato : J’ai de l’empathie pour l’humanité qui est foutrement tordue. Moi-même je suis un rien tordu, mais les chouineur(se)s divers que la génétique a foutu dans l’embarras jusqu’au niveau du cerveau feraient bien de se calmer.

Torrents de boue en ville, mea maxima culpa

Le climatologue Jean-Pascal van Ypersele : « Des villages effondrés, des torrents de boue qui emportent tout sur leur passage, des glissements de terrain ! Le bilan des pluies diluviennes et des inondations qui ont frappé l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ne cesse de s’aggraver… Je vais citer John Holdren, pour qui on a trois choix : l’atténuation [la limitation des émissions de gaz à effet de serre], l’adaptation ou la souffrance. Il disait que l’on va connaître un peu des trois, mais que la question réside dans le dosage. Si on continue à faire bien trop peu d’atténuation, il y aura besoin de beaucoup d’adaptation et il y aura beaucoup de souffrance… On avance dans une seule direction : l’augmentation de la température, qui nous fait battre de nouveaux records chaque année et qui entraîne la multiplication des événements extrêmes… Il faut d’urgence commencer à limiter nos émissions de gaz à effet de serre, en décarbonant les économies : sortir du charbon, arrêter le déboisement, réduire notre consommation d’énergie, développer massivement les énergies renouvelables, réorienter les flux financiers… Il y a une urgence absolue à réduire nos émissions immédiatement. Le climat ne connaît pas les discours ou les propositions, il ne connaît que les facteurs physiques qu’on lui impose… Depuis près de vingt ans, on n’a pas encore suffisamment compris ce qu’il faut faire. »

Quelques commentaires sur lemonde.fr , parfois houleux :

Michel SOURROUILLE : Nous les écolos, au début ils nous ont ignoré, on était si peu nombreux. Et puis nous avons parlé déplétion pétrolière et choc climatique, ils nous ont ri au nez, foutaises, retour à la chandelle. On était encore peu nombreux. Les scientifiques ont parlé pour nous, les ruptures biophysiques devenaient évidente, alors ils ont parlé d’adaptation et nous sommes devenus plus nombreux. Aujourd’hui même les journaux de référence nous donnent la parole, tout le monde est devenu écolo, surtout les politiques au moment des élections. Le discours environnementaliste est en train de se constituer comme fait social total, c’est-à-dire comment il est en mesure de mobiliser à la fois les individus et les institutions afin de réguler les comportements. c‘est le mythe fondateur du XXIe siècle, ce qui va modifier nos normes et nos valeurs ! Encore faut-il que chaque citoyen devienne réellement écolo dans son mode de vie, et ça c’est le plus difficile… pas ou peu de viande, pas de voiture ni de boulot fossile, etc.

Makaevitch : On notera qu’en Allemagne, la ville la plus touchée s’appelle Schuld que l’on peut traduire par « culpabilité » et qu’à Liège, le quartier le plus affecté, s’appelle Purgatoire. Si ce n’est pas un signe du tout Puissant

gul : Personnellement je m’en fous car il me reste statistiquement 25 ans d’espérance de vie. Les jeunes payent ma retraite, je me roule les pouces en regardant Netflix. Un peu comme beaucoup beaucoup de mes compatriotes, alors le réchauffement……

pierre marie 22 : Allègre a écrit des choses fort censées sur les « supercalculateurs » et ces modèles mathématiques un tantinet coupés du réel… Le CIEC est une structure complexe… Il y a des scientifiques authentiques, spécialisés dans leur domaine. Mais le résumé (50 pages pour résumer 3000 pages) du rapport final est adopté par des représentants des états, sans compétence aucune. Dont des militants notoires de l’écologisme. Cela trouble un tantinet le débat.

Chan Chouch : Et pm 22 de citer Allègre… oui ça c’est effarant !

Giloubee : c’est navrant de constater le nombre de réactions de climatosceptiques. Cela relève de la psychiatrie, un besoin d’exister. Les scientifiques modélisent le climat depuis 50 ans, utilisent les super calculateurs les plus puissants au monde. Des milliers se consacrent à ce sujet, publient des articles dans des revues scientifiques vérifiés par leurs pairs. L’élévation des températures partout dans le monde, la multiplicité des catastrophes climatiques extrêmes,… tout cela est ramené par ces scientifiques autoproclamés de pacotille à des évènements singuliers ne relevant que de la météo. L’humanité est vraiment mal barrée entre la suffisance de certains et le modèle capitaliste de nos sociétés qui ne voudront jamais rompre avec leur idéal de croissance.

Francois M : Comme pour la religion en son temps, les débats sur l’écologie deviennent de plus en plus violents.

VincentB : Pendant que le ciel tombe sur la tête des belges et des allemands, chez nous les campagnes électorales n’explorent que deux thèmes : l’immigration et l’insécurité. Dormez, braves gens.

Antidem : Maintenant l’actualité est ponctuée de records, d’évènement météorologiques extrêmes, etc. Ceux qui ne veulent pas voir diront qu’il s’agit de phénomènes normaux, que c’est déjà arrivé, alors que les évènements s’enchaînent depuis quelques années… Petite précision : on en en est qu’au tout début du changement climatique (ça met un peu de temps à démarrer) alors accrochez vous !

Dance Fly : De nombreux commentaires sont une belle illustration du déni climatique. Cela montre que la lutte contre le RC doit être considérée dans toutes ses dimensions: scientifique et économique bien sûr mais aussi socio-éducative et psychologique ; de ce point de vue l’éducation des jeunes générations aux sciences de la vie et de la terre est un élément clé afin que celles-ci adhèrent pleinement, le moment venu, aux politiques en train de se développer en lieu et place du productivisme du siècle passé.

Steph_ : Si l’on parle de CO2, de gaz à effet de serre, d’évolution climatique, le premier facteur aggravant n’est il pas simplement l’accroissement de la population mondiale entraînant l’accroissement des besoins individuels en énergie ? 7,8 milliards en mars 2020, 7,0 milliards au 31 octobre 2011, 6,1 milliards en 2000, 1,6 milliard en 1900 !

jamaiscontent : Ok pour regarder la démographie, mais alors il faut considérer deux données au minimum pour être honnête : émission de GES/habitant d’abord. Et là, qui sont les plus gros émetteurs : les monarchies pétrolières du golfe persique, et les États unis, c’est à dire des pays pas vraiment en situation d’explosion démographique. Mais qui ont choisi un mode de développement non soutenable. Donc, l’autre facteur a considérer est ce mode de développement : alimentation toujours plus carnée, déplacements toujours plus intensifs, invasion des clim (explosion en cours en Inde, je vous laisse imaginer le résultat à venir), bilan dramatique de la production vestimentaire et de la mode etc etc… Tout cela est à revoir et pas nécessairement lié à la démographie.

PMA, des lesbiennes se disputent l’enfant

Le Comité consultatif national d’éthique valide l’ouverture, le 15 juin 2017, de la procréation médicalement assistée (PMA). C’est la première fois que cette instance, qui, jusque-là, rendait ses préconisations à l’aune des grands principes de la bioéthique, tels que l’inviolabilité et l’indisponibilité du corps humain, prend en compte en premier lieu l’évolution des familles . Ou plus particulièrement le désir d’enfant des femmes qui ne peuvent pas en avoir, si elles sont seules ou en couple lesbien. Quel est le résultat ? Des familles homoparentales qui se déchirent comme des couples ordinaires !

«  C’était ma première histoire homo, avant j’étais hétéro. Marie est très grande, elle est indépendante et libre, notre première nuit est parfaite. A partir de là, on ne se quitte plus… Notre fille court entre les fleurs mais depuis quelque temps, je trouve Marie un peu bizarre : « Ça ne va pas ? – Non, ça va pas, c’est fini entre nous », me répond-elle, sans aucune négociation. Je proteste : « Et moi ? On est un couple, on a quitté Paris, on a fait une thérapie de couple  » Je suis anéantie, elle me confirme sa décision en me racontant à quel point elle est mieux sans moi avec notre fille. Par texto, elle me dit qu’elle veut divorcer. Elle m’explique que, pour elle, il n’y a aucun problème de garde sur notre enfant, car c’est le sien. « Tu quittes la maison définitivement quand je rentre de vacances », m’ordonne-t-elle. Je vais voir une avocate, qui me conseille d’adopter notre fille, sinon je n’aurai aucun droit sur elle. Mais Marie ne veut plus que je voie notre enfant. Elle lui lave le cerveau, lui raconte que je ne suis personne, car elle n’est pas née dans mon ventre, que je ne suis qu’une baby-sitteuse. Qu’est-ce que je n’ai pas vu ? Effectivement, la maternité, c’était son projet. Je l’ai accepté, je l’ai accompagnée pour la PMA en Espagne. Quand notre fille est née, elle a pris toute la place. On s’engueulait, car elle était trop fusionnelle avec le bébé. On était en plein dans le cliché, je me sentais comme un père qui venait fracturer leur lien. Selon elle, le couple est dédié à l’enfant. Moi, je ne pense pas ça, je pense qu’on n’est pas que des parents. Je me suis rebellée là-dessus, elle ne l’a pas supporté. »

Quelques commentaires sur lemonde.fr :

Viviane17 : C’est le problème des couples où l’un des deux, en général la mère, considère que l’enfant est à elle, et que l’autre, qu’il soit un homme ou une femme, n’est rien et n’a rien à faire dans sa vie. Cette histoire triste montre surtout que la rupture est tout aussi violente dans un couple lesbien que dans un couple « classique », et que l’enfant est dans les deux cas utilisé pour faire souffrir l’autre.

G. de Montmorency : Je cite : « Elle m’explique que, pour elle, il n’y a aucun problème de garde sur notre enfant, car c’est le sien. ». C’est le sien ??? Je lis également : « PMA en Espagne » -> Nous y sommes : la marchandisation des corps, l’enfant est devenu un objet. C’est le mien ! Non, c’est le mien !! Triste époque… Avec la PMA, et bientôt la GPA, sous un faux prétexte de modernité, d’égalité ou de je ne sais quoi, notre société s’enfonce dans de plus en plus d’individualisme et de marchandisation des corps. Quelle tristesse !

GuPi : C’est le problème fondamental de la PMA/Gpa, la propriété… a qui « appartient » l’enfant en suite. Celui qui parle de moral, de Dieu, de nature est soit un hypocrite ou un idiot. C’est un problème capitaliste de notre société de consommation. Mais un enfant ne doit pas devenir un produit de consommation…

Lecteur du ghetto : Quant à l’homosexualité, il y a une contradiction fondamentale à exiger l’enfantement… et vouloir « faire comme » les hétéros…Adopter un enfant, c’est une chose (morale et particulièrement admirable). En fabriquer en empruntant la semence d’autrui tout en niant sa parenté (et éventuellement en marchandisant tout ça), c’en est une autre (que je ne peux pas soutenir).

Mètre des phynances : tiens tiens, pour une fois ce n’est pas le mâle (d’où vient tout le mal) qui joue le rôle du méchant dans un article du « monde ». Étonnant…

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

25 octobre 2019, discuter PMA, c’est interdit par les LGBT

10 octobre 2019, Les anti-PMA sont-ils décroissants ?

24 septembre 2019, PMA, qui voudrait vivre sans père ? (synthèse)

On ne naît pas lesbienne, on le devient

Nous sommes assignés par notre naissance à un sexe déterminé, sauf erreur programmatique de nos gènes X/Y. Mais notre identification à un sexe déterminé est une autre histoire, complexe. Un interview de Muriel Robin par LE MONDE* nous donne quelques indications sur le formatage culturel que nous subissons dans notre enfance, ce qui s’appelle socialisation primaire.

Dans votre famille, c’était, dites-vous, « pas de bisous, pas de câlins ». Comment le viviez-vous ?

On ne se touchait pas. Ce n’était pas dur parce que c’était comme ça. Ma mère disait à mes deux sœurs et moi : « On ne va pas se lécher la gueule le soir pour se relécher la gueule le matin. On a autre chose à foutre. » Chez ma meilleure amie, Dominique, j’ai découvert que cela pouvait être autrement. Avec sa maman, Simone, elles se mettaient dans le salon pour regarder la télé et moi je m’asseyais au pied du fauteuil en me disant : « Elle va peut-être me toucher, me caresser les cheveux. » Je me pâmais ! J’allais là-bas davantage pour la petite papouille de Simone que pour voir ma copine ! J’y ai appris une autre langue, celle de l’affection, de la tendresse. (ndlr : quand les papouilles de la maman font défaut, on les attend d’une autre femme)

Et votre père, qui aurait rêvé que vous, la cadette de la famille, soyez un garçon, vous apprenait le bricolage…

J’étais une fille contrariée. Mon père – phagocyté par le charisme de ma mère – n’était pas un père, mais un pote. Il était timide, parlait peu, était incapable de téléphoner ou d’écrire à quelqu’un. Ça matchait bien entre nous quand j’étais en garçon, qu’il m’apprenait à changer un moteur de voiture. Et pour ma mère, cela palliait ce qui manquait à mon père. Résultat : ils appuyaient tous les deux, sans le savoir, sur le garçon qui était en moi, et dont je me suis défaite il n’y a pas si longtemps que ça. Et encore, il y a de beaux restes ! (ndlr, quand le couple parental dysfonctionne, difficile pour la fille de vivre le complexe d’Oedipe en tant que fille)

Cela signifie quoi, « avoir un garçon à l’intérieur de soi » ?

Cela signifie qu’à l’âge des premiers flirts, avec un homme, il faut être pote. Il n’y a jamais la séduction, la fragilité. On est d’égal à égal. S’il fait des trucs de garçon, je le fais avec lui comme je le fais avec mon père. Donc ça complique un peu les rapports amoureux et la féminité. (NDLR, cela conforme que le fait d’être élevé comme garçon plutôt que comme fille rend difficile le rapport à l’autre sexe)

Pourquoi avoir accepté cette carte blanche pour « Les Monologues du vagin » ?

J’avais déjà failli les jouer mais comme je n’étais pas très bien avec mon homosexualité, je n’imaginais pas avoir des affiches dans Paris avec mon nom et le mot « vagin ». Je redoutais qu’en promo on me demande : « Alors vous, Muriel, en tant qu’homosexuelle, pourquoi Les Monologues du vagin ? » Déjà quand j’entendais le mot « homosexualité » je devenais toute rouge, tellement j’étais mal à l’aise. J’avais l’impression que le mot clignotait sur moi, je le vivais mal. Maintenant c’est fini, mais ça ne fait pas si longtemps que cela. Je suis tranquille : je ne suis pas homo, je suis moi. Je n’ai pas à me justifier de ma vie, d’avoir été avec un homme avant d’être avec Anne. Je dois être bisexuelle, c’est pour cela que je n’ai jamais fait de coming out. C’est ma normalité.

Conclusion : homosexualité ou bisexualité, il n’y pas à critiquer, la destinée de chacun échappe souvent à notre libre arbitre. Chacun fait ce qu’il veut du moment que cela ne nuit pas au long terme, c’est là un des grands principes de l’écologie. Une critique cependant, l’artiste Muriel est aussi un porte-parole. Mais elle n’a pas l’air d’être concerné par la question écologique ! Si elle a été sur la terre des jaguars ou sur la piste des bonobos, c’est seulement sur invitation. On ne naît pas écolo, on le devient, comme l’indique le livre de Michel Sourrouille.

pour en savoir plus, notre article antérieur :

Sexe et enfant, l’homosexualité en lutte contre la nature

* LE MONDE du 4-8 mars 2018, Muriel Robin : « Je ne suis pas homo, je suis moi »

Les JO de Tokyo, à éviter absolument

C’est le bonheur, les Jeux olympiques de Tokyo, à huis clos et sous état d’urgence. Après le report des Jeux d’un an (de 2020 à 2021), le renoncement, en mars, à la venue des spectateurs de l’étranger, puis la décision de vider les stades, ces JO méritent leur surnom de « Jeux de la pandémie ». La flamme olympique était arrivée à Tokyo le 9 juillet, presque en catimini dans le nouveau stade olympique, totalement vide. La cérémonie d’ouverture se déroulera le 23 juillet également en l’absence de spectateurs. L’augmentation du nombre des cas de contamination début juillet – dont 30 % dus au virus Delta, plus transmissible –, a conduit le gouvernement à réinstaurer l’état d’urgence pour faire face à une quatrième vague épidémique.

La marchandisation des pratiques de loisir  transforme le plaisir de vibrer par soi-même en un spectacle de masse assuré par des professionnels. Cette dénaturation du sport-amateur accompagné par du bénévolat se retrouve dans la pratique du football, du vélo, de la voile, etc. La pandémie actuelle a cela de bien qu’elle arrête tous ces jeux de cirque et, même si c’est temporaire, on peut espérer que les graines d’un avenir sans abrutissement des masses ont été semées. La devise olympique « citius, altius, fortius » (plus vite, plus haut, plus fort) devrait être remplacée par la devise des écolos : « aller moins vite, partir moins loin, agir avec douceur. » L’écologie politique devrait mettre à son programme la suppression des Jeux Olympiques.

Pour en savoir plus sur les JO grâce à notre blog biosphere :

20 septembre 2020, NON aux Jeux Olympiques à Paris en 2024

27 janvier 2018, Bizarre, une loi d’exception pour les Jeux Olympiques

4 juillet 2017, Tokyo2020, Paris2024, des jeux olympiques dispendieux

2 septembre 2016, Que retenir des JO 2016 au Brésil : la fin de records

3 août 2012, Les sportifs oublient leurs limites aux Jeux Olympiques

31 juillet 2012, Le CIO (Comité international Olympique), une caste détestable

31 juillet 2012, les Jeux Olympiques nous font oublier l’essentiel

30 juillet 2012, l’abominable histoire des Jeux Olympiques

29 juillet 2012, Les Jeux Olympiques, une simple histoire de fric

28 juillet 2012, bilan des Jeux Olympiques, écologiquement décevant

17 février 2012, 2020, en finir avec les Jeux Olympiques

5 octobre 2009, à quoi servent les JO ?

17 novembre 2008, supprimons les JO

9 août 2009, le sens des limites (aux JO)

8 août 2008, les JO ? Plutôt courir pieds nus !

31 mai 2008, un CIO totalitaire

9 avril 2008, esprit olympique ???

Julien Denormandie, ministre anti-écolo

Julien Denormandie, ministre de l’agriculture, signe une lettre, avec dix autres ministres croissancistes, appelant la Commission à reporter la publication d’un texte qui doit permettre de mieux protéger la biodiversité : « Cette stratégie se réduit à des considérations environnementales en ne tenant pas compte des aspects socio-économiques…  Nous nous opposons fermement à toute proposition législative sur la planification et la surveillance des forêts… Un tel instrument créerait un fardeau administratif sans précédent… »

Commentaires sur lemonde.fr :

JMBZH : Lamentable, ce ministre, toujours accroché à l’ancien monde et défenseur de l’agriculture et sylviculture selon les vieilles méthodes qui ne connaissent que la production à tout crin, peu importe la biodiversité. À virer!

Barnaour : Le ministre de l’agriculture est d’une grande cohérences avec sa vision mercantile de la nature et de son absence totale d’intérêt pour les conséquences. sur l’environnement liées à une sur-exploitation des milieux naturels. Comme son patron, c’est l’homme des lobbys pour lesquels il a travaillé dur dès son entrée en fonction. Nul doute que cet homme politique laissera une trace d’infamie sur son ministère lorsqu’il le quittera pour rejoindre un poste à responsabilités grassement payé pour services rendus dans une des firmes dont il n’a cessé de défendre les intérêts.

Antonis Tilou : C’est l’illustration parfaite du ”En même temps” macronien. La ministre de l’environnement prétend protéger la forêt que le ministre de l’agriculture préfère dévaster. À ce jeu là, ce sont toujours les plus brutaux qui gagnent.

Friscou : On pourrait penser que le terme « agriculture » impliquerait un respect de la nature, il n’en est rien il devrait s’appeler ministre de « l’industrie agricole », ce serait plus clair et en rapport avec les prises de positions des différents ministres ayant occupés le poste. Souvent sous la pression de la FNSEA et des industriels de la chimie.

a.ferrier : J’en arrive à me demande si tous les tenants fanatiques du productivisme effréné ne seraient pas, au fond, plus bêtes que cupides. Quand ils auront tout désintégré (les sols, l’air, les végétaux naturels) pour gagner un dernier petit sou, que vont-ils faire ? Voient-ils/elles seulement plus loin que le bout de leur compte en banque ? Alors, le reste de l’humanité peut bien s’entasser entre des parkings en béton, des usines polluantes et des forêts uniquement constituées de l’espèce la plus rentable de peupliers pour les meubles suédois…

Mar56 : Ajoutons la PAC qui continue de distribuer les subventions aux gros exploitants, sous couvert de greenwashing… Les lobbys sont trop puissants, tout est perverti. Moi qui gardait un espoir d’évolution positive, d’espoir en l’homme tout simplement, je déchante…

Michel SOURROUILLE : Les ministres changent et ils restent les mêmes. Voici ce que disait en 2017 Nicolas Hulot, ministre de l’écologie, lors de la préparation des États généraux de l’alimentation (EGA) : « J’ai très mal vécu ce moment, la façon dont Stéphane Travert ministre de l’agriculture a pris les commandes de ce chantier m’a profondément énervé. J’ai une telle dissension avec Travert que je n’arrive plus à communiquer avec lui. Les propos de ce ministre, renvoyant dos à dos tous les modèles (intensifs, bio…) ne peuvent en fait servir d’orientation… Les producteur(rice)s bio de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) dénoncent fin juillet 2017 un renoncement politique historique. Par décision du ministre de l’Agriculture, aucun budget pour les aides à l’agriculture biologique ne sera engagé dans les 3 prochaines années. Aucune nouvelle conversion biologique ne sera donc possible.

Rappelons l’éditorial du MONDE du 2 juin 2018 : «  L’interdiction de diffuser des publicités pour l’alimentation transformée, facteur d’obésité chez les enfants ? Rejetée. L’interdiction des élevages hors sol de poules pondeuses en cage, autre promesse de campagne d’Emmanuel Macron ? Rejetée. L’interdiction des pratiques brutales dans la production animale, la castration à vif, le broyage de poussins vivants ? Rejetée. La vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, qui permettrait de protéger autant les personnels, soumis à des cadences intenables, que les animaux ? Renvoyée à des expérimentations. Même l’interdiction des épandages de pesticides à proximité des lieux de vie a été écartée. » Le titre de cet éditorial est sans ambiguïtés : «  Loi alimentation : une défaite environnementale. » Notons que c’est Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture, qui gagnait les arbitrages alors que Nicolas Hulot était ministre de l’écologie.

Pour en savoir plus, lire « Nicolas Hulot, la brûlure du pouvoir »

L’étoile jaune pour les non vaccinés ?

Lundi 12 juillet 2021, Emmanuel Macron a mis la pression sur les non-vaccinés pour éviter une nouvelle vague de Covid-19 alors que le virus repart à la hausse dans tous les territoires avec le variant Delta. Le président de la République a même décidé d’imposer le passe sanitaire à l’entrée de la plupart des lieux publics et a rendu la vaccination obligatoire pour les soignants et ceux au contact des personnes fragiles, avec des sanctions à la clé. Les annonces du chef de l’État visant à inciter à la vaccination ont provoqué une ruée des Français pour prendre rendez-vous et se faire vacciner. En soirée le ministre de la santé, Olivier Véran, a annoncé que les personnels soignants qui ne seront pas vaccinés au 15 septembre ne pourront plus travailler et ne seront plus payés. Les employeurs – agences régionales de santé, directions d’établissement, Assurance-maladie – « seront habilités à effectuer des contrôles comme ça existe déjà dans le droit commun pour d’autres maladies, notamment l’hépatite B », a détaillé le ministre. Alors vaccination obligatoire pour tous et toutes ?

Du point de vue des écologistes, plutôt anti-vaccins, le choix collectif devrait être formulé de façon abrupte. Soit nous misons sur la sélection naturelle, le vaccin n’est pas obligatoire, les mesures de confinement sont facultatives, nous laissons nos défenses immunitaires se renforcer naturellement et tant pis pour les plus faibles, le tri médical est un passage obligé vu l’explosion d’hospitalisations. Soit, à l’image de ce qui se passe pour les enfants, la vaccination est obligatoire pour tout le monde, mais une population de plus en plus nombreuse est de plus en plus fragilisée face aux atteintes virales et microbiennes. L’obésité et les comorbidités se généralisent, et un jour ou l’autre une mutation d’un des vecteurs de la sélection naturelle envoie de toute façon à trépas une grande partie de l’espèce humaine. Le problème, c’est que notre société se refuse à aborder les choix fondamentaux et préfère laisser les gens dépérir dans l’assistanat et la contrainte sociale.

Nos articles antérieurs sur l’obligation vaccinale :

25 mars 2015, La vaccination obligatoire contre la sélection naturelle

extraits : Le Conseil constitutionnel vient de juger que le caractère obligatoire de la vaccination, présent dans le code de la santé publique, n’était pas contraire à la Constitution de 1958. Mais pour certains écologistes le débat « pour ou contre la vaccination » dépasse largement la problématique de l’article du MONDE : liberté individuelle contre « stalinisme vaccinal », caractère potentiellement toxique de certains adjuvants contenus dans les vaccins, injection de telles substances dès la première année de vie alors que le système immunitaire du nourrisson est fragile, fait que la France est en Europe le seul pays avec l’Italie à imposer cette injection aux enfants…

7 juillet 2021, Vaccination obligatoire et acceptation sociale

extraits : La vaccination obligatoire pour tous, c’est bien déjà le cas pour les enfant. Alors, peut-on contraindre les adultes à se vacciner contre le SARS-Cov2 ? Sélection naturelle ou immunité collective vaccinale ? La question de l’acceptabilité sociale est cruciale dans un système démocratique. Convaincre plutôt que contraindre… 

articles de référence sur lemonde.fr :

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/13/plus-de-900-000-candidats-a-la-vaccination-apres-les-annonces-d-emmanuel-macron_6088123_3244.html?contributions

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/07/12/allocution-d-emmanuel-macron-passe-sanitaire-etendu-tests-pcr-payants-obligation-vaccinale-pour-les-soignants-le-resume_6088062_823448.html?contributions

https://www.lemonde.fr/sante/article/2021/07/13/covid-19-l-obligation-vaccinale-imposee-aux-professionnels-de-sante-ne-manque-pas-de-faire-reagir_6088083_1651302.html

Insécurité alimentaire et surpopulation

Le Covid-19 a été un accélérateur des crises alimentaires. Depuis le début de la pandémie, la malnutrition a progressé, exacerbée par les mesures de restriction prises partout dans le monde pour tenter d’endiguer le SARS-CoV-2. Files d’attente interminables devant les distributions des banques alimentaires des grandes villes européennes ; paysans africains devant jeter leurs récoltes faute d’avoir pu leur faire traverser les frontières ; travailleurs du secteur informel (restauration, coursiers, saisonniers…) se retrouvant sans emploi et sans filet de sécurité dans les mégalopoles du monde entier. L’ONU estime ainsi à 9,9 % la part de la population mondiale souffrant de faim chronique (contre 8,4 % un an plus tôt), avec de profondes disparités régionales : en Afrique, plus d’un habitant sur cinq ne mange pas à sa faim. Néanmoins, les observateurs de l’ONU en conviennent : la pandémie n’est qu’un révélateur de fragilités plus profondes. « Le Covid-19 n’est que la partie émergée de l’icebergs. Conflits armés, chocs climatiques et crises économiques, ces facteurs majeurs de malnutrition surviennent simultanément, interagissant au détriment de la sécurité alimentaire. »

Dans cet article du MONDE, aucune référence à la surpopulation pour expliquer la famine ! Voici pour compenser quelques commentaires malthusiens :

Michel SOURROUILLE : « Entre 6 100 et 12 200 personnes pourraient mourir chaque jour de sous-alimentation avant la fin de 2021. » dit l’article. Mais il y a 4,66 naissances dans le monde chaque seconde, soit 280 par minute ou 403 200 par jour (soit peu plus de 147 millions par an en 2017). La relève est assurée, l’humanité déjà surpeuplée peut se permettre quelques morts de plus. Il faut traiter par l’ironie un article qui aborde plein de sujets, mais jamais le problème central posé par la famine, la hausse spectaculaire du nombre d’humains qui, multiplié par notre pouvoir de destruction avec nos techniques démesurées et nos consommations sans limites, scie la branche sur laquelle nous sommes haut perchés. La chute sera brutale. Comme l’écrivait Malthus dès 1798, famine, guerres et épidémies sont la rançon de notre désinvolture…

Corrigō : « À ma naissance, la population mondiale comptait un milliard et demi d’habitants. Quand je suis entré dans la vie active, vers 1930, ce nombre atteignait déjà deux milliards. Il est de six milliards aujourd’hui, et il atteindra neuf milliards dans quelques décennies, à croire les prévisions des démographes. Cette croissance a exercé d’énormes ravages sur le monde. Ce fut la plus grande catastrophe dont j’ai eu la malchance d’être témoin. » (Claude Levi-Strauss, mars 2003.) L’insécurité alimentaire n’est qu’un des nombreux effets de la bombe D(émographique).
https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/16/trop-d-humains-pour-la-planete_5424231_3244.html

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/30/le-nigeria-bombe-a-retardement-demographique_5416621_3212.html

Corentin  : C’est une évidence, c’est l’éléphant qu’on cache sous le tapis en faisant semblant de ne pas le voir.

Didier De Wagram : Il faudrait absolument une politique de l’enfant unique, comme naguère en Chine. Ou de vastes programmes de vasectomie (volontaire, certes …)

scrongneugneu : Eh oui, quand la croissance de la population d’une espèce dépasse les facultés productives de son biotope, la population de l’espèce en cause se régule par mort et/ou par migration vers d’autres biotopes. L’espèce envahissant de nouveaux biotopes peut provoquer une dérégulation de ces biotopes conduisant à reproduire le problème initial : mort ou migration vers d’autres biotopes. Si tous les biotopes ont été conquis, seul reste la régulation de la quantité de population de l’espèce pour assurer sa survie. Comme dans les bons films : toute ressemblance avec l’espèce humaine est fortuite et bien involontaire.

O-Sidartha : Mais pour d’autres maintenant le tourisme spatial est possible…