« Au bord de l’effondrement » dit un rapport

« Si l’humanité a immensément prospéré ces dernières décennies, la manière dont nous avons atteint cette prospérité fait qu’elle a été acquise à un coût dévastateur pour la nature », indique un rapport de 600 pages commandé par le gouvernement britannique. Le produit national brut (PNB) par habitant a doublé au niveau mondial depuis 1992 mais le « capital naturel » (plus précisément l’estimation des bénéfices que les humains tirent de services offerts par la nature) a chuté de 40 % par tête. « Nous sommes totalement dépendants de la nature, » avertit dans la préface David Attenborough. « Elle nous fournit l’air que nous respirons et tout ce que nous mangeons. Mais nous l’abîmons tellement que beaucoup de ses écosystèmes sont au bord de l’effondrement. » Coordonné par Partha Dasgupta, le rapport souligne qu’une réorientation de la société croissanciste nécessite « une ambition, une coordination et une volonté politique semblable, voire supérieure, au plan Marshall.

Quelques commentaires sur lemonde.fr :

Kiki6917 : Rien de nouveau sous le soleil, mais comme toujours on oublie l’effet de la démographie mondiale qui est le facteur déclenchant de beaucoup de désastres écologiques (et humains par ricochet). Si on doit avoir un plan Marshall sur le modèle de croissance, il doit intégrer un volet contrôle des naissances sinon ce sera voué à l’échec ; mais ce sujet n’est jamais abordé par aucune organisation en tant que tel.

Pierre-Marie Muraz : La décroissance est l’avenir à condition qu’il y ait moins d’humains… Pas de bol la démographie galope depuis deux siècles ! Chance la décroissance a commencé avec la Covid-19 !

He jean Passe : Deux croissances sont à stopper : celle de la consommation (y compris de nourriture dans les pays riches, qui se baffrent de viande et de produits hyper transformés, sucrés, salés…) et la croissance de la population dans les pays pauvres qui nous mènent plus encore (on arrête difficilement la démographie) vers les famines et guerres généralisées.

Keuta : Sachant que l’empreinte carbone d’un européen est en moyenne 8 fois supérieure à celle d’un africain, même si la dynamique démographique ne changeait pas en Afrique (ce qui n’est pas le cas), la démographie a bon dos pour surtout ‘e rien changer à nos habitudes. Mais bon, le néo-malthusianisme rassure apparemment les boomers

Michel SOURROUILLE : Keuta, tu n’écoutes pas les autres. « Hé j’en passe » explicite clairement qu’il faudrait agir à la fois par la déconsommation et la dépopulation, et toi tu attaques au néomalthusianisme, l’idée de faciliter la contraception et la libération de la femme. Peut-on ne pas être d’accord avec tout cela, l’interdépendance des mécanismes socio-économiques ?

R3 D3 : Il faut faire moins d’enfants, ne plus prendre l’avion et la voiture, et drastiquement moins consommer. Monsieur Macron et les libéraux, l’Histoire vous retiendra comme les derniers avatars du capitalisme à œillères, qui auront contribué à nous précipiter dans l’abîme ?

le sceptique : Je lis le digest de ce rapport, qui traite la nature « comme un actif » en vue de la « croissance soutenable ». C’est donc une pièce du capitalisme vert. Ne vous excitez pas les décroissants, les Etats, les financiers et les industriels conduisent toujours le cours de vos vies, simplement ils vont opérer des transitions comptables dans les métriques du « bonheur » afin d’y retrouver leurs petits et de vous adapter à ce nouveau cadre.

Aldo : Qu’il ne puisse y avoir de croissance infinie dans un monde fini, on le sait depuis au moins 50 ans. Mais alors pourquoi Le Monde continue t-il « en même temps »,a faire la promo d’une politique centriste et libérale, qui n’a jamais et ne remettra jamais en question la croissance a tout prix comme seul paradigme ? Schizophrénie ? Dissonance cognitive ?

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9 réflexions sur “« Au bord de l’effondrement » dit un rapport”

  1. @ Michel

    « Quant à la démographie, comme toujours nous trouverons les (néo)malthusiens pour nous rappeler et nous rabâcher que tout part de là etc. »

    Ne déforme pas ce que disent les malthusiens, ils ne disent pas que tout démarre de là, mais que la démographie y contribue ! Désolé mais 4 milliards d’africains en 2100 selon les projections de l’Onu, c’est +4 milliards de consommateurs ! Enfin 3 milliards supplémentaires par rapport à notre 1 milliard actuel

    En outre la pollution n’est pas le seul problème, mais aussi la survie des espèces animales et végétales ! 3 milliards d’africains supplémentaires c’est aussi 3 milliards d’africains supplémentaires qui vont manger de la viande et du poisson supplémentaires ! Penses tu que les poissons parviendront à se renouveler dans ces conditions là ?

    1. Alors arrête ton char ! Un corps biologique africain a les mêmes besoins alimentaires qu’un corps biologique européen ! Les africains ont les mêmes besoins alimentaires calorifiques que les européens.

      Ne parlons pas du logement, tu comptes les loger comment ces 3 milliards d’africains supplémentaires ? En puisant le sable et en bâtissant des immeubles en béton comme en Chine ? Il faudra aussi que les africains se tassent à 15 personnes dans un studio ?

      Alors que les africains veuillent accroître leur niveau de vie, je veux bien mais dans ce cas qu’ils fassent comme les européens qui limitent leur démographie, car sinon ça sera mathématiquement impossible d’élever le niveau de vie pour 4 milliards d’africains c’est certain !

      1. Enfin selon le GIEC, les occidentaux représentent 15% de la population mondiale pour 35 % de la population mondiale, c’est certes trop élevée, mais ça n’empêche pas moins que les 85% de la population mondiale pollue à hauteur de 65%.

        Donc stop au mythe de Michel qui veut faire croire que les pays pauvres ne polluent pas du tout ! Ce n’est pas parce qu’ils polluent moins qu’ils ne polluent pas ! Donc s’ils sont plus nombreux ils pollueront plus aussi !

        1. – « Ne déforme pas ce que disent les malthusiens, ils ne disent pas que tout démarre de là  » (BGA)
          Je suis heureux d’apprendre qu’enfin les malthusiens ne pensent plus le problème du «surnombre » comme LE Problème N°1.

          -« Donc stop au mythe de Michel qui veut faire croire que les pays pauvres ne polluent pas du tout ! »
          C’est bien ce que je disais. D’un côté nous avons le clan des apôtres du Pasteur, dont bien sûr tu fais partie, c’est le camp des BONS et des GENTILS, et des gens honnêtes qui ne déforment rien, qui ont les pieds sur Terre et qui ont tout compris. C’est le camp de ceux qui veulent vraiment sauver la planète, le climat, les océans, les baleines, les ours, les lions, les loups et Jean Passe.
          Et de l’autre nous avons le camp des MYTHOS et des salauds, et de ceux qui font du cinéma, qui croient qu’il n’y a pas de limites, que la Terre peut porter 100 milliards d’êtres humains, et patati et patata. Misère misère.

          1. « Je suis heureux d’apprendre qu’enfin les malthusiens ne pensent plus le problème du «surnombre » comme LE Problème N°1.  »

            Ben si ! Il y a 2 leviers principaux qui augmentent la pollution, la surconsommation et la surpopulation, donc il faut agir sur les deux leviers qui sont deux problèmes N1 a Ex æquo !

  2. Bonnes remarques de Peps72 (02/02/2021) :
    – « Des dizaines de spécialistes qui bossent pendant 2 ans pour pondre un rapport de 600 pages qui nous dit qu’il faut « rééquilibrer le lien entre l’être humain et la nature »… en voilà un scoop. [etc.]

    – @Michel29 Mais ce serait pas plutôt le boulot des mecs d’Oxford qui ont bossé 2 ans et pondu 600 pages que de trouver des solutions aux vrais problèmes inhérents aux défis écologiques? Ca fait 40 ans que les économistes de France et de Navarre pondent des rapports de 600 pages sur le chômage, et pourtant y’a toujours du chômage en France, comme si ces mêmes spécialistes avaient finalement besoin de ce chômage pour justifier la production de rapports de 600 pages dénonçant le chômage justement… »

    1. Ben oui, moi aussi je pourrais en remplir 600 pages. Ben oui, tous ces problèmes (évidemment liés) occupent beaucoup de monde. Tout ce joli monde s’ennuierait si le monde tournait rond, si tout allait bien. Pondre des rapports, ou des livres, des BD, des chansons etc. ça occupe, en attendant. Et en même temps ça permet de se faire croire qu’on agit. Et en même temps ça alimente le Show, donc le Système. En attendant.

  3. – « Kiki6917 : Rien de nouveau sous le soleil, mais comme toujours on oublie l’effet de la démographie mondiale »

    En effet rien de nouveau, les chiens aboient et la caravane passe. On a juste oublié de rappeler combien de rapports ont été pondus depuis le plus célèbre, celui de Rome. Mais peu importe puisque ce énième rapport (ou rappel) ne servira à rien. Puisqu’il ne PEUT servir à rien.
    Quant à la démographie, comme toujours nous trouverons les (néo)malthusiens pour nous rappeler et nous rabâcher que tout part de là etc.

    1. Keuta : « la démographie a bon dos pour surtout ne rien changer à nos habitudes.»
      En effet, la question du «surnombre» est le parfait alibi. Seulement, d’un point de vue (néo)malthusien celui qui parle comme ça est de facto classé dans le camp d’en face. D’un côté le clan des apôtres du Pasteur (les bons, ceux qui ont les pieds sur Terre et qui veulent sauver la planète, le climat et la biodiversité) et de l’autre le camp de ceux qui croient qu’il n’y a pas de limites, que la Terre peut porter 100 milliards d’êtres humains et patati et patata. Alors tout «naturellement» Keuta se fait rentrer dedans.
      Seulement dès le début Keuta dit deux choses vraies. Et les «il faut, il faudrait etc. » (yaca et blablabla ) ne font rien avancer du tout. Ce genre de «débat» ne peut donc (lui non plus) que servir à rien. Si ce n’est à entretenir des tensions.
      Aldo pose les bonnes questions, mais là encore rien de nouveau sous le soleil.

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