démographie dans un dictionnaire (im)pertinent

Rares sont les livres qui abordent la question démographique du côté malthusien. Ainsi ces quelques extraits du « Petit dictionnaire impertinent de la planète  » de Jacques-Rémy Girerd.

Arithmétique : Le nombre d’individus décédés depuis l’aube de l’humanité vient d’atteindre le chiffre record de 100 milliards. Le volume global de cette masse équivaut à 7 milliards de mètres cubes. Comment expliquer alors que la cascade ininterrompue des générations d’Homo sapiens, qui totalise un volume consolidé de 152 millions de mètres cubes, n’a pas été fichu de trouver le moyen de réguler son propre impact démographique sur cette si petite planète autrement que de façon belliqueuse. (p.21)

Décroissance : la décroissance prône la réduction de l’empreinte écologique de chacun. Pour ceux qui veulent pousser le bouchon plus loin, ils peuvent s’appliquer la règle des trois « J », j’évite de prendre ma voiture, j’évite de gaspiller l’eau, j’évite de faire des gosses. (p.37)

Démographie : Nous sommes près de 8 milliards d’êtres humains : trop de bouches à nourrir ! Trop de pots de cheminée ! Trop d’effluents pollués ! Comment aller vers une décroissance démographique soutenable ? Certains pensent que les mesures politiques à adopter sont de nature coercitive. Les détracteurs du malthusianisme crient au totalitarisme. Que faire ? A la manière des gouvernements qui, pour réduire leurs effectifs de la fonction publique, n’ont remplacé qu’un retraité sur deux, on pourrait ne remplacer qu’un décès sur deux. Une diminution par deux à chaque génération. En 900 ans, on arrive générations après générations à réduire significativement la population mondiale. Le dernier stade étant un resserrement à un couple d’individus, un nouvel Adam et une nouvelle Eve. L’humanité pourra alors reparti de zéro et essayer de mieux faire. Providentiel, non ? (p.40)

Planète : La planète Terre est saturée de bipèdes reproducteurs : 10 milliards en 2050, d’après un rapport de l’ONU. Et la croissance démographique n’est pas prête à s’inverser. Cette situation insoutenable va bousculer de façon monumentale l’écosystème planétaire. Alors que faire ? Une réponse salvatrice serait d’expédier une partie de nos congénères sur une autre planète. Dans un premier temps on pourrait y envoyer les plus riches, ceux qui pourront se payer le voyage ! Quant aux sale petits cons infortunés, une formule de charter intergalactique financée grâce à une plate-forme de crowdfunding trouverait sûrement une foule de généreux donateurs. Cosmi-comique, non ? (p.108)

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17 réflexions sur “démographie dans un dictionnaire (im)pertinent”

  1. Enfin, je dirai qu’il faut redéfinir le Progrès, en arrêtant de dire que c’est le Génie humain avec ses soit-disant lumières philosophiques qui permet le Progrès, mais que c’est bel et bien, et seulement elle, l’Énergie que veut bien nous fournir la planète Terre qui permet le Progrès. Parce qu’il faut bien admettre, que jusqu’à présent, il n’y a aucun ingénieur qui a réussi à faire avancer sa voiture en branchant le moteur à son cerveau, aussi intelligent soit il !

    La définition du progrès dont on nous martèle la tête à la Goebbels est une véritable escroquerie intellectuelle !

    Et pour avancer positivement sur le plan écologique et démographique, je pense qu’il va falloir commencer par fournir une définition plus crédible du Progrès dans les esprits du plus grand nombre, à commencer par la communauté scientifique !

  2. Selon moi, les voyages interstellaires c’est mort à 100% , je n’émets même pas une probabilité de 0,01% qu’on puisse coloniser d’autres planètes. Et pour cause ? Les causes sont multiples, mais bon principalement énergétique ! D’ailleurs je vais être sympa, je vais fonder mon avis en me référant à un scientiste ultra-optimisme sur la conquête spatiale, et donc me fonder sur les chiffres de ce scientiste optimiste de la conquête. Alors je ne vais pas les marquer ici, je vais vous donner directement ses sources, il présente tous les chiffres sur une conférence en vidéo sur youtube intitulée : « Le voyage interstellaire » de Rolland Le Houq

    Bon comme vous aurez compris, actuellement, il faut mobiliser toute l’énergie électrique produite dans le monde pour propulser 3/4 zouaves à seulement une dizaine d’années lumière de la Terre .

    1. Bref, il faut que tous les terriens sans exception ne tirent plus d’électricité pour tout mobiliser dans le vaisseau afin de propulser 3/4 zouaves. Fini les cafetières, les machines à laver, le lave vaisselle, nos portables nos ordinateurs, etc il faut garder toute l’énergie pour le vaisseau (et ce n’est pas moi qui le dit, regardez cette conférence vidéo en entier)

      Mais, comme il le dit lui-même, il ne faut pas que l’énergie qui se doit d’être consacrée à la conquête spatiale ne mobilise au-delà de 3 à 5 % de ce que l’on produit comme énergie dans le monde. Alors, avec une population de consommateurs qui augmente, je redoute à ce qu’il doive revoir à la baisse ces 3 à 5%. En rappelant qu’actuellement il faut mobiliser 100% de l’énergie produite afin de coloniser une autre planète. Alors aujourd’hui avec 3 à 5% c’est pas bésef comme dirait Mémé Jacqueline…

      1. Une autre vidéo, d’un astrophysicien du CNRS intitulée « Nous N’Irons Jamais Explorer Une Exoplanète  » sur le site « Çà se passe la-haut ». Alors ici on a une simulation pour tenter d’atteindre une planète à seulement 10 années lumière, et à la fin il précise qu’il faudra encore multiplier x 50 les données qu’il a fourni pour atteindre la planète la plus crédible pour y vivre.

        Autant dire que c’est bel et bien mort cette conquête spatiale, surtout avec une population de consommateurs qui continuent de croitre de 90 à 100 millions d’individus chaque année.

        1. – «Selon moi, les voyages interstellaires c’est mort à 100% , je n’émets même pas une probabilité de 0,01% qu’on puisse coloniser d’autres planètes. »
          Sur ce point je ne te contredirais pas, d’autant plus que je ne maîtrise pas les probas et les % aussi bien que toi.
          J’aurais préféré que tu nous calcules les probabilités pour le Meilleur des Mondes (lire ou relire à 13h05)

  3. – « […] Le dernier stade étant un resserrement à un couple d’individus, un nouvel Adam et une nouvelle Eve. L’humanité pourra alors reparti de zéro et essayer de mieux faire. Providentiel, non ? »

    Je l’aime bien celle-là, en plus elle laisse planer un petit espoir. Quoique. Toujours dans la pertinence, ou l’impertinence, c’est comme on veut, c’est formidable, oui quoique ! Parce que faut-il qu’à la fin il reste encore un Adam et une Eve. Eh oui. Alors admettons, supposons…
    Si je devais être cet Adam, encore vert, je pense que je me foutrais pas mal que mon Eve soit petite ou grande, maigre ou grosse, blanche ou noire, poilue ou pas. Non le problème n’est pas là, faudrait déjà qu’elle ne soit pas trop vieille, eh oui. C’est pas que j’aime pas les roses fanées, mais quand même. Pour faire des boutures mieux vaut qu’elles soient fraîches, non ?

    1. Plus sérieusement, quoique, je crains qu’à la fin il ne reste plus que le dernier Homme. Peu importe le genre ou le transgenre je vous laisse imaginer la scène. Le dernier Homme trônant fièrement sur une montagne de cadavres et de déchets.

  4. Et oui, pas de plan B pour les voyages interstellaires, nous sommes condamnés à tout jamais à rester sur Terre ! Quand on voit l’énergie nécessaire juste pour envoyer 3 clampins sur la lune (qui est juste à côté de notre Terre), alors je n’imagine même pas ce qu’il faudrait réunir comme énergie juste pour envoyer 1000 individus sur Mars…beaucoup plus loin que la Lune…

    Hélas, il n’y a pas le choix, il faut appliquer le plan Chinoises sévères, Beurettes dominatrices, Blackettes sauvages, fourbesses Indiennes et Vilaines Morano pour l’Europe.

    1. En outre, il faudra mettre en place un système mondial pour gérer les pensions alimentaires des Caisses d’allocations familiales, afin qu’aucun homme ne puisse échapper à subvenir aux besoins de ses enfants, si un homme ne verse pas les pensions alimentaires auprès de ses enfants ou, se retrouve au chômage alors il faudra lui imposer des travaux forcés dans les boulots les plus pénibles afin qu’il puisse honorer les pensions alimentaires. Vous allez voir, ça va en calmer plus d’un à faire des gosses à droit à gauche…

    2. je pense moi aussi qu’il est très peu probable que l’homme aille un jour coloniser d’autres planètes. Et c’est aussi bien comme ça. Par contre ce qui n’est pas à exclure c’est «le Meilleur des mondes» (Huxley). La devise est «Communauté, Identité, Stabilité».
      Dans ce monde là les enfants sont produits à la chaîne par des machines, ils sont programmés, sélectionnés (les Alphas, les Betas , les Gammas etc.) en fonction des besoins de cette société, disons en fonction de la demande. Et bien évidemment on n’en produit pas plus qu’on n’en a besoin, mais le juste nécessaire, afin d’assurer la fameuse Stabilité.
      Voilà vers quoi pourraient nous conduire conjointement, les scientistes, les transhumanistes, les transgenres, les puritains, les dénatalistes, entre autres.

  5. – Démographie : Une obsession comme une autre. (Michel C. Vieux con d’anarchiste bourgeois, né dans le sud de la France au milieu du 20è siècle)
    – « L’homosexualité est la solution la plus réaliste au problème de la surpopulation mondiale.» (Irving Rosenthal. Ecrivain américain né en 1930)
    – « Dans la Grèce antique l’homosexualité était normale, ce sont les religions qui ont fait de l’homosexualité une perversion. Il faut du temps pour que les mentalités changent.» (Margot X. Probablement historienne des religions)

    Ah les religions ! Pour moi il n’y en a qu’une, la Religion de la Rigolade. Gloire à tous ses saints, Pierre Dac, Desproges, Coluche et Compagnie, amen.
    Ah les mentalités ! Ah l’homosexualité ! etc. etc. Ah la connerie humaine ! On dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis. C’est vrai ça. Tenez, moi par exemple, qui rechigne à me faire tâter la prostate. Quand on y pense quand même, à mon âge en plus.

    1. Concernant les religions, il faut remonter à la source des civilisations, à la base les sumériens avaient une approche un peu plus égalitariste homme/femme et les hommes se rasaient la tête. Mais lorsqu’ils rentrèrent en contact avec la civilisation Akkadienne en Mésopotamie, c’est là que les cultes vont commencer à diffuser la société patriarcale de manière exacerbée et que les hommes vont sacraliser le fait de porter la barbe, et c’est à partir de ce moment que les sumériens vont devenir patriarcale en renonçant à l’égalité homme/femme. Ensuite, toutes les civilisations Mésopotamiennes et du Moyen Orient, les sémites, babyloniens, hittites, etc vont intégrer ces valeurs ultra-patriarcale de la civilisation akkadienne, et progressivement ça atteindra la Grèce, le Maghreb, l’Europe etc…

      1. Depuis l’origine de la civilisation Akkadienne, les valeurs ultra-patriarcales vont donc se diffuser, et on assistera à des guerres démographiques constantes dans tout le pourtour du bassin Méditerranéen, berceau des civilisations urbaines. Aujourd’hui, soit plus de 5000 ans après, on est pas sorti de ce modèle ultra-patriarcale qui s’est mondialement propagé… Historiquement parlant, il n’y avait que les civilisations indo-européennes qui donnaient un peu plus de droit aux femmes (dans des proportions différentes selon les époques et les espaces géographiques)

      2. L’histoire des religions (tout dépend de ce qu’on entend par «religion») remonte bien plus loin. On peut la faire commencer à la préhistoire avec les premiers rites funéraires.
        Si cette histoire de barbe sacrée est vraie, alors on peut dire que cette sacralisation perdure encore aujourd’hui. Et pas nécessairement du côté où certains ont tendance à le croire. Comme on peut le voir, «chez nous» le poil est maudit. Ce qui fait le bonheur des vendeurs de rasoirs et de crèmes dépilatoires. Toutefois la barbe est tendance. Aujourd’hui il est de bon ton de se raser les couilles, voire le crâne et de ne garder que la barbe. Les femmes ne la portent toujours pas, rares sont celles qui s’y sont essayé, la preuve que nous avons du chemin à faire dans l’égalité homme-femme. Mais heureusement avec le temps les mentalités changent. Désormais, les femmes ayant acquis le droit d’avoir horreur du poil, certaines se rasent le crâne. C’est formidable !

        1. Les plus vieilles cités datent de 10000 ans, mais ces cités étaient encore au stade d’animisme en terme de religion, dont le principe étant de croire qu’on pouvait s’approprier les vertus des animaux (force du taureau, résistance de l’ours, ruse de renard, etc). Ensuite, sont venus les polythéistes, mais quelques millénaires plus tard, et tout ça a démarré en Mésopotamie, notamment par la civilisation akkadienne qui cohabité avec les sumériens, les akkadiens représentaient 75% de la population et les sumériens 25%. Les sumériens étaient les plus avancés technologiquement que les akkadiens, ils vont apporter le système d’irrigation par exemple. Mais les akkadiens avaient une culture déjà ultra-patriarcale contrairement aux sumériens, d’où le fait que les premiers représentaient un plus gros poids démographique.

          1. Ensuite, toutes les autres civilisations qui ont succédé, en supplantant les akkadiens en Mésopotamie, se sont acculturés malgré tout aux principes et croyances akkadiens, même si elles ont fait évolué les religions jusqu’au monothéisme, et ben elles ont tout de même préservé la culture ultra-patriarcale de la Mésopotamie akkadienne. Et cette culture patriarcale akkadienne est restée jusqu’à aujourd’hui en 2020. Mais ça explique les interminables guerres démographiques du pourtour méditerranéen depuis 6000 ans. Mais les Akkadiens sont bien la civilisation mère qui a diffusé cette société patriarcale, car toutes les civilisations animistes avant eux, avaient pour principale Divinité la Terre Mère, la première divinité est féminine.

          2. D’ailleurs, même l’islam avant de devenir monothéiste, à la Mecque il existait les 3 déesses de la fécondité Allat, Manat et Uzza. Mais depuis l’apparition de la civilisation akkadienne, ce fut le rouleau compresseur dans toute la Mésopotamie et le Moyen-orient, pour que les religions aient pour divinité tutélaire un dieu masculin.

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