allons-nous faire le plein ?

Quelques extraits du livre* de Jean-Marc JANCOVICI et  Alain GRANDJEAN ;

– Un passage du baril de 40 à 300 dollars ferait passer la facture pétrolière de la France de 30 à 250 milliards de dollars à consommation constante, soit environ 20 % du PIB actuel. Le gaz, dont le prix est indexé sur celui du pétrole, nous coûterait 5 à 10 % du PIB en supplément.

– S’il suffisait de pendre le dernier gros rentier avec les tripes de la dernière star multimilliardaire pour supprimer le gaspillage, le problème serait finalement assez simple à résoudre. Malheureusement, c’est aussi la consommation de ce que nous avons l’habitude d’appeler « ménages modestes » qui pose problème car elle représente un gaspillage au regard des possibilités de la planète.

– Une répartition équitable d’une ressource globalement insuffisante conduirait à ce que chacun ait moins que le minimum vital, c’est-à-dire à la mort pour tous. L’aboutissement logique de la pénurie, c’est donc la mort de quelques-uns pour éviter la mort de tous, c’est donc la barbarie.

– Demandez à un cadre dirigeant du monde pétrolier dans combien de temps les 2 milliards d’Indiens et de Chinois vivront comme un Français actuel. Avant toute réponse, vous obtiendrez un grand éclat de rire.

– L’Homme utilise gratuitement les services que lui rend la nature, et la nature subit des préjudices sans demander réparation ni physique ni monétaire. C’est toujours le propriétaire que nous payons, pas la nature, qui ne passe pas à la caisse.

– Les énergies fossiles ne sont pas renouvelables à l’échelle des temps historiques : il faut 300 millions d’années pour faire du charbon, et quelques millions au moins pour faire du pétrole et du gaz.

– A qui la faute si le lecteur ne dispose pas d’une vue synthétique ? Au journaliste qui a repris un communiqué sans prendre de hauteur de vue, au directeur qui interdit de parler des sujets qui pourraient fâcher les annonceurs, ou au lecteur qui finalement n’a aucune envie de lire des mauvaises nouvelles ?

* Le plein s’il vous plaît (Seuil, 2006)

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22 réflexions sur “allons-nous faire le plein ?”

  1. @ Julien :

    1 KW issus des énergies fossiles, ce n’est pas la même chose qu’1 KW issus de l’électro-nucléaire. A productions égales, l’électricité fossile est quelque part entre 10 à 100 fois plus chère d’un point de vue physique et économique.

    Il n’est pas rentable de produire 1 KW de charge pour une pile à combustible à partir d’1.5 KW l’électricité fossile, mais ça l’est à partir d’1.5 KW électro-nucléaire.

    C’est une question de densité de flux énergétique…
    ———————————————

    « Vous soutenez une croissance démographique, technologique, industrielles, économique, etc. Selon moi, elle n’apporte rien à l’Homme et à la vie. »

    ???

    Elle apporte la Liberté, bien sûr, tant pour l’Homme que pour la Vie !!! Et les moyens du bonheur commun !

    Nous ne partageons effectivement pas les mêmes valeurs.

    Bonne continuation de même.

  2. @ Julien :

    1 KW issus des énergies fossiles, ce n’est pas la même chose qu’1 KW issus de l’électro-nucléaire. A productions égales, l’électricité fossile est quelque part entre 10 à 100 fois plus chère d’un point de vue physique et économique.

    Il n’est pas rentable de produire 1 KW de charge pour une pile à combustible à partir d’1.5 KW l’électricité fossile, mais ça l’est à partir d’1.5 KW électro-nucléaire.

    C’est une question de densité de flux énergétique…
    ———————————————

    « Vous soutenez une croissance démographique, technologique, industrielles, économique, etc. Selon moi, elle n’apporte rien à l’Homme et à la vie. »

    ???

    Elle apporte la Liberté, bien sûr, tant pour l’Homme que pour la Vie !!! Et les moyens du bonheur commun !

    Nous ne partageons effectivement pas les mêmes valeurs.

    Bonne continuation de même.

  3. Dans le fond, nous ne semblons pas partager les mêmes valeurs.

    Vous soutenez une croissance démographique, technologique, industrielles, économique, etc. Selon moi, elle n’apporte rien à l’Homme et à la vie.

    Bonne continuation.

  4. moins 10%, ça veut dire, charbon, lignite, fioul, gaz = CO2 + CO2 + CO2 + CO2.

    Jusqu’à épuisement ?

    Avec nos énergies primaires (issues de charbon, pétrole), les véhicules électriques et à di-hydrogènes sont-ils si propres finalement ?

    L’alimentation en hydrogène est il réellement illimité ?

    Malheureusement non

    Les énergies (primaires) renouvelables émergentes (non saturés) nous permettront-elles de subvenir aux seuls besoin de l’automobiles ?

    Au regard des 4.1TWh éoliens et photovoltaïques combinés (1% de la production française), cela semble très compromis (en ordre de grandeur on est très loin du besoin actuel).

    ____

    « Il nous faudra donc, si nous sommes sérieux, continuer à émettre dans l’atmosphère cet appoint si précieux de CO2 qui soutient la croissance de la masse vivante planétaire (dont nous faisons partie), sous peine de voir les rendements agricoles par unité de surface baisser »
    Concernant l’agriculture, la seul élément véritablement clef assurant les rendements dans notre actuelle culture hors-sol (ou sol-mort), c’est l’engrais.

    Je vous invite vraiment à accorder le temps nécessaire au 16H de cours des Mines.
    http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

  5. moins 10%, ça veut dire, charbon, lignite, fioul, gaz = CO2 + CO2 + CO2 + CO2.

    Jusqu’à épuisement ?

    Avec nos énergies primaires (issues de charbon, pétrole), les véhicules électriques et à di-hydrogènes sont-ils si propres finalement ?

    L’alimentation en hydrogène est il réellement illimité ?

    Malheureusement non

    Les énergies (primaires) renouvelables émergentes (non saturés) nous permettront-elles de subvenir aux seuls besoin de l’automobiles ?

    Au regard des 4.1TWh éoliens et photovoltaïques combinés (1% de la production française), cela semble très compromis (en ordre de grandeur on est très loin du besoin actuel).

    ____

    « Il nous faudra donc, si nous sommes sérieux, continuer à émettre dans l’atmosphère cet appoint si précieux de CO2 qui soutient la croissance de la masse vivante planétaire (dont nous faisons partie), sous peine de voir les rendements agricoles par unité de surface baisser »
    Concernant l’agriculture, la seul élément véritablement clef assurant les rendements dans notre actuelle culture hors-sol (ou sol-mort), c’est l’engrais.

    Je vous invite vraiment à accorder le temps nécessaire au 16H de cours des Mines.
    http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

  6. Mythe sur nucléaire salvateur et de la croissance infinie…
    Calcul de coin de table concernant le nucléaire sans prendre en compte le recyclage, extraction, changement climatique, coût d’exploitation, acheminement et les divers autres problèmes. (Uniquement pour les particuliers)

    Uniquement les énergies de transformation pour avoir des ordres de grandeur.

    Quelques chiffres

    Un français fait en moyenne = 12 000 km /an (source: Observatoire des déplacements et arbitrages automobile)

    Population de la France = 65 073 482 (source: Banque mondiale)

    Nombre d’automobiliste en France = 40 000 000 (pas de source : approximation)

    Consommation d’énergie pour faire 1 Km :

    0.07L/Km d’essence (7L/100km source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/statisti/pdf/consom_carbu_06.pdf)

    250 Wh/Km d’énergie électrique (25kwh/100Km source : http://www.ademe.fr/particuliers/fiches/voiture/rub3.htm)

    X L/km de di-hydrogène (je n’ai pas l’info)

    Energie électrique nécessaire pour fabriquer 1Wh équivalent électrique de di-hydrogène

    par hydrolyse : 50% de rendement, soit 1,5Wh (source : http://www.cea.fr/content/download/3098/14689/file/034a036junker.pdf)

    autres procédés : impossibles à mettre en œuvre dans les ordres de grandeur nécessaires (thermochimie de la biomasse, algues vertes, décomposition de l’eau par cycle thermochimique) ou rejet toxiques trop importants. (pour info, production annuelle mondiale en H2, 45Mt )

    Consommation d’énergie pour accomplir ces 12 000 km par an et par français :

    En voiture à essence : 840L * le nombre d’automobilistes = 33.6 Milliard de litres pour la france

    En voiture électrique : 3000 KWh (+ 15% déperdition de charge) * le nombre d’automobilistes = (140TWh pour la France)

    En voiture à di-hydrogène (pile à combustible) : 3000 KWh (+50% de perte à l’électrolyse +50% de perte dans pile à combustible) * le nombre d’automobilistes = (240TWh pour la France)

    En voiture à di-hydrogène (combustion) : je n’ai pas l’info, si quelqu’un connait la consommation d’un tel véhicule…

    Il faudrait construire dans le cas particulier de la France (qui produit actuellement 420TWh/an nucléaire) :

    à l’électrique pur : Si nous chargeons tous la nuit, + 40 centrales nucléaires (soit doubler un parc français qui a mi 40 ans à s’établir, sans compter l’accroissement démographique)

    à l’électrique base di-hidrogène + pile à combustile : + 70 centrales nucélaires !

    à la combustion de di-hydrogène : pas d’info

    Pour le reste du monde qui n’utilise le nucléaire à hauteur de

  7. Mythe sur nucléaire salvateur et de la croissance infinie…
    Calcul de coin de table concernant le nucléaire sans prendre en compte le recyclage, extraction, changement climatique, coût d’exploitation, acheminement et les divers autres problèmes. (Uniquement pour les particuliers)

    Uniquement les énergies de transformation pour avoir des ordres de grandeur.

    Quelques chiffres

    Un français fait en moyenne = 12 000 km /an (source: Observatoire des déplacements et arbitrages automobile)

    Population de la France = 65 073 482 (source: Banque mondiale)

    Nombre d’automobiliste en France = 40 000 000 (pas de source : approximation)

    Consommation d’énergie pour faire 1 Km :

    0.07L/Km d’essence (7L/100km source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/statisti/pdf/consom_carbu_06.pdf)

    250 Wh/Km d’énergie électrique (25kwh/100Km source : http://www.ademe.fr/particuliers/fiches/voiture/rub3.htm)

    X L/km de di-hydrogène (je n’ai pas l’info)

    Energie électrique nécessaire pour fabriquer 1Wh équivalent électrique de di-hydrogène

    par hydrolyse : 50% de rendement, soit 1,5Wh (source : http://www.cea.fr/content/download/3098/14689/file/034a036junker.pdf)

    autres procédés : impossibles à mettre en œuvre dans les ordres de grandeur nécessaires (thermochimie de la biomasse, algues vertes, décomposition de l’eau par cycle thermochimique) ou rejet toxiques trop importants. (pour info, production annuelle mondiale en H2, 45Mt )

    Consommation d’énergie pour accomplir ces 12 000 km par an et par français :

    En voiture à essence : 840L * le nombre d’automobilistes = 33.6 Milliard de litres pour la france

    En voiture électrique : 3000 KWh (+ 15% déperdition de charge) * le nombre d’automobilistes = (140TWh pour la France)

    En voiture à di-hydrogène (pile à combustible) : 3000 KWh (+50% de perte à l’électrolyse +50% de perte dans pile à combustible) * le nombre d’automobilistes = (240TWh pour la France)

    En voiture à di-hydrogène (combustion) : je n’ai pas l’info, si quelqu’un connait la consommation d’un tel véhicule…

    Il faudrait construire dans le cas particulier de la France (qui produit actuellement 420TWh/an nucléaire) :

    à l’électrique pur : Si nous chargeons tous la nuit, + 40 centrales nucléaires (soit doubler un parc français qui a mi 40 ans à s’établir, sans compter l’accroissement démographique)

    à l’électrique base di-hidrogène + pile à combustile : + 70 centrales nucélaires !

    à la combustion de di-hydrogène : pas d’info

    Pour le reste du monde qui n’utilise le nucléaire à hauteur de

  8. @ rédacteurs :

    Une question : le commentateur n’a plus droit chez vous qu’à un, ou à plusieurs commentaires ne dépassant pas la taille de l’article commenté ? Quid ?

  9. « l’humanité a quadruplée son nombre, et a accru en proportion le nombre le nombre et la vigueur des espèces animales et végétales dont elle dépend, directement et indirectement. »
    Il faut nuancer : nous avons causé l’extinction irrémédiable de milliers d’espèces vivantes et développés la production intensives et industrielles d’autres espèces sans respect pour la dignité des animaux, la nature et la biodiversité. De plus, nous avons déformé le vivant (OGM), désertifié les terres (pesticides, engrais), empoisonné les aliments (pesticides encore), détruit des écosystèmes, accru les inégalités des populations, etc.
    (source : http://biodiversite.mediasfrance.org/spip.php?article49)

    « Nous payons au centuple la Terre des dons qu’elle nous fait, en la rendant toujours plus vivante »
    L’attitude climato-scetique n’a plus guerre d’avenir…
    (source : http://www.academie-sciences.fr/publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf et http://www.ipcc.ch)

    Nous n’avons pas à nous inquiéter pour la terre, elle a bien vécu sans nous, et vivrait bien sans nous. C’est pour nous, et tout ce qui grouille à sa surface qu’il y a raison de s’inquiéter.

    « Le carbone, enfin, est un élément du tableau périodique de Mendeleïev, c’est un atome. Il est réputé éternel, à moins de subir un processus de transmutation atomique. Les ressources en carbone que nous consommons sont ainsi éternelles : nous ne faisons que les déplacer et les associer à d’autres éléments. »
    Le carbone en soit n’est qu’un atome nécessaire à la vie. Les molécules carbonées, leurs concentration à tel ou tel endroit, leur usage et leur transformation sont un tout autre problème. Le carbone n’est ni bon, ni mauvais, ni le problème. Pas plus que l’uranium, l’arsenic, ou n’importe quel atome. Encore une fois, là n’est pas le problème.

    « D’ailleurs, la problématique mensongère du rationnement énergétique pour cause de pénurie – inexistante – de carbone ou d’hydrocarbures »
    On peux se rassurer en sachant que si l’on souhaite brûler et liquéfier ce qu’il reste de gaz et charbon extractible, le climat nous rappèlera à l’ordre avant cela. Ou bien la destruction, la pollution, l’intoxication de notre environnement nourricier… Donc pas d’inquiétude concernant la pénurie, finalement il y’a plus grave !

    « la renaissance mondiale du nucléaire civil, avec comme leader, outre la France, la Chine, La Russie, l’Inde et un grand nombre de pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. »
    Le minerai d’uranium nécessaire à l’alimentation les centrales de technologiques actuelles est épuisable dans le siècle. Pour espérer plus, les technologies dérivées des sur-générateurs ne sont pas au point, et très loin d’être industrialisée.
    De plus, la chine serait plus de l’ordre du 2% d’énergie via le nucléaire en 2025. La france est aux environs de 80%, et cela a nécessité plusieurs décennies comprenant plusieurs chocs pétroliers.
    (source : http://www.ifri.org/files/CFE/PN_Chine_Energie_MarchesPolitiques.pdf)

    Il y’a de nombreux éléments très interdépendants à prendre en compte dans cette problématique complexe. Une approche au cas par cas ne semble pas permettre vision correcte de la situation.

  10. « l’humanité a quadruplée son nombre, et a accru en proportion le nombre le nombre et la vigueur des espèces animales et végétales dont elle dépend, directement et indirectement. »
    Il faut nuancer : nous avons causé l’extinction irrémédiable de milliers d’espèces vivantes et développés la production intensives et industrielles d’autres espèces sans respect pour la dignité des animaux, la nature et la biodiversité. De plus, nous avons déformé le vivant (OGM), désertifié les terres (pesticides, engrais), empoisonné les aliments (pesticides encore), détruit des écosystèmes, accru les inégalités des populations, etc.
    (source : http://biodiversite.mediasfrance.org/spip.php?article49)

    « Nous payons au centuple la Terre des dons qu’elle nous fait, en la rendant toujours plus vivante »
    L’attitude climato-scetique n’a plus guerre d’avenir…
    (source : http://www.academie-sciences.fr/publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf et http://www.ipcc.ch)

    Nous n’avons pas à nous inquiéter pour la terre, elle a bien vécu sans nous, et vivrait bien sans nous. C’est pour nous, et tout ce qui grouille à sa surface qu’il y a raison de s’inquiéter.

    « Le carbone, enfin, est un élément du tableau périodique de Mendeleïev, c’est un atome. Il est réputé éternel, à moins de subir un processus de transmutation atomique. Les ressources en carbone que nous consommons sont ainsi éternelles : nous ne faisons que les déplacer et les associer à d’autres éléments. »
    Le carbone en soit n’est qu’un atome nécessaire à la vie. Les molécules carbonées, leurs concentration à tel ou tel endroit, leur usage et leur transformation sont un tout autre problème. Le carbone n’est ni bon, ni mauvais, ni le problème. Pas plus que l’uranium, l’arsenic, ou n’importe quel atome. Encore une fois, là n’est pas le problème.

    « D’ailleurs, la problématique mensongère du rationnement énergétique pour cause de pénurie – inexistante – de carbone ou d’hydrocarbures »
    On peux se rassurer en sachant que si l’on souhaite brûler et liquéfier ce qu’il reste de gaz et charbon extractible, le climat nous rappèlera à l’ordre avant cela. Ou bien la destruction, la pollution, l’intoxication de notre environnement nourricier… Donc pas d’inquiétude concernant la pénurie, finalement il y’a plus grave !

    « la renaissance mondiale du nucléaire civil, avec comme leader, outre la France, la Chine, La Russie, l’Inde et un grand nombre de pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. »
    Le minerai d’uranium nécessaire à l’alimentation les centrales de technologiques actuelles est épuisable dans le siècle. Pour espérer plus, les technologies dérivées des sur-générateurs ne sont pas au point, et très loin d’être industrialisée.
    De plus, la chine serait plus de l’ordre du 2% d’énergie via le nucléaire en 2025. La france est aux environs de 80%, et cela a nécessité plusieurs décennies comprenant plusieurs chocs pétroliers.
    (source : http://www.ifri.org/files/CFE/PN_Chine_Energie_MarchesPolitiques.pdf)

    Il y’a de nombreux éléments très interdépendants à prendre en compte dans cette problématique complexe. Une approche au cas par cas ne semble pas permettre vision correcte de la situation.

  11. @ « Julien » (suite et fin) :

    Mais le GRAND problème d’une décarbonation de nos économies risque d’être une chute plus ou moins rapide du taux de transfert du carbone minéral vers la biomasse terrestre : la SEULE source alimentaire de la végétation planétaire (la « Production primaire » sur laquelle repose toute la chaîne alimentaire planétaire) est en effet le CO2 qui circule dans l’atmosphère.

    L’ère industrielle a très certainement apporté un appoint en CO2 indispensable à la croissance de la production primaire (végétation) planétaire, par la combustion de carbones et d’hydrocarbures fossiles, ce qui a certainement permit un accroissement spectaculaire du vivant sur la Terre au cours des 150 dernières années. Cet appoint est appelé « fertilisation aérienne », son importance et son efficacité ont été établis de manière incontestable.

    Il nous faudra donc, si nous sommes sérieux, continuer à émettre dans l’atmosphère cet appoint si précieux de CO2 qui soutient la croissance de la masse vivante planétaire (dont nous faisons partie), sous peine de voir les rendements agricoles par unité de surface baisser, les surfaces mises en exploitation augmenter de manière menaçante, des pénuries alimentaires chroniques (voire organisées), et peut-être une lutte entre les nations pour cause de raréfaction de la ressource CO2.

    Salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo

  12. @ « Julien (suite 2) :

    Les nations sérieuses ont (France), ou vont (Chine, Inde), convertir leur infrastructure énergétique vers le « tout-nucléaire », ce qui promet de réduire d’ors et déjà le coût du KW de près de deux ordres de grandeur. Quand à la partie encore « carbonée » de l’économie nationale (transport, chimie, plasturgie), elle devrait être poussée conséquemment à s’appuyer de plus en plus sur l’énergie nucléaire pour obtenir sa ressource primaire, par le biais de processus d’extraction et de synthèse bien connus et maîtrisés, et cesser d’être dépendante des extractions de carbones et d’hydrocarbures fossiles internationales.

    Les centrales nucléaires devraient être pensées comme des pôles de production d' »énergies » finales : usines de liquéfaction d’air (dont extraction du CO2), convertisseurs Fischer-Tropsch, raffineries, usines chimiques (dont engrais) et autres structures adéquates devraient être implantées tout autour et profiter des sous-produits « chaleur » et « pression » de la production électro-nucléaire, qui sont pour l’instant perdus.

    Puisque « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », la problématique de l’économie physique est de garantir un taux de croissance adéquat de la vitesse et de la densité :
    1- du flux énergétique
    2- du flux des éléments permettant le transfert de ce flux énergétique

    à suivre…

  13. @ « Julien (suite 2) :

    Les nations sérieuses ont (France), ou vont (Chine, Inde), convertir leur infrastructure énergétique vers le « tout-nucléaire », ce qui promet de réduire d’ors et déjà le coût du KW de près de deux ordres de grandeur. Quand à la partie encore « carbonée » de l’économie nationale (transport, chimie, plasturgie), elle devrait être poussée conséquemment à s’appuyer de plus en plus sur l’énergie nucléaire pour obtenir sa ressource primaire, par le biais de processus d’extraction et de synthèse bien connus et maîtrisés, et cesser d’être dépendante des extractions de carbones et d’hydrocarbures fossiles internationales.

    Les centrales nucléaires devraient être pensées comme des pôles de production d' »énergies » finales : usines de liquéfaction d’air (dont extraction du CO2), convertisseurs Fischer-Tropsch, raffineries, usines chimiques (dont engrais) et autres structures adéquates devraient être implantées tout autour et profiter des sous-produits « chaleur » et « pression » de la production électro-nucléaire, qui sont pour l’instant perdus.

    Puisque « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », la problématique de l’économie physique est de garantir un taux de croissance adéquat de la vitesse et de la densité :
    1- du flux énergétique
    2- du flux des éléments permettant le transfert de ce flux énergétique

    à suivre…

  14. @ « Julien » (suite) :

    La question du « savoir-faire » rend obsolète les problématiques soulignées par JMJ, et pouvoir appliquer ce savoir-faire « à l’échelle de nos consommations mondiales » n’est qu’une question d’économie politique nationale.

    Le problème est donc de savoir si nos systèmes d’économie politique nationale sont de nature à permettre de répondre à l’obsolescence de nos techniques, et capable d’offrir à l’humanité ce pourquoi ils ont été élaborés : le progrès de sa liberté (qui est un droit inaliénable, ainsi que les conséquences qui en découlent, dont la croissance démographique).

    à suivre….

  15. @ « Julien » :

    Je suis suffisamment renseigné sur « les ordres de grandeur, et d’autre part sur les énergies de transformation nécessaires aux opérations bien connues […], et, leurs sources possibles. » Merci cependant pour le lien, ça m’intéresse….

  16. @ « Julien » :

    Je suis suffisamment renseigné sur « les ordres de grandeur, et d’autre part sur les énergies de transformation nécessaires aux opérations bien connues […], et, leurs sources possibles. » Merci cependant pour le lien, ça m’intéresse….

  17. @Jean-Gabriel,

    Je vous encourage à vous renseigner d’une part sur les ordres de grandeur, et d’autre part sur les énergies de transformation nécessaires aux opérations bien connues que vous citez, et, leurs sources possibles.
    La question n’est pas « de savoir faire », mais « de pouvoir s’appliquer à l’échelle de nos consommations mondiales ». Ne nous trompons pas de problème.

    Voici 8 modules de cours (2H chaque) qui devraient vous aider à cerner la problématique : http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html


  18. 1. Remarque des modérateurs du blog biosphere @ Jean-Gabriel Mahéo

    LeMonde fixe un maximum à 500 caractères les réactions aux articles, vous atteignez plus de 3500 caractères… Nous vous demandons d’avoir dorénavant l’amabilité de faire au moins aussi court que le post (ici 2000 caractères) que vous commentez. Nous vous prions aussi de respecter les personnes. Vos expressions « fadaise d’ignorant », mensonges pur et simple », « malthusiens réactionnaires » n’ont pas lieu d’être dans un échange courtois. Merci de votre attention. 

    2. votre commentaire :

    @ rédacteurs, & à JANCOVICI et GRANDJEAN :

    « Les énergies fossiles ne sont pas renouvelables à l’échelle des temps historiques : il faut 300 millions d’années pour faire du charbon, et quelques millions au moins pour faire du pétrole et du gaz. »

    Ceci est généralement une fadaise d’ignorant, mais dans le cas présent il s’agit de mensonges pur et simple, de la part de gens qui savent très bien ce qu’ils font (malthusiens réactionnaires).

    le charbon, c’est du carbone plus ou moins pur, et, hors les mines, extraire du carbone + ou – pur est un jeu d’enfant depuis longtemps à partir de la biomasse, et depuis le début du 19ème siècle (chimie) à partir des carbonates, du CO et CO2, ou d’autre sources de carbone.
    Si le besoin s’en faisait sentir, ce qui n’est pas le cas, nous verrions naître un peu partout des centres de production de carbone purifié.

    Il faudra ainsi « 2 minutes » pour faire du charbon, figurez-vous.

    De même, pour les hydrocarbures, il n’est besoin que de quelques secondes pour produire une réaction chimique entre du CO, ou du CO2, et de l’H2O, et produire ainsi des hydrocarbures que l’on veut, tant qu’on en veut, si nécessaire. Cela s’appelle le procédé Fischer-Tropsch, ou procédé d’hydrogénation du carbone (http://fr.wikipedia.org/wiki/Procédé_Fischer-Tropsch).

    L’Afrique du Sud, par le biais de la compagnie SASOL, produit par synthèse le tiers de sa consommation d’hydrocarbure, à partir du charbon.

    Le procédé Fischer-Tropsch est particulièrement rentable dans une nation disposant d’une infrastructure énergétique nucléaire dense.

    D’ailleurs, la problématique mensongère du rationnement énergétique pour cause de pénurie – inexistante – de carbone ou d’hydrocarbures, est obsolète du fait de la renaissance mondiale du nucléaire civil, avec comme leader, outre la France, la Chine, La Russie, l’Inde et un grand nombre de pays d’Afrique et d’Amérique du Sud.

    La production mondiale de carbone et d’hydrocarbures fossiles sera ainsi de moins en moins dirigée vers la production d’énergie primaire, et leur utilisation se restreindra, au fur et à mesure de l’extension du réseau global nucléaire, à la chimie, la plasturgie et aux transports.

    Le carbone, enfin, est un élément du tableau périodique de Mendeleïev, c’est un atome. Il est réputé éternel, à moins de subir un processus de transmutation atomique. Les ressources en carbone que nous consommons sont ainsi éternelles : nous ne faisons que les déplacer et les associer à d’autres éléments. Par exemple, le carbone brûlé (associé à deux molécules d’oxygène) devient la nourriture de la végétation planétaire sous a forme CO2.

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Lavoisier

    Tout le carbone que nous avons extrait de la Terre depuis un siècle et demi, et brûlé, lui a été rendu avec bénéfice, sous la forme d’une fertilisation atmosphérique spectaculaire qui a accru dans une proportion étonnante la « carrying capacity » de la planète : l’humanité a quadruplée son nombre, et a accru en proportion le nombre le nombre et la vigueur des espèces animales et végétales dont elle dépend, directement et indirectement.

    L’extrait suivant est donc aussi un mensonge volontaire :
    « L’Homme utilise gratuitement les services que lui rend la nature, et la nature subit des préjudices sans demander réparation ni physique ni monétaire. C’est toujours le propriétaire que nous payons, pas la nature, qui ne passe pas à la caisse. »

    Nous payons au centuple la Terre des dons qu’elle nous fait, en la rendant toujours plus vivante.

    Salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo


  19. 1. Remarque des modérateurs du blog biosphere @ Jean-Gabriel Mahéo

    LeMonde fixe un maximum à 500 caractères les réactions aux articles, vous atteignez plus de 3500 caractères… Nous vous demandons d’avoir dorénavant l’amabilité de faire au moins aussi court que le post (ici 2000 caractères) que vous commentez. Nous vous prions aussi de respecter les personnes. Vos expressions « fadaise d’ignorant », mensonges pur et simple », « malthusiens réactionnaires » n’ont pas lieu d’être dans un échange courtois. Merci de votre attention. 

    2. votre commentaire :

    @ rédacteurs, & à JANCOVICI et GRANDJEAN :

    « Les énergies fossiles ne sont pas renouvelables à l’échelle des temps historiques : il faut 300 millions d’années pour faire du charbon, et quelques millions au moins pour faire du pétrole et du gaz. »

    Ceci est généralement une fadaise d’ignorant, mais dans le cas présent il s’agit de mensonges pur et simple, de la part de gens qui savent très bien ce qu’ils font (malthusiens réactionnaires).

    le charbon, c’est du carbone plus ou moins pur, et, hors les mines, extraire du carbone + ou – pur est un jeu d’enfant depuis longtemps à partir de la biomasse, et depuis le début du 19ème siècle (chimie) à partir des carbonates, du CO et CO2, ou d’autre sources de carbone.
    Si le besoin s’en faisait sentir, ce qui n’est pas le cas, nous verrions naître un peu partout des centres de production de carbone purifié.

    Il faudra ainsi « 2 minutes » pour faire du charbon, figurez-vous.

    De même, pour les hydrocarbures, il n’est besoin que de quelques secondes pour produire une réaction chimique entre du CO, ou du CO2, et de l’H2O, et produire ainsi des hydrocarbures que l’on veut, tant qu’on en veut, si nécessaire. Cela s’appelle le procédé Fischer-Tropsch, ou procédé d’hydrogénation du carbone (http://fr.wikipedia.org/wiki/Procédé_Fischer-Tropsch).

    L’Afrique du Sud, par le biais de la compagnie SASOL, produit par synthèse le tiers de sa consommation d’hydrocarbure, à partir du charbon.

    Le procédé Fischer-Tropsch est particulièrement rentable dans une nation disposant d’une infrastructure énergétique nucléaire dense.

    D’ailleurs, la problématique mensongère du rationnement énergétique pour cause de pénurie – inexistante – de carbone ou d’hydrocarbures, est obsolète du fait de la renaissance mondiale du nucléaire civil, avec comme leader, outre la France, la Chine, La Russie, l’Inde et un grand nombre de pays d’Afrique et d’Amérique du Sud.

    La production mondiale de carbone et d’hydrocarbures fossiles sera ainsi de moins en moins dirigée vers la production d’énergie primaire, et leur utilisation se restreindra, au fur et à mesure de l’extension du réseau global nucléaire, à la chimie, la plasturgie et aux transports.

    Le carbone, enfin, est un élément du tableau périodique de Mendeleïev, c’est un atome. Il est réputé éternel, à moins de subir un processus de transmutation atomique. Les ressources en carbone que nous consommons sont ainsi éternelles : nous ne faisons que les déplacer et les associer à d’autres éléments. Par exemple, le carbone brûlé (associé à deux molécules d’oxygène) devient la nourriture de la végétation planétaire sous a forme CO2.

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Lavoisier

    Tout le carbone que nous avons extrait de la Terre depuis un siècle et demi, et brûlé, lui a été rendu avec bénéfice, sous la forme d’une fertilisation atmosphérique spectaculaire qui a accru dans une proportion étonnante la « carrying capacity » de la planète : l’humanité a quadruplée son nombre, et a accru en proportion le nombre le nombre et la vigueur des espèces animales et végétales dont elle dépend, directement et indirectement.

    L’extrait suivant est donc aussi un mensonge volontaire :
    « L’Homme utilise gratuitement les services que lui rend la nature, et la nature subit des préjudices sans demander réparation ni physique ni monétaire. C’est toujours le propriétaire que nous payons, pas la nature, qui ne passe pas à la caisse. »

    Nous payons au centuple la Terre des dons qu’elle nous fait, en la rendant toujours plus vivante.

    Salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo

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