Dégradation des terres, famine en vue

« Global Land Outlook ». La deuxième édition du Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) alerte en 2022 sur les conséquences majeures du mauvais état des sols. Mais on n’aborde par l’autre aspect du problème de la famine, la question démographique… sauf en commentaires sur lemonde.fr

Lire, irréversibilité (rapport de l’UNCDD en 2007)

Martine Valo : Sur la planète, 40 % des terres sont désormais dégradées, ce qui affecte directement la moitié de l’humanité, alerte l’UNCCD dans un rapport publié le 27 avril 2022, Perspectives foncières mondiales (Global Land Outlook). La situation s’aggrave très rapidement : la précédente édition de ce rapport, publiée en 2017, évaluait à 25 % la part des sols dégradés, et à 3 milliards le nombre de personnes affectées. Soixante-dix pour cent des terres émergées de la planète ont déjà été transformées par l’homme, « provoquant une dégradation environnementale sans précédent et contribuant de manière significative au réchauffement climatique ». Urbanisation et bétonisation galopantes, industries d’extraction, les causes de dégradation sont multiples, mais la principale responsable est explicitement désignée : l’agriculture moderne. Ce secteur « a altéré le visage de la planète plus que n’importe quelle autre activité humaine ». Les modèles de monoculture intensive dopée aux intrants chimiques dévorent les espaces naturels et constituent la première cause du déclin de la biodiversité. Entre 2013 et 2019, 70 % des forêts défrichées l’ont été pour les cultures et l’élevage, en violation des lois ou des règlements nationaux… Or, l’épuisement des sols est synonyme de pauvreté, de faim, d’émergence de zoonoses, de migrations et de conflits. Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de l’UNCCD, rappelle que, dans la Corne de l’Afrique, beaucoup de gens succombent à cause de la faim aujourd’hui, que même les chameaux meurent de soif par endroits. « On a du mal à mesurer les conséquences de long terme des sécheresses sévères. Elles parviennent à déstructurer des sociétés, font fuir les gens vers les villes, témoigne Ibrahim Thiaw, qui est originaire de Mauritanie. « Nous devons arrêter de discuter en silos, de l’eau d’une part, de l’élevage, des gaz à effet de serre d’autre part. »

Commentaires malthusiens sur lemonde.fr

Hein : Y aurait-il donc une moitié de population mondiale en trop?

Jean-Pierre M : L’agriculture moderne c’est pour donner à manger à la surpopulation d’humains qu’il y a sur cette planète et pour un prix acceptable … et ce n’est pas près de s’arranger

Olivier : La croissance de la population est le problème majeur. Mais comme elle provient des pays du Sud, le sujet est totalement tabou. De nombreux pays d’Afrique ont vu leur population quintupler en quelques décennies.

Rodolphe Leroy : L’empreinte écologique globale par habitant en Afrique est de 1,4 hectares., celle d’un français 5,1 ha. La biocapacité en Afrique est de 1,5 hectares par habitant. Ils ne sont donc pas encore en déficit écologique. Celle de la France est de 2,5 ha/hab. Avec notre train de vie, nous sommes au moins 2 fois trop nombreux.

Janis : Le désert avance en Afrique du fait du surpâturage et de la surexploitation des sols. Le tout à cause de la démographie délirante. Mais comme l’Afrique est infoutue de contrôler sa démographie – il faudrait déjà qu’ils percutent … – et qu’il ne faut pas les critiquer parce que ce serait raciste, forcément, on n’est près d’y arriver.

les carottes sont cuites : Le big problème c est la démographie délirante de certaines populations mais il ne faut surtout pas le dire, plutôt nous accuser de manger de la viande …67 millions de Français consommerons toujours moins que 1,8 milliards d afri…..en 2050, et il faudra bien les nourrir…

Marie-C.D :Trop de gens sur terre… La surpopulation tue la Terre… Ils mangent, ils construisent, ils industrialisent, ils vivent, tout simplement…Et apparemment, ce n’est pas un modèle compatible avec non seulement la faune et la flore, mais aussi la terre elle-même… Et la plupart des gouvernements ne voient pas plus loin que leur réélection ou leur maintien au pouvoir..

Lire, nous créons le désert

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7 réflexions sur “Dégradation des terres, famine en vue”

  1. Pognon pognon !

    – « Il faut changer de direction, transformer fondamentalement nos modes de production et de consommation » ( Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de l’UNCCD )

    1 600 milliards $ pour restaurer 1 milliard d’hectares dégradés !
    C’est tout ? Eh ben alors qu’est ce qu’ON attend ?
    D’autant plus que ce ne sont pas les milliards qui manquent, si ?
    – Dépenses militaires mondiales en 2020 : 2 000 milliards de dollars !
    ( + 2.6 % par rapport à l’année précédente. N° 1 : USA avec 780 milliards $ )
    – Dépenses publicitaires mondiales en 2021 : 600 milliards de dollars !
    – Marché du luxe : 1 300 milliards d’euros en 2019.
    – Marché du tourisme, du Sport-Spectacle, etc. etc.
    Je parie qu’avec tous ces milliards on pourrait même restaurer la surface entière de la lune.
    Misère misère !

    1. Hypocrisie !

      – « Tant que les États et l’aide publique au développement n’augmenteront pas leurs efforts financiers, les agriculteurs s’appauvriront et la désertification s’aggravera. »
      ( La dégradation des sols, un problème planétaire qui affecte deux milliards d’êtres humains. 4 juillet 2017 sur theconversation.com )

      – « Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a débloqué 104 millions de dollars pour financer un programme de restauration des terres arides. »
      ( Afrique : le FEM finance un programme de restauration des terres arides à 9 pays.
      6 avril 2022 sur comprendre.media )

      Merci le FEM. N’en jetez plus, c’est trop généreux !

      1. La Surpopulation a bon dos

        Avant de parler des pauvres qui détruisent la planète, avec leurs brûlis et leurs quatre chèvres, mieux vaut avoir cette réalité en tête.
        Les 1% des plus grandes exploitations agricoles du monde contrôlent plus de 70% des terres agricoles. Tandis que 80 % des exploitations comptent moins de deux hectares. Les petites exploitations agricoles familiales couvrent 12% des terres agricoles totales, et assurent environ 35% de la production alimentaire mondiale (FAO 2021).

      2. La réalité actuelle est multiple, des pauvres dans des pays pauvres détruisent leur milieu environnant par leur nombre et leur sur-utilisation des ressources proches. Et tous ceux qui vivent à la mode croissanciste (voiture, tourisme…) détruisent le milieu planétaire. Dans l’un ET l’autre cas, les individus concernés sont responsables de la situation, mais ils ne se sentent pas coupables. C’est dans l’absence de prise de conscience de sa propre responsabilité que réside le fond du problème.
        Il est essentiel de remarquer cette similitude, pas d’opposer artificiellement un mode de vie à un autre ; chaque personne appartient à un milieu géopolitique particulier et contribue plus ou moins à sa dégradation.

      3. Je suis évidemment d’accord, la réalité est multiple etc. Quant à la part de responsabilité des uns et des autres, je fais toutefois une différence entre ceux qui (comme vous et moi) vivent dans le superflu, à la mode croissanciste, et ceux qui vivent en mode survie. C’est juste pour ça que je disais « Avant de parler des pauvres qui détruisent la planète [etc.] »

  2. Tiens, ça faisait un moment. Mais pourquoi faut-il absolument que la dégradation des terres soit la conséquence du Surnombre ? Et que la famine ne puisse s’expliquer QUE par la dégradation des terres. Et pourquoi il n’y aurait que les malthusiens qui seraient en mesure de commenter ? Ben, c’est tout simple, le Poumon vous dis-je ! Autrement dit, la dégradation des terres et la famine, c’est du pain bénit pour les malthusiens !

    1. Démonstration

      – « les causes de dégradation sont multiples, mais la principale responsable est explicitement désignée : l’agriculture moderne. » (Martine Valo, Le Monde)
      Si c’est Martine qui le dit, alors c’est que ça doit être vrai. Donc à bas l’agriculture moderne ! Oui mais pas si vite ! «L’agriculture moderne c’est pour donner à manger à la surpopulation d’humains» qu’il dit le J.P (Jean-Pierre M). Et les autres d’ânonner, hi-han hi-han ! Et voilà donc que tout s’explique.
      La déforestation, c’est pour donner à manger à la «surpopulation», d’humains !
      La désertification, les sécheresses, le dérèglement climatique, la mondialisation, les politiques agricoles, le toujours plus, le Capitalisme, la Connerie etc. tout ça c’est la faute à la «surpopulation» ! Le Poumon vous dis-je ! Quant à la Population, c’est à dire vous, moi, mais surtout Moi, elle est formidable ! Et donc en attendant, à bas le Surnombre ! Abracadabra et voilà !

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