Dépénalisation du cannabis, Duflot pour, l’écologie contre

La dépénalisation du cannabis, c’est « la position » d’Europe Ecologie-Les Verts, depuis « très longtemps ». En tant que chef de parti Cécile Duflot a déclaré sur RMC et BFM TV : « Il faut considérer que le cannabis, c’est comme l’alcool et le tabac, même régime ; une politique de santé publique et de prévention, notamment vis-à-vis des plus jeunes. »

Ce positionnement résulte de l’amalgame qu’il y a eu au moment de la formation des Verts entre un gauchisme issu de mai 1968 bercé par les illusions du slogan « il est interdit d’interdire » et l’écologie scientifique qui s’intéressait réellement au devenir des écosystèmes. Il faut que l’écologie politique abandonne son aspect permissif pour atteindre sa maturité. Il faut que Cécile Duflot sache dire « Non, cela ne doit pas se faire ». Rappelons que le principe actif du cannabis, le THC tétrahydrocannabinol, est inscrit sur la liste des stupéfiants. Des doses fortes entraînent rapidement des difficultés à accomplir une tâche, perturbant la perception du temps, la perception visuelle et la mémoire immédiate, et provoquent une léthargie*. Est-ce cela qu’on attend d’un écolo, l’inconscience citoyenne ? L’appareil respiratoire est exposé aux risques du tabac qui accompagne le joint. Il y a des difficultés de concentration, donc des difficultés sociales, une dépendance psychique possible, des dédoublements de la personnalité… Ces effets peuvent se traduire par une forte anxiété et favoriser la survenue de troubles psychiques. Est-ce cela que les écologistes défendent, des citoyens en difficulté ?

Nous savons combien il est difficile de résister à l’addiction à l’alcool ou au tabac, il n’est nullement besoin de favoriser une drogue supplémentaire. D’autant plus que le cannabis est un produit importé, un comble quand on prône la relocalisation. Quant au cannabis produit sous serre, bonjour la consommation d’énergie ! Aux surfaces cultivées pour produire de l’alcool, du tabac ou du cannabis, on ferait mieux de privilégier les cultures vivrières et de laisser le plus possible de surface non cultivées pour la biodiversité. Un peuple écolo est un peuple exemplaire, il ne fume pas, ni tabac, ni cannabis. Simplicité volontaire oblige.

* Drogues, savoir plus, risquer moins (www.drogues.gouv.fr)

Partagez ...

6 réflexions sur “Dépénalisation du cannabis, Duflot pour, l’écologie contre”

  1. Adolescents ; le cannabis, le QI en fumée :
    Une vaste étude néo-zélandaise montre que la consommation précoce et prolongée de cette « drogue douce » peut entraîner une baisse significative et irréversible du quotient intellectuel… Une autre étude suggère que le cannabis favoriserait certains types de cancer du testicule… Le risque de développer une dépression est cinq fois plus élevé en cas d’abus de cannabis chez l’adolescent… etc.
    A lire sur LE MONDE « Science&Techno » du 8 septembre 2012

  2. Chère Biosphère,

    Dans notre Univers, il n’y a sans doute pas de réalité objective qui soit donnée en tant telle à la perception humaine. Il n’y aurait que des réalités subjectives (cfr: Goethe, Husserl, Merleau-Ponty, Bergson, Morin, physique quantique, …) Dès lors, qu’est-ce la « réalité »? Si tu parlais de « faits », je ne pense pas que l’usage du cannabis soit une cause prédominante de l’ignorance en matière d’écologie de la communauté des humains.

    Le cannabis, comme un vin mousseux pour célébrer une nouvelle, n’altère pas la « réalité » mais simplement la transforme pour une durée certaine dans une de ses multiples directions. Au rayon du positif, utilisé raisonnablement, comme pour l’alcool et le vin, le cannabis peut, chez certaines personnes et dans certains cas, susciter un comportement empathique pour les autres (au sens écologie profonde) car effectivement il a le pouvoir de transformer notre perception de l’espace-temps et donc contient le potentiel, aussi grand ou petit qu’il soit, de joindre la perception de l’espace-temps des autres ce qui favorise l’empathie et donc notre caractère non-violent (ce qui pour le coup, est à l’opposé des comportements que peut produire l’alcool dans certains cas d’abus).

  3. Sauf que l’on peut fumer du cannabis sans tabac, ou bien le prendre en tisane. Biosphère, tu ne dois pas oublier que c’est un excellent paliatif NATUREL aux douleurs chroniques. Si c’est produit localement et que c’est bio, il me semble que c’est tout à fait écologiste. En tout cas, ton discours d’aujourd’hui n’est pas du tout cohérent ou pas du tout nuancé Biosphère…. cela ne te ressemble pas…. car il faudrait alors prohiber alcool et vin … Biosphère, tu devrais lire Baudelaire (« Du vin et du hashish comparé comme moyen de multiplication de l’individualité »)

    1. Bonjour Julien
      S’interdire volontairement alcool et vin, nous avons déjà envisagé la chose, cf. dur pour un écolo de refuser de trinquer. Mais l’humain, avec ou sans poète, trouvera toujours dans son jardin de quoi ne pas affronter la réalité. C’est cela qui est si dur, ne pas se multiplier artificiellement pour pouvoir mieux affronter la réalité…

  4. ps : 50% du cannabis est produit en france, beaucoup en interieur, se qui consomme a mon humble avis beaucoup de watts

  5. Permettez moi d’élever le débat au niveau de la logique brute.
    Il me semble utile de remettre en l’état les faits car ils me semblent avoir été oubliés.
    Y aura t’il un jour, un monde sans fumeur de cannabis ? en tout cas une France sans ? Il me semble que trés logiquement la réponse est non.
    Donc nous laissons un certain nombre de citoyens et mineur, fumer des produits de contrebande, qui enrichissent une économie souterraine enraciné profonement dans notre pays,dans nos cités notement, donc hors de tout controle fiscale et zero retour sur l’économie. Nous laissons également la santé de nos jeunes et des citoyens se dégrader; sauf que derriere le systeme de santé publique prend en charge les soins. Pourquoi cela? car le cannabis est mélangé par les traficants à des additifs, qui sont nocifs, beaucoup plus que le tabac et le canabis réunis. Notement de l’héroïne pour décupler les effet addictif et jouissif du shit. Dans un contexte de crise, ou le gouvernement cheche à reduire le deficit, je pense que l’Etat serai au contraire trés malin à s’emparer du marché. J’entendai dans une émission l’autre jour que cela coutai 80 cents d’euros de produire 1 gramme, en hollande le meme gramme est vendu 10€. Les bénéfices que l’état serai enorme, la filière agricole se verai trouver un nouveau débouché, car la production de cannabis devrai se faire comme celle du tabac, des surface controlés, agrées. Il est paru dans une étude surla consomation des jeunes en hollandes, proportionnelement à la france les jeunes se mettent à fumer plus tardivement et en moin grand nombre. Je pense qu’il faut impliquer les gens pour les rendrent responsables, et interdire se produit est hypocrite par rapport à l’alcool, car le speed’drunking existe bien, et boire 70cl s’alcool fort pur en 5 min, sa rend également les gens K.O, tout comme la consomation abuse d’anxiolitique melangé à l’alcool. On enpechera jamais quelqu’un de se demolir la tete !

Les commentaires sont fermés.