Faire l’amour en toute simplicité, difficile

Bilan d’un appel à témoignages lancé par le collectif féministe #NousToutes : 89,3 % des répondantes disent avoir déjà subi une pression de la part d’un partenaire pour avoir un rapport sexuel. Ce collectif « demande à ce que la question du consentement devienne un sujet politique »*. La validité de cette « enquête » se fait étriller par les commentateurs sur le monde.fr, quasiment unanimes :

P.Gaujard : Ce n’est pas une enquête c’est un appel à témoignages. ce n’est pas représentatif de quoi que ce soit. Que font les décodeurs? Ils ont été virés?

Michel Marie : Sur tous les sujets en rapport avec le féminisme, Le Monde se transforme en journal militant, et perd de vue tout ce qui fait la base du métier de journaliste. Ce quotidien ne fait que reprendre les positions de groupuscules sectaires et intolérants, sans même faire un effort d’analyse. La moindre enquête sérieuse commence par définir les termes employés. « Neuf femmes sur 10 disent avoir subi une pression pour avoir un rapport sexuel » selon le titre de cet article complaisant. Mais à aucun moment, la notion de « pression » n’est définie. Il ne s’agit donc pas d’une enquête mais d’un ramassis de propos de comptoirs.

Berjac : On commence par un appel à témoin qu’on assimile à une enquête sur échantillon représentatif. Puis on assimile une insistance légère ou lourde à un viol. Il y a quelques jours sur un autre article, on annonçait la fin de l’hétérosexualité. On finira par ne plus rien prendre au sérieux.

Jean Kazadi : Quelle différence fait-on entre courtiser et faire pression sur une femme ?

Philou : Moi aussi j’ai à accepté pour faire plaisir à ma copine. Moi aussi j’ai été réveillé. Ce qui est dramatique c’est le côté binaire qui est en train de gagner notre société. Moi, moi, moi et à la fin, aucun compromis. Avec aussi l’absence totale de la compréhension de la notion de nuance, de contexte etc etc. On met dans le même sac la violence physique qui est inacceptable et le concessions du vivre ensemble.

PV : Ma femme m’a invité à l’hippopotamus pour la St Valentin, j’étais fatigué et aurais préféré regarder la télé, s’agit il d’une pression à passer à la casserole une fois à la maison ?

Pierre HUBU : La plus à plaindre, c’est la dixième, celle qui n’a jamais subi aucune pression pour avoir un rapport sexuel…

Jean-Pierre Bernajuzan : Les commentaires vont de pire en pires. Si on leur dit qu’ils défendent le machisme, ils nient et trouvent une bonne raison, à côté, pour contester tous les efforts, toutes les études qui essaient de mettre à jour les pratiques réelles des Français, hommes et femmes, chacun avec leur ressenti.
Furusato : Non, JPB, c’est la malhonnêteté d’un certain féminisme, son travail au marteau sur des termes confus comme celui de pression. Exemple un des partenaires sexuels n’est pas vraiment excité,ne veut pas vraiment mais se dit bon je vais faire plaisir et s’y met ( parfois avec un excellent résultat), c’est arrivé maintes fois dans mon couple ….d’un côté ou de l’autre. Pression, auto-contrainte ? Et alors ? l’excitation sexuelle des débuts d’une relation , dans son alignement parfait des désirs, dure seulement deux mois en moyenne. Et après ?

Leonidas @ Bernajuzan : Selon une étude faites par moi même (niveau méthodologique équivalent à celui de ce collectif) : 99% des femmes sont opposées au féminisme hystérique et ne partage pas leur haine obsessionnel des hommes. C’est la preuve que ça n’a rien avoir avec du machisme ! Sauf si par « machisme » vous entendez ne pas se laisser insulter et marcher dessus par des hystériques totalitaires.

Catherine R. : Je suis une femme et ces nanas m’horripilent.

C.Carlin : On sait que les femmes passent des heures à trouver le meilleur maquillage, la meilleure tenue, le meilleur soutien gorges, etc pour s’attirer les regards sexuels et les faveurs des hommes. L’égalité est dans les deux sens : si elles veulent être « respectées » (càd pas remarquées, dans leur vocabulaire), alors elle ne doivent plus se mettre en scène non plus. Il faut être un peu logique.

28 février 2020 Sexualité, seins nus et Cour de cassation

10 février 2019 Nature de la sexualité et droit à la sexualité

30 décembre 2018 La bipédie, origine de notre sexualité très encadrée

13 janvier 2018 Sexualité et harcèlement, l’homme, un animal dénaturé

1er septembre 2011 nature et sexualités : le débat sur le genre humain

9 septembre 2009 démographie, sexualité éclairée

* LE MONDE du 4 mars 2020, Neuf femmes sur 10 disent avoir subi une pression pour avoir un rapport sexuel, selon une enquête

Partagez ...

9 réflexions sur “Faire l’amour en toute simplicité, difficile”

  1. Tsssssss sur lemonde.fr : Quand j’étais jeune, j’adorais me faire siffler dans la rue. ( mon dieu, je découvre avec horreur que c’était une véritable agression). J’adorais aussi le moment où je sentais que quelque chose allait se passer…(argh, je ne donnais pas mon consentement écrit juste avant). Je savais dire non au cas où l’envie n’était pas partagée.
    Tout devient triste dans les rapports hommes/femmes, hommes/hommes, femmes/ femmes, lgbt/trans , hamster/cochon d’inde, punaise j’espère que je n’ai oublié personne… Comme solution au problème, il y a aussi le couvent.

  2. sexthérapeute

    Le consentement sexuel désigne l’accord que les personnes se donnent mutuellement pour qu’une activité sexuelle ait lieu entre elles. Cette notion, anglo-saxone, émerge dans les années 1980 : « Dès qu’une personne exprime son refus par des paroles ou des gestes, le partenaire doit cesser immédiatement l’activité sexuelle en question. Si le partenaire continue malgré le refus ainsi exprimé, il commet une agression sexuelle.»
    Au Canada, le simple fait de ne rien dire n’équivaut pas à un consentement ; le consentement sexuel doit être exprimé d’une façon ou d’une autre.

  3. Didier Barthès

    Dès que la crise du coronavirus sera terminée, le plan retraite bouclé, le gouvernement va se mettre à cette tâche difficile de la rédaction du formulaire d’acceptation et de la liste des personnes par qui il devra être contresigné avant le passage à l’acte.

    1. Manière d’avoir des preuves … on va même finir par être obligés de filmer et d’enregistrer la scène.

  4.  « Si elle dit non, cela veut dire non. Et si elle ne dit pas oui, cela veut dire non », avait dit en 2018 le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, devant le Parlement lors de sa prestation de serment. Mardi 3 mars 2020, le gouvernement espagnol a approuvé l’avant-projet de loi de liberté sexuelle, qui entend punir tout acte sexuel exercé sans consentement, du harcèlement de rue au viol. En plaçant la question du consentement au centre de la loi, la dénomination pénale de l’abus sexuel disparaîtrait. Au profit du viol.
    L’Espagne rejoint un petit groupe de pays, tels la Grande-Bretagne et le Canada, qui considèrent qu’en l’absence de consentement, il s’agit d’un viol, d’un crime, sans que la victime ait à faire la preuve qu’elle a subi des menaces ou des violences physiques.

    1. Petite question : Dans le cas où elle dit non, alors que lui voudrait tant qu’elle dise oui … la Constitution espagnole a t-elle prévu, elle aussi, la possibilité du passage en force ? Un bon coup de 49.3 ou un truc du genre…
      Petite chanson pour finir : « C’est une poupée et euh… qui fait non, non, non, non ! Toute la journée et euh… elle fait non, non, non, non. Elle est tellement joli iii yeu, que j’en rêve la nuit iii hihihi ! Personne ne lui a appris iiiii, qu’on pouvait dire oui ii … Ouii oh ouiii et ouiiiiii !!!» 🙂

  5. ecolomaniak

    Fritz the cat sur lemonde.fr : Caroline de Haas, c’est celle qui avait lancé des accusations contre Nicolas Hulot et déclaré qu’elle « a eu des amies qui m’ont dit qu’elles avaient entendu des victimes parler de faits de harcèlement ». C’est donc une spécialistes des études sérieuses et bien étayées… Comme souvent, les ultras nuisent gravement à leur propre cause. Le féminisme, c’est demander légalité entre les sexes, pas de déclarer la guerre aux hommes en les déclarant coupables a priori.
    Oliviermons : Présenter comme un enquête une démarche militante de « pseudo-féministe » qui est tout sauf une étude sociologique a quelque chose de très malhonnête. Quand on sait que leur égérie, Caroline de Haas, a prétendu lors d’un interview : « puisque la moitié des femmes ont été agressées sexuellement dans leur vie, cela signifie que 30 à 50% des hommes sont des agresseurs », on comprend qu’il s’agit en fait de misandrie, pas de féminisme.

  6. ecolomaniak

    Ça va dans le bon sens mais quelqu’un pourrait-il expliquer à cette dame qu’il n’y a aucune relation de causalité (historique, sociologique, ethnographique) entre les règles de genre de la grammaire et l’émancipation réelle des femmes.

  7. Ah la pression ! Ah ce que nous l’aimons, notre sacro-sainte Pression ! En tous cas moi je l’aime.
    Imaginons ce que serait le monde sans la pression. Un monde sans pression serait un monde sans compétition, sans guerres, sans tchalaindges à relever, sans innovations etc. Bref, pas bandant du tout. Quoique. En tous cas ce serait un monde mou, qui tournerait au ralenti, un monde de fainéants quoi. Sans la pression nous n’aurions jamais inventé la roue, par conséquent la brouette, quoique… En tous cas nous serions encore à quatre pattes, nous relevant juste de temps en temps pour éviter les courbatures.
    Par nature plus douées que les mâles pour tout ce qui concerne l’intendance (eh oui c’est comme ça ), les femelles auraient toujours le nez par terre (par conséquent la croupe en l’air) occupées à faire la vaisselle ou la lessive dans le ruisseau, ou à creuser le sol pour en extraire des truffes etc. Les mâles eux, auraient la leur toujours en éveil, toujours bien dressée, la truffe. Dame Nature les ayant chargés des plus hautes responsabilités (eh oui c’est triste mais c’est comme ça) les pauvres mâles passeraient leur temps à humer et renifler l’air ambiant, tout simplement pour que le clan puisse se projeter dans l’avenir. Tiens, il va pleuvoir… il est peut-être temps de rentrer à la grotte. Tiens, il va faire nuit… les loups ne vont pas tarder à débarquer. Tiens, Ginette sent particulièrement bon ce matin, voilà que ça me donne des idées.
    Le mâle, par nature gentleman : « Reste comme tu es Ginette, ne te dérange surtout pas pour moi, je ne fais que passer.»

    En attendant, si j’ai un conseil à donner, aussi bien aux femelles qu’aux mâles… la pression ne vous la laissez surtout pas mettre. Buvez là ! 🙂

Les commentaires sont fermés.