Nous faisons en sorte d’aller au désastre

Nathan Méténier devient porte-parole en 2019, de Youth and Environment Europe. Il vient d’être sélectionné aux côtés de six autres jeunes, âgés de 18 à 28 ans venant du Soudan, de Moldavie, des Etats-Unis, des îles Fidji, du Brésil et d’Inde, pour fournir « des perspectives, des idées et des solutions qui nous aideront à intensifier l’action en faveur du climat », selon les mots d’Antonio Guterres. Cette nouvelle équipe doit rencontrer le patron des Nations unies tous les trois mois jusqu’à la fin 2021. Comme d’habitude les pour et les contre de cette institutionnalisation s’écharpent inutilement, démontrant ainsi pourquoi nous ne ferons rien pour réagir contre le réchauffement climatique : notre état d’esprit contemporain se refuse à la recherche du consensus.

Peps72 sur lemonde.fr : Je comprends pas. Y’a pas déjà suffisamment de scientifiques et d’experts à l’ONU sur le climat? Faut en ajouter qui vont venir nous dire que la planète se réchauffe et que les espèces disparaissent, c’est ça? Mais faudrait pas plutôt trouver des solutions technologiques, ce qui signifie mettre les mains de le cambouis, plutôt que de créer des comités ceci et des assemblées cela? Total, Ford, Huawei, Exxon, Boeing, BMW, Petronas, Airbus, Renault… en tremblent déjà.

Margy : Bravo : le futur a besoin des jeunes car c’est eux qui vont payer les pots cassés des vieux qui ne savent pas réfléchir autrement englué dans les idéologies du passé, le pensée unique est faite d’ornières si profondes qu’il faut savoir surffer pour en sortir.

Untel : Antonio Guterres fait comme Macron avec ses conventions de citoyens bidons. Quand tu ne peux pas convaincre le peuple tu réunis 7 pingouins, déjà convaincus, et on les appelles « Le peuple ».

MICHEL SOURROUILLE @ Untel : Toute initiative pour faire face à l’urgence écologique est la bienvenue du moment que cela passe dans les instances politiques, les médias et les consciences.

le sceptique : Tu fais une association, un collectif d’associations, une coordination de collectifs, un réseau de coordinations, et enfin une coalition de réseaux. C’est cela, le dur chemin du jeune engagé qui entend devenir un vieux bureaucrate incontournable. Il doit faire ses classes en parallèle avant de rejoindre la machine, laquelle distribue l’argent public pour entretenir ce vivier (c’est le rôle des vieux bureaucrates incontournables une fois installés dans l’Etat profond, veiller à financer et re-financer ce qui les a fait ce qu’ils sont).

Pioch : Bravo à la jeunesse ! Bravo à M. Guttirez d’avoir donné la parole à ceux qui sont les plus indépendants d’esprit pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette génération des plus de 60 ans a failli. Que les jeunes décident. Ils ne sont pas plus bêtes que nous, et surtout c’est leur avenir et pas le nôtre qui se joue actuellement . Nous serons morts quand ils seront encore en vie, si la bataille n’est pas perdue avant.

SuperKurva : Encore un militant autoproclamé non élu qui prétend se substituer à la démocratie.

Marc94 @ SuperKurva : L’ONU ne semble avoir sélectionné que des gens intelligents qui ont quelque chose à dire sur le sujet. Visiblement ils n’ont pas pensé à vous.

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4 réflexions sur “Nous faisons en sorte d’aller au désastre”

  1. Il est normal que la jeunesse se soucie de l’environnement et de l’avenir, normal que la jeunesse se fasse entendre, normal que les vieux l’écoute etc. etc. Toutefois il y a des limites à tout.
    Qu’est que ce «conseil» de sept jeunes pourrait apporter comme idées et solutions pouvant intensifier l’action en faveur du climat ? Autrement dit, quoi de nouveau, quoi de révolutionnaire, quoi de génial, qui pourrait aider ces vieux totalement infichus de faire quoi que ce soit, alors qu’ils sont aux manettes aux plus hauts niveaux (Antonio Guterres et Compagnie) ? D’autant plus que l’âge ne fait rien à l’affaire (Brassens). Ce n’est pas sérieux !

    1. De deux choses l’une, ou alors les deux et en même temps.
      Soit ce nouveau «conseil» n’est qu’un énième truc pour faire joli et amuser la galerie (les gogos), dans le genre des CMG (conseils municipaux de jeunes) où les gamins croient jouer dans la cour des grands, soit les vieux se disent qu’au stade où ils en sont (où nous en sommes) autant consulter la jeunesse.
      Dans le premier cas ça ne fait qu’en rajouter toujours plus à l’hypocrisie, conventions citoyennes, conseils de jeunes, comités de ceci et de cela etc. Dans le second ça veut dire que les vieux sont en train de se noyer et qu’ils tentent de s’accrocher à n’importe quoi. La jeune Greta incarne ce phénomène, ce problème, à savoir notre état de grande fatigue.
      -«Dans l’après 68, Jacques Ellul se moquait déjà de la propension de notre société à glorifier la jeunesse, à lui faire peser sur les épaules un espoir de révolution. »
      (P4. La Décroissance n°158. avril 2019)

  2. – Biosphère 7 JANV 2021 à 12:20 : « Faire de l’humour sur des choses sérieuses est une bonne chose, mais dans votre cas cela s’apparente à un refus du débat… »
    – Biosphère aujourd’hui : « Nous faisons en sorte d’aller au désastre […] Comme d’habitude les pour et les contre de cette institutionnalisation s’écharpent inutilement, démontrant ainsi pourquoi nous ne ferons rien pour réagir contre le réchauffement climatique : notre état d’esprit contemporain se refuse à la recherche du consensus. »

    Refus de débat (bourre-pifs), refus de recherche de con sensus (Gilles Châtelet : Les animaux malades du consensus), refus de voir la réalité en face (les carottes sont cuites)… mon dieu quel désastre ! Les marchands d’anxiolytiques ont de beaux jours devant eux.

    1. Notre état d’esprit contemporain est ce qu’il est, disons tout simplement qu’il est triste. Et moi j’aime pas la tristesse, ni les tristes sires, question de goût. C’est bien pour ça que j’aime beaucoup Le Journal de la Joie de Vivre (La Décroissance), sa façon de faire de l’humour sur des choses sérieuses.
      C’est sûrement pour ça aussi que j’aime bien le commentaire de le sceptique, qui ne fait ici que dénoncer le cirque. Et il a raison de se moquer de ce Grand Barnum, prétendant agir et réveiller les cons sciences, ce Show (mut gon on), ce cirque politico-merdiatique dont nous touchons du doigt les limites. Mais que nous nous nous obstinons à entretenir, à faire tourner, en attendant. Avec toujours plus de nouveaux acteurs, de nouveaux figurants, de nouveaux clowns etc.
      Bienvenue donc au Muppet Show, rejoignez Statler et Waldorf. 🙂 🙂 🙂

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