Fantasmes natalistes, rationalité malthusienne

L’histoire de la question démographique n’est qu’un âpre conflit entre fantasmes natalistes des idéologues et rationalité malthusienne. Quelques points de repères évoqués dans le livre de Georges Minois, Le poids du nombre (éditions Perrin, 2011) :

Les malthusiens

– La croissance démographiques est toujours euphorisante au début. C’est la jeunesse, promesse de puissance, de richesse et de gloire, l’Italie renaissante, le Siècle d’or espagnol… jusqu’au moment où la saturation entraîne les premières tensions. (p.219)

– C’est le sort des régions surpeuplées : après l’optimisme trompeur des premières décennies, l’illusion de force et de richesse, viennent l’appauvrissement, les disettes, les épidémies. (p.222)

– Le bon sens place le bien-être des vivants avant l’exigence de multiplication de l’espèce. Priorité à ceux qui existent sur ceux qui n’existent pas encore ou qui n’existeront jamais. (p.230)

– Calvin : «  La bénédiction de Dieu ne réside pas dans une procréation désordonnée, mais dans des enfants bien formés, soignés et éduqués, engendrés par des parents conscients de leurs responsabilités. » (p.233)

– Le peuple est plus lucide que les intellectuels, car c’est lui qui vit le surpeuplement et en subit les conséquences, alors que les philosophes raisonnent dans la tranquillité de leurs hôtels, loin de la foule, sur les bienfaits d’une population abondante. Le spectre du surpeuplement n’est pour eux qu’une idée abstraite. (p.242) … Tandis que les intellectuels déplorent le dépeuplement, la population de l’Europe passe de 120 à 180 millions d’habitants entre 1700 et 1800. Elle a doublé depuis 1550. (p. 254)

– Malthus a fait un livre en 1803 que personne ne lit et que tout le monde insulte. (p.334)

– Malthus : «  Quand je recommande de ne pas faire naître plus d’enfants que le pays n’en peut nourrir, c’est précisément afin qu’on puisse nourrir tous ceux qui naissent. » ( p.368)

– James Morison : « Le caractère criminel de la production d’enfants qu’on n’a selon toute probabilité aucun moyen d’entretenir, devra être vu sous on jour véritable, comme l’un des comportements des plus antisociaux et égoïstes qu’on soit capable. » (p.413)

– Henri Fève en 1890 : « Ce qui serait utile et humain, si vous étiez logique, ce serait d’enrayer la procréation : la femme stérile devrait être sacrée, l’homme qui se retient félicité, l’avortement pratiqué officiellement dans les hôpitaux, l’infanticide autorisé dans les quinze jours de la naissance. » (p.506)

– Gustave Le Bon en 1898 : «  Dans l’avenir le sort le plus heureux sera réservé aux pays les moins peuplés, c’est-à-dire ceux dont la population ne dépasse pas le chiffre d’hommes que peut nourrir le fonds de subsistance produit par la contrée elle-même. » (p.507)

– Madeleine Pelletier en 1911 : « La femme enceinte n’est pas deux personnes, elle n’en est qu’une, et elle a le droit de se faire avorter, comme elle a le droits de se couper les cheveux. Sur notre corps, notre droit est absolu, puisqu’il peut aller jusqu’au suicide. » (p.502)

– Belle formule : moins de nouveau-nés, c’est moins de futurs morts. (p.443)

Les repopulateurs

– Ecclésiaste, I,5,4 : « La Terre n’a jamais été surchargée d’habitants ; une génération passe, une autre vient et remplace exactement la première pour entretenir le même nombre d’habitants sur la Terre. »  (p.249)

– Jacques Bertillon en 1911 : « Qu’on prenne contre le néomalthusianisme des dispositions plus sévères. Les travaux forcés, ou même la mort, pourraient être édictées contre les néo-malthusiens sans aucune espèce d’inconvénient, puisque ne voulant pas se reproduire, on peut les considérer comme déjà morts. » (p.465)

– Après l’hécatombe de 14-18, pendant laquelle le gouvernement envoie 1,3 millions de jeunes à la mort, l’État commence à légiférer. Il est en effet urgent de reconstituer les stocks. Il faut absolument interdire toute propagande antinataliste. (p.468)

– La population française se retrouve en 1920 au niveau de 1880, 39 millions de personnes. La loi du 23 juillet 2020pnit de 6 mois à 3 ans de prison toute incitation à l’avortement (art. 1). Mêmes sanctions pour la vente de produits abortifs (art.2). L’article 3 étend la répression à la propagande anticonceptionnelle. (p.469)

– L’Alliance nationale pour l’accroissement de la population française en 1933 : « La politique démographique des dictatures fascistes provoque l’enthousiasme des repopulateurs. » (p.472)

– Sur les affiches, le maréchal Pétain est toujours entouré de petits enfants. La fête des mères devient une institution patriotique, tandis qu’une police spécialisée pourchasse les avorteurs et avorteuses, passibles de la peine de mort d’après la loi du 15 février 1942. Une avorteuse est guillotinée le 30 juillet 1943. (p. 476)

– La voix des néo-malthusiens a bien du mal à se faire entendre. Étouffée, bâillonnée, réprimée par les défenseurs de la « morale », de la « vie », de la patrie, de la classe, du parti. (p.499)

Actualisation du débat

– A la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les protagonistes européens du conflit jettent un regard sur la planète, ils réalisent brutalement que, pendant qu’ils réglaient leurs différends, d’autres bombes étaient sur le point d’éclater, les bombes démographiques en Asie, en Afrique, en Amérique latine. (p.520)

– à partir des années 1980, métamorphose de Malthus qui réapparaît en écologiste. Même si la Terre arrive à nourrir tout le monde, elle ne peut le faire qu’au détriment de son propre équilibre, rongée par ces milliards de parasites et intoxiquée par leurs déchets. (p.528)

– William Catton : « Aujourd’hui l’humanité est engagée dans une prédation féroce du futur. Par le nombre, par l’état de notre technologie, nous faisons dépendre la satisfaction de nos aspirations présentes du dépouillement de notre postérité. » (p.529)

– Les plus fous envisagent même, quand la Terre sera saturée, une colonisation des autres planètes. Ce n’est plus de la science-fiction, c’est du délire. L’alternative au chaos est l’abandon de l’illusion que tout est possible. (p.530)

– Jacques-Yves Cousteau : « En 1968-69, j’avais lancé un modèle mathématique pour essayer de calculer combien la terre pouvait supporter d’humains consommant ce que les Américains consommaient à l’époque. J’ai été très étonné du résultat de ma démarche : 700 millions au maximum. » (p.532)

– Bruno Parmentier : « Le problème est structurel. En 2050 il y aura 10 milliards d’êtres humains sur la planète. Or nous aurons, pour les nourrir, moins de terre, moins d’eau, moins d’énergie et moins de chimie. En 1960 nous étions 2 habitants pour nous partager un hectare de culture. En 2050, nous serons six. » (p.597)

Conclusion

Dans l’affrontement entre les optimistes de l’abondance et les pessimistes néo-malthusiens, la charge de la preuve incombe aux optimistes : qu’ils nous expliquent quelles preuves ils ont que la terre peut supporter, sans dommages irréparables, une croissance démographique avec une consommation par tête qui dépasse la charge optimale. (p.621)

– Les couples se sentent peu concernés dans leur comportement procréatif par le problème plantaire du surpeuplement. Dans ce domaine plus que dans aucun autre prévaut une sorte de schizophrénie : le fait d’avoir ou de ne pas avoir d’enfants est considéré comme une affaire strictement privée sans aucun considération des conséquences collectives. (p.622)

– Roland Jaccard : « Les enfants sont comme des lapsus : si on savait pourquoi on les faisait, on ne les ferait pas. » (p.626)

Lire aussi, Le poids du nombre de Georges Minois

Pour rejoindre l’association Démographie Responsable :

https://www.demographie-responsable.org/

21 réflexions sur “Fantasmes natalistes, rationalité malthusienne”

  1. Il est intéressant de constater que le réchauffement climatique entraîne de multiples appels médiatiques et politiques pour intervenir alors que la réalité de la surpopulation est complètement écartée du débat. Pourtant le terme surpopulation veut dire qu’on va dans le mur, c’est une expression complémentaire de surconsommation, surproduction, surendettement… Cela veut bien dire qu’il y TROP d’humains comme il y a TROP de pouvoir d’achat au détriment de la planète et de l’avenir.
    Mais il n’y a rien d’inquiétant dans ce constat car il s’agit bien sûr d’aller vers la sobriété en matière de fécondité comme on parle aujourd’hui de sobriété énergétique… Ceux qui mélangent décroissance maîtrisée et décroissance subie ne sont pas de bons décroissants !

    1. Déjà, il n’y a pas de bons et de mauvais décroissants. Arrêtons avec cette pensée manichéenne, binaire, absurde ! La «décroissance maîtrisée», disons que c’est celle dont nous parlent les décroissants (objecteurs de croissance). La «décroissance subie», c’est la récession, les vaches maigres etc. Et il n’y a que les andouilles et les gens de mauvaise foi pour faire l’amalgame.
      Ceci dit les décroissants forment une grande famille. Qui, ne serait-ce déjà que sur l’échiquier politique, va de droite à gauche. Bref, autant dire que s’ils sont d’accord sur un certain nombre de points, autant ils sont en désaccord sur beaucoup d’autres. Et c’est aussi bien comme ça. Ben oui, ça évite déjà de mélanger les torchons et les serviettes. ( à suivre )

      1. Par exemple, certains croient de Dieu et d’autres pas. Et d’autres encore bottent en touche, ni dieu ni maître etc. Les Amish, par exemple, croient en Dieu, ils refusent le Progrès, vivent dans la simplicité volontaire, roulent en calèche etc. Pour eux la famille est l’unité sociale la plus importante, les mamans amish ont en moyenne 7 à 10 enfants. Et c’est ainsi que la population amish continue à grandir. Et maintenant, en attendant, qui osera donc dire que les Amish sont de mauvais décroissants ? Ou qu’il y a trop d’Amish, hein ? Pas moi en tous cas. Et même pas Manu ! 🙂 🙂 🙂

      2. Les Amishs ne sont pas décroissants avec 7 à 10 enfants par femme, ils sont croissantistes ! Puisqu’il leur faut de plus en plus de surfaces agricoles pour nourrir tout ce beau monde, et aussi plus de surfaces constructibles pour loger tout ce beau monde ! Ils sont en croissance démographique très élevé à ce rythme de naissance, et donc comparables aux africains ! Bref, ça ne le fera pas très longtemps ! Mais si, il y a les bons et mauvais décroissants comme l’affirme Biosphère !

      3. Parti d'en rire

        Le contraire m’eut étonné, il fallait bien que t’en rajoutes au grand n’importe quoi. Puisque le monde est binaire, si les Amish ne sont pas décroissants … ce qui n’est pas impossible mais qui reste à prouver… alors ils ne sont ni de bons ni de mauvais décroissants. L’affaire est donc réglée, ce sont des croissants tout connement.
        Ceci dit, peux-tu nous donner un exemple de BD (bon décroissant), mis à part Toi évidemment ? Et un exemple de MD, mis à part moi évidemment.

  2. Les médias ont choisi leur camp. En négligeant la question démographique, ils font le jeu des natalistes. Un exemple. Sur le site du Fonds mondial de l’ONU pour la population on trouve cette réaction : « Le franchissement du seuil des 8 milliards s’accompagnera sans doute de discours invoquant avec alarmisme le terme de « surpopulation ». Se laisser aller à de telles paroles serait une erreur. »
    Une erreur ? Depuis 1972 et le rapport au Club de Rome sur les limites de la croissance, les rapports scientifiques s’accumulent pour montrer que nous avons déjà dépassé par notre nombre et notre consommation la capacité de charge de la planète. Le calcul de l’empreinte écologique de l’humanité montre par exemple que nous utilisons actuellement au niveau mondial 1,7 planètes pour satisfaire nos besoins. Bien entendu cela n’est pas durable. C’est cela la rationalité malthusienne.

    1. Esprit critique

      On peut raconter tout ce qu’on voudra, en attendant le terme «surpopulation» laisse entendre que certains sont en TROP. Et il est évidemment qu’aller sur ce terrain c’est très dangereux. Le Climat est déjà assez pourri comme ça, alors autant éviter d’en rajouter. D’autant plus que la fameuse «explosion» est déjà derrière nous, on peut alors parler d’un «pétard mouillé». D’autant plus que quoi fasse et quoi qu’on dise, ça va décroître. Seulement «la rationalité malthusienne» ne veut ou ne peut pas entendre ce genre d’argument. Misère misère !

    2. Une erreur... ou pas ?

      Au sujet de cette fameuse ERREUR… que RAPPORTERRE ne semble pas voir (il n’est pas le seul) … au lieu d’en rajouter au blablabla (et sans parler du grand n’importe quoi) qui ne fait pas avancer le «débat», je vous invite seulement à lire cet article de Ugo Bardi :
      – La surpopulation : Êtes-vous sûr que c’est un problème ignoré ?
      ( 23 juillet 2020 – lesakerfrancophone.fr )

      Extrait : « Permettez-moi de répéter que je ne suis pas ici pour proposer une quelconque politique démographique : Je n’en ai pas la capacité, ni le titre, ni même l’intérêt. Je me demande simplement comment la société (et la société occidentale en particulier) pourrait réagir à la perception selon laquelle, 1) il existe un problème existentiel très grave, et 2) il peut être causé par la surpopulation. »

  3. Parti d'en rire

    Pour ne pas changer, les fantasmes sont du côté des «natalistes». Autrement dit du côté des «optimistes de l’abondance». Ben voyons. Et bien entendu la rationalité est du côté de nos chers et tendres Malthusiens. Que les autres, les escrocs, les gauchos, les pas beaux, les rigolos et j’en passe, bref que les zaffreux nataliss qualifient pour le coup de «pessimistes néo-malthusiens». Oh que ça c’est pas beau !
    Ben oui que voulez-vous, où voudriez-vous qu’elle soit la rationalité, la raison, la sagesse, la Vérité quoi. Bref, choisis ton camp camarade !

    1. Ben les très optimistes cornucopiens (chantre de la corne d’abondance) comme toi, j’attends toujours le bilan des ressources naturelles, de toutes les ressources naturelles sans exception (eau, énergies fossiles, les différents uranium, tous les métaux) mais aussi des ressources en poissons viande, etc Parce que de ce que j’en vois étant qu’on consomme toutes ces ressources plus vite qu’elles n’aient le temps de se renouveler, donc effectivement des malthusiens comme moi on s’interroge sur la viabilité du système croissantiste dans des conditions pareilles ? Sans oublier les sécheresses, canicules, inondations, extinction d’espèces, assèchement des nappes d’eau souterraines, fonte du permafrost, perte de fertilité des sols perte d’humus, etc ? En résumé comment continuer de croître lorsqu’on scie la branche sur laquelle notre civilisation est assise ?

    2. Qu’on dilapide outre-mesure les ressources naturelles au point de ne plus se régénérer assez vite, voir ne plus se régénérer du tout ! (une nappe d’eau souterraine qui a été asséchée ne peut plus se régénérer, comme c’est souvent le cas aux USA)

      Je te repose la question, sur quelles ressources naturelles comptes tu faire croître la population ? Et sur quelles ressources tu comptes augmenter le pouvoir d’achat des pays du Tiers Monde ?

      1. Misère misère !

        Réponse à la question du Bougre de Grand Andouille à la puissance 80 :
        D’abord, sache que je sais parfaitement que je ferais mieux de suivre le sage conseil de Biosphère (hier 10:17). Mais que veux-tu, c’est plus fort que moi ! Misère misère !
        Je te repose la question : Où et quand ai-je dit que j’étais POUR faire croître la population et que j’étais POUR le cornucopianisme ?
        Si tu n’es pas en mesure de répondre à cette question toute simple, toute con, autrement dit de PROUVER ce que tu affirmes et rabâches à mon sujet, alors je t’invite à suivre le sage conseil que t’a donné Biosphère (hier 17:12)

      2. Alors pourquoi t’insurges tu contre les malthusiens ? C’est vrai que toi tu es décroissant et croissant à la fois, tu voudrais que les européens aient une natalité de 0 puis disparaissent et les africains une natalité de 12 enfants par femme… Sinon comme d’habitude tu ne réponds jamais aux questions ! Tu affirmes que les autres disent des choses fausses sans le démontrer, tu veux avoir raison par procuration.

  4. Ben les faits (dégradations de l’environnement, artificialisation et stérilisation des sols, sécheresses, canicules, déplétions de ressources toutes catégories, extinction d’espèces) donc ces faits n’empêchent pas la population de croire à la croissance : Lire article d’hier sur Le Point, intitulé je cite  »La décroissance est un mythe » car en plus l’article nous affirme à ce qu’il y ait démonstration ! Mort de rire ! Bref, ils n’ont toujours pas compris que les décroissantistes ne souhaitent pas la décroissance, mais démontrent le fait qu’elle soit inéluctable et qu’il faille se préparer, pour ne pas avoir à subir la décroissance dans le chaos et les conflits.

    1. Bref, ces journalistes et économistes affirment qu’il n’y a pas le choix que d’organiser la croissance économique pour subvenir aux besoins des populations, en gros ils raisonnent en terme d’objectifs à atteindre  »étendre le mode de vie et rythme de consommation occidental puisque le train de vie occidental est l’étalon de référence d’une vie descente selon eux ! Autrement dit ils ne veulent absolument pas voir les stocks limités des ressources, car pour eux on peut obtenir toujours plus de ressources naturelles par les technologies et le progrès et qu’on arrête pas le progrès…

      Mais ces croissantistes veulent aussi une croissance démographique pour soit disant assurer les régimes de retraite.

    2. Autrement dit c’est un jeu sans fin, car il faut toujours plus de naissances les fois suivantes pour « assurer les retraites », bref ils veulent au moins 4 actifs pour un retraité, mais la population se doit d’augmenter éternellement puisqu’au fur et à mesure du temps il y a de plus en plus de retraités, donc il faut organiser toujours plus de naissances ! Bref, ces systèmes de retraites tant par répartition que par capitalisation sont absurdes car ils sont tous les deux dépendants des naissances puisque ce sont les générations suivantes qui doivent financer les retraites de leurs aînés. Ils ne veulent pas réfléchir à un autre système plus cohérent qui consisterait à ce que chacun finance sa propre retraite en mettant de côté ses propres cotisations pour l’avenir…

      1. Oui, c’est ce qu’il y a 8 ans déjà j’avais appelé la « Pyramide de Ponzi démographique » dans « Moins Nombreux plus Heureux », le livre coordonné par Michel Sourrouille.
        C’est incroyable de voir que les gens ne comprennent pas que le temps n’allant pas s’arrêter, les jeunes d’aujourd’hui qu’ils appellent de leur vœux seront … les vieux de demain !
        Dans « Le Défi du Nombre », Antoine Waechter analyse de ce que coûte à la société des structures de pyramides des âges très différentes (avec beaucoup de vieux (Allemagne) beaucoup de jeunes (Algérie) ou une situation intermédiaire (France) on voit que dans le moyen terme c’est à peu près égal et surtout pas en faveur des populations jeunes (qui en plus coûtent en matière d’éducation)

    3. Leurs systèmes de capitalisation et répartition impliquent à ce qu’il ait toujours 4 actifs minimum par actif, mais leur système n’explique pas à combien de milliards d’habitants il faut s’arrêter et ne tiennent pas compte des stocks de ressources naturelles ! Ils ne veulent pas réfléchir ni réformer quoi que ce soit, ils veulent juste rétablir et maintenir les systèmes d’autrefois, car 4 actifs par retraité ça permettait d’offrir des retraites dorées ! Mais avec les déplétions des ressources leurs systèmes sont obsolètes quoi qu’ils en disent. Or ils font l’autruche et balaient d’un revers de main tout argument prouvant que ça ne pourra plus fonctionner, pour eux les anciens systèmes de retraite fonctionnaient autrefois alors on se doit de déduire qu’il n’y ait pas de raison que ça ne fonctionne plus maintenant et dans l’avenir.

    4. Brefs, ils sont capricieux, ils veulent des retraites dorées mais sans s’assurer à ce qu’on puisse les approvisionner en ressources naturelles, ils ne se réfèrent qu’aux nombres de naissances et d’actifs pour penser et organiser les retraites, comme si c’étaient les 2 seules variables pour les assurer, ils ne veulent pas admettre à ce qu’il y ait d’autres agents extérieurs pour assurer les retraites.

      1. En matière de «démonstration», c’est vrai que ce journaleux du Point est aussi brillant que Toi. Si j’ai bien compté, entre les dorées et les autres, celles de misère je suppose (misère misère), eh ben tu nous as servi là pas moins de treize retraites et retraités. Salauds de retraités va ! Comme si le seul problème ou la seule raison était là. Et la meilleure, pile poil dans le sujet du jour, c’est celle là : « … que chacun finance sa propre retraite en mettant de côté ses propres cotisations pour l’avenir…» Ah que oui, ça c’est cohérent ! Et t’as réfléchi combien de temps pour nous sortir ça ? N’importe quoi !

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