Le 8 mai 1945 est la date à laquelle les forces alliées obtiennent la reddition sans conditions de l’Allemagne nazie ; ce n’est pas un armistice, c’est une capitulation qui implique nécessairement un vaincu. Est-ce bien nécessaire de conserver un jour férié pour un événement qui a eu lieu il y a 81 ans alors que l’Allemagne est depuis longtemps un pays frère intégré dans l’Union européenne.
Déjà en 1975, le président Giscard d’Estaing supprime la commémoration, en se justifiant « au titre de la réconciliation franco-allemande et de la relance de la construction européenne ». Le très conservateur Sénat contestera l’année suivante cette décision.
Le président Macron aime la célébration du 8 mai ; il a présidé l’an dernier la cérémonie de commémoration du 80e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 sous l’Arc de Triomphe. Il garde un état d’esprit militariste qui ne sait pas qu’entre vainqueurs et vaincus, il faut savoir tourner la page. Voici un article très dense sur la question militaire par Olivier Schmitt dont je commente deux aspects :
Olivier Schmitt : « Une dimension me semble sous-estimée dans le débat public français : non pas ce que permet de faire le porte-avions nucléaire, mais ce qu’il empêche de financer. Si l’on consacre des ressources à un groupe aéronaval, qu’est-ce qu’on ne finance pas dans l’armée de terre et dans l’armée de l’air et de l’espace ? La marine nationale n’a aucun intérêt à ce que le débat soit posé en ces termes. Pourtant, il y a un effet d’éviction en sa faveur, au détriment de ce qu’on pourrait faire, par exemple, en Europe en matière de capacité de déploiement. Le porte-avions est-il utile dans l’absolu ? Oui. Est-il le meilleur choix pour la France ? Il faudrait un débat beaucoup plus fin sur ces arbitrages budgétaires. »
Mon commentaire : Il est symptomatique que ce spécialiste ne considère l’arbitrage budgétaire qu’au niveau militaire sans considérer que l’augmentation actuelle en France de ce genre de dépenses improductives vient automatiquement en concurrence avec les dépenses sociales et la nécessaire réduction de notre endettement public !
Olivier Schmitt : « En matière de dissuasion nucléaire, le changement majeur tient à la multipolarisation autour de l’Inde, du Pakistan, de la Chine et de la Corée du Nord. Cela crée des dynamiques inédites par rapport à la guerre froide, où deux camps cherchaient à se dissuader mutuellement. Aujourd’hui, si vous êtes l’Inde, vous devez dissuader à la fois le Pakistan, la Chine, éventuellement la Corée du Nord. Envoyer des signaux crédibles à plusieurs interlocuteurs sans qu’ils soient mal interprétés devient de plus en plus compliqué. Le risque d’escalade augmente. C’est ce qu’on appelait durant la guerre froide le paradoxe entre stabilité et instabilité : si la relation est stabilisée au niveau nucléaire stratégique, la conflictualité est poussée au niveau conventionnel. La nouveauté, c’est que ces dynamiques concernent désormais une multiplicité de « camps », et non plus seulement deux. »
Mon commentaire : en terme clair, cela veut dire que le risque de déclenchement d’une frappe nucléaire existe car les relations géopolitiques avec acteurs multiples deviennent incontrôlables. La frappe peut même être « préventive ». Si j’étais Netanyahou ou Trump, une telle option atomique contre l’Iran peut même paraître justifiée, autrefois Hiroshima et Nagasaki ont bien évité (à ce qu’on dit) la prolongation de la guerre contre le Japon.
Et comme c’est l’IA qui génère de plus en plus l’analyse stratégique aujourd’hui, les études montrent que pour l’IA l’usage de la bombe atomique semble tout à fait rationnel…
Michel Sourrouille
source : https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/24/olivier-schmitt-expert-militaire-il-existe-un-vrai-risque-de-conflit-avec-la-russie-dans-les-cinq-prochaines-annees_6683027_3210.html

Il y eut la Première… qui devait être « la der des ders ». En suivant il y eut cette période d’insouciance, dite les « années folles »… ou encore « l’entre-deux-guerres ».
Parce qu’évidemment il y eut la Seconde. Au fait… pourquoi ne dit-ON jamais la Deuxième ?
Je vous laisse deviner. Après la dite seconde il y eut les dites « trente glorieuses » (1945-1975).
Pour moi, et n’en déplaise à tous les Baverez, ces idolâtres de la Croissance (infinie dans un monde fini) et du Progrès (qui progresse pour des siècles et des siècles amen), qui eux les situent après 1975, celles-là auront été les Trente Piteuses. Les suivantes n’étant que dans la continuité. Bref, ON a la mémoire courte. Et donc ON ne tire aucune leçon du passé.
Et finalement, de bien avant 1945 (quand exactement je n’en sais rien) jusqu’à aujourd’hui, ON n’aura fait que déconner. Toujours plus ! Et bien sûr ce n’est pas fini.
La Chine pratique le jeu de go : extension silencieuse et patiente de son influence en tissant des réseaux économiques et diplomatiques aux quatre coins du monde. Les États-Unis de Trump jouent au poker : le bluff, la mise spectaculaire, la pression psychologique et souvent l’abandon brutal de la table comme de mauvais perdants lorsque leurs cartes ne sont plus bonnes. La Russie croit jouer aux échecs : elle pense sur le long terme, mais c’est celui de Poutine.
L’Union européenne ne pratique aucun de ces trois jeux de manière cohérente, on ne sait même plus le nombre de pays qui la compose !
Oui, mais finalement… quelle est la finalité de tous ces jeux ? Que ce soit au jeu de go, au poker, aux échecs… et même aux dames, le foot n’en parlons pas… le but c’est bien de gagner, non ? Autrement dit qu’à la fin il y ait un gagnant (vainqueur) et un perdant (vaincu).
Mais pourquoi faudrait-il voir les choses comme ça !!??
Comme s’il n’était pas possible… de jouer (vivre) dans un autre but que celui de vouloir gagner. À tout prix ? Et pour gagner quoi ?
Autrement dit… quel est l’intérêt de jouer (à) ce Jeu (de cons) où à la Fin tout le monde sera perdant ?
– « Mon commentaire : Il est symptomatique que ce spécialiste ne considère l’arbitrage budgétaire qu’au niveau militaire sans considérer [etc.] »
Je tiens d’abord à préciser que je que suis entièrement d’accord avec ce que dit Michel Sourrouille, dans ses deux commentaires.
Ceci dit je rappelle que ce spécialiste, Olivier Schmitt, est un expert… militaire.
Et qu’il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’il sorte de son domaine, disons de compétences…
C’est comme si on demandait à Jancovici de raisonner autrement qu’en termes de watts et de joules, ou à un économiste autrement qu’en terme de pognon, ou encore à un malthusien autrement qu’en termes de capacité de charge, de densité etc. 😉
Nos experts et autres spécialistes voient le monde avec des œillères, et ils ne peuvent pas voir plus loin que ce que leur permet le petit bout de leur lorgnette.
Pour moi cette incapacité (impossibilité) est un grave problème.
Leur lorgnette. super pointue, ça va de soi. Juste pour vous faire imaginer le champ de vision de ces gens-là. Ce n’est pas qu’il n’en faille pas, ni qu’il ne faille pas les écouter, seulement nous sommes gavés, soulés, intoxiqués par tous ces experts et autres «experts». Sans oublier les coaches, en tout et n’importe quoi là encore.
Bref, ces gens-là sont incontournables !
En ce moment la Guerre… au Moyen-Orient bien sûr. Vu que l’Ukraine n’intéresse plus personne, ou presque. Celle-ci, comme n’importe qu’elle autre, celle contre le Covid à une époque, nous la vivons en direct, 24H/24 ! Bien calés dans notre canapé, entre deux publicités. Et ça commente et ça commente… ad nauseam !
(à suivre)
(et fin) Et c’est comme ça qu’ON nous formate.
À quoi ? Eh ben à dire amen (OK) à tout. Au Nucléaire, à la Bombe, à la Guerre, à la Compétition, à la Croissance, au Business… bref au Système.
Et à se tenir droit, écouter son maître, marcher dans les clous… et penser modérément. Et c’est comme ça qu’ON finit par penser qu’ON n’est pas si formaté que ça.
Et en attendant… eh ben ON n’en sort pas !
– « On leur dit ça c’est vrai, ils disent ok . On dit ça c’est pas vrai, ils disent ok. […]
On leur dit eux gentils, ils disent ok. On leur dit eux méchants, ils disent ok […]
On leur dit c’est la guerre, ils disent ok. On leur dit faut la faire, ils disent ok
Qu’est-ce qu’ils sont cons. » (Matthieu Côte)
Faut-il supprimer le 8 mai ? La question fait débat. Si ON peut appeler ça comme ça…
En tous cas c’est ce que voulait faire Bayrou, en plus du lundi de Pâques. Pourquoi ?
Oh pas du tout pour la raison avancée par Giscard en 1975, mais pour renflouer les caisses, tout connement ! Ben oui, la Dette, le Déficit, les Français qui bossent pas assez, tous des feignasses, travailler plus pour gagner plus (sic) et blablabla. Et c’est comme ça qu’ON devrait également bosser le 1er mai, les dimanche et les jours fériés, et 24H/24 comme des robots, à la con.
Pas moi en tous cas ! Quel rapport avec la Guerre… me demandera t-ON.
Ben la Guerre Économique eh pardi ! La Croissance, la Compétition, à la con, pour être respecté il faut être fort (sic) et patati et patata.
(à suivre)
(suite) Le 8 mai commémore la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945.
Alors certes, ça ne parle peut-être pas à tout le monde…
Pour moi ON peut donc le supprimer. Bien sûr ON ne va pas sauter du 7 au 9, ON n’est quand même pas aussi cons que ça. Quoique.
OK donc pour le supprimer, mais à condition… de le remplacer !
Par le 24 mars : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Et ce jour là, jour férié chômé donc, tous à la chasse !
La chasse aux racistes et aux gros fachos. Eh oh, ON va pas leur faire la guerre non plus…
ON n’est pas des sauvages quand même !
oui quelque part en glorifiant l’anniversaire du 8 mai 1945 on glorifie la guerre et c’est bien dommage
Oui, ON glorifie la Guerre, et en effet c’est bien dommage.
Mais et en même temps temps ON glorifie la chute du nazisme (racisme etc.).
Enfin la chute… façon de dire. Ben oui, puisque hélas il bouge encore.