Tout savoir sur la décroissance démographique

Delphine Batho a eu le mérite d’introduire le concept de décroissance pour la présidentielle 2022, mais elle se contentait de parler de décroissance économique. Voici ce qu’elle aurait du savoir :

Richard Heinberg : Nous avons tendance à croire que notre intelligence humaine et nos codes moraux nous distinguent des autres espèces vivantes. Erreur ! Lorsque d’autres créatures se procurent une manne énergétique, elles réagissent par la prolifération : leur population traverse les phases bien connues d’épanouissement, de dépassement des capacités de leur environnement, puis de chute brutale. Jusqu’à présent, nous avons réagi face à l’apport énergétique des énergies fossiles exactement comme les rats ou les bactéries répondent à une nouvelle et abondante source de vie.

Sur le globe vivent aujourd’hui entre 2 et 5 milliards d’êtres humains qui n’existeraient probablement pas sans les combustibles fossiles. Lorsque l’afflux d’énergie commencera à décliner, l’ensemble de la population  pourrait se retrouver dans une situation pire encore que si les combustibles fossiles n’avaient jamais été découverts et l’on assistera à une compétition intense pour la nourriture et l’eau entre les individus d’une population dont les besoins seront désormais impossibles à satisfaire. Combien d’êtres humains l’agriculture post-industrielle sera-t-elle capable de nourrir ? Une estimation précautionneuse serait : autant qu’elle pouvait en faire vivre avant que l’agriculture s’intensifie, c’est-à-dire la population du début du XXe siècle, soit un peu moins de 2 milliards d’êtres humains. Une politique démographique faisant en sorte que chaque couple n’engendre en moyenne que 1,5 enfants parait incontournable. Cet objectif global doit se traduire par des mesures et quotas nationaux. En effet, le niveau le plus efficace pour la régulation de la population se situe actuellement sur le plan national car seuls les Etats ont la possibilité d’influencer efficacement les comportements et d’imposer des restrictions.

L’opposition à l’immigration incontrôlée est souvent assimilée à tort à la xénophobie anti-immigrés. Mais dans une perspective écologique, l’immigration n’est pratiquement jamais souhaitable. Lorsqu’elle se fait massivement, elle ne fait que mondialiser le problème de surpopulation. De plus, ce n’est que lorsque les groupes humains se sont enracinés dans une zone particulière, au fil de plusieurs générations, qu’ils développent un sens des limites en termes de ressources. Pourtant la gauche comme la droite tendent à occulter le problème de la croissance démographique continuelle. (Pétrole, la fête est finie)

Pour en savoir plus grâce à ce blog biosphere :

25 septembre 2021, Hymne à toutes les décroissances (synthèse)

11 septembre 2021, La décroissance démographique oubliée (pour 2022)

26 décembre 2020, Décroissance économique ET démographique (débat avec un écosocialiste)

7 août 2019, Que sais-je sur la décroissance… démographique ! (Serge Latouche)

2 juin 2019, Conférence-débat sur la Décroissance démographique (association (DR!)

29 octobre 2011, Pierre Fournier et la décroissance démographique

31 décembre 2010, Pétrole et décroissance démographique (Richard Heinberg)

1er juillet 2009, décroissance démographique (échange avec Bruno Clémentin de « La Décroissance »)

29 août 2008, décroissance démographique (critique édito du MONDE)

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8 réflexions sur “Tout savoir sur la décroissance démographique”

  1. « L’opposition à l’immigration incontrôlée est souvent assimilée à tort à la xénophobie anti-immigrés. »

    Misoxénie plutôt que xénophobie (nulle phobie ici mais plutôt détestation / mépris) entièrement justifiée par les méfaits nombreux commis par la racaille afromuzz surtout et leur natalité excessive qui pourrissent quotidiennement la vie des vrais Français !
    N’ oublions pas le « profitariat » de ces gens souvent au chomdu et se payant sur la bête CAF (Centre à Fric) ou sur d’ autres bêtes proposées par les crétins et nuisibles exosphériques qui nous « dirigent « 😒

    1. Taratata ! Les mots ont un sens, une étymologie et une histoire.
      Aujourd’hui le mot cercle sert encore à désigner une figure ronde dont tous les points sont équidistants d’un point, le centre. Demain grâce à faussaires dans votre genre, à forces de répétitions etc. un cercle pourrait très bien devenir un carré. Le sinistre Goebbels nous l’a très bien expliqué.
      Misoxènes, xénophobes, xénoctones et xénophages ça remonte au début du 20ème siècle : «Les misoxènes détestent les étrangers, les xénophobes en ont horreur, les xénoctones les tuent et les xénophages les mangent !»
      Aujourd’hui en épluchant le dictionnaire on ne trouvera que xénophobe et xénophobie. Et racisme, haine, peur etc. bien sûr. Tout le reste n’est que de l’enfumage, de la propagande dégueulasse. Vous n’êtes qu’un sinistre trouillard, mon pauvre Marcel.

      1. Une phobie est une peur exagérée confinant à la panique ; dès lors, nulle panique ici mais bien la réaction de l’ instinct de survie (dont vous êtes totalement dépourvu , comme d’ailleurs tous les gauchistes à haute densité en faux humanisme) .
        Le mot xénophobie est utilisé ad nutum par des gens de votre acabit
        pour dénigrer l’ adversaire mais sans apporter de véritable argument
        Vous n’ êtes juste qu’ un guignol doublé d’ un casse burnes et vous le démontrez tous les jours en étalant vos écrits ennuyeux dégoulinant de moraline .
        Pour ce qui est d’ être un trouillard , je me suis déjà frité avec nos « frères  » muzz et ils ont pu tâter de mes poings

      2. Encore une fois vous ne faites là que confirmer ce que je pense de vous.
        Et finalement ce que vous êtes. Un cercle reste un cercle. Misère misère.

      3. et bien dansez maintenant

        Comme d’habitude: on généralise, on range les gens selon leur couleur de peau, leur pays d’origine, leur religion, etc… en niant leur particularité propre, leur caractère propre, leur attentes personnelles et en niant surtout les causes de leur venue: par amour, par nécessité économique vu qu’on pille leurs ressources chez eux, par l’envie de pouvoir vivre où bon leur semble sur la planète, par obligation climatique, politique, conflictuelle…
        Mais quand on a la « chance » d’être né au bon endroit et que l’on doit partager, on pense à son petit égo sur-dimensionné.
        Comme tout humain, je veux être jugé uniquement sur mes actions.
        « Il faudra bien s’entendre, il faudra bien vivre ensemble! » (Khaled)

  2. – « Lorsque d’autres créatures se procurent une manne énergétique […] leur population traverse les phases bien connues d’épanouissement, de dépassement [etc.] »
    Mais tout ça on le sait ! Dans cette phase dite d’«épanouissement» on peut y mettre l’immigration, et/ou la colonisation. Faute de lutte finale ce sera donc la chute finale, amen.

    – « L’opposition à l’immigration incontrôlée est souvent assimilée à tort à la xénophobie anti-immigrés. »
    Ah ça c’est ben vrai ça et je me demande bien pourquoi !

    – « Mais dans une perspective écologique [et blablabla] la gauche comme la droite tendent à occulter le problème de la croissance démographique continuelle.»
    Mais ça aussi on le sait, le Tabou et patati et patata. Pensons un peu aux arbres, bordel !
    Bref, encore un bouquin pour rien. Enfin pour rien… faut pas oublier que les bouquins et les conférences (blablabla) sont le fonds de commerce d’Heinberg. Pas que lui d’ailleurs.

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