La COP15 et l’inexorable désertification

La COP15 contre la désertification s’est achevé le 20 mai 2022 à Abidjan sans résultat probant alors que la moitié de la population mondiale est affectée par le phénomène. Les délégués des 196 États membres de cette convention des Nations unies se sont séparés avec comme seul objectif, se réunir à nouveau l’an prochain. S’ils trouvaient une solution, il n’y aurait pas une autre conférence dans un autre coin sympa. Les gars de la COP26 sur le climat leur ont expliqué le truc pour visiter la planète. Notez que la Côte d’Ivoire, le pays hôte de la conférence, a perdu en l’espace de soixante ans près de 90 % de son couvert forestier en raison de la culture intensive du cacao, dont elle exporte quasi intégralement les fèves à l’étranger. Déguster sa tablette de chocolat a un prix que le consommateur ne paye pas.

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A Abidjan on s’est contenté de vagues promesses, « accélération de la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030 », renforcement « de la résilience face à la sécheresse en identifiant l’expansion des zones arides », amélioration de « l’implication des femmes dans la gestion des terres ». On multiplie les réunions préparatoires, un « groupe de travail intergouvernemental sur la sécheresse » a été créé et le sujet sera abordé en 2024 lors de la COP16 en Arabie saoudite.

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1 réflexion sur “La COP15 et l’inexorable désertification”

  1. J’étais même pas au courant de cette pette sauterie à Abidjan. C’est sûr qu’ils sont nuls !
    Le YAKA est pourtant tout simple, tout con, il se résume en deux mots.
    POGNON POGNON ! ( 1 MAI 2022 À 12:23 “Dégradation des terres, famine en vue” )

    1 600 milliards $ pour restaurer 1 milliard d’hectares dégradés !
    – Dépenses militaires mondiales en 2020 : 2 000 milliards de dollars !
    – Dépenses publicitaires mondiales en 2021 : 600 milliards de dollars !
    – Marché du luxe : 1 300 milliards d’euros en 2019.
    – Marché du tourisme, du Sport-Spectacle, etc. etc.
    Je parie qu’avec tous ces milliards on pourrait même restaurer la surface entière de la lune.
    Alors, au lieu de blablater et de déconner, qu’est ce qu’ils attendent tous ces «délégués» et autres «décideurs», tous ces touristes ? Misère misère !

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