Mal de mères, le mal du siècle

La démographie touche tous les domaines puisque naissances, décès et migrations sont les composantes indissociables de l’ensemble de notre vécu terrestre. Or nos comportements sont conditionnes culturellement, c’est le discours social qui nous format ou nous fait changer d’avis. En matière de maternité, on revendique de plus en plus par exemple le fait de ne pas avoir d’enfants, ou ses regrets d’avoir été mère…

Lire, Gisèle Halimi, maternité n’est pas obligée

Voici un exposé par Anna Villechenon des difficultés rencontrées après une naissance. Extraits :

Les jeunes mères osent désormais témoigner de l’âpreté de leur quotidien, loin d’une vision enchanteresse qui leur a longtemps imposé le silence. Sur les réseaux sociaux, les mères parfaites entourées de leurs enfants ont fait place à celles qui montrent l’envers du décor,. On y lit les récits d’accouchements interminables, médicalisés à outrance, mais aussi les fausses couches et les deuils périnataux., le manque de désir après l’accouchement, les conflits dans le couple à l’arrivée de l’enfant, l’épuisement parental, la tentation du suicide, l’attachement inexistant …

Commentaires

du côté féminin

Pjm : Encore un petit effort, et grâce a ce genre de féminisme, les femmes qui n’aiment pas leurs enfants pourront enfin libérer leur parole et le leur dire !

Emma Paris : Cela fait plus d’un siècle que la psychanalyse a mis en lumière les ambivalences de la maternité, et dans ses BD des années 1970, Claire Brétecher montrait avec humour une mère au bout du rouleau, prête à jeter son nourrisson à la poubelle. Prétendre qu’il aurait fallu attendre les années 2000, pour que, enfin, on parle des aléas de la maternité relève d’un effet d’optique.

Coco36 : Disons que les jeunes femmes sont plus éclairées que les générations précédentes. Elles mesurent les tenants et aboutissants de l’aventure… et je respecte profondément leur choix de vivre sans enfants. Mais  » a mon époque » , il y a 2 a 3 décennies, on ne se posait pas la question ! Il fallait se reproduire coûte que coûte et pour les femmes c’était (sauf qq exceptions rares) « pas de salut hors de la maternité.… »

ROTZ : La libéralisation des femmes passe aussi par cette étape essentielle: la démystification de la grossesse. Et, en allant plus loin, le fait pour certaines femmes de tout simplement ne pas avoir envie d’être mère sans devoir se justifier ou être regardée bizarrement !

Lire, Féminisme, sensibilité écologique et refus de maternité

Wulidiplo92 : Il me paraît fou que les femmes acceptent encore de subir une grossesse… On n à pas la technologie pour faire grandir des embryons dans des bocaux ?

PP2 : Non, mais si on a un peu de sous, on peut déjà payer des femmes pauvres pour qu’elles subissent la grossesse et l’accouchement à votre place : ça s’appelle la GPA

Lirritable : Francaises urbaines éclairées de gauche au corps parfait, ne faites plus de mômes… Des génitrices importées massivement de continents miséreux s’en chargent déjà !

Du côté masculin

Français en Afrique noire : Où est le papa ? Au foot ? Devant la télé ? Avec les copains ? S’occupe-t-il de temps en temps de ses gosses pour laisser un peu d’air à la maman ?

Asph : A quand la libération de la parole des pères ? Combien ont accepté de faire un enfant parce leur compagne le leur demandait ou qu’ils ne voulaient pas la priver de quelque chose qu’elle désirait ? Combien ont été placés devant le fait accompli? Pour ma part, j’ai deux enfants, mais je n’ai jamais eu le projet d’en avoir… Quant à la dépression post partum et à la chute du désir chez la femme, les conjoints sont aux premières loges et peuvent hélas témoigner des dégâts que cela provoque dans leur couple.

Prismil : Ce qu’il manque aujourd’hui c’est le « village pour élever l’enfant ». Je pense que c’est cette solitude, l’individualisme qui rendent les choses difficiles.

 

Une conférence-débat… organisée par le groupe LE MONDE

Faut-il encore faire des enfants ?

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1 réflexion sur “Mal de mères, le mal du siècle”

  1. Esprit critique

    Nos comportements sont conditionnés socialement, ça on le sait depuis longtemps.
    Emma Paris a raison. : « Cela fait plus d’un siècle que la psychanalyse a mis en lumière les ambivalences de la maternité […] Prétendre qu’il aurait fallu attendre les années 2000, pour que, enfin, on parle des aléas de la maternité relève d’un effet d’optique.»
    Très bonne remarque aussi de la part de Prismil.
    Anna Villechenon (Le Monde) écrit : « Sur les réseaux sociaux et dans des groupes de parole, les femmes enceintes et les jeunes mères se lâchent. [etc.]»
    Pour moi «le mal du siècle» il est d’abord du côté de ces réseaux dits sociaux, sur lesquels n’importe qui balance tout et n’importe quoi.

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