John KERRY et le CLIMAT, sobriété attendra

La conférence sur le climat s’était achevé le 12 décembre 2014 à Lima , elle était entrée dans l’épais brouillard qui est devenu sa marque de fabrique. Le secrétaire d’Etat John Kerry, n’avait fait qu’un passage éclair à Lima. Aujourd’hui John est l’envoyé spécial de Joe Biden pour le climat, son discours en reste à l’optimisme béat : « Les États-Unis doivent montrer l’exemple… Les multinationales se fixent des objectifs de zéro émission nette [de CO2] en 2050… il y aura tellement d’emplois créés dans le monde,.. Vous allez voir des mesures économiques pour encourager la construction d’un réseau électrique [propre] aux Etats-Unis et il y aura une course considérable vers le véhicule électrique…Bill Gates travaille avec le gouvernement américain pour créer un prototype qui pourra peut-être résoudre les problèmes de fusion et de prolifération des déchets… Nous entrons dans une période extraordinaire de découvertes, qu’il s’agisse de la captation du CO2, d’hydrogène… Je ne sais pas si résoudre la crise climatique se fera par la capture directe du carbone, l’hydrogène, les batteries qui dureront vingt à vingt-cinq jours, mais il y a d’innombrables personnes qui poursuivent ces objectifs à travers toute la planète. »

Les commentaires sur le monde.fr sont à juste titre acerbes :

Zhkarojr : L’un des pays les plus pollueurs au monde prétend qu’il va montrer l’exemple ? Pourquoi pas ? Quand 80% des américains auront abandonné définitivement la voiture et rouleront seulement en bicyclette, on pourra les applaudir des deux mains.

ARNAUD LEPARMENTIER (un des journalistes ayant interviewé Kerry) @ Zhkaroj : C’est le meilleur moyen de se faire dépasser. Ils peuvent très bien faire une bascule technologique. C’est en tous cas leur pari.

PYR : Et le grand représentant du climat d’expliquer que les réponses au dérèglement climatique passent par des solutions technologiques qui n’existent pas ! C’est d’une tristesse.

Louvier : J’ai comme l’impression que ce brave monsieur Kerry ne mesure pas à quel point c’est un changement drastique de modes de vie que de réduire autant ses émissions… Pour lutter contre le changement, c’est pas des mesurettes ni des nouvelles technologies qui le feront à notre place, mais bien des peuples entiers qui doivent prendre conscience de l’enjeu et des changements à opérer. Le but n’est pas de mieux consommer, mais de moins consommer, et ça change tout

noelle.plat2020 : Je pense qu’il faut effectivement MOINS consommer, mais aussi mieux consommer. Je vis aux US et même parmi les « défenseurs » de l’environnement, je n’entends jamais parler de « moins consommer ». Les américains (beaucoup plus que les Européens) sont accros à la consommation et n’accepteraient que très difficilement de se « mettre au régime ». J’aimerais bien entendre Biden (et d’autres) parler de moins consommer, moins bouger, vivre autrement !

Pessicart : Le plan de relance de Biden (1% du PIB mondial injecté) est un sale coup vis à vis du climat car il encourage la consommation.

ChP : C’est effrayant. Quel discours vide qui pose comme principe que les moteurs d’une société 100 % ENR sont les mêmes que ceux de la société actuelle qui sont les énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz. Les entreprises vont rendre la transition écologique irréversible ! (sic), mais le CO2 augmente ! La solution viendra de technologies qui n’existent pas encore, dont la fusion qui, si elle marche, ne sera pas opérationnelle avant 2075/2100. C’est un peu tard !

le sceptique : Kerry indique que la géopolitique du climat ne sera pas le partage de la décroissance, comme certains pouvaient peut-être en rêver, mais la compétition planétaire pour les industries bas-carbone et le captage CO2. Là encore, cela crédibilise le sujet, si vous voyez un financier, un ingénieur et un industriel monter un projet, vous vous attendez à davantage de résultats que si vous voyez une actrice de cinéma, un sociologue et un jardinier en biodynamie faire une pétition.

MEDEFritesMerguez au sceptique : Et pourtant ce sont les jardiniers bio qui vous nourrissent tout en préservant la planète – pas le financier, l’ingénieur et l’industriel… Un jour vous risquez de vous étouffer en mangeant vos euros quand les supermarchés seront vides. Ou de vous faire une tendinite à force d’écrire des âneries. Faites gaffe !

Partagez ...

3 réflexions sur “John KERRY et le CLIMAT, sobriété attendra”

  1. Que peut-on sérieusement attendre de bien sérieux de John Kerry en matière d’écologie ?
    Comme de Joe Biden, des démocrates et/ou des républicains américains, pour ne parler que d’eux. Il n’y a donc là encore, rien de surprenant.
    – « Le mode de vie américain n’est pas négociable » (George Bush en 1992)
    Même si on ne le dit pas comme ça, en 2021 c’est toujours la même chose. Et pas qu’en Amérique évidemment. Pour une majorité des petits-bourgeois que nous sommes (nous, européens, américains, australiens, japonais…) c’est le mode de vie occidental qui n’est pas négociable. Il ne faut donc pas s’étonner que le «modèle amish» ne séduise que les amish.

    1. Prof. Shadoko

      Demain nos bagnoles carbureront à l’hydrogène et à l’électricité et nos avions voleront au Cosmogol ! Et demain nous pomperons le CO2 dans l’atmosphère ! C’est écrit quelque part, il ne peut pas en être autrement, etc. Et ceci grâce notamment au pognon et aux talents des multinationales, autrement dit grâce au Capitalisme.
      Ne doutons pas que les Bill Gates et Compagnie vont s’employer à pomper pour relever le Tchalaindge. Ce qui devrait séduire le sceptique qui dit : «si vous voyez un financier, un ingénieur et un industriel monter un projet, vous vous attendez à davantage de résultats que si vous voyez une actrice de cinéma, un sociologue et un jardinier en biodynamie faire une pétition.» On peut en effet le voir comme ça. Dit autrement : «Plus ça rate et plus on de chances de réussir.»
      En attendant, tous ces andouilles me pompent l’air.

  2. De toute façon la Chine et l’Inde vont augmenter leur production et consommation d’énergies fossiles, ces deux pays augmentent leurs investissements en ce sens, alors peu importe la décision des français ça ne changera pas le résultat final. Même si les 67 millions de français se suicidaient du jour au lendemain pour sauver le climat, ça ne changerait strictement rien. Il est trop tard, le vin est tiré, il faut le boire ! Et le boire jusqu’à la lie !

Les commentaires sont fermés.