Malthusianisme dans le journal La Décroissance

« « La littérature d’anticipation s’est toujours intéressé à l’impact de l’humanité sur la biosphère. Je citerai « Tous à Zanzibar » de John Brunner, un livre dans lequel surpopulation et dégradation extrême de l’environnement condamne les humains à survivre dans un monde qui les oppresse et ne leur est plus adapté. La massification des sociétés dans un monde en croissance démographique forte est aussi le thème central de Ballard ou du Soleil Vert de Harry Harrison. » »

Ces indications en page 16 (décembre 2021-janvier 2022) ont du échapper à la rédaction du journal La Décroissance qui censure systématiquement toute approche malthusienne.

À lire, MALTHUS, décroissant nié par les décroissants

Pour Vincent Cheynet, on ne peut en effet parler que de décroissance économique, l’idée de décroissance démographique reste un tabou indigne de ses colonnes. Pourtant dans son bimensuel, on peut aussi trouver ce compte-rendu du livre de Jean-Pierre Androvon, « Le travail du furet » (1983) en page 24 :

« « Les furets sont des tueurs aux ordres de l’État chargé de liquider chaque année 400 000 citoyens sélectionnés par un programme informatique dénommé Atropos. Leur liquidation participe d’une politique de contrôle de la population justifiée par la « crise » du monde contemporain (surpopulation, famine, épuisement des ressources, etc.). Soit une politique eugéniste, menée sciemment à partir des données de santé. Tous les citoyens doivent se faire dépister chaque année pour prévenir et traiter au plus tôt la survenue d’une grave maladie. Mais le gigantesque fichier rassemblant les données est couplé avec Atropos : ce sont les futurs malades qui sont livrés aux furets. « Toutes ces personnes qui vont crever de leur cancer, de leur leucémie, de leur polybacillose dans les six mois, dans les deux ans, vous croyez que ça fait bien dans les statistiques ? Tandis que maintenant Atropos crache leur nom et hop ! Liquidés et çà baigne… » C’est « la machine » qui trie froidement, « objectivement », entre les coûteux malades à venir et les bien-portants. Elle permet à l’État de mettre en œuvre sa volonté eugéniste en écartant toute considération morale. Mais le furet, le personnage central du livre, se retourne contre ses employeurs et son travail est désormais de faire éclater la vérité. » »

Cette thématique de la surpopulation dans un monde clos et en bout de course mérite d’être prise en considération et nous espérons que prochainement le mensuel « La Décroissance » en fera un dossier complet exposant tous les points de vue, y compris ceux de l’association Démographie Responsable. La démocratie repose sur la libre confrontation des idées, refuser d’envisager la problématique malthusienne est un acte de censure qui empêche toute réflexion de fond sur notre avenir commun.

À lire, L’article que vous ne lirez pas… à cause de V.Cheynet

Que faire ? Agir avec l’association Démographie Responsable

https://www.demographie-responsable.org/

NB : Les Atropos sont des divinités du Destin implacable de la mythologie grecque.

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13 réflexions sur “Malthusianisme dans le journal La Décroissance”

  1. la methode de Duterte

    « En fréquentant les milieux écologistes, nous croisons inévitablement des militants pour la réduction de la population humaine […] il est particulièrement aisé de percevoir le caractère pathologique de leur démarche.» (Vincent Cheynet)

    Que dire alors de la démarche de ceux qui nient la surpopulation , la surnatalité , les pollutions et destructions de la nature (faune et flore) dues à la présence humaine excessive comme un quelconque Rhabi(que)?
    Inutile d’ accorder une grande importance à ce personnage insignifiant au lectorat confidentiel et pisseur de copies à lire d’ un derrière distrait
    Le malthusianisme triomphera qu’ ils le veuille ou non, d’ailleurs , on se tamponne le coquillard de son opinion (ou de celle de Rhabi !

    1. Pierre Rabhi n’est plus de ce monde, il nous a quitté le 4 décembre dernier.
      Ce qui triomphera, je le crains, je le vois… c’est la dictature. Elle aussi ne durera qu’un temps. Je souhaite que ce soit le moins longtemps possible.
      Une dictature dans le genre 1984, ou le Meilleur des mondes, ou encore celle racontée dans Le travail du furet. Si c’est ça que vous appelez malthusianisme, le Pasteur doit se retourner dans sa tombe.

      1. – « Que dire alors de la démarche de ceux qui nient la surpopulation , la surnatalité, la pollution [et blablabla] ? »

        Que dire alors de la démarche de ceux qui nient les liens entre malthusinianisme et eugénisme (et plus si affinités), et les risques de ces discours dénatalistes ?
        Que dire alors de la démarche de Démographie Responsable qui sur Biosphère, entretient le flou artistique quant aux propos de ce triste et misérable apôtre du sinistre Duterte (entre autres) ? Inutile d’ accorder une grande importance à ce personnage insignifiant.

  2. « « La littérature d’anticipation s’est toujours intéressé à l’impact de l’humanité sur la biosphère. Je citerai « Tous à Zanzibar » de John Brunner, un livre dans lequel surpopulation et dégradation extrême de l’environnement [etc.]
    Ces indications en page 16 (décembre 2021-janvier 2022) ont du échapper à la rédaction du journal La Décroissance qui censure systématiquement toute approche malthusienne. »
    ( Biosphère, tout au début )

    Quiconque a le journal sous les yeux peut voir que Biosphère a bidouillé cette citation (en italique). Page 16 : « Des livres contre la machine ». Notez bien : LA MACHINE.
    Eric Jentile (un critique de la science-fiction) répond aux questions de La Décroissance.
    Voici ce qu’il dit EXACTEMENT (première phrase) :
    – « La littérature d’anticipation s’est toujours intéressée à l’impact des sciences et techniques sur l’humanité et la biosphère en général. »

  3. Il y a aussi les monades urbaines de Silverberg et le jour des fous de Edmund Cooper ( l’ humanité exposée à un rayonnement se suicide en masse : mon livre favori où l’ auteur évoque la dépopulation )😎

    1. Didier BARTHES

      Oui, « Les Monades urbaines » sont un très bon livre, à mes yeux ils fait partie du quintuplet qui décrivait très bien ce qu’allait devenir la société aidée de la technologie.
      – Le meilleur des mondes
      – 1984
      – Les monades urbaines
      – Un bonheur insoutenable
      – La ferme des animaux (un peu différent car il peut s’appliquer à d’autres époques, mais quand même)

      Aucun de ses livres ne me semble un chef d’oeuvre de littérature au sens du style, mais tous sont une analyse parfaite de la dictature qui nous menace

      1. Il y en a d’autres bien sûr, mais je dirais que ceux là sont incontournables.
        Dit en passant, on ne demandera quand même pas à un roman dystopique d’être (et en même temps) un chef d’oeuvre de littérature au sens du style.
        Pour ça il nous faudrait des hybrides Huxley-Flaubert, mais bon. 🙂

  4. « Le travail du furet », pour en savoir plus :
    L’histoire se déroule dans la mégapole qu’est devenue Paris lors d’un futur indéterminé, mais qui semble proche. À cette époque, la médecine a fait tant de progrès que les morts par maladie n’existent plus. Aussi, pour éviter la surpopulation, les gouvernements mondiaux sont convenus de quotas. En France, la population est limitée à 60 millions de citoyens, et environ 400 000 personnes excédentaires par an sont désignées par le tirage au sort d’un ordinateur. Le gouvernement paie des tueurs à gages, les furets, pour les éliminer. Le héros et narrateur est l’un d’eux, et fait ce métier sans état d’âme. Jusqu’au jour où il se met à réfléchir et s’attire alors des ennuis.

    1. Ce roman vaut probablement d’être lu. Je ne l’ai pas lu (je ne pourrais jamais tout lire), j’ai seulement lu la présentation faite par La Décroissance en page 25 :
      – « (Toute ressemblance avec la collecte et la mise en fiche de nos données de santé [etc.] ne serait que pure coïncidence…) […] C’est du Jacques Ellul romanesque : la seule morale qui reste, c’est la morale technicienne, produite par des données «objectives» et le calcul informatisé. »

  5. Esprit critique

    Pas de mauvaise foi SVP ! Le journal La Décroissance parle aussi de Malthus, des malthusiens, de leurs liens etc.
    Le n°61 (juillet-août 2009) traitait largement le sujet en y consacrant les 16 pages de son supplément, titré «La décroissance contre Malthus». Dans le n°104 (nov. 2013) François Jarrige expliquait les raisons pour «Oublier Malthus».
    Et de temps en temps (au grès du hasard) le sujet pointe son nez. Comme là à l’occasion du résumé d’un bouquin. Dit en passant, Le Travail du furet mérite autre chose comme commentaires que ces petites attaques sournoises.

    1. Biosphère aimerait, tout simplement, que son sujet de prédilection soit traité comme il se doit, «comme il faut», par le journal La Décroissance. C’est à dire abordé dans chaque numéro, si ce n’est à chaque page, chaque article, bref sans modération.
      Ce qui en effet n’est pas la spécialité du journal de la joie de vivre.
      Et voilà tout connement où est le Problème ! Du coup Biosphère n’est pas content, il ferait brûler Vincent Cheynet, qui de son côté le lui rendrait bien, parce qu’il le veau bien, c’est de bonne guerre comme on dit, misère misère ! Dans le n°61 de Juillet-août 2009, page 1 du supplément, Vincent Cheynet parlait d’un DÉBAT MINÉ.
      Je suis à 200% d’accord avec lui, il l’est !
      Miné, pipé etc. autrement dit il n’y a PAS DE DÉBAT !
      Parce qu’il NE PEUT PAS y en avoir ! Tout simplement, tout connement !
      Seulement des combats, des parties de ping-pong ou de bourre-pifs !

      1. Le supplément de la Décroissance de juillet 2009, n’est qu’une philippique contre les « malthusiens ». Vincent Cheynet : « En fréquentant les milieux écologistes, nous croisons inévitablement des militants pour la réduction de la population humaine […] il est particulièrement aisé de percevoir le caractère pathologique de leur démarche.» A la question « La décroissance est-elle malthusienne ? », l’IEEDS (c’est à dire V.Cheynet) : « La décroissance pense qu’il n’y a pas trop d’êtres humains sur terre, mais trop d’automobilistes. » Comme l’écrit encore Bruno Clémentin dans son éditorial de novembre 2019 : «  On va le répéter : il n’y a pas trop de monde sur notre planète, il y a trop d’automobilistes. » Tous ces gens ferment le débat par des arguments d’autorité. Refuser d’échanger, c’est une posture anti-démocratique.

      2. Esprit critique

        1) « En fréquentant les milieux écologistes, nous croisons inévitablement des militants pour la réduction de la population humaine […] il est particulièrement aisé de percevoir le caractère pathologique de leur démarche.» (Vincent Cheynet)
        – Je suis à 200% d’accord avec lui.

        2) « Tous ces gens ferment le débat par des arguments d’autorité. Refuser d’échanger, c’est une posture anti-démocratique.» (Rapporterre)
        – TARATATA !!!
        – Refuser le débat !? Quel débat ?
        – Arguments d’autorité, posture anti-démocratique !? La bonne blague !

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