Biosphere-Info, Covid-19 au jour le jour

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Notre mensuel est consacré à la maladie Covid-19 causée par le virus SARS-CoV-2 qui provoque un syndrome respiratoire aigu sévère. Dire qu’à une époque des laboratoires officiels préparaient la guerre bactériologique ! Tous les liens de ce mail font référence à des articles sur notre blog biosphere, nous avons suivi l’évolution de la situation au jour le jour.

Le confinement généralisé au niveau mondial nous fait vivre un état de guerre en temps de paix. Nous vivons des choses inimaginables auparavant, rester à la maison en famille, ne pratiquer que les activités professionnelles vraiment indispensables, ne plus se déplacer inutilement, se contenter de l’essentiel. Les écologistes l’ont rêvé, le Covid-19 l’a fait, nous vivons la décroissance sur une période qui s’annonce longue et mondialisée. Mais c’est un minuscule virus, pas un choc pétrolier ni le réchauffement climatique, qui a entraîné ce bouleversement et montré la fragilité de nos sociétés trop complexes. Cette pandémie nous met face à nos responsabilités multiples. Nous pouvons collectivement en tirer des conclusions, prendre un nouveau départ à la hauteur de l’urgence écologique sur une planète pillée et au bout du rouleau ou tout refaire comme avant, business as usual. Les mécanismes boursiers et les largesses budgétaires ne peuvent être d’aucun secours en état de catastrophe, tout au contraire. La magie de l’argent est un mythe.

Nous avons constaté que tous les pays ne sont pas à la même enseigne pour affronter des catastrophes, l’Inde ou l’Afrique par exemple. Mais le problème est général, c’est celui de la surpopulation qui entraîne des concentrations humaines propices à la diffusion non seulement des germes pathogènes, mais aussi du mal-vivre ensemble. Plus profondément cette pandémie a révélé notre rapport à la mort. Il y avait deux stratégies en présence pour enrayer les contaminations, l’immunité collective ou la distanciation sociale. L’avenir dira quelle aurait été la meilleure méthode. Notre système hospitalier a même été amené à déterminer qui avait le droit de vivre ou de mourir. Les difficultés du système de santé ont donné de l’importance au triage médical, une sélection sociale volontairement assumée. Le droit à la vie est un droit relatif, comme l’exprime toute l’histoire de l’humanité. Nous avions cru pouvoir échapper à la sélection naturelle, il nous faudrait revenir à plus d’humilité.

Nos politiciens doivent aussi se rendre compte que la lutte contre le réchauffement climatique peut reposer sur des bases similaires aux méthodes utilisées lors de cette pandémie, en résumé une « sobriété partagée » imposée par l’État. Cela implique une reconsidération de nos besoins, il nous faut aller à l’essentiel. Il n’est plus temps de ressasser les mythes de l’ultra-gauche, plus prête à la surenchère qu’à la modération des besoins. Ni à appliquer des politiques de relance aveugle ; la situation est bien différente de la grande crise de 1929 ou de la crise des subprimes en 2008. Il s’agit de remplacer la société croissanciste par une déprogrammation de la société de consommation et du spectacle (skippers, footeux, etc). Nous devons remettre en question notre goût immodéré pour la croissance économique, il nous faut sortir du vertige des exponentielles. Cela présuppose de combattre les inégalités de revenus pour parvenir à une sobriété partagée, remplacer les refinancement des banques comme après le krach de 2008 par la distribution d’un revenu de substitution. La mondialisation par le libre-échange a multiplié les déplacements de marchandise et de services tout en déstabilisant les filières locales de production, de consommation et d’échange. Contre ce système prédateur, il nous faut donc penser dorénavant démondialisation et relocalisation. Il est plus que temps d’élaborer des stratégies écolos en temps de crise, et après l’épisode du Covid-19 de pas retomber dans des politiques croissancistes qui ne peuvent qu’accroître le nombre de morts dans l’avenir sur une planète grillée par le soleil.

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5 réflexions sur “Biosphere-Info, Covid-19 au jour le jour”

  1. Confinement, distanciation sociale, mains lavées toutes les deux heures, autant de mesures qui ne veulent strictement rien dire pour les damnés d’entre les damnés. Sur le continent africain, l’accès aux services de santé les plus élémentaires reste une exception. Se laver fréquemment les mains est un luxe inatteignable pour la moitié de la population, qui n’a pas l’eau courante. La distanciation sociale a peu de sens quand la vie est profondément communautaire. Les réfugiés, quelque 26 millions à 30 millions de personnes, orment un « pays » de tentes blanches où la vulnérabilité au virus est la plus forte ; la densité de population au mètre carré est quatre fois celle de Manhattan. Pour des centaines de millions d’Indiens, le confinement, l’arrêt imposé du travail, relève du dilemme existentiel : la faim ou le corona. Ils choisiront le virus.

  2. Une crise n’est pas la décroissance que nous voulons
    Les actions des dirigeants contre la pandémie s’apparentent à celles des pompiers. Plus ou moins efficaces selon leurs moyens, leurs matériels et leurs entrainements. Les pompiers font des dégâts pour éteindre les incendies. Ces dégâts ne sont (plus ou moins) tolérables que parce qu’ils sont vécus socialement comme nécessaires à l’extinction de l’incendie. Dès que l’incendie est éteint, il faut analyser les causes de l’incendie. Commencent alors la réparation des dégâts de l’incendie et des pompiers, et la mise en place des mesures de prévention.
    L’erreur des croissantistes est de se concentrer uniquement sur la réparation des dégâts pour reprendre aussi vite que possible leur activité. L’erreur de notre part serait de se concentrer uniquement sur la prévention.

  3. J’ apprécie que vous responsabilisiez chacun d’ entre nous. Il est tellement facile ( et lâche à mon sens) d’ accuser les autres sans jamais se mettre soi-même en cause ; surtout qu’ en démocratie nous avons le libre choix. Alors  » ça commence par moi  » est donc tout naturellement une de mes formules préférées .

    Vous écrivez: » le droit à la vie est un droit relatif  » .
    Certes et pourquoi ferions-nous exception à la règle puisque ce constat est valable de façon encore plus flagrante pour le reste du Vivant, sans que cela n’ en dérange beaucoup parmi ceux de notre espèce ? Le droit à la vie est un droit relatif, de fait, pour des milliards d’ animaux que nous maltraitons et massacrons sans vergogne partout sur la Planète; à commencer par ces animaux-martyres des marchés humides où est apparu et s’ est transmis aux bourreaux, le covi-19…
    La vie n’ est pas sacrée; elle « est ». Chaque être vivant a envie de vivre .
    Voici 2 principes qui m’ aident à replacer mon égo d’ humain au milieu des autres espèces.

  4. Je suis d’accord avec l’essentiel de cet édito. Mais ne nous embarquons pas dans les théories du revenu de substitution, nouvelle formulation du revenu universel. Nous combattons le mythe de la croissance verte, fondée sur le découplage entre production et consommation d’énergie. Je suis très méfiant concernant un autre découplage, celui entre revenu et activité (sauf pour les retraites, mais la retraite peut être considérée comme le revenu différé d’une activité passée).
    Bon courage à biosphere-ouvaton !

  5. Tout le monde aujourd’hui ne parle que de ça. On peut même parler de « Ça »… qui désigne cette chose affreuse qu’on n’ose pas nommer (Ça, c’est ce clown maléfique et tueur, dans le film). En attendant, Ça occupe tout le monde. Les personnels soignants bien sûr, les économistes bien sûr, les écolos aussi, même les footeux etc. Et donc les merdias etc. Et en attendant, Ça nous prépare et nous formate à ce monde de demain.

    On parle bien sûr des conséquences sur l’économie, de l’hélicoptère, de l’hyper-inflation etc. Et là même le dernier des cancres en économie voit bien l’impasse. On parle de notre démesure, de notre folie, des milliards qui pour des tas de conneries partent en fumée et donc en CO2, les footeux, les jeux du Cirque, le Business… et on en arrive à penser qu’il est temps de revoir notre copie. Qu’il est temps de revenir l’«essentiel»… la bonne blague!

    Je l’ai déjà évoqué dans un ou autre de mes commentaires précédents et je vois que ce Ça ne semble pas intéresser, voire inquiéter outre mesure. On parle de tout et de n’importe quoi, mais de ce Ça … pas trop. En attendant (la prochaine) Ça aura participé à la banalisation voire à la généralisation de ces nouvelles façons de faire (pour communiquer, informer, formater, surveiller, travailler, déconner, jouer, acheter, vendre…) basées sur ces technologies qui nous déshumanisent. Ça aura non seulement des conséquences désastreuses sur l’environnement (ex. 5G, 6G etc. ) mais surtout sur les relations humaines et donc sur le vivre ensemble. Nous allons devenir de plus en plus individualistes, froids, bref inhumains. Et à terme nous deviendrons des robots ou des zombies.

    Je l’ai pressenti dès le début lorsqu’on nous a expliqué que les Chinois avaient géré l’épidémie notamment grâce au traçage des gens qui avaient fui Wuhan. Il y a quelques jours nous apprenions que plus d’1 million de Franciliens avaient quitté la région parisienne entre le 13 et le 20 mars. Merci Orange (j’imagine qu’il n’y a pas qu’Orange). Côté sud-coréen on se félicite de la gestion de cette crise, et bien sûr là aussi on le fait savoir. Merci les merdias. Si Séoul maîtrise bien l’épidémie, c’est non seulement du fait des dépistages massifs, mais c’est surtout grâce au traçage systématique de chaque personne infectée par le coronavirus. Merci les téléphones portables. Et bien sûr les commentateurs s’appliquent à nous dire qu’il ne s’agit pas là pour autant de «cyber-dictature». Ben voyons, c’est comme le Canada-Dry, Ça en a juste la couleur. Et puis ils (les merdias) nous disent que ces traçages sont bien acceptés par la population, ce que je veux bien croire, hi-han hi-han. Et puis qu’il sont très encadrés par la loi. Là encore la bonne blague.

    Nous sommes donc mûrs. Oh, pas encore tous au même point, mais ce n’est qu’une petite question de temps. Jusque là ce flicage (atteintes à nos libertés) était relativement accepté au nom de la lutte contre le terrorisme. Hier on nous a fait avaler la GUERRE contre le terrorisme (je crois qu’elle n’est toujours pas finie), aujourd’hui nous sommes en guerre contre le coronavirus (tous unis, mon cul !) Demain il suffira de nous dire que nous sommes en guerre pour sauver la planète. Nous entrerons alors dans ce monde que nous opposaient nos détracteurs de la première heure. La dictature des Khmers Verts.
    Mais bien sûr cette dictature n’aura de VERT que le nom. Nous sommes déjà habitués à cette incroyable mascarade, elle fait déjà partie de notre quotidien, cette scandaleuse imposture du Green-Business, du green-washing, des énergies vertes, bagnoles vertes et j’en passe. Je le redis, nous sommes mûrs.

    Depuis longtemps déjà, nous étions dans « Une étrange dictature » (Viviane Forrester). Ça nous conduit plein pot vers «1984» (Orwell). Dans ce monde là, «la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force.» Vive la liberté ! Vive les bracelets électroniques pour les taulards !

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