La douloureuse question migratoire
La question migratoire déchire l’opinion publique…
Julia Pascual : L’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) distille des études sur l’immigration, livrant clés en main des éléments de langage à quiconque voudrait agrémenter le débat public de considérations alarmistes. Avec un succès certain. Son directeur est régulièrement convié sur les plateaux des médias. Il obtient fréquemment la reprise de ses tribunes et publication. L’OID devient un « organisme de référence » ; une consécration pour cette structure que personne ne connaissait avant 2023. Il y avait « une place à prendre dans le marché des idées ». A en croire son directeur, l’OID propose « une vision rationnelle et dépassionnée, fondée sur la rigueur scientifique et l’efficacité politique ». Il revisite des travaux de la statistique publique. Pour marteler ses idées, l’OID s’appuie sur des « chiffres béliers » : seuls 34 % des immigrés arrivés en 2023 occupaient un emploi en 2024, ou encore 580 millions de personnes dans le monde sont éligibles au droit d’asile en France. L’observatoire prend à rebours le « rassurisme qui relativise l’ampleur des flux ».
On sait mal comment l’OID se finance. On sait pour sûr qu’il bénéficie depuis 2023 du fonds Périclès, du millionnaire réactionnaire et partisan du rapprochement entre la droite et l’extrême droite, Pierre-Edouard Stérin. Si l’OID se prévaut d’un « conseil scientifique », un seul de ses membres, Gérard-François Dumont, est docteur en sciences économiques. Il est par ailleurs connu pour présider la revue nataliste Population et Avenir.
Le point de vue des écologistes
Faux débat : que les immigrés viennent pour faire tourner l’économie ou, au contraire, pour manger la pain des Français est un débat accessoire. Le fond du problème est de savoir si la France est déjà surpeuplée et nécessite par conséquent une décroissance démographique. Si oui, il faut fermer complètement les frontières, ce qui incitera les pays d’émigration a réguler leur propre population. Mais si on suit la logique du chacun pour soi, cela veut dire aussi que la France devienne autonome par rapport à ses besoins alimentaires et énergétiques… En termes clairs, sans pétrole, beaucoup moins de voitures individuelles et beaucoup moins de pouvoir d’achat.
La France et le monde sont face maintenant à des choix cruciaux sur une planète dévastée par le croissancisme économique et démographique.
Le point de vue des commentateurs sur lemonde.fr
iIl est rare qu’un article du MONDE recueille autant de commentaires (près de 400) et autant d’oppositions frontales
Libertas (261 avis positifs sur 391 commentaires)
L’acharnement du journal LM contre toute organisation mettant en évidence les excès ou les effets parfois négatifs de l’immigration relève de la pathologie. Une grande majorité de Français constate cependant l’augmentation de l’insécurité, le coût de l’assistanat et l’engorgement des services de santé qui a entraîné une baisse de la qualité des soins. LM préfère sa croisade quasi-quotidienne anti-Bolloré et anti-Stérin dans la ligne de son combat contre une extrême droite fantasmée au détriment d’une information objective et s’éloigne de plus en plus de la ligne fondatrice de ce journal. Il est encore temps de faire marche arrière et d’ouvrir les colonnes de ce journal à d’autres voix que celle de la gauche radicale. De nombreux lecteurs, fidèles comme moi depuis des décennies et aujourd’hui atterrés, s’en réjouiraient..
Démocratie vivante (132 avis positifs)
L’article est complet, très bien rédigé et devrait inquiéter les esprits cartésiens. Curieusement, il génère l’hostilité d’une majorité d’abonnés ou de pseudo-abonnés qui sont ici pour faire du lobbying. Depuis 18 mois, on constate une forte recrudescence de commentaires influencés par l’extrême droite dans LM, chose qui n’existait quasiment pas au préalable. Il ne s’agit bien évidemment pas d’un hasard, mais de l’une des ramifications de Péricles. Dans tous les espaces de débat public, les disciples de Stérin officient pour influencer les croyances et l’idéologie des Français. Et de toute évidence, cette croisade manipulatoire fonctionne.
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L’immigration… si possibilité d’intégration
extraits : Didier Leschi est un ancien militant d’extrême gauche à la fin de années 1970. Il est nommé fin décembre 2015 directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration : « L’État social peut-il accueillir tous ceux qui y aspirent ? Peut-on ignorer que le taux de pauvreté des migrants pèse sur une offre de logement social insuffisante, sur des services de soins déjà sous tension et au sein d’écoles où la mixité des conditions fait défaut ? Pourquoi éluder les difficultés de l’intégration ? La raison sensible des peuples leur dit que les migrations, issues des chaos du monde, peuvent déconstruire les sociabilités au profit de multitudes au sein desquelles le repli sur des communautés d’origines empêche toute convergence dans des causes communes…. »
Loi sur l’immigration, où est l’écologie ?
extraits : « Génération Écologie » condamne avec la plus grande force la loi sur l’immigration adoptée le 19 décembre 2023 par le Parlement : « Il s’agit d’une loi de régression inédite, contraire aux valeurs républicaines… » Cette référence aux valeurs fait l’impasse sur la question de déterminer si des restrictions à l’immigration sont fondamentalement écolos ou complètement réactionnaires….
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La difficile gestion de l’immigration (avril 2023)
Réguler l’immigration, est-ce du racisme ? (mars 2023)
démographie et migrations environnementales (février 2023)
Démographie et immigration, 2 sujets tabous (janvier 2023)
Migration comme solution au déclin, délirant (2022)
L’arrêt forcé des migrations se mondialise (2021)
Politique écologique et migrations (2020)
Problème, anti-migrants ou anti-immigration ? (2020)
LFI hésite à parler vrai sur la fin des migrations ! (2018)
Immigration, l’écologie politique est-elle humaniste (2018)
La fin des migrations sur une planète close et saturée (2018)
Une nouvelle dimension aux migrations, insupportable (2017)
Que faire pour limiter les flux d’immigration/émigration (2016)
L’immigrationisme pousse à la guerre de tous contre tous (2016)
Liberté…, immigration – la France à l’heure des choix (2016)
Immigration, débat entre malthusiens et écosocialistes (2015)
Immigration : Europe passoire ou Europe forteresse ? (2015)
Le durcissement australien en matière d’immigration (2015)
Les Suisses ont voté halte à « l’immigration de masse » (2014)
En Suisse, le peuple devra trancher sur l’immigration (2014)
Fr. Hollande, l’immigration et la saturation de l’espace (2014)
La fin des migrations, en Europe et ailleurs (2013, Mayotte)
ECOPOP, limiter l’immigration pour protéger la nature (2012)
arrêt des migrations et ressources vitales (2011, Malek Boutih)
l’écologie contre les migrations (2011)
la fin des migrations (2010)
L’immigration fera l’identité nationale (2009)
immigration zéro (2007)
La considération du point de vue écologique amène à une analyse singulière du phénomène des flux migratoires entre le Nord et le Sud. Si l’immigration en provenance des pays pauvres est un phénomène positif du point de vue de l’émigrant, qui trouvera peut-être de meilleures conditions de vie, mais aussi du pays d’accueil qui trouve des « bras » supplémentaires pour payer les retraites du papy boom, un phénomène vicieux du point de vue démographique vient affecter cette belle harmonie.
En effet, si un pays interdit tout départ de sa population, ce que fait la Chine communiste, alors il est obligé de parvenir à la maîtrise de sa démographie. Il apparaît ce que la sociologie appelle un « effet cocotte-minute » qui pousse les autorités à prendre des mesures conséquentes – à être responsable démographiquement -, d’où la politique de l’enfant unique. Sinon la cocotte saute, le peuple est dans la rue. En revanche dans le cadre de liberté de flux migratoires, une permissivité totale est laissée au taux de fécondité du pays puisque le surplus, l’excédent d’êtres humains ne trouvant pas de travail sur le pays de départ, partira pour en trouver dans les pays d’accueil. Le phénomène de cocotte-minute est inexistant, ce qui libère l’autorité de la tâche de contrôler la démographie du pays, et accélère l’expansion démographique mondiale.
Le droit de se déplacer selon son désir individuel empiète sur les capacités de la Biosphère, les humains ne peuvent continuer à cohabiter humainement avec des migrations de masse. Alors que les humains ont atteint les limites de toutes les frontières, y compris celles de la planète, ils doivent dorénavant se contenter du territoire où peuvent s’exprimer leurs solidarités de proximité. Les Inuits n’émigraient pas, leur terre recouverte de son manteau neigeux huit mois sur douze leur paraît trop précieuse.
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