Trumper sur le cancer, « backlash » 

C’est l’une des singularités de notre époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge. Voici à propos d’un article de Stéphane Foucart les commentaires de personnes qui nient que le niveau de santé se dégrade à cause de nos manières de produire. Selon le dernier calcul mené par Santé publique France , 60 % des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque suffisamment connus.

Stéphane Foucart : Lbacklash cancer (« retour de bâton sur le cancer ») réduit la maladie aux comportements individuels pour la dépolitiser. L’augmentation de son incidence serait principalement liée à la consommation de tabac et d’alcool et à l’allongement de l’espérance de vie. Tout le reste – les déterminants socio-économiques, la dégradation de l’environnement, les réglementations laxistes ou absentes – ne serait que distraction. Ce discours n’a pourtant de la science que l’apparat. A bien des égards, il présente de nombreuses analogies avec la campagne climatosceptique. Dans les deux cas, l’accroissement des connaissances déclenche le même genre de contre-discours, souvent porté par des personnes s’exprimant hors de leur champ d’expertise. A chaque fois est répercuté dans l’espace public un mélange de contrevérités, d’omissions et de sophismes. A droite ou à l’extrême droite, les journaux qui propagent aujourd’hui la rhétorique du « cancer backlash » sont ceux qui ont alimenté le climatoscepticisme.

Les commentaires des trumpistes sur lemonde.fr,

l’art de parler pour ne rien dire

Sambon : Quelle honte cette article

aubledur : chronique consternante de mauvaise foi … une de plus

LeontiPreis : Le Foucart du dimanche. On ne le lit plus.

lecteur assidu : La capacité d’autodérision de nos Zecolos est stupéfiante. Vous avez aimé Fessenheim, le glyphosate , le scientisme … vous allez adorer le «  backlash sur les cancers » …

Catcityreader : Comme toujours chez Stéphane Foucart, la manipulation et la déformation de la connaissance scientifique passe avant la rigueur. Tout d’abord, Stéphane Foucart semble accuser certains scientifiques sur ce « Cancer backlash »: pourquoi ne pas les citer et fournir des contre-arguments ? Je ne vois qu’une hypothèse: relativiser et hiérarchiser les différents facteurs de risque du cancer ne convient pas à l’agenda écologique dogmatique de S. Foucart.

Charlieck : Il y a de nombreux oncologues et épidémiologistes, visés par Foucart, qui sont tout à fait dans leur domaine de compétence et d’expertise quand ils doutent ou discutent des informations à la Foucart dont la compétence et l’expertise ne sont pas prouvées.

Arnaud.2 : Les analyses de S.Foucard sont contestées par de nombreux scientifiques qui leur reprochent un manque de rigueur et une dérive idéologique et politique.

22/02/2026 : L’abbé Foucart dans son exercice favori, quand on ne suscite que l’indifférence dans la population, on nomme un ennemi pour essayer de justifier sa quête messianique. Or, les gens ont d’autres préoccupations, des joies, des peines, enfin une vie propre loin de tous ces circonvolutions intellectuelles de bourgeois.

Hydropente : Cet article n’a rien de scientifique mais tout d’idéologique et comme dans toute croisade, il faut désigner les hérétiques qu’il convient d’éliminer…

pm22 : La peur, il faut alimenter la peur… Peur des pesticides, des polluants éternels, du diesel, de n’importe quoi en fait. Il faut alimenter la peur. « On empoisonne nos puits », vielle ritournelle… Nous vivons dans un pays privilégié, bien mieux que nos ancêtres. Heureux comme un français au début du 21 siècle… Mais « il faut alimenter la peur »..

Saint-Thomas : Il suffit pourtant de taper « cancer facteur de risque » dans Google pour avoir des informations plus fiables que cette tribune voulant faire passer au forceps l’idée que l’environnement est responsable d’une grande partie des cancers.

Bandera : La France est l’un des grands pays développés parmi les plus protégés, les plus propres et ayant l’environnement le mieux préservé. Qu’on arrête donc de nous rabattre les oreilles avec des risques environnementaux en réalité microscopiques voire inexistants.

Face à ces trumpistes, quelques vérités

Etoiledunord : Nous produisons salement et donc nous respirons de l’air sale, mangeons des aliments sales et buvons de l’eau sale. Produire proprement devrait être une évidence, mais ce n’est pas l’avis de ceux pour qui la rentabilité et le profit restent la priorité absolue. A charge pour la sécurité sociale de réparer au mieux les dégâts. Les discours moralisateurs vont bon train ( c’est de votre faute si vous êtes malade ), aussi bien dans la population générale que chez les médecins. Je pense à cette personne de ma famille, toujours prête à distribuer ses leçons de morale, qui ne fumait pas, ne buvait pas, mangeait ses cinq fruits et légumes quotidiens, faisait son heure de marche tous les jours, et vantait son mode de vie impeccable. Jusqu’au jour où il lui a été diagnostiqué une tumeur cancéreuse. Oups. Ça calme hein ! Merci à l’auteur de l’article de remettre un peu les pendules à l’heure.

Canicule : La SCIENCE est claire : Le rapport Cancer et environnement (INSERM, 2008), qui constitue l’une des expertises collectives les plus complètes réalisées en France, souligne que des facteurs environnementaux peuvent contribuer à la genèse de certains cancers. Il met notamment en avant l’importance des expositions chroniques à faibles doses et des effets cumulés. Le rapport Pesticides et santé (INSERM, 2013, actualisé en 2021) indique que certaines expositions professionnelles sont associées à un risque accru de lymphome non hodgkinien, de myélome multiple, de leucémies, de cancer de la prostate. (pm22 ca va ?) Certaines familles de substances, comme les organochlorés, les organophosphorés et les carbamates, sont notamment étudiées dans ce cadre. Les mécanismes biologiques plausibles incluent la génotoxicité, la perturbation du système immunitaire et le stress oxydant.

Pour en savoir plus sur Stéphane Foucart grâce à ce blog, le lien :

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=St%C3%A9phane+Foucart

Trumper sur le cancer, « backlash »  Lire la suite »

Combattre une dictature, est-ce possible ?

La volonté humaine n’est pas une réalité première, mais une réalité dérivée de l’interaction spéculaire. L’individu soumis à la dictature ne se demande pas s’il veut renverser le régime, mais seulement s’il le ferait au cas où un certain nombre d’autres personnes le ferait.

La question : Est-ce que nous sommes prêts à laisser le monde aux mains des dictateurs, des prédateurs et des assassins ? De tout temps et en tous lieux l’histoire nous a appris que ceux-ci ne reculent que lorsqu’on est en capacité de leur opposer une force équivalente.

Une première réponse, généraliste : Beaucoup croient que l’invasion de l’Ukraine doit empêcher toute réflexion sur la non-violence en acte. Pourtant la défense civile non-violente est une bonne réponse aux dictatures, la seule qui soit vraiment durable, la seule qui n’est pas employée à l’heure actuelle… 

Soyons plus précis.

Quand une dictature est installée, il est presque impossible d’y résister. Il n’y a plus séparation des pouvoirs (exécutifs, législatifs et judiciaires), donc contre-pouvoirs instituionels. Le quatrième pouvoir, la presse, est muselée, la désinformation prédomine. Les opposants sont emprisonnés, si ce n’est exécutés. L’opinion publique est intoxiqué par le pouvoir en place, le dictateur devient un chef bien aimée. Courir sus à l’ennemi, les immigrés, le pays adjacent, les « élites »…, est considéré par le peuple comme tout à fait normal. La militarisation des esprits devient une nécessité pour maintenir le pouvoir en place.

Il n’y a donc plus de place pour « opposer une force équivalente ». Il faut le plus souvent attendre la mort du dictateur pour que devienne possible une transition vers la démocratie qui peut durer des années. La seule solution, radicale, c’est qu’un citoyen éclairé se faufile dans les arcanes du pouvoir, s’approche au plus près du dictateur, et mette un terme définitif à sa toute puissance. Ce qui d’ailleurs ne veut pas dire que le système dictatorial ne sera pas prolongé par les proches du dictateur.

C’est pourquoi il est nécessaire d’empêcher l’émergence de la dictature dès ses commencements. On connaît depuis Étienne de La Boétie et son livre de 1576 sur la servitude volontaire, le pourquoi des régimes autoritaires :

« Comment il peut se faire que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a de pouvoir de leur nuire sinon tant qu’ils ont vouloir de l’endurer, qui ne saurait leur faire mal aucun sinon lorsqu’ils aiment mieux le souffrir que le contredire. Plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur donne, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts. Mais celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, sinon qu’il a plus que vous tous : c’est l’avantage que vous lui faites pour vous détruire. D’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie si vous ne lui donniez ? Combien a-t-il tant de mains pour vous frapper s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? (…)

Si on ne leur donne rien, si on ne leur obéit point, ils demeurent nus et défaits, et ne sont rien, sinon que, comme la racine n’ayant plus d’aliment, la branche devient sèche et morte.»

Une société composée de citoyens libres et éclairés, rompus aux méthodes de luttes non violentes, capables de résister aux injustices, toutes les injustices, est un terreau hostile à toute dictature. C’est là l’objectif à atteindre pour un mouvement écologiste et pacifiste, éradiquer les causes des conflits et empêcher la confiscation du pouvoir central. En termes simples, si tout le monde était objecteur de conscience, il n’y aurait plus d’armée, il n’y aurait plus de guerre. Un pouvoir central sans armée est un pouvoir soumis à la délibération démocratique, il ne peut exercer de dictature.

Ce n’est pas le cas historiquement, la non-violence en acte a toujours été marginalisée. On peut remonter aux premiers chrétiens qui étaient pacifistes suivant la parole de Jésus : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ». Mais les religions se sont mis au service des rois, des empereurs et des tyrans. Il ne faut donc pas suivre aveuglément les préceptes des servants d’une religion inféodée au pouvoir. La lutte contre une dictature est une lutte culturelle, pas une lutte armée.

Certains pensent aujourd’hui qu’il faut armer l’Ukraine pour combattre la dictature. Quatre années de guerre montrent que la chute du dictateur Poutine n’est pas encore à l’ordre du jour. Quelle leçon en tirer ? Une lecture indispensable pour les écologistes pacifistes, Howard Zinn, Désobéissance civile et démocratie (2010) :

«  Il n’existe pas de guerre juste, l’exemple de la Seconde Guerre mondiale est le test suprême. Les nazis étaient des assassins pathologiques. Nous devions les arrêter et seule la force pouvait y arriver. Début 1943, à l’âge de 21 ans, je me suis engagé dans l’US Air Force… Certes, Hitler était un dictateur hystérique et un conquérant frénétique, mais que dire alors de la Grande-Bretagne et de son empire, des guerres qu’elle avait livrées aux populations indigènes dans le seul but de les soumettre pour son plus grand intérêt. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ne s’opposaient au fascisme que parce qu’il menaçait leur propre domination sur certaines ressources naturelles et sur certaines populations… Tant que nous nous en remettrons à la guerre pour régler les différends entre nations, nous devrons endurer les horreurs, la barbarie et les excès que la guerre porte en elle. Quant aux ingrédients du fascisme (le militarisme, le racisme, l’impérialisme, la dictature et le nationalisme exacerbé), ils survécurent sans problème à la guerre. »

Howard Zinn rejoint La Boétie : « Lorsqu’on se penche sur la longue et sinistre histoire de l’homme, on réalise qu’il s’est commis plus de crimes abominables au nom de l’obéissance qu’au nom de la révolte. Le corps des officiers allemands obéissaient au plus rigoureux des codes d’obéissance et c’est au nom de ce devoir d’obéissance qu’ils commirent et cautionnèrent les actes les plus monstrueux de l’histoire humaine. C’est à Yale, dans les années 1960, qu’eut lieu la fameuse expérience Milgram. La découverte  fondamentale de cette expérience c’est que les individus adultes font de leur mieux pour obéir aux ordres émanant de l’autorité… »

Apprendre à désobéir est donc la condition première de la fin des dictatures.

Mais ce n’est pas ce comportement civique qui est appris dans les écoles, encore moins dans les armées.

Annexe, citations à connaître

Dans un livre intitulé Le Changement, Bernard Charbonneau (1910-1996) avait fait ce constat saisissant de l’ambiguïté de la démocratie de masse qui est en fait orientée par un leader. Cette perspective sans illusion peut amener à penser que le virage écologique sera le fait de la bourgeoisie dirigeante, mais seulement le jour où elle ne pourra plus faire autrement : « Ce seront les divers responsables de la ruine de la Terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie : ils ne croient qu’au pouvoir. Pour contrôler les dangers de moyens de plus en plus puissants et fragiles parce que complexes, gérer un espace et des ressources qui s’épuisent, prévoir et maîtriser les réactions humaines qui empêcheraient de le faire, on est obligé de renforcer l’organisation. L’écofascisme a l’avenir pour lui, et il pourrait être aussi bien le fait d’un régime totalitaire de gauche que de droite sous la pression de la nécessité. En effet, les gouvernements seront de plus en plus contraints. Déjà commence à se tisser ce filet de règlements assortis d’amendes et de prison qui protégera la nature contre son exploitation incontrôlée. Que faire d’autre ? »

Le philosophe allemand Hans Jonas (1903-1993) a fait éditer son livre Le principe responsabilité pour la première fois en 1979, au moment du deuxième choc pétrolier. Il écrivait avant la chute du mur de Berlin en 1989 qu’il croyait encore aux vertus du centralisme démocratique à l’époque de la planification impérative : « On ne pourra contester à l’homme politique le droit de mettre en jeu l’existence de la nation au profit de l’avenir si vraiment l’extrême est en jeu. Le péril qui menace la communauté devient une puissante impulsion de l’homme de courage à proposer sa candidature et à s’emparer de la responsabilité. Pour appliquer cette nouvelle éthique, un système libertaire serait préférable pour des raisons morales, mais les systèmes moralement bons sont des systèmes précaires ; l’État peut seulement être aussi bon que le sont les citoyens. De plus l’homme politique peut supposer idéalement dans sa décision l’accord de ceux pour qui il décide en tant que leur chargé d’affaires, mais des générations futures on ne peut obtenir de facto un accord. Par conséquent, la tyrannie communiste paraît mieux capable de réaliser nos buts inconfortables que le complexe capitaliste-démocratique-libéral. »

Selon la formule de Montesquieu, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». C’est le magistrat qui rend la justice au nom du peuple, l’élu jugé n’a pas à se revendiquer du peuple quand il n’a pas respecté la loi. La propension à se cacher derrière le « peuple » pour critiquer un « gouvernement des juges » est une astuce sémantique qui ne devrait tromper personne, à commencer par les électeurs.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

JO, les avantages de la dictature chinoise !?

extraits : Le système démocratique est le plus efficace au niveau de la gestion du long terme. En effet, iI prend en considération l’évolution de l’opinion publique et la politique publique évolue par touches progressives. De son côté un système autocratique est efficace pour gérer le court terme, mais un dictateur non éclairé par la volonté du peuple mène obligatoirement au désastre par les errements du sentiment de toute puissance sans oppositions possibles. L’urgence écologique devient alors un paramètre indésirable, le court terme l’emporte largement sur les exigences du long terme. Lors des JO de Pékin, l’Etat-parti entend montrer l’efficacité de l’autocratie… La Chine du président Xi Jinping impose ses normes en matière de libertés publiques, que ce soit aux ressortissants chinois ou étrangers. A l’intérieur des « bulles » de protection abritant les jeux, il faut télécharger sur son portable une application chinoise destinée à surveiller la santé d’une personne mais aussi ses déplacements….

Nations « unies » ou retour des dictatures ?

extraits : Par essence, un dictateur protège sa personne et c’est tout. Attendre une solution d’un pouvoir autoritaire est une totale illusion. Pourtant, des États-Unis à la Hongrie, de l’Inde à l’Italie, d’Israël au Brésil, des peuples à la dérive élisent les pires d’entre-eux. Tragique. Le Capitaine Jair Bolsonaro devenu Président par la grâce des Fake news, des Évangélistes et de Twitter représente la lie du peuple Brésilien. La situation devient ubuesque quand Bolsonaro s’exprime le 24 septembre devant les représentants des 193 membres des Nations unies, dont 136 chefs d’Etats et de gouvernement. Les premiers mots du président brésilien ont été « pour remercier Dieu d’être en vie », évoquant implicitement l’attentat au couteau dont il avait été victime. La 74e Assemblée générale de l’ONU en 2019 montre la réalité d’un monde où les « démocraties illibérales », les « démocratures » et les leaders populistes de tout poil ont le vent en poupe. Juste après le président brésilien venait le tour de Donald Trump. Le président de l’« America First » a une nouvelle fois encensé un principe, celui de la souveraineté des nations. « L’avenir n’appartient pas aux “globalistes”, l’avenir appartient aux patriotes ».

Démocratie ou dictature en temps de crises ?

extraits : Il semble que le système autoritaire est en expansion dans beaucoup de pays, en Argentine par exemple.En Argentine, présenter le 19 novembre 2023 à la présidentielle le ministre de l’économie Sergio Massa était une provocation dans un pays où l’inflation était de 140 % et l’économie à l’arrêt. Les Argentins ont répondu : puisque vous nous présentez un bouffon incapable, nous allons élire un vrai clown ! Ils ont voté Javier Milei à 55,7 % des voix pour une distraction démagogique qui ne fera qu’amplifier les difficultés. Les éructations de ce type sont effarantes, la démocratie accouche d’un monstre. Javier Milei est le chantre d’un libéralisme radical et caricatural, qui compare la monnaie nationale à un « excrément » et veut diminuer drastiquement la dépense publique grâce à un « plan tronçonneuse ». « Vive la liberté, bordel » est son slogan préféré….

Léviathan climatique, dictature supranationale

extraits : Le livre de Geoff Mann et Joel Wainwright, Climate Leviathan s’intéresse aux différents types de scénarios politiques susceptibles d’émerger en réponse aux crises écologiques. C’est Thomas Hobbes, comme le titre le suggère lui-même, qui se trouve au cœur du livre – le Léviathan. Hobbes observait une nation déchirée par la guerre civile anglaise et estima qu’il valait mieux renoncer à sa liberté sous l’autorité d’un souverain tout puissant plutôt que de vivre dans une tel contexte de brutalités. Durant les années Bush, un « état d’exception » était en train de devenir la norme, sous couvert d’une « guerre contre le terrorisme » (war on terror). Néanmoins, cette vision de l’État n’a que très rarement été élargie à la réflexion sur le type de « politique de l’urgence » qui va surgir avec le réchauffement climatique. Les perturbations écologiques vont créer les conditions permettant à une nouvelle autorité souveraine de « prendre le commandement, déclarer l’état d’urgence, et mettre la Terre en ordre, tout cela au nom de la sauvegarde de la vie » – et cette fois-ci à l’échelle planétaire, et non plus nationale….

Démocratie ou dictature, les tendances actuelles

extraits : Les médias dans la montée des extrémismes ont un rôle central. Beaucoup d’entre eux ont attisé le feu des intolérances, par goût du spectaculaire ou pour des raisons idéologiques. Il ne suffit pas qu’un gouvernement arrive au pouvoir par les urnes pour qu’il soit démocratique. L’histoire des plus grandes tragédies humaines nous alerte sur la mécanique de l’engrenage : perte de repères, brutalisation, contestation des institutions et des élites, crispations identitaires, manipulation du langage, etc. L’extrémisme identitaire (religieux, nationaliste ou ethnique) durcit une opposition entre « eux » et « nous » potentiellement explosive et contagieuse. Personne ne maîtrise plus vraiment de tels engrenages enclenchés ou nourris par des apprentis sorciers croyant pouvoir instrumentaliser des passions qui finissent souvent par les dévorer eux-mêmes. Si un parti extrémiste arrive au pouvoir, il peut être amené à se durcir plus encore qu’il ne l’aurait voulu lui-même….

Surpopulation, en marche vers la dictature

extraits : Cette photo de soldats nord-coréens participant à un défilé militaire à Pyongyang le 25 avril 2025 montre parfaitement le résultat d’une société trop nombreuse : l’accaparement de tout le pouvoir par une élite restreinte [PHOTO]. C’est d’autant plus inquiétant qu’il s’agissait de la commémoration du 93ᵉ anniversaire de l’« armée révolutionnaire du peuple coréen » alors que ce n’était que l’arrivée d’une dictature héréditaire en Corée du nord. Aujourd’hui cette « armée révolutionnaire » combat contre la démocratie en Ukraine aux côtés d’un autre dictateur, Poutine. Demander à ce que la population mondiale maîtrise sa fécondité, c’est œuvrer pour la paix…

Illibéralisme, un autre mot pour dictature

extraits : L’Illibéralisme, un mot récent qui émerge dans les années 2010, un autre mot pourparler de dictature : « qui est opposé au libéralisme politique, à ses principaux fondements, tels que la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, l’État de droit et les libertés individuelles ». Donc Russie, Turquie, Chine… mais aussi USA, Hongrie, et la France vu par l’extrême droite… C’est l’« Internationale réactionnaire », celle qui, de Moscou à Washington en passant par Budapest, condamne la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds. On se veut au dessus des lois. Pourtant la séparation des pouvoirs et l’autorité de la chose jugée est un élément incontournable de la démocratie…

Dictature et natalisme en Hongrie

extraits : Dictature et natalisme vont de pair. La dictature repose sur un homme fort, l’homme fort est celui qui a beaucoup d’enfants. Il en est des pays comme des rapports de force dans les couples traditionalistes. En quelques années en Hongrie, avec Viktor Orban, le système d’équilibre des pouvoirs a disparu. Après la défaite électorale de 2002, Orban a commencé à utiliser des récits populistes nationalistes. En 2010, sa super-majorité parlementaire a permis à Orban de placer ses amis fidèles dans chaque institution de l’Etat. Ils ont été parachutés pour des mandats de neuf à douze ans à la Cour constitutionnelle, à l’autorité nationale des médias, à l’autorité de la concurrence, à la Cour des comptes et au bureau du procureur. M. Orban a renforcé le contrôle des médias, nommant des rédacteurs en chef fidèles au parti.…

L’amour du foot, c’est l’amour des dictatures

extraits : Tout comportement social résulte d’un conditionnement. Il n’y a pas que la religion qui constitue l’opium du peuple, il y a le nationalisme, le racisme, l’identification à un groupe d’appartenance, le rejet de tout ce qui n’est pas NOUS… et le footisme. Magouille, argent à tout va, violence, le foot est le reflet décadent de notre société ! Foot, foot, les médias parlent beaucoup foot alors que ce n’est qu’un faits divers parmi d’autres.Pourquoi le football rassemble-t-il autant de fans et suscite-t-il un tel engagement de la part de ceux-ci ?Le lien qui unit les supporteurs de football à leur équipe est surtout « tribal ». En cas de victoire de leur équipe, les supporteurs activent de manière significative leur amygdale cérébrale (impliquée dans la perception et le ressenti des émotions) ainsi que le circuit de la récompense. Le comportement des foules est influencé par la perte du sentiment de responsabilité de l’individu, on agit comme la masse agit. Les dictateurs profitent largement de cet état d’esprit que l’amour du foot facilite….

BIOSPHERE-INFO, L’écologie sans dictature (synthèse en 2016, strucutre)

1/2) La crainte d’un écofascisme pas si écolo que ça

En agrégeant toutes les crises à un niveau inouï, en combinant inégalités des richesses et pénurie des ressources, le drame écologique a une capacité de nuisance sans précédent : celle de nous ramener au pire de l’homme et de la barbarie. D’ici à 2050, la synergie des crises alimentaires, énergétiques, climatiques et démographiques va en effet entraîner une dégradation rapide et brutale du niveau de vie à l’occidentale. Il y aurait toutes les raisons d’être pessimiste. (…)

2/2) Une espérance : la formation d’un peuple écolo

Il y a le probable et le possible. Le probable c’est l’effondrement de notre civilisation thermo-industrielle, le possible c’est de faire en sorte que ça se passe le plus en douceur possible. La raison d’espérer, c’est que les citoyens ont pris les devants. Il se forme un peuple citoyen au niveau national et international….

Combattre une dictature, est-ce possible ? Lire la suite »

Les sports d’hiver, une connerie de plus

Décrite traditionnellement comme un milieu hostile, la montagne se charge, à partir du XVIIIᵉ siècle, sous l’influence notamment du courant romantique, de nombreuses vertus. Au fil du XIXᵉ siècle, la montagne se transforme en un lieu désirable. Excursionnisme, alpinisme et thermalisme se développent. L’armée crée les premiers bataillons de chasseurs alpins en 1888 pour surveiller sa frontière avec l’Italie. Bientôt arrive le ski-tourisme. En 1896, l’Isérois crée le premier Club de Ski de France, le « Ski Club des Alpes ». L’engouement hivernal se concrétise par la construction des premières stations (Val-d’Isère, Megève…). En 1907, le Club Alpin Français (organise le premier concours international de ski, à Montgenèvre.. La première édition les Jeux olympiques (JO) d’hiver a eu lieu en 1924 à Chamonix (Haute-Savoie). Alors que les sports d’hiver étaient réservés à la bourgeoisie, les classes moyennes peuvent aussi se l’offrir à partir du milieu du XXᵉ siècle. Le plan Neige, série de politiques d’aménagement prises par l’Etat de 1964 à 1977, ambitionne d’apporter le tourisme de masse sur les cimes. Une révolution culturelle qui trouve sa traduction iconique dans la comédie Les bronzés font du ski (1979).

Mais le réchauffement climatique est devenu une menace existentielle pour le ski. On se prépare désormais à un avenir sans neige. Ouf !

Le point de vue des écologistes sans skis

– Les sports d’hivers pour la grande majorité des pratiquants tiennent du manège à la foire du trône : on attend son tour, on monte. On redescend et on recommence à côté, ceci toute la journée.

– Le ski est avant tout une histoire de fric, en gagner et montrer qu’on en a. Comme tout le tourisme, plus c’est haut, plus c’est cher, mieux c’est.

– Le ski a été trop envisagé sous l’angle des pratiquants au détriment de ce qu’il fait aux populations locales et à la montagne.

– Trop d’espaces naturellement « sublimes » désormais bétonnés, privatisés, gâchés, pillés… Du gâchis.

– Vivement que cette parenthèse d’hyper-consommation se referme.

– Je suis heureux d’apprendre que cette activité si pernicieuse ne sera pas permise à nos descendants.

– Finalement, les sports d’hiver n’auront duré qu’un siècle, peut-être deux. Un simple instant dans l’histoire de l’humanité. Dans sa pire période de délire.

– Il serait temps de réapprendre les vrais bonheurs simples près de chez-soi. Le sort de la planète en dépend.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

JO d’hiver… à la neige très artificielle

extraits : Les JO d’hiver en Italie ont débuté le 6 février 2026. Ils se caractérisent par un format éclaté entre des sites éloignés parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Cela multiplie les déplacements, un non-sens environnemental. L’enneigement des pistes n’a pu être assuré qu’à grand renfort de canons à neige dommageables pour la ressource hydrique de l’écosystème alpin. Des épreuves toujours plus nombreuses et plus spectaculaires pour justifier l’inflation des droits de retransmission ne sont pas compatibles avec les promesses de soutenabilité environnementale….

Jeux olympiques d’hiver 2030, un anachronisme

extraits : Edgar Grospiron est nommé président du Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. L’ancien skieur acrobatique, médaillé d’or à Albertville en 1992, explique en février 2025 quel patron des Jeux il compte être. Mais il a beaucoup de mal à trouver des vertus au ski de compétition à l’heure du réchauffement climatique !…

 

Les sports d’hiver, une connerie de plus Lire la suite »

Une gifle monumentale donnée à Trump

Droits de douane : la grande gifle de la Cour suprême à Donald Trump

lemonde.fr : Six magistrats sur neuf, dont trois conservateurs, ont estimé que les droits de douane de Donald Trump sont illégaux au regard du droit américain. La décision rendue vendredi 20 février par la Cour suprême des Etats-Unis est un séisme aussi bien juridique, politique qu’économique. Les juges ont décidé d’annuler une grande partie des droits de douane imposés par la Maison Blanche à la quasi-totalité du reste de la planète. La plus haute juridiction du pays, à majorité conservatrice, prive la Maison Blanche du pilier de sa politique économique, elle met un coup d’arrêt à l’extension du pouvoir exécutif au détriment du législatif, et elle ouvre une grande période d’incertitude dans le commerce mondial.

– Dans la rhétorique trumpienne, le déficit commercial entretenu par les Etats-Unis vis-à-vis de la quasi-totalité des autres pays de la planète prouve que ces derniers profitent de la générosité américaine, ce qui justifierait l’urgence à intervenir – une thèse largement contestée par les économistes.

– Selon les magistrats, l’administration Trump a surinterprété une loi spéciale datant des années 1970, l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), qui confère à la Maison Blanche, en cas de situation d’urgence, des pouvoirs exceptionnels pour contrôler les importations. Aux Etats-Unis, le pouvoir d’instaurer la fiscalité revient au Congrès.

« Le président affirme son pouvoir extraordinaire pour imposer unilatéralement des droits de douane d’un montant, d’une durée et d’une portée illimités. A la lumière de leur ampleur, de l’histoire, de la Constitution, et du contexte dans lequel il affirme cette autorité affirmée, il doit identifier clairement l’autorisation du Congrès qui l’autorise à l’exercer. » Autrement dit, Donald Trump ne peut pas faire dire à une loi ce qu’elle ne dit pas expressément.

La Maison Blanche semble avoir touché aux limites de la bienveillance de la Cour suprême.

Une gifle monumentale donnée à Trump Lire la suite »

L’aventure spatiale, une connerie de plus

Quelle est, au fond, l’utilité d’envoyer des humains dans l’espace ? L’astronaute Sophie Adenot sur l’ISS est bien sympa et elle a pu réaliser son rêve, mais à quoi cela sert-il ? A rien, nothing, nada, que dalle… er en plus ça coûte un pognon de dingue.

Jean-Baptiste Fressoz : Dans les premières capsules Mercury, l’installation d’un hublot fait débat : les ingénieurs n’en voient guère l’utilité, puisque les pilotes d’essais n’avaient en réalité rien à piloter. Le vol habité sert de paravent au programme bien plus stratégique de missiles intercontinentaux. Le président Dwight Eisenhower ne s’y trompe pas : quand on lui parle du projet Apollo, il ironise sur l’absence d’ennemis américains sur la Lune. Par rapport à une sonde automatique, un équipage impose des systèmes très coûteux ; il souhaite revenir entier sur terre, ce qui alourdit les fusées et la facture. Le programme Apollo qui a envoyé 17 hommes sur la Lune n’a produit que des images inutilisables par la science, alors que la sonde Clementine lancée en 1994 et ne pesant que 250 kilos a fourni une cartographie digitale complète permettant d’établir des cartes de la composition chimique du sol. La Station spatiale internationale (ISS) ne sert à rien. Elle a coûté 150 milliards de dollars et une journée à bord se chiffre à 7 millions de dollars. Peut-on imaginer une façon plus bête de dépenser son argent ?

Au fond, le seul sens de la présence humaine dans l’espace est de nous apprendre comment envoyer des humains dans l’espace.

Le point de vue des écologistes les pieds sur Terre

– Qu’est-ce qu’on ferait de 150 milliards ici bas ? Faire du planning familial, lutter contre les guerres, améliorer l’intelligence collective, etc. etc.

– Le prochain article de Fressoz nous expliquera à quoi servent les 2500 milliards par an de budget militaire que dépense l’humanité.

Un site de la NASA vante les «retombées» pour l’homme : diagnostic par ultrasons en microgravité. Ce qui signifie qu’elle ne sera JAMAIS utilisable par le terrien.

– La célébration médiatique de l' »exploration spatiale » entretient le mythe qu’on pourra aller toujours plus loin, transcender nos limites..

– Soit on réalise ses rêves les plus fous, soit on s’occupe des autres, ceux qui en ont vraiment besoin.

– C’est simple, un être humain n’est pas fait pour aller dans l’espace : il a besoin d’oxygène, d’eau, de nourriture, et de savoir où chier !

Le mieux serait encore d’envoyer Musk sur Mars, et de l’y laisser essayer ses Tesla.

Notre plus ancien article sur la question spatiale

8.11.2005 Restez dans la lune !

L’espèce homo sapiens a essaimé dans l’espace géographique tout en améliorant ses capacités de déplacement. Autrefois les migrations à pied, puis à cheval ou en pirogue, hier les avions et aujourd’hui les fusées. Pourtant aucune obligation ne poussait les humains à quitter leur berceau d’origine, l’Afrique. Toutes ces migrations ont surtout résulté du poids de la population sur un territoire et des conflits intra- ou inter-ethniques qui en découlent. Les humains « préfèrent » en effet la conquête à la stabilité, le déséquilibre plutôt que la vie en harmonie avec un territoire déterminé. La fusée a d’ailleurs été inventée pour la guerre, ainsi des V2 mis en œuvre par les Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’ensuit alors une compétition entre nations : comme l’URSS socialiste a lancé le premier spoutnik dans l’espace en 1957, l’Amérique capitaliste a voulu poser le premier homme sur le sol lunaire en 1969. Maintenant on fait semblant de rassembler les pays dits développés autour d’une station spatiale internationale dont l’acte de naissance a été signé en 1998. A peine cette station, piégée par l’orbite basse de la Terre, se révèle-t-elle un échec scientifique et financier que la NASA propose déjà un nouveau billet pour la Lune en 2018. Il s’agit de faire rêver le monde, l’opium de la religion est remplacé par l’illusion de l’exploit technique alors qu’il ne s’agit dorénavant que de sauver quelques emplois dans un secteur industriel !

La Biosphère nous dit : « Que les humains gèrent au mieux leur propre territoire, qu’ils se contentent pour le reste de contempler la lune et les étoiles ».

En savoir plus sur notre blog biosphere

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=spatial

L’aventure spatiale, une connerie de plus Lire la suite »

Généalogie animale : Éponge ou cténophore ?

Tout un article du MONDE pour ne parler que des modalités d’une rétractation de ceux qui donnent l’éponge gagnante de la course à l’origine. L’essentiel n’est pas mis en valeur, le fait que tous les animaux sont nos cousins plus ou moins éloignés, mais aussi les végétaux. Nous devrions montrer plus sérieusement que le fait de faire sa généalogie familiale relève d’un anthropocentrisme qui nous empêche de voir que nous ne sommes qu’une branche du vivant et que notre destinée personnelle ou même celle de l’espèce humaine n’a qu’une importance très relative. C’est Darwin qui nous a expliqué le fondement de l’évolution des espèces par les mécanismes de la sélection naturelle.

Nathaniel Herzberg : Éponge ou cténophore ? Quel est le premier animal à partir duquel tous les autres ont divergé à la base de l’arbre des animaux ? Quelle est « l’espèce sœur » ou « groupe frère » pour reprendre la terminologie des phylogénéticiens. L’éponge, c’est le plus « simple » des animaux, dépourvu de neurones, de muscles et d’intestin. Le cténophore est une bestiole marine gélatineuse à première vue bien plus évoluée. La communauté scientifique s’est alors déchirée en deux camps : à chaque article en faveur des éponges répondait une publication défendant les cténophores.

Le 5 février, le directeur de la rédaction de la revue américaine Science a annoncé que l’article, publié le 13 novembre 2025 plaçant les éponges à la base de l’arbre phylogénétique des animaux, était rétracté.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Généalogie : notre ancêtre, le dipneuste

extraits : Certains croient faire de gros progrès en reconstituant leur généalogie familiale grâce à quelques archive usées : attitude purement anthropocentrique qui balbutie sur un ou deux siècles. Ce n’est pas là un exercice très captivant, mieux vaut le long souvenir de notre histoire commune. Remonte dans le temps, bien avant l’automobile, le téléphone et l’électricité, va encore plus loin. Tu arriveras il y a 400 générations, quand tes ancêtres commençaient à cultiver la terre et à se croire séparés de l’univers. En remontant encore, il y a 10 000 générations environ, tu trouveras ton premier ancêtre homo sapiens. Mais ton origine est encore antérieure ; il y a 100 000 générations, ceux par qui tu es arrivé étaient des hominidés. Quelques dizaines de millions d’années auparavant, ton ancêtre, un tout petit mammifère, vivait au temps des derniers dinosaures. En remontant encore, ton ancêtre était amphibien : un dipneuste ! Il possède à la fois des branchies et un poumon, ce qui lui permet de respirer aussi bien sous l’eau qu’à l’air libre….

Recension : DARWIN (presque) FACILE

extraits : La science a pris le relais de la religion et la sélection naturelle a remplacé le mythe de la Création divine. L’explication de l’origine naturelle du monde vivant initiée par Darwin a été amplement démontrée par la suite avec les découvertes de la génétique et les analyses ADN. Tous les animaux (Homo sapiens inclus) et les plantes dérivent de la même origine. Darwin nommait cette thèse « Théorie de l’ascendance commune ».

On doit connaître Darwin pour ce renversement majeur de perspective, l’homme n’est qu’une branche du vivant. Et Darwin de confier dans l’un de ses carnets : « Je dois éviter de montrer à quel point je crois au matérialisme »….

Généalogie animale : Éponge ou cténophore ? Lire la suite »

L’hiver nucléaire pour finir en beauté

Les enjeux actuels sont autrement plus importants que les logorrhées sur le triste sort de Quentin. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire de l’ère nucléaire, sept des neuf Etats dotés d’armes nucléaires ont des dirigeants autoritaires : la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l’Inde, le Pakistan, Israël et les Etats-Unis. Le Royaume-Uni et la France sont les seules véritables démocraties libérales disposant d’arsenaux nucléaires.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/18/joseph-cirincione-96-des-tetes-nucleaires-dans-le-monde-sont-desormais-entre-les-mains-de-leaders-autoritaires_6667189_3232.html

(extraits) Que devient notre vision du monde dans un monde où 96 % des têtes nucléaires sont entre les mains de leaders autoritaires ? La justification fondamentale de la possession de telles armes était que les démocraties en avaient besoin pour dissuader des régimes autoritaires irresponsables et expansionnistes. Mais que se passe-t-il lorsque des nations autrefois démocratiques sont contrôlées par des hommes forts qui rejettent la morale et les contraintes juridiques ?

John F. Kennedy mettait en garde contre les dangers de voir quinze, vingt ou vingt-cinq nations se doter de la bombe – une épée de Damoclès nucléaire suspendue par « le fil le plus mince, susceptible d’être coupé à tout moment par accident, erreur de calcul ou folie ».

Quelques réactions sur lemonde.fr

– Je rappelle que les deux seules bombes atomiques larguées l’ont été par une démocratie.

– La question n’est pas aujourd’hui celle du régime, mais de la liberté des citoyens au sein d’un régime donné

– Et les dieux ont une fâcheuse tendance à promettre le paradis en récompense aux pires atrocités du moment qu’elles sont faites en leur nom !

– Ajoutons, à cette mixture militaire, l’IA ainsi que le collapsus écologique ; notre probabilité de survie de façon conviviale est assez proche de zéro.

– Gandhi, viens à notre secours, ils sont devenus fous….

L’hiver nucléaire pour finir en beauté Lire la suite »

L’Intelligence Artificielle et les sans-emplois

Jusqu’à présent on a a fonctionné sur le processus de destruction créatrice, la destruction d’emplois dans un secteur étant compensé par la création dans d’autres secteurs innovants. Mais c’est un mythe, le chômage est devenu structurel depuis les années 1970. Dans les pays développés, on a caché cette réalité par l’endettement public pour conserver à crédit des emplois qui n’avaient pas de réelle utilité. L’IA ne fait qu’amplifier l’évolution, mais au prix d’une débauche d’énergie exosomatique, la machine remplace les esclaves.

Notre présent est donc sombre, mais l’avenir encore plus car quand on n’aura plus suffisamment d’énergie fossile et autres substituts, le système d’informatisation numérique tombera en panne et tous les emplois surnuméraires se transformeront en violence généralisée.

Anaud Leparmentier : Les « tech bros »i prédisent la fin du travail grâce à l’intelligence artificielle (IA) et les robots. Caissier, comptable, cariste, clerc de notaire, journaliste, tout ou presque est menacé. Mais ils peinent à imaginer ce que serait ce monde d’après.

– Elon Musk est l’un des plus extrêmes dans sa vision de l’avenir. « L’intelligence artificielle et les robots remplaceront tous les emplois. Travailler deviendra facultatif, comme cultiver ses propres légumes au lieu de les acheter au supermarché »

– Bill Gates le dit plus sobrement : « Les capacités de l’IA nous permettront de produire beaucoup plus de biens et de services avec moins de main-d’œuvre »,

Bernie Sanders. « S’il n’y a pas d’emplois et que les humains ne sont plus nécessaires pour la plupart des tâches, comment les gens gagneront-ils de quoi nourrir leur famille, se soigner ou payer leur loyer ? Il n’y a pas eu un seul mot de discussion sur cette réalité

– Dario Amodei, patron d’Anthropic, va le plus loin dans l’analyse politique. « La démocratie repose en définitive sur l’idée que l’ensemble de la population est indispensable au bon fonctionnement de l’économie. Si ce levier économique disparaît, le contrat social implicite de la démocratie risque de ne plus fonctionner »

Le point de vue des écologistes naturellement intelligents

Denis Monod-Broca : Les fous se sont emparés des clefs de l’asile. « Les capacités de l’IA nous permettront de produire beaucoup plus de biens et de services avec moins de main-d’œuvre », écrivait le cofondateur de Microsoft sur son blog en janvier. » Tout un programme : produire toujours plus alors que nous produisons déjà bien trop, supprimer la main d’œuvre alors qu’il y a tant de chômeurs… D’où viendra l’argent qui fera tourner ce monde cauchemardesque ? Suis-je bête : de la planche à billet ! Quand l’argent est magique, qu’il est toute-puissante divinité, tout est possible !

Franklin : Revenu Minimum Universel !! Accessible à toutes et tous dès la naissance. Je ne vois que ça comme réponse. C’est étrange que l’on ait beaucoup parlé de cette idée il y a quinze/vingt ans, au moment de « La Fin du Travail » de Rifkin, mais qu’on ne l’évoque plus alors que cette disparition commence concrètement devant nos yeux

RB75 en réponse à Franklin : Mais quel niveau de vie permettrait un revenu universel? Un appartement dans une tour, ou un château avec un parc? Plein de voyages ou pas? Du ski ou pas? Etc.

J.P.M. : Mais c’est génial le revenu sans rien faire ! Pensez donc : une humanité payée pour rester devant sa télé à regarder Praud ou Hanouna. On climatisera le monde et on pourra extrême droitiser en rond.

MathSinth : Une donnée complètement occultée par tous ces technologues, c’est la matière première… Les composants électroniques et autres robots ne sortent pas de terre par magie, or les tensions actuellement à l’œuvre sur l’extraction d’une partie des métaux, couplé à l’impossibilité actuelle de recycler les alliages efficacement vont rendre ce rêve d’automatisation systématique compliqué. L’avantage de l’humain, c’est que son énergie est renouvelable, contrairement aux réserves de pétrole ou de nickel…

L’Intelligence Artificielle et les sans-emplois Lire la suite »

Quentin, un fait divers chasse l’autre, dommage

Un fait divers chasse l’autre, hier c’était Machin, aujourd’hui c’est Quentin. Difficile d’avoir des repères quand l’accessoire étouffe l’essentiel. Que peut-on retenir du lynchage de cet étudiant ? Nous constatons d’abord l’immense connaissance des médias grâce à Internet et les copains qui savent tout de vous et s’empressent de le dire, ainsi dans LE MONDE.

Quentin Deranque, un étudiant pieux, en pleine recherche identitaire, adepte d’un catholicisme intégral et attiré par l’« autodéfense ». Assidu de l’église traditionaliste Saint-Georges, où la messe se dit en latin, il aimait son pays, qui aimait son peuple, sa civilisation, sa religion. Donc Quentin est un nationaliste exacerbé. Il a suivi à Lyon les conférences d’Academia Christiana, point de convergence des extrêmes droites radicales, partisan de la remigration et de l’entraînement au combat physique. Quentin pouvait manifester le visage dissimulé par un cache-cou et des lunettes de soleil. Il militait dans la mouvance nationaliste-révolutionnaire (NR), ethniciste, qui se distingue par sa fibre sociale et son antisémitisme.

En fait Quentin appartient à la mouvance néofasciste qui aime échanger des coups avec la mouvance antifasciste. Ce fait divers montre qu’une minuscule frange de la jeunesse qui se croit révolutionnaire utilise une idéologie pernicieuse qui est à la base de toutes les guerres, la mentalité de type religieux figée dans un bloc identitaire. Malheureusement cette minorité est soutenue idéologiquement par des médias aux mains de milliardaires, que ce soit en France ou aux USA ; on privilégie le monde d’avant, la race pure et le combat nationaliste. En face on privilégie un idéal révolutionnaire pervertie par le goût de la castagne… ou parfois du lynchage. 

La militarisation d’une révolution est toujours le tombeau d’une révolution.

Les commentaires sur lemonde.fr

Mam19 : Les mouvements identitaires et fascistes sont à l’exact opposé du message du Christ. Là où l’Évangile appelle à l’accueil de l’autre, à l’amour du prochain, à l’humilité et à la dignité inconditionnelle de toute personne, ces idéologies prônent l’exclusion, la peur, la hiérarchisation des êtres humains et la violence symbolique ou réelle. Se réclamer du christianisme pour justifier le rejet, la stigmatisation ou la domination est une trahison pure et simple du message chrétien. Oui, ces postures font honte aux chrétiens : elles défigurent la foi, instrumentalisent le Christ à des fins politiques et transforment un message de salut universel en une idéologie de fermeture et de ressentiment.

Christo62 en réponse à Mam19 :Ah ! Enfin un commentaire sensé !

Rdsd en réponse à Mam19 : Il faut aussi expliquer ça à Trump et Vance..

GuillaumeS en réponse à Mam19 : D’ailleurs il y a des connexions entre cathos tradi et païens dans ces groupuscules d’extrême droite. La religion n’est qu’un prétexte, elle sert d’étendard, mais on est à des années lumières des enseignements de Jésus.

Jamaiscontent : « [un] jeune homme français, radical dans sa foi, avec un sens de la justice aiguisé « . J’adore. Quand on a une foi radicale, la justice n’a plus sa place, les islamistes le montrent assez. Ils ne se rendent pas compte que leur salade indigeste ne vaut pas mieux que les prétendues « luttes intersectionnelles » de l’autre extrême ? Au-delà du meurtre dont on attend qu’il soit puni, et sévèrement, on est nombreux à être fatigué de ces discours de haine où le radicalisme n’est que la feuille de vigne de l’extrémiste de gauche comme de droite, et sert d’excuse à tous les excès.

En savoir plus sur les faits-divers grâce à notre blog biosphere

La dictature des faits divers, un désastre

Les faits divers, des faits qui font diversion

L’écologie politique, victime des faits-divers médiatisés

L’effet de loupe, le fait qui fait diversion

Quentin, un fait divers chasse l’autre, dommage Lire la suite »

L’éternel retour de la fin de vie « légale »

Les critères ouvrant l’accès au suicide assisté, réexaminés à l’Assemblée le 16 février 2026, laissent un certain nombre de questions ouvertes. La proposition de loi dessine un « cadre large » intégrant une variété de maladies et des patients ayant même plusieurs années d’espérance de vie.

lemonde.fr : Les critères d’accès tiennent en un article – le quatrième – et sont cumulatifs. « Pour accéder à l’aide à mourir, une personne doit répondre à toutes les conditions suivantes : être âgée d’au moins 18 ans, et de nationalité française ou résidant de façon stable ou régulière en France. » Voilà pour l’aspect administratif. C’est sur les trois autres critères que le corps médical sera appelé à valider ou à rejeter la demande émanant d’un patient : ce dernier devra être atteint d’une « affection grave et incurable », qui « engage le pronostic vital », « en phase avancée » ou « en phase terminale » ; présenter une « souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection », « réfractaire aux traitements » ou « insupportable » ; et être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ».

Est-ce qu’il s’agit de créer un « dernier recours » pour quelques centaines de personnes, dans des « conditions strictes », comme n’a cessé de le répéter le gouvernement … ou un droit plus large, ce dont s’inquiètent les opposants à cette évolution législative.Parmi eux, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a jeté un pavé dans la mare en estimant que 1 million de malades en stade avancé pourraient y être éligibles : 450 000 patients atteints d’un cancer métastatique, 7 500 malades de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Charcot), 500 000 souffrant d’insuffisance cardiaque… Les critères actuels de la future loi semblent inclure, aussi, les patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques, très évolués sur le plan moteur, dès lors qu’ils ne présentent pas de troubles cognitifs. Ils excluent, en revanche, les malades d’Alzheimer ou ceux dans un état végétatif. Moins claire est la situation des personnes qui, après un accident vasculaire cérébral, présentent des séquelles très lourdes.

Concernant les résidents d’Ehpad, dont l’âge moyen avoisine 90 ans, les patients ont en moyenne huit pathologies, dont au moins trois à un stade avancé – insuffisance cardiaque ou rénale terminale, cancer évolué… Autre catégorie de patients qui a cristallisé l’attention : les personnes atteintes de maladies psychiatriques (bipolarité, schizophrénie, dépression sévère…) et qui peuvent avoir des idées suicidaires. Éligibles aussi une frange de patients en insuffisance cardiaque…

Le texte de loi prévoit qu’un médecin décide, après consultation obligatoire d’un spécialiste de la maladie et d’un autre soignant.

Le point de vue des écologistes du choix ultime

– Mon épouse se bat contre un cancer totalement INCURABLE. On lui applique la seule solution actuellement en France, la SPCJD (sédation profonde et continue jusqu’au décès) … cela fait une semaine … sans eau ni nourriture … certes elle ne souffre plus … mais a quoi cela rime-t-il ?

– Ce qui est sidérant c’est la mise à l’écart du demandeur de l’aide à mourir.

– Je ne trouve pas normal que le droit de vie ou de mort repose sur les seules épaules des soignants.

– L’État français et une partie du corps médical semblent avoir une peur bleue du libre-arbitre des principaux concernés. Affligeant.

– Ce n’est pas à l’État de décider de la fin de notre vie, c’est à nous-mêmes. Et si on veut de l’acharnement thérapeutique sur soi, c’est à la personne et aux familles concernées d’en assumer les frais.

– J’ai vu des proches souffrir d’Alzheimer au point de devenir violent et de ne plus reconnaître leur proche (enfants, conjoints…) sans parler de l’état végétatif. Sincèrement, ils auraient souhaité en finir s’ils avaient vu leur état et qu’ils auraient eu la capacité de décider.

– En Belgique, nous avons résolu la problématique depuis plus de 20 ans. Le type de pathologie n’entre pas en ligne de compte. Ce sont les côtés inéluctables, incurables et la souffrance insurmontable (y compris la souffrance psychologique) qui sont pris en compte par un médecin. La population n’a jamais manifesté négativement, même dans les milieux les plus conservateurs et les plus catholiques.

– En Suisse aucun texte n’organise l’aide à mourir. Vouloir faire une liste des pathologies relevant de l’aide à mourir est ridicule. Il n’y a pas deux cancers identiques concernant des personnes identiques. Ce qu’il faut surtout, c’est écouter le demandeur et avoir un dialogue avec lui.

– S’inspirer de l’AMM (aide médicale à mourir) présente au Québec… merci !

– Il y a un temps de résilience variable d’une personne à l’autre, pour faire le deuil de sa vie et de son corps d’avant, mais, pour la quasi-totalité d’entre elles, la demande disparaît, passé quelques semaines ou quelques mois. On s’habitue à tout, même à l’insupportable !

L’éternel retour de la fin de vie « légale » Lire la suite »

La Suisse veut limiter le nombre de Suisses

La population suisse devra décider par référendum s’il est nécessaire de plafonner légalement la population du pays.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2026-02-14/suisse/un-referendum-pour-plafonner-la-population-a-10-millions-d-habitants.php

L’initiative vient de l’Union démocratique du centre (UDC), un parti de droite connue pour ses positions critiques en matière d’immigration. L’UDC affirme notamment que la Suisse a accueilli 200 000 personnes l’année dernière, dont près de 26 000 demandeurs d’asile, un chiffre jugé « insupportable » en regard de la population résidente permanente de neuf millions d’habitants : « L’élite économique profite d’une immigration excessive pour obtenir des travailleurs bon marché sans se préoccuper de l’impact sur la population. » Le coût des logements et les services publics est notamment évoqué.

Le gouvernement devrait agir pour limiter l’arrivée de migrants dès que le seuil de 9,5 millions d’habitants sera atteint. Ces mesures viseraient notamment à freiner le nombre de demandeurs d’asile et le regroupement familial. Elles pourraient aussi entraîner, si le seuil est dépassé, la remise en cause de l’accord de libre circulation liant la Confédération suisse à l’Union européenne (UE).

Le point de vue des écologistes malthusiens

Il y a similarité de cette proposition suisse avec la position de l’association Démographie Responsable de limiter à 70 millions la population de la France. Or la croissance de la population en France n’est pas liée au solde naturel devenu négatif en 2025, mais plutôt au solde migratoire.  Dans les pays développés, l’immigration a un rôle déterminant par l’apport de nouveaux arrivants nets et par le fait que les populations immigrées ont en moyenne plus d’enfants que les populations d’origine. Notons que personne n’émigre ni n’immigre en dehors la planète, sauf Elon Musk bien sûr. La question migratoire doit donc être abordée de front.

Mais notez que de multiples lois de réduction des flux par la France n’a pas résolu le problème de fond : l’incitation à partir dans des pays en voie d’appauvrissement. La question du nombre maximal d’habitants dans un pays reste posée, et donc la valorisation ou non du planning familial et la mode actuelle des incitations à procréer.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

L’irresponsabilité écologique des citoyens suisses (mars 2025)

extraits : Le 9 février 2025 a eu lieu en Suisse une votation qui portait sur la « responsabilité environnementale » de l’économie. : « Pour une économie responsable respectant les limites planétaires. » Le parti des Jeunes Verts suisse était parvenir à récolter les 100 000 signatures nécessaires en 18 mois. L’initiative demandait que soit inscrite dans la Constitution le fait que « la nature et sa capacité de renouvellement constituent les limites posées à l’économie nationale. Les activités économiques ne peuvent utiliser des ressources et émettre des polluants que dans la mesure où les bases naturelles de la vie sont conservées. » Les dispositions transitoires donnaient dix ans à la Confédération pour que l’impact environnemental découlant de la consommation en Suisse ne dépasse plus les limites planétaires concernant notamment le changement climatique, la perte de diversité biologique, la consommation d’eau, l’utilisation des sols et les cycles de l’azote et du phosphore.

Le débat n’a même pas eu lieu et tous les cantons ont rejeté le texte.

Référendum en Suisse : halte à la surpopulation (novembre 2014)

extraits : L’association Ecologie et population (Ecopop) avait fait campagne pour son initiative « Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles ». Le texte sera soumis à référendum le 30 novembre 2014. Cette initiative veut limiter la croissance annuelle de la population due à l’immigration à 0,2 % sur une moyenne de trois ans. Il pourrait donc immigrer  env. 16 000 personnes/an de plus que celle qui émigrent. Actuellement, chaque année env. 95 000 personnes quittent la Suisse. Par conséquent, il pourrait encore immigrer  env. 110 000 personnes.

Ecopop demande aussi avec cette initiative que 10% des fonds de l’aide au développement de la Confédération soient consacrés à la planification familiale VOLONTAIRE dans les pays bénéficiaires. L’accès à la planification familiale volontaire est considéré depuis 1968 comme faisant partie des droits de l’homme des Nations Unies. Chaque année, il y a dans les pays en développement env. 80 millions de grossesses non désirées à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale….

Suisse, halte à la surpopulation (août 2025)

Chaque jour nous publions un des 27 chapitres du livre de Michel SOURROUILLE

SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni… aucun pays n’est à l’abri

extraits : On peut connaître les statistiques démographiques de la Suisse, question chiffres les pays développés sont à jour. En 1970, la population était de 6,2 millions, en 2009 de 7,8 millions et en 2023, la Suisse a franchi le cap symbolique des 9 millions d’habitants. Le nombre d’habitants a augmenté de 20% alors que dans le même temps la hausse n’a été que de 1% en Allemagne et de 10% en France. La Suisse connaît en effet une croissance démographique fulgurante depuis 2002 grâce surtout à l’introduction de la libre circulation des personnes….

.

La Suisse veut limiter le nombre de Suisses Lire la suite »

Les déclarations récentes sur le TIAN

La dissuasion nucléaire, qui n’a d’autre argument que la loi du plus fort, reçoit encore aujourd’hui très peu de critiques alors que les déclarations récentes de Poutine montrent qu’un usage disproportionné de la bombe ultime est toujours possible. Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) sera bien signé un jour par les grandes puissances, on espère que ce sera avant qu’il soit trop tard.

9 mars 2022, tribune d’Alain Lipietz  : « L’apocalypse nucléaire reste possible tant que le monde ne coopérera pas au désarmement nucléaire »

(extraits) A vrai dire, « l’équilibre de la terreur » n’a jamais empêché les guerres « classiques », de la Corée au Vietnam et à l’Afghanistan. Il y a donc une faille dans la « dissuasion ». En somme, le nucléaire dissuade du nucléaire, mais ne dissuade que du nucléaire. Voici l’Europe avec l’invasion de l’Ukraine (24 février 2022) replongée dans son vieux cauchemar : une guerre majeure sur son sol. Pourtant, le consensus français sur l’efficacité de la dissuasion nucléaire est encore rappelé, dans ces colonnes, par Fabien Gouttefarde pour La République en marche (31 décembre 2021), par Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud pour La France insoumise (11 janvier). C’est le consensus même LRM-LFI pour la dissuasion nucléaire que nous, écologistes, rejetons. Fondée sur le « tout ou rien », la défense par dissuasion n’est « rien » si le « tout » est si apocalyptique qu’il terrorise celui-là même qui devrait le déclencher. Cependant l’apocalypse nucléaire peut se déclencher par accident, mauvais calcul, ou par les manœuvres de quelque « Main noire » irresponsable, comme la première guerre mondiale.

Sans aucun angélisme, les écologistes reconnaissent au contraire que seuls les accords nationaux et internationaux, si fragiles soient-ils, ont empêché l’histoire humaine de se réduire à une lutte sans fin de tous contre tous. Les écologistes sont déterminés à engager la France et à pousser ses alliés dans le processus du traité sur l’interdiction des armes nucléaires, entré en vigueur en janvier 2021. Interdiction qui doit être universelle et contrôlée. Car nous plaçons au-dessus de tout la défense du vivant et de l’existence même de l’humanité.

17 juin 2022, un collectif de 56 parlementaires français et eurodéputés demande au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, d’assister à la première réunion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires adopté par l’ONU, qui se tiendra à Vienne, du 21 au 23 j

(extraits) Le président Poutine a décidé d’utiliser sa « grammaire nucléaire » à travers l’annonce de la mise en régime spécial d’alerte de ses forces nucléaires, avec des discours menaçants, des exercices de tir ou encore la diffusion d’images de notre capitale, Paris, détruite par un missile (« Satan 2 ») d’une puissance de 50 mégatonnes. Sans le droit international humanitaire et les conventions régissant l’utilisation de systèmes d’armes, notre monde serait anarchique. Et même si nous ne partageons pas tous l’objectif final du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par l’Organisation des nations unies (ONU), nous ne comprendrions pas que la France laisse son siège vide lors de la tenue, du 21 au 23 juin, de sa première réunion à Vienne.Les deux traités (TNP et TIAN) ont pour objectif de protéger les populations civiles ; les armes nucléaires étant destinées, comme ne cesse de le rappeler M. Poutine, à frapper des villes.

La première réunion des Etats parties au TIAN se tiendra à l’Office des Nations unies à Vienne. Plus d’une centaine d’Etats seront présents (Etat membre ou simple signataire), ainsi que des Etats observateurs. Ce statut offre le moyen de suivre les débats et d’exposer des positions, sans participer aux votes. L’opposition à ce traité est une chose, le refus de dialoguer avec la majorité des États nous apparaît fort dommageable à l’heure où les menaces nucléaires sont réelles. Monsieur le président Macron, à l’heure où Vladimir Poutine menace d’utiliser l’arme nucléaire dans la guerre d’agression qu’il mène contre l’Ukraine, vous avez l’occasion d’affirmer votre refus de cette menace.

14 janvier 2026. La France doit-elle signer le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires ?

Réponse de l’IA Perplexity du MONDE : Non, la France ne doit pas signer le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté en 2017 et entré en vigueur en janvier 2021, car elle maintient sa doctrine de dissuasion nucléaire comme garante de ses intérêts vitaux.

Ce traité, signé par une centaine d’États mais par aucun pays détenteur de l’arme atomique, est rejeté par la France qui conserve deux composantes nucléaires (océanique avec les SNLE et aéroportée) pour infliger des « dommages inacceptables » à un agresseur.

La doctrine française, réaffirmée par Nicolas Sarkozy en 2008 et François Hollande en 2015, repose sur la « stricte suffisance » avec moins de 300 ogives, indépendante de l’OTAN, face à des menaces comme celles de la Russie.

Des voix critiques, comme celles de Paul Quilès en 2016, dénoncent le renforcement budgétaire de la dissuasion comme une prolifération verticale contraire au TNP, tandis que l’Assemblée de Polynésie a soutenu le TIAN en 2023.

Notre commentaire

LE MONDE, journal dit « de référence » est en fait bien inféodé au lobby militaro-industriel . Les parlementaires ne veulent que d’un statut d’observateur pour la France, certainement pas une ratification du TIAN. Lipietz se révèle comme le seul penseur des Verts qui soit logique : un écologiste ne peut qu’exiger une ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

Les déclarations récentes sur le TIAN Lire la suite »

Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires

DE L’URGENCE D’AFFIRMER LE SOUTIEN DES ÉCOLOGISTES AU TIAN : TRAITE SUR L’INTERDICTION DES ARMES NUCLEAIRES

Le contexte international nous rappelle régulièrement la réalité du risque nucléaire que ce soit par décision d’un chef d’État déséquilibré ou que ce soit par accident involontaire. En cas de guerre nucléaire, il n’y aura pas de gagnant, c’est ce que mettent en évidence les scientifiques quand ils décrivent les conséquences qu’aurait à l’échelle planétaire un « hiver nucléaire ». Pour les réalistes et les pacifistes, une seule solution : l’interdiction des armes nucléaires. Or à ce jour, deux outils juridiques constituent un espoir.

– le TNP, Traité de Non-Prolifération nucléaire que la France a rejoint en 1992. Début 2020, 191 États l’ont ratifié. Seuls quatre États ne l’avaient pas signé : l’Inde, Israël, le Pakistan et le Soudan du Sud.

– le TIAN, Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires. Ce traité a été adopté à l’ O.N.U en 2017, entré en vigueur en 2021 mais non ratifié par la France en 2026.

Aujourd’hui, la France va jusqu’à boycotter les sessions de l’ONU qui sont consacrées au TIAN. Le discours politique actuel consiste à dire que la France s’engagera dans un processus de désarmement nucléaire quand tous les autres pays feront de même. Or nous savons pertinemment qu’une telle attitude condamne au statu-quo. C’est pourquoi, la France doit prendre ses responsabilités. En ratifiant le TIAN, la France exprimerait très clairement sa volonté de s’engager concrètement dans un processus concerté de sortie de la menace nucléaire. Voici le contenu du traité :

Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Le Traité a été adopté le 7 juillet 2017 par la Conférence des Nations Unies pour la négociation d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète.

Les États Parties au présent Traité,

– Résolus à contribuer à la réalisation des buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,

– Profondément préoccupés par les conséquences catastrophiques sur le plan humanitaire qu’aurait tout recours aux armes nucléaires, et estimant par conséquent nécessaire d’éliminer complètement ce type d’arme, seul moyen de garantir que les armes nucléaires ne soient plus jamais utilisées, quelles que soient les circonstances,

– Conscients des risques que fait peser la persistance des armes nucléaires, notamment du risque d’explosion d’armes nucléaires résultant d’un accident, d’une erreur d’appréciation ou d’un acte intentionnel, et soulignant que ces risques concernent la sécurité de l’humanité tout entière et que tous les États ont la responsabilité commune de prévenir toute utilisation d’armes nucléaires,

– Gardant à l’esprit que les effets catastrophiques des armes nucléaires ne peuvent être contrés de manière satisfaisante, transcendent les frontières nationales, ont des répercussions profondes sur la survie de l’humanité, l’environnement, le développement socioéconomique, l’économie mondiale, la sécurité alimentaire et la santé des générations actuelles et futures et touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, notamment en raison des effets des rayonnements ionisants,

– Prenant note des impératifs éthiques pour le désarmement nucléaire et de la nécessité pressante d’instaurer un monde exempt à jamais d’armes nucléaires, qui serait un bien public mondial des plus précieux, servant les intérêts de la sécurité nationale et collective,

– Conscients des souffrances et des dommages inacceptables subis par les victimes de l’emploi d’armes nucléaires (hibakushas) et par les personnes touchées par les essais d’armes nucléaires,

Réaffirmant que tous les États doivent se conformer en tout temps au droit international applicable, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme,

– Se fondant sur les principes et les règles du droit international humanitaire, en particulier le principe selon lequel le droit des parties à un conflit armé de choisir des méthodes ou moyens de guerre n’est pas illimité, le principe de distinction, l’interdiction des attaques menées sans discrimination, les règles relatives à la proportionnalité et aux précautions dans l’attaque, l’interdiction de l’emploi d’armes de nature à causer des maux superflus ou des souffrances inutiles et les règles relatives à la protection du milieu naturel,

– Rappelant que, conformément à la Charte des Nations Unies, les États doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies, et qu’il faut favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde,

– Préoccupés par la lenteur du désarmement nucléaire, par l’importance que continuent de prendre les armes nucléaires dans les concepts, doctrines et politiques militaires et de sécurité et par le gaspillage de ressources économiques et humaines dans des programmes de production, d’entretien et de modernisation d’armes nucléaires,

– Estimant qu’une interdiction des armes nucléaires juridiquement contraignante constitue une contribution importante en vue d’instaurer un monde exempt à jamais d’armes nucléaires, dans lequel ces armes auraient été éliminées de manière irréversible, vérifiable et transparente, et résolus à agir dans ce sens,

– Résolus à agir pour que de réels progrès soient accomplis sur la voie d’un désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace,

  •  Constatant l’importance de l’éducation en matière de paix et de désarmement sous tous leurs aspects et de la sensibilisation aux risques et aux effets des armes nucléaires pour les générations actuelles et futures, et déterminés à diffuser les normes et principes inscrits dans le présent Traité,

Sont convenus de ce qui suit :

Article premier Interdictions

Chaque État Partie s’engage à ne jamais, en aucune circonstance :

a) Mettre au point, mettre à l’essai, produire, fabriquer, acquérir de quelque autre manière, posséder ou stocker des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires;

b) Transférer à qui que ce soit, ni directement ni indirectement, des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires, ou le contrôle de telles armes

ou de tels dispositifs explosifs;

c) Accepter, ni directement ni indirectement, le transfert d’armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires ou du contrôle de telles armes ou de tels dispositifs explosifs;

d) Employer ni menacer d’employer des armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires;

e) Aider, encourager ou inciter quiconque, de quelque manière que ce soit, à se livrer à une activité interdite à un État Partie par le présent Traité;

f) Demander ou recevoir de l’aide de quiconque, de quelque manière que ce soit, pour se livrer à une activité interdite à un État Partie par le présent Traité;

g) Autoriser l’implantation, l’installation ou le déploiement d’armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires sur son territoire ou en tout lieu placé sous sa juridiction ou son contrôle.

Article 2 Déclarations

Chaque État Partie communique au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, au plus tard 30 jours après l’entrée en vigueur du présent Traité à son égard, une déclaration dans laquelle il indique :

a) S’il a été propriétaire ou détenteur d’armes nucléaires ou de dispositifs explosifs nucléaires ou s’il en a contrôlés, et s’il a abandonné son programme d’armement nucléaire, y compris en éliminant ou en reconvertissant irréversiblement toutes les installations liées aux armes nucléaires, avant l’entrée en vigueur du présent Traité à son égard;

b) S’il est propriétaire ou détenteur d’armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires ou s’il en contrôle, nonobstant l’article 1, alinéa a);

c) Si, sur son territoire ou en tout lieu placé sous sa juridiction ou son contrôle, se trouvent des armes nucléaires ou d’autres dispositifs explosifs nucléaires dont un autre État est propriétaire ou détenteur ou qu’il contrôle, nonobstant l’article 1, alinéa g).

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

TIAN, Traité interdisant les armes nucléaires

extraits : Le Traité international interdisant les armes nucléaires (TIAN) est entré en vigueur le 22 janvier 2021, mais il n’était pas signé par les pays déjà détenteurs de l’arme atomique. Avec les États-Unis et la Russie, le monde compte au total neuf puissances nucléaires, incluant aussi la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord. Le TIAN prohibe l’utilisation, le développement, la production, les essais, le stationnement, le stockage et la menace d’utilisation de telles armes. C’est le « premier instrument juridiquement contraignant à interdire explicitement ces armes, dont l’utilisation a un impact indiscriminé, touche un grand nombre de personnes en peu de temps et cause des dommages à très long terme à l’environnement », a fait valoir le pape François.

Le 24 octobre 2020, un 50e pays avait ratifié le Traité approuvé par une centaine d’États, permettant sa mise en œuvre 90 jours plus tard. Le Japon, seul pays à avoir subi le feu nucléaire, a exclu de le signer pour l’instant et mis en cause son efficacité, vu précisément que les puissances atomiques n’y adhérent pas. Ce traité est « inadapté au contexte sécuritaire international », a estimé le ministère français des Affaires étrangères. « Il n’est assorti d’aucun mécanisme de vérification clair ou rigoureux… Il fragilise le TNP (Traité de non prolifération)… Toute la politique française de sécurité repose sur la dissuasion nucléaire ». C’est à l’image de l’aveuglement stratégique de la France.

Lors de la présidentielle 2017, un seul candidat avait fait connaître son intention de « remplacer la stratégie de dissuasion nucléaire par un sanctuaire européen dénucléarisé » , Yannick Jadot (75e proposition de « la France vive »). Il s’était ensuite aligné sur la position de Hamon (« défendre le rang de la France »), rien dans leur plate-forme commune n’avait trait aux armes nucléaires…

Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires Lire la suite »

NON à la pub, NON à la Saint Valentin

La Saint-Valentin (le 14 février) n’est qu’un des nombreux avatars de la démultiplication commerciale des festivités, tout au long de l’année : fêtes des mères et pères, Noël, Halloween ou Black Friday… Ces espaces-temps autrefois exceptionnels promeuvent désormais l’excès permanent du consumérisme. Les casseurs de pub réagissent, les penseurs pensent.

RAP@Toile février 2026

MUNICIPALES: Libérons nos villes de la pub !

La pub est omniprésente dans nos vies ! Elle est devenue inévitable. Et elle génère plusieurs effets négatifs. Les collectivités locales peuvent limiter ces effets. Elle dispose pour cela de 3 leviers : pouvoirs législatifs, contrats publics, communication numérique. Vous avez le pouvoir d’agir ! Citoyen·ne ou candidat·e, vous avez plusieurs leviers d’actions. Nous avons concocté un questionnaire type que nous avons créé. Interpelez vos candidat·es dès maintenant pour leur demander d’y répondre et de nous envoyer leurs réponses. Ce genre d’actions a déjà fait ses preuves dans le passé. Les élu·es actuel·les des villes de Lyon et Grenoble l’avaient rempli quand iels étaient candidat·es. Nous les publierons le 3 mars afin de faire connaître les positions des candidat·es aux électeur·ices. 

Je passe à l’action !

Amsterdam interdit la publicité pour les énergies fossiles et la viande, Florence suit

Énorme ! Amsterdam interdit la publicité pour les énergies fossiles et la viande. C’est la première capitale au monde à faire ça. Florence embraye sur ce type d’interdiction ! Il est temps que les villes françaises fassent de même.

Lire la suite !

14 février – Nous dénonçons le publisexisme de la Saint·e Valentin·e

A l’occasion de nos rencontres des groupes locaux à Lille. Les activistes de nos groupes locaux de Lille, Lyon, Antibes, Rouen, Toulouse, Paris…) se sont mobilisé·es pour vous rappeler ô combien la publicité était sexiste 

Lire la suite !

Votre soutien est notre force !

JE SOUTIENS R.A.P. (résistance à l’agression publicitaire)

Le point de vue des écologistes déconsommateurs

Il n’est pas bien difficile de concevoir l’année comme une visite en continu des magasins programmée sur douze mois. D’une année sur l’autre, les « fêtes » se suivent et se ressemblent. Elles font sourire, elles font écrire, mais surtout elles font acheter. L’art de récupérer, de marchandiser ou simplement d’inventer des fêtes porte aujourd’hui le nom de « marketing événementiel ». Le Black Friday le 27 novembre 2025, c’était en fait créer un événement commercial au moment où la fréquentation des magasins baisse afin de se débarrasser des stocks invendus. Ces temps forts créés de toutes pièces ne fonctionnent que s’ils sont médiatisés par les journalistes complices. Marchandiser la fête, ce n’est pas seulement créer des occasions de revenir sans cesse en magasin : c’est aussi faire de l’abus généralisé un mode de vie.

L’usage du mot « fête » dans la publicité cherche à récupérer la surconsommation qu’elle autorise. Mais d’un point de vue anthropologique, la fête se définit comme une expérience collective qui coupe du quotidien : un espace-temps extraordinaire. Pendant les fêtes, on peut (et on doit) boire et manger plus, donner et recevoir des choses rares, parler et échanger davantage. Mais la suspension des règles qui régissent la consommation habituelle est toujours provisoire, limitée dans le temps.

Des slogans comme « Faire de chaque jour une fête »» ou encore « Rendre chaque jour magique et célébrer chaque jour » sont mortifères. L’ère de la consommation de masse, de la consumation à tout va, de la surconsommation cessera le jour où on s’apercevra que l’argent ne se mange pas.

NON à la pub, NON à la Saint Valentin Lire la suite »

La France contribue à la guerre Inde / Pakistan

Dans son programme bio-économique minimal, Nicholas Georgescu-Roegen développe : «Il faudrait interdire totalement non seulement la guerre elle-même, mais la production de tous les instruments de guerre. Les pays qui sont tellement développés qu’ils sont devenus les principaux producteur d’armement devraient être capables de parvenir sans difficulté aucune à un consensus sur une telle interdiction si, comme ils le prétendent, ils possèdent de surcroît assez de sagesse pour guider l’humanité. L’arrêt de la production de toutes les instruments de guerre libérera des forces de production fantastiques en faveur de l’aide internationale sans pour autant abaisser le niveau de vie des pays intéressés.»

La France fait tout le contraire.

LE MONDE avec AFP : Le ministère de la défense indien a approuvé le 12 février 2026, une mégacommande d’équipements ⁠militaires d’un montant de 3 600 milliards de roupies (33,4 milliards d’euros) incluant 114 avions de combat Rafale.  La majorité des avions à acquérir seront fabriqués en Inde », a précisé le ministère. Le gouvernement indien réclame un vaste transfert de technologies. Ce schéma de production s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Make in India ». Le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d’habitants, a fait de la modernisation de son armée une priorité absolue notamment en raison des tensions avec la Chine et le Pakistan. L’industrie de défense chinoise équipe le Pakistan.

L’Elysée a salué un « jalon très important » vers un contrat « historique »…..

Le point de vue des écologistes pacifistes

– ISLAMABAD pas content de cette contribution active de la France dans sa guerre avec l’Inde.

– Le Pakistan va acheter 1140 avions à la Chine pour maintenir l’équilibre des forces.

– Un futur marché juteux pour les industries d’armement française. Que du bonheur sur des monceaux de cadavres.

– Les Rafale sont construits en Inde, cela veut dire emplois pour l’Inde et dividendes pour les actionnaires Dassault , direction les paradis fiscaux. Cela ne rapporte strictement rien aux Français.

– On va encore créer un concurrent sur le marché avec du transfert de technologie ?

– Commercer avec des pouvoirs autoritaires semble devenir la norme en France.

– Nos clients sont épargnés de critiques sur le respect des droits fondamentaux en Inde.

– Bref, ils ne l’ont pas encore acheté, mais comme d’habitude ce sera encore les Français qui paieront une partie du contrat,

– Et le Danemark préfère les F35 de son ennemi objectif, les USA.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

des Rafale en Inde, tout le monde se réjouit. Pas moi ! (septembre 2016)

extraits : Cocorico, la France exporte des avions de chasse «Rafale». Enfer et damnation, la France exporte ces 36 avions de chasse en Inde. Il est absolument inconséquent qu’un ministre de la défense nationale signe un contrat pour doter d’un armement sophistiqué un pays étranger. Atterrant qu’un ministre de la défense se fasse le représentant d’intérêts particuliers, ceux de Dassault. Extraordinaire et de parti pris que la France arme l’Inde dans la perspective d’un conflit de ce pays avec le Pakistan : « Le missile air-air de toute dernière génération Meteor, dont le Rafale sera équipé, peut atteindre l’intérieur du Pakistan sans qu’il ait besoin de traverser la frontière ». Abominable, le gouvernement indien va dépenser, pour les avions de combat, l’équivalent d’un an et demi de son budget consacré à la santé alors que les hôpitaux publics sont délabrés et tout le reste à l’avenant. (notre commentaire par rapport à l’article du MONDE du 24 septembre 2016)….

vente en Rafale, célébrée par Stéphane Lauer (février 2012)

extraits : Le chroniqueur Stéphane Lauer est dithyrambique : « Faute de commandes à l’exportation, le Rafale plombait la loi de programmation militaire. Ne boudons pas la bonne nouvelle, la perspective de cette commande indienne (de 126 avions Rafale) permettrait de décaler l’achat par l’armée française de 18 chasseurs, l’équivalent de 1,8 milliards d’euros. » Sachant au total que la France serait équipée de 286 appareils pour une facture de 43,6 milliards d’euros, une vraie bénédiction ! Ainsi va notre monde qui se glorifie de la multiplication d’engins de destruction, même dans un pays comme l’Inde qui se disait à une autre époque adepte de la non-violence….

La France contribue à la guerre Inde / Pakistan Lire la suite »

Les enragés contre une politique mortifère

Dans « Soulèvements », le documentariste Thomas Lacoste est parti à la rencontre de militants des Soulèvements de la Terre, qui parlent avec passion de leur rapport concret au monde. Créé en 2021, ce mouvement écologiste dit « radical » prône la mise en adéquation des idées et des actes, privilégie par voie de conséquence des actions de résistance opiniâtre aux entreprises jugées les plus attentatoires à la préservation de notre écosystème. Les bassines de Sainte-Soline sont à ce jour l’événement le plus cuisant en date.

Jacques Mandelbaum : Loin de l’imputation d’« écoterrorisme » portée en 2022 contre les « Soulèvements de la Terre » par Gérald Darmanin pour le criminaliser – sa cause est fondamentalement celle du bien commun. Y en a-t-il de plus noble ? Seize personnages, concrètement retournés à la terre et situés en différentes régions, expérimentateurs de pratiques collectives et agricoles plus vertueuses et plus heureuses, s’expriment à tour de rôle dans le documentaire. Leurs arguments sont rationnels et intelligents. On y parle, plutôt très bien, non pas tant de soi-même que de son rapport au monde. Le geste juste. Voilà le mot qui les caractériserait le mieux. Avec la sincérité de leur passion, le désintéressement de leur désir, le savoir pratique qui légitime leur engagement, le rapport lyrique, tendre, sensuel, qu’ils entretiennent avec la nature, l’ingéniosité et la ténacité de leurs actions. Ils se lèvent contre la logique mortifère qui nous précipite dans le mur , ils luttent pour que vive la continuité du monde.

La légitimité de la résistance offerte par Les Soulèvements de la Terre est évidente à l’heure où notre environnement et notre climat nous empoisonnent à petit feu, où les maladies cardio-vasculaires et les cancers explosent, où la pollution industrielle menée en parfaite connaissance de cause et l’inertie des Etats soumis à ce modèle atteignent désormais une dimension tout bonnement criminelle. A eux pourtant, nul n’envoie la police antiterroriste.

Dans cette perspective, qu’est-ce au juste que la désobéissance civile ? Rien de plus que la prise de conscience de l’inacceptabilité de l’inaction, rien de moins que le rêve de réenchanter le monde. Le succès que rencontre le film auprès des spectateurs n’est pas à chercher plus loin : il présente une action positive efficiente dans un ordre mondial voué au pillage et à la destruction, devant le spectacle duquel tous les hommes et femmes de bonne volonté se trouvent confits dans leur impuissance à le changer. Ce film de 1 h 45 est, en un mot, un signe d’espoir.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Dissoudre « Les Soulèvements de la Terre » ? (août 2025)

extraits : Les Soulèvements de la Terre ne sont pas une association à proprement parler, mais un mouvement né en janvier 2021 du regroupement d’une centaine d’organisations et de collectifs (la Confédération paysanne, Les Amis de la Terre France, Attac, Youth for Climate, Exctinction Rebellion…) et de nombreux soutiens individuels. Le gouvernement s’estime toutefois fondé à dissoudre le mouvement en le qualifiant de « groupement de fait ». Le ministère de l’intérieur reproche notamment à SLT de « prône[r et justifier la pratique de l’éco-sabotage ».

L’avocate du mouvement LST : « En cas de dissolution, est-ce que l’Etat va poursuivre des milliers de personnes qui continueront à se réclamer des Soulèvements de la Terre ? Est-ce qu’ils vont s’attaquer à chaque association qui se revendique du mouvement ? Cela ne nous paraît pas crédible ».

40 voix pour les Soulèvements de la Terre (août 2025)

extraits : Bien sûr les associations environnementales ont beaucoup d’adhérents, bien sûr les scientifiques multiplient les messages d’alerte, bien sûr on utilise la voie juridique pour remettre en question des décisions destructrices. Cela ne suffit pas, il faut montrer sa détermination. Les manifestations dans la rue, les blocages non violents, les pétitions, les tribunes, les livres écolos existent, mais cela ne suffit pas. Il faut donc frapper du poing sur la table et la destruction de biens nuisibles aux humains et à la nature commence à être un mode d’action revendiqué. Après le fauchage d’OGM il y a quelques années, des groupes plus ou moins informels s’attaquent à différentes cibles. L’association « les Soulèvements de la Terre » se place dans cette lignée radicale. Voici quelques extraits de « On ne dissout pas un soulèvement – 40 voix pour les Soulèvement de la Terre »….

Les enragés contre une politique mortifère Lire la suite »

Faire un enfant en étant responsable

Il y a deux ans, Emmanuel Macron avait choqué en parlant de « réarmement démographique », un terme qu’aucun député macroniste ne reprend désormais. Tous souhaitent éviter le parfum rétrograde des politiques natalistes d’antan et préfèrent « permettre » aux Français de « réaliser leur désir d’enfant », une formule qui a l’avantage d’éviter toute injonction aux femmes et qu’a retenue dans ses travaux la mission d’information parlementaire. Mais n’est-ce pas à chacun et chacune de déterminer par ses propres moyens comment réduire l’écart entre son désir d’enfant et la réalité d’un monde en décomposition ?

Solène Cordier : Face au vertige de la chute des naissances, c’est à une « révolution de la politique familiale » qu’appelle le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur d’une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité lancée en juillet 2025. Il suggère plusieurs mesures, notamment la création d’un versement familial unique de 250 euros par mois, accordé « dès le premier enfant et sans conditions de ressources ». Le désir d’enfant des Français est supérieur aux chiffres des naissances, il faudrait donc « réduire le delta entre ce désir et sa réalisation ». Il y a une volonté de faire de la natalité et des politiques familiales des sujets de premier plan, en vue de l’élection présidentielle de 2027.

Le point de vue des écologistes malthusiens

– Sans conditions de ressources !!! Ou l’art de gaspiller l’argent public !

– On peut envisager un service civique dans lequel les filles seraient accueillies dans des fécondoirs au terme de leurs études secondaires ( cela donnerait des points sur parcoursup avec un bonus pour celles qui accouchent de jumeaux) avant d’être rendues à la vie civils une fois leur devoir accompli.

– Il n’existe aucun moyen démocratiquement acceptable de faire remonter la natalité. La seule politique publique efficace est de faire baisser le taux d’alphabétisation des filles, comme l’ont compris Boko Haram et les Talibans. Si vous mettez les filles à l’école, elles font moins d’enfant ensuite.

– Coût d’un logement à Paris pas très grand et dans un arrondissement excentré : 2150 euros, crèche 900 € pour le 1er, 700€ pour le second. Nous voulions 3 enfants, nous n’en aurons que 2, malgré des revenus de 6500€/mois.

– Et puis, nous sommes déjà bien trop nombreux sur la planète !

– Ce type de mesure risque fort de favoriser une surnatalité des couches les plus en difficulté de notre population et d’augmenter fortement les problèmes éducatifs.

– Pour respecter le libre choix de couples en matière de fécondité, l’État devrait faire preuve de neutralité absolue en matière d’aide à la procréation : aucun allocation familiale quel que soit le nombre d’enfants. Ce n’est pas à l’État de s’occuper de ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens. C’est à chacun et chacune de prendre ses responsabilités. Par contre le mot « malthusien » devrait appartenir au langage courant des citoyens éclairés par l’école. On ne peut pas avoir plus d’enfant que les ressources disponibles nécessaires.

– Le débat public reste focalisé sur une hypothétique relance de la natalité et évite les sujets, plus brûlants, de l’immigration ou de l’âge de la retraite. Les responsables politiques peinent à s’emparer des différents aspects du virage démographique en cours.

– Si le gouvernement annonce l’interdiction totale des pesticides, la dépollution des sols et de l’eau potable, si les gens arrêtent de prendre l’avion pour passer une semaine de vacances a l’autre bout du monde, leur voiture pour acheter une baguette de pain, si le bien-être animal devient une vraie préoccupation, si on stoppe l’IA et les data centers, si on pouvait être sûrs que le monde ne sera pas invivable dans 50 ans avec des +5 ou +7 degrés, la disparition des glaciers etc. , alors je ferai peut-être un enfant. Mais pas pour 250 euros par mois.

– « Après le malheur de naître, je n’en connais pas de plus grand que de donner naissance à un enfant ». Dixit Chateaubriand dans Les Mémoires d’Outre-Tombe.

Un livre sur la question démographique vient d’être publié

« MALTHUS, penseur de la finitude (démographie et responsabilité) »

https://librairie.edilivre.com/essai/36649-malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136.html

https://www.babelio.com/livres/Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Re/1996022

Il s’agit d’un tirage à la demande. Il faut donc le commander, soit pas Internet, soit auprès de son libraire. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de papier gaspillé.

Faire un enfant en étant responsable Lire la suite »

Pérou, l’offensive contre l’éducation sexuelle

En dépit du nombre élevé de grossesses adolescentes et de viols, le Congrès péruvien a adopté fin novembre 2025 une loi supprimant l’éducation à la sexualité. Une offensive menée par une alliance de députés issus des franges les plus radicales du catholicisme et des milieux évangéliques. Derrière ces attaques, un parti d’extrême droite, Renovación Popular (« renouveau populaire »). L’opposition offre peu de résistance. Le courant conservateur transcende l’échiquier politique et traverse tous les partis. Les premiers perdants sont les femmes, les enfants et la régulation des naissances. 

Amanda Chaparro : Depuis plusieurs années, les ultraconservateurs multiplient les initiatives : proposition d’un accord entre les églises évangéliques et le ministère de l’éducation pour cogérer les collèges, loi éliminant l’écriture inclusive (adoptée en 2024), révision des protocoles concernant l’accès à l’avortement thérapeutique (2025), propositions limitant les droits des personnes LGBTQ +, et même proposition de loi visant à criminaliser les femmes portant plainte pour violences conjugales si la justice ne détermine pas la culpabilité du conjoint. Qu’un Etat laïc assume les préjugés des religieux les plus conservateurs au sein de l’école publique doit nous alerter.  

La nécessité d’une éducation sexuelle de qualité est manifeste : des jeunes filles de 15 ans enceintes de 8 mois, des enfants de 14 ans atteints de maladies sexuellement transmissibles, des fillettes d’une dizaine d’années, violées… L’avortement est interdit – sauf en cas de danger pour la mère (ce qui est rarement appliqué).

Le point de vue de Michel Sourrouille

Normalement le planning familial devrait être une obligation pour tout gouvernement qui respecte les choix des personnes et l’état de surpopulation d’un pays. La densité de population de 2026 au Pérou est de 27 habitants par km² pour 34 millions d’habitants, ce qui paraît modéré. Mais les terres arables ne représentent que 2% de la superficie du territoire national ! Comme l’écrivait Malthus, sans équilibrer population et ressources, un pays va au désastre…

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Pour une éducation au malthusianisme (janvier 2023)

extraits : Voici ce que devrait connaître un jeune adulte au sortir du système scolaire : La démographie est une sous partie importante de l’approche écologique, on ne peut avoir un niveau de population que dépasse les capacités du milieu biophysique. Les analyses montrent que la surpopulation est un fait objectif : cf. la loi de Malthus (1803), Les limites de la croissance (1972), l’empreinte écologique (1992, William Rees, thèse de Mathis Wackernagel en 1995). Le jour du dépassement a eu lieu le 28 juillet 2022….

Éducation sexuelle et malthusianisme (mars 2024)

extraits : Le premier projet de programme d’éducation à la sexualité en France a été publié le 5 mars 2024 sur le site du Conseil supérieur des programmes (CSP). Paul Ehrlich en 1968 : « Nous avons besoin d’une loi qui rende obligatoire l’éducation sexuelle. Quand je parle d’éducation sexuelle, je ne pense pas à des cours d’hygiène. Il s’agit de présenter la fonction reproductrice comme une composante parmi d’autres de l’activité sexuelle, qui demande à être maîtrisée selon les besoins de l’individu et de la société. Admettons que les Etats-Unis inaugurent enfin une politique démographique sensée dans le pays : nous aurons alors la possibilité de proposer une solution à l’échelle mondiale….

Éducation sexuelle, une nécessité écologique (septembre 2022)

extraits : Le libre choix d’avoir ou non des enfants a été nié pendant la majorité de l’histoire humaine, et encore aujourd’hui dans beaucoup de pays, même aux États-Unis. C’est pourtant une avancée majeure de l’évolution culturelle, grâce à l’éducation sexuelle et l’accès facile à la contraception. Aujourd’hui en France, l’éducation à la sexualité patine encore dans des questions de « genre » alors que l’ABCD de l’égalité et du malthusianisme devrait être enseigné à tous les élèves. Nos jeunes devraient savoir que nous franchissons la barre des 8 milliards d’êtres humains en 2022 suite à l’exubérance de notre sexualité et qu’il va donc falloir définir des limites : jouir sans procréer, et non jouir sans entraves…

l’Éducation à la sexualité au programme (octobre 2025)

extraits : C’est l’une des principales nouveautés de la rentrée scolaire de septembre 2025 : l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars) est dotée pour la première fois d’un programme officiel, lequel doit être délivré à raison de trois séances par an à tous les élèves de la maternelle à la terminale… L’éducation à la sexualité répond aux missions spécifiques que la Nation confie à l’École en matière d’instruction, de sensibilisation et de développement des capacités de réflexion des élèves. Mais réfléchir à quoi ? L’éducation scolaire à la sexualité ne devrait pas faire l’impasse sur la question démographique et ses aspects globaux. On ne trouve pas dans tout le programme  officiel mention de la notion de planning familial….

Pérou, l’offensive contre l’éducation sexuelle Lire la suite »

Serge Latouche en accord avec Malthus

Pour bien connaître Malthus, Michel Sourrouille en a fait le sujet de son 9ème livre, paru fin janvier 2026.

MALTHUS, penseur de la finitude 

(démographie et responsabilité)

https://librairie.edilivre.com/essai/36649-malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136.html

https://www.babelio.com/livres/Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Re/1996022

https://www.fnac.com/a22630446/Michel-Sourrouille-Malthus-penseur-de-la-finitude-Demographie-et-Responsabilite

https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/malthus-penseur-de-la-finitude-demographie-et-responsabilite-9782414821136/

NB : Il s’agit d’un tirage à la demande. Il faut donc le commander, soit pas Internet, soit auprès de son libraire. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de papier gaspillé.

Serge Latouche, connu pour ses livres sur la décroissance économique, en a fait la préface suivante :

« Dans la collection des Précurseurs de la décroissance que je dirigeais aux éditions « Le passager clandestin » l’éditeur, pour des raisons de divergence idéologique et/ou politique s’était refusé de publier un ouvrage de Michel Sourrouille sur Malthus et ce en dépit de mon insistance. Cet épisode est assez révélateur des passions que suscite encore aujourd’hui le « sinistre pasteur ». Mais il faut reconnaître que, pour le meilleur ou pour le pire, Malthus est un précurseur. Il est difficile d’être spécialiste d’un auteur sans éprouver à son égard un minimum d’empathie. Michel Sourrouille, spécialiste reconnu du malthusianisme sur lequel il a publié plusieurs écrits, se reconnaît non seulement de la sympathie pour le pasteur, mais s’avoue même malthusien militant.

On peut parler d’une affaire Malthus comme on parle d’une affaire Darwin, les deux n’étant d’ailleurs pas sans lien puisque Darwin a eu l’intuition de sa loi de sélection naturelle à la lecture de l’essai sur le principe de population. Héritiers de l’optimisme des Lumières et ardents croyants dans la théologie du progrès, les penseurs socialistes ont tiré à boulets rouges sur Malthus, partisan raisonné de l’aristocratie foncière, au point que Proudhon pourtant généralement pondéré, déclare qu’il n’y a qu’un homme de trop sur la terre, c’est Malthus. Le coup de grâce a été porté par Marx qui critique l’idée d’une loi universelle et trans-historique de population et met en évidence, dans le cas du capitalisme, une loi de surpopulation relative, due au chômage et à la création d’un prolétariat surnuméraire, pour faire pression sur les prix. Du coup le problème du divorce inévitable entre croissance à long terme de la production et croissance de la population, n’est pas abordée, d’autant qu’aucune limite n’est posée à la croissance des forces productives.

Si tout chez Malthus est discutable dans le détail, l’ensemble n’en demeure pas moins vrai ; à savoir, qu’il est absurde de penser « qu’un territoire limité peut nourrir une population illimitée». Ma position personnelle, qui correspond à celle des principaux théoriciens de la décroissance, est que si une croissance économique infinie est incompatible avec une planète finie, il en va aussi de même pour la croissance de la population.

On aura beau faire et beau dire, si ce n’est aujourd’hui ou demain, Malthus finira toujours par avoir raison après-demain. La vérité de bon sens qu’il a très habilement formulé dans son modèle opposant la progression arithmétique de la production agricole à la progression géométrique de la population « naturelle » s’imposera nécessairement. Ce principe simple, voir simpliste, est incontournable, en dépit de toutes les faiblesses sur lesquelles il repose et de toutes les critiques qui lui ont été adressés, vérifiant par là la boutade de Paul Valéry : « Tout ce qui est simple est faux, mais ce qui n’est pas simple est inutilisable… ». Le dossier « Malthus » ne sera pas clos par cet essai de Michel Sourrouille, et ne le sera sans doute jamais, mais ce dernier contribue à éclairer le lecteur de bonne foi sur le problème, en particulier dans l’optique de la nécessaire décroissance. »

PS : Pour toute remarque, on peut lui écrire par l’intermédiaire du blog… ou poster un commentaire

biosphere@ouvaton.org

Serge Latouche en accord avec Malthus Lire la suite »

Un projet français pour la paix mondiale

Mon père a passé 26 mois dans les camps de concentration nazis, en particulier dans le tunnel de Dora. J’en ai tiré les conséquences, j’ai été objecteur de conscience au début des années 1970. Mais je constate que le principe « si tu veux la paix, prépare la guerre » reste toujours dominant en 2026 et sans espoir visible que ça change.

L’invasion de l’Ukraine nécessite certes un soutien militaire massif de l’UE. Mon idéal d’objecteur ne m’empêche pas d’envisager au niveau géopolitique la nécessité d’être pragmatique. Mais l’augmentation du budget militaire français voté le 10 décembre par le parlement n’avait rien à voir avec l’Ukraine. Et l’armée russe n’a pas l’intention de défiler sur les Champs Élysées.

Le problème essentiel, c’est le positionnement global du mouvement écologiste. Actuellement, il soutient aveuglément le réarmement militaire voulu par Macron. Il lui manque une vision globale, un « plan de paix ». J’ai élaboré un tel plan en dix points qui se veut pragmatique, politiquement possible à mettre en œuvre par un pays qui veut échapper à l’état de guerre perpétuelle.

Michel Sourrouille

Un projet français pour la paix mondiale

Deux guerres mondiales, des guerres coloniales, même l’institutionnalisation de l’Organisation des Nations unies n’a pas permis d’échapper aux violence armées. Nous sommes en 2026, nous assistons à des nationalisme exacerbés et des « opérations militaires » un peu partout. Emmanuel Macron militarise la France, augmentation des dépenses militaires, construction d’un nouveau porte-avions, service militaire volontaire… Nous pouvons penser autrement.

1) La tendance à la non conflictualité est aussi ancienne que l’art de la guerre. La non-violence est à la base de presque toutes les religions, du jaïnisme (Xᵉ siècle av. J.-C.) aux Évangiles. Les chrétiens, aux trois premiers siècles de l’Église, refusaient le service des armes. La fête du 14 juillet faisait référence au 14 juillet 1790, jour de l’union fraternelle de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Ce n’était pas un défilé militaire.

On peut à l’école apprendre l’esprit de coopération et la force de la non violence. Si tu veux la paix, prépare la paix. La Constitution de la France pourrait adopter le point de vue japonais : « Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l’ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l’usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux. »

2) Le nationalisme devrait être obsolète. Aujourd’hui notre appartenance à un territoire élargi est symbolisé par le drapeau de l’Union européenne. Mais un autre drapeau mérite l’attention d’une humanité pacifiste et pacifiée, celui de l’ONU. Sa vocation est de promouvoir la fin des conflits dans le monde.

3) Le terme « défense » possède deux acceptions, préparer la guerre ou promouvoir la capacité de résistance. Lors de la JDC (Journée défense citoyenneté) obligatoire pour tous les jeunes, il serait normal d’avoir un module centré sur la DCNV (défense civile non-violente) pour apprendre à résister à l’injustice. Ministère de la défense, ministère des armées, plutôt ministère de la paix.

4) Il devrait même être possible lors de cette journée de se déclarer OC (objecteur de conscience), opposé à l’usage collectif des armes. Le statut d’OC est reconnu par la France depuis décembre 1963. La fin du service militaire obligatoire n’empêche pas qu’une mobilisation générale soit un jour possible. En démocratie, on devait avoir le choix entre combattre par les armes ou vouloir la paix.

5) Les armes attisent les conflits plus qu’elles ne les apaisent, et on n’éteint pas un incendie avec un lance flammes. Toute vente d’armes par la France à des pays tiers est une erreur stratégique et un non-sens si on recherche la paix.

6) Les faits sont têtus : l’arme nucléaire n’empêche pas la guerre ni un territoire national d’être attaqué. Le Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) est signé à l’ONU en 2017 et ratifié par nombre de pays. La France devrait faire de même.

7) L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (North Atlantic Treaty Organization) est l’organisation politico-militaire mise en place le 4 avril 1949 face aux Soviétiques. Mais il y a eu dissolution du pacte de Varsovie en 1991. L’OTAN aurait du disparaître au même moment. En novembre 2019, le président Emmanuel Macron avait horrifié la communauté occidentale en déclarant l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) « en état de mort cérébrale ». Tout instrument de guerre doit être supprimé quand il peut l’être.

8) Mieux vaudrait mettre l’armée française sous les couleurs de l’ONU. L’Organisation des Nations Unies (ONU) a été instaurée en 1945 dans le but de préserver la paix et la sécurité internationales. Cet objectif est intégré dans la Charte des Nations Unies : « Nous, Peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances. »

Cette Charte stipule que les États doivent résoudre leurs différends de manière pacifique et s’abstenir d’utiliser la force. Les Casques bleus sont constitués principalement de militaires prêtés par des pays membres de l’ONU. La France, en confiant ses forces armées à l’ONU pour le maintien de la paix, ferait basculer nos forces armées d’une préparation dédiée à la guerre vers une simple force d’interposition. Qui attaquerait la France alors qu’elle se positionne dans l’orbite des Nations unies ?

9) Pour diminuer le quasi monopole d’une langue nationale dans les relations mondiales et pour favoriser les échanges entre les peuples, nous avons besoin d’une langue-pont apprises dans toutes les écoles. L’espéranto, c’est 7 500 mots d’usage courant, une grammaire très simplifiée de 16 règles ne connaissant pas d’exception, une langue si facile que le temps d’apprentissage en est réduit. Pouvoir se parler sans intermédiaire, c’est un bon moyen de pacifier l’existence.

10) Les fondateurs de l’Union européenne ont poursuivi deux objectifs en parallèle, un projet de paix et un projet de puissance. En d’autres termes, le projet de paix exige le sacrifice des identités nationales au profit de valeurs universelles tandis que le projet de puissance requiert le développement d’une force armée. Mais constituer un nouveau bloc dédié à la guerre ne peut que renforcer la militarisation du monde. Contre un réarmement militaire européen, la France propose que l’UE suive la voie qu’elle a tracée par les actions politiques proposées ci-dessus.

Pour conclure, on ne connaît pas une seule guerre qui ait servi à quoi que ce soit pour faire progresser l’intelligence collective de l’humanité. D’autre part nous faisons la guerre à la planète. Or la défense militarisée n’est d’aucun secours pour faire face aux menaces écologiques. Au contraire, elle les accroît.

Michel Sourrouille

NB : Ce projet a été publié dans L’Humanité le 29 janvier 2026

Un monde de paix et de non-violence

https://www.humanite.fr/en-debat/nations-unies/un-monde-de-paix-et-de-non-violence

Un projet français pour la paix mondiale Lire la suite »