Macron, Musk, Poutine, le culte du chef

Lors de l’assemblée générale du constructeur automobile le 20 juin, les actionnaires de Tesla ont approuvé, pour la deuxième fois, un bonus de près de 45 milliards d’euros pour Elon Musk. Mais le goût de la démesure n’est pas le propre de la finance.

Elon Musk ne vend pas des voitures. Les voitures n’ont absolument aucune importance. Son vrai business, c’est la vente d’actions. Il vend des actions. En utilisant son image. Il a racheté une entreprise (Tesla) avant de construire un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Cela n’a qu’un temps !

Le conseil d’administration de Tesla, composé d’amis d’Elon Musk, de membres de sa famille et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires.

Emmanuel Macron ne fait pas directement de business. La politique n’est pour lui qu’un moyen. Son vrai objectif, c’est le soutien à la finance. En utilisant son image. Il a été banquier d’affaires chez Rothschild avant de construire politiquement un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Il vend de l’illusion. Cela n’a qu’un temps !

Le conseil politique occulte de Renaissance, composé d’amis d’Emmanuel Macron, de conseillers dans l’ombre et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires.

Vladimir Poutine dirige la Russie. Les Ukrainiens n’ont absolument aucune importance. Son vrai business, c’est le Service fédéral de sécurité (ex-KGB). Il vend du vent. En utilisant son image. Il est devenu président de la fédération de Russie avant de construire un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Cela n’a qu’un temps !

Le parlement russe, composé d’amis de Vladimir Poutine, de membres des services de sécurité et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires.

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Elon Musk, un tout fou très nataliste

extraits : Elon Musk invite régulièrement à faire le plus d’enfants possible pour sauver la civilisation. L’homme de 52 ans a même montré l’exemple avec onze (pour le moment).Qui pour dire à Musk que le monde et ses enfants ne lui appartiennent pas et que c’est impossible de vivre durablement sur Mars ? Qui pour dire à Musk que trop d’enfants, c’est nuire aux générations futures ?

Fin de vie, Emmanuel Macron en décide seul

extraits : Un comité d’éthique s’est déjà prononcé sur la fin de vie, une assemblée citoyenne a déjà eu lieu dont Macron ne tient aucun compte, des ministres ont été mobilisés plusieurs mois et Macron hésitait hésitait tout en invitant des religieux à sa table à plusieurs reprises. Notre « jeune » président de la République ne vit pas au XXIe siècle, mais aux temps de la messe tous les dimanche….

Planète de fous dont Poutine est l’archétype

extraits : Angela Merkel en 2014, après une longue conversation avec Vladimir Poutine : « Il a perdu contact avec la réalité. » « Il est taré », disait l’opposant Boris Nemtsov quelques mois avant d’être assassiné en février 2015. De la psychanalyse, il s’en écrit beaucoup. « L’armure de l’autocrate éclairé s’est fendue. Le monde a découvert un monstre, fou dans ses désirs et impitoyable dans ses décisions », écrit l’écrivain russe Vladimir Sorokine. L’univers mental du président russe est celui de la violence….

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Législatives 2024. Quel système éducatif ?

Sur ce blog, nous avons essayé précédemment de donner quelques éclaircissement sur les connaissance propres à étayer un vote, mais nous avons laissé à chacun le soin de se déterminer dans le secret de l’isoloir. Il est inamissible d’entendre un joueur de foot ou un acteur à la mode déclarer pour qui il va voter, c’est là un jeu d’influence qui n’a rien à voir avec les fondements d’une démocratie composée de citoyens éclairés par leurs propres réflexions.

Voici le traitement du système éducatif selon les trois groupes en lice aux législatives. Mais mieux vaut notre propre programme que nous présentons d’emblée. La difficulté intrinsèque de l’éducation vient principalement du fait que les trois domaines que sont l’économie, la nature et le développement social, déjà complexe en eux-mêmes, doivent être appréhendés dans une perpétuelle interaction.

Le point de vue des écologistes sur le système scolaire

La loi Haby du 11 juillet 1975 avait mis fin à l’organisation de la scolarité en filières longues et courtes. Le problème, c’est que la formation intellectuelle a supplanté dès lors la formation manuelle, comme si la poursuite des études abstraites était un idéal en soi. De plus les disciplines, telles qu’elles sont enseignées aujourd’hui, sont issues d’un découpage artificiel, conséquence de l’explosion des connaissances. Chaque professeur sa spécificité. L’affaiblissement de la perception du global conduit à l’affaiblissement de la responsabilité, chacun tendant à n’être responsable que de sa tâche spécialisée. Cette scolarité formatée par des spécialistes ne reconnaît que l’éducation sanctionnée par un diplôme, ce qui dévalorise celui qui a de l’expérience ou qui progresse en tant qu’autodidacte. Elle forme des cohortes de producteurs-consommateurs dociles, elle modèle totalement la vision que l’homme a de la réalité, elle écarte les jeunes de leur milieu naturel.

Or aujourd’hui la société thermo-industrielle est en train d’échouer, le chômage est structurel, l’approvisionnement alimentaire pour des villes tentaculaires est de plus en plus complexe et fragile. L’école actuelle ne prépare pas au monde de demain, qui subira chocs pétroliers et réchauffement climatique. Née dans un monde séquence, découpé, l’écologie a  été inventée pour nous rappeler que rien ni personne ne peut survivre en vase clos. L’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD), introduite dans le Code de l’éducation (article L.302-19) comme mission générale de l’école, devrait déboucher actuellement sur la transversalité de l’éducation et la polyvalence des enseignants.L’urgence écologique n’implique pas l’allongement de la scolarité et l’enseignement supérieur ouvert à tous. Une structure qui forme des écocitoyens se contente de dispenser des notions de santé, d’agriculture, d’utilisation rationnelle de l’eau, d’habileté manuelle. Il est préférable que l’école soit dotée de jardins potagers plutôt que d’une bibliothèque aux écrits inaccessibles.

« Les métiers de demain ne permettront pas d’avoir de plus en plus de mobilité, un écran télé de plus en plus grand et de plus en plus de bifteck dans son assiette. Quand le prix de l’énergie va monter, le travail va diminuer en ville et augmenter dans les villages, qui sont plus près des ressources stratégiques. Pense à cela pour ne pas te tromper d’études, car il faut se former pour exercer un métier de demain. Cela implique d’accepter de ne pas faire des études longues à la fac, mais de devenir agriculteur ou menuisier. » [Le changement climatique expliqué à ma fille de Jean-Marc Jancovici (Seuil, 2009)]

La transversalité de l’écologie n’est pas au programme quand on reste sur une organisation bureaucratique : « un cours, une matière, un professeur, une classe ». De plus l’école française a une particularité, elle s’inscrit dans une conception de l’enseignement du « vrai »… autant dire que cette conception des savoirs scolaires s’accorde mal avec la réflexion sur l’environnement qui présuppose différents points de vue souvent contradictoires. Patrons et syndiqués peuvent même se retrouver faire cause commune contre les revendications d’ordre écologique. Dans un système qui nous fiat penser à l’inverse de nos intérêts à long terme, ce n’est pas d’un retour à l’autoritarisme dont nous avons besoin. Tout au contraire il devrait s’agir d’un apprentissage par les élèves d’un esprit critique par rapport à notre société croissanciste et technologisée ainsi que d’une recherche constante de ce qui permet l’harmonie entre notre culture, notre vécu et l’équilibre entre notre manière de vivre et les possibilités de la planète.

Les trois programmes politiques ci-dessous sont très loin des exigences que devrait porter la nécessaire transition écologique.

Le point de vue des programmes politiques pour les législatives 2024

Camp présidentiel (Ensemble) : Laïcité et autorité sont au centre des mesures. Pour restaurer l’autorité à l’école, le camp présidentiel voudrait expérimenter l’ouverture des collèges de 8h à 18h classés en REP (réseau d’éducation prioritaire) et le recours aux internats pour des jeunes en rupture.

Rassemblement national (extrême droite) : Pour restaurer l’autorité, le RN prévoit d’envoyer les élèves perturbateurs dans des centres spécialisés. Après deux exclusions de leur établissement, un conseil de discipline pourrait les y affecter. Ces élèves perturbateurs feraient toute leur scolarité jusqu’à leurs 16 ans sans possibilité de revenir dans un établissement classique.

Camp présidentiel et Rassemblement national  : L’uniforme obligatoire pour le RN comme pour la majorité présidentielle

Camp présidentiel  : Des groupes de niveau doivent être mis en place en français et en mathématiques dès l’entrée en 6ème pour renforcer les savoirs fondamentaux et remonter le niveau. On uniformise les connaissances enseignées à tous les écoliers du primaire avec des manuels labellisés par l’Etat et des programmes articulés autour d’objectifs annuels.

Rassemblement national : Pour le parti de Jordan Bardella, il faut « abroger » la réforme du ‘choc des savoirs’. Mais les groupes de niveau devront être à la main des établissements, l’important pour le RN étant de remettre au cœur des programmes l’enseignement du français, des mathématiques et de l’histoire.

Nouveau Front Populaire : redonner à l’école publique son objectif d’émancipation, en abrogeant également le ‘choc des savoirs’. La création des groupes de niveau, c’est un « tri social » des élèves.

Rassemblement national : Fin du collège unique, examen d’entrée en 6ème dès le CM2. On oriente les élèves en difficulté vers des filières professionnelles.

Nouveau Front populaire : Suppression de Parcoursup. Réduire les effectifs par classe « pour faire mieux que la moyenne européenne à 19 élèves par classe ». « Faire les premiers pas » vers la gratuité intégrale à l’école qu’il s’agisse de la cantine scolaire, des fournitures, des transports et des activités périscolaires afin de rendre l’école véritablement gratuite.

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Une autre éducation des lycéens est possible

extraits : Selon le cardinal de Richelieu, apprendre à lire, écrire et compter « remplit le pays de chicaneurs propres à ruiner les familles et troubler l’ordre public, plutôt qu’à procurer aucun bien ». Les jeunes d’aujourd’hui ont pourtant appris à lire, écrire ou compter, mais ce fut seulement pour se mettre au service de la révolution industrielle. Comment faire autrement ?….

Technologos contre la numérisation de l’éducation

extraits : Lancé en mai 2015 par le Président de la République de l’époque, le « Plan numérique pour l’éducation » se déploie à marche forcée. Dans la foulée, le gouvernement d’Edouard Philippe annonce ainsi que des milliers d’écoles et des centaines de milliers de collégiens vont être dotés de tablettes numériques, cofinancées par l’État et les collectivités territoriales. Ce “bluff technologique” (Ellul) fait peu de cas des connaissances acquises en sciences cognitives sur les effets néfastes des écrans dans l’apprentissage et la mémorisation, l’épuisement des psychismes sous l’effet de l’accélération généralisée, l’appauvrissement des savoir-faire, l’affaissement de la relation pédagogique….

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Écologie, choix du long terme contre le CT

La seule chose dont on peut être certain est que le long terme finit toujours par l’emporter sur le court terme. Au jeu d’échecs, il y a le combat au corps à corps pour le centre, donner autant de coups qu’on en reçoit, équilibrer le matériel… mais celui qui gagne, c’est celui qui a une vision stratégique, qui améliore sa position en vue de la fin de partie, contrôler durablement une colonne ouverte, garder la mobilité de la paire de fous, etc. Dans la guerre il en est de même, on peut perdre une bataille mais gagner la guerre. La catastrophe écologique actuellement en œuvre a pour cause essentielle l’incapacité de l’espèce humaine à raisonner sur le long terme, à anticiper les drames à venir.

Une des caractéristiques principales de l’écologisme est sa préoccupation du long terme, à savoir le sort des générations futures et de la biodiversité. Cette pensée du futur peut rendre optimiste. Certes la montée de l’extrême droite en France et dans beaucoup de pays fait en sorte que l’urgence écologique n’est pas du tout ressentie actuellement dans les discours et les programmes de ce genre de parti. C’est la victoire du populisme, l’idée simpliste de prendre le pouvoir en flattant les intérêts immédiats des électeurs, pouvoir d’achat en hausse, essence à prix réduit, retraite à 60 ans, etc. Le réchauffement climatique, la déplétion des ressources fossiles, le stress hydrique, l’épuisement des ressources halieutiques, la chute de la biodiversité, on n’en parle jamais, ce n’est pas au programme du court-termisme. Pourtant ce sont bien là des réalités biophysiques, réelles et incontournables, des enjeux qu’on sera bien forcé d’affronter un jour ou l’autre. Le plus tôt sera le mieux et voter extrême droite (ou extrême gauche) ne fait que retarder les prises de décision inéluctables : nous devrons tous faire des efforts, dépenser moins, rouler au minimum, économiser dans tous les domaines, en un mot, décroître.

Soyons équitables, tous les partis sans exception en France (sauf Delphine Batho) prône la croissance économique et va dont l’encontre du sort de nos générations futures. Les impacts des changements écologiques sur nos vies se font encore peu sentir, nos démocraties représentatives restent donc de marbre. Le « court-termisme » idéologique et la préoccupation électorale de se maintenir au pouvoir contribuent encore à accélérer le déni. Tout ce qui renvoie au long terme apparaît comme une entrave à cette course à la croissance des activités économiques et de l’abondance à crédit. Comment corriger notre myopie face à l’avenir ? Attendre le choc des réalités et une décroissance subie.

Prenons un exemple. Un militant écolo pur et dur a décidé de ne plus avoir de voiture thermique, marche et vélo ont sa préférence. Mais il permet à d’autres de pouvoir gaspiller le pétrole qu’il a ainsi économisé. Prenons les 38 millions de véhicules qui circulent en France. Ce sont beaucoup de barils qui partent en fumée dans des embouteillages, du tourisme de masse, des allers-retours vers le lieu de travail ou les centres de loisirs pour les enfants. Cela accélère l’arrivée du choc pétrolier, la hausse brutale du prix du baril quand on s’apercevra que les réserves fossiles sont en passe d’être définitivement épuisées. Alors les gouvernements quelles que soient leur étiquette politique pendront les mesures qui s’imposent à eux, carte carbone, interdiction progressive de la voiture individuelle, fin du tourisme au long cours, réduction drastique des inégalités de revenus, etc. Les changements auront lieu, à la fois voulus et subis, mais ils auront lieu. En France et dans le monde entier.

On retrouvera quelques vérités de sagesse comme celle de la constitution orale de la Confédération iroquoise, le Gayanashagowa, qui encourage toutes les prises de décision à « avoir toujours en vue non seulement le présent mais aussi les générations à venir »

Lorsque les Iroquois se réunissent en conseil pour examiner des décisions majeures, leur pratique est de se demander : « Comment cela affectera-t-il la septième génération ? » Chaque génération devrait s’engager à préserver les fondations de la vie et du bien-être pour les générations futures.

Chaque être humain a le devoir sacré de protéger le bien-être de notre Mère Terre d’où provient toute vie (chef Iroquois devant l’Assemblée générale des Nations Unies en 1985)

La seule chose dont on est certain est que le long terme

finit toujours par l’emporter sur le court terme.

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LE MONDE est un quotidien, le long terme n’y vaut rien

extraits : Aujourd’hui la crise financière étouffe dans les médias toute perception claire de la crise écologique qui va dans les années prochaines approfondir gravement les crises socio-économiques. Car, comme le disait récemment Stéphane Foucart devant un parterre de journalistes environnementaux : « LE MONDE est un quotidien : par définition le long terme ne vaut donc rien par rapport au court terme. »….

Opinion publique, engluée dans le court terme

extraits : Comment se forme les idées de la population ? Essentiellement par les médias qui sont en très grandes majorité des supports publicitaires a longueurs de journée de la pub pour consommer sans retenues. Les informations sérieuses sont très limitées, la priorité n’est pas là ca il faut avoir le plus grand nombre devant les écrans pour vendre de la pub. Le sport, les jeux et les séries débiles sont plus accrocheur, alors l’environnement, les pollutions, la biodiversité, c’est néant….

Le long-termisme écologique contre la myopie

extraits : A l’occasion de la présentation de son plan pour « verdir » l’industrie, le 11 mai 2023, Emmanuel Macron a appelé à une « pause » dans la réglementation européenne, afin de préserver les acteurs locaux soumis à la concurrence des pays moins-disants du point de vue environnemental, comme la Chine. Les propos d’Emmanuel Macron ont immédiatement semé le trouble à Bruxelles….

Pour penser le long terme au niveau institutionnel

extraits : Accorder un droit de veto suspensif à une chambre composée d’experts et de citoyens corrigerait la myopie du Parlement face à l’urgence écologique, propose le philosophe Dominique Bourg….

Il est temps pour l’UE de se doter d’un représentant institutionnel dévolu à l’avenir

extraits : Malgré des décennies passées à favoriser l’intégration européenne, l’UE ne dispose toujours pas d’un cadre institutionnel qui mette véritablement le bien-être des générations futures au premier plan.Il suffit de regarder le déclin du soutien aux politiques de protection de l’environnement ! Il est temps pour l’UE de se doter d’un représentant institutionnel dévolu à l’avenir, d’un commissaire européen représentant les intérêts des générations futures.

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Le RN rend inaudible le message qui sauve

Stéphane Foucart : Blendecques (Pas-de-Calais) a été l’épicentre des inondations qui ont frappé le nord de la France. Alors que ses habitants ont fait de première main l’expérience éprouvante des effets du réchauffement, ils ont à 50,7 % massivement voté pour le Rassemblement national (RN) – le parti le plus « écolosceptique » de l’échiquier politique – aux élections européennes. Dans le même temps, la liste écologiste y avait rassemblé seulement 1,7 % des suffrages le 9 juin. Soit moins que l’Alliance rurale (2,5 %) et moins que le Parti animaliste (2,2 %).

En réalité, les épisodes de submersion découle du taux de bétonisation des sols, de l’arrachage des haies, de l’imperméabilisation des terres arables abîmées par l’agro-industrie qui rend les terres de moins en moins résilients aux précipitations extrêmes renforcées par le changement climatique. Le RN assume de poursuivre et de renforcer tout ce qui a contribué à inonder les maisons de Blendecques, mais rien ne semble pouvoir rendre ce constat audible dans la conversation publique. Voter contre soi-même, voter pour la poursuite et l’approfondissement des causes dont on vient douloureusement d’éprouver les effets : il y a là la manifestation d’une sorte de crise de l’intelligibilité du monde, ou plus exactement d’une crise de la perception des chaînes causales.

Le point de vue des (non) écologistes

Nous faisons ci-dessous le recensement de tous les commentaires des abonnés au MONDE qui, par leur anti-écologisme primaire, ne font que renforcer le Rassemblement national, c’est-à-dire l’extrême droite, c’est-à dire la politique des boucs émissaires… et l’oubli complet de l’urgence écologique.

Fréd : En somme, il y a dans ce secteur précis de la France 50,7% d’ignares et 1,7% de savants. Fine analyse de la situation…

jea.vie : Voter RN ou EELV à Blendecques ne va rien changer à l évolution mondiale du climat !

D.lacoste : faut pas s’étonner, tant que des Erynyes, des déesses infernales comme Madame Rousseau, porteront le costume ecolo ce sera ainsi !

André C. : Cet article, tout en supériorité intellectuelle, explique peut-être involontairement, le succès du RN : les électeurs votent pour des politiques qui se mettent à leur niveau au lieu de discours arrogants qui les toisent et les culpabilisent. Par ailleurs, cela montre aussi l’incapacité des écologistes à être crédibles sur l’écologie. À force de faire du LFI peint en vert (pastèque en quelque sorte) et de mettre en avant Gaza, l’immigration et les zadistes, comment peut-on attendre qu’EELV soit audible pour des électeurs non bobos ?

le sceptique : Un écolo français, il vous brame son catéchisme fabriqué par FNE, WWF et les fonctionnaires militants du ministère de l’écologie : « épouvantable, inacceptable, c’est le mal, il ne faut plus artificialiser ni croire qu’on peut maîtriser l’eau, on doit démanteler ces options, le problème est l’humain pas la nature ».

Caro : Les écologistes se sont rallier à LFI, les questions écologiques sont confisquées par l’ultra gauche qui veut nous obliger à accueillir tous les migrants qu’ils assimilent à des réfugiés climatiques. Le message de l’écologie est brouillé par l’idéologie de l’extrême gauche.

XBG : Ce qui est surtout inquiétant et énervant, c’est surtout la radicalité et le fanatisme de certains écolos qui finissent par faire peur. Racontez toujours la même chose ne sert à rien, on a compris.

Pm42 : C’est tout simple : les écolos ne communiquent pas. Ils sont tellement persuadés d’avoir raison et d’être en mission pour sauver le monde qu’ils considèrent que quiconque n’adhère pas à 100% à leur discours est au mieux méprisable au pire haïssable. Donc au lieu d’expliquer, ils réussissent à parler des barbecues, des arbres de Noël à interdire, à jeter de la peinture sur tout ce qui n’a aucun impact sur le climat…Et ils sont fier d’eux. Donc aller expliquer la sources des inondations à la population ? C’est compliqué, salissant…

Patou : « le parti le plus « écolosceptique » de l’échiquier politique », est le seul qui n’ai jamais été, et jamais participé au pouvoir. Alors que tous les autres, écolos compris, ont leur responsabilités, de l’interdiction des curetages, aux érections d’éoliennes-qui-ne-marchent-pas-sans-gaz-russe.

Commentaire de ces commentaires : normalement les abonnés au journal LE MONDE, les seuls habilités à faire des  commentaires, sont des gens intelligents puisqu’ils lisent un journal de  référence. Pourtant ils sont incapables de s’intéresser à la problématique de intelligibilité du monde et à la difficulté de s’y retrouver dans les chaînes de causalité. Alors ils se mettent à la hauteur de la  moitié des électeurs de Blendecques, ils attaquent le messager (les écolos) pour ne pas avoir à comprendre le message.

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Législatives, dette monétaire / dette écologique

Une dette monétaire n’est qu’un bout de papier sur lequel il est écrit qu’il faudrait (peut-être) rembourser une personne ou une institution un jour ou l’autre (après rééchelonnement). Par contre une dette écologique ne peut se rembourser quand on a déjà dilapidé une partie du capital biophysique de la Terre. Nous avons besoin de 1,7 planètes pour maintenir notre niveau de vie actuel, ce qui est impossible dans la durée puisque nous n’avons qu’une seule planète. La préoccupation actuelle par rapport à l’endettement financier exorbitant de la France est certes un élément à prendre en compte lors des législatives du 30 juin prochain, encore ne faudrait-il pas passer complètement sous silence l’urgence écologique.

éditorial du MONDE : La France affiche un déficit public de 5,5 % du PIB, devra emprunter en 2024 près de 300 milliards d’euros sur les marchés financiers, la dette totale s’élève à 3 200 milliards, avec une charge des intérêts dépassant 52 milliards chaque année. Le débat devrait porter sur l’ampleur des économies à trouver pour le budget 2025 qui s’annonce périlleux à boucler… or la perspective des élections législatives et d’un changement potentiel de majorité a totalement désinhibé les partis politiques sur le contexte budgétaire. Leurs programmes de dépenses, dont l’unité de mesure est la centaine de milliards d’euros, ne sont pas financés. La Commission européenne a joué les trouble-fêtes, mercredi 19 juin, en annonçant son intention d’ouvrir une procédure pour déficit excessif à l’encontre de la France. L’extrême droite se trouve prise au piège de ses postures confortables adoptées ces dernières années, lorsque le pouvoir semblait une hypothèse lointaine. La relance keynésienne du Nouveau Front populaire pose également question. Quant à la majorité présidentielle, qui, depuis des mois, assure que le « quoi qu’il en coûte » est terminé et que l’heure est aux économies, elle trouve encore, avec cette élection, le moyen de proposer de nouvelles dépenses. Ces dépenses sans limites révèlent une incapacité à penser l’action politique en dehors d’un « toujours plus » qui, d’évidence, a échoué à rendre le pays plus prospère et les Français plus heureux. Cette France hors-sol ne peut que nourrir la frustration et la rancœur.

Le point de vue des écologistes économes

Michel SOURROUILLE : L’histoire humaine aux temps de l’économie souveraine est une impasse tragique qui ne fait que repasser les mêmes plats pour aboutir à un krach financier et/ou des affrontements militaires sans fins. Et surtout n’oublions pas que tous ces riches qui vivent à crédit, c’est aussi NOUS en France, toutes les personnes qui possèdent une voiture personnel (la classe globale).Tous les citoyens qui vivent à l’occidentale ont un pouvoir d’achat qui se paye au détriment du capital naturel, mais quand il n’y aura plus de pétrole tout en conservant le réchauffement climatique, on s’apercevra alors, mais un peu trop tard, que l’argent ne se mange pas.

H.M : Je vais rappeler quelques chiffres. On est à 57% du PIB en dépense publique et 46% du PIB en impôt (record du monde!). On a un budget retraite à 14% du PIB et santé à 13% du PIB (record du monde!).On a 60% de la population qui est bénéficiaire nette de la distribution élargie et cela augmente d’années en années. Donc une minorité de plus en plus faible finance tout le monde.
Raoul Radis : Hélas, ce genre d’évidences n’a aucun impact sur l’électeur RN qui ne voit que la baisse du prix de l’essence, ni sur l’électeur NFP qui ne voit que l’augmentation de son salaire et de ses allocations. Mais pas d’inquiétude, tout est financé, au choix, par le sort réservé aux Arabes/Noirs ou par le sort réservé aux riches…

le sceptique : L’attitude des 3 principaux blocs montre que nous allons vers une crise de régime, parce que quasiment toutes les élites politico-administratives sont désormais incapables de tenir un discours de vérité, elles sont concentrées sur la survie à court terme d’un système qui n’a déjà plus les moyens d’acheter les fidélités de ses clientèles.

Demokratos :  » Mon ennemi, c’est la finance ! « , disait François Hollande … En 2024, ils s’exclament tous en cœur « notre ennemi, c’est la bonne gestion ».

Jacques Py : Un des programmes politiciens a t-il proposé de diminuer la place de la publicité dans nos vies ? La surconsommation, les méfaits de la tentation consumériste, et au delà et surtout la vente de nos cerveaux à cette organisation destructrice de notre liberté et libre arbitre. La publicité est l’obscénité la plus prégnante de notre présent. Personne pour la nommer pour ce qu’elle est, notre degré d’aliénation est tel qu’il n’y a personne pour le dire, pas même les écologistes pour qui ce devrait être pourtant un sujet central.

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Dette monétaire et dette écologique, BOUM (2024)

extraits : Il n’y a pas que la France qui soit endettée. En 2013, la dette publique des USA était déjà de seize mille milliards de dollars. En mai 2023, on la retrouve à 31 381 milliards de dollars ! Bientôt la crise finale ! Si le krach boursier du type 1929 n’a pas lieu dans le jours qui viennent, de toute façon il aura lieu bientôt, entraînant son lot de faillites en chaîne et de chômage de masse dans un contexte géopolitique et écologique qui multiplie déjà les risques de déflagrations. Il n’y a pas que la dette financière, il y a la dette écologique. L’économie libérale nous mène d’autant plus à la ruine que la planète a été tellement pillée par nos politiques croissancistes antérieures qu’il n’y a plus assez de ressources naturelles pour envisager un rebond économique quel qu’il soit. La finance va mal et notre milieu de vie encore plus mal, on ne s’en sortira pas par plus d’endettement, mais par des efforts surhumains… Nous sommes en état de guerre, de guerre contre la planète ; la question monétaire est secondaire par rapport à la question des ressources physiques. Bien plus, tout ce que nous avons imaginé antérieurement pour sortir de la crise financière (remettre en route la machine à créer de la monnaie dans les banques) ne servira qu’à mieux préparer la prochaine grande crise.

post-covid, dette économique/dette écologique (2020)

extraits : On oublie un paramètre incontournable, la dette écologique se rajoute à la dette monétaire. Le fait de puiser davantage que la part renouvelable des ressources naturelles au sein d’un écosystème à l’équilibre délicat crée une dette écologique. Le créancier, c’est celui qui prête le capital emprunté. Pour le  capital naturel, le créancier est donc la Terre, ou la biosphère ou la nature, peu importe le nom. D’où une dette écologique des humains envers la Terre. Le fait par exemple de pêcher une espèce de poisson plus que ce qui permet son renouvellement est bien un découvert vis-à-vis des richesses de la mer. Ce découvert, on est normalement obligé de l’acquitter, par exemple en fixant un moratoire sur la pêche, sinon nos contemporains et successeurs seront appauvris. C’est comme si on avait brûlé notre maison… plus d’héritage possible ! Ce n’est pas parce qu’on remplira des brouettes de papier-monnaie qu’on évitera le fait qu’on vit déjà à crédit par rapport aux ressources naturelles comme l’indique l’empreinte écologique. Une seule solution, en finir avec les distributions d’argent gratuit aux États, aux entreprises et aux particuliers ; place à une politique d’austérité, de sobriété partagée, de condamnation des inégalités criantes ou ordinaires…

Définitions de la dette écologique (2012)

extraits : La dette économique est une somme d’argent due à un créancier. En termes simples, le créancier, c’est celui qui prête le capital emprunté. Pour le  capital naturel, le créancier est donc la Terre, ou la biosphère ou la nature, peu importe le nom. D’où une dette écologique des humains envers la Terre. Le fait par exemple de pêcher une espèce de poisson plus que ce qui permet son renouvellement est bien un découvert vis-à-vis des richesses de la mer. Ce découvert, on est normalement obligé de l’acquitter, par exemple en fixant un moratoire sur la pêche, sinon nos contemporains et successeurs seront appauvris. C’est comme si on avait brûlé notre maison… plus d’héritage possible ! On peut toujours refuser de rendre l’argent à l’oligarchie financière qui vit « au détriment des peuples ». Il n’en est pas de même avec la dette écologique : les richesses non renouvelables prêtées par la biosphère ont été définitivement dilapidées par les peuples qui vivent à l’occidentale.

dette écologique (2007)

extraits : Au Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio en 1992, la plupart des pays pauvres de la planète ont signé la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique. Cette convention prenait l’année 1990 comme « année zéro », autrement dit cela signifiait que l’on ne ferait aucune reconstitution du patrimoine des réserves mondiales de combustibles fossiles pillées auparavant depuis des décennies. Donc, d’un trait de plume, on effaçait la dette écologique des pays riches. Rien que pour donner la mesure des inégalités actuelles, rappelons qu’entre le repas du soir pour le Nouvel An et le 2 janvier, une famille américaine aura déjà consommé, par personne, l’équivalent en combustible fossiles des besoins d’une famille tanzanienne pour toute l’année !

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Législatives 2024, comparatif des programmes

Un parti écologiste digne de ce nom dirait aux électeurs que le pouvoir d’achat moyen en France est trop élevé pour les possibilités de la planète, il faudrait donc planifier la sobriété en matière de consommation, mesure compensée par une réduction drastique des inégalités de revenus. Ce n’est pas ce que prévoient tous les programmes des législatives qui cultivent le toujours plus du croissancisme. Après « l’enrichissement pour tous », chacun pourra juger de notre comparatif des différents projets environnementaux.

A chacun de voter selon sa conscience, l’isoloir est un des remparts de la démocratie. Et la connaissance une des conditions nécessaires d’une démocratie éclairée.

Le pouvoir d’achat

Rassemblement national. La première des huit mesures du programme de Jordan Bardella pour les législatives anticipées concerne le pouvoir d’achat des Français. Le premier acte sera la baisse de la TVA à 5,5% sur les énergies (électricité, gaz, fioul) et le carburant. Il entend le faire dans le cadre d’un projet de loi de finances rectificatif (PLFR). Il veut aussi engager «immédiatement» des négociations avec la Commission européenne pour déroger aux règles européennes de tarification de l’électricité, ce qui permettrait de «baisser de 30% les factures». Par ailleurs, le Rassemblement national entend permettre aux entreprises d’engager une hausse des salaires de 10% (jusqu’à trois SMIC) en exonérant cette augmentation de cotisations patronales, mais aussi exonérer d’impôt sur le revenu tous les jeunes actifs jusqu’à 30 ans.

Ensemble (camp présidentiel). Gabriel Attal souhaite une « accélération » des mesures, notamment de celles sur le pouvoir d’achat. Il défend une indexation des retraites sur l’inflation « systématique », une « baisse de 15 % sur les factures d’électricité dès l’hiver prochain », permettant selon lui « 200 euros d’économies en moyenne », ou encore le triplement du plafond de la « prime Macron », en la passant de 3 000 à 10 000 euros.Sur les salaires, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait annoncé son intention d’augmenter les salaires nets des Français en transférant les cotisations sociales des salariés vers la TVA.

Nouveau Front populaire. Il propose plusieurs mesures pour redonner du pouvoir d’achat et enrayer la flambée des factures d’énergie. L’alliance de gauche envisage notamment d’annuler la nouvelle hausse de 10% des prix de l’électricité intervenue le 1er février, ainsi que la hausse de 11,7 % des prix du gaz prévue le 1er juillet prochain. Les prix des biens de première nécessité seront également bloqués, par décret, dans l’alimentation, l’énergie et les carburants. Côté salaires, la gauche unie promet un SMIC à 1.600 euros net ainsi que la revalorisation immédiate de 10% du point d’indice pour les fonctionnaires.

L’environnement et le réchauffement climatique

Le Rassemblement national. Interdiction de la vente de voitures thermiques neuves à partir de 2035 et opposition à toute contrainte pour lutter contre le réchauffement climatique. Jordan Bardella dénonce ce qu’il appelle « l’écologie punitive« . Il pointe notamment du doigt les zones à faibles émissions ou toutes les normes environnementales. Le RN veut aussi construire de nouvelles centrales nucléaires, mais n’a pas évoqué la protection de la biodiversité.

Ensemble (camp présidentiel). La coalition vise une réduction de 20% des émissions françaises de gaz à effet de serre d’ici. La suppression progressive du plastique jetable est aussi au programme. L’objectif est aussi de construire de nouvelles centrales nucléaires, selon Emmanuel Macron « huit nouveaux réacteurs EPR2, en plus des six premiers réacteurs déjà annoncés. Enfin, concernant la biodiversité, l’exécutif soutient la loi européenne (déjà votée) sur la restauration de la nature.

Nouveau Front populaire. L’alliance à gauche promet une loi « énergie climat » dont l’objectif est d’atteindre la neutralité carbone en 2050.  On instaure la prise en charge complète des travaux d’isolation pour les ménages modestes. On promet un moratoire sur les mégabassines et sur les nouveaux projets autoroutiers, dont le projet de l’A69. On veut accélérer le développement des énergies renouvelables en renforçant les filières françaises notamment. Sur le nucléaire, le Nouveau Front populaire assure qu’il ne remettra pas en cause la politique nucléaire française jusqu’à la prochaine présidentielle en 2027. Concernant la biodiversité, l’union de la gauche s’engage à défendre les zones naturelles et humides, à doubler la protection des aires maritimes protégées, mais aussi à interdire le glyphosate et les néonicotinoïdes. Sur la question des transports, le NFP veut garantir des tarifs accessibles et des mesures de gratuité ciblée pour les jeunes et les plus précaires dans les transports publics. L’alliance de gauche prévoit aussi de mettre en place un plan ferroutage et une réouverture des petites lignes dès que possible.

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Législatives 2024, rejet de l’écologie et RN

Après avoir tenté de construire sa propre doctrine sur les sujets écolos avec le « localisme », un concept issu de l’extrême droite identitaire, la formation populiste a décidé de mettre en place une tactique plus basique : repérer les sujets de crispation et surfer sur les ressentiments générés par la transition écologique. Cela leur permet de trouver un nouveau moyen de critiquer Bruxelles, les élites, de prendre la défense des “petits” qui seraient opprimés par les “puissants”… Le Rassemblement national développe aussi une forme de « climato-rassurisme », en opposant sur chaque sujet une « écologie du bon sens » contre une écologie décrite comme « punitive ».

– Le 1er mai 2024, Marine Le Pen tempête contre « Bruxelles » qui « vous oblige, presque du jour au lendemain, à changer votre chaudière pour 15 000 euros », contre les « diminutions autoritaires des surfaces agricoles »… « C’est toujours la même logique de la décroissance qui les conduit à interdire la vente des moteurs thermiques en 2035 et programme ainsi volontairement la mise à sac de notre industrie automobile et la dépendance à la Chine. »

– Lors de la campagne des élections européennes, Jordan Bardella a répété son opposition au Green Deal.0 Favorable au tout-nucléaire, il a aussi promis d’imposer un moratoire sur les énergies renouvelables et de revenir sur la fin de la vente des véhicules neufs à moteur thermique .

Matthieu Goar : L’objectif est de récolter le vent de défiance au sein de catégories de la population inquiètes des changements de modes de vie. Le RN exploite et instrumentalise l’angoisse créée par les évolutions rendues nécessaires par le défi climatique. ils rassurent en disant à tout le monde qu’on a le temps, tout en se précipitant au chevet des colères. Une récupération qui met en lumière l’importance d’un des défis majeurs de la transition : l’acceptabilité par les citoyens. Contactés, deux cadres du RN spécialisés sur ces enjeux écologiques n’ont pas souhaité répondre aux questions du MONDE.

Le débat, mais on sait que convaincre des convaincus est impossible

pm42 : Ce qu’on va traduire autrement : le discours soi-disant écolo n’a absolument pas convaincu la population parce qu’il est tenu au mieux par des intellos déconnectés, au pire par des militants extrémistes qui mélangent tout. Et que personne n’a fait l’effort d’aller parler à la population.

Michel SOURROUILLE @ pm42 : Mensonge. Depuis 1971 et la nomination du 1er ministre à l’environnement en France, on parle à la population des risques écologiques. Depuis des années, l’effondrement de la biodiversité, le réchauffement climatique, le stress hydrique, l’épuisement des ressources fossiles, tout cela est bien documenté par un nombre énorme d’études scientifiques disponibles à qui cherche l’information sur ce qui compte vraiment. Mais comme vous, Pm42, par votre discours, vous entretenez de façon constante le doute quant à la réalité de la catastrophe en cours, vous faites le jeu d’un extrémisme qui, arrivé au pouvoir, ira comme d’habitude taper sur des boucs émissaires au lieu de regarder les réalités en face et d’agir pour le bien commun. Je ne vous félicite pas.

Peps72 : Pourtant nos Khmers verts d’EELV font tout pour faire reculer l’extrême droite en France : ils financent la mosquée de Strasbourg tenue par les islamo-conservateurs d’Ankara, ils autorisent illégalement le burkini dans les piscines de Grenoble, ils qualifient le voile islamique « d’embellissement », ils sont alliés avec les islamogauchistes de LFI. Non franchement, c’est incompréhensible que ces militants d’extrême gauche qui ne parlent jamais d’écologie favorisent autant la progression de l’extrême droite dans notre pays…

Michel SOURROUILLE @ Peps72 : Vous ne traitez pas du sujet posé, l’impuissance flagrante de l’extrême droite d’aborder sérieusement les menaces écologiques qui pèsent sur nous. Vous vous contentez d’attaquer l’extrême gauche à la Mélenchon, vous changez de sujet pour ne pas écouter le message initial. De plus vous faites un gros mensonge, le nouveau Front populaire n’est pas l’extrême gauche, c’est une nouvelle configuration qui allie les socialistes, les écologistes et tous les opposants au système capitaliste libéral. Une telle configuration est porteuse d’espoir et ne peut se restreindre à quelques actions d’excités du bulbe comme il en existe beaucoup du côté du Front national…

pm22 : Opportuniste et n’hésitant pas à modifier son programme, le RN peut séduire plus d’un électeur qui n’avait jamais voté extrême droite. En revanche les programmes dogmatiques affichés par LFI et EELV ont trop souvent pour effet de décourager plus d’un. Ex : les agriculteurs, contrairement aux préjugés, étaient plus rétifs face au vote RN que la moyenne de la population. En promettant l’interdiction immédiate des pesticides de synthèse et des réserves d’eau, LFI les braque. Autres exemples : la condamnation du nucléaire, la détestation de la voiture, etc.

Michel SOURROUILLE @ Pm22 : Le dogmatisme est du côté de ceux qui, comme le RN caressent les électeurs dan le sens du poil au lieu de les informer qu’il faudra faire des efforts pour nous sortir de la nasse que constitue le réchauffement climatique et la déplétion des ressources fossiles. Le nucléaire n’est qu’un pis aller impossible à mettre en place dans les temps très courts que nous laisse les périls dont je viens de parler. Et je ne confonds pas comme vous le faites les agro-industriels intoxiqué par les pesticides et qui défendent leur bassines. Il y a des paysans qui veulent rester nature et bio pour la santé de la terre. Quant à la voiture, c’est un instrument admirable pour se déplacer sans avoir à faire d’efforts physiques. Mais l’énergie dont elle a besoin sera de plus en plus difficile à se procurer, cette machine deviendra obsolète…

Le point de vue des écologistes réalistes

ExtinctionRebellion : Les écologistes ont toujours lié la question de la transition et celle de la justice sociale. Il est évident que les efforts et renoncement à certains conforts ne seront acceptables que s’ils sont équitablement répartis. Mais que leur rétorque-t-on alors ? Qu’ils sont des « pastèques », que l’écologie « ne devrait pas être politique ». À un moment, un minimum de cohérence et de bonne foi s’impose, sans quoi il n’est plus possible de débattre.

On peut rêver : Tout est dans les éléments de langage. A force de répéter des phrases qui n’ont pas de sens, elles finissent par leur donner une signification. Ecologie punitive, largement utilisée par la droite de Macron au RN en passant par LR, ne veut strictement rien dire. L’ écologie est une science qui, comme toutes les sciences, n’a jamais puni personne. Elle se contente, par exemple d’étudier et d’avertir sur les dégats, sur la santé, ou sur le climat, de certaines pratiques agricoles Ceux qui refusent de voir la réalité et veulent faire croire que l’on peut continuer indéfiniment à polluer, à épuiser les énergies fossiles juste parce qu’ils veulent continuer à gagner plus( les industries chimiques, les producteurs de pétrole, par exemple), ou parce qu’ils veulent un argument électoral (on est contre les normes pour faire plaisir à des agriculteurs; heureusement qu’elles existent!) ont trouvé cette expression pour ne pas aborder l’essentiel.

Arston : L’écologie est un sujet transversal qui intéresse la totalité de la population. Malheureusement, elle est perçue par une partie de l’électorat français comme une couverture pour des forces de gauche ou d’extrême-gauche.

Neril : Le français est comme tout le monde : il a une résistance au changement importante. C’est naturel. Ensuite, il y a 2 types de personnes : ceux qui prennent du recul et prennent sur eux pour avancer, et ceux qui en reste au « c’était mieux avant » et ne veulent rien changer. Le RN depuis toujours ne joue que sur ce sentiment. Le RN est l’illustration même du parti conservateur. Selon la période et les projets sociétaux, le RN va faire son beurre sur le rejet du projet en cours. Aujourd’hui c’est l’écologie (sans hésiter à raconter n’importe quoi), avant c’était le PACS ou autre…

Flytox : Le pétrole est une drogue hautement addictive. Bienvenue dans le monde des junkies!

TA : Que fera le RN lorsqu’il y aura 450 millions de réfugiés climatiques venus de régions voisines du monde devenues inhabitables ?… Toujours dans le  » déni de la science  » ?

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L’anti-écologisme du Rassemblement National

extraits : Le RN n’a pas de compréhension globale des enjeux environnementaux, il n’a aucune crédibilité sur ces questions. Dans son programme des élections européennes, le parti de Marine Le Pen veut abroger des pans entiers du pacte vert pour l’Europe, notamment l’interdiction de la vente de véhicules neufs à moteur thermique en 2035, et il y réaffirme sa volonté de mettre en place un moratoire sur l’éolien et le solaire. Le RN n’a aucune ambition en termes de lutte contre le changement climatique. C’est le vide….

L’écologie à la mode du Rassemblement national

extraits : En 2023, Marine Le Pen identifie maintenant l’environnement comme un axe de progression pour le RN. L’idée sous-jacente est d’opposer « le bon sens de la terre, du paysan », contre l’idéologie urbaine bobo et les “technos hors sol”. Cela parle sans doute aux artisans, aux agriculteurs, aux petits chefs d’entreprise qui subissent des normes administratives complexes. Mais cela ne résoudrait en rien les problèmes systémiques auxquels nous sommes confrontés….

Rassemblement national, écologisme superficiel

extraits : Le discours du Rassemblement national (RN, ex FN) sur l’écologie a toujours été marqué par le rejet ou l’indifférence. La récupération actuelle de cette thématique relève essentiellement de l’opportunisme, les fondements idéologiques de l’extrême droite restent les mêmes….

L’écologie, impensé du Rassemblement National

extraits : Ce parti d’extrême droite fait bloc avec la FNSEA et oppose la ruralité aux « talibans de la verdure », comme Marine Le Pen appelait les écologistes durant sa campagne présidentielle de 2022. En matière de sécheresse, son programme incluait eulement « un plan de rénovation du réseau de distribution de l’eau [et l’étude de] la construction de centrales de désalinisation dans les zones les plus exposées à la sécheresse ». Voici ce que pensent aujourd’hui les élus du RN….

 

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Législatives 2024. Définissons l’extrême gauche

Lors de sa conférence de presse du 12 juin, Emmanuel Macron avait évoqué ses principaux adversaires pour les prochaines élections législatives en se présentant comme la seule alternative « aux extrêmes ». Pour le premier ministre Gabriel Attal en campagne actuelle pour les législatives, une victoire des « extrêmes » aurait des conséquences sur l’image de la France à l’étranger. Dans la lignée de la stratégie du camp présidentiel de dramatisation, le président du MoDem François Bayrou, (20 juin) : « L’extrémisme des deux côtés constitue un grave danger ». Ils ont tous trois placé au même titre « l’extrême gauche », que serait le nouveau Front populaire (NFP), et l’extrême droite du Rassemblement national (RN).

Quel culot ! Ce sont eux qui se rengorgent depuis 7 ans d’avoir « recomposé » le paysage politique en sapant méthodiquement tout les partis traditionnels afin qu’il n’y ait plus d’autre choix qu’entre eux et « les extrêmes » !! Désolé, mais quand on ne pèse plus que 14% de l’électorat, on ne peut pas prétendre que les 85% restants sont « les extrêmes ».

Macron et compagnie tiennent maintenant le même discours que l’extrême droite. Jordan Bardella du RN estime être « le seul en capacité de faire barrage à Jean-Luc Mélenchon et à l’extrême gauche ». Ciotti, LR devenu RN, qualifie même le NFP d’« extrême gauche séditieuse » ! Et pour François-Xavier Bellamy des Républicains, « le danger le plus grand pour la France, c’est l’arrivée au pouvoir de l’extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon ». On fait semblant de confondre Mélenchon et un vaste conglomérat de positionnements de gauche. Le NFP est une alliance entre Les Écologistes, La France insoumise, le Parti communiste français, le Parti socialiste, Place publique, Génération·s, la Gauche républicaine et socialiste et la Gauche écosocialiste. S’il y a extrémisme, il est bien dilué ! Dans le contexte actuel, certains accusent des dirigeants de LFI de tenir des propos antisémites ; qualifier ce mouvement d’antisémite relève de la diffamation. Si des membres de LFI tenaient des propos antisémites, ils seraient, à raison, condamnés par la justice. Aucun d’entre eux ne l’a été. On ne peut pas en dire autant à l’opposé de l’échiquier politique. Pourtant Gabriel Attal a dénoncé récemment les « accointances » de La France insoumise avec l’antisémitisme !

Juridiquement, on ne peut pas traiter LFI d’extrême gauche, le Conseil d’Etat a tranché dans sa décision du 11 mars 2024 : La France insoumise, tout comme le Parti communiste français font partie du bloc « gauche », comme l’avait décidé le ministère de l’Intérieur qui attribue les nuances politiques au moment des élections. LFI serait plutôt « un mouvement réformiste qui ne vise pas une rupture nette avec le capitalisme mais désire plutôt l’adoption de mesures limitant les effets des formes débridées du libéralisme économique actuel ». A l’inverse de LFI, le Rassemblement national a, lui, bien été classé à l’extrême droite de l’échiquier politique selon la même décision du Conseil d’État : les partis d’« extrême droite » sont « les organisations qui contestent le système politique républicain et démocratique (anti-électoralisme, antiparlementarisme, aspirations autoritaires, etc.) et/ou le caractère universel des valeurs républicaines de liberté et d’égalité (antisémitisme, racisme, xénophobie, etc.)… L’origine [du Front national, devenu Rassemblement national], son noyau de militants et les références idéologiques diverses qui s’y côtoient inscrivent indubitablement l’histoire de ce parti dans la filiation de l’extrême droite française ». Par contre Lutte ouvrière et le Nouveau parti anticapitaliste sont classés par le ministère dans le bloc « extrême gauche ».

Le chef de l’État puise dans le vocabulaire de l’extrême droite pour attaquer le Nouveau Front populaire et essayer de qualifier son camp pour le second tour… au risque de compromettre les chances de faire barrage à la formation de Marine Le Pen. Avec cette stratégie, il sera en effet difficile pour le président Macron de convoquer le front républicain pour empêcher le Rassemblement national d’obtenir une majorité au Palais-Bourbon.

Ironie de l’histoire, Macron a tenu autrefois un tout autre discours. En 2022, lors de l’entre-deux-tours de la présidentielle, le président candidat avait clamé à Nanterre le slogan du Nouveau Parti anticapitaliste : « Nos vies valent plus que tous leurs profits. » Cet homme a puisé à tous les râteliers pour finir comme supplétif de l’extrême droite !

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Écologisme, ni gauche, ni droite, ni extrême

extraits : les critiques d’analphabétisme écolo envers le RN peut être aussi adressée aux autres encartés élus, que ce soit à l’extrême gauche, la gauche, le centre, la droite et même les écologistes institutionnels. L‘écologie est un projet trans-politique. L’avenir de notre planète et des conditions de vie concerne tous les Français, tous les humains sans distinctions partisanes… le clivage gauche/droite et à plus forte raison « extrême » est donc obsolète….

Annexe : la triangulation dont Macron était l’expert

Dans la communication politique, il s’agit d’utiliser des références historiques, des concepts, des propositions des partis adverses pour gagner une audience idéologique dans leur électorat. Effacer les repères en reprenant au camp adverse une partie de son argumentaire est devenu une pratique appliquée aussi bien par Nicolas Sarkozy que par Emmanuel Macron. Le premier théoricien de la triangulation politique se nomme Dick Morris, conseiller en communication de Bill Clinton. Il s’agissait de montrer son ouverture d’esprit, sa capacité à dépasser la division gauche/droite et les affrontements partidaires.

La triangulation est surtout une manipulation de l’opinion pour gagner quelques voix à une élection. La conséquence, une perte de repères pour les citoyens alors que jusqu’en 2017 l’axe gauche/droite était resté une référence bien admise. L’écologie politique permet de dépasser le classement gauche/droite d’une autre manière. Son message est compatible avec les partis traditionnels croissancistes, soumis au lobbying des entreprises. Tous les citoyens sont écologistes par nature, nous avons tous l’intérêt commun à conserver une planète viable et vivable.

Faisons un vote positif pour l’écologie à chaque scrutin, pour essayer d’assurer politiquement un avenir durable pour la famille humaine et l’ensemble de l’écosystème. Cela va bien au-delà des triangulations illusoires et des qualificatifs dérisoires comme « extrémiste ». Et s’il faut pour cela en passer par une alliance avec les socio-démocrates, cela peut se comprendre.

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Le statut de la vérité au bac philo 2024

« La science peut-elle satisfaire notre besoin de vérité ? » Le sujet de philosophie du baccalauréat général 2024 propose d’aborder la science depuis un mobile subjectif (satisfaction d’un besoin) alors même que la démarche scientifique témoigne d’un souci d’objectivité. Problème existentiel à mille lieux des préoccupations des lycéens pour qui Tik Tok tient lieu de messie.

corrigé de Didier Guilliomet (prof de φ) : « La vérité est l’accord de la pensée avec la réalité, et la science propose justement de penser la réalité quelle qu’elle soit – formelle, naturelle ou spécifiquement humaine. Les experts du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] peuvent éclairer les politiques et les citoyens sur le dérèglement climatique et faire reculer le climato-scepticisme. Un historien peut lutter contre toutes les formes de falsification de l’histoire (révisionnisme ou négationnisme). Mais est-ce que cela suffit ? La science ne peut satisfaire notre besoin de vérité, car ce dernier peut porter sur des objets qui ne sont pas nécessairement connaissables et qui relèvent, par exemple, de la religion ou d’aspiration personnelle. »

Le point de vue des écologistes

Michel Sourrouille : Si c’est ça qu’on enseigne aux élèves, ce fatras informe avec juste quelques noms connus pour égayer le tout, et il ne reste plus pour nos lycéens qu’à s’engager en religion car là est la vérité ultime (cachée derrière un soi-disant « besoin existentiel d’authenticité »). Didier Guilliomet a oublié que la France était un État laïque où la religion n’a pas de place dans la sphère publique (scolaire). Par contre, comme la réalité socio-économique dépasse la connaissance scientifique car constructions purement humaines, on a besoin du débat démocratique pour savoir quelles décisions prendre en situations confuses. D’accord le GIEC nous dit qu’il y a réchauffement climatique, mais que faisons-nous pour lutter contre ce phénomène que nous avons nous-même crées ? Tel est personnellement mon besoin de vérité, examiner les réponses que nous faisons au niveau… politique (au sens de savoir comment gérer notre cité, notre société). La science peut aider, mais elle ne dit pas tout !

Pommepoirescoubidou : 41% des Français lisent avec confiance leur horoscope, croyant y lire la vérité sur leur avenir…

Alno : Des vérités factuelles, scientifiquement ou rationnellement établies, peuvent être supplantées aujourd’hui par des vérités dites « alternatives » proférées sur les réseaux sociaux par des hurluberlus de tous poils : créationnistes, platistes, complotistes et j’en passe !

Athanagore Porphyrogenete : Eh oui. La science n’est pas une religion. Si Greta Thunberg continue ses études elle l’apprendra peut être un jour.

EsseG : Vous avez raison, Athanagore. Le réchauffement climatique, la disparition du vivant, la pollution de l’eau, de l’air, des sous sols, qui gagne toutes les parties de la planète sans aucune exception, sont très certainement des fake news, et ceux qui s’en inquiètent doivent être des fanatiques…

Neril : Ne pas oublier que « Savoir » à deux contraires : « Ignorer » et « Croire »…

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COP28, le moment d’une vérité édulcorée

extraits : « La COP28 sera un moment de vérité pour l’industrie pétrolière et gazière », affirme Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). En réalité, les entreprises pétrolières et gazières jouent aujourd’hui un rôle plus que marginal dans la transition énergétique. Un chiffre résume ce manque d’engagement : leurs investissements dans les énergies bas carbone ne représentent que 1 % des investissements totaux (1 800 milliards de dollars en 2023).

2022, dire la vérité scientifique aux Français

extraits : On ne sait pas si les candidats à l’élection présidentielle de 2022 auront recours à la science, mais beaucoup de thèmes de campagne s’y prêteront : la santé, l’environnement, la démographie. Les candidats auront l’opportunité d’élaborer leurs programmes sur une quantité de faits. Pr exemple un État qui tient à protéger sa population doit s’en prendre aux industries qui vivent intentionnellement ou non de la production de maladies. La chimie, les transports fossiles, l’alcool, le tabac….

Dire la vérité, c’est augmenter le prix du carburant

extraits : Conduire pollue, et cette pollution tue, et tuera pour plusieurs siècles en ce qui concerne le gaz carbonique. La levée de boucliers concernant la hausse du prix du carburant constitue un moment de vérité écologique. Le principe pollueur-payeur justifie que ces dommages soient intégrés au prix des carburants à la pompe….

Pour dire la vérité vraie, il faut avoir un cancer

extraits : Pour la question du pic pétrolier, il en en de même, ce sont des experts à la retraite qui ont dit une vérité bien occultée aujourd’hui. Des transfuges de l’industrie pétrolière ont fondé lASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier et gazier) en 2000. En France le spécialiste de l’ASPO, Jean Laherrère, ancien ingénieur pétrolier, est né en 1931. Ce sont les Cassandre des temps modernes, ils ont dit la vérité sur la fin de leur vie, ils ne sont pas écoutés, occupés que nous sommes par les sirènes du marketing, étouffés par le lobbying des industries fossiles….

Parler d’urgence démographique, une vérité qui dérange

extraits : La démographie ne pose aucun problème pour ceux qui, enfermés dans une discipline particulière, n’ont pas de vision globale des choses. Les démographes ne raisonnent qu’en termes de transition démographique, donc tout ira mieux demain puisque la fécondité va baisser comme par miracle. Les agronomes croient que des prouesses agricoles (incertaines) vont pouvoir nourrir la population demain, même à plus de 10 milliards de personnes. Les « écologistes » institutionnels, je pense à ceux qui courent après les places grâce à un parti, ne veulent pas faire de vagues puisqu’ils désirent être élus….

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Unicef, enfant de trop, enfant mal nourri

Éradiquer la faim semble un objectif de moins en moins atteignable au fur et à mesure que les chocs climatiques, les inégalités économiques et les conflits font progresser l’insécurité alimentaire. On attend depuis longtemps que LE MONDE ajoute à ces déterminants le poids du nombre. On attend depuis trop longtemps que LE MONDE utilise le terme de surpopulation et des freins culturels et politiques à l’autolimitation de la fécondité. On attend avec impatience de savoir quelles sont les politiques de planning familial instaurées dans les différents pays cités par l’article suivant d’une journaliste du MONDE .

Mathilde Gérard : L’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, évalue dans un nouveau rapport l’ampleur de la « pauvreté alimentaire » des enfants : un quart des enfants de moins de 5 ans dans le monde (181 millions) vivent dans une situation de pauvreté alimentaire sévère, c’est-à-dire qu’ils ne sont nourris exclusivement que par un ou deux groupes d’aliments – le plus souvent du lait maternel ou infantile et/ou des féculents –, se retrouvant privés d’aliments nutritifs et diversifiés indispensables à leur santé et leur développement, comme les fruits et légumes, les légumineuses ou les protéines animales. C’est le cas de 63 % des enfants en Somalie, de la moitié des enfants en Afghanistan, 40 % en Inde et 32 % en Afrique de l’Ouest. Selon une autre étude dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest, la part des jeunes enfants (moins de 5 ans) consommant au quotidien des snacks ou des boissons sucrées se situe entre 25 et 45 %. Il faut garantir les droits des enfants à travers toutes les enceintes de négociations internationales et dans les politiques publiques…

Le point de vue des écologistes néomalthusiens

Qui ne peut nourrir ses enfants n’en fait pas… sinon on peut parler à propos de ces parents indignes « d’incitation à la malnutrition ». Cette réalité doit être perceptible depuis toutes les chambres à coucher du monde, sinon la famine ne peut que s’amplifier. Voici quelques donnés démographiques sur les pays cités par Mathilde Gérard :

Afghanistan : En 1950, l’Afghanistan compte environ 7,5 millions de personnes.En 2021 on atteint près de 40 millions d’habitants. En 2023, la population de l’Afghanistan aurait augmenté de 1 270 382 personnes et à la fin de l’année elle serait de 43 349 960 personnes.

Afrique de l’ouest (Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo) : La population en Afrique de l’Ouest (391 millions d’habitants en 2019) devrait doubler d’ici 2050 (796 millions d’habitants) et être multipliée par 3,8 à la fin du siècle (1,5 milliard d’habitants). »

Inde : Au recensement de 1921, la population comptait 300 millions d’habitants, on atteint 400 millions en 1955.  L’ Inde vient de dépasser la Chine en 2023, elle est devenue le pays le plus peuplé de la planète avec 1,4 milliard d’habitants. Comme plus de 40 % de sa population a moins de 25 ans, cela veut dire que la croissance démographique est loin d’être terminée. Notez que l’Inde a déjà une densité de 470 hab./km2.

Rwanda : Le nombre de Rwandais était de 4,8 millions en 1978 et déjà 8,1 millions en 2002 malgré le génocide des Tutsis. Nous arrivons à 13,3 millions en 2022 et 20 millions sont prévus en 2050. En 1965, le Rwanda avait une densité de 126 hab/km². En 1990, LE MONDE la densité avait atteint 760 personnes au km2 . Il est prévu une densité autour de 1 000 hab/km² en 2050, soit 10 habitants par hectare.

Somalie : En Somalie, 16 millions d’habitants, le taux de fécondité est de 5,98 enfants par femme (2019) et le taux de croissance annuel de la population de 2,9% de variation annuelle (2020) soit un doublement en 24 ans seulement.

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Démographie africaine et migrations vers l’Europe

extraits : Emmanuel Macron avait déclaré, en marge du Sommet du G20 en juillet 2017 : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » Il s’attira les foudres de l’ambassadrice de l’Unicef, Angélique Kidjo : « Moi ça ne m’intéresse pas qu’un Président, d’où qu’il vienne, dise à des millions [d’Africains] ce qu’ils doivent faire dans leur chambre à coucher ». Cette déclaration montre bien à quel point l’incompréhension demeure au niveau de l’Unicef sur les enjeux démographiques africains. …

Le péril noir menace aux portes de l’Europe

extraits : L’Agence française de développement (AFD) ne participe pas à des programmes de contrôle des naissances, seulement à des mesures de protection maternelle et infantile. C’est un tort. L’association « Démographie responsable » a demandé qu’un quart du budget actuel de l’Aide au Développement de l’UE soit affecté à la Planification Familiale. Cela nous semble la voie de la sagesse… car les migrations internationales ne peuvent plus servir d’exutoire dans un monde clos et saturé d’humains….

Unicef, enfant de trop, enfant mal nourri Lire la suite »

Les droits de la nature, à ne pas oublier

Comme toutes nos institutions, notre droit n’est pas neutre, il est largement conditionné par une certaine vision du monde. Ainsi de nos rapport à la nature, on fait preuve actuellement d’anthropocentrisme, on pourrait aussi bien un jour faire preuve d’écocentrisme.

Lire, Définir anthropocentrisme, biocentrisme, écocentrisme

Claire Legros : Des fleuves, des montagnes, des forêts se voient progressivement reconnaître comme des personnes juridiques, quand ce n’est pas la nature dans son ensemble – la Pachamama (la Terre Mère) – qui est promue sujet de droit. Cette mutation se heurte toutefois à de fortes oppositions. Si la confrontation semble à ce point radicale, c’est sans doute qu’au-delà de la querelle juridique, les droits de la nature portent en germe une transformation profonde de la pensée, une révolution copernicienne qui bouscule la vision anthropocentrique du monde et ouvre de nouveaux champs de réflexion sur les mutuelles dépendances entre humains et non-humains. C’est aux Etats-Unis que le juriste Christopher Stone élabore, en 1972, la première théorie juridique des droits de la nature, Les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? Les arbres dont il est question sont de vénérables séquoias géants multimillénaires de la Mineral King Valley en Californie, que la compagnie Walt Disney s’apprête alors à supprimer pour construire une station de ski. L’une des principales organisations de défense de l’environnement aux Etats-Unis, le Sierra Club, assigne la firme en justice, mais est déboutée au motif qu’elle ne peut défendre les intérêts des arbres puisque la montagne ne lui appartient pas. Le juriste s’appuie des son côté sur la notion technique de « personnalité morale », créée au XIXe siècle pour les entreprises commerciales. Il suffit de déployer cette « fiction juridique » aux végétaux, aux minéraux ou aux animaux pour ne plus les considérer comme des choses.

Mais il est évident que, à partir du moment où des droits sont reconnus à la nature, la question de leur confrontation par rapport à ceux des humains est posée. Le respect des cycles naturels peut-il prévaloir sur les besoins fondamentaux des populations ? Pour les partisans des droits de la nature, la question relève presque du contresens. Loin de s’opposer aux droits humains, les droits de la nature en conditionnent au contraire l’exercice. Les droits de la nature renforcent au contraire les droits humains fondamentaux tels que le droit à un environnement sain ou à une eau potable. Si donner une personnalité juridique aux entités naturelles semble nécessaire, c’est pour provoquer une rupture symbolique, bousculer les représentations et en finir avec « une vision utilitariste et dominatrice de la nature ».

Le point de vue des écologistes

Guifredo : Merci pour cet article approfondi. L’idée est surprenante mais n’est-il pas aussi étonnant que les marchands de pétrole ou de ciment aient une personnalité morale qui leur donne des droits leur permettant de porter atteinte au climat ?

Lorange : Je ne vois en effet pas en quoi un fleuve aurait moins d’importance pour la planète et l’humanité qu’un cacochyme milliardaire du CAC 40. Limite même on peut aisément se passer du second alors que le premier est vital.

Alain Sager : Précisons. Quand Descartes dit : « comme maîtres et possesseurs de la nature », c’est avant tout pour éloigner l’idée d’un Dieu ou d’entités irrationnelles qui, selon leur bon vouloir ou leur caprice, pourraient influer sur le cours des choses, sans que l’homme ait sur elles aucune prise certaine. Dans l’esprit de Descartes, il restera donc toujours une distance, ou un écart, entre son bon vouloir et les forces naturelles en action. On pourrait même le rapprocher ici de Francis Bacon : « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant ».

Michel SOURROUILLE : L’expression « acteurs absents » mérite considération. Selon la définition du Dictionnaire du développement durable, il s’agit des générations futures et des non-humains, absents de nos délibérations actuelles. Une expression nouvelle permet de rendre visible l’invisible. C’est possible, les religions du livre en témoignent : elles font célébrer un dieu abstrait dont l’existence ne pourra jamais être prouvée. Par contre, les enfants de nos enfants et la biodiversité dans la nature sont une réalité tangible dont l’avenir est compromis. Mais comment faire s’exprimer ces acteurs fantômes, par définition absents de notre présent ? On peut développer cette proposition de Sarah Vanuxem : « Derrière la personnification d’éléments de la nature, il y a la possibilité de les faire bénéficier d’un porte-parole humain. » Un avocat en somme !

Lire, Acteurs absents de nos délibérations présentes

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« Restauration de la nature » à l’arrachée

La loi « Restauration de la nature » a été adoptée in extremis. Ce texte-clé du pacte vert européen, qui prévoit la remise en état de 20 % des terres et des mers de l’UE d’ici à 2030, a été voté à l’issue d’un processus tumultueux et de la courageuse expression de la ministre autrichienne.

Chastand et Mouterde : Ce texte majeur du pacte vert a été définitivement adopté le 17 juin 2024 grâce au changement de pied de dernière minute de la ministre autrichienne de l’environnement, Leonore Gewessler (Die Grünen, les Verts). Le Parti populaire d’Autriche (ÖVP) avait officiellement appelé la ministre écologiste à s’abstenir.  « Dans les moments décisifs, je veux faire ce qui est juste sans me cacher », elle avait estimé qu’elle était légalement en position de décider seule de son vote à la table du conseil. Dénonçant un « abus de pouvoir », l’ÖVP a annoncé vouloir porter plainte contre sa minstre… devant la justice européenne. Vingt Etats sur vingt-sept, représentant 66 % de la population de l’UE, ont voté en faveur du texte – la majorité qualifiée étant d’au moins 15 Etats représentant au moins 65 % de la population. La Suède, la Finlande, la Pologne, les Pays-Bas, l’Italie et la Hongrie s’y sont opposés et la Belgique s’est abstenue. Les États devront remettre progressivement en eau les tourbières, améliorer la biodiversité des écosystèmes forestiers en laissant par exemple davantage de bois mort, éviter toute perte d’espaces verts urbains ou encore restaurer l’écoulement naturel de 25 000 kilomètres de rivières….

Le point de vue des écologistes

Bonne nouvelle mais en même temps c’est effarant : décidément il faut aller à l’encontre de son propre gouvernement pour assurer la survie de la biodiversité. Notre avenir ne tient qu’à un fil, ici une ministre courageuse, là des lanceurs d’alerte, et des associations environnementales vilipendées… Le populisme de l’extrême droite n’a pas fini de faire des ravages.

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Des droits de l’Homme aux droits de la nature

extraits: Après l’irruption des droits de l’homme de 1789 et des droits sociaux de 1946, la constitutionnalisation de la Charte de l’environnement reconnaissait en 2005 les principes fondamentaux d’une écologie soucieuse du devenir de l’homme. Il manque encore la reconnaissance des droits de la nature, mais l’idée fait son chemin….

La biodiversité aux abonnés absents

extraits : Si les services rendus par la nature sont surexploités, c’est que personne n’en assure le coût. La nature ne se fait pas payer quand elle nous donne son eau, son pétrole, ses forêts, ou quand elle gère et digère nos déchets. Elle n’envoie pas d’avocat pour les préjudices qu’elle subit quand on dérégule le climat ou qu’on détruit la biodiversité. Il n’y a pas d’autres choix que de recourir à des mécanismes impliquant la puissance publique. Autrement dit, la gestion de la biodiversité en tant que bien collectif doit devenir une mission régalienne….

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WePlanet, le scientisme fait du lobbying

Le vote des eurodéputés sur la législation encadrant les nouvelles techniques génomiques, le 7 février 2024, a donné lieu à une opération de communication impliquant des membres du CNRS.

Stéphane Foucart : L’organisation WePlanet a orchestré une campagne d’influence fondée sur la mise en avant de chercheurs favorables à la dérégulation de la diffusion de ces plantes, issues des nouvelles techniques génomiques (NGT pour New Genomic Techniques). Elle a coordonné l’écriture d’une lettre ouverte envoyée aux membres du Parlement européen pour les inciter à voter en faveur d’une réglementation assouplie pour les nouvelles techniques génomiques. » Relayée par l’institut de biologie du CNRS, les NGT sont toutefois l’objet de grandes divergences d’opinions au sein de la communauté scientifique.

La juriste Christine Noiville, directrice de recherche au CNRS et présidente de son comité d’éthique (Comets) : « si le CNRS venait à décider de s’engager en tant qu’institution, c’est-à-dire s’il prenait des positions publiques et normatives sur des sujets de société, il devrait respecter les règles qui s’appliquent aux chercheurs – faire connaître clairement sa position, expliciter les objectifs et valeurs qui la sous-tendent – et permettre un débat contradictoire au sein de l’institution ». Michèle Leduc, ancienne présidente du Comets, se dit pour sa part très surprise par cette initiative de l’institut de biologie, qui « s’adresse directement à ses directeurs de laboratoire avec des injonctions précises et sans justifier ses options, sur un sujet qui fait l’objet de vifs débats scientifiques, non totalement tranchés et porteurs de graves enjeux politiques ».

La représentante de Weplanet en France est une ex-cadre d’Areva, fondatrice de l’association Voix du nucléaire !!!

Le point de vue des écolo scientifiquement compatibles

Haïdouk : Une obscure ONG dont le rôle est de faire du lobbying en faveur du nucléaire et des OGMs au service des industriels, et qui réussit à embaucher une dizaine de chercheurs du CNRS, c’est tout ce que vous voulez, mais ce n’est pas la Science.

Me2 : Une association pratiquement inconnue qui pousse des scientifiques à prendre publiquement une position favorable aux NGT, et ça marche. Cela me rappelle les moyens utilisés par l’industrie du tabac dans les années 60-80 pour faire croire que le tabac n’était pas nocif. Je n’ai a priori rien contre certaines catégories de NGT mais j’aimerais cependant que la TOTALITE du génome de la plante soit séquencé avant ET après utilisation des outils CrispR ou dérivés a) pour identifier les off-target éventuels et b) servir de références.

Mmi76 : Ce ne sont pas des OGM ( des êtres à qui on incorpore des gènes extérieurs) mais des NGT (ou avec les nouveaux outils crisper, on sélectionne ou renforce des gènes de l’être modifié dans une proportion limitée.

G RICH : Les NGT ne sont pas des OGM. Les mutations génétiques, à la base des NGT, sont la généralité dans la nature et on peut les encourager ce qui est fait ici pour de bonnes causes servant l’humanité.

Sol @ RICH : … désolée de mon ignorance, je ne savais pas que la nature brevetait le vivant Comment cela avait il pu m’échapper ?

Klaatu Vanuatu : Avec le changement climatique rapide, l’agriculture va faire face à des défis considérables pour adapter les plantes aux nouvelles conditions thermiques et hydriques qui favorisent aussi les ravageurs. La génétique moderne offre des moyens que n’avaient pas les agriculteurs antiques pour y répondre. Toutes les plantes utilisées dans l’agriculture sont issues de sélections et croisements qui les ont peu à peu éloigné des espèces sauvages. L’orange a été produit dans la Chine antique par hybridation de fruits initialement non comestibles. De telles manipulations seraient-elles aujourd’hui interdites ?

Max21 : Dommage de ne pas regarder ce que ça produit in fine: des cultures intensives d’un seul et même plan entièrement ravagées par le premier insecte venu que l’on va donc noyer de pesticides détruisant ainsi tout le vivant et la biodiversité (les vers, les oiseaux, …) Et n’augmentent pas les rendements… La diversité des semences est importante aussi pour résister au changement climatique

Juste du Bonsens : Si vraiment les végétaux obtenus au moyen de NGT sont sans aucun danger, pourquoi a-t-on essayé d’en rendre facultatifs la traçabilité et l’affichage ? A part dans les dictatures, notamment communistes, le client a droit à une information complète si on admet la théorie économique libérale.

Fwd : « Un certain nombre de rapports publiés ont établi un lien entre les pesticides et différentes maladies, dont le cancer. Nos objectifs étaient d’estimer l’incidence du cancer et les taux de mortalité dans les petites villes rurales argentines touchées par les pesticides agricoles et de comparer ces estimations avec les indices de la population générale de l’Argentine.(…) Nos résultats suggèrent que le fait de vivre dans de petites villes rurales touchées par des applications de pesticides à proximité a un impact négatif sur la santé, notamment en ce qui concerne le cancer. Ces résultats soulignent la nécessité de mettre en place des politiques de réduction des pesticides, en particulier dans l’environnement des petites populations urbaines. » Verzeñassi, Damián, et al. « Cancer incidence and death rates in Argentine rural towns surrounded by pesticide-treated agricultural land. » Clinical Epidemiology and Global Health 20 (2023): 101239.

NBgt : Voici un bilan de 30 années d’OGM traditionnels : les campagnes en Argentine sont dévastées par les produits phytosanitaires épandus dans les champs d’OGM résistants aux herbicides, causant de graves problèmes de santé publique. Le maïs sauvage et les variétés anciennes au Mexique ont été contaminées génétiquement par les variétés OGM cultivées, ce qui n’était pas censé arriver selon les firmes vendant ces produits. La vérité est assez simple, les variétés OGM n’ont aucunement amélioré l’offre alimentaire mondiale, au contraire. Consultez un rapport de la FAO de 2011 sur l’agriculture mondiale et l’accès à l’alimentation, résultant du travail de nombreux experts : l’agriculture vivrière est celle qui permet à la majorité de la population mondiale de se nourrir, et non pas les OGM.

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Crispr-CAS9, La guerre entre génophobes et génophiles

extraits : Plus de 150 organisations non gouvernementales (ONG) ont appelé en 2016 à un moratoire sur les techniques de « forçage génétique ». Les nouvelles méthodes d’édition du génome – comme Crispr-CAS9 – rendent en effet possible des manipulations génétiques à grande échelle.  « Le forçage génétique est délibérément conçu pour se diffuser et persister, sans considération pour les frontières nationales, écrivent les organisations signataires de l’appel. « Il n’est pas possible de prédire les effets écologiques en cascade de la diffusion [d’une modification génétique] dans les écosystèmes sauvages », les gènes introduits « pourraient se diffuser de manière irréversible » et « franchir la barrière des espèces ». Les pétitionnaires demandent un moratoire sur les applications bien sûr, mais aussi sur la « recherche appliquée »…

L’Académie des sciences inféodée au business

extraits : Le 10 novembre 2023, la vénérable compagnie a publié un communiqué (que nous reproduisons en annexe) en soutien implicite à la proposition de la Commission européenne de déréguler les cultures issues des nouvelles techniques génomiques (NGT). En dehors des absurdités énoncées par l’Académie des Sciences sur les ciseaux moléculaires (on croule pourtant sous les articles sur les off-targets), on y lit (point 2) que cette technique ayant été utilisée pour le traitement d’anémies génétiques serait en soi une justification scientifique et (point 8 ) une opinion sur les conflits d’intérêts qui laisse pantois : «  L’invocation perpétuelle de conflits d’intérêt qui biaiserait le jugement de scientifiques compétents ne peut être généralisée ». Laissons la parole à deux avis diamétralement opposés…

Crispations autour du Crispr.Cas9

extraits : Le procédé d’édition de l’ADN nommé Crispr-Cas9 (un « ciseau » qui permet de reconfigurer assez facilement nos gènes) permet d’intervenir sur les cellules pour soigner des maladies génétiques. La modification se transmettrait alors à la descendance, une forme d’eugénisme durable. La sélection naturelle est remplacée par une sélection programmée par la médecine. Dans le cas de l’embryon humain, toute recherche reste conditionnée pour l’instant à une « finalité médicale ». Mais l’Inserm et l’Académie de médecine ont réclamé un assouplissement des contraintes dans ce domaine. L’eugénisme scientifique rentre dans les mœurs, bien oubliées les dérives de la sélection d’une « race » pure du temps de l’Allemagne nazie. La techno-science va nous sauver de façon rationnelle…

À propos de WePlanet, leur site

https://www.replanet.fr/

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L’anti-écologisme du Rassemblement National

Macron au niveau écolo, ça craint déjà ! Et si l’extrême droite, en campagne depuis des mois contre une prétendue « écologie punitive » arrivait au pouvoir en France ? Aurait-on un réchauffement de 5 ou 6°C ? Les écologistes s’inquiètent, on passe du mal au pire.

Macron tout d’abord : les différentes sphères de la cause environnementale ont recensé toutes les mesures mises à l’arrêt par la dissolution de l’Assemblée nationale. Le troisième plan national d’adaptation au changement climatique, décalé depuis des semaines, remisé aux calendes grecques. La stratégie nationale bas carbone, qui devait être dévoilée jeudi 13 juin, attendra. Et une énième concertation sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne peut plus être lancée. Pendant plusieurs semaines encore, la France devra donc se passer de feuilles de route énergétique et climatique.

Le Rassemblement National ensuite :  Le RN n’a pas de compréhension globale des enjeux environnementaux, il n’a aucune crédibilité sur ces questions. Dans son programme des élections européennes, le parti de Marine Le Pen veut abroger des pans entiers du pacte vert pour l’Europe, notamment l’interdiction de la vente de véhicules neufs à moteur thermique en 2035, et il y réaffirme sa volonté de mettre en place un moratoire sur l’éolien et le solaire. Le RN n’a aucune ambition en termes de lutte contre le changement climatique. C’est le vide. Soit les membres du parti sont climato-sceptiques et nient le problème, soit ils l’ignorent. En défendant uniquement le nucléaire, le RN propose une réponse extrêmement simpliste et populiste, qui caresse les électeurs dans le sens du poil en leur faisant croire que l’on peut enlever toutes les contraintes. Extrêmement simpliste et populiste. Et on peut prévoir le pire. Le RN au pouvoir risque fort de couper les subventions publiques à différentes associations environnementales, le Réseau Action Climat (RAC), Les Amis de la Terre et même France Nature Environnement. Il y aurait sans aucun doute une diminution drastique des autorisations de manifestations et une répression plus forte contre la désobéissance civile. Silence, l’ordre nationaliste aveugle règne. Or la question de fond n’est pas pensée : est -il ou non important de conserver une planète vivable. Les points de vue exprimés par les soutiens du RN font peur :

Le point de vue des frontistes d’extrême droite

Krikri : Mais enfin, ce sont bien 40% des votants qui ont choisi l’extrême-droite.

Rumi : L’arroseur du bien se retrouve arrosé par le camp du mal. C’est ennuyeux car ce camp du mal fait 40% des votes. Pauvres bobos et zadistes de tout poil, le bon peuple leur a dit m…

Kowloon : Les « mouvements écolos » pourront ils continuer les saccages, les tentatives d’assassinat et les agressions, comme à Sainte Soline ?

Ana : Les très, très, très nombreuses associations écologiques craignent d’avoir moins de subventions : les activistes vont devoir travailler pour acheter des boules de pétanque , des mortiers de feux d’artifice, de l’essence pour les cocktails ?

Brad the pit : Les écologistes (politiques) sont les dignes héritiers des inquisiteurs, des marxistes-leninistes grand teint, de Pol Pot . ils sont prompt à faire des procès politiques même à leurs alliés ,ils gueulent dès qu’il faut créer une mine de lithium en France mais veulent des voitures électriques.

Notre chasse à la bêtise anti-écolo sur notre blog biosphere

L’écologie à la mode du Rassemblement national

extraits : Interrogée par terraeco en mars 2012, Marine Le Pen exprimait le fond de sa pensée. Selon vous, les changements climatiques n’existent pas ? « Je ne suis pas sûre que l’activité humaine soit l’origine principale de ce phénomène. » Parlons agriculture ? « Le bio est une dictature, avec des histoires de gros sous enrobées dans des bons sentiments. »….

Projet de l’écologiste Marine Le Pen

extraits : sur son site en 2023, le projet du RN (l’environnement pour une écologie française) : Nous pratiquerons, dans tous les domaines, une écologie positive, notre projet tourne la page de l’écologie punitive… L’urgence est de rompre avec une écologie dévoyée par un terrorisme climatique… Nous sortirons du « Green deal » et de l’enfer administratif qu’il impose aux petites entreprises sous le nom de « taxonomie » au profit d’un plan d’autonomie stratégique fondé sur le développement durable… La France n’a pas à sacrifier le bien-être de sa population pour corriger les erreurs ou les abus des autres pays !… … Les Français pourront continuer à sortir leur famille en voiture, à prendre des bains chauds, à apprécier le feu de bois dans la cheminée et à fêter Noël ! »….

L’écologie, impensé du Rassemblement National

extraits : Ce parti d’extrême droite fait bloc avec la FNSEA et oppose la ruralité aux « talibans de la verdure », comme Marine Le Pen appelait les écologistes durant sa campagne présidentielle de 2022. Christophe Barthès, député Rassemblement national (RN) de l’Aude : « Il faudrait être idiot pour voir qu’il n’y a pas de changement climatique. Mais est-ce l’effet de l’homme ? Peut-être que oui, peut-être que non….

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Apprendre l’essentiel par les décroissants

mensuel La décroissance, juin 2024

Christian Bonnet : Je comprends de moins en moins la raison d’être d’Homo sapiens. Que fait-on d’autre, si ce n’est attenter à la vie sous toutes ses formes au nom d’un supposé progrès ? Où est la cohérence quand il est unanimement choisi d’investir davantage dans l’armement et dans l’extractivisme ? Est-ce vivre que d’être des heures durant rivés sur un portable ? D’être progressivement télécommandé par une IA ? Je ne comprends plus mon espèce et sa civilisation.

Philippe Pongy : L’usage des écrans connectés par les adultes en présence des enfants a un pouvoir de contamination majeur sur ces derniers et il serait illusoire d’envisager une restriction de l’appétence infantile pour ces outils sans proposer une restriction de leur usage par les adultes… Tout est donc prêt pour la généralisation de l’Idiotie Augmentée (IA).

Bernard Charbonneau : Parce qu’il y a des machines, sur sa machine l’homme fuit la machine.

Denis Baba : Nombre de Français rechignent de plus en plus à certaines conséquences du programme d’industrialisation sans limites. Voici un terreau fertile pour la national-libéralisme. Lequel ne conteste pas une seule seconde le monde-machine. « La croissance, la croissance, la croissance »  psalmodie, tel un possédé, ce qu’il est (comme nous tous) Jordan Bardella. Mais il prétend la mettre au service exclusif des Français (« de souche » [sic])

Clive Hamilton : Gabriel Attal n’est qu’un homme politique accro à la croissance. Tout le reste doit venir après la croissance. Le capitalisme ne peut exister sans une croissance sans fin. Pour Attal, il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.

François Jarrige : Les secteurs high tech ajoutent des strates supplémentaires d’accaparement de l’eau, pour refroidir les centrales nucléaires, les centres de données. Chaque année ce sont plus de 16 milliards de litres d’eau qui sont absorbés par les centres de données de Google aux États-Unis pour leur refroidissement.

Marine Le Pen : On finit par s’interroger tout de même sur l’objectif de ceux qui entretiennent des prix de l’énergie aussi hauts. N’ont-ils pas comme objectif la réduction de l’activité humaine, ce qui en réalité correspond à l’idéologie très en vogue à l’Union européenne de la décroissance généralisée. Il faut moins de tout, moins d’industrie, moins d’énergie, moins de voitures, moins de maisons individuelles, même moins d’enfants nous disent certains.

Elle, 8 mai 2024 : Emmanuel Macron veut accélérer la procréation médicalement assistée. Dans le même entretien, il veut instaurer le « droit de visite » des pères divorcés. Mais si le père est le frigo, comment faire ?

Paul Hawken : Tout électrifier, c’est la solution. Nous pouvons garder nos voitures, mais il faut qu’elles soient électriques. L’énergie du réseau doit être entièrement issu de sources renouvelables, ce qui est faisable. 20 millions d’emplois seront créés. Les coûts diminueront, les bénéfices s’envoleront. Le ciel s’éclaircira, le bruit dans les villes s’estompera. La vie continuera, plus belle qu’auparavant… (ndlr, Hawken nous refait le coup de « demain on rase gratis »)

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Front populaire contre Front national, ça va chauffer

Aux élections européennes, nous avons un scrutin à la proportionnelle à un tour, c.-à-d. que les candidats sont élus selon les règles de la représentation proportionnelle à scrutin de liste à la plus forte moyenne. Ce système les obligent à faire des alliances APRÈS le vote. Aux législatives, le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours implique que les partis politiques voulant accéder au gouvernement doivent faire des alliances AVANT le vote. Au moment de l’alliance Nupes en 2022, les Insoumis avaient présenté 328 candidats, contre 100 pour EELV, 70 pour le PS et 50 pour le PCF.

Les discussions actuelles pour la formation d’un (Nouveau) Front populaire se sont faites sur la base de 546 circonscriptions sur 577 en France. Les circonscriptions où les partis détiennent un ou une députée sortante sont reconduites. La France insoumise aura 229 candidatures (dont 90 sortants), le Parti socialiste 175 (dont 31 sortants), les Écologistes 92 (dont 21 sortants) et le Parti communiste français 50 (dont 12 sortants). Le programme maintenant et tout sera ficelé en une semaine. Tandis qu’à droite c’est la Bérézina alors que Macron reprend son refrain favori :  » Sans moi, c’est le chaos ». A l’heure où les duels et les triangulaires comptant l’extrême droite s’annoncent nombreux au deuxième tour le 7 juillet, la force des candidats du NFP (ex Nupes) face au RN (ex FN) aura son importance. Emmanuel Macron, qui assume de rejeter en bloc « des alliances contre nature aux deux extrêmes », n’aura que les restes, un os à ronger.

Le point de vue des écologistes politiciens

Faut-il en rester au slogan « élection, piège à con » si bien confirmé par l’histoire ? Faut-il attendre l’effondrement de la civilisation thermo-industrielle bien calé dans son abstentionnisme ? Faudrait-il laisser la première place au Rassemblement national et mettre l’écologie dans les choux ? A chacun de décider dans le secret de l’isoloir. Cette dissolution surprise offre pourtant de joyeuses perspectives. Admettons que le RN obtienne la majorité absolue à l’Assemblée nationale le 7 juillet. Victoire ! L’extrême droite au pouvoir va faire la preuve vivante de son incapacité à gouverner en appliquant un programme devenu obsolète dans un monde en crises multiples. Autre hypothèse, le Front populaire et le RN se retrouvent au coude à coude, mettons à vue de nez 31% des sièges pour l’extrême droite, 29 % pour le NFP et le reste éparpillé ente les différentes mouvances de la droite (dont le macronisme). La situation est alors ingérable. Victoire, on va pouvoir programmer une nouvelle élection après la démission de Macron.

Reste l’essentiel, le pouvoir pourquoi faire ?

L’alliance d’appareils politiques n’est qu’un moyen, reste à définir les objectifs. Tous les écologistes au fait des tristes réalités géopolitiques et biophysiques de notre monde en péril savent que les mesures à prendre doivent être drastiques. Il s’agit de rompre avec notre mode de vie actuel, fait de gaspillages, de mille addictions, de convoitises… Une Assemblée nationale en charge de l’intérêt public montrera l’exemple de la rigueur intellectuelle et morale. Des citoyens qui auront retrouver ce que veut dire une démocratie éclairée pratiqueront la sobriété énergétique et démographique, le retour à la terre, une technoscience consciente de ses limites, la démilitarisation. On condamnera la surconsommation et les voyages en avion, on envisagera sérieusement le dévoiturage (l’abandon de la voiture individuelle), on préférera converser avec les voisins que faire du tourisme, on jettera son smartphone à la poubelle , etc.

Reste un piège pour la gauche de la gauche, sa sur-considération des problèmes sociétaux. OUI à un mouvement social-écologique qui défend au niveau politique les luttes pour le vivant et le climat. Non à ces obsessions sociétales (féminisme dénaturé, antiracisme primaire…) qui déconsidèrent l’écologie aux yeux des électeurs. Il faut vivre avec son temps : l’égalité entre les homme et les femmes est vraiment garantie dans notre beau pays. Le racisme est poursuivie devant les tribunaux français. Et les LGBT font déjà ce qu’ils veulent en France, même se marier et avoir des enfants. Alors en rajouter, c’est se tirer une balle dans le pied. Notre système demande des efforts de tous les Français pour faire face au périls écologiques, géopolitiques et technologiques de notre temps. Pas des positionnements extrémistes de court-terme.

Front populaire contre Front national, ça va chauffer Lire la suite »

Macron, des Européennes aux Législatives

Le soir des Européennes, 9 juin 2024, Emmanuel Macron

« On ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé lors de ces élections, ma décision de dissolution s’imposait. L’heure est à la clarification. C’était la bonne décision, dans l’intérêt du pays. Et je dis aux Français : n’ayez pas peur, allez voter.  Les forces républicaines d’un côté, les forces extrémistes de l’autre se positionnent. Je tends la main à tous ceux qui sont prêts à venir gouverner et à travailler à une synthèse dans le sens d’une radicalité ambitieuse. La décision que j’ai prise ouvre une nouvelle ère. J’y vais pour gagner ! 

Conférence de presse de Macron le 12 juin 2024. La liste à la Prévert qu’il annone représente des intérêts bien trop hétérogènes pour en faire un « NOUS » . Et l‘écologie est complètement absente, comme d’ailleurs les enjeux internationaux :

« Je ne veux pas donner les clés du pouvoir au Rassemblement national en 2027… Certains députés de La France insoumise créent un désordre à l’Assemblée nationale… L’équation parlementaire était devenue intenable. J’ai donc pris acte d’un blocage qui conduisait inéluctablement à empêcher le gouvernement d’agir, ce qui devenait dangereux pour la France . Je propose des élections législatives anticipées pour permettre de gouverner à des forces politiques qui ont été choisies par les Françaises et les Français… La droite républicaine, tout au moins celui qui en a la charge, vient de faire pour la première fois alliance avec l’extrême droite… Je  promet l’autorité républicaine à tous les étages.. Je vais réduire l’immigration illégale grâce à l’Union européenne… Je promet la reprise en main par l’Etat des mineurs non accompagnés… Je ne permet pas  l’usage des téléphones avant 11 ans et l’accès aux réseaux sociaux avant l’âge de 15 ans… Je  généralise le service national universel d’ici à la rentrée 2026 afin de recréer des rites républicains… Je construis huit nouveaux réacteurs nucléaires… » 

Le point de vue des gens normaux

– Le chef de l’État a sobrement répondu aux questions des journalistes : « Je ne me prends pas pour Jupiter, je suis Jupiter ».

– Le classique : moi ou le RN… Seulement là manifestement cela va virer au cauchemar… car qui veut encore de lui ?

– Notre Président en culottes courtes n’a jamais compris que « En marche » puis « Renaissance » n’ont aucune substance et qu’il a fait le jeux des extrêmes.

Le mec dégage tous ses députés et fait tout de suite campagne pour qu’on réélise les mêmes députés, c’est une blague?

– Ça sent les propositions de dernière minute. Il doit avoir de sacrés conseillers le père Macron.

– Toujours la même soupe, plus il parle, plus il s’écoute parler, moins on écoute

– « C’est clair ! », « j’ai toujours été clair ! », « les choses sont claires ! », « je suis pour la clarification ! »..… En bref c’est pas très clair !

– En fait, c’est un catalogue de mesurettes : un discours de chef de gouvernement, pas de président de la république.

Je suis choqué de voir le président se comporter comme le leader d’une majorité improbable alors que je croyais qu’il était le garant de l unité du pays

– Merci Monsieur Macron, vous venez de me faire comprendre que je si je vote à droite, je suis fasciste, et que si je vote à gauche, je suis stalinien.

– J’ai l’impression qu’en plus de jouer avec le feu, il commence à manquer sérieusement de lucidité. Mais faites-le taire !

– Il n’a pas encore compris que l’heure de la fin de son unique septennat avait sonné…

– Les élections du 7 juillet prochain vont montrer que Macron va se retrouver dans l’incapacité totale d’appliquer un quelconque programme…

– Macron affirme sans sourciller ne pas vouloir donner les clés du pouvoir au RN en 2027… alors qu’il va les lui donner aux législatives.

La presse internationale se demande si Macron est devenu fou? La réponse est claire, oui !

Où allons-nous ? Quelle est la hiérarchie des objectifs potentiels ? Quelles marges de manœuvre dans un contexte international de plus en plus tendu, et un contexte budgétaire de plus en plus contraint ? Quels moyens pour lutter contre le réchauffement climatique ? Que faire si le prix du baril explose ? Quelle compétitivité pour la France alors qu’elle n’a pas plus de mines sur son sol et un coût salarial élevé ? Quelle place faire à la résorption du déficit public ? Comment payer les retraites si on supprime la loi qui a été voté ? Quelle attitude adopter sur les conflits internationaux en cours, Ukraine, Gaza, Taïwan, etc. ? Il ne faut plus compter sur Macron pour donner des réponses.

Le point de vue de Raphaël Glucksmann sur une union à gauche et écolo

« Voici les conditions : un soutien indéfectible à la construction européenne, un soutien indéfectible à la résistance ukrainienne, l’abrogation de la réforme des retraites, de l’assurance-chômage et de la loi “immigration”, une accélération de la transition écologique et un rejet de la brutalisation de la vie politique. Si ces conditions ne sont pas remplies, on ne fait pas alliance…. Je vais prendre mon bâton de pèlerin et soutenir tous les candidats face au RN qui auront adhéré à ces cinq points qui sont les cinq points basiques de respect de la démocratie et je ne fais pas ça pour être premier ministre. J’ai une idée, ça ne sera clairement pas Jean-Luc Mélenchon. Je pense à Laurent Berger [ancien secrétaire général de la CFDT] qui a incarné la lutte contre la réforme des retraites, qui a été d’une responsabilité aussi grande que l’irresponsabilité de notre président actuel. »

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L’indigne criminalisation des mouvements écolos

Il n’était pas rare dès la naissance de ce blog que des commentateurs nous renvoient à la face les mots « totalitarisme », « Khmers verts » ou autres « Ayatollah de l’écologie ». L’écologie serait donc un repère de gens peu recommandables. Aujourd’hui le gouvernement avait repris cette thématique en allant encore plus loin que des mots, en criminalisant les mouvements écolos, par exemple cette tentative de Darmain d’interdire « Soulèvements de la Terre ». Pour en savoir plus :

Stéphane Foucart  (journaliste du MONDE) : « La thématique environnementale a presque disparu lors des élections européennes du 9 juin 2024. Une des causes résulte à l’évidence de la criminalisation du mouvement environnementaliste : extravagante sévérité de la réponse judiciaire au Royaume-Uni, gestion policière des actions écologistes par le ministre de l’intérieur en France. Interpellations de masse, gardes à vue abusives ou interdictions de manifester ne sont pas seulement des instruments d’intimidation, ils sont autant de signaux adressés au corps social. L’écologie serait une affaire de dangereux délinquants ! Ce stigmate, les militants d’extrême droite, ou ceux de l’agriculture productiviste, y échappent largement.

En miroir de la criminalisation des mouvements écologistes se construit ainsi la banalisation des postures et des mots de l’extrême droite la plus radicale.« 

Le point de vue des aveugles

Mr Foucard est un parfait porte-parole de nos khmers verts.

– Décidément l’idéologie rend sourd et aveugle M.Foucart.

– Une telle tribune partielle et partisane a-t-elle sa place dans le Monde ?

– Certaines manifestations  » écologiques  » ne permettent en aucun cas de justifier cette tribune.

– Les juges anglais ont récemment envoyé en prison des rigolos qui avaient bloqué le pont de la tour de Londres, exemple à suivre.

– Dans un système démocratique, ce n’est pas le plus violent qui décide, point final à la ligne.

Le point de vue des écologistes éclairés

Les contributions ci-dessus montrent combien la menace du dérèglement climatique est peu prise au sérieux par les Français….jusqu’à ce que leur maison soit inondée, l’électricité coupée, et là on va chouiner auprès des pouvoirs publics…

– Bien d’accord avec vous monsieur Foucard. Dans 50 ans les manifestants écolos d’aujourd’hui seront vus comme des résistants précurseurs. Comme les suffragettes en leur temps qui bravaient à l’époque les lois du machisme.

– Quand un état n’est plus capable ni désireux de répondre à la menace la plus forte qui pèse sur le pays et l’humanité, il se délégitime et ouvre la voie au chaos ou à la dictature. Un concept éclaire la situation, le « carbo-fascisme », une nouvelle tendance du populisme : il installe au pouvoir les néolibéraux pour continuer leurs sombres desseins de pillage de la planète.

– Il est parfaitement possible de faire de juteuses affaires avec les régimes d’extrême droite. L’histoire regorge d’exemples de grandes fortunes soutenant sans état d’âme ce type de régimes.

– La rengaine simpliste sur l’obéissance due à l’Etat en démocratie ne tient plus devant les faits scientifiques. Cela fait 40 ans que les gouvernements successifs ignorent 7 rapports consécutifs de la plus démocratique instance scientifique internationale, le GIEC, qui nous dit que les politiques actuelles nous mènent à la catastrophe : un réchauffement de 3 degrés.

– L’histoire donnera raison à ceux qui ont résisté contre le saccage de la planète, pas à ceux qui font des leçons de démocratie, dans le confort de leurs appartements bien chauffés et climatisés.

– Les industries polluantes et pilleuses des ressources naturelles, les vraies criminelles, se démènent à coup de millions avec des lobbies surpuissants pour contrer toutes les tentatives de critique. Faire passer les acteurs écologistes pour des criminels en se faisant aider par le pouvoir est une de leurs dernières trouvailles.
– Macron, Darmanin et consorts n’ont aucune compréhension des enjeux environnementaux. Ce ne sont même pas des « politiques » mais de simples marionnettes dont la mission est de préserver les intérêts du monde économique. Rien d’étonnant donc à ce qu’il mettent prioritairement l’accent sur la lutte contre ceux qui aspire à un changement de modèle.

– « Personne n’aime les porteurs de mauvaise nouvelle » entend-on dans Antigone, la pièce de Sophocle.

– Macron n’attaque pas les Amishs par hasard. C’est pourtant un mode de vie de ce type qui peut sauver tout le monde. Mais les gens n’en veulent pas. Donc ce sera le mur.

– Le « court-termisme » idéologique et la préoccupation électorale de se maintenir au pouvoir contribuent encore à accélérer cette tendance gouvernementale à la répression. La seule chose dont on est certain est que le long terme finit toujours par l’emporter sur le court terme. Les changements auront lieu, voulus ou subis, mais ils auront lieu.

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Les Khmers verts et autres Ayatollah de l’écologie (2013)

extraits : En 1985 eut lieu le procès d’un groupe qui s’étaient introduits dans le silo d’un missile nucléaire et avaient commis quelques dommages. Le juge Hunter avait déclaré que la violence inclut l’atteinte à la propriété. L’accusé Holladay répondit : « La question est de savoir si une arme nucléaire peut être considérée comme un bien au même titre qu’un bureau. Aussi longtemps que ce pays considérera les armes nucléaires comme des biens à défendre et à protéger, plus sacrés que les vies humaines qu’elles sont destinées à détruire, on sera en droit de se demander ce qu’est exactement une propriété. Les fours crématoires allemands étaient-ils des propriétés privées ? » Holladay fut condamné à huit années d’emprisonnement pour « voie de fait » à l’encontre des engins de mort les plus abominables jamais construits.

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A69. Manifestation interdite, donc violente ?

Les États présentent un caractère double assez particulier, ils sont à la fois des formes institutionnalisées de pillage et des projets utopiques. Le dossier de l’A69 est celui qui illustre le mieux cette troublante dualité – entre l’Etat stratège soucieux du long terme et l’Etat pillard qui permet le saccage de l’avenir et des biens communs au bénéfice de quelques-uns. L’A69 est ce vieux projet d’autoroute entre Castres et Toulouse dont le tracé jouxte celui de la route nationale 126.  : de vingt à trente minutes gagnées pour relier les deux villes, et une vingtaine d’euros pour l’aller-retour. Pour se désenclaver, un travailleur castrais devra donc débourser chaque mois un peu plus d’un quart du smic.

Matthieu Goar et Audrey Sommazi : A partir du 7 juin 2024, les mouvements mobilisés contre le projet d’autoroute avaient prévu trois jours de réunions et d’actions sur le tracé de l’A69. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a demandé au préfet du Tarn d’interdire « cette nouvelle manifestation qui s’annonce extrêmement violente » où pourraient se rendre « 5 000 personnes dont 600 black blocs ». Le groupe des écologistes à l’Assemblée nationale a, pour sa part, évoqué le film Minority Report (2002) en décrivant un gouvernement prêt à « nous plonger en plein film d’anticipation où la violence s’invente avant même son existence éventuelle ».

Après s’être concertés, les principaux collectifs – Les Soulèvements de la Terre, La Voie est libre (LVEL), Extinction Rebellion Toulouse, la ZAD A69 – ont signé un communiqué où ils appellent quand même à « se rassembler massivement ». Autour du chantier de l’A69, des dégradations de matériels ont été constatées depuis plusieurs semaines, certaines revendiquées par le GIEC, le Groupe d’intervention pour l’extinction des chantiers….

Le point de vue des écologistes activistes

ExtinctionRebellion : Darmanin était plus humble et compréhensif face aux agriculteurs en tracteurs de 10 tonnes… Facile de faire le gros bras contre des familles en vélo cargo et quelques freluquets végétariens à capuche.

hapax : Le gouvernement cherche la confrontation. Ce sera donc violent : les luttes de défense de la Terre ne se font pas avec des caresses. Face à l’absurdité de ce projet dénoncé par tous les scientifiques et face à l’urgence climatique, il s’agit de légitime défense. Il s’agit de contre-violence. Il s’agit de défendre l’avenir.

Stchef : Soutien total a ces opposants dont je salue le courage. L’humanité doit RALENTIR et non pas accélérer comme ce qui est propose par ce type de projet complètement décalé par rapport aux enjeux climatiques actuels…

bruno81 : J’habite dans le coin et lors de la dernière manifestation, qui s’est très bien passé d’ailleurs, la police contrôlait les véhicules des personnes qui rentraient chez eux le soir. Ainsi, mon canif de pique-nique m’a été volé par les forces de l’ordre, et est devenu, dans les rapports, la preuve des ambitions violentes de tous les manifestants. Je suis assez fier du destin révolutionnaire glorieux de mon petit canif à fromage, même s’il me manque…

Tanith : Au lieu de construire une autoroute qui ne servira qu’aux quelques privilégiés qui pourront se payer le péage, on ferait mieux d’utiliser tout cet argent, coût de la construction mais aussi coût exorbitant du soi-disant maintien de l’ordre (qui aggrave plus le bordel qu’autre chose) à rendre résiliant nos campagnes et nos villes contre le changement climatique.

Paspourlongtemps : Mais qu’ils la construisent cette autoroute. Dans 10 à 20 ans ce sera une magnifique piste cyclable ! Enfin peut-être que les futurs décideurs la transformeront en ligne de tramways à pneus, ce sera facile et pas cher.

Slibo : A l’heure où tout indique une accélération du réchauffement climatique, Renaissance et le PS, gardent le cap: oui aux autoroutes, non aux arbres

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A69, État pillard et non État stratège ! (avril 2024)

extraits : En dépit des avis négatifs des instances d’expertise et des fortes oppositions locales, la volonté de l’État et des collectivités de construire cette autoroute censée désenclaver Castres semble inébranlable. A quel moment l’État pillard prend-il le pas sur l’État stratège ? Notons que le pillage n’existe que par le soutien des électeurs au pouvoir en place. Toute tentative d’avancée militante se heurte à des personnes qui vivent dans un monde où l’urgence écologique n’existe pas….

A69, entraves à la liberté de la presse (mars 2024)

extraits : Le rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, Michel Forst, a demandé le 29 février 2024 à ce que le travail de la presse soit facilité sur le site occupé par les opposants au projet de l’autoroute A69….

A69, quand le futur combat le passé (novembre 2023)

extraits : Le 24 septembre 2023, deux cents scientifiques toulousains d’entre eux avaient réclamé l’abandon de l’A69 (une nouvelle autoroute) dans une lettre ouverte à Carole Delga, la présidente (socialiste) de la région Occitanie, qui soutient le projet. Le 4 octobre 2023, ils sont 1 500 scientifiques à signer une lettre ouverte, publiée par L’Obs, pour dénoncer ce même projet….

autoroute A69, inutile et imposée (octobre 2023)

extraits : L’enterrement de Notre-Dame-des-Landes ne faisait que préparer l‘épanouissement de la contestation de tous les GTII, Grands travaux inutiles et imposés. Partout sur le territoire, une cinquantaine de projets d’aménagement suscitent de vives oppositions locales, souvent depuis plusieurs années : déchets nucléaires à Bure, lignes à très haute tension….

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D-Day versus élections européennes

Coup de tonnerre, Macron vient de dissoudre hier soir (peu après 21 heures) l’Assemblée nationale, nouvelle élection législative le 30 juin (1er tour). Il y en a un qui aime joue avec le feu !

Nous maintenons cependant notre article ci-dessous qui était programmé pour ce jour… Macron avait  mélangé élections européennes et combat contre l’extrême droite comme il a aussi mélangé élections  européennes et commémorations du D-Day. Le mélange des genres ne fait jamais bon ménage…

D-Day versus élections européennes

Les gouvernants nous prennent de tous temps pour des imbéciles, toujours prêt à devenir de la chair à canon. Et si on n’obtempère pas on se fait fusiller… pour l’exemple. Devenons objecteurs de conscience, opposés à l’usage collectif des armes, bénéficiant d’un statut voté en 1963. Une démocratie réelle n’est possible que si le citoyen peut s’opposer à un enrôlement dans une guerre qu’il jugera inutile. Or aucune guerre dans l’histoire humaine n’a montré sa nécessité. C’est pourquoi les commémorations du D-Day ne sont que  des hommages à la bêtise humaine. Cette cérémonie médiatisée et mise en scène pour les 80 ans de « la libération » devrait nous laisser indifférents : pourquoi mettre en avant quelques centenaires alors que ce qui est le plus parlant, c’est le nombre de morts sur la plage le 6 juin 1944 pour pas grand chose.

Ce qui soulève le cœur, c’est la récupération politique qui est faite du D-Day par les présidents des grandes puissances ; Emmanuel Macron en particulier ne fait qu’utiliser l’évènement pour parler de la guerre en Ukraine, du conflit à Gaza et des enjeux du scrutin européen. Jamais pour proclamer la fin de toutes les guerres. Le chancelier allemand Olaf Scholz est associé à cette commémoration alors que son pays était à cette époque maintenant lointaine l’ennemi déclaré. Pourquoi ne pas avoir fait autrefois l’union des peuples au lieu de toujours penser militarisation ? L’Union européenne essaye par exemple de chercher aujourd’hui la paix pas d’autres moyens que la guerre. Qu’il y ait eu des élections européennes le 9 juin 2024 montre parfaitement la pacification des relations entre la France et l’Allemagne. C’est une réelle avancée qu’on n’aurait jamais du éclipser par un retour 80 ans en arrière,  Ce n’est pas l’entrée des troupes alliées en France qui ouvre la voie à la démocratie et à la liberté. Cela n’a pas marqué définitivement « la fin du système barbare du national-socialisme et de son hystérie raciste » comme le voudrait Olaf Scholz. La montée actuelle de l’extrême droite en France comme en Allemagne montre clairement qu’aucun débarquement ne met un terme à la connerie humaine.

Précisons. Refuser l’usage des armes n’est pas un refus de se défendre. Le problème de fond, c’est le manque de conscience des citoyens. Hitler n’est arrivé au pouvoir qu’avec l’assentiment des Allemands. La France a fait des guerres colonialistes en Indochine et en Algérie sans demander l’avis du peuple. L’invasion de l’Ukraine par Poutine n’a pu se faire qu’avec l’accord global des Russes. Si tout le monde était objecteur de conscience, on résisterait avec succès à l’autoritarisme des gouvernants. Si tout le monde était objecteur de conscience, il n’y aurait plus de guerre. Le changement se fait donc d’abord par l’action individuelle. Encore faut-il qu’un jeune puisse se déclarer objecteur de conscience lors de la JDC (journée défense citoyenneté) obligatoire. C’est paradoxalement interdit, prétextant de la fin (temporaire) de la conscription.

Encore faut-il aussi que la recherche de la paix se concrétise au niveau collectif. Si nos dirigeants étaient conscients de l’impasse historique à laquelle nous a mené le fait d’aimer semble-t-il nous entre-tuer, ils remplaceraient le principe obsolète « Si tu veux la paix, prépare la guerre » par son alternative : « Si tu veux la paix, prépare la paix ». Candidat à la présidence de la république, un candidat crédible devrait annoncer dans son programme que la France ne veut plus être un pays supérieur aux autres disposant d’un droit de veto unilatéral. L’appartenance au bloc militaire que constitue l’OTAN ne peut que nous entraîner dans une spirale de la violence, il fiat en sortir. Si l’ensemble de l’appareil militaire français était confié aux mains de l’ONU, nos soldats auraient des casques bleus. On ne s’engagerait pas pour faire la guerre au nom d’une « patrie », mais comme membre d’une force internationale d’interposition dans les conflits armés. Et bien sûr la France engagerait de façon unilatérale un désarmement nucléaire intégral. Autant d’argent qui pourra être utilisé à de meilleures fins que le massacre potentiel d’énormément de civils.

Comme l’exprimait en 1934 Albert Einstein, pacifiste convaincu, « nous aurons le destin que nous aurons mérité ».

Cet article légèrement modifié a été publié par « Divergences »,

revue libertaire internationale en ligne,

le 19 juin 2024 :

https://divergences.be/spip.php?article3763

 

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Ukraine, éviter l’invasion était possible

extraits : Si les Ukrainiens avaient laissé les chars russes arriver à Kiev sans intervenir, un gouvernement pro-Poutine aurait été mis en place, mais il n’y aurait eu aucun morts. Certes une dictature peut perdurer, mais tant que les citoyens feront preuve de soumission volontaire. Aucune dictature n’est éternelle, d’autant plus qu’elle repose le plus souvent sur une seule personne. Hitler, Staline ou Poutine n’ont que leur temps, ils ne maîtrisent pas l’avenir. Le problème n’est donc pas l’absence temporaire de démocratie, mais l’inertie des peuples. Les militaires ont le pouvoir parce qu’ils sont institutionnalisés, on paye des impôts pour les équiper et les nourrir. Une population d’objecteurs de conscience ne se laisserait pas faire, elle aurait la capacité de résister à toute situation imposée à mauvais escient….

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