La mort de Poutine est maintenant programmée

La guerre en Ukraine, comme toute  guerre, est un écocide qui ravage humains et territoires. La guerre en Ukraine a pourtant  comme origine une seule personne qui a pris tout le pouvoir en Russie. Ne demandons  pas à Poutine ce qu’il pense  de l’écologie, il ne connaît rien du réchauffement climatique. C’est le privilège des dictateurs, nier la réalité.

Le 30 mars 2017, Poutine avait remis en cause la part de l’homme dans le changement climatique : « Le réchauffement, il a commencé dans les années 1930. À l’époque, il n’y avait pas encore de tels facteurs anthropologiques comme les émissions (de gaz à effet de serre) mais le réchauffement avait déjà commencé. » Selon le président russe, il est impossible d’empêcher le réchauffement climatique qui pourrait être lié notamment « à des cycles globaux sur Terre ». Le 19 décembre 2019, lors de sa conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine persiste et signe :

« Personne ne connaît les causes du changement du climat mondial. »

Il est donc essentiel de savoir qu’un pouvoir qui a éliminé tout contre-pouvoir nous mène au désastre par son ignorance. Sa seule force repose sur la soumission volontaire de son entourage. Comme tout dictateur, Vladimir POUTINE est complètement enfermé dans sa bulle. Le résultat, c’est la version slave de ce proverbe africain : « Le pays était au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant ». Mais quand tout s’effrite autour de lui, le fragile édifice de ses mensonges commence à se fissurer. Le peuple et ses élites ouvrent les yeux, alors la fin du dictateur est proche. Tout dictateur n’a de succès que tant qu’il fait mourir pour sa gloire… mais quand les gens en ont assez, sa mort est assurée, qu’elle soit physique ou politique. C’est la loi de la dictature d’être temporaire puisque reliée à une seule personne. C’est la supériorité du système démocratique où on cherche déjà le successeur quand l’élu vient d’être à peine nommé !

Marie Jégo : Dans un régime autoritaire, l’enjeu est de montrer que tout est sous contrôle : le président incarne un pouvoir immuable que personne ne peut défier.  Ses propres mensonges ont fini par le convaincre. Pourtant Poutine n’a jamais créé d’espaces ni de projets communs ; il a isolé la Russie du reste du monde, il a façonné un système marqué par l’absence de respect des droits individuels. Le président ne possède pas de téléphone portable. Ses sources d’information se limitent à des journaux télévisés formatés à son point de vue et aux rapports de généraux et de conseillers soucieux de ne pas le contredire. Chaque soir, les équipes de la chaîne officielle Rossiya 1 restent sur leur lieu de travail et rééditent les sujets pour en livrer une version soigneusement expurgée de toute actualité susceptible de déplaire au président russe. Depuis 2011, Vladimir Poutine est désormais « totalement coupé de la réalité du front ».

Reclus dans sa bulle informationnelle, le président russe répète à l’envi que son armée progresse en Ukraine« chaque jour dans toutes les directions »… alors que front est figé, que l’économie civile dévisse, que les raffineries en Russie sont visées par des attaques de drones sur tout le territoire. A force de frapper les chaînes d’approvisionnement, Kiev a aussi fait de la Crimée le talon d’Achille de l’armée russe. La Russie perd désormais, en un mois, plus d’hommes que l’Union soviétique en une décennie de conflit afghan [1979-1989, entre 15 000 et 26 000 au total].

Vladimir Poutine est désormais obsédé par sa sécurité, redoutant d’être renversé par son propre entourage, voire d’être assassiné. Il passerait l’essentiel de son temps terré dans des « bunkers » spécialement aménagés dans chacune de ses nombreuses résidences. Les bains de foule et les rencontres spontanées ont depuis longtemps été remplacés par des mises en scène. Surnommé le « pépé du bunker », le président est moqué à voix basse. 

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Pour Poutine, peu importe le nombre de morts (12/2025)

extraits : Un dictateur est forcément sanguinaire. Il devient omnipotent suite à une longue série de cadavres, il se maintient au pouvoir de la même façon. Il n’hésite pas, ses mensonges deviennent la vérité, par définition il a toujours raison. Dans son monologue devant un public choisi par lui le 19 décembre  2025, le chef du Kremlin a reporté sur Kiev la responsabilité de la guerre en Ukraine, une invasion déclenchée par lui-même en février 2022. Contre toute évidence, Poutine assène sans risquer d’être contredit : « Nous ne nous considérons pas responsables de la mort des gens, parce que nous n’avons pas commencé cette guerre »….

Macron, Musk, Poutine, le culte du chef (06/2024)

extraits : Vladimir Poutine dirige la Russie. Les Ukrainiens n’ont absolument aucune importance. Son vrai business, c’est le Service fédéral de sécurité (ex-KGB). Il vend du vent. En utilisant son image. Il est devenu président de la fédération de Russie avant de construire un véritable culte de la personnalité autour de sa personne. Cela n’a qu’un temps ! Le parlement russe, composé d’amis de Vladimir Poutine, de membres des services de sécurité et d’affidés, laisse libre cours à l’hubris du « big boss », alors que l’aveuglement du chef a souvent été la cause de l’effondrement des empires….

Vladimir POUTINE craint un coup d’État (03/2022)

extraits : Vladimir POUTINE : « L’opération spéciale en Ukraine se déroule avec succès, strictement selon les plans établis à l’avance. Le régime pronazi en place à Kiev pouvait recevoir des armes de destruction massive visant la Russie. Son programme militaro-biologique était mené sous commandement et financement américain, comprenant des expérimentations sur des échantillons de coronavirus, d’anthrax, de choléra, de peste porcine africaine et d’autres maladies mortelles. Le but de notre opération militaire n’est donc pas d’occuper l’Ukraine, mais ce pays s’apprêtait, avec le soutien des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux à déclencher un bain de sang et une épuration ethnique : une offensive massive sur le Donbass et ensuite sur la Crimée était seulement une question de temps. Plus que l’Ukraine, notre ennemi est bien l’Occident dont le but est la destruction, le démembrement si ce n’est l’annulation de la Russie. Il s’agit d’une attitude comparable aux pogroms antisémites dans l’Allemagne des années 1930….

Planète de fous dont Poutine est l’archétype (03/2022)

extraits : Vladimir Poutine est une personnalité narcissique, intolérante aux critiques. Il fonctionne en permanence avec des rapports de force. Il peut prendre des décisions sans se soucier de leurs conséquences. C’est aussi un psychopathe caractérisée par un ego surdimensionné, une froideur affective, un besoin d’action et une absence de peur qui lui fait souvent prendre des risques démesurés. Ce type de personnage est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il cultive un manque d’empathie et porte atteinte aux droits d’autrui sans ressentir la moindre culpabilité. Tout se passe comme s’il n’y avait aucune conscience morale. C’est également un menteur pathologique. Dans le cas de l’Ukraine, il répète des énormités sans aucun respect de la réalité historique. La vérité, c’est le monde tel qu’il se le fabrique. C’est en fin de compte une personne immature, ayant un esprit binaire, incapable de comprendre les idées complexes. C’est fou sa ressemblance avec Donald Trump !…

Invasion russe en Ukraine, Poutine s’éclate (02/2022)

extraits : La Russie n’avait « pas d’autre moyen » pour se défendre que de lancer ses forces en Ukraine, a affirmé le 24 février 2022 le président Vladimir Poutine, au moment même où l’armée russe était en train de mener une invasion de ce pays voisin. On dirait que Vladimir Poutine n’a aucune mémoire des échecs à long terme d’une intervention militaire dans des pays allergiques à une intrusion militaire. Pourtant les exemples ne manquent pas, entre autres….

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Un aperçu de la future loi sur l’aide à mourir

Le texte sur la fin de vie actuellement discuté au Parlement est une proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir, déjà complétée par un autre texte sur les soins palliatifs.

Voici les éléments essentiels du texte encore en discussion :

  • Il crée un droit à l’aide à mourir pour certains malades en fin de vie, avec une procédure encadrée d’aide à mourir.
  • Le principe retenu est le suicide assisté, avec la possibilité, à titre exceptionnel, d’euthanasie pour les personnes qui ne peuvent pas physiquement accomplir le geste létal elles-mêmes.
  • Le patient se voit administrer une substance létale qu’il s’auto-administre, ou qui peut être administrée par un médecin ou un infirmier si le patient est incapable de le faire.
  • Pour être éligible, cinq critères cumulatifs sont prévus : être majeur, français ou résident en France, atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital en phase avancée ou terminale, apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée, et présenter une souffrance physique ou psychologique soit réfractaire aux traitements, soit jugée insupportable.
  • La notion de « souffrance constante » a été retirée des critères lors des débats en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.
  • Le texte prévoit une clause de conscience pour les médecins qui refusent de participer à l’aide à mourir, sur le modèle de celle existant pour l’IVG.
  • Un autre texte, adopté à l’unanimité, renforce et sanctuarise l’accès universel aux soins palliatifs.

Sur le calendrier et la situation politique :

  • L’Assemblée nationale a adopté le texte sur l’aide à mourir en première lecture le 27 mai 2025, puis en seconde lecture le 25 février2026, en même temps que le texte sur les soins palliatifs.
  • Le Sénat a rejeté à plusieurs reprises les dispositions sur l’aide à mourir, tout en adoptant le volet sur les soins palliatifs.
  • Faute de compromis en commission mixte paritaire, le gouvernement a annoncé qu’il donnerait le dernier mot à l’Assemblée nationale, avec une adoption définitive envisagée mi-juillet 2026.

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Fin de vie, en finir, enfin…, peut-être !

301Toujours en débat, l’aide à mourir à l’Assemblé nationale. Une fin de vie qui n’a pas de fin… Dommage, en finir une fois pour toutes serait pourtant une bonne fin. D’autant plus qu’il s’agit d’une simple formalité, valider le libre choix personnel de mourir, décision de suicide qui n’avait jamais besoin d’être assisté auparavant !

Sur notre blog biosphere, la longue histoire de ce débat

Le droit pour le malade de refuser les traitements est déjà affirmé en 2002 dans la loi Kouchner.

– La loi Leonetti de 2005 avait rappelé l’illégalité de l’acharnement thérapeutique, déjà affirmée dans le code de déontologie médicale. Elle avait insisté sur l’importance du développement des soins palliatifs, mais s’était refusée à aborder le droit à l’aide active à mourir.

La loi Claeys-Leonetti de 2016 rappelle les principes déjà adoptés dans la loi de 2005, mais refuse d’aborder réellement le droit à l’aide active à mourir. La « sédation profonde et continue jusqu’au décès » ne fait qu’aboutir à des agonies prolongées et inutiles.

Il faut attendre le 8 avril 2021 pour que le député de Charente-Maritime Olivier Falorni profite d’une « niche parlementaire » pour ouvrir le débat sur l’aide active à mourir. A plus de 80 %, les députés votèrent le premier article de son projet portant sur le droit à une aide médicale à mourir. Hélas, 4 000 amendements déposés par une poignée d’opposants empêchèrent le projet d’être mené à bien.

Le jeune président de la République Emmanuel Macron s’est d’abord contenté en 2017 d’envisager une convention citoyenne qui mit près de deux ans à se mettre en place. Il a aussi demandé l’avis  des dignitaires religieux ! Nous sommes en 2026, deux quinquennats, et la loi n’est toujours pas voté définitivement.

En savoir encore plus

assistance au suicide et liberté humaine (assistance au suicide et liberté humaine (01/2011)

extraits : Mourir est d’une banalité extrême. Non seulement il nous faut bien mourir un jour, mais l’espèce humaine s’ingénie à hâter notre trépas : victimes directes et collatérales des conflits armés, assassinats en tous genres, accidents du travail, de la route, domestiques, cancers causés par l’environnement que nous avons fabriqués, etc. Dans ce contexte de morts en série, l’art de la mort volontaire devrait tendre au consensus social, interruption volontaire de grossesse et assistance médicale au suicide. Mais si en France l’avortement est légalisé, le droit à l’euthanasie pose encore problème….

aidons la nature avec la mort médicalement assistée (12/2012)

extraits : Alors que la procréation médicalement assistée est un détournement des mécanismes de la nature, la mort médicalement assistée fait le contraire. Il s’agit d’accepter sa fin de vie et d’enlever ainsi les effets nocifs d’un autre mécanisme technicisé inventé par les humains, les soins palliatifs, qui débouchent sur l’acharnement thérapeutique. La loi Leonetti (22 avril 2005) n’est qu’une loi sur l’euthanasie passive qui laisse mourir et n’a pas le courage de permettre une mort digne et librement choisie. Cela permet aux services payants de soins palliatifs de conserver en vie des mourants. Que disait Ivan Illich sur ces techniques….

L’aide au suicide constitue un droit légitime… et écolo (12/2013)

extraits : On peut demander directement son avis à la population par l’intermédiaire d’une conférence citoyenne (dite aussi « de consensus »). C’est ce qui vient de se passer à propos de l’euthanasie. Ils étaient dix-huit, choisis par l’IFOP, pour représenter la diversité de la société. A la demande du comité consultatif national d’éthique, ces personnes tirées au sort ont fait émerger une réflexion collective sur la fin de vie après avoir auditionné des experts. Leurs recommandations finales marquent une rupture. Pour eux, il y a suicide assisté quand il y a consentement direct de la personne pour demander l’aide à mourir. Il y a euthanasie si la personne est inconsciente….

Le Sénat contre le droit de mourir dans la dignité (06/2015)

extraits : Le Sénat avait vidé de son contenu la loi « fin de vie ». Le parcours législatif de la proposition de loi Leonetti/Claeys sur la fin de vie tourne au fiasco… Pourquoi le Sénat a rejeté la proposition de loi ? Que devons-nous en penser ? Voici quelques éléments de réflexion exprimés par l’ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité) : « Le suicide n’est ni un crime ni un délit et l’«aide au suicide» n’existe pas en droit pénal. Alors comment la justice en arrive-t-elle à poursuivre Jean Mercier, 87 ans, qui a aidé sa femme en fin de vie à mourir ? »…

Canada, le droit à mourir comme soin ultime (loi de 2015)

extraits : Au Québec la loi de 2015, élaborée après une large concertation citoyenne et transpartisane, a d’emblée placé l’aide à mourir dans un continuum de soins, c’est le « soin ultime ». La loi canadienne sur l’euthanasie a ensuite été votée en juin 2016, la Cour suprême du Canada enjoignant au gouvernement de se mettre en conformité avec la Charte canadienne des droits et libertés, reconnaissant à chaque individu la liberté de disposer de son propre corps….

Vincent Lambert et le droit de mourir dans la dignité (06/2015)

extraits : La Cour européenne des Droits de l’Homme vient de rendre sa décision : la volonté de Vincent Lambert devra être respectée… Il fera l’objet d’une sédation accompagnée d’une privation d’alimentation et d’hydratation. Voici le point de vue de l’ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité)….

Ni euthanasie, ni suicide assisté, une molle décision ! Avec Hollande (01/2016)

extraits : Plus de dix ans après la loi Leonetti, à l’issue d’un long et houleux processus d’élaboration entamé en 2012, la France devrait se doter, mercredi 27 janvier 2016, d’une nouvelle loi sur la fin de vie : droit à la « sédation profonde et continue » jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, et des directives anticipées contraignantes pour le médecin… sans être toutefois opposables. Ni euthanasie, ni suicide assistée, un « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ».* Encore faut-il être atteint d’une « affection grave et incurable », dont le « pronostic vital est engagé à court terme » et qui présente une « souffrance réfractaire aux traitements ».

Euthanasie, un mot en vogue pour la mort douce en Belgique (09/2016)

Extraits : Les législations deviennent de plus en plus opposées au « droit à la vie à tout prix », la Belgique reste aux avant-postes. Un mineur a, pour la première fois, été euthanasié en Belgique au cours des derniers jours. Le médecin qui a interrompu la vie de ce jeune Flamand de 15 ans a déposé la semaine dernière un dossier auprès de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie. Cette instance doit vérifier si une euthanasie est conforme aux critères d’une loi adoptée en 2002 et étendue aux mineurs en 2014. Les médecins sont tenus de déposer des documents auprès d’elle pour chaque interruption de vie à laquelle ils procèdent.

Les présidentiables et le droit de mourir dans la dignité (04/2017)

extraits : Pour François Fillon, « Légaliser l’aide médicale à mourir, c’est ouvrir une voie incertaine ; et le risque, c’est que nous pouvons glisser d’une euthanasie demandée par le patient vers une euthanasie d’opportunité ou une euthanasie économique… Nous nous opposerons à toute loi de légalisation. » C’est ce qu’on appelle une fin de non recevoir, typique d’un fervent catholique. Nathalie Arthaud « place la dignité de l’Homme au cœur de l’ensemble du projet de Lutte Ouvrière ; nous voulons un monde dans lequel la dignité humaine soit respectée du début jusqu’à la fin de vie, individuelle ou collectivement. » C’est ce qu’on appelle la langue de bois dont raffole le trotskysme….

Le suicide assisté, atteinte à la liberté individuelle ? L’avis du sénat (03/2018)

extraits : Le sénat, bastion du conservatisme étriqué. Alors que 156 députés d’horizons différents plaidaient pour « donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps », 85 parlementaires, presque uniquement sénateurs ou sénatrices, s’insurgent : « Ouvrir la porte à la légalisation de l’euthanasie, un encouragement de cette pratique dans une société de plus en plus déshumanisée, hygiéniste… Une mort aseptisée et cachée, presque honteuse… Une « pornography of death »… Attention à ne pas évoluer vers une médecine eugénique… Une mort expéditive au prétexte de plus d’égalité devant la mort, c’est enlever de la liberté… »

L’aide active à mourir gagne du terrain (01/2021)

extraits : La députée Marine Brenier a déposé une proposition de loi le 17 décembre sur « l’aide active à mourir ». : «  A titre personnel, j’ai eu plusieurs de mes proches qui sont partis, chacun sous l’égide d’un différent dispositif de la loi. Mon grand-père, sous la première loi Leonetti (de 2005), ma grand-mère sous la loi Leonetti 2 (de 2016). Je dénonce la sédation profonde, permise par la loi Claeys-Leonetti de 2016 comme une hypocrisie de la législation. Comment considérer que de laisser partir un être cher dénutri et déshydraté permettrait de respecter sa dignité ? J’ai donc été amenée à rencontrer des personnes qui travaillaient sur ces sujets, des praticiens, des patients et des associations. C’est une problématique à laquelle il faut répondre. Ma proposition de loi parle « d’aide active à mourir »…..

Suicide assisté, faut aller en Suisse ! (03/2021)

extraits : Paulette Guinchard, qui fut secrétaire d’Etat et députée du Doubs, a choisi de s’exiler en Suisse pour mourir comme elle le souhaitait, alors que la maladie annonçait la fin de sa vie mais que la France demeure obstinément sourde à entendre les demandes d’aide active à mourir, légitimes dès lors que la vie n’est plus que de la survie. Le suicide assisté de cette personnalité politique, respectée, en plein débat parlementaire sur la légalisation de l’aide active à mourir, est une pierre dans le jardin de l’exécutif français. Emmanuel Macron et Jean Castex doivent entendre l’aspiration des Français à rester maîtres de leur fin de vie et à disposer de la liberté de choisir le moment et la manière d’éteindre leur propre lumière….

L’Autriche va autoriser le suicide assisté (11/2021)

extraits : Après l’Espagne, la catholique Autriche s’apprête à devenir le cinquième pays de l’Union européenne à autoriser le suicide assisté. Le projet de loi prévoit l’introduction « d’un droit de mettre fin à sa vie de façon libre et autonome et de se faire aider, le cas échéant, par une tierce personne » pour « les personnes atteintes d’une maladie incurable entraînant la mort » ou celles souffrant « d’une maladie grave et durable avec des symptômes persistants qui les affectent de manière permanente dans l’ensemble de leur quotidien ». Le texte qui doit entrer en vigueur début 2022 est la conséquence d’une décision de la Cour constitutionnelle autrichienne qui a fait référence au« principe de libre arbitre »….

Débat «Fin de vie», noyé dans les parlottes (10/2022)

extraits : Voici les protagonistes de cette sombre affaire : Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : a rendu un avis sur la fin de vie le 13 septembre 2022, : il sera associés à la rédaction de la future loi. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE)  attend encore sa saisine officielle. Comité de gouvernance (« co-gouv ») de la convention citoyenne sur la fin de vie : réuni par le CESE pour la première fois le 29 septembre 2022. Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’organisation des professions de santé : responsable de l’animation du débat politique sur la fin de vie. Olivier Véran, ministre délégué chargé du renouveau démocratique : « j’ai vocation à porter le débat sur la fin de vie auprès des Français, à côté de la convention citoyenne dont je superviserai l’organisation  ». Trois groupes de travail animée Agnès Fimin le Bodo à partir de la mi-octobre …

Remise des conclusions de la Convention citoyenne (04/2023)

extraits : Dans son rapport final, la Convention citoyenne sur la fin de vie se prononce en faveur de l’ouverture, sous conditions, du suicide assisté et de l’euthanasie.

À 75,6% la Convention se positionne en faveur d’une aide active à mourir, considérant que le cadre légal en vigueur (loi Clayes-Leonetti de 2016) est insuffisant. Elle évoque par exemple la limite posée par la loi, dans l’état actuel, sur la pratique de la sédation profonde et continue.

Sur la question du suicide assisté ou de l’euthanasie, la Convention se prononce pour une mise en place conjointe des deux, considérant que choisir une des deux solutions ne répondrait pas à la diversité des situations rencontrées.

La Convention pose comme préalable que la volonté du patient soit entendue et respectée en prenant en compte sa capacité de discernement, qu’elle soit exprimée directement ou indirectement (par une personne de confiance).

La question de l’âge à partir duquel une aide à mourir est envisageable n’a pas été tranchée….

Fin de vie, Emmanuel Macron procrastine (09/2023)

extraits : Le pape ne se pas fait prier pour donner son avis sur l’euthanasie: « On ne joue pas avec la vie, ni au début ni à la fin… » De son coté le chef de l’État français, aux prises avec des interrogations personnelles et des considérations politiques, hésite, hésite, hésite…

Fin de vie, Emmanuel Macron en décide seul (03/2024)

extraits : Macron a annoncé le 10 mars 2024 qu’un projet de loi ouvrant une « aide à mourir » sous « conditions strictes » serait présenté en avril en conseil des ministres….

Nous sommes en juillet 2026 et la loi n’est pas encore voté définitivement… La démocratie se fait attendre !

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Tous nos articles en juin 2026…

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analyse structurelle

Bilan 2026, la démocratie fout le camp

La matière est notre passé ET notre avenir

action écologique

L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette

Détruisons les biens nuisibles à notre survie

L’azote, aussi indispensable que l’eau et l’air

Coca-Cola, le poison des Mexicains

changeons d’imaginaire socio-politique

présidentielle 2027, le bal des prétendants

Batho, présidentiable écolo en 2027 !?

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural, bientôt !

carbonation

TotalEnergies contre la vigilance climatique !!!

TotalEnergie, la guerre merdiatique

La canicule, fake news, elle n’existe pas

La 2 CV E-Car, une bien bonne mauvaise idée

démilitarisation

Eurosatory 2026, le super-marché de la mort

« Si tu veux la paix, prépare la guerre », c’est mal

« si tu veux la paix, prépare la paix », c’est bien

RÉFÉRENDUM POUR ABOLIR LES ARMES NUCLÉAIRES

ICAN. Toujours plus d’argent pour la bombe

La « sécurité nationale », un tournant répressif

Crime d’agression, crime contre la paix

Le patriotisme vire à gauche toute !!!

Appel du 18 juin, non à la résistance armée

de Gaulle, un anti-pacifiste nationaliste

dépopulation

La Suisse veut limiter sa population, une votation

L’Égypte surpeuplée a-t-elle besoin d’un monorail ?

Le lobbying contre l’aide à mourir

Les lois de la nature contre la loi des humains

détechnologisation

Les diplômés ont vraiment très très peur de l’IA

Fin du livre, écrans, mort de la civilisation ?

L’intelligence artificielle vue par Léon XIV

L’IA, la France en veut… ou pas

L’IA, l’artifice dit intelligent, la controverse

La science fiction de Musk qui se croit réalisable

détérioration planétaire

Roland Garros, à supprimer… définitivement

Victoire du PSG, on n’aurait pas du en parler

Mondial United 2026, la coupe la plus polluante

non classé

Bac Sciences économiques et sociales (corrigé)

Bac philosophie 15 juin 2026 (corrigé)

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La matière est notre passé ET notre avenir

Une multitude de récits tentent de répondre à la même question fondamentale : comment l’être a-t-il pu surgir du non-être ? Comment, du chaos, est né le cosmos ? Historiquement les mythes sur notre origine sont très divers et font preuve de beaucoup d’imagination.

L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet a rassemblé des dizaines de récits cosmogoniques, exemples  :

Les explications magiques

– Que la cosmogonie mésopotamienne naisse de l’eau semble logique : « Mésopotamie » désigne étymologiquement la civilisation « entre deux fleuves » Dans l’Enuma Elish, tout procède d’une « matière primordiale liquide et chaotique » : le monde s’organise depuis ces « eaux originelles »

– Le socle de la pensée chinoise est un texte rédigé vers 600 avant notre ère : « Une puissance indéfinissable et confuse existait depuis l’éternité. Elle était avant la naissance du ciel et de la terre. Perfection indéterminée. Énergie éternelle. Mouvement sans fin. Force unique, omniprésente, impérissable. Sans nom mais connue de tous. Mère et principe créateur de l’Univers. Nul ne connaît son nom. On l’appelle le Tao. Il échappe à toute définition. »

– Sur l’île de Nauru, un dieu enfermé dans un coquillage parvient à sortir de sa coquille, se met à modeler le monde en le tissant. « Avec des filaments de rêve, Areop-Enap sépara le haut du bas. Elle étira le ciel comme un filet au-dessus de la mer naissant. Elle planta des étoiles dans le velours sombre, des îles dans l’écume, des vents dans le silence »

Les Kuba, un peuple vivant au Congo : « Un jour, le dieu Mbombo ressentit une terrible douleur à l’estomac, et il vomit le Soleil, la Lune et les étoiles. » Le monde commence à naître. Et continue, de nausée en nausée. « Mbombo vomit encore, et de son ventre sortirent les animaux, et beaucoup d’autres choses »

Genèse biblique : AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.

Les explications contemporaines

– Il est intéressant de lire comment nos ancêtres ont essayé de se dépêtrer de ces questions par essence insolvable.

Cette question de l’origine du monde n’a pas de sens car elle n’existe que parce que l’être humain se la pose.

– Un animal ne se demande pas pourquoi son univers propre existe, il se contente d’y vivre ou de survivre… or nous sommes un animal parmi tous les autres animaux !

– Le scénario divin des monothéismes est débile. Il veut nous faire croire à la création ex nihilo d’une planète formée par un type qu’on n’a jamais vu et qu’on ne verra jamais. 

– Le Bible nous présente un paradis perdu réservé à une espèce animale qui se dit homo sapiens et qui n’a pourtant d’existence que depuis 300 000 ans environ.

– Au créationnisme, nous préférons l’évolutionnisme, reposant sur des preuves multiples et concordantes.

– Le mythe actuel est la théorie du big-bang où le tout est né du rien.

– Et puis, l’univers est en expansion, c’est prouvé…

– On peut même envisager l’univers comme un monde à 4 dimensions (l’espace et le temps) immergé dans un espace à 10 dimensions (au moins).

– Le cosmos a été créé par une fluctuation quantique du vide. C’est quand même pas compliqué, pourquoi inventer des contes à dormir debout et qui font peur aux petits enfants.

– et maintenant c’est l’IA qui crée notre monde…

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Du créationnisme au Big Crunch, notre destin (2021)

Du créationnisme au Big Crunch, notre destin (2021)

extraits : Le scénario Big Crunch prévoit qu’à une phase d’expansion succède une phase de contraction. Celle-ci commence quand l’Univers a environ 60 milliards d’années (il en a un peu moins de 14 aujourd’hui), à un moment où toutes les étoiles de type solaire se sont transformées en naines blanches et toutes les étoiles massives en étoiles à neutrons ou en trous noirs. Au fur et à mesure que la matière se rapproche sous l’effet de la contraction, les trous noirs grossissent de plus en plus. La température moyenne du cosmos se réchauffe. Cent millions d’années avant la fin, l’Univers est mille fois plus petit qu’aujourd’hui et les galaxies fusionnent. Un mois avant la fin, c’est au tour des trous noirs de fusionner entre eux. A la fin, il ne reste plus que des quarks, des particules fondamentales, puis tout devient quantique. Ce modèle où l’Univers commence par un Big Bang et se termine par un Big Crunch a beaucoup été discuté il y a un siècle car certains imaginaient un « Univers phénix », cyclique, qui renaissait éventuellement de ses cendres… Mais c’est le seul scénario qui évite de se poser la question du début ultime d’un monde constitué d’énergie/matière…

créationnisme débile (2008)

extraits : Un sondage, publié en janvier 2008, indiquait que 29 % des Américains pensent que la vie a été créée sous sa forme actuelle. Il n’y aurait donc pas d’évolution, nous serions seulement en présence du dessein de Dieu, créateur tout puissant de tout ce qui existe. Il n’est pas étonnant que Mike Huckabee, ce pasteur républicain et baptiste arrivé en tête dans la course à l’investiture pour la présidentielle au caucus de l’Iowa puisse affirmer sereinement qu’il ne croyait pas à la théorie de l’évolution. Pourtant, pour n’importe quel scientifique digne de ce nom, l’étude de l’évolution est un des domaines de recherche des plus actifs, des plus robustes et des plus utiles. De source sûre, on peut en déduire que l’homme n’est qu’une espèce parmi d’autres, apparue bien après l’extinction des dinosaures. Homo sapiens n’a sans doute pas beaucoup plus de 300 000 ans, la Biosphère près de 3,5 milliards d’années….

Documents annexes

Synthèse sur l’évolutionnisme

Je ne suis pas la créature de Dieu, je suis simplement une forme organique parmi d’autres ; je suis poussière venue du plus lointain des temps, je retournerais poussière pour l’éternité. Nous ne sommes que la forme particulière d’une évolution de la matière, c’est par la modestie que commence notre connaissance de nous-mêmes.

Du temps de Linné (1707-1778), tout était simple : dresser l’inventaire du vivant revenait à dresser l’inventaire des formes présentes lors de la Création. Selon la conception fixiste du monde qui prévalait alors, les espèces vivantes ne pouvaient évoluer. Le naturaliste Jean-Baptiste Lamarck est le premier, dans son ouvrage la philosophie zoologique (1809) à parler d’évolution des espèces par transmission des caractères acquis. Il pensait que les êtres vivants répondaient à un besoin, une force inhérente les poussant à s’améliorer. DARWIN a publié en 1859 « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » ; il rejette ce finalisme, pour lui ce sont les conditions de l’environnement qui sélectionnent, au gré de leurs variations, les organismes les mieux adaptés. Avec le temps, les proportions des différentes variétés au sein d’un même espèce évoluent et les espèces elles-mêmes se transforment. Il n’y a donc ni plan préétabli par un dieu, ni plan préparé par la nature, il n’y a que le hasard. Nous devons abandonner l’idée du créationnisme, la certitude religieuse d’un dieu qui fabriquerait un univers à notre mesure.

Tous les animaux existant aujourd’hui sur cette terre descendent d’un même organisme, y compris bien entendu nous-même. L’humain est composé des mêmes briques du vivant que les bactéries ; ce qui distingue un papillon d’un lion, ou un humain d’une mouche, c’est moins une différence dans les constituants chimiques que dans l’organisation et la distribution de ces constituants. L’humain n’est qu’une forme particulière de la vie. Notre planète la terre n’a pas été créée spécialement pour nous, nous n’en sommes que les passagers provisoires. En conséquence, nous sommes les seuls responsables de notre devenir.

L’explication biblique : Le livre de la Genèse

(qui n’explique pas qui a créé Dieu !)

01 AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre.

02 La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.

03 Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut .Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.

04 Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.

05 Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.

06 Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. »

07 Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.

08 Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.

09 Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.

10 Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.

11 Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.

12 La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.

13 Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour.

14 Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ;

15 et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.

16 Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles.

17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,

18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.

19 Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.

20 Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »

21 Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.

22 Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »

23 Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.

24 Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.

25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.

26 Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »

27 Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.

28 Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

29 Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.

30 À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.

31 Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.

La matière est notre passé ET notre avenir Lire la suite »

Les diplômés ont vraiment très très peur de l’IA

Notre époque de la surenchère, surconsommation, surendettement, surmilitarisation… arrive au bout de sa course folle. Nous ne sommes pas assez intelligent collectivement pour enrayer le soi-disant progrès technique et revenir à des technique qu’on appelait « douces » à une époque…

La transition vers un retour à la simplicité va se faire par la révolte des jeunes élites désabusées et les blocage énergétiques,

Arnaud Leparmentier 

– Ellen Yang vient d’achever en 2025 sa quatrième année d’anglais et de linguistique à Stanford, au cœur de la Silicon Valley. Elle a travaillé en parallèle de ses études pour des entreprises de la tech, notamment en marketing. 

– Ellen Yang commence sa recherche d’emploi en 2025, rien ne se passe comme prévu.

– Ellen Yang envoie des centaines de candidatures mais ne reçoit en retour que de simples refus générés par l’intelligence artificielle (IA). Et puis vient le moment de se rendre à l’évidence : elle ne trouve pas de job.

– Tout a commencé en novembre 2025, Anthropic publie Claude Opus 4.5. L’évé­nement est une révolution pour les ingénieurs : « Avec ce nouveau modèle, c’est comme si on passait du niveau d’un stagiaire pas très génial à celui d’un ingénieur avec deux ou trois années d’expérience ».

– Les étudiants sont paniqués. Ils ont dépensé entre 250 000 et 300 000 dollars [entre 218 000 et 262 000 euros] pour une formation qui pourrait se révéler complètement inutile.

– La Silicon Valley est au bord de l’épuisement professionnel. Lessivée par un marathon technologique dans un pays où la défiance envers l’intelligence artificielle est en train de devenir un problème majeur.

– Wall Street anticipe une jobs apocalypse, qui, depuis janvier, fait dévisser en Bourse les géants du logiciel et du conseil, comme Salesforce, Accenture, et même Microsoft. En somme, la révolution IA est en train de dévorer ses enfants,

– Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a été hué lors d’une cérémonie de remise des diplômes à 9 000 étudiants de l’université d’Arizona, alors qu’il prononçait un discours centré sur l’intelligence artificielle.

Nos plus vieux articles sur l’IA sur ce blog biosphere

l’homme doit disparaître (2010)

extraits : De jeunes chercheurs s’étaient donc réunis lors d’un stage en 2009 pour préparer La Singularité, cet  événement sans précédent et irréversible au cours duquel les machines ont pris le pouvoir dans l’intérêt des hommes. Cela s’est fait assez vite, en 2045, la puissance de l’intelligence artificielle s’étant multipliée de façon exponentielle. L’interconnexion par Internet avait fait le reste. Mais les brillants étudiants de la Singularity University, sortis lauréats des écoles les plus prestigieuses, n’avaient pas prévu le raisonnement implacable des machines. Ils croyaient avoir inculqué à leurs créatures robotisées des « valeurs humanistes » avec comme objectif la préservation et l’amélioration de la race humaine. Les machines, pas si bêtes, avaient conclu de leur côté que les humains étaient devenus des créatures nuisibles à la planète, donc à éliminer….

Après les fous de Dieu, les cinglés du transhumanisme… (2015)

extraits : S’il fallait résumer la philosophie transhumaniste d’une image, la plus saisissante serait celle-ci : un jour, l’homme ne sera plus un mammifère. Il se libérera de son corps, ne fera plus qu’un avec l’ordinateur et, grâce à l’intelligence artificielle, accédera à l’immortalité. Dans la Silicon Valley, l’idée de l’« homme augmenté » n’effraie personne. Mais l’inquiétude commence à poindre. Tous les investissements sont consacrés à essayer d’augmenter les capacités des machines, et pratiquement rien n’est investi du côté de la sagesse. Un Masai muni d’un téléphone portable dispose de plus d’informations aujourd’hui que le président des Etats-Unis il y a quinze ans ». Mais l’interconnexion mondiale par moteur de recherche interposée n’a débouchée que sur la confusion de nos idées et l’appel au Djihad !….

Vivement un ordinateur à la présidence des Etats-Unis (2016)

extraits : 10 mars 2016, les jeux sont faits. Lee Sedol perd les deux premières manches d’affilées au Jeu de go. L’intelligence artificielle avec son logiciel Alphago écrase le numéro 3 au classement mondial. Le champion du monde Garry Kasparvo avait connu la même mésaventure au jeu d’échecs contre le superordinateur Deep Blue en 1997. C’est « le baroud d’honneur du cerveau » face à des ordinateurs qui excellent dans les calculs parfaits. Rien ne semble entraver la marche triomphale de la machine. Alors, l’intelligence artificielle au pouvoir ? Les cerveaux   humains n’excellent pas dans les choix politique à court terme, à plus forte raison dans les planifications à long terme. Il suffit de voir la progression du démagogue Donald Trump et l’incapacité des élites qui gouvernent le monde à enrayer le réchauffement climatique….

Disruptions technologiques, le cauchemar en marche (2017)

extraits : Le capitalisme contemporain a muté grâce au digital et à la stratégie de « silicolonisation » des start-ups devenues géants du web californiennes (les GAFA), devenant un capitalisme des plateformes, qui, grâce aux technologies, « disrupte » (bouleverse) les positions installées des firmes traditionnelles, les modèles de protection sociale et du travail qui furent créées autour d’elles mais également les rapports sociaux et la culture. l’automatisation et la robotisation à des niveaux qu’on ne pensait pas possibles en dehors de la science-fiction a des conséquences sur l’emploi, voitures autonomes, correction automatique des dissertations, dialogues via des chatbots, etc. Cette plateformisation n’est qu’une première étape, qui permet aux GAFA et autres start-ups d’accumuler des données sur nous et tout comme aucun Etat totalitaire n’a pu le faire, et en même temps beaucoup d’argent grâce à la publicité, pour la réinvestir dans l’Intelligence Artificielle, le machine learning et l’automatisation….

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L’écologiste Marine Tondelier, écotartufette

Le journal « La Décroissance » consacre régulièrement une rubrique aux écotartufes. Ils sont innombrables et on les retrouve même à la tête de l’écologie institutionnelle, ainsi Marine Tondelier dans leur numéro de juillet-août 2026.

Extraits : C’est désormais à Marine Tondelier, capitaine des Verts, candidate à l’élection présidentielle 2027, que nous consacrons notre rubrique écotartufe.

Pour faire campagne, à l’heure du grand déballage de l’intimité, il ne faut pas hésiter à parler de soi. Sur LCI, le 30 mars 2026, outre quelques éléments de son programme – comme sa revendication d’une « prospérité écologiste » contre la décroissance jugée impopulaire – Mme Tondelier a annoncé qu’elle était enceinte par la bonne vieille méthode naturelle… après un échec par assistance médicale à la procréation. Elle déplore que la prise en charge de la reproduction par les experts en blouse blanche n’était pas assez performante. Elle propose de réformer la loi bioéthique en autorisant les diagnostics préimplantatoires pour que la qualité de l’embryon soit vérifiée avant de rejoindre le ventre de la mère ; ainsi la reproduction technique de l’humain gagnerait en efficacité.

Ce sujet illustre une fois de plus à quel point les Écologistes sont à la pointe du libéralisme sociétal, Si le diagnostic préimplantatoire est encore interdit en France, c’est parce que des résistances subsistent face à de telles pratiques eugénistes. Les Écologistes n’y trouvent rien à redire. Tout comme ils sont pour promouvoir la gestation pour autrui, l’accès aux bloqueurs hormonaux et « traitement de transition pour toutes-et-tous » (y compris les mineurs en questionnement de genre). Ils prônent constamment des réformes qui vont dans le sens d’une technicisation croissante de l’existence.

« L’écologie, c’est prendre soin », raconte la mère Tondelier : « Il faut faire de la politique avec tendresse, bienveillance, parler d’amour, d’empathie, de soin… » Avec une telle ligne « politique », pas étonnant que ses prises de position ressemblent à une séance d’autosuggestion pour dépressifs. L’idée est simple, une carte vitale « verte » qui vous permet de bénéficier d’aides concrètes, acheter un véhicule électrique, réparer un appareil électroménager… Un treizième mois écolo en somme, fait de logements mieux isolés, de transports accessibles, etc. ». Mobilité électrique, cocons douillets bien isolés en polyuréthane, perfusion permanente, quel bonheur que cette « prospérité écologique » ! Il est fini le temps des écolos antinucléaires qui s’en prenaient à l’électro-fascisme, Désormais on fait de l’électrification des usages une priorité stratégique pour organiser une « trajectoire de neutralité carbone basée sur les sciences ».

On défend même une politique de puissance » parfaitement à l’opposé de l’écologie politique historique. Y compris sur le plan militaire avec une « Europe de la défense » que les généraux verts comptent bien préparer à la « guerre de haute intensité » contre la Russie – tout en féminisant bien sûr les armées, en veillant à leur « décarbonation » et en développant des « technologies sobres en énergie ». Marine nous prévient dans son bouquin Demain si tout va bien… Elle ordonne une « adhésion collective à l’effort de guerre » et demande à la population de bien se mettre en rang pour « faire corps, se battre ensemble ». Une, deux !

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Marine Tondelier, une écologiste va-t-en-guerre (17 janvier 2026)

(extraits) Marine Tondelier : Nous devons créer et armer un commandement militaire intégré européen placé sous la tutelle du Conseil européen.

Michel Sourrouille : L’Union européenne est faite pour unir des peuples par un élargissement progressif à des pays de plus en plus nombreux. C’est une tentative locale de coordination des pays au niveau socio-économique, écologique et politique. Son objectif n’est pas de devenir une nouvelle puissance militaire qui voudrait pouvoir combattre à égalité contre la Chine… ou les USA. Les écologistes doivent rappeler que l’ordre mondial se fait sous l’égide de l’ONU. Voici quelques extraits de la Charte des Nations unies qui forge les relations entre Etats depuis 1945….

Lisez La Décroissance, la joie de vivre en +

(extraits) Dès son premier numéro de mars 2004, quelle bouffée d’oxygène. Nous découvrions un nouveau périodique mettant en cohérence toutes les… incohérences de notre société. « La Décroissance » devenait la référence en matière de critique de la société consumériste, productiviste et capitaliste : démontage en règle de ses instruments (la pub) et de ses moyens (le pic pétrolier), dénonciation de la saloperie à ne pas acheter, promotion de la simplicité volontaire…

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Le lobbying contre l’aide à mourir

L’aide à mourir est actuellement en débat à l’assemblée. Mais trois députés « de gauche », Lisa Belluco, Stéphane Peu et Dominique Potier, instrumentalisés par le lobby des soins palliatifs, écrivent des conneries dans une tribune  :

« Les sources philosophiques humanistes ne manquent pas pour justifier à gauche le refus de la loi dite d’« aide à mourir »… Qu’elles mobilisent le respect du vivant, nos interdépendances sociales ou encore l’interdit de donner la mort comme acte fondateur de notre civilisation, les arguments sont nombreux pour résister à ce qui s’apparente à une fiction libérale… Les soins palliatifs, refusant à la fois l’acharnement thérapeutique et des pratiques euthanasiques qui ne disaient pas leur nom, se révèlent être une des plus belles épopées sociétales du siècle dernier. »

https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/25/aide-a-mourir-sous-couvert-de-progressisme-ce-texte-est-rupture-d-egalite-illusion-de-liberte-travestissement-de-la-fraternite_6715438_3232.html

Le point de vue des écologistes qui se veulent libres

– Quel bla-bla ! Ils préfèrent quoi, les gens qui se finissent tout seul aux médocs ou en se tirant une balle au fond du jardin ?

– Un tel chef d’œuvre de mauvaise foi mériterait un éclat de rire si le sujet n’était aussi grave: Camille Pecqueur et Simone Weil convoqués dans un hypocrite amalgame.

– Il y a beaucoup de choses dans cet appel qui hérisse le poil de l’homme gay de gauche que je suis. Le premier et principal point de cette thèse très « gauche XIXe siècle » veut que l’individu ne s’appartient pas et que la société doit avoir le dernier mot sur son sort individuel. Ce principe a été régulièrement employé par la République contre les plus faibles, les minorités entre autres …

– Des élus de « gauche » ???!!!… Ce n’est pas à la société de décider des modalités de la fin de vie ; cette décision relève du seul choix de la personne !!!… C’est cela, la Liberté !!!…

– Je ne souhaite pas à ces moralistes à deux balles d’être atteints de la maladie de Charcot (sclérose latérale amyotrophique) où le patient se paralyse lentement pour finir étouffé par paralysie du diaphragme tout en restant parfaitement conscient !…

  • Les « soins palliatifs » permettent de façon sadique au patient de «  vivre «  lentement son agonie…

– Il est temps de rappeler une vérité simple: il est des douleurs qui ne sont calmées que par une dose si massive d’analgésiques qu’elle provoque le comas. Doit-on alors continuer les soins? Ça veut dire quoi les soins?

– Rien sur la liberté individuelle, et des références rances : l’IVG et l’armée donne autorisation de donner la mort, respecter le vivant c’est écouter des personnes qui n’en peuvent plus de vivre !

– Cette tribune transpartisane est en fait partisane.

– Quant à l’inégalité médicale, celle de l’implantation de centres de soins palliatifs, ils n’ont rien à voir avec une loi non encore votée (et celle-ci serait-elle rejetée comme le souhaite ces trois élus que la situation ne changerait absolument pas).

  • Le droit à mourir dans la dignité s’ajoute à la longue liste des droits, difficilement acquis, comme le divorce, l’IVG, etc. Il est dommage que des élus de gauche se joignent à la clique conservatrice style Retailleau.

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Les lois de la nature contre la loi des humains

L’été 2025, des arrêtés sécheresse ont été pris dans près de 95 % des départements et quelque 2 000 communes ont été privées d’eau courante. Comment réagiront les populations qui ne recevront plus d’eau potable à leur robinet ? Pourtant nos politichiens actuellement méprisent les lois de la nature ?

Stéphane Foucart : les textes réglementaires et législatifs adoptés depuis deux à trois ans – ainsi que d’autres en cours d’examen – construisent avec constance, pièce par pièce, les conditions d’une dégradation inéluctable de la disponibilité et de la qualité de l’eau. Le projet de loi d’urgence agricole, de même que la loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, facilitent ainsi l’installation ou l’agrandissement de grands élevages intensifs – dont les effluents dégradent aussi la qualité de l’eau –, ou encore les projets de mégabassines. Les possibilités de recours s’amenuisent et même certaines réunions publiques d’information pourraient être supprimées. Et encore n’est-il ici question que d’agriculture, mais l’avenir sera aussi fait d’une multiplication de projets hydrovores qui ajouteront des tensions sur la ressource : data centers, installations de production énergétique, projets miniers, etc. Tout converge ainsi pour verrouiller une trajectoire catastrophique, et faire de la société civile l’observateur impuissant de la dégradation d’un bien commun irremplaçable. Sur l’eau et sur bien d’autres choses, une part non négligeable de la classe dirigeante se tient ainsi, à une distance respectable des lois de la nature.

La seule chose que cela peut nourrir dans les territoires est la frustration, la colère et, in fine, la tentation de la violence.

Le point de vue des lois de la nature

Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère :

s’appuyer sur la coopération et la diversité ;

utiliser les déchets comme matériaux ;

s’approvisionner localement ;

ne pas surexploiter les ressources ;

récolter en permanence des informations et s’y ajuster ;

optimiser plutôt que maximiser ;

utiliser l’énergie solaire (à 90 %) avec efficacité ;

s’interdire les toxiques persistants ;

rebondir après les chocs.

Comme les humains pratiquent la compétition et la concurrence, la prédation du sol, du sous-sol et des mers, le libre-échange mondialisé, la surexploitation des ressources renouvelables ou non, le non-ajustement à leurs informations (pensez au refus de la carte carbone par exemple), la maximisation du toujours plus, l’utilisation forcenée des énergies fossiles non renouvelables, l’usage généralisé de toxiques persistants… ils ont de fortes chance d’avoir beaucoup de difficultés à rebondir après le prochain choc pétrolier et/ou un effondrement financier.

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Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent (septembre 2014)

extraits : Rien de nouveau malheureusement sous un soleil brûlant, Stépnae Foucart écrivait déjà en septembre 2014 :« Pour une large part du monde politique, les « études scientifiques » ne sont pas tant des outils destinés à mettre en évidence des faits sur lesquels la réglementation doit se fonder que des instruments qui permettent de légitimer une décision prise d’avance. Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter… Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive… »

L’inhumaine loi des hommes contre les lois de la nature (mai 2014)

extraits : Une « loi de la nature » décrit une réalité objective qui ne peut souffrir la moindre exception sauf à détériorer les cycles naturels. Dans une société où la loi humaine se veut plus forte que la loi de la nature, il n’est que temps de revenir à ce qui aurait du rester les fondamentaux de toute culture. Une chronique de Stéphane Foucart insiste sur cet aspect des choses : « Il s’agissait de protéger les propriétaires de la dévaluation de leurs biens côtiers au moyen d’une garantie législative. Aux lois de la nature, il s’agissait donc d’opposer la loi des hommes. Le problème, c’est que les lois de la nature ne paraissent pas aux yeux de la plupart des gens comme quelque chose que nous ne pouvons pas transgresser. Ainsi de la différence des sexes pour procréer ou les idées de géoingénierie contre le réchauffement climatique. »….

la bioéthique contre les lois de la nature (février 2011)

extraits : Où s’arrêtent les lois de la Nature et où commence celle des humains ? Pour les humains contemporains, cela paraît évident. La nature leur est soumise et ils peuvent tout faire sans contrainte externe ; tout se joue dans les délibérations sociales. Ainsi la fécondation in vitro est-elle passée dans les mœurs. Ainsi l’Assemblée nationale autorise-t-elle le transfert d’embryon post-mortem. Ainsi l’homosexualité doit-elle s’afficher sur le lieu de travail, 53 % des homos y faisant déjà part de leur orientation sexuelle*. La nature peut nous rendre stérile, les individualistes contemporains s’en foutent, ils veulent un enfant, même quand ils sont du même sexe, même quand le mari est mort. Qui en profite ? Les marchands. Qui gagne du fric sur le DPI (diagnostic préimplantatoire, pratiqué sur les embryons fécondés in vitro) ou avec le Cecos (Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme humains)….

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TotalEnergie, la guerre merdiatique

Nous devrions savoir que notre société n’est pas démocratique, ce sont les grandes entreprises qui ont le pouvoir. Elles ont avec eux le pouvoir financier, un marketing, la publicité omniprésent, l’appui des gouvernants et même souvent l’appui de la justice. Comme cela ne suffit pas, on rétribue des lobbyistes pour agir parmi les commentaires sur LE MONDE ! On les reconnaît, ils ont des éléments de langage à rependre en boucle. Exemple :

Cmda83 : Il faudrait expliquer comment ils peuvent faire pour que leurs clients arrêtent d’acheter leurs produits. Pendant ce temps, les juges n’ont pas le temps de s’occuper des criminels et des pedophiles en particulier

Ptite pomme : Un tel procès n’a ni queue ni tête et occupe un certain nombre de magistrats qui pourraient s’occuper des atteintes sexuelles sur mineurs…

solon01 : Belle occasion de transférer le siège social à l’étranger vu la débilité d’une décision qui montre la déliquescence de la Justice avec aussi la petite Lyanna.

Gorrekear : Ras le bol de ces procès débiles.

Phily : C’est une pantalonnade, de la plainte, débile, jusqu’à la condamnation, tout aussi débile. J’espère que Total aura la possibilité de contre-attaquer et le fera

Jm Dionisi : Donc Total ne doit plus vendre son essence à ces clients débiles. Total va donc vendre à l’étranger, et nous on ira chez Leclerc ou Carrefour qui pourra augmenter ses prix de 50%. Je crois qu’encore une fois la justice fait de la politique, et que de tels arrêts mènent la France à la ruine.

TN27 : La justice devient maintenant plus hypocrite et débile que les politiciens. La Ville de Paris n’a qu’à faire marcher les bus à l’hydrogène ou électricité au lieu de larmoyer. Le ministère public a raison de manifester car ils seront implicitement impliqués dans la prise de conscience pour les gens de consommer moins. Il vaut mieux produire et polluer en Chine, on aura moins de problèmes ! La France marche sur la tête.

Ugo : Je constate que de nombreux commentaires contiennent le même élément de langage, le mot « débile », alors qu’on le voit plutôt rarement. Est-ce une simple coïncidence ?

Juniper Berry : Le lobby des énergies fossiles et les employés de Total en force dans les commentaires. Vous n’avez pas eu assez chaud cette semaine?

Pffff : Force est de reconnaître que nombre de commentateurs (débiles) n’ont pas bien saisi le sujet de la condamnation de TotalEnergie !

Wily S. : Pour certains lecteurs, les magistrats sont débiles de demander à Total de préparer sa décarbonation, en prenant en compte les émissions des utilisateurs. Les mêmes hurleraient au crime si la justice absolvait les producteurs de drogue sous prétexte qu’ils ne contrôlent pas la consommation de drogues. Pourtant l’addiction de la société aux hydrocarbures n’a rien à envier à l’addiction aux drogues.

Michel SOURROUILLETotalEnergie va faire appel, puis Cour de Cassation, puis procès à nouveau… on aura dépassé les 4°C de réchauffement climatique avant que la justice tranche définitivement pour un arrêt qui ne sera d’ailleurs pas respecté ! Cela donne peut-être envie d’attenter aux biens qui nuisent à notre avenir…

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TotalEnergies contre la vigilance climatique !!!

Ce 25 juin, résultat du premier procès fondé sur le devoir de vigilance climatique …

il est retardé depuis des années par TotalEnergies !

Depuis 2020, une coalition d’associations (Notre affaire à tous, Sherpa, France Nature Environnement) et la Ville de Paris demandent à la justice de contraindre TotalEnergies à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en réduisant drastiquement sa production d’hydrocarbures de manière à se conformer à l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C .Elles s’appuient sur la loi relative au devoir de vigilance qui, depuis 2017, impose aux sociétés de plus de 5 000 salariés en France (ou de plus de 10 000 dans le monde) de mettre en œuvre un plan de vigilance destiné à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves aux droits humains, à la santé et à l’environnement qui pourraient résulter de leurs activités

– Dans des arrêts rendus le 18 juin 2024, la cour d’appel de Paris a jugé recevables les actions intentées par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) contre TotalEnergies et EDF sur le fondement de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.

– Lors du procès intenté par une coalition d’associations et la Ville de Paris qui s’ouvre le 19 février 2026, le ministère public fait valoir que « le champ d’application de la loi sur le devoir de vigilance ne s’étend pas au changement climatique » !!!

– Le 25 juin 2026, les juges du Tribunal judiciaire de Paris se prononcent sur la compatibilité de la stratégie climatique de TotalEnergies avec son devoir de vigilance, ainsi qu’avec les exigences du droit civil français en matière de prévention des dommages écologiques (trajectoire vers la neutralité carbone ; stratégie de financement et d’investissement dans les énergies fossiles et notamment le gaz ; expansion fossile via l’exploration et le développement de nouveaux projets pétro-gaziers). 

La décision des juges a lieu dans un contexte de dérégulation au niveau européen, sous la pression des lobbys des grandes entreprises européennes : TotalEnergies a notamment mis en œuvre un lobbying acharné pour supprimer, dans la directive européenne sur le devoir de vigilance (CSDDD), l’obligation d’adopter un plan de transition climatique ; elle avait même demandé l’abrogation pure et simple de la CSDDD.

Un des enjeux clés du procès sera celui de la compatibilité entre la stratégie d’expansion des énergies fossiles de TotalEnergies et les objectifs de l’Accord de Paris. Si les nouveaux projets pétro-gaziers développés partout dans le monde par l’entreprise sont jugés incompatibles avec le budget carbone restant pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et les obligations de vigilance du groupe, la décision pourrait renforcer le risque juridique associé au développement de nouveaux projets fossiles qui menacent notre santé et notre sécurité à tous·tes, et en premier lieu celles des communautés locales. 

NB : En novembre 2024, la cour d’appel de La Haye avait confirmé que Shell est effectivement tenue de lutter contre le réchauffement climatique et de réduire ses émissions. Elle a également reconnu que la cessation de l’exploration de nouveaux gisements de pétrole et de gaz pouvait  constituer un levier pertinent pour satisfaire au devoir de prudence climatique pesant sur une entreprise pétrogazière – à l’instar de ce qui est demandé dans ce contentieux contre TotalEnergies. 

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Le pétrole de Patrick Pouyanné en procès

extraits : Patrick Pouyanné dirige Total, un des 5 groupes pétroliers qui ont dépensé 1 milliard d’euros en lobbying pour qu’aucune mesure contraignante ne soit adopté ces dernières années. Dans deux ou trois siècles, on regardera sûrement les patrons des multinationales qui dévastent la nature, asservissent leur main d’œuvre et manipulent les consommateurs comme on regarde aujourd’hui les seigneurs de l’Ancien régime qui pouvaient faire ce qu’ils voulaient de la vie des serfs. Certains n’attendent pas qu’ils soient jugés par l’histoire, ils utilisent les prétoires pour se faire entendre….

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« si tu veux la paix, prépare la paix », c’est bien

Le principe « si tu veux la paix, prépare la paix » est-il valide ?

Réponse proposée par Perplexity à partir des articles du Monde

L’expression « si tu veux la paix, prépare la paix » est défendue par de nombreux acteurs (ONG, diplomates, chercheurs) comme une alternative au principe traditionnel « si vis pacem, para bellum », mais sa validité dépend des contextes : elle est pertinente pour prévenir les conflits à long terme, moins pour dissuader une agression immédiate selon une partie des analyses géopolitiques.

Quelques repères pour comprendre le débat :

  • Deux logiques opposées
    • « Si tu veux la paix, prépare la guerre » met l’accent sur la dissuasion militaire, l’armement, les alliances de sécurité, avec l’idée qu’un adversaire n’attaque pas un acteur fort.
    • « Si tu veux la paix, prépare la paix » insiste sur la diplomatie, le développement, les institutions internationales, la prévention des causes profondes des conflits (pauvreté, injustice, humiliation, absence d’État de droit).
  • Ce que montre l’histoire récente
    • L’armement massif et la logique de blocs ont parfois évité l’escalade (équilibre de la terreur nucléaire pendant la guerre froide), mais ont aussi alimenté des courses aux armements et des conflits par procuration.
    • A l’inverse, là où des processus de négociation, intégration économique et construction d’institutions communes ont été poussés (construction européenne après 1945, accords régionaux dans certaines zones), la paix a davantage tenu sur la durée, même entre anciens ennemis.
  • Les limites de “préparer la paix” seul
    • Face à un acteur qui recourt déjà à la force ou ne reconnaît pas les règles internationales, la seule diplomatie peut être jugée insuffisante ou naïve par de nombreux responsables politiques et militaires ; ils défendent un minimum de capacité de défense crédible.
    • Dans plusieurs crises récentes, des appels à la paix sans moyens de pression (sanctions, menaces militaires, garanties de sécurité) n’ont pas empêché l’usage de la force.
  • Là où le principe est le plus solide
    • La plupart des travaux sur la prévention des conflits convergent : plus on investit en amont dans l’éducation, le développement, la réduction des inégalités, la justice internationale, la médiation et la coopération régionale, moins les sociétés sont susceptibles de basculer dans la guerre.
    • Sur le temps long, « préparer la paix » (régler les différends, réduire les humiliations, soigner les mémoires, partager les ressources) est considéré comme indispensable à toute paix durable.

En pratique, beaucoup d’analyses contemporaines considèrent qu’une politique réaliste combine les deux logiques : capacité de défense pour dissuader, et préparation active de la paix pour traiter les causes profondes et construire des relations stables.

Aucune réponse n’a pu être générée directement à partir des articles du Monde cités dans les résultats, par manque d’informations disponibles sur cette formule précise.

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« Si tu veux la paix, prépare la paix », comment ?

extraits : C’est le comportement personnel qui est à la base du changement social.

Fin des années 1960, je milite au sein d’un groupe d’action non violente et de soutien aux objecteurs de conscience (CSOC).

– En 1971, j’obtiens le statut légal d’objecteur de conscience » (droit créé en 1963).

– 2013, je suis co-auteur du livre « Désobéir à la guerre » aux éditions « le passager clandestin » dans la collection « Désobéir, par les désobéissants ».

– journal l’Humanité du 24-26 mai 2024. Publication de la tribune que j’ai coordonné et fait signé par 14 OC dont José Bové : un jeune doit pouvoir se déclarer objecteur de conscience lors de la journée obligatoire « défense et citoyenneté » (JDC).

– septembre 2024, j’adhère à la commission Paix & Désarmement du parti Les écologistes.

sois logique, si tu veux la paix, prépare la paix

extraits : La guerre est très coûteuse à tous les points de vue, mais les humains l’adorent. Pourtant on peut combattre les différentes causes de cet état perpétuel de guerre par des solutions très simple (sur le papier)….

1. Les individus reçoivent une éducation à la non-violence active. Il faut être capable de résister à l’injustice, aux inégalités et aux autoritarismes.

2. Les langues se résument à deux, la langue maternelle pour chacun et l’espéranto pour tous. Plus besoin de traducteurs, la langue-pont permet d’échanger d’un bout à l’autre de la planète.

3. Les nations ne sont plus des instances décisionnelles au niveau mondial. On a remplacé l’ONU (Organisation des Nations Unies) par l’OMdP (Organisation Mondiale des peuples), organisme à la fois transnational et supranational….

Osons la paix avec l’écologie politique

extraits : Voici un échange instructif entre Frederic Kalfon, co-responsable de la Commission Défense du parti « Les Écologistes » , et Michel Sourrouille, membre de la commission Paix&Désarmement du même parti.

Kalfon : Un responsable écologiste cultivait le pacifisme critique, la défiance envers l’OTAN, le refus de l’économie de guerre. Les travaux récents des Écologistes montrent que nous avons fait notre mue stratégique.

Sourrouille : J’aimerais savoir comment on passe d’un positionnement historique des Verts à un virage à 180 degrés qui s’aligne sur le positionnement militariste de Macron, à savoir réarmement et dissuasion nucléaire. Des « travaux » dont on ne connaît rien ne suffisent pas pour nous faire passer d’un parti opposition à un parti aligné sur le complexe militaro-industriel….

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« Si tu veux la paix, prépare la guerre », c’est mal

Le principe « si tu veux la paix, prépare la guerre » est-il valide ?

Réponse proposée par Perplexity à partir des articles du Monde

L’adage latin « si vis pacem, para bellum » (« si tu veux la paix, prépare la guerre ») reste au cœur de nombreux débats stratégiques : certains gouvernements le considèrent comme un principe de dissuasion toujours valable, d’autres soulignent qu’il peut aussi alimenter les tensions et les courses aux armements.

Voici les deux grandes lectures du principe :

  • Comme principe de dissuasion
    Beaucoup de doctrines militaires contemporaines reposent sur l’idée que la meilleure façon d’éviter une attaque est de montrer que l’on est capable de se défendre ou de riposter, notamment via des armées crédibles et, pour certains Etats, l’arme nucléaire.
    Dans cette vision, la préparation militaire serait une condition de la stabilité : si le coût d’une agression est trop élevé, l’adversaire renonce.
  • Comme facteur d’escalade
    D’autres analyses insistent au contraire sur le fait qu’une préparation massive à la guerre (réarmement, hausse des budgets militaires, déploiements de troupes, démonstrations de force) peut être perçue comme une menace par les autres Etats, les incitant à faire de même.
    On parle alors de « spirale de sécurité » ou de course aux armements, qui accroît le risque de conflit, y compris par accident ou par mauvaise interprétation des intentions adverses.

En pratique, la validité du principe dépend donc du contexte :

  • rapport de forces (équilibre ou non entre adversaires) ;
  • mécanismes de dialogue et de contrôle (diplomatie, traités de contrôle des armements, organisations internationales) ;
  • nature des régimes en présence (plus ou moins enclins à la négociation ou à l’usage de la force).

De nombreux spécialistes soutiennent qu’une paix durable repose à la fois sur une capacité de défense crédible et sur des institutions, des traités et des coopérations qui réduisent les risques d’escalade. La formule « prépare la guerre » n’est donc ni un principe universellement valide, ni totalement caduc : elle décrit un aspect de la réalité stratégique, mais ne suffit pas, à elle seule, à construire la paix.

Aucune réponse plus précise n’a pu être générée à partir des articles du Monde, par manque d’informations disponibles sur cette question philosophico-stratégique. Vous pouvez consulter les articles proposés par le journal ou poser une autre question.

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413 milliards pour préparer la guerre

extraits : Nous les Humains, nous sommes en « état de guerre permanente ». Des archéologues ont découvert au Kenya les dépouilles des victimes d’un féroce combat, qui s’est déroulé il y a 10 000 ans. Ils étaient un peu moins d’une trentaine, des hommes, des femmes, dont l’une enceinte, et quelques enfants. Morts au combat, ou simplement massacrés. Dans deux anciens cimetières d’environ 9 000 ans en Roumanie, environ un tiers des défunts avaient été atteints par des flèches et autres projectiles. Dans une vallée allemande il y a environ 3200 ans, des ossements et des armes marquent le lieu d’un champ de bataille en Europe pendant la troisième période de l’âge du bronze. Au XXe siècle les massacres localisés ont fait place à deux guerres mondiales. Au XXIe siècle l’Europe connaît encore une guerre fratricide entre Russie et Ukraine. Emmanuel Macron prépare déjà la prochaine guerre….

L’Europe se militarise, on veut la guerre

extraits : Les militaristes institutionnalisent l’embrigadement des jeunes en France ou ailleurs. En Pologne, des milliers de jeunes passent leurs « vacances avec l’armée ». Lancé en 2024, le programme a attiré, cet été, environ 10 000 Polonais âgés de 18 à 35 ans qui, après vingt-sept jours de formation, deviennent réservistes de l’armée polonaise. Les participants reçoivent un uniforme dès le premier jour, puis une arme, le lendemain. Outre le tir, ils apprennent à s’orienter, à se protéger avec un masque à gaz, à poser une mine, à jeter des grenades, à communiquer grâce aux ondes radio… Or pour se défendre on a plutôt besoin de citoyens aptes à une résistance civile non violente et non à obéissance aveugle envers n’importe quel régime qui peut comme en Russie envoyer les gens à la guerre sans aucune raison valable. On peut aussi se déclarer objecteur de conscience, c’est un droit en France : même un pays ayant temporairement abandonné la conscription peut y revenir….

La guerre en Ukraine, bientôt 3 ans pour rien

extraits : Le 24 février 2022, la Fédération de Russie a envahi son voisin ukrainien. Pourtant les accords d’Helsinki de 1975, fruit de la première Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, « consacrent l’inviolabilité des frontières européennes, rejettent tout recours à la force et toute ingérence dans les affaires intérieures ». La Russie a donc violé le droit international en envahissant une partie du territoire ukrainien. Mais en l’absence de procédure permettant de respecter les bonnes règles, la guerre a fini par s’installer dans un face-à-face meurtrier le long d’une ligne de front s’étalant sur plusieurs centaines de kilomètres. En novembre 2024, on estimait déjà à plus d’un million le nombre de morts et de blessés….

Des décisions aveuglées par l’état de guerre

extraits : La Suède vient de rejoindre l’Alliance atlantique et se remilitarise à marche forcée, le gouvernement a supprimé les aides aux organisations œuvrant pour la paix et le désarmement. Une société démocratique qui veut empêcher toute opposition à ses velléités du moment n’est plus démocratique. La réalité des conflits est toujours complexe est donc normalement ouverte à la variété des points de vue. Au principe « si tu veux la paix, prépare la guerre », on doit pouvoir opposer le principe encore plus viable dans la durée « si tu veux la paix, prépare la paix ». En tant qu’objecteur de conscience refusant l’usage collectif des armes mais pragmatique, je suis pour le fait que la Suède n’adhère pas à l’OTAN mais remette l’ensemble de ses forces militaires au service de l’ONU….

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La canicule, fake news, elle n’existe pas

L’adaptation au réchauffement climatique, ça n’existe pas, sauf à promouvoir la climatisation qui réchauffe le climat. Une cellule de crise – réunissant pas moins de 14 ministres – avait été installée à la veille de la Fête de la musique pour « territorialiser » la gestion de la canicule. Mais à un an de la présidentielle, aucun grain de sable ne vient enrayer la mécanique politicienne, et surtout pas la deuxième vague de chaleur de l’année qui plonge la France dans la fournaise !

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) le 19 juin 2026 : « Faites les Andalous, sortez dehors plus tard, la Fête de la musique si vous la décalez un peu, hé ça ira, il y aura moins de soleil »

Bruno Retailleau le 20 juin a tenu son premier meeting de campagne dans une salle climatisée : « Merci d’avoir bravé la canicule. » Et ce fut tout sur le sujet.

Marine Le Pen a fait entendre, comme à l’été 2025, une défense de la climatisation : « C’est une décision de santé publique que d’équiper massivement l’ensemble de nos locaux publics en commençant par ceux qui accueillent les plus faibles. »

Marine Tondelier le 21 juin : « Il y a des endroits où on ne peut plus se passer de clim »

La députée écologiste de Paris : « Pour les écoles, les bâtiments publics, bien sûr qu’il faut la climatisation. Elle doit être installée en vertu d’une décision collective. »

« Comme si la canicule était un événement inattendu », a déploré le 20 juin la députée (Génération écologie) Delphine Batho, dénonçant une « impréparation indigne de la République ».

Enfin une parole écolo pertinente… si Delphine Batho, candidate déclarée à la présidentielle, ne venait pas d’écrire un livre pour ne rien dire ! Après avoir, en 2021, fait campagne pour la primaire des Écologistes sur un mot qui fait peur – la décroissance –, l’ex-socialiste change d’approche pour proposer une « nouvelle écologie », qu’elle appelle « politique de la beauté ». Un monde de Bien, de Beau et de Vrai… ou une belle façon de nous mener en Batho.

Passons à l’essentiel, pour être vraiment écolo, il faut promouvoir la sobriété énergétique et s’interdire la climatisation.

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Question canicule

Alerte canicule, la Terre se transforme en étuve (2018)

extraits : Des scientifiques internationaux ont lancé une alerte lundi 6 août : « Un réchauffement de 2 degrés pourrait activer d’importants éléments de rupture, augmentant ainsi encore davantage la température, ce qui pourrait activer d’autres éléments de rupture par un effet domino qui pourrait entraîner la Terre vers des températures encore plus élevées, le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt. Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la “Terre étuve” devient une réalité…

Riches ET pauvres contribuent à la canicule (2022)

extraits : La planète ne se demande pas qui vote vert, qui pense rouge ou qui agit bleu-blanc-rouge. Ce qu’elle voit, ce sont les tonnes de carbone. Et si les riches pètent plus haut leurs émissions de gaz, le grand nombre de pauvres arrive au même résultat. L’essentiel de la population française fait partie des 10 % les plus riches au niveau mondial. En cela, lutter contre les inégalités en France, c’est accélérer le réchauffement climatique. Plus il y a de gens qui accèdent à un niveau de vie supérieur, plus il y a de pollueurs. La sobriété en France doit être partagée selon des normes minimales de consommation en changeant notre hiérarchie des besoins de TOUS les individus. Mais pour que cela soit acceptable socialement, il faut aussi que le statut de « riches » disparaisse. Comment faire ?

Question climatisation

Quand la clim’ réchauffe le monde entier (2017)

extraits : NON à la climatisation, même si je suis le seul à le dire !Dès 1945, Henry Miller dénonçait un « cauchemar climatisé ». En France aujourd’hui, la climatisation semble devenu un droit fondamental, au même titre que l’accès à l’eau potable ! Pour s’adapter à cette chaleur croissante et étouffante, la réponse préconisée est d’abord technologique : elle consiste à équiper son logement, sa voiture, son bureau d’un appareil climatiseur. Si officiellement les pouvoirs publics recherchent des solutions collectives, ce sont les réponses individuelle et à courte vue qui s’imposent. Dès 1960 aux USA, 12 % des foyers sont équipés, 55 % en 1980, 82 % en l’an 2000 et autour de 90 % aujourd’hui. L’industrie automobile s’y convertit rapidement, dès 1969 54 % des véhicules neufs sont équipés de climatisation.

Les climatiseurs réchauffent la planète, que faire ? (2018)

extraits : Dans un rapport intitulé « Le Futur du refroidissement », l’AIE (Agence internationale de l’énergie) met en garde contre les conséquences d’une telle trajectoire : la hausse exponentielle de la consommation d’électricité liée aux besoins en air conditionné pourrait conduire à plus de production électrique à partir de charbon ou de gaz et rendre plus difficile – voire impossible – d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat. Que faire ? L’accès à la clim. est un sujet majeur pour les populations vivant dans les parties les plus chaudes du monde. Seuls 8 % des 2,8 milliards d’êtres humains habitant dans ces régions ont accès à des systèmes modernes de refroidissement, contre 90 % des Américains et des Japonais….

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L’Europe de l’Atlantique à l’Oural, bientôt !

Les autorités françaises alertent sur un choc probable avec la Russie à horizon quatre ans et sur la nécessité de s’y préparer. Il s’agit d’une propagande de guerre classique qui ne donne à voir qu’une version étroite et biaisée du réel. L’avenir est à l’entente des peuples. Que ce soit Poutine, Trump, Nétanyahou, ce sont des mortels qui n’ont qu’un temps, on doit voir plus loin.

De faux prétexte pour un réarmement militaire

Vladimir Poutine cherche actuellement la mort de la démocratie par tous les moyens, c’est un nazi qui dit que ce sont les autres, les nazis. Mais marteler l’idée du retour de la guerre de haute intensité est destiné seulement à faire peur. Lorsqu’on a peur, la réflexion se paralyse, et cela nous rend manipulables. Nous obéissons alors aux injonctions : votez les budgets, rentrez dans l’armée, obéissez, acceptez les morts. Surtout, n’interrogez pas ce que l’on défend, et n’imaginez pas qu’il puisse exister des alternatives. On fait un usage constant du «pas le choix» et «pas le temps». La propagande militaire a toujours le même langage : nous ne voulons pas la guerre, c’est l’autre qui la veut ; l’autre commet des massacres délibérés, nous des accidentelles bavures ; ses pertes sont énormes, les nôtres limitées ; l’autre a le visage du diable.

Or, la guerre est toujours une décision politique. Ce n’est pas un automatisme et rarement un « dernier recours ». C’est un moyen adopté par des gouvernants pour atteindre leurs objectifs politiques. Il est porté par de nombreux intérêts. Aujourd’hui, nos dirigeants, Macron le premier, investissent massivement dans l’armement. Mais dans un contexte de guerre imaginaire, Poutine n’attaquera pas l’Union Européenne. Il s’agit seulement de répondre aux désirs du lobby militaro-industriel.

Pour une résistance non violente

Pour se préparer à n’importe quelle guerre, nous devons étudier le concept de « défense totale » des Baltes dans ­lesquels les civils jouent un vrai rôle. C’est dans cette perspective que nos envisageons les options non-violentes. La force s’incarne moins dans la quantité d’équipement militaire que dans la capacité à résister à l’agression. L’Europe est engagée dans une lutte systémique de long terme dont nous ne nous sortirons qu’en mobilisant toutes nos ressources : certaines peuvent être militaires, comme confier notre force d’intervention directement à l’ONU. Mais beaucoup sont juridiques, diplomatiques, de dialogue, de résistance non violente.

Cela nous invite à lutter dès aujourd’hui contre ce qui désagrège nos sociétés : boycotter les réseaux sociaux et médias qui polarisent, la malbouffe qui empoisonne, se former à la protection civile, et, surtout, s’entraîner à la sobriété énergétique, car notre dépendance en la matière nous expose aux pires chantages. Avant de prendre les armes, on peut lutter efficacement contre ces servitudes. Quand on use de la violence, on risque de devenir ce contre quoi on se bat. En temps de guerre, l’exercice du pouvoir devient plus vertical, moins transparent ; les libertés, notamment celle d’informer, sont entravées ; les citoyens sont davantage surveillés au nom même de leur sécurité. Et sur le plan personnel, la violence nous corrompt de l’intérieur.

Chacun a un travail à faire. Il s’agit de repenser notre sécurité en interrogeant les liens que nous entretenons avec ce qui nous fait peur. Les Ukrainiens font tout pour que la société ne s’effondre pas. Ils ont réorganisé leur vie dans les abris, adapté le système scolaire, les hôpitaux, leur travail, monté des filets anti-drones, des équipes pour réparer les centrales électriques touchées par les Russes. Ils documentent tant les atrocités russes que la corruption de leurs autorités. En restant debout, ils nous donnent une leçon magistrale de robustesse sociétale.

Pour une Russie de liens

Quant à la Russie, il y a quand même une alternative de long terme. Poutine et son fascisme ne sont pas éternels . Si on se penche sur une carte, il est évident que la Russie a une vocation parfaite à faire un jour partie de l’Union européenne, pour la renforcer face aux orgueilleux américains qui, loin de l’autre côté de l’océan, prétendent tirer toutes les ficelles du Monde. C’est aussi un excellent, trait d’union à l’Est, tout comme avec les pays arabes et asiatiques.

Michel Sourrouille,

(libre interprétation de l’article de Cécile Dubernet dans La Croix)

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Le patriotisme vire à gauche toute !!!

Qui sera le plus patriote ? D’un côté, La France insoumise se revendique comme « le parti le plus patriote de l’échiquier politique français ». Et  Mélenchon qualifie La Marseillaise de « chant des “insoumis” ». De l’autre, Raphaël Glucksmann en a fait un totem avec la publication de son livre « Nous avons encore envie. Pour un sursaut patriotique ». En clôture d’un discours, Raphaël Glucksmann a même fièrement lancé un « Vive la République et, surtout, vive la France ». Une formule portée par le candidat Zemmour durant la campagne présidentielle de 2022.

Imiter un discours normalement opposé  au sien renforce le poids du camp d’en face, ici l’extrême droite. Car ça donne de la légitimité aux mots employés.

Robin Richardot : La gauche souhaite incarner un patriotisme républicain et inclusif face au nationalisme conservateur de l’extrême droite. Cette bataille passe par la réappropriation de symboles, dans l’imaginaire populaire : drapeau tricolore, La Marseillaise, « On est chez nous », etc. Des symboles associés jusqu’à présent au Rassemblement national !

Certains s’interrogent tout de même sur le choix de chasser sur les terres du RN. Reprendre ses slogans revient à lui accorder des points idéologiques.

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Patriotisme et Nationalisme va-t-en-guerre

extraits : C’était le 11-Novembre 2018, Emmanuel Macron pour le centenaire de la Grande Guerre : « Le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme, le nationalisme en est une trahison ». Mais un mot daté historiquement comme « patriotisme » est plutôt le signe d’une volonté guerrière que du fait d’aimer son pays… et les autres aussi… En 2026, le récit national d’ Emmanuel Macron s’est mis au service d’un réarmement militaire et d’évocation de la « puissance » : « Pour être craint, il faut être puissant. Et pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort ». Les évocations de la patrie se font désormais dans un contexte guerrier.

Comme quoi la différence entre nationalisme et patriotisme est devenue imperceptible en situation de crise. Dans les deux cas, ils s’agit de se préparer à la guerre. Ce n’est pas le sens habituel. La différence principale entre nationalisme et patriotisme réside dans leur orientation. Le patriotisme est normalement un attachement positif à la patrie, le plus souvent lié à des valeurs démocratiques. Le nationalisme a tendance à être xénophobe. Le patriotisme fait de l’inclusion, le nationalisme incite à l’exclusion….

Adlous Huxley, un pacifiste en 1937

extraits : La seule définition qui convient au mot « nation » est une communauté organisée pour faire la guerre. Cette définition est celle qui est reconnue par la Société des Nations qui admet parmi ses membres une communauté de membres, même petits, qui ont leur propre armée. Il existe un Tout plus vaste dont la patrie n’est qu’un morceau. Les mots qui expriment l’éloge de soi et le mépris des autres a varié d’une époque à l’autre, mais les sentiment détestables du patriotisme idolâtre ont toujours été les mêmes. Eux et Nous. L’adoration d’une partie du Tout entraîne des conflits avec les adorateurs d’autres parties. Chaque système d’idolâtrie encourage ses adeptes à haïr les adeptes de tous les autres systèmes….

Morts pour la patrie, morts pour rien

extraits : Chacun sa patrie, terreau de la guerre. Les différents récits nationaux européens ne sont pas compatibles. Par exemple le 11 novembre 1918 est une victoire pour les Français, mais le début d’un engrenage mortel pour les Allemands. ll y a trois catégories de pays : ceux où l’enseignement de l’histoire veut conforter le chauvinisme national, et ces pays sont majoritaires. Ensuite, il y a les pays de l’Europe du Nord où il n’existe pas de programme national car cela pourrait être considéré comme une atteinte à la liberté de penser. Et il y a une poignée de pays où l’on vise à renforcer la réconciliation entre les peuples. La moitié des pays européens n’enseigne pas la construction européenne, mais relate guerre fratricide après guerre fratricide.…

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L’IA, l’artifice dit intelligent, la controverse

Depuis l’écrasement du mouvement luddite en Angleterre par un pouvoir politique au service des intérêts industriels, la machine et devenue plus sacrée que la personne humaine. Entre 1811 et 1813, les artisans mis au chômage par les manufactures textiles ont voulu se révolter en brisant des machines. Mais le gouvernement anglais a préféré la croissance industrielle à la vie humaine en allant jusqu’à punir de la peine de mort quiconque briserait une machine. Aujourd’hui le même type de problème politisé se répète avec la mal-nommée « intelligence artificielle » …

L’édifice de la civilisation thermo-industrielle semble voué à s’écrouler à la suite de l’accumulation de ses propres excès mécanisés.

Des présidentiables pro-IA

Après avoir appelé la France à « massifier » son « appareil de défense », la veille, depuis le salon de l’armement Eurosatory, le présidentiable Édouard Philippe a passé la journée du 17 juin à VivaTech, grand-messe de la tech européenne. Il prône un « investissement massif » à l’échelle française comme européenne, mettant en garde, sinon, contre le risque de « vassalisation » de la France et de l’Union européenne face à la Chine, les Etats-Unis et les géants de la tech. Le président d’Horizons défend un recours important à la commande publique « comme instrument de développement des géants de la tech »…

Son concurrent du bloc central, Gabriel Attal, affiche un rapport décomplexé à l’IA, il en a fait l’une de ses quatre priorités. Il propose, lui aussi, un vaste investissement par un « plan France 2040 pour l’IA et l’innovation » de 200 milliards d’euros…

Un collectif anti-IA

L’intelligence artificielle générative bâtie sur des grands modèles de langage, type GPT, se répand à une vitesse fulgurante sans que les citoyens soient consultés sur les choix stratégiques qui façonnent le futur. Notre seule option politique, protéger notre souveraineté, minimise les coûts à moyen et à long terme de cette technologie.

Ces coûts, pourtant, sont exorbitants. Les centres de données captent l’électricité verte au détriment des autres secteurs. Le déploiement incontrôlé de l’IA générative introduit l’algorithme dans notre intimité. Elle prospère grâce à un vol massif de données, d’articles et d’œuvres. Utilisés de façon intensive par la jeunesse, les robots affaibliront ses capacités cognitives… Selon un sondage OpinionWay publié en mai, seuls 8 % des Français voudraient accélérer le déploiement de l’IA, tandis que 42 % voudraient le mettre en pause ou le ralentir fortement. Nous refusons le projet inhumain d’un dialogue ininterrompu avec les machines. Nous croyons que sont hors-sol et irrationnels ceux qui imaginent pouvoir s’affranchir impunément des limites géophysiques de la planète.

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4 juin 2026 L’intelligence artificielle vue par Léon XIV

18 février 2026 L’Intelligence Artificielle et les sans-emplois

6 février 2026 Fuite en avant de l’intelligence artificielle (IA) 

28 septembre 2025 Le web a tué l’encyclopédie, l’IA tue l’intelligence

15 juin 2025 L’intelligence artificielle atteint ses limites

11 février 2025 L’Intelligence Artificielle à l’école, une erreur majeure

4 février 2025 L’intelligence collective, qui la cherche la trouve

13 octobre 2024 L’IA, une intelligence sans conscience

3 janvier 2024 L’intelligence artificielle = perte de temps

28 avril 2023 GPT, intelligence artificielle et/ou collective

3 mars 2023 L’intelligence artificielle, LA solution ?

3 mars 2023 La science contre l’intelligence artificielle

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La 2 CV E-Car, une bien bonne mauvaise idée

La voiture a colonisé l’espace public et l’a reconverti en zone de circulation rapide et dangereuse. Sans même revenir sur le nombre d’accidents et de morts sur la route, et si le problème était… la voiture ? Passons-nous dès demain de ce formidable objet du siècle passé. Allons vers un autre système de mobilité intégrant marche et vélo pour les trajets courts, mini-cars fréquents pour les distances moyennes, train pour les longues distances,  et aucun avion. Passer à la voiture électrique comme substitut à la voiture thermique est une impasse !

Christian Le Bas : La Citroën 2CV a été lancée en France après la seconde guerre mondiale. Elle était frugale, une innovation qui se caractérise par la fabrication de produits avec moins d’artefacts, une concentration sur les fonctionnalités essentielles et une diminution de la complexité technologique. Pourquoi radicale ? La conception révolutionnait le produit automobile en provoquant un net saut sur la courbe coût-performance. Des innovations affectent le moteur, les portes, l’ouverture des vitres, etc. : autant d’inventions produites par des connaissances techniques de pointe disponibles. Pour autant, la 2CV peut malheureusement produire des gaz à effet de serre.

En remplaçant un moteur thermique par un moteur électrique, la dimension de lutte contre le réchauffement climatique est explicitement intégrée à un projet d’ingénierie frugale. Le groupe Stellantis a donc un projet de 2 CV E-Car, disponible sur le marché en 2028.

Le point de vue des écologistes circonspects

– Cet article devrait être annoncé comme encart publicitaire

–  Les contraintes réglementaires à respecter pour cette future e2CV sont autrement plus fortes que celles de l’ancienne deudeuche. La sécurité en cas de choc, les aides à la conduite obligatoires … tout ceci ne va pas dans le sens du frugal au sens de totalement dépouillé.

– La voiture individuelle comme consommation de masse remonte à environ un siècle avec la Ford T. Dans un siècle, il n’y aura plus de voiture individuelle pour plusieurs raisons. Pour la voiture thermique, l’épuisement des ressources fossiles et le réchauffement climatique. Pour le modèle E, le fait que l’électricité il faut la fabriquer (avec des énergies renouvelables au détriment des autres usages) et la conserver avec des batteries (une anomalie écologique).

– Les chinois font déjà des petites voitures électriques à des prix inférieurs à 15000 euros, qui contiennent tous les équipements d’une voiture moderne et une bonne autonomie.

– Je me dis qu’il y une place pour des voitures légères limitée à une vitesse maximum de 90- 110 km/h.

– Aujourd’hui, j’ai trouvé sans problème une place de stationnement pour mon vélo…

– L’abandon brutal de la voiture individuelle par un peuple intoxiqué par la publicité pour les bagnoles est actuellement impossible. Le dévoiturage passera donc par la contrainte quand nous deviendrons réalistes.

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Dévoiturage, on commence juste à en parler (2024)

extraits : L’empreinte environnementale de la production et de la destruction de la voiture électrique est moins bonne que celle de la voiture thermique, a fortiori si elle est réalisée et acheminée avec de l’énergie carbonée. Plus la batterie est petite, plus sa recyclabilité est faible, et moins la voiture est réparable. Pire, le passage à la voiture électrique justifie implicitement le renouvellement complet du parc existant et, par conséquent, la pérennisation du “système voiture”, modèle occidental problématique et inaccessible au reste de la planète. Pour atteindre notre niveau d’équipement (plus de 80 % des ménages), il faudrait passer de 1,5 milliards à 4 milliards de véhicules en circulation dans le monde. A ce niveau, et sans même évoquer les impacts environnementaux de leur extraction, on pressent que des matériaux vont manquer….

Gandhi ne voudrait pas de la Tata Nano (2008)

extraits : Dans l’article sur la voiture la moins chère du monde, un journaliste se permet d’écrire que « la conception de la Tata Nano est fidèle aux principes du mahatma Gandhi ». Il ne faudrait jamais oublier que Gandhi voulait concrètement que nous revenions au plus simple, le rouet contre la machine textile et les industriels, le sel fabriqué par le pays contre le sel que nous fournit le commerce mondial.  Gandhi aujourd’hui aurait certainement  prédit : « En vérité, en vérité je vous le dis, le renoncement à la voiture sera un jour la loi pour tous. »….

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Eurosatory 2026, le super-marché de la mort

Créé en 1967 pour faire de la prospective pour les militaires et les industriels, le salon de la défense Eurosatory a eu lieu du lundi 15 juin 2026 au vendredi 19 juin à Villepinte, dans la Seine-Saint-Denis. Organisé tous les deux ans, c’est en progression constante. Cette année, il s’étend sur plus de 18 hectares, avec 2 600 exposants, contre 2 000 en 2024 et 1 800 en 2022. Il est réservé aux professionnels, 43 000 visiteurs en 2024 .

Ainsi notre époque est à l’exacerbation des tensions internationales et pourtant les militants anti-guerres sont de moins en moins nombreux.

– En l’an 2000 le collectif pour fermer Eurosatory était composé de plus de 50 groupes.

– Le 15 juin 2010, seul un petit rassemblement contre les Profiteurs de guerre et les Marchands d’armes était prévu à Paris au Mur de la Paix.

– En 2022, les Mennonites de France ont appelé à une manifestation pacifique le 11 juin à Strasbourg contre le salon de l’armement.

– Le mouvement Stop fuelling War (Cessez d’alimenter la guerre) devient ultra-minoritaire.

– En 2026, seul l’Union des Juifs pour la paix appelle à la mobilisation contre Eurosatory, le salon mondial de la guerre et de l’oppression des peuples !

– Des manifestants bloquent l’accès à Eurosatory, mais uniquement pour dénoncer la présence d’entreprises israéliennes.

Nous voulons la guerre, nous nous donnons les moyens de faire la guerre, nous faisons la guerre, le pacifisme vaincra, mais un peu plus tard, un peu trop tard pour beaucoup de victimes !

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Eurosatory, Macron va-t-en guerre (juin 2022)

extraits : Macron va-t-en guerre ! Le 13 juin 2022 à Villepinte, il avait marqué de sa présence l’inauguration du salon Eurosatory, ce supermarché de la mort qui se tient depuis 1967 tous les deux ans et ne cesse de croître. Là, le client solvable peut se procurer l’attirail complet de l’assassinat de masse, depuis l’arme de poing jusqu’au char d’assaut . Le président de la République y a indiqué que la France doit entrer dans une « économie de guerre ». Son opposé, René Dumont, présidentiable écolo en 1974, constatait : « Chaque fois que vous prenez votre voiture pour le week-end, la France doit vendre un revolver à un pays pétrolier du tiers-monde. ». Les ventes d’armes n’ont pour finalité que de semer la souffrance et soutenir la belligérance. L’absence de réglementation sur le commerce mondial des armes est alarmante. La France doit se retirer du marché international de l’armement de façon unilatérale et progressive. Dans un premier temps il faudra fermer Eurosatory, ce supermarché de la mort. Malheureusement notre époque est à l’exacerbation des tenions internationales et les militants anti-guerres sont de moins en moins nombreux…

Contre la militarisation des esprits en France (avril 2026)

extraits : 20 propositions pour démilitariser la France : 1. Valoriser davantage les personnages qui, sans armes, ont fait l’histoire, tout particulièrement dans les manuels d’éducation civique et d’histoire. Réduire, dans les programmes scolaires, la part consacrée aux guerres et aux « héros » militaires. 2. Honorer les objecteurs de conscience au service militaire et les réfractaires à la guerre. Reconnaître leur contribution exemplaire à la défense de la paix….

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de Gaulle, un anti-pacifiste nationaliste

Le général de Gaulle a été avant tout un militaire. Son seul principe dans un conflit reste traditionnel, « si tu veux la paix, prépare la guerre ». Il était d’obédience nationaliste. Il s’est toujours comporté comme un gradé avide de combats et donc de victimes.

– Lors de la première guerre mondiale, il s’est retrouvé prisonnier, lors de la seconde il a été un jusqu’au-boutiste malgré la défaite… Il n’aurait pas compris qu’un pays occupé n’était pas un pays vaincu, on pouvait faire appel à la résistance civile non-violente et refuser la résistance armée.

– Pour l’Algérie, il a été colonialiste le plus longtemps qu’il a pu.

– Quant à la dissuasion nucléaire qu’il a mis en œuvre, il faisait encore une fois peu de cas des victimes potentielles, surtout civiles dans ce cas.

En résumé Charles de Gaulle a été un anti-pacifiste nationaliste qui ne pense qu’à la guerre au nom d’une prétendue « grandeur de la France ». Voici son parcours.

Le général de Gaulle, un militariste borné

Charles de Gaulle né en 1890, a été élevé dans le culte de la grandeur nationale. Il a eu son père comme enseignant chez les jésuites au Collège de l’Immaculée-Conception à Paris. Le jeune Charles a quinze ans quand, en 1905, il rédige un récit dans lequel il se décrit en « général de Gaulle » sauvant la France, témoignant par là d’une ambition nationale précoce. Dès la première page des Mémoires de guerre, Charles de Gaulle rend hommage à sa mère admirée, « qui portait à la patrie une passion intransigeante à l’égal de sa piété religieuse ». Il est classé 119e sur 221 au concours de l’École militaire de Saint-Cyr.

Il est blessé le 10 mars 1915 lors de la première guerre mondiale. Décidé quand même à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en ordonnant de tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d’être relevé huit jours de ses fonctions… un vrai militaire, un dur de dur ! Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et décimé, anéanti par l’ennemi. Capturé par les troupes allemandes, il organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l’état de la guerre en cours. Il n’est libéré qu’après l’armistice du 11 novembre 2018, estimant être un soldat inutile, qui n’a servi à rien. Charles de Gaulle poursuit sa carrière militaire sous la protection de Pétain, il cherche à s’engager sur un théâtre d’opération. En juin 1930, il participe à une expédition de pacification sur les territoires majoritairement kurdes de la Syrie. Dans une lettre à son père, il exprime sa fierté d’avoir atteint le Tigre au nom de la France : « C’était, je pense, la première fois dans l’histoire que des soldats français y allaient en armes ».

Le général de Gaulle, inspirateur d’Hitler

Il devient le promoteur de la création d’unités blindées autonomes. Ses théories sont suivies avec intérêt par Adolf Hitler ; le général Guderian est déjà en train de créer la force mécanique allemande. Charles de Gaulle explique dans Vers l’armée de métier en 1934 qu’il faut abandonner le service militaire universel au profit d’une armée motorisée composée exclusivement de professionnels : « Il faut qu’un maître apparaisse, irrécusable dans ses ordres, serviteur du seul État, faisant corps avec l’armée, tel sera le ministre, soldat ou politique à qui la patrie devra l’économie prochaine de sa force. »

Léon Blum manifeste sa vive hostilité pour les idées de l’armée de métier du colonel de Gaulle car il craint qu’elle ne soit utilisée contre le peuple, notamment les grévistes. Et, de fait, comme le montre une lettre de 1935, de Gaulle n’excluait nullement une telle possibilité. Lors du pacte franco-soviétique, il décide de faire abstraction des « crimes du régime soviétique » en ne retenant que la théorie de l’ennemi : « nous sommes très franchement avec les Russes puisqu’ils combattent les Allemands ».

L’appel du 18 juin 1940

Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, Charles de Gaulle est toujours colonel. Le 25 mai 1940, il est nommé général de brigade en tant que commandant d’une division blindée. Prévoyant la défaite rapide de l’armée française sous l’offensive allemande, il apprend avec consternation, le 17 juin 1940, la démission du président du Conseil, Paul Reynaud, et son remplacement par Philippe Pétain. N’ayant plus de rôle à jouer dans le nouveau gouvernement, De Gaulle obtient du général Spears d’embarquer avec lui dans un avion de ligne qui repartait à Londres le même jour. Dans l’après-midi du 17 juin, alors que Pétain vient d’appeler à cesser le combat, de Gaulle soumet à Churchill son projet de s’exprimer à la radio. C’est l’appel du 18 juin 1940 à la BBC :

«  Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Rien n’est perdu pour la France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a dans l’univers tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

De Gaulle, un militaire responsables des morts de la résistance française

Le général de Gaulle s’exprime dans son appel comme un militaire qu’il est. Aucune pensée pour les civils, uniquement appel aux militaires. Une victoire selon lui ne se gagne que par des moyens mécaniques : chars, avions… Parfaite illustration de l’adage guerrier : « Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Il faut le rejoindre, il faut résister même vaincus, il faut se sacrifier sous son drapeau. Mais les actions de De Gaulle à Londres se font sans aucun ordre de mission. Le 19 juin 1940 le général Weygand, qui est ministre de la Guerre et son supérieur hiérarchique, lui donne l’ordre de revenir de Londres. Sans suite. De Gaulle est traduit devant le Conseil de guerre, qui le condamne à quatre ans de prison et à la perte de sa nationalité française. Pétain et Weygand trouvant la peine trop légère, de Gaulle est inculpé de « trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État, désertion à l’étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège ». Le 2 août 1940, le tribunal militaire à Clermont-Ferrand le condamne à la peine de mort.

De Londres, de Gaulle crée sans mandat officiel les Forces françaises libres. Il est reconnu par Winston Churchill chef des Français libres le 27 juin 1940. La France libre a bientôt sa banque, son journal officiel, ses décorations… Très peu de personnes se souviennent de l’avoir entendu  mais l’appel du 18 juin est à l’origine du mythe faisant du général le « père de la Résistance » alors que ce dernier ne prendra conscience de l’intérêt de la Résistance intérieure qu’à partir de 1941. Les Forces françaises libres (FFL) combattent déjà à l’étranger l’armée de Vichy sur différents fronts. A partir de 1941-1942, il stimule et obtient le ralliement de la résistance intérieure. Le 13 juillet 1942 , le Comité national français propose au gouvernement britannique, qui l’accepte, de changer l’appellation officielle du mouvement France libre en « France combattante », afin d’intégrer la Résistance intérieure. Le rôle de la radio, qui permet à De Gaulle d’être la voix de la France et son acceptation politique d’un retour à la république permettent à Jean Moulin de le faire reconnaître comme chef par l’essentiel des réseaux de résistance, y compris communistes. Le général de Gaulle est la cause assumée de la résistance en France, et donc responsable de l’exécution d’otages quand on s’attaque aux intérêts allemands et de l’envoi en camps de concentration de ceux qui sont considérés comme résistant. Durant la Seconde Guerre mondiale, un total de 6 000 Français sont exécutés sommairement par les Allemands et leurs auxiliaires, 25 000 sont fusillés, 27 000 résistants meurent en déportation. Tous ces morts dans la France occupée ont donc été victime des injonctions d’un général réfugié à l’étranger qui ne tient son pouvoir que de sa propre personne. Le militaire de Gaulle n’avait pas accepté la reddition effectué par le gouvernement officiel de la France.

De Gaulle qui se prend pour la France

Churchill lance à de Gaulle en septembre 1942 : « Mais vous n’êtes pas la France ! ». De Gaulle réplique : « J’agis au nom de la France. Je combats aux côtés de l’Angleterre mais non pour le compte de l’Angleterre. Je parle au nom de la France et je suis responsable devant elle. » Le président Roosevelt considérait de Gaulle au pire comme un futur tyran, au mieux comme un opportuniste. Le général n’était pour eux qu’un dissident par rapport au gouvernement Pétain que les Français avaient installé dans des conditions reconnues légales par les grandes puissances.

Quelles sont les raisons de l’insoumission de De Gaulle aux ordres de sa hiérarchie ? De Gaulle s’explique : «  Je pensais que c’en serait fini de l’honneur, de l’unité, s’il devait être entendu que seule la France aurait capitulé. Car dans ce cas, quel que dût être l’issue du conflit, le dégoût que le pays aurait de lui-même empoisonnerait son âme et sa vie pour de longues générations . »

Comme si la France était une entité historiquement stable et culturellement homogène. Comme si l’occupation de notre pays était une tare alors que les Français ont colonisé bien des territoires à l’étranger. Le patriotisme n’est qu’un leurre qu’on agite pour envoyer des gens à la mort ou dans des camps. Notons que pour les pacifistes, un pays occupé n’est pas un pays vaincu, il reste la défense civile non-violente.

De Gaulle, un militaire confronté aux guerres coloniales

À la suite du soutien accordé par l’Assemblée nationale, il quitte Paris et se rend à Alger le 4 juin 1958. Il y prononce un discours où il scande « Je vous ai compris ! » Cette communication aux Français d’Algérie, n’offre rien de concret. Il proclame que « à partir d’aujourd’hui, la France considère que, dans toute l’Algérie, il n’y a qu’une seule catégorie d’habitants : il n’y a que des Français à part entière ». Deux jours plus tard à Mostaganem, il prononça ces mots : « Vive l’Algérie française ». Certes il adopta quelques mesures libérales en direction des indépendantistes algériens, mai  dès 1959, de Gaulle en revint aussi à une solution classique de répression militaire. Jusqu’à l’hiver 1961/62, il choisit de poursuivre la guerre, au prix de nombreuses victimes et d’un accroissement de l’usage de la torture. Le massacre de Charonne en France n’est qu’une conséquence logique des « habitus de pouvoir » de De Gaulle, son autoritarisme.

En 1962, à la suite des accords d’Évian, un cessez-le-feu est pourtant proclamé en Algérie. Le lendemain de la signature des accords d’Évian, les supplétifs de l’armée française, les harkis, sont désarmés par la France, et abandonnés sur place. Le 25 juillet 1962, en Conseil des ministres, alors que les massacres de pieds-noirs et harkis ont commencé, Charles de Gaulle s’oppose au repli des harkis en France. Plusieurs dizaines de milliers d’entre eux sont torturés et massacrés.

De Gaulle, un militaire adepte de la bombe atomique

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle crée le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour effectuer des recherches sur l’énergie nucléaire. De Gaulle défend une France indépendante, disposant de la force de frappe nucléaire. De retour au pouvoir en 1958, de Gaulle confirme l’ordre d’expérimenter l’arme nucléaire et lance la fabrication en série du premier vecteur nucléaire, le bombardier Mirage IV.  Convaincu de l’importance stratégique de l’arme nucléaire, de Gaulle poursuit son développement en menant des essais nucléaires au Sahara puis en Polynésie française La France réalise son premier essai d’une bombe atomique à fission (bombe A) le 13 février 1960, puis son premier essai d’une bombe à fusion thermonucléaire (bombe H) le 24 août 1968.

Il s’agit de pouvoir affirmer, sur la scène internationale, que la France ne dépend d’aucune autre puissance pour ce qui est de sa survie. Cette stratégie s’appuie sa crédibilité sur le principe de dissuasion du faible au fort, ainsi cette déclaration de De Gaulle en 1961 : « Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu’on n’attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu’il y eût 800 millions de Français. ». Pour donner corps à cette stratégie, la France se dote d’un arsenal nucléaire important qui atteint dans les années 1990 plus de 500 armes opérationnelles disponibles, mais qui ne représente qu’un ou deux pour cent des stocks accumulés par les États-Unis ou l’Union soviétique à la même époque. Au début des années 1980, la capacité effective de destruction minimale était de l’ordre de 35 % de la population et de 45 % de la capacité de production industrielle de l’URSS.

Enterrement militaire

Les obsèques religieuses du Général ont eu lieu à Colombey-les-Deux-Églises en présence d’une délégation des armées françaises, seule participation officielle autorisée par le Général dans son testament. De Gaulle, un anti-pacifiste nationaliste, un salaud de militariste…

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