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Modération de la liberté d’expression sur ce blog

A l’origine, notre conception de la liberté d’expression sur ce blog biosphere était très large. Au delà des interdits classiques, pas de diffamation, pas d’injure, pas de propos discriminatoire…, tout pouvait être dit. Les événements internationaux nous font réfléchir, tout ne peut pas être dit quand cela nuit à l’intelligence collective. On constate malheureusement que les mensonges ont bien plus de succès que la vérité sur les réseaux sociaux. Et promettre l’égalité de tous les points de vue au nom d’une prétendue neutralité médiatique revient à favoriser les discours les plus violents, les plus clivants, les plus radicaux – et donc à donner libre cours à des fléaux tels que la xénophobie ou le racisme.

L’éloge de la liberté auquel l’extrême droite se livre n’est qu’un leurre qui n’a pour but que d’exploiter les fragilités du système démocratique et de sa libre confrontation des opinions. Les partis et les médias d’extrême droite ont d’ailleurs pour habitude de hurler à la censure lorsqu’ils sont dans l’opposition, avant de l’imposer partout dès qu’ils sont parvenus au pouvoir. Rien donc de paradoxal ni d’illogique à ce qu’Elon Musk ait avec X aussitôt foulé aux pieds l’idéal libertarien dont il se réclamait jusque-là. Elon Musk ne « s’informe » sur l’actualité européenne que par une poignée de comptes X, presque tous proches de l’extrême droite ; s’ils ne constituent pas sa seule source d’information, ils sont très régulièrement la source de son penchant à la désinformation.

Le propriétaire de X, Elon Musk, accuse les lois européennes de « censurer » sa liberté d’expression. Mais c’est pour multiplier les messages orientés visant à influencer les décisions politiques au Royaume-Uni ou dans l’Union européenne (UE), notamment en Allemagne. Il a par exemple privilégié Alice Weidel, la responsable du parti d’extrême droite allemand AfD. Et ses propres messages sont favorisés algorithmiquement… par X. Le fondateur de Meta (Facebook, Instagram), Mark Zuckerberg, décide le 7 janvier 2025 l’arrêt des partenariats de « fact checking » avec des médias. Comme sur X, la « vérification » d’une information n’est plus assurée que par des internautes [les community notes], ce qui n’est pas fiable. Les moyens d’information de masse sont biaisés.

On ne peut appeler censure le fait de faire vérifier des allégations mensongères. La liberté d’expression n’est pas la liberté de mentir, ni de diffuser des informations aussi fausses que toxiques pour la bonne santé mentale des gens. La désinformation, c’est le triomphe des sophistes, qui inventent des réalités alternatives à des fins stratégiques. C’est la liberté des riches de raconter n’importe quoi pour forger la cage de fer de l’ignorance des masses. La liberté d’expression n’est pas la liberté de manipulation.

Un dialogue réussi nécessite une attitude constructive des interlocuteurs, qui s’engagent à dire leur propre vérité mais avec l’état d’esprit d’essayer de comprendre la vérité posée par autrui. Le Monde sur lequel nous appuyons beaucoup de nos articles permet la présence d’opinions très divergentes. Pas étonnant qu’Elon Musk soit en désaccord total avec Wikipédia, il n’aime pas se confronter au débat d’idées argumenté.

A la lumière de ce qui précède nous essaierons, dans la mesure de nos moyens limités, de tendre à plus de vérité fiable et de convivialité de la part de nos commentateurs… Merci de votre attention.

En savoir plus

Règles de modération des commentaires

extraits : Pour que les commentaires sur ce blog biosphere approfondissent le sens de l’article d’origine, nous éliminerons tout texte sans rapport avec le sujet proposé. La discussion doit être respectueuse, sans attaque personnelle. Vos contributions sont publiées automatiquement, mais notre équipe de modération effectue un contrôle a posteriori. Toute contribution que nous estimons contraire à la bonne tenue du débat sera dé-publiée…

Pour avoir un point de comparaison, Charte des commentaires selon lemonde.fr

Les commentateurs et la modération sur lemonde.fr

extraits : Pour éclairer les commentateurs de ce blog biosphere, voici la chronique du médiateur (Franck Nouchi) qui précisait la manière dont sont gérés les messages des internautes postés sur les différents supports du journal « Le Monde »…..

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TRUMP, bientôt complètement disqualifié

Nous sortons par ce post de notre objectif principal, défendre la cause écologique, car nous pensons que le comportement de Donald TRUMP est une menace effroyable contre la démocratie et l’entente internationale. Le monde doit choisir entre « être avec Poutine ou être avec la paix ». Nous ne sommes pas les seuls à le penser…

– L’ancien vice-président Mike Pence conteste les propos de Donald Trump concernant l’Ukraine : « L’Ukraine n’a pas “déclenché” cette guerre. La Russie a lancé une invasion brutale et injustifiée qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. La voie vers la paix doit être fondée sur la vérité. »

– Le chef de file des démocrates au Sénat de New York, Chuck Schumer, s’est dit consterné par les propos de Donald Trump accusant l’Ukraine d’être responsable de l’invasion russe : « C’est dégoûtant de voir un président américain se retourner contre l’un de nos amis et se ranger ouvertement du côté d’un voyou comme Vladimir Poutine. »

Certains élus républicains au Congrès ont réfuté les caractérisations de Donald Trump à l’égard de Volodymyr Zelensky et du rôle de l’Ukraine dans l’origine du conflit. « Poutine a commencé cette guerre. Poutine a commis des crimes de guerre. Poutine est le dictateur qui a assassiné ses opposants. Les Etats de l’UE ont contribué davantage à l’Ukraine. Zelensky est à plus de 50 % dans les sondages », a listé l’élu républicain Don Bacon sur X. « Je n’accepte pas cette double pensée à la George Orwell »

– Il est « tout simplement faux et dangereux de nier au président Zelensky sa légitimité démocratique », a réagi mercredi le chancelier allemand, Olaf Scholz, aux propos du président américain, Donald Trump, qui accuse son homologue ukrainien d’être un « dictateur sans élection ».« Il est tout simplement erroné et dangereux de nier la légitimité démocratique du président Zelensky. Le fait que, en pleine guerre, des élections régulières ne puissent pas être organisées correspond aux dispositions de la Constitution ukrainienne et des lois électorales. Personne ne devrait prétendre le contraire ». Le chancelier a rappelé que c’est la Russie de Vladimir Poutine qui a déclenché la guerre en Ukraine : « L’Ukraine se défend depuis près de trois ans contre une guerre d’agression russe impitoyable. Jour après jour. »

Le sénateur démocrate de l’Illinois Dick Durbin a déclaré que les propos de Trump étaient une insulte pour les milliers d’Ukrainiens morts pendant la guerre et a accusé le président de répéter la propagande russe. « J’appellerais le président Trump à présenter des excuses au peuple ukrainien, mais ce serait une perte de temps », a-t-il déclaré, ajoutant que « Donald Trump est une marionnette pour Poutine ». 

Les propos de Donald Trump, qualifiant son homologue ukrainien de dictateur sont « complètement absurdes », a réagi mercredi Annalena Baerbock, la ministre des affaires étrangères allemande, sur la chaîne publique ZDF. « Si l’on ne fait pas que tweeter rapidement, mais que l’on voit le monde réel, alors on sait qui, en Europe, doit malheureusement vivre sous des conditions dictatoriales : les habitants de Russie, les habitants de Biélorussie »

Le vice-chancelier allemand Robert Habeck (Verts) a qualifié de « choquante » la déclaration de M. Trump selon laquelle Volodymyr Zelensky est un dictateur. « Il s’agit d’une distorsion de la réalité sans précédent et extrêmement dangereuse. « Ce qui est vrai, c’est que le dictateur Poutine a envahi la démocratie ukrainienne »

– Le candidat CDU/CSU à la chancellerie, Friedrich Merz, a commenté les propos de Donald Trump sur l’Ukraine. « Il s’agit d’un renversement classique des rôles de bourreau et de victime. Cela correspond au discours russe du président Vladimir Poutine. Et pour être honnête, je suis quelque peu choqué que Donald Trump ait maintenant clairement fait sien ce discours »,

– Le sénateur américain Roger Wicker, président de la commission sénatoriale des forces armées, a commenté les discussions avec le président russe, affirmant que les Ukrainiens et les Européens devraient être associés aux négociations. Pour lui, « on ne peut pas faire confiance à Poutine. Poutine est un criminel de guerre et devrait être en prison pour le reste de sa vie, s’il n’est pas exécuté. »

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Dictionnaires des apparences

Devenir un citoyen éclairé résulte d’un apprentissage préalable. Ce blog biosphere a été précédé par une accumulation de connaissances de son créateur, Michel Sourrouille. En voici une compilation que nous conservions en archives. Elle a été faite au tout début des années 2000. C’est un lexique d’un peu plus d’un million de caractères, soit un livre de 600 pages environ s’il était publié.

En libre service ci-dessous.

lien, Dictionnaire des apparences

INDEX

A. absolu ; accouchement ; acculturation ; actions (capitalisme) ; adoption ; adulte ; agriculture ; agriculture biologique ; aide internationale ; alcool ; aliénation ; alimentation ; allaitement ; anthropique ; anticipation, armée ; art ; association ; athéisme ; athlète ; auteur ; autisme ; automobile ; autonomiste ; avenir ; avortement ;

B. bénévolat ; besoins, électricité ; biens libres ; biodiversité ; bourse ; budget de l’État ;

C. calendrier ; cerveau ; chômage ; christianisme ; circuit économique ; citoyen ; classe sociale ; collège ; commerce ; commerce équitable ; communautarisme ; concertation ; concurrence ; consensus, consommateur ; Constitution ; contraception ; contrôle des parents ; crise ; croissance ; culture ; cyborg ;

D. décentralisation ; déchets ; délinquance ; demande ; démocratie ; démocratie directe ; démographie ; déplacement ; détour de production ; développement durable ; développement humain ; déversement ; déviance ; division du travail ; division sociale du travail ; divorce ; dopage ; droit ; droit du travail ; droit international ; droit à ; droit de ;

E. eau ; échange ; échange international ; école ; écologie ; économie ; écosynthèse ; écriture ; effet de serre ; égalité ; élection ; électricité ; embryon ; emploi ; énergie ; énergie renouvelable ; entrepreneur ; entreprise ; esclavage ; espace ; espérance de vie ; espéranto ; État-nation ; État-providence ; étayage ; ethnocide ; eugénisme ; euro ; Europe ; euthanasie ; évolutionnisme ; exploitation ; externalités ;

F. famille ; famine ; fécondé ; féminisme ; femme ; filiation ;

G. génériques ; genèse ; génétique ; guerre ;

H. héritage ; hiérarchie ; histoire ; homoparentalité ; homosexualité ; hygiène ;

I. identité ; impôt ; individu ; individualisme ; inégalité ; inégalité de salaire ; inégalités de statut ; ingérence ; insécurité ; instinct maternel ; intellectuel ; internet ; invention énergétique ; irresponsabilité ; islamisme ;

J. jardin ; jeux olympiques ; journal ; jumeaux ; justice ;

L. laïcité ; langage ; langue ; libéralisme ; liberté d’expression ; littéraire ; loi ; loisirs ; lutte de classes ; lycée ;

M. machine ; majorité civile ; majorité civique ; majorité sexuelle ; marché ; massification ; médecin ; médicaments ; mémoire ; mère ; migration ; militantisme ; minimum social ; minimum vital ; mixité ; mobilité géographique ; mondialisation ; monnaie ; mort ; musée ;

N. naissance ; nation ; nature ; nom ; nucléaire ;

O. OMC (organisation mondiale du commerce) ; ONU (organisation des Nations unies) ; opinion publique ;

P. parents;  parité parentale ; parité politique ; parti ; pêche ; peine de mort ; père ; pétrole ; PIB (produit intérieur brut) ; pilule ; planification ; plurilinguisme ; police ; pornographie ; prématuré ; presse ; prison ; privatisation ; procréation médicalement assistée ; procréation socialement assistée ; productivité ; progrès ; propriété ; prostitution ; protectionnisme ; publicité ;

R. racisme ; rationalité ; recyclage ; religion ; rendements ; renoncement ; repas ; retraite ; rêve ; révolution ; roman ;

S. salaire ; santé ; savoir ; schizophrénie ; secte ; sélection ; semences ; sentiment amoureux ; sépulture ; services ; sexualité ; socialisation ; sociologie ; soins palliatifs ; solidarité ; sous-développement ; spatial ; sport ; statistique ; statut ; suffrage universel ; suicide ; syndicat ;

T. tabac ; taux d’intérêt ; technologie ; techno-science ; technostructure ; téléphone ; télévision ; temps de travail ; temps ; tourisme ; transgenèse ; transparence ;

U. universalisme ; urbanisation ; utilité ; utopie ;

V. valeur ; valeur ajoutée ; valeur travail ; valeurs ; vêtement ; vieillissement ; village ; viol ; vitesse.

https://biosphere.ouvaton.org/blog/michel-sourrouille-son-dictionnaire-des-apparences/

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Michel Sourrouille, sa bibliothèque

Devenir un citoyen éclairé résulte d’un apprentissage préalable. Le blog biosphere a été précédé par une accumulation de connaissances de son créateur, Michel Sourrouille. Il a lu beaucoup de livres, il en a extrait la substantifique moelle pour les offrir aux internautes sur son site de documentation des écologistes.

La liste suivante de 304 ouvrages que nous jugeons essentiels s’arrête en 2017. Par la suite les livres étudiés ont été publiés au fur et à mesure sur le blog biosphere.

https://biosphere.ouvaton.org/bibliotheque

Cliquez sur ce qui vous intéresse…

  1. 1516 L’utopie de Thomas More
  2. 1576 La servitude volontaire d’Etienne de La BOETIE
  3. 1798 Essai sur le principe de population de Robert Malthus
  4. 1849 La désobéissance civile de Henry David Thoreau
  5. 1854 « Je vivais seul dans les bois » (1er chapitre de Walden) de Henry David Thoreau
  6. 1880 Le droit à la paresse de Paul LAFARGUE
  7. 1899 Théorie de la classe de loisirs de Thorstein Veblen
  8. 1935-1937 Nous sommes des révolutionnaires malgré nous (de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul)
  9. 1940 Testament agricole (pour une agriculture naturelle) de Sir Albert Howard
  10. 1946 Almanach d’un comté des sables d’Aldo LEOPOLD
  11. 1948 La planète au pillage de Fairfield Osborn
  12. 1955 Tristes tropiques de Lévi-Strauss
  13. 1956 Les transformations de l’homme de Lewis Mumford
  14. 1957 The Breakdown of Nations de Leopold Kohr
  15. 1960 La technique ou l’enjeu du siècle de Jacques ELLUL
  16. 1962 Le Printemps silencieux de Rachel Carson
  17. 1964 Tolérance répressive d’Herbert Marcuse
  18. 1965 Avant que nature meure de Jean Dorst
  19. 1968 Arcadie, essai sur le mieux vivre de Bertrand de Jouvenel
  20. 1971 La bombe P de Paul Ehrlich
  21. 1971 La planète malade de Guy Debord
  22. 1971 Socialisation de la nature de Philippe Saint Marc
  23. 1972 La dernière chance de la terre (hors série du Nouvel observateur, juin juillet 1972)
  24. 1972 les limites de la croissance ou rapport au club de ROME
  25. 1972 Nous n’avons qu’une terre de Barbara WARD et René DUBOS
  26. 1972-1980 La Gueule ouverte (périodique)
  27. 1973 La convivialité d’Ivan Illich
  28. 1973 Le miroir de la production de Jean BAUDRILLARD
  29. 1973 Le Sauvage (périodique, 1973-1981) : résumé du n° 6 sur la problématique automobile
  30. 1974 Fatu Hiva, le retour à la nature de Thor Heyerdahl
  31. 1974 L’écologie ou la mort (à vous de choisir) la campagne de René Dumont, les objectifs de l’écologie politique
  32. 1975 Le macroscope, vers une vision globale de Joël de ROSNAY
  33. 1976 De la nature, pour penser l’écologie de Moscovici Serge
  34. 1979 La décroissance (entropie, écologie, économie) de Nicholas GEORGESCU-ROEGEN
  35. 1979 Le principe responsabilité de Hans Jonas
  36. 1979 Que la crise s’aggrave de François Partant
  37. 1979 Vivre sans pétrole de J.A. GREGOIRE
  38. 1980 Le Feu vert de Bernard Charbonneau (réédition Parangon, 2009)
  39. 1982 Du chômage à l’autonomie conviviale d’Ingmar Granstedt
  40. 1985 Le bonheur conforme (essai sur la normalisation publicitaire) de François Brune
  41. 1988 Le bluff technologique de Jacques ELLUL
  42. 1988 The Collapse of Complexe Societies de Joseph Tainter
  43. 1990 Gouvernance des biens communs (pour une nouvelle approche des ressources naturelles) d’Elinor Ostrom
  44. 1991 L’équivoque écologique (P. Alphandéry, P. Bitoun et Y. Dupont)
  45. 1995 La révolte luddite, briseurs de machine à l’ère de l’industrialisation de Sale Kirkpatrick
  46. 1996 Notre empreinte écologique de Mathis WACKERNAGEL et William REES
  47. 1998 La simplicité volontaire de Serge Mongeau
  48. 1999 la faim dans le monde expliqué à mon fils de Jean Ziegler (Seuil)
  49. 2000 Les poules préfèrent les cages d’Armand Farrachi
  50. 2000 Quand le développement crée la pauvreté de Helena NORBERT HODGE
  51. 2001 « Défaire le développement, REFAIRE LE MONDE » (L’Ecologiste n° 6)
  52. 2001 L’état de la planète Worldwatch Institute (Lester Brown et autres auteurs)
  53. 2002 L’économie hydrogène de Jérémy RIFKIN
  54. 2002 Pour un catastrophisme éclairé (quand l’impossible est certain) de Jean-Pierre Dupuy
  55. 2003 « Défaire le développement, Refaire le monde » (divers auteurs)
  56. 2003 De l’écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme de Corinne LEPAGE
  57. 2003 Fragilité de la puissance (se libérer de l’emprise technologique) d’Alain GRAS
  58. 2003 La guerre secrète des OGM d’Hervé Kempf
  59. 2003 objectif décroissance (vers une société harmonieuse) par collectif
  60. 2003 Pétrole, la fête est finie d’Heinberg Richard
  61. 2003 Quand la misère chasse la pauvreté de Majid RAHNEMA
  62. 2003 Sauver la terre d’Yves COCHET et Agnès SINAI
  63. 2003 STOP de Laurent de BARTILLAT et Simon RETALLACK
  64. 2004 Sauvez cette planète ! (512 gestes simples et attitudes douces) de Dominique Glocheux
  65. 2004 De la misère humaine en milieu publicitaire par le groupe Marcuse
  66. 2004 ENVIRONNEMENT, l’hypothèque démographique de René Monet
  67. 2004 La fin du progrès ? de Ronald Wright
  68. 2004 La perte des sens (recueil de textes d’Ivan ILLICH)
  69. 2004 Le syndrome du Titanic de Nicolas HULOT
  70. 2004 Les limites à la croissance (dans un monde fini) de Meadows et Randers
  71. 2004 SO WATT ? (l’énergie, une affaire de citoyens) de Benjamin Dessus et Hélène Gassin
  72. 2004 Vers l’ultime extinction de Philippe Dubois
  73. 2005 Comment ne plus être progressiste…sans devenir réactionnaire de Jean-Paul Besset
  74. 2005 La fin du pétrole (le vrai défi du XXIe siècle) de James Howard Kunstler
  75. 2005 La vie après le pétrole de Jean-Luc Wingert
  76. 2005 Les nouveaux indicateurs de richesse de Gadrey et Jany-Catrice
  77. 2005 Les paysans sont de retour de Silvia Pérez-Vitoria
  78. 2005 Pétrole apocalypse d’Yves COCHET
  79. 2005 Une société à la dérive de Cornelius Castoriadis
  80. 2006 Effondrement (de la disparition ou de la survie des sociétés) de Jared DIAMOND
  81. 2006 l’art de guillotiner les procréateurs (manifeste anti-nataliste) de Théophile de Giraud
  82. 2006 l’Explosion démographique d’Albert Jacquard (éd. Le Pommier)
  83. 2006 L’humanité disparaîtra, bon débarras d’Yves PACCALET
  84. 2006 Le développement durable, maintenant ou jamais de Dominique BOURG et G.RAYSSAC
  85. 2006 Le pacte écologique de Nicolas Hulot (avec le Comité de veille écologique)
  86. 2006 Le pari de la décroissance de Serge LATOUCHE (Fayard)
  87. 2006 Le plein s’il vous plaît de Jean-Marc JANCOVICI et AlainGRANDJEAN (Seuil)
  88. 2006 Les Ecovillages de Jonathan Dawson
  89. 2006 Les luddites (bris de machines et économie politique) de BOURDEAU et JARRIGUE
  90. 2006 Rapport secret du pentagone sur le changement climatique (édition Allia)
  91. 2006 Un éléphant dans un jeu de quilles de Robert Barbault (Seuil)
  92. 2007 Comment les riches détruisent la planète d’Hervé Kempf (Seuil)
  93. 2007 Des cancres à l’Elysée (5 Présidents de la république face à la crise écologique) de Marc Ambroise-Rendu
  94. 2007 Homo disparitus d’Alan Weisman
  95. 2007 La faim, la bagnole, le blé et nous (une dénonciation des biocarburants) de Fabrice Nicolino
  96. 2007 La tyrannie technologique, critique de la société numérique (collectif)
  97. 2007 Le choix du feu d’Alain Gras
  98. 2007 Le retour du gang de la clef à molette d’Edward Abbey
  99. 2007 petit traité de la décroissance sereine de Serge Latouche
  100. 2008 « 2030, le KRACH écologique » de Geneviève Ferone
  101. 2008 Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable de René Riesel
  102. 2008 Ecorev n° 29 Quelles sciences ? Pour une planète vivable en 2030
  103. 2008 Ecorev n°30 Ecologie et féminisme
  104. 2008 Ecoterroristes ou Ecoguerriers ? de Roger Ribotto
  105. 2008 EPR, l’impasse nucléaire de Frédéric Marillier
  106. 2008 Faire des enfants tue (éloge de la dénatalité) de Michel et Daisy Tarrier
  107. 2008 Homo sapiens technologicus de Michel Puech
  108. 2008 L’animal dominant, évolution démographique et environnement de Paul et Anne Ehrlich
  109. 2008 l’effondrement du système technologique de Theodore J. Kaczynski
  110. 2008 L’enfermement planétaire d’André Lebeau
  111. 2008 La décroissance, Rejets ou projets ? (croissance et développement durable en questions) de Frédéric Durand
  112. 2008 La nature malade de la gestion de Jean-Claude Génot
  113. 2008 La nouvelle écologie politique de JP.Fitoussi et Eloi Laurent (Seuil)
  114. 2008 La Terre perd la boule (trop chaude, trop plate, trop peuplée) de Thomas L.Friedman
  115. 2008 Le capitalisme est-il durable de Bernard Perret (carnetsnord)
  116. 2008 Le choc de la décroissance de Vincent Cheynet
  117. 2008 Le climat otage de la finance Aurélien Bernier
  118. 2008 Le Développement Durable, les termes du débat (COLLECTIF)
  119. 2008 Les deux âmes de l’écologie (une critique du développement durable) de Romain Felli (l’Harmattan)
  120. 2008 Une vie de cochons de J.Porcher et C.Tribondeau
  121. 2009 Antimanuel d’écologie d’Yves Cochet
  122. 2009 Au temps des catastrophes, résister à la barbarie qui vient d’Isabelle Stengers
  123. 2009 Au temps des catastrophes, résister à la barbarie qui vient d’Isabelle Stengers
  124. 2009 Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde de Fabrice Nicolino
  125. 2009 C’est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde de Jancovici Jean-Marc et Grandjean Alain
  126. 2009 Casseurs de pub, 10 ans (collectif)
  127. 2009 Ecorev n° 31 Des chiffres et des êtres : la valeur de la nature
  128. 2009 Face au monstre mécanique (une histoire des résistances à la technique) de François Jarrige
  129. 2009 L’enseignement face à l’urgence écologique de Bernard Legros et Jean-Noël Delplanque
  130. 2009 l’écologie pour les nuls de Franck COURCHAMP
  131. 2009 L’empreinte écologique d’Aurélien Boutaud et Natacha Gondran
  132. 2009 La crise pétrolière (analyse des mesures d’urgence) de Bernard Durand (EDP sciences)
  133. 2009 La décroissance économique (pour la soutenabilité écologique et l’équité sociale) sous la direction de Baptiste Mylondo)
  134. 2009 La politique de l’oxymore de Bertrand Méheust
  135. 2009 Le changement climatique expliqué à ma fille de Jean-Marc Jancovici
  136. 2009 Le syndrome du Titanic – 2 de Nicolas Hulot
  137. 2009 Les Etats et le carbone de Patrick Criqui, Benoit Faraco et Alain Grandjean
  138. 2009 Les guerres du climat d’Harald Welzer
  139. 2009 Politique de Cassandre (manifeste républicain pour une écologie radicale) de Jean-Christophe Mathias
  140. 2009 Pour sauver la planète, sortez du capitalisme d’Hervé Kempf
  141. 2009 Résister pour sortir du développement (le droit entre nature et liberté) de Simon Charbonneau
  142. 2009 Sur quelle planète vont grandir mes enfants ? (écologie, clé du futur) de Jean-Guillaume Péladan
  143. 2009 Tu viens ? de Nathalie Kosciusko-Morizet (Gallimard)
  144. 2010 Accélération (une critique sociale du temps) d’Hartmut Rosa
  145. 2010 Adieu à la croissance (bien vivre dans un monde solidaire) de Jean Gadrey
  146. 2010 Croissance infinie, la grande illusion de Jean Aubin
  147. 2010 Demain, seuls au monde ? (L’homme sans la biodiversité) d’Emmanuelle Grundmann
  148. 2010 Des idées et des rêves d’Arnaud Montebourg
  149. 2010 Dictature verte (Michel Tarrier)
  150. 2010 Divertir pour dominer (la culture des masse contre les peuples) par collectif Offensive
  151. 2010 ECOLOGIE POLITIQUE n°40 : les écologies politiques aujourd’hui
  152. 2010 Ecorev n° 34 urgence écologique, urgence démocratique (vers une sortie civilisée du productivisme ?)
  153. 2010 Ecorev n° 35, l’agriculture au cœur du projet écologiste
  154. 2010 ENTROPIA n° 9, contre pouvoirs et décroissance
  155. 2010 Il était une fois la bio-révolution (nature et savoirs dans la modernité globale) de Jean Foyer
  156. 2010 L’autoproduction accompagnée de Daniel Cérézuelle et Guy Roustang
  157. 2010 L’avenir est notre poubelle (l’alternative de la décroissance) de Jean-Luc Coudray
  158. 2010 L’imposteur, c’est lui (réponse à Claude Allègre) de Sylvestre Huet
  159. 2010 La décroissance (10 questions pour comprendre et en débattre) de Denis Bayon, Fabrice Flipo et François Schneider
  160. 2010 la guerre des terres de Thierry Pouch
  161. 2010 La Terre sur un fil d’Eric Lambin
  162. 2010 LABO Planète (où comment 2030 se prépare sans les citoyens) de Jacques Testard, Agnès Sinaï et Catherine Bourgain (1001 nuits)
  163. 2010 Le populisme climatique, Claude Allègre et Cie (enquête sur les ennemis de la science) de Stéphane Foucart
  164. 2010 Le temps du monde fini de Geneviève Azam
  165. 2010 Les luddites en France (résistance à l’industrialisation et à l’informatisation) par un collectif coordonné par Cédric Biagini et Guillaume Canino
  166. 2010 Les profiteurs du bizness écolo (les dossiers du Canard enchaîné, avril 2010)
  167. 2010 Manifeste pour une société écologique (EELV)
  168. 2010 Manuel de Transition (de la dépendance au pétrole à la résilience locale) de Rob Hopkins
  169. 2010 Ne soyons pas des écologistes benêts (pour un protectionnisme écologique et social) d’Aurélien Bernier et Michel Marchand
  170. 2010 No impact man de Colin Beavan
  171. 2010 Peut-on sauver la planète sans toucher à notre mode de vie ? Un débat Benjamin Dessus / Sylvain David
  172. 2010 Prospérité sans croissance (la transition vers une économie durable) de Tim Jackson
  173. 2010 Quel futur pour les métaux ?
  174. 2010 Sans le nucléaire on s’éclairerait à la bougie et autres tartes à la crème du discours techno-scientifique de Corinne Lepage et Jean-François Bouvet
  175. 2010 Solutions locales pour un désordre global (avec Coline Serreau…)
  176. 2010 Superphénix, déconstruction d’un mythe de Christine Bergé
  177. 2010 Territoires de la décroissance (Entropia n° 8, printemps 2010)
  178. 2010 Tous écolos… et alors (de Géraud Guibert)
  179. 2010 Vers une démocratie écologique (le citoyen, le savant et le politique) de Dominique Bourg et Kerry Whiteside (Seuil)
  180. 2010 Vers une société sobre et désirable – Fondation Nicolas Hulot (20 ans)
  181. 2010 Villes en transition : vers le rationnement (Silence n° 379, mai 2010)
  182. 2010 Voyage dans l’anthropocène de Claude Lorius et Laurent Carpentier
  183. 2011 AMERICAN ECOLO d’Hélène Crié-Wiesner
  184. 2011 Carbon Democracy. Le pouvoir politique à l’ère du pétrole (Timothy Mitchell)
  185. 2011 Changer le monde, tout un programme de Jean-Marc Jancovici
  186. 2011 Comment nous sommes devenus écolos de Léonard Laborie
  187. 2011 Cradle to cradle de William McDonough et Michael Braungart
  188. 2011 Décroissance versus développement durable (ouvrage collectif)
  189. 2011 Des écologistes en politique d’Erwan Lecoeur (lignes de repères, 2011)
  190. 2011 Des esclaves énergétiques (réflexions sur le changement climatique) de Jean-François Mouhot
  191. 2011 Ecorev n° 36 : crise sanitaire, la quatrième crise écologique
  192. 2011 Ecosocialisme (l’alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste) de Michael Löwy
  193. 2011 ENTROPIA n° 10, aux sources de la décroissance
  194. 2011 Faire des enfants tue… la planète (de Michel Tarrier)
  195. 2011 L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie d’Hervé Kempf (Seuil)
  196. 2011 La décroissance heureuse (la qualité de la vie ne dépend pas du PIB) de Maurizio Pallante
  197. 2011 La vérité sur le nucléaire (le choix interdit) de Corinne Lepage
  198. 2011 Le fanatisme de l’apocalypse de Pascal Bruckner
  199. 2011 le livre noir de l’agriculture (comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement) d’Isabelle Saporta
  200. 2011 Le nouveau siècle biotech (Ecologie & Politique n ° 43)
  201. 2011 Le poids du nombre de Georges Minois (éditions Perrin)
  202. 2011 Pierre Fournier, précurseur de l’écologie par Danielle Fournier et Patrick Gominet
  203. 2011 Plus un poisson d’ici 30 ans ? (surpêche et désertification des océans) de Stephan Beaucher
  204. 2011 Pour une éducation au développement durable de Francine Pellaud (éditions Quae)
  205. 2011 Pour une raison écologique de Bernard Perret (Flammarion)
  206. 2011 Survivre à l’effondrement économique de Piero San Giorgo
  207. 2011 Vandana Shiva, victoires d’une Indienne contre le pillage de la biodiversité
  208. 2012 « Ecologie, la fin » de Christian Gerondeau
  209. 2012 1,2 milliards d’automobiles 7 milliards de terriens – la cohabitation est-elle possible ? de Jean-Pierre et Marine Corniau
  210. 2012 A quoi peut bien servir un député écolo ? de François de Rugy
  211. 2012 Abolir le nucléaire civil et militaire de Jean-Marie Pruvost-Beaurain
  212. 2012 Agro-ressources et écosystèmes : enjeux sociétaux et pratiques managériales de Bernard CHRISTOPHE et Roland PEREZ
  213. 2012 Autopsie de l’Apocalypse de Patrick Simon
  214. 2012 BD Jo le paysan (tome 4) : haro sur les OGM
  215. 2012 Bon pour la casse (les déraisons de l’obsolescence programmée) de Serge Latouche
  216. 2012 Capitaine Watson, entretien avec un pirate de Lamya Essemlali
  217. 2012 Comment j’ai arrêté de CONsommer de Frédéric Mars
  218. 2012 ECOREV n° 39, Le commun ou la relocalisation du politique
  219. 2012 Emprise et empreinte de l’agrobusiness par l’ONG Entraide & Fraternité et le Centre Tricontinental
  220. 2012 Hold-up sur le vivant (éthique & manipulations) de Pierre Sartor
  221. 2012 L’âge des limites de Serge Latouche
  222. 2012 L’écologie sinon rien de Claude-Marie Vadrot
  223. 2012 La fabrique de la famine (les paysans face à la mondialisation) de Walden Bello
  224. 2012 La fabrique de la famine (les paysans face à la mondialisation) de Walden Bello
  225. 2012 La faim du monde (l’humanité au bord d’une famine globale) d’Hugues Stoeckel
  226. 2012 la fin de la croissance de Richard Heinberg
  227. 2012 La grande amnésie écologique de Philippe J. Dubois
  228. 2012 La nature n’a pas de prix (les méprises de l’économie verte) par ATTAC
  229. 2012 Le futur a-t-il un avenir ? (pour une responsabilité socio-écologique) de Philippe Lebreton
  230. 2012 Les marchands de doute de Naomi Oreskes et Erik Conway
  231. 2012 Les missions militaires au service de la biodiversité de Sarah Brunel
  232. 2012 manifeste négaWatt (réussir la transition énergétique) par association négaWatt
  233. 2012 Où va le monde ? Une décennie (2012-2022) au devant des catastrophes
  234. 2012 Pour un socialisme vert (Vers la société écologique pour la justice sociale) d’Arno Münster
  235. 2012 Préludes à la transition (Pourquoi changer le monde ?) de Christian Araud
  236. 2012 Que serait le tourisme sans pétrole d’Isabelle Babou et Philippe Callot
  237. 2012 Sommes-nous tous voués à disparaître ? d’Eric Buffetaut
  238. 2012 Tous cobayes ! (OGM, pesticides, produits chimiques) de Gilles-Eric Séralini
  239. 2012 Vers l’autonomie alimentaire de Frédérique Basset
  240. 2012 WWI Vers une prospérité durable, RIO + 20 (collectif)
  241. 2012.06.25 appel de Poitiers pour sauver la biodiversité
  242. 2013 Murray Bookchin et l’écologie sociale (Vincent Gerber)
  243. 2013 à qui profitent les OGM ? de Jacques Testart
  244. 2013 Changeons d’énergie (transition mode d’emploi) de l’association négaWatt
  245. 2013 Compte à rebours (Jusqu’où pourrons nous être trop nombreux sur terre ?) d’Alan Weisman
  246. 2013 Croissance et écologie (concilier l’homme avec la société de demain) d’Alban Vétillard
  247. 2013 De Darwin à Lévi-Strauss (Pascal Picq)
  248. 2013 Démographie et écologie de Jacques Véron
  249. 2013 EcoRev’ n° 40, dans les pas de SAISON BRUNE
  250. 2013 Entropia n° 14, La Saturation des mondes
  251. 2013 Faut-il être végétarien ? de Claude Aubert et Nicolas Le Berre
  252. 2013 Fin de l’Occident, naissance du monde d’Hervé Kempf
  253. 2013 Gaz de schiste, histoire d’une imposture de Jacques Ambroise
  254. 2013 L’écologie est politique (Fondation de l’écologie politique)
  255. 2013 L’écologie est-elle encore scientifique ? de Christian Lévêque
  256. 2013 L’écologie, c’est fini (qu’en pensent les experts ?) de Alice Audouin
  257. 2013 L’effondrement des sociétés complexes (Joseph A. Tainter)
  258. 2013 L’enfer vert, un projet pavé de bonnes intentions de Tomjo
  259. 2013 La fabrique du mensonge (comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger) de Stéphane Foucart
  260. 2013 La faim du pétrole (une civilisation de l’énergie vue par des géologues) de Pierre Mauriaud, Pascal Breton et Patrick de Wever
  261. 2013 La fin de l’abondance, l’économie dans un monde post-pétrole (John Michael Greer)
  262. 2013 La mystique de la croissance, comment s’en libérer (Dominique Méda)
  263. 2013 La véritable richesse (une économie du temps retrouvé) de Juliet B.Schor
  264. 2013 Le Changement (Bernard Charbonneau)
  265. 2013 les Grands Textes fondateurs de l’écologie, présentés par Ariane Debourdeau
  266. 2013 Les précurseurs de la décroissance (nouvelle collection)
  267. 2013 Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (collectif)
  268. 2013 Nicholas Georgescu-Roegen, pour une révolution bioéconomique d’Antoine Missemer
  269. 2013 Penser la décroissance (politiques de l’Anthropocène) par collectif
  270. 2013 Plus haut que mes rêves de Nicolas Hulot
  271. 2013 Politiques de la décroissance (pour penser et faire la transition) de Michel Lepesant
  272. 2013 Pour supprimer les partis politiques ? Réflexions d’un apatride sans parti de Daniel Cohn-Bendit
  273. 2013 Quelle transition énergétique ? d’Henri Safa
  274. 2013 Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques
  275. 2013 Réinventer le feu (des solutions économiques novatrices pour une nouvelle ère énergétique d’Amory B. Lovins
  276. 2013 Toxique planète. Le scandale invisible des maladies chroniques (André Cicolella)
  277. 2013 Un écologisme apolitique ? Débat autour de la transition (Paul Chatterton et Alice Cutler)
  278. 2013 Vert paradoxe. Le piège des solutions éco-énergétiques (David Owen)
  279. 2013 Vivement 2050 ! (Programme pour une économie soutenable et désirable)
  280. 2014 10 milliards de Stephen Emmott
  281. 2014 Comment je suis devenu écologiste (textes de René Dumont présentés par Charles Rémy)
  282. 2014 Football, la colonisation du monde (collectif)
  283. 2014 Insoumise de Delphine Batho
  284. 2014 L’âge des Low tech (Philippe Bihouix)
  285. 2014 L’écologisme des pauvres (une étude des conflits environnementaux dans le monde) de Joan Martínez Alier
  286. 2014 La nature est un champ de bataille (Razmig Keucheyan)
  287. 2014 La pensée écologique, une anthologie (Dominique Bourg et Augustin Fragnière)
  288. 2014 Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie) livre collectif, coordinateur Michel Sourrouille
  289. 2014 Nature et politique, Contribution à une anthropologie de la modernité et de la globalisation (Fabrice Flipo)
  290. 2014 Nos limites (pour une écologie intégrale) de Gaultier Bès, Marianne Durano et Axel Norgaard Rokvam
  291. 2014 Une planète trop peuplée ? (le mythe populationniste, l’immigration et la crise écologique)
  292. 2014 Une question de taille d’Olivier Rey
  293. 2015 Agriculture urbaine (vers une réconciliation ville nature)
  294. 2015 Comment les citoyens peuvent décider du bien commun, l’humanitude au pouvoir (Jacques Testard)
  295. 2015 Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne & Raphaël Stevens
  296. 2015 Crime climatique STOP ! L’appel de la société civile
  297. 2015 Décroissance, vocabulaire pour une nouvelle ère (collectif)
  298. 2015 Dormez tranquilles jusqu’en 2100 et autres malentendus sur le climat et l’énergie (Jean-Marc Jancovici)
  299. 2015 Ecologie ou gauchisme, il faut choisir ! (François de Rugy)
  300. 2015 L’énergie des esclaves (le pétrole et la nouvelle servitude) d’Andrew Nikiforuk
  301. 2015 Osons, plaidoyer d’un homme libre de Nicolas Hulot
  302. 2016 Extractivisme d’Anna Bednik
  303. 2016 L’ÉCOLOGIE À L’ÉPREUVE DU POUVOIR (Un avenir peint en vert pour la France ?) de Michel Sourrouille
  304. 2017 On ne naît pas écolo, on le devient

Michel Sourrouille, sa bibliothèque Lire la suite »

Donald Trump, fou rire garanti tous les jours

Sa dernière de derrière les fagots , Donald Trump à la Maison Blanche devant Netanyahou le 4 février 2025 :

« Les Etats-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza », évoquant une « situation de propriété sur le long terme ». Il l’assure : « Tous ceux à qui j’ai parlé adorent l’idée de voir les Etats-Unis posséder ce morceau de territoire, de développer et de créer des milliers d’emplois avec quelque chose qui sera magnifique. » Donald Trump s’est engagé à transformer ce « symbole de mort et de destruction » qu’est Gaza en « Riviera du Moyen-Orient…Les gens pourraient vivre dans le confort et la paix, et on va s’assurer que quelque chose de spectaculaire soit fait. »

Mais il faudrait vider Gaza de sa population, éparpiller les Palestiniens ailleurs… en Jordanie, en Égypte ?

« On peut trouver une zone magnifique pour y installer les gens de façon permanente dans de belles maisons, où ils peuvent être heureux sans se faire tirer dessus, sans se faire tuer, sans se faire poignarder à mort comme ce qu’il se passe à Gaza », a-t-il ajouté. Le président américain promet aux Gazaouis des « habitations de vraiment bonne qualité » grâce aux « quantités massives d’argent fournies par d’autres personnes, des nations très riches ».

A ses côtés, Benyamin Nétanyahou semblait pris de court, derrière un sourire crispé….

Commentaires réjouis sur lemonde.fr

Silers ; Le projet se tient mais ne va pas assez loin : il faudrait plutôt imaginer un gigantesque Donaldland, avec de chics hôtels, des palmiers, des golfs verdoyants et des bateaux de croisières géants déversant des flots de touristes en short/claquettes.

Buddy gloomy : J’étais terrifié de voir revenir Trump mais j’avoue que maintenant, c’est champagne et fou rire tous les jours.

Les murs rient : Enfin le retour à l’évidence de la Pataphysique. Donald Trump est donc bien l’incarnation de cet indispensable Ubu. Magique, apaisant et rationnel. Deux et deux font cinq, désormais et si vous me dites que la terre n’est pas plate, je vous met mon poing dans la figure. Ça fait tellement de bien.

Lulubobo : Pour éviter de polluer la rubrique « International » du journal, je propose à la rédaction du Monde de dorénavant faire figurer les news impliquant ce monsieur dans une plus appropriée, intitulée « la blagounette du jour ».

VentdOuest : Le Trumptosaur fait ses courses. Dans son cady, le Groenland, le Canada, le Panama, maintenant une opération immobilière à Gaza après avoir nettoyé les scories humaines. Ce dinosaure se croit au casino.

Rigomer Kerviel : Si Elon 1er et Trump comptent acquérir la Bretagne, ils apprendront à leurs dépends que les Bretons sont un noyau dur.

BLT : Quand on a dépassé les bornes il n’y a plus de limites. Il serait temps que les américains se rendent compte qu’ils ont paradoxalement voté pour un coup d’état permanent

BGA : Comme certaines fusées d’Elon Musk, ce type finira par exploser en plein vol. À peine trois semaines de présidence et nous assistons stupéfaits au-delà de ce que nous pouvions imaginer aux délires les plus extrêmes, absurdes et insultants d’un agent immobilier qui n’a jamais, à l’évidence, lu un livre d’histoire: Convaincu que le monde et sa complexité ne sauraient être autre chose qu’une immense parti de Monopoly, il ose tout.

Pierre59 : «  Deux possibilités se dessinent : ou le président américain est sérieux, ou il déplace les termes du débat » écrit M Smolar. Je pense qu’il y en a une troisième : Trump est mentalement atteint et complètement dans le virtuel, et il est entouré de requins qui pensent pouvoir tirer profit de sa folie et du chaos qu’il va installer.

Thymie : Il (DT) tient des propos qui justifieraient un placement en établissement psychiatrique, à la demande de tiers. Délire, mégalomanie, accès (hypo) maniaque… Je n’exagère pas. Autant je trouve que la claque donnée aux « wokistes » est méritée, autant le claqueur gesticule plus qu’il ne frappe, en une danse incohérente, neurologique, psychiatrique.

Lisa dorel : Personne ne le fait enfermer ?

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L’intelligence collective, qui la cherche la trouve

Un commentateur sur ce blog : « L’intelligence collective c’est un concept vide de sens, l’intelligence ne s’additionne pas, les connaissances éventuellement, mais pas la finesse d’analyse. Essayez de faire écrire un grand roman par un collectif d’écrivains ça donnera de la bouillie, c’est dans la solitude qu’Hugo, Einstein, Newton ont travaillé, ils ont certes emprunté à d’autres des éléments, mais leur mise en commun créative est le fait d’un cerveau unique. La foule donne par contre une bonne image de la bêtise collective. »

Il est vrai que l’intelligence collective progresse par des individualités qui réfléchissent plus que d’autres, qu’ils soient penseurs ou scientifiques. Mais c’est en intégrant leur apport que l’intelligence collective progresse. Il n’y a pas d’opposition entre l’individu et le collectif, tout est question d’éducation quant au comportement collectif. Comme l’exprimait Nicolas Hulot, « il n’y aura pas de sortie de la myopie démocratique si les citoyens ne sont pas eux-mêmes les défenseurs d’une conscience élargie du monde dans le temps et dans l’espace. » Ce blog biosphere existe, à sa petite échelle, pour faire progresser cette conscience.

L’intelligence collective grâce à wikipedia

La connaissance des membres d’une communauté est limitée, tout autant que leur perception de l’environnement commun. L’intelligence collective se manifeste par le fait qu’une équipe d’agents coopérants peut résoudre des problèmes plus efficacement que lorsque ces agents travaillent isolément. Elle résulte entre autres de la qualité des interactions entre ses membres. Quatre éléments de base ont été identifiés pour que de l’intelligence collective émerge :

– Diversité d’opinions : plus les approches sont diverses, plus il est probable qu’une bonne ou meilleure solution émerge.

– Indépendance d’esprit : les opinions de chacun ne doivent pas dépendre des opinions des autres. la « Pensée de groupe » est nocive à la bonne prise de décision.

– Décentralisation : pour assurer un équilibre entre le global et le local, les individus apportent chacun leur savoir spécialisé, tiré d’une connaissance intime d’un aspect du problème à résoudre.

– Agrégation : un mécanisme de compte objectif, pour réunir les jugements des personnes en un jugement final. (ex: vote à la majorité, estimation de probabilité sur un marché prédictif).

L’intelligence collective grâce aux archives du MONDE

L’argot de bureau : l’« intelligence collective », au fondement du management

Apparu en psychologie et biologie, le concept d’intelligence collective est adopté en sciences de gestion dans les années 1990Véritable mantra des manageurs qui veulent tourner le dos à la hiérarchie traditionnelle (ou se donner l’air de le faire), l’intelligence collective désigne les processus par lesquels une équipe de personnes qui coopère résout plus aisément les problèmes qu’une somme de personnes isolées. « Si l’homme est un loup pour l’homme, les loups savent surmonter leur nature solitaire lorsqu’ils chassent en meute ! »

Télétravail : l’intelligence collective s’est réorganisée en numérique

L’intelligence collective ne date pas d’aujourd’hui, mais le recours massif au télétravail lui a donné une nouvelle dimension. Classiquement, il s’agit de mettre en commun les compétences et les connaissances d’individus, afin qu’ensemble ils produisent quelque chose que chacun ne parviendrait pas à produire seul. Alors que les réunions et les déplacements étaient devenus impossibles pendant le confinement, l’intelligence collective s’est réorganisée en numérique pour permettre la continuité de l’activité. Le télétravail a popularisé les outils collaboratifs pour partager les documents à distance et communiquer en visioconférence. On pratiquait déjà l’intelligence collective, le brainstorming, les ateliers agiles, etc., et cela fonctionnait bien jusqu’à 15 ou 20 participants. Mais comment faire avec 100 ou 1 000 personnes ?

« Pour un retour au débat scientifique et à l’intelligence collective »

La voix de la science est d’essence collective : elle est celle du consensus qui naît du débat au sein de la communauté scientifique. Aussi longtemps et passionnément que nécessaire, les chercheurs échangent arguments et expériences jusqu’à converger vers des énoncés débarrassés des préjugés des uns et des autres, en accord avec les faits observés et qui constituent la vérité scientifique du moment. L’intelligence collective étant i inhibée par une gouvernance verticale, la science tend alors à se développer horizontalement : on se cloisonne dans des sujets de niche sans concurrence, les erreurs s’accumulent sans être corrigées, les controverses stagnent,

Christian Brodhag : « La transition écologique exige connaissance et intelligence collective, transfert d’expériences »

La convention citoyenne pour le climat en France a montré que des citoyens tirés au sort et informés comprenaient la gravité de la situation climatique, la nécessité d’un changement profond et formulaient des propositions qui se veulent ambitieuses. La transition écologique et le développement durable exigent connaissance et intelligence collective, par les moyens de l’information, la formation, le transfert d’expériences, le partage des solutions et la coopération.

« Intelligence collective », « manque d’audace »… Réactions mitigées aux propositions de la convention citoyenne pour le climat

21 juin 2020, rapport de 600 pages contenant les propositions de la convention citoyenne pour le climat. Nicolas Hulot a « salué un très bel exemple d’intelligence collective et un impressionnant travail cohérent de véritable démocratie inclusive. Ce peut être un premier levier pour amorcer la mutation écologique tant attendue. Il y a, pour le gouvernement, une opportunité à saisir pour sortir du cercle de la défiance ».

L’intelligence collective grâce à notre blog biosphere

L’intelligence collective, impossibilité majeure

extraits : Sur ce blog biosphere, le commentateur Michel C. fait feu de tout bois contre le malthusianisme et se heurte à fleuret non moucheté à Tsp qui ne voit que surpopulation. Par contre, entre le climatosceptique Tsp et le partisan du GIEC Michel C., ça chauffe à feu continu. Comme quoi, entre deux personnes qui semblent intelligentes et bien informées, le rapprochement des points de vue semble impossible de toute éternité. Ce blog, qui se voudrait promouvoir l’intelligence collective, est bien emmerdé, que faire pour réconcilier l’inconciliable, Poutine et l’Ukraine, Hamas et Israël, climatosceptiques et malthusiens !

GPT, intelligence artificielle et/ou collective

extraits : Avec ChatGPT, tout se passe désormais comme si créer une œuvre consistait à assembler des extraits d’œuvres antérieures. Avec ce blog biosphere, l’enjeu est de reproduire ce qui se dit de plus significatif publiquement sur notre avenir commun. C’est la même démarche. De notre point de vue d’écologistes, c’est l’imaginaire social qui conditionne nos comportements. Nous sommes comme Nicolas Hulot qui voulait créer un nouvel imaginaire collectif, construire un monde, ne plus le regarder se défaire devant nos écrans… Nous sommes comme Serge Latouche, il nous faut décoloniser l’imaginaire actuellement imposé et choisir le pari de la décroissance, choisir la pensée créative contre l’économie de l’absurde. Un changement culturel d’ampleur ne peut arriver en un jour, il se forge par étapes successives contre le règne des SUR….

Ouf, l’écologie devient intelligence collective

extraits : Un maelstrom de conversions à l’écologie parcourt LE MONDE. Le plus réconfortant, c’est que cela touche tous les centres de pouvoir, élus, médias, culture… Ainsi par exemple au congrès des maires, l’écologie s’impose comme un « thème incontournable : « Moins de voitures, plus de verdure ! « , « Aménager des îlots de fraîcheur dans la cité », « Des solutions pour une route plus durable », plus rien ne sera comme avant dans la prise de conscience… (LE MONDE du 22 novembre 2019)

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BIOSPHERE-INFO, janvier 2025

Tous nos articles du moins de janvier 2025,

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Ce blog biosphere, 20 ans déjà

Bon anniversaire biosphere, vingt ans déjà

Ce blog biosphere en 2005, il y a 20 ans

Avoir des réponses grâce à ce blog

Bilan 2024, l’oubli de la question environnementale

l’année 2025 ne sera pas pire que les précédentes

actions militantes

Licencié pour avoir refusé de prendre l’avion

Sur son tee-shirt blanc, « + 4 °C, l’enfer »

Bloquer une autoroute n’est que contre-violence

Contre la culture du clash, argumentons

2015-2025, nous sommes toujours Charlie

questions écologiques

Conquête de l’inutile, l’aventure spatiale

OFB, Office français de la biodiversité, attaqué !

Un peuple autochtone « non contacté », bravo

AMOC, circulation océanique atlantique en péril

Les guerres du climat d’Harald Welzer

La guerre des ressources a déjà commencé

Questions d’éthique pratique de Peter SINGER

Peter Singer, utilitarisme et antispécisme 

omnivore, carnivore, végétarien ou flexitarien ?

question énergie climat

Claude Allègre, climato-sceptique notoire

Gaz, le trop lent sevrage de l’Europe

EPR de Flamanville, un coût exorbitant

Des idées pour en finir avec l’énergie fossile

la question urbaine

L’urbanisation, une impasse tragique

La bidonvillisation du monde ne fait que commencer

Les villes soumises aux catastrophes

Nous avons fait le choix d’amplifier la catastrophe

Incendie à Los Angeles, juste retour des choses

la question démographique

La population mondiale au 1er janvier 2025

Naître moins nombreux, vivre plus longtemps

Éditorial du MONDE, idéologiquement nataliste

Bientôt un seul enfant de – 14 ans au Japon !

Les balançoires vides, l’espoir peut naître

Un enfant de plus dans le monde, ça ne se discute pas

Un enfant de plus, en France ça se discute

L’obsession nataliste de Giorgia Meloni

S’ouvrir aux flux migratoires, irresponsable ! 

le trumpisme en action

L’irrédentisme de Trump, une connerie de plus

TRUMP croit que le Canada est une de ses colonies

Cryptomonnaie, bitcoin, Trump coin, absurdités

Elon Musk appelle au boycott de Wikipédia ???

Se battre sur le terrain des faits… contre Trump

Trump confronté à « l’écologisme radical »

pacification de l’existence

La militarisation de la jeunesse par Macron

Militarisation de la défense nationale

questions sociétales

Le populisme comme crise de l’éducation ?

Sensationnalisme et société du spectacle

17 janvier 1975, la France légalisait l’IVG

Fin de vie : François Bayrou dit non

« énergie masculine » et guerre des sexes

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Elon Musk appelle au boycott de Wikipédia ???

L’intelligence collective passe par ce blog biosphere, mais surtout par Wikipedia, une encyclopédie collaborative en ligne qui offre gratuitement à chacun les moyens de savoir tout sur tout. Son contenu est évolutif, il découle de la participation de ceux et celles qui veulent améliorer tel ou tel aspect de notre langage commun. Les complotistes comme Elon Musk n’aiment pas Wikipedia car ils n’aiment pas l’intelligence.

Damien Leloup : Le 21 janvier 2025, Elon Musk s’emporte contre l’encyclopédie participative, dans une série de messages virulents publiés sur son réseau social, X.  La raison de son courroux ? Les dernières modifications de sa page sur la version anglophone de Wikipédia. On y lit désormais que, lors de son discours à la cérémonie d’investiture de Donald Trump, la veille, Elon Musk a « tendu à deux reprises son bras vers le haut en direction de la foule ». Un « geste comparé à un salut nazi ou fasciste » dont Elon « Musk a contesté » le sens politique.

Réponse, le même jour, de Jimmy Wales, le cofondateur de l’encyclopédie : « Qu’est-ce qui est inexact dans cette description ? Vous avez bien effectué ce geste (deux fois) et des personnes (nombreuses) l’ont comparé à un salut nazi. Et vous avez affirmé que ces saluts n’avaient pas de signification politique. Ce n’est pas de la propagande des médias. Ce sont des faits. Tous. »

Les critiques du PDG de Tesla envers l’encyclopédie ne sont pas nouvelles. A la fin du mois de décembre 2024, sur X, il appelait déjà ses abonnés à ne pas donner d’argent à l’encyclopédie, alors en pleine campagne de financement de fin d’année, pour protester contre une supposée dérive à gauche du site, qualifié de « Wokepedia ». Sur les positionnements à gauche ou à droite, l’idée même de Wikipédia est d’accueillir tout le monde : la seule condition est de respecter les règles de l’encyclopédie [chercher la neutralité de point de vue, sourcer les modifications…].

Le patron de X a aussi personnellement attaquée Katherine Maher, ancienne directrice de la Fondation Wikimedia, pour ses prises de position sur la lutte contre la désinformation.

Wikipédia reste l’une des rares grandes plateformes où des débats politiques peuvent avoir lieu de façon à la fois intense et apaisée, y compris sur les sujets les plus polémiques.

Quelques réactions

– Wikipedia est par essence le meilleur de ce que peut offrir l’internet,le partage d’informations et du savoir. C’est autre chose que la diffusion de la haine et de théories complotistes.

– Wikipédia est tout ce qui reste, au niveau mainstream, des promesses initiales d’Internet, tuées par la combinaison smartphones+réseaux sociaux+X.

– Elon Musk est vraiment zinzin même si je suis épaté par ce que fait SpaceX. Mais je pense qu’il va exploser en plein vol comme son starship.

– L’homme qu’on devrait boycotter appelle au boycott. Le monde à l’envers. Précipitons-nous sur Wikipédia pour répondre à leurs appels aux dons.

– La liberté d’expression selon Musk, c’ est le monopole de ses réseaux….pour le reste Boycottons déjà Tesla !

– Toujours frappant de constater que ces libéraux qui réclamant à corps et à cris la liberté d’expression n’ont qu’une obsession : faire taire leurs contradicteurs.

Ce même homme qui dénonce la « propagande des médias » est justement celui qui instrumentalise dans son propre intérêt un des médias les plus mondialisés qui soit, si besoin en contradiction avec la connaissance et les faits. Des mots qu’on utilise pour dire leur contraire, dans un monde à l’envers.

– Avec Trump il a trouvé quelqu’un qui stimule ses ambitions malsaines d’une extrême droite décomplexée. Avec le temps on peut parier que les électeurs comprendront que la folie de ces deux mégalomanes mène leur pays et le monde vers une catastrophe.

– Un clown + un clown = deux clowns. Un super ego + un super ego = une querelle d’ego (on va rire).

– Mes ennemis ce sont les hérétiques (Inquisition), ce sont les juifs (IIIe Reich), ce sont les social-traitres (URSS), ce sont les communistes (McCarthy), ce sont les mécréants (Al-Qaïda), ce sont les wokes (une ribambelle d’anencéphales pseudo-libertariens)… Le monde est décidément beaucoup trop complexe pour beaucoup trop de monde.

– Puisque le boycott est une arme , le boycott de x et de meta n’est pas inutile.

– Je me précipite pour faire un don de plus à Wiki.

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Nous inaugurons une nouvelle rubrique, courriel des lecteurs

pour nous écrire : biosphere@ouvaton.org

Aujourd’hui, nos réponses à Alain D.

Alain D. : Certains commentaires sur ce blog sous le couvert de l’anonymat me sont assez insupportables !

=> C’est le problème de la liberté d’expression dans un contexte d’anonymat permis par les réseaux sociaux. La liberté d‘expression ne se conçoit normalement que si on peut savoir qui use de sa liberté d’expression pour un échange à armes égales. Il est donc insupportable de lire des obsessions personnelles sans qu’on puisse savoir qui se cache derrière un pseudo. C’est une des nombreuses dérives permises par le monde numérique dans lequel on nous fait vivre et avec lequel il est de plus en plus difficile de retrouver des repères fiables. La modération des commentaires par les gestionnaires d’une site peut certes censurer certains discours, mais où commence et où finit la liberté d’expression ? Prenez les USA où on peut dire n’importe quoi, même quand on est président de la république.

+ Le peuple se rebelle si on augmente le prix de l’essence, même moins que d’un facteur 10 ! Allez donc expliquer au peuple, qui a du mal à joindre les deux bouts, que l’on va mettre en œuvre « la décroissance conviviale » comme le fait ce blog !

=> Le peuple actuel de consommateurs vit dans un contexte de surenchère publicitaire avec achat au plus bas prix. Il ne peut donc comprendre la moindre atteinte à son « pouvoir d’achat ». Il est particulièrement sensible aux prix des carburants, la voiture est en effet devenue indispensable dans le contexte actuel. Pourtant, dans un avenir proche de raréfaction des ressources et de réchauffement climatique, l’énergie va devenir hors de prix et la voiture individuelle pour tous une parenthèse dans l’histoire humaine. C’est cela que devrait expliquer un gouvernement responsable ainsi que les leçons de choses apprises dans les écoles. La sobriété, si elle n’est pas cultivée aujourd’hui, sera de toute façon imposée demain. Bien entendu ce message ne peut passer que s’il s’agit de sobriété partagée. Il ne faudrait pas que quelques privilégies continuent d’avoir des voitures et de faire du tourisme au long cours. La convivialité n’existe vraiment que dans des rapports égalitaires et amicaux.

+ J’entends toutes les critiques sur le « tourisme », mais cette volonté sur ce blog de limiter à 1 km autour de son domicile les possibilités de déplacement ne peut relever que d’un pouvoir totalitaire.

=> Le chancelier autrichien avait annoncé l’entrée en vigueur dès le 15 novembre 2021 d’un confinement pour les personnes non vaccinées. Concrètement, « les personnes concernées n’auront pas le droit de quitter leur domicile sauf pour faire leurs courses, du sport ou pour des soins médicaux. La mesure s’applique à partir de l’âge de 12 ans. Des contrôles inopinés seront effectués »… Est-ce du totalitarisme ? Il paraît au contraire normal d’imposer des limites aux déplacements quand la situation l’exige. Plutôt que la contrainte, nous aurions préféré une augmentation constante et progressive du prix des carburants depuis 1974 (le premier choc pétrolier) pour que les gens modifient leurs projets de déplacement en allant à l’essentiel de ce qui est possible. Le tourisme de masse dans des contrées « de rêve », de plus en plus de médias le dénoncent aujourd’hui et nous préparent à envisager un avenir sans touristes.

+ Limiter la recherche ? Faut-il brader la curiosité de l’Homme pour comprendre les phénomènes qui l’entourent comme élément de régulation des technologies qui sont issues de recherches pour comprendre ?

=> Il faut différencier la science fondamentale qui nous permet de comprendre le fonctionnement du monde physique, et la science appliquée qui débouche sur des consommations matérielles. Nous connaissons presque tout de l’origine de l’univers, de son étendue, de la composition de la matière, des lois qui régissent l’univers, des interactions entre le vivant et son milieu de subsistance, etc. Notre curiosité de base est satisfaite et il faudrait avoir l’habitude de lire des livres de science plutôt que des romans. On pourrait même se contenter de ce qu’on connaît actuellement puisqu’on sait maintenant de source sûre que « dieu » n’est qu’une invention humaine, que la Terre n’est pas plate et que le réchauffement climatique d’origine anthropique existe. Quant à la technoscience, il s’agit de considération socio-politiques : a-t-on besoin de smartphones, d’OGM, etc. ? Ce n’est pas aux entreprises de trancher sur la question en ne voyant que le profit à en tirer, mais de décisions politiquement mûries.

+ Les technologies du numérique – outre qu’elles consomment beaucoup d’énergie – permettent effectivement de « voir » le monde sans se déplacer… Mais rien ne remplacera les émotions que l’on peut ressentir lorsque l’on est face à un paysage merveilleux, en présence d’un monument magnifique … ou lorsque l’on est présent physiquement face à un évènement spécifique d’une culture particulière. Et puis, là encore, pourquoi vouloir brider la curiosité de connaître autre chose que son environnement immédiat ?

=> Ce discours est représentatif de l’opposition qui existe entre un plaisir personnel et les considérations socio-économiques qui conditionnent la satisfaction de ce plaisir. L’Émerveillement devant la splendeur de la nature n’a pas besoin de s’exprimer après un long déplacement, il suffit de contempler un coucher de soleil, un vol de grues au dessus de son église ou la poussée des légumes qu’on cultive. Par contre se presser en masse pour visiter un monument remarquable, on en voit aujourd’hui les limites. En Égypte, il faut suivre le rail des touristes et se faire protéger par la police du tourisme. Et déstabiliser une culture en venant la regarder, est-ce le meilleur moyen de la préserver ? Pourquoi vouloir toujours plus, toujours plus loin, alors que la sagesse se contente de peu.

+ Ostraciser les riches est « simple » et devrait entraîner l’adhésion des gens du peuple ! Mais il est trop facile de mettre en cause ceux qui ont des revenus suffisants pour voyager. Ne serait-il pas plus responsable de hiérarchiser les problèmes. Certes voyager est un facteur d’émission de Gaz à effet de serre, mais les déplacements en avion, quelle qu’en soit la raison, ne représentent que 3 % des émissions. Par contre je suis frappé de ne lire que rarement des mises en cause des transports de marchandise par camions qui émettent près de 10 fois plus de ces GES. Mais qui accuser dans ce cas ? D’autant plus qu’il faudrait proposer des alternatives à ce problème d’une grande complexité …

=> Allez donc expliquer au peuple, qui a du mal à joindre les deux bouts, que les riches pourront encore longtemps voyager comme ils l’entendent alors que payer l’essence pour aller au boulot devient un coût insupportable. Ce serait moralement inacceptable. Mais les justifications des riches pour maintenir leur mode de vie sont innombrables. Regardez, le yacht « Al Saïd « (155 m) de la famille royale du sultanat d’Oman dispose d’une salle de concert susceptible d’accueillir un orchestre de cinquante musiciens, cela ne représente qu’une part infime des GES. Et puis pensez au ruissellement, c’est la richesse des uns qui fait le gagne-pain des autres, par exemple des violonistes. Et il y a tant d’autres gaspillages, tous ces camions de marchandises alors que le ferroutage, ce serait une alternative merveilleuse. Mon voyage en avion avec un kérosène détaxé, c’est pas grand chose face au gazole subventionné de tous ces chauffeurs poids-lourds. Ah ! Tout ça c’est bien compliqué, tout le monde est coupable, personne n’est responsable, demain s’occupera de lui-même, ne gâchons pas notre plaisir personnel. L’égoïsme est un bien mauvais conseiller…

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Tous nos articles, publiés en décembre 2024

tendances structurelles

Big History vers le royaume des Ténèbres ?

Bilan 2024. L’autocratisation de la démocratie

L’engagement écolo

Luttes écologistes et stratégies gagnantes

L’assoc anti-pub R.A.P. défend notre avenir

France-Nature-Environnement défend notre avenir

le site Reporterre défend notre avenir

« Démographie Responsable » défend notre avenir

Des journalistes qui défendent notre avenir (JNE)

Question biodiversité

COP climat, biodiversité, désertification !!!

L’anthropocentrisme mis en échec en Espagne

IPBES, un rapport qui occulte la démographie

Les loups entre la vie et la mort

Narendra Modi, l’impérialisme éradicateur

Question décroissance

obsolescence du PIB (Produit Intérieur Brut)

Penser la décroissance en l’an 2025

Les décroissants n’auront plus leur mensuel

Protectionnisme contre l’absurde Mercosur

le revenu médian des Français, trop élevé !

Les multinationales rendent malades nos enfants

Question démographique

CHINE. 1,4 milliards et ça ne suffit pas !

Mayotte, l’eau manque et tout le reste

Pacification de l’existence

L’industrie des armes prospère sur des cadavres

Défense militaire versus transition énergétique

Questions socio-techniques

En finir avec la « neutralité » scientifique

Flamanville, un réacteur enfin branché

Questions politiques

COP16 contre la désertification, le fiasco

CNDP en débat, nous sommes tous concernés

Démocratie ou dictature en temps de crises ?

Gouvernement Bayrou : nos 13 conseils de Noël

Gouvernement Bayrou, on prend les mêmes !

François Bayrou n’aime pas les malthusiens

Agribashing, ras-le-bol de l’écologie ???

Question religieuse

Les dix commandements valent 5 millions de dollars

Laïcité, le pape François n’est pas pour !

Les raisons de ne pas croire au père Noël

La Bible, une construction historique récente

Pour ne pas croire en l’existence de Jésus

Bertrand Russell, raison et déraisons

Questions sociétales

Le tourisme, une activité qui va disparaître

François Gabart devient écolo, bravo

Hier le Covid-19, demain le H5N1…

Pour échanger ou abonner une connaissance

biosphere@ouvaton.org

Merci de votre attention,

et faites connaître notre blog biosphere…,

merci

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BIOSPHERE-INFO, novembre 2024

Ce blog de défense de la biosphère,

c’est un article chaque jour 365 sur 365… depuis 2005.

Voici notre production de novembre 2024,

cliquez à votre convenance :

Tendances structurelles

Bertrand Méheust et la saturation du monde

Ressources, un défi pour l’humanité (Bihouix)

Dette écologique, bientôt non remboursable

Ateliers de futurologie, utilisable ?

Quel militantisme écolo ?

Paul Watson, l’activiste des océans

L’assoc France-Nature-Environnement nous défend

L’assoc Générations Futures défend notre avenir

Question énergétique

Tout savoir sur les COP CLIMAT et même plus

Le bilan de la COP29 en Azerbaïdjan, super-nul (24 novembre)

COP29, le climat est très mal parti ! (13 novembre)

Réfugiés climatiques, absents à la COP29

du marché carbone à la carte carbone

questions socio-techniques

TECHNOlogos, regard critique sur la technologie

Le mouvement anti-technologie se structure

En 1832, le débat sur la mécanisation

Le règne illusoire des batteries

Merde rouge, rareté croissante du cuivre

Agro-industrie et impasse technologique

Santé, guérir par implant cérébral !?

Question biodiversité

COP16 biodiversité, le point de vue du jaguar

« Les microbes auront le dernier mot »

Question démographique

Bibliographie sur le constat de surpopulation

LE MONDE, obsédé par la baisse de fécondité

L’association Démographie Responsable en acte

Pour un dénatalisme libertaire

Un fascisme émergent

du fascisme au sens classique à l’écofascisme

Le populisme contre l’État de droit

« Make America Great Again » a gagné/perdu

Alléluia… TRUMP président… Ainsi soit-il

Nominations en Amérique, c’est du Trump craché

Pacification de l’existence

Définir l’ennemi, c’est du suicide organisé

L’économie de guerre, une anomalie imposée

Morts pour la patrie, morts pour rien

Question décroissance

Marxisme, écologisme et décroissance

Neutre, l’économie ? Plutôt idéologique…

L’endettement, c’est bon pour l’excroissance !

Ville durable, un oxymore de plus

questions sociétales

Notre cerveau, une chance et une malédiction

Société de consommation, des loisirs, du spectacle

Le championnat d’échecs, (anti)sexiste

Fête des morts, l’art et la manière

Mes dernières volontés

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Ateliers de futurologie, utilisable ?

Le Kit du Futur est un outil d’éducation populaire à la prospective qui veut donner à tout un chacun les outils de base (références, bibliographie, histoire) pour se repérer dans la prospective, dépasser le sentiment d’illégitimité, entrer dans la conversation – et devenir soi-même un·e animat·rice de séances de futurologie.

https://kitdufutur.org/

Les séances de futurologie durent le temps d’un film (d’1h30 à 2h30…) et se déroulent en 3 temps :

1° GÉNÉRIQUE • Une brève histoire du futur : introduction, enjeux, présentation (±20 min).

2° ACTION • Le jeu des tickets du futur : disposition d’une trentaine de tickets dans les 5 catégories afin d’inviter à la création de nouveaux tickets (une dizaine par groupe) et présentation des tickets modérée par l’animat·rice de séance (±1h)

3° ÉPILOGUE • Présentation de 2 outils pour aller plus loin : les 7 Familles du Futur et le jeu des Villes terrestres (±20 min.)..

Quelques idées échangées lors des « Ateliers de futurologie » proposés lors de courtes sessions un peu partout en France. On imagine en collectif des centaines d’événements possibles, désirables ou redoutables, pouvant se produire dans le futur. Vraisemblables ou absurdes, ils permettent de féconder nos imaginaires et de nous projeter vers l’avenir.

–       Les arbres sont sacrés. Toute coupe nécessite débat citoyen, protocole et cérémonie

–     Les députés sont tirés au sort

–       Les profs sont des IA et les élèves n’apprennent que via écran

–       Plus de papier ni d’écran / retour à la transmission 100% orale

–       Développement de la marine marchande à voile / suppression des avions

–      La blockchain permet de solliciter le vote citoyen tous les jours sur tous les sujets

–       Le cheval disparaît de la surface de la planète

–       La 3ème vague migratoire climatique fait 60 millions de morts

–       La procréation est limitée à 1 enfant par famille à l’échelle mondiale

–       PIB est remplacé par Produit Intérieur du Bonheur

–       Abolition du droit à la propriété et salaire unique

–       Unification des état européens (en un pays)

–       On ne peut manger que les poissons qu’on pêche

–       On élit un président de la Terre

–      Les urgences deviennent payantes (et cher)

–       Téléphone portable limité à 5 minutes par jour

–       Chaque jardin/espace vert/champs a une partie réservée au maraîchage

–       Interdiction de dépenser plus que ce que l’État a dans ses caisses

–       Disparition de la monnaie / échanges basés uniquement sur le troc

–       Les élus sont exemplaires et notés par les citoyens

–       Un QR code sur chaque tombe permet de dialoguer avec le défunt (via un avatar)

–       Création d’un ministère mondial de l’écologie

–       Le dernier humain vient de disparaître

–       Les poules ne veulent plus pondre

–       Les menus de collectivités sont uniquement végétariens

–       Participation obligatoire à une association environnementale

–       La Russie intègre l’Union Européenne

–       Les Prof-GPT remplacement les postes vacants d’enseignants

–       La semaine de travail à 15h

–       Elon Musk est président de l’Union Americano-Russe

–       Les paysans bio deviennent fonctionnaires

–       Avec Parcoursup, une IA détermine votre futur métier

–       Interdiction de construire de nouveaux pavillons

–       Les femmes du monde entier deviennent infertiles

–       Interdiction des plats transformés

–       Des extraterrestres viennent nous dire qu’on est foutus puis repartent.

–       Service national obligatoire dans les métiers de l’entraide ou de l’écologie (2 fois 6 mois)

A partir d’un ou plusieurs choix, imaginez votre commentaire sur ce blog biosphere. 

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notre récapitulatif d’octobre 2024

Ce blog de défense de la biosphère,

c’est un article chaque jour 365 sur 365… depuis 2005.

Voici notre production d’octobre 2024

cliquez à votre convenance 

Question d’avenir

Yves Cochet, un prophète des temps à venir

Consilience, précisions sur la fin du monde

Désurbanisation ou ville autarcique ?

Universalisme et multiculturalisme, l’entente

Un internationalisme impuissant

COP16 sur la biodiversité, l’impuissance

COP29, les actes sont contraires aux objectifs

Conférence Internationale sur la Population !?

Biodiversité/Climat/Désertification, même combat

Le FMI s’alarme d’une croissance molle !?

L’engagement écolo

RAP, résistance à l’agression publicitaire

Paul Watson, ni droite ni gauche, au-delà…

Un SUV, l’incendier ou dégonfler un pneu ?

Question biodiversité

Les arbres et les loups, à aimer tous deux

Le cerveau des non-humains

La pêche industrielle dans l’impasse

Question énergétique

Octobre 1974, 50 ans déjà, le 1er choc pétrolier

AIE versus OPEP, un débat truqué

Notre réponse à un commentateur climato-sceptique

L’impossible sortie du charbon

L’électricité ne remplace pas les énergies fossiles

Taxons l’électricité comme dépense de luxe !?

Question démographique

Le natalisme, une constante des dictateurs

Elisabeth Badinter, paradoxalement nataliste

L’artificialisation forcenée des sols

Nourrir 10 milliards de personne, impossible

L’espérance de vie atteint maintenant son pic

Pacification de l’existence

Le prix Nobel de la paix, Nihon Hidankyo

Armée ou défense civile non violente ?

Sébastien Lecornu et la défense civile

Israël, génocide et règles internationales

questions socio-techniques

Insupportable le portable, à l’école et ailleurs

L’IA, une intelligence sans conscience

Questions politiques

La politique générale de Michel Barnier

Les Verts devenus EELV, puis Les écologistes…

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Nos articles quotidiens en septembre 2024

question d’avenir

Métiers de demain, métiers de main

Pacifisme et / ou défense nationale, le dilemme

la question écologique

L’activité des JNE, assoc de journalistes écolos

Planification écolo, vive le HSSPEPTDR !

Michel Barnier, ex-ministre de l’environnement !

Les Écologistes, parti institutionnel ET libertaire

Les Verts, une gauche anti-malthusienne

Paul Watson nazi, fasciste, d’extrême droite ???

question utopie

Vivre dans une société sans école, le rêve

Vivre dans un monde sans publicité, bientôt ?

Vivre dans un pays sans armée… en Russie ?

Interdiction du portable à l’école, une gageure

la question énergétique

Boulimie énergétique de l’IA et de ses chefs

Agrocarburants, une fausse bonne idée

Fracturation pétrolière, fracturation politique

question de paix

L’origine des guerres, la spoliation des paysans

la dissuasion nucléaire, une illusion mortifère

SNU macronien et objection de conscience

Alban Liechti, refuznik de la guerre d’Algérie

Le pacifisme, marginalisé par LE MONDE

la question démographique

Paul ROBIN (1837-1912), le néomalthusianisme

La bombe P a déjà explosé, les dégâts sont là

Vieillissement démographique et surpopulation !

Namibie, en route pour l’anthropophagie

les questions politiques

Démocratie ou dictature, les tendances actuelles

Bruno Retailleau à l’intérieur, un anti-immigré ?

L’écologie à droite toute avec Pannier-Runacher ?

La Norvège forteresse, fiction ou réalisme ?

questions sociétales

épitaphe judicieuse sur une tombe anonyme

Le naturisme, une pratique spirituelle

Parler « trans » et sans débat aux journées d’été

Parlons transphobie et autres transitions

Tirer des indications morales de la GPA

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épitaphe judicieuse sur une tombe anonyme

J’étais anarchiste, athée, babouviste, écologiste, décroissant,

féministe, malthusien, militant, naturiste, néomalthusien,

objecteur de conscience, pédagogue, pacifiste…

Suivez mon exemple, la société humaine

et la biosphère ne pourront

que s’en porter mieux.

Anarchiste, défini par le rejet de tout pouvoir extérieur à sa propre considération de ce qu’il faut faire. Un anarchiste se situe dans une société sans hiérarchie, ce qui nécessite que chaque personne a les moyens intellectuels de déterminer quel est le comportement le meilleur dans une situation donnée grâce à une formation initiale complète. Les anarchistes sont contre toute domination, y compris celle des humains sur la nature.

Athée, ne pas avoir besoin d’une quelconque divinité. La nature et ses composantes physiques ont les attributs de dieu, l’éternité et l’infini, la matière suffit à expliquer la petitesse spatiale et temporelle de l’espèce humaine. Se libérer de la religion, c’est conquérir la liberté d’agir selon sa propre conscience et les connaissances de la science. Un citoyen se doit d’être « sans Dieux », mais à chacun de croire autrement… en son for intérieur seulement.

Babouviste, disciple de Gracchus Babeuf. Celui-ci forma la « Conjuration des Égaux » contre le Directoire et fut guillotiné le 27 mai 1797. Pour Babeuf et ses disciples, l’Égalité est l’axe qui donne un sens à l’existence : Tout homme a un droit égal à satisfaire ses besoins et à jouir de tous les biens de la nature. Les salaires seront égaux, car la supériorité de talents et d’industrie est une chimère. Les biens doivent être mis en commun ; la terre n’est à personne, les fruits sont à tous. Le paysan continuerait à exploiter son champ et porterait sa récolte au magasin commun. Le gouvernement contrôlerait l’économie de façon à maintenir l’égalité, qu’affermirait une éducation commune. L’aisance et la simplicité générales remplaceraient le luxe des uns et la misère des autres. Ce n’est pas un communisme de la production, mais de la répartition.

Écologiste : l’écologie scientifique nous prouve que l’activité humaine détériore gravement les conditions de la vie sur Terre, et l’écologie politique fait entrer ces constats dans la décision publique. Nous sommes tous par essence écologistes, conscient que de bons rapports avec la nature est une condition première de la viabilité durable de l’espèce humaine et de toutes les autres espèces.

Décroissant : depuis la révolution industrielle, l’économie courre après la croissance économique alors qu’on devrait tous savoir qu’une croissance continue dans un monde fini est physiquement impossible. Comme l’espèce humaine a déjà dépassé par ses besoins la capacité de charge de la planète, il est nécessaire de décroître économiquement et démographiquement, donc d’être personnellement décroissants, pour la sobriété dans tous les domaines.

Féministe : c’est l’affirmation qu’il doit y avoir totale égalité dans la perception et la considération d’une personne, qu’elle soit homme ou femme. Un homme peut bien sûr être féministe, un féminisme non universaliste n’est pas un véritable féminisme car il est différentialiste.

Malthusien, reprenant le message essentiel de Malthus (1798) montrant qu’on ne peut avoir une fécondité humaine dépassant les ressources nécessaires à son entretien. En termes plus précis, l’agriculture étant la ressource essentielle à son époque, Malthus conseillait de limiter les naissances pour enrayer une croissance démographique de type exponentielle. Sinon il y a décalage avec la production alimentaire, limité par la loi des rendements décroissants en agriculture, et dont on ne peut améliorer la productivité qu’à la marge.

Militant : Dans une société nombreuse où la voix d’un individu n’a aucune portée, il est judicieux d’adhérer à une association universaliste ou de devenir militant d’un parti ayant l’écologie au cœur.

Naturiste : la façon d’être habillé ou déshabillé n’a aucune importance. Un lieu où naturistes et textiles se côtoient montre une capacité humaine à la tolérance réciproque. Le port d’un voile religieux est un choix personnel qu’on se doit de respecter autant que le port d’une minijupe.

Néomalthusien, reprenant le message de Paul Robin popularisant au XIXe siècle à la fois la libération de la femme et les méthodes de contraception.

Objecteur de conscience, opposé à l’usage collectif des armes, donc favorable à la disparition totale des armées nationales, des milices, des bandes armées, etc.

Pédagogue, adepte d’une relation interpersonnelle non violente qui essaye de promouvoir l’intelligence de celles et ceux qui l’écoutent.

Pacifiste, voulant diffuser au niveau collectif le principe « si tu veux la paix, prépare la paix » et non le principe militariste « si tu veux la paix, prépare la guerre ».

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Pour un homme, être enceint, c’est top

L’identité sexuelle devient une affaire vraiment très très compliquée. Résumons par un dessin : Deux manchots (animal que Xavier Gorce utilise pour croquer l’actualité par le dessin) en pleine discussion dans un dessin du MONDE. Le plus petit des deux demande à l’autre : « Si j’ai été abusée par le beau-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ? ».

La rédaction du MONDE a été choquée par cette phrase, il est vrai que ce journal se fait effrontément la courroie de transmission de l’idéologie trans.

titre du MONDE : Amélie et Nathan : « Politiquement, c’est extrêmement fort d’être enceint »

Jane Roussel, journaliste des intimités, développe : « Dans la famille d’Arthur, bientôt 3 ans, il y a Amélie, la mère, qui se définit comme lesbienne, et Nathan, le père, une femme qui a fait sa transition de sexe. Un cocon queer où la joie s’invite partout. Et c’est Nathan qui portera le prochain enfant. »

notre commentaire : L’écologie c’est le sens des limites, mais l’évolution sociétale empêche cette prise de conscience. C’est le ressenti des personnes qui compte, et là il n’y a plus aucune limite. Laissons aux commentateurs sur lemonde.fr préciser ce qu’il faut en penser.

Pierre et le loup : Quel délire cet article du MONDE ! JK Rowling n’est pas transphobe comme l’affirme trop facilement cet article, juste réaliste sur la violence contre les femmes et leurs corps exercée par la transidentité.

Doc76 : Hormis le ton gnangnan de cet article, la négation de la réalité est quand même saisissante : refus du génotype au profit d’un phénotype étrange, passion pour le monde de Harry Potter inscrit à même la peau, éducation d’un petit garçon déjà coiffé comme une petite fille dans des valeurs de bienveillance (car tous les XY seraient malveillants !), traitement sauvage par testostérone sans avis d’un endocrinologue alors que tant de femmes se posent des questions quant aux effets secondaires des traitements hormonaux…

Clairon : Le Monde retombe dans ses travers : se concentrer sur ce qu’intéresse 0,001 % de la population française et même moins. Pourquoi tant de visibilité ? Est-ce volontairement pour épaissir les rangs de l’extrême droite ? Ou naïvement pour nous faire croire que c’est un modèle familial tout à fait banal ?

Edge : Aucun jugement de la journaliste sur ce couple hors norme. L’absence du moindre début de questionnement est plus que gênant. On ne voit pas bien pourquoi le déni de réalité devrait être idéalisé lorsqu’il s’agit de biologie, mais combattu lorsqu’il s’agit par exemple d’Américains niant la victoire de Biden en 2020 et considérant que c’est Trump qui a été élu. Dans les deux cas, il s’agit pourtant bien de déni de la réalité et de construction d’une « réalité » alternative que l’on tente d’imposer à autrui.

AD67 : L’article convoque le lecteur à une forme d’admiration béate devant un couple qui ose dépasser les schémas normatifs en oubliant un peu que derrière la carte postale, c’est des tonnes de médicaments et de chirurgie pour ne pas accepter avec sagesse et gratitude ce dont la nature nous a doté : un corps naturellement sexué.

travailleur du 93 : Comment une lesbienne misandre, selon ses propres termes, peut-elle aimer un homme transgenre, soit une femme qui a choisi d’être un homme et qui a donc un rapport positif au genre masculin ? Les miracles de l’amour sans doute…

la parigotte : Cette transition de conversion transforme un couple de lesbiennes en un couple hétéro !

PBI : Il y a 50 ans, les jeunes voulant exister en choquant leur famille et la société partaient élever des chèvres dans une communauté. Il y a 40 ans ils devenaient punk. Il y a 30 ans ils faisaient du rap. Il y a 20 ans ils se convertissaient à l’islam radical. Aujourd’hui ils changent de sexe, ou plutôt d’apparence et d’état civil car, concernant la biologie, une femme à barbe traitée aux hormones reste une femme, ce qui lui permet d’ailleurs d’envisager de porter un enfant pour lequel il faudra quand même le sperme d’un homme biologique.

Nonnuocere : Une femme qui prend de la testostérone n’est pas un homme. C’est une femme qui prend de la testostérone. Les transactivistes favorisent une idéologie dangereuse : le transhumanisme fondé sur l’illusion d’un monde sans limite. Le refus de la limite au nom du « progrès » on a vu ce que ça donne dans le domaine écologique. Restons libres de penser, lucides et critiques sans craindre les accusations de phobies et autres.

WYZ : Tout ce bricolage issu des délires progressistes est un formidable terreau pour l’extrême droite. La déconstruction aux forceps du réel, soi-disant pour protéger une minorité, ne fait qu’accentuer la perte de repères et nous mène droit vers une dystopie où les progressistes modérés seront exsangues.

paul duvaux : L’article est une très bonne illustration de la théorie du genre et de ses contradictions intrinsèques. Le genre est une pure construction sociale, contrairement à l’identité sexuelle qui est une réalité biologique. Alors, pourquoi vouloir changer d’identité sexuelle pour changer de genre ? Rien n’interdit à un être humain de se prendre pour un oiseau et de se faire greffer des plumes.

Paul Hurley : On ne peut pas faire mentir la nature. Un enfant restera toujours le « produit » d’une femme (peu importe qu’elle s’appelle Nathan) et d’un homme (ici le donneur de sperme). Qu’ici la mère se considère comme un homme n’est qu’un artifice administratif. Ce qui me choque n’est pas d’ordre moral, mais qu’on travestisse ainsi la nature.

Frédéric ALLEGRE : Attention à l’hubris ! Vouloir à la fois être un homme et porter un enfant paraît un tantinet orgueilleux… Heureusement Hermaphrodite n’est pas la plus vindicatives des divinités.

Ced-Alexa : Être cisgenre va devenir has been.

Tous coupables : Comme nous le vérifions chaque jour l’humanité se croit au dessus de la nature. La manipulation du vivant est possible alors allons y. La réflexion éthique viendra bien plus tard ou jamais… bientôt le retour de bâton…

Agathine : Un autre sujet. On peut faire ce que l’on veut de son corps mais ça n’est pas à la société d’assumer entièrement l’aspect financier. Or la transformation est prise en charge à 100% (même l’épilation laser, implant de cheveux…).

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Transidentités, un débat faussé et inutile

extraits : Il y a des choses que je comprends, par exemple le fait que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature ; elles sont historiquement construites et socialement reproduites. Il n’est par exemple nullement génétique d’aimer les voitures ou le maquillage ! Il y a des choses que je ne comprends pas, par exemple enseigner au primaire la notion « d’égalité de genre ». Quelle différence avec l’égalité des sexes ? Sauf cas rares, cette distinction est inscrite dans les chromosomes de chaque être humain, elle est irréductible. Cela constitue un fait, et non une opinion.  Le nier nuit gravement à la cohérence sociale quand le critère de distinction devient l’indistinction basée sur la toute puissance de l’affirmation de soi. Ce n’est pas l’avis d’une journaliste du MONDE….

Sexe, genre, nature humaine et effet de mode

extraits : Plusieurs de mes collègues ont été pris à parti, en début d’année, par des élèves de 16 ou 17 ans leur intimant de les renommer afin de ne pas les «mégenrer», les prénoms étant appelés à changer fréquemment afin d’explorer la «variance de genre». La «déconstruction» est dans l’air du temps. Avec cette introduction au monde réellement renversé, où les les signes linguistiques créent un réel fantasmé, on touche au roc philosophique : l’abandon du corps et, plus largement, de l’intégrité de l’organisme vivant relié à son milieu….

Mouvement trans-sexuel, grotesque et vain

extraits : Le transsexualisme est une idéologie qui ignore le sens des limites. Les Grecs disaient que celui qui est en proie à l’hybris et franchit la limite encourt la Némésis, le châtiment. Touchant l’activisme trans, on peut citer les troubles psychiques, juridiques et sociaux qui résultent de l’affirmation grotesque qu’un homme peut être une femme (ou vice-vers). Les trans-activistes affirment qu’on peut choisir son sexe, ce qui est impossible. Et pourtant cela est aujourd’hui avalisé par le droit (la loi). On est passé en quelques années de l’idée qu’un individu pouvait exhiber des traits sociaux de l’autre sexe (ce qui a existé de tout temps) à l’affixation qu’il pouvait devenir l’autre sexe. Tragique erreur. Ce n’est pas, en effet, parce que je parais à peu près comme l’autre sexe que je suis l’autre sexe….

Pour un homme, être enceint, c’est top Lire la suite »

Parler « trans » et sans débat aux journées d’été

Les Journées d’été des Écologistes (ex-EELV) ont eu lieu du 22 au 24 août à Tours. J’ai suivi avec intérêt la profusion des idées « en tout genre », et c’est le cas de le dire. Le thème de l’atelier auquel j’ai assisté le jeudi : « Transphobie et propagande d’extrême droite : la conquête des droits comme contre-offensive ». Question de genre donc !

Ce sont principalement les commissions thématiques qui préparent ces rencontres. Elles sont nombreuses chez les écologistes, 40 au dernier recensement : Antiracisme, Biodiversité, Postcroissance,… et pour ce qui concerne cet atelier, la commission LGBTQIA+. Pour les non connaisseurs, Lesbiennes, Gays, Bisexuel·le·s, Trans, Queer, Intersexué·e·s, Asexuel·le·s, le + permettant d’inclure toutes les autres possibilités de genre … l’imagination humaine n’a pas de limites. Il faut un bon dictionnaire pour s’y retrouver dans les affres de l’identité psy de nos contemporains. L’assistance sous un tipi et sur des sièges en carton comptait environ 60 personnes d’apparence normale, pas de drag queen. Notons en passant que les hétérosexuels, cisgenres et autres dyadiques n’ont pas encore leur groupe de travail chez les Verts.

L’écolo Mélanie Vogel est à la tribune, on précise bien « en tant que lesbienne » bien qu’elle soit aussi sénatrice. Élie Bouet, est à la tribune. Normal, il est référent LGBTQIA+ au bureau confédéral du Planning familial. Rappelons que lors de son congrès début novembre 2022, ce mouvement a acté une ligne « intersectionnelle » au détriment d’une orientation universaliste. Puisqu’il faut traduire chaque mot, « intersectionnalité » est un concept récent utilisé dans les études de genre qui souligne la multiplicité des discriminations.

Le message répété par tous les conférenciers sans exception est clair, il faut lutter contre la transphobie, ce serait le cheval de Troie d’une extrême droite anti-homo, patriarcale, et ouverte à toutes les discriminations. Donc condamnation de l’extrême droite et valorisation des LGBT, même combat, c’est dans l’ADN des écolos. L’évolution sociétale fait évoluer la loi, vivement qu’il y ait des parlementaires trans. Les droits humains comporteraient nécessairement le droit de changer de sexe à tout âge. Etc. Le public est acquis, on ne se pose pas de question, on n’en pose pas, aucune voix dissonante ne se fait entendre. Le problème politique qui a été évoqué lors de cet atelier, c’est le projet de loi de la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio (LR) qui vise à encadrer les pratiques médicales dans la prise en charge des mineurs en questionnement de genre. Transmis à l’Assemblée nationale le 23 juillet 2024 :

« Dans le cadre de la prise en charge de la dysphorie de genre, il est interdit de prescrire au patient mineur des traitements hormonaux tendant à développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre auquel le mineur s’identifie. Il est également interdit de réaliser sur un patient mineur des actes chirurgicaux de réassignation de genre. »

Précisons, puisque en matière de genre humain l’affaire est très compliquée, que le terme « dysphorie de genre » décrit le sentiment de détresse ou de souffrance qui peut être exprimé parfois par les personnes dont l’identité sexuée ne correspond pas au sexe qui leur a été assigné à la naissance. On aurait du échanger longuement sur le cas des mineurs alors qu’il y a irréversibilité des « transitions de genre ». Je note pourtant que cet aspect juridique important n’a lui aussi soulevé aucun débat ce 22 août.

Enfin, on ne voit pas pourquoi le déni de réalité devrait être idéalisé lorsqu’il s’agit de biologie, mais combattu lorsqu’il s’agit de « vérités alternatives » à la Trump. D’autant plus que cette focalisation sur une « question de société » s’opère au détriment de toute considération des rapports de plus en plus difficiles entre les humains et la nature. L’écologie c’est le sens des limites, un sentiment qui se perd dans une société où tout semble techniquement possible. Avec le combat LGBT, c’est le ressenti des personnes qui compte, et là il y a encore moins de limites.

Pour un parti écologiste, y a-t-il en définitive un intérêt politique de soutenir la cause trans ? Parler LGBTQIA+ permet-il l’expansion de l’écologie ou fait-il au contraire le lit de l’extrême droite quand on devient par son extrémisme sociétal une cible d’attaque ? Certes la discrimination est alimentée par l’extrême droite. Mais le fait d’être transsexuel empêche-t-il de voter Rassemblement national ? Devenir LGBT fait-il de vous un écolo ? Ne simplifions pas la réflexion socio-politique.

Annexe : Un article récent du MONDE1 fait le panégyrique d’une femme en couple avec ce qui a l’apparence d’un homme qui, en réalité, est à l’origine une femme en parcours de transition de genre, avec mammectomie et prise de testostérone. La femme-femme a eu un bébé, la femme-homme attend avec impatience d’en avoir un à son tour, elle a gardé son utérus. Un commentaire sur lemonde.fr  : « Tout ce bricolage est un formidable terreau pour l’extrême droite. La déconstruction aux forceps du réel, soi-disant pour protéger une minorité, ne fait qu’accentuer la perte de repères et nous mène droit vers une dystopie où les progressistes modérés seront exsangues. » A méditer…

Michel Sourrouille

article qui est aussi édité sur le site des JNE

https://www.jne-asso.org/2024/09/03/parler-trans-et-sans-debat-aux-journees-dete-des-ecologistes-par-michel-sourrouille/

1https://www.lemonde.fr/intimites/article/2024/08/25/amelie-et-nathan-politiquement-c-est-extremement-fort-d-etre-enceint_6294144_6190330.html

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Nos articles quotidiens en août 2024

A chacun d’ouvrir la ou les problématiques de son choix…

Un avenir incertain

L’histoire humaine, une succession de fantasmes

Déni de la catastrophe, une erreur commune

Catastrophisme inopérant, catastrophe advient

Bientôt la crise ultime, qu’on l’attende ou non

Pacte pour l’avenir, garder l’esprit critique

La question écologique

L’écologie au MONDE, une bataille idéologique

Paul Watson, un écoguerrier pourchassé

Naissance d’un peuple écolo, inéluctable

Wilderness, le besoin de nature sauvage

Carbone fossile ou vivant, rien ne va plus

Pour une forte hausse du prix de l’essence

La question démographique

Généalogie : notre ancêtre, le dipneuste

SURPOPULATION… aucun pays n’est à l’abri

Danemark, surpopulation dans le futur

Épidémies, la fatalité du grand nombre

La guerre, recherche de l’espace vital

Camille Étienne et la question démographique

Jean-Marc Jancovici, 1 milliard d’humains ?

Questions socio-économiques

Avantages comparatifs et échec de la mondialisation

Gilles Lacan, résilience et protectionnisme

Questions politiques

Kamala / Trump, dix à zéro (au moins)

La démocratie prend un mauvais tournant

Ukraine/Russie, parlons objection de conscience

Les JO, pas écolo

JO 2024, le dernier des jeux olympiques, enfin

Les JO 2036 en Inde, une histoire de fric

JO. Nationalismes contre Universalisme

Léon Marchand entre dans la légende olympique

non aux JO, oui au sport qu’on pratique soi-même

questions sociétales

Alain Delon est mort, peu m’en chaut

L’« Ultime Liberté », choisir sa mort

Le smartphone nous pourrit la vie

Quelques personnalités à connaître

Ambroise-Rendu, pionnier du journalisme écolo

Michel Maxime Egger, une spiritualité inspirée

Albert Jacquard découvre la surpopulation

Tout savoir sur l’ethnologue Cl. Lévi-Strauss

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L’écologie au MONDE, une bataille idéologique

Dans le contenu du journal LE MONDE, il aura fallu la persévérance de quelques reporters pionniers, dès les années 1970, pour que les enjeux environnementaux se fraient un chemin parmi les sujets politiques et internationaux. Voici un résumé de l’article La longue bataille du climat dans les pages du « Monde » :

« Il serait trompeur de raconter que LE MONDE, né le 18 décembre 1944, a toujours été aux premières loges des grandes questions environnementales. Au premier rapport sur les limites de la croissance, publié en 1972 – dit « rapport Meadows » –, le journal réserve un traitement minimal et sceptique. Dans un très court article, quelques lignes en page 18, titré « La fin du monde en 2100 ? », Jean-Louis Lavallard souligne que « ce rapport est loin de faire l’unanimité » et que « les méthodes utilisées sont critiquées, ainsi que les conclusions ». Les tribunes publiées dans la foulée par le quotidien s’inquiètent, dans leur quasi-totalité, du « catastrophisme » des « futurologues » du Club de Rome.

Marc Ambroise-Rendu, entré au journal en 1974, se trouvait toujours « un peu seul dans son coin ». Il sera suivi dans cette démarche par son successeur, Roger Cans, qui témoignera de la difficulté à imposer ce type de sujet dans la rédaction. Les questions écologiques, réduites à la protection de la nature, sont alors considérées par une partie du journal comme une curiosité plus que comme un sujet sérieux. Le journal peine encore à faire le lien entre ce bouleversement climatique et ce qui le cause. Le 27 juillet 1990, le premier rapport du GIEC est certes évoqué à la une, mais il ne bénéficie que d’un court article en page 7. LE MONDE partage la une avec ce qui apparaît bien plus important à l’époque : une autre conférence, celle de l’OPEP, le cartel des pays producteurs de pétrole. Le journal titre, inquiet : « Les prix du pétrole pourraient durablement augmenter ». La question du pétrole – au cœur des enjeux géopolitiques et économiques de l’époque – est traitée en majesté par le journal, sans lien apparent avec les gaz à effet de serre, pourtant émis par l’usage du même pétrole. Cette tension dans les pages du MONDE, comme plus tard sur le site Internet, continue de traverser la couverture de l’actualité : comment faire coexister d’un côté les pétroliers, les avionneurs, les industriels et, de l’autre, les rapports scientifiques qui s’accumulent.

L’année 1995 apparaît comme le premier virage climatique du MONDE. En mars, un article écrit en partenariat avec la revue scientifique britannique Nature détaille, sur une pleine page, les pistes dessinées par le deuxième rapport du GIEC, à paraître. Mais cette même année, les pages science restent prudentes dans leur couverture du GIEC.  Le journal publie, quelques mois après la signature du protocole de 1997, une tribune qui conteste même ouvertement la science climatique. L’économiste Michel Godet écrit ainsi en août 1998, à rebours des connaissances déjà bien établies : « Certains sont ainsi persuadés que le réchauffement actuel de la planète est lié aux activités humaines. Cela reste à prouver ! »

Dans une équipe obsédée par la géopolitique, les questions environnementales apparaissent mineures, voire incongrues. En 2007, pour la première fois, Le Monde mentionne le « climatoscepticisme » – il s’agit de la première occurrence du terme dans la presse française. Au sein du journal, le débat est loin d’être serein : une partie de la rédaction estime qu’il faut leur laisser le droit de défendre leurs opinions. En janvier 2008, le journal étale au grand jour ses contradictions en publiant, sur une pleine page, un droit de réponse du climatosceptique Vincent Courtillot. Mais, contrairement à l’usage, il est précisé : « Pour la bonne compréhension du sujet, nous avons exceptionnellement intercalé [nos] commentaires, en italique et entre crochets, dans le texte de M. Courtillot. » Une pratique jamais vue au Monde : critiquer un propos pièce par pièce au sein même du texte. Il faut dire que, à l’époque, le premier des climatosceptiques n’est autre que l’ancien ministre de l’éducation Claude Allègre, qui n’est pas climatologue, mais qui dispose de nombreux relais politiques et médiatiques. En 2010, la sortie de son livre L’Imposture climatique (Plon) bénéficie d’une large couverture.

En mai 2010, l’occasion lui est donnée d’exposer sur une pleine page, titrée « Le droit au doute », une série de contrevérités. Le mal est fait : le journal pose une fausse équivalence, comme si l’on pouvait donner le même temps de parole à des scientifiques et à ceux qui nient la science.

La polémique interne sur le sujet est d’autant plus étonnante que, depuis mars 2008, Le Monde a entamé une révolution copernicienne : le lancement de ses pages Planète et la création d’un service consacré aux sujets environnementaux. Un sacrilège. On subit les railleries du service International ou du service Politique – où l’on moque la place prise par les « pages pingouin ». Tous les jours, à la conférence de rédaction, les chefs du service Planète doivent batailler pour imposer leurs sujets. « Quand j’arrivais, on me regardait en me disant : “Qu’est-ce que tu vas nous annoncer comme catastrophe encore” ». Pour ne pas se voir taxé de catastrophisme, le directeur du journal imagine même que le changement climatique pourrait être une occasion pour l’humanité. Et d’imaginer dans le futur « la libération de terres cultivables sur les hautes latitudes, l’augmentation de la période propice à la croissance des végétaux, l’ouverture de nouvelles routes circumpolaires ». En 2014, la nouvelle directrice du journal, Natalie Nougayrède, ne cache même pas sa méfiance envers les questions climatiques. Quelques mois après son élection à la tête du quotidien, elle propose la suppression des pages Planète et leur rattachement au service International. Elle juge le traitement du climat à la fois trop politisé et trop proche des scientifiques. Elle suscite la colère de nombreux lecteurs. Par une étonnante tectonique des plaques, elle est remplacée par un directeur par intérim, Gilles van Kote… issu du service Planète.

En 2017, le directeur de la rédaction Luc Bronner, incite le service à mettre en scène un appel de plus de 15 000 scientifiques inquiets de la dégradation de la planète. LE MONDE titre en gros caractères : « Il sera bientôt trop tard ».

Le point de vue des écologistes

Aucune cohérence n’est apportée à toutes les informations données par LE MONDE alors que le lien commun est évident : le massacre de la planète par la société thermo-industrielle. L’écologie ne prend que la place socio-culturelle que les merdias lui donnent. Il faut dire que LE MONDE est resté un journal centré sur la vie politique au niveau national et mondial, pas du tout ouvert à la pensée écologique. Voici un historique de la rubrique environnement dans ce quotidien :

1945-1973 : Les débuts du MONDE en la matière ont été désastreux. Dans son numéro 199 du 8 août 1945, le quotidien annonçait le largage de la première bombe atomique en manchette sur trois colonnes avec, en surtitre, cette formule ingénue et terrible : « Une révolution scientifique » (…) C’est seulement à partir de 1969 que LE MONDE ouvre un dossier « Environnement »… au service de documentation !

1974-1981 : Le premier journaliste dédié à l’écologie, Marc Ambroise-Rendu, est arrivé au MONDE en mars 1974. Son directeur, Jacques Fauvet, n’avait aucune idée de la manière dont il fallait traiter la nouvelle rubrique environnement, mais comme il y avait un ministère du même nom depuis le 7 janvier 1971, un ministre (Robert Poujade), des officines diverses, des salons de l’environnement et des réactions patronales, il fallait « couvrir »…

1981-1988 : L’élection de Mitterrand en 1981 a été un coup d’arrêt à la politique environnementale ; c’est pourquoi, quand Roger Cans reprend la rubrique environnement du MONDE, il se retrouve seul et isolé. L’affaire de Bhopal, cette fuite de gaz mortel qui tue ou blesse des milliers d’habitants d’une grande ville indienne en décembre 1984 ne donne lieu qu’à une brève le premier jour. Et le correspondant à New-Delhi n’ira à Bhopal que plusieurs mois après la catastrophe, lorsque l’affaire deviendra politique…

1998-2011 : Avec l’arrivée à la direction d’Eric Fottorino en juin 2007, LE MONDE mobilise davantage de rédacteurs à la chose environnementale : six ou sept rédacteurs au lieu d’un seul durant la période 1974-1998. A partir du numéro du 23 septembre 2008, une page est consacrée à la Planète, au même titre que les pages International ou France

2012-2013 : Les journalistes écolos du MONDE Marc Ambroise-Rendu, Roger Cans et Hervé Kempf ont témoigné que l’écologie avait pris de l’importance dans ce quotidien de référence. Mais comme il faut préserver les convenances et les recettes publicitaires, LE MONDE cultive encore la croissance, le tout automobile et les néfastes futilités…

Le départ d’Hervé Kempf le 2 septembre 2013 a révélé qu’il valait mieux pour les journalistes environnementalistes ne pas faire de « militantisme ». Le directeur du journal n’hésite pas à lui écrire : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question, mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète ». Il s’est fait traité de « chroniqueur engagé » par un directeur de la rédaction, etc. L’environnement gêne dans un journal vendu aux intérêts financiers. Plus que jamais avec la crise de la presse, LE MONDE dépend des recettes publicitaires. La prise de contrôle par MM. Bergé, Niel et Pigasse en 2010 n’avait fait que renforcer ce processus. La parole des écologistes est captive d’un système marchand qui n’a pas encore compris que l’écologie sera la pensée dominante du XXIème siècle.

2014-2024 : Rien n’a changé fondamentalement dans le journal « de référence ». Les crises multiples étouffent toute perception claire de la crise écologique qui va portant dans les années prochaines approfondir gravement les crises socio-économiques. Car, comme le disait un jour Stéphane Foucart devant un parterre de journalistes environnementaux : « LE MONDE est un quotidien : par définition le long terme ne vaut donc rien par rapport au court terme. »

Rappelons l’à propos (http://biosphere.blog.lemonde.fr/a-propos)

de ce blog biosphere

quand il était hébergé par lemonde.fr 

La déformation de l’information est perceptible dans une société dont l’idéologie dominante nous a fait oublier depuis deux siècles les limites de la planète et le sens des limites. Alors que la situation actuelle devrait nous inciter à la simplicité du mode de vie et à la sobriété énergétique, c’est toujours l’achat de la plus récente automobile qui structure les pages du MONDE et qui manipule la pensée collective. Ce blog biosphere s’est donc donné pour objectif depuis début 2005 de commenter au jour le jour LE MONDE, journal qui nous semble le plus « objectif » de la presse française.

Si nous sommes personnellement satisfaits de l’éventail des connaissances que nous fournissent ce quotidien, nous ne sommes pas entièrement convaincus par la manière dont les journalistes font leur boulot de tri et de hiérarchisation. Car qu’est-ce qui fait sens ? Quelle place relative donne-t-on à tel événement ou à telle démarche ? Quel doit être le commentaire pertinent d’une information ? Quelle est l’idéologie qui sous-tend l’article d’un journaliste ? LE MONDE n’est pas à l’abri des critiques.

Historiquement les premiers journaux n’étaient que de simples instruments pour organiser le bavardage, et ils le sont plus ou moins restés. Ce blog veut rompre avec le bavardage, c’est la tentative désespérée de porter un autre regard sur l’actualité, un regard un peu moins économico-libéral, un peu moins anthropocentrique, un regard que nous voudrions plus ouvert, plus glocal, plus écolo. Pour que change LE MONDE…

En savoir encore plus grâce à notre blog biosphere

l’ignorance de la question écologique par LE MONDE (1945-2023)

extraits : J’ai eu l’occasion en tant que membre des JNE d’interroger les journalistes « écolo » du MONDE. Marc Ambroise-Rendu : « Quand René Dumont a fait acte de candidature à la présidentielle de 1974, le service politique n’a même pas envoyé un stagiaire pour voir à quoi ressemblait ce « zozo ». En 1984, Roger Cans avait proposé de couvrir une AG des Verts dans un gymnase de Dijon. Le service politique lui avait dit alors qu’il « avait du temps à perdre ». Hervé Kempf été embauché en septembre 1998. Son départ le 2 septembre 2013 a révélé qu’il valait mieux pour les journalistes environnementalistes ne pas faire de « militantisme ». Le directeur du journal n’hésite pas à lui écrire : « Ce ne sont pas tes compétences qui sont en question, mais un problème d’image : nous tenons à ce que l’approche du journal reste aussi impavide que possible, tout particulièrement dans les pages Planète »….

Dissolution de la rubrique Planète dans l’économisme

extraits : Certains ont cru à la disparition de la rubrique Planète au MONDE. La mèche fut allumée le 26 avril par le site Arrêt sur images : « Planète menacée au Monde : l’écologie victime de l’économie ? ». La directrice du MONDE, Natalie Nougayrède précise la ligne éditoriale du quotidien : « Il n’y a et n’y aura aucune diminution du traitement des sujets environnementaux. L’équipe Planète est amenée à écrire dans toutes les pages, notamment en France et dans le cahier « Eco&entreprise » , où elle sera en première ligne pour le suivi du « green business ». .. Il est étonnant qu’Eco&entreprise ne donne aucune place à la Green Economy… La fin d’un espace dédié à la Planète a été une volontédélibérée de dissoudre les réalités profondes de notre environnement dans les petits événements conjoncturels qui rythment la vie des entreprises. Comme l’exprime Fabrice Nicolino, « Dans l’univers de madame Nougayrède, la crise écologique n’existe pas ». ..

Notre blog, c’était un regard critique sur le monde.fr

Nous considérons que LE MONDE reste une « presse de référence » qui essaye d’être le plus complet possible, mais son prisme traditionnel centré sur la vie politique empêche de donner aux pages « Planète » la place essentielle que cela mériterait. D’autre part il est évident que le fait de faire plaisir à des actionnaires privés et aux régies publicitaires ne favorise pas le fait d’aller titiller le système là où cela ferait mal… d’où une ode au libéralisme et à la vie des entreprises au détriment d’une objectivité qui serait vraiment réelle.

Nous constatons que ce média fait comme les autres, l’ouverture à l’écologie n’a été que très très progressive. Avant 1971-1972, c’est le mépris et la désinvolture. Dans son numéro 199 du 8 août 1945, le quotidien annonçait le largage de la première bombe atomique en manchette sur trois colonnes avec, en surtitre, cette formule ingénue et terrible : « Une révolution scientifique ». En 1952, on inaugure le barrage de Donzères-Mondragon ; l’envoyé spécial du MONDE ne dira rien concernant l’impact environnemental de ce « colossal ouvrage ». En 1957, la critique du projet de tracé de l’autoroute du sud à travers la forêt de Fontainebleau fait simplement l’objet d’une libre opinion qui constate : « Il est triste de penser que l’autorité des naturalistes, des artistes et des sociétés savantes est impuissante contre le vandalisme ». Le naufrage du Torrey Canyon le 18 mars 1967 échappe complètement à l’attention du quotidien pendant plusieurs semaines, ce n’est que la première marée noire sur nos côtes. Il faut attendre le 21 avril  pour que soit publié en Une un bulletin intitulé « les dangers du progrès ». La conversion écologique de ce quotidien « de référence » va être lente, aussi lente que la prise de conscience générale dans une société où priment l’économique et le socio-politique. C’est seulement à partir de 1969 que LE MONDE ouvre un dossier « Environnement » au service de documentation. LE MONDE n’a commencé à traiter spécifiquement d’environnement qu’en 1971, seulement au moment où le ministère de la protection de la nature et de l’environnement a été crée. En 1972, c’est la première conférence des Nations unies « pour l’homme et son environnement » qui contraint LE MONDE à créer une rubrique sous ce nom. Mais les rédactions se méfiaient encore de ce type d’information et « écologie » reste un gros mot. Le journaliste Marc Ambroise-Rendu a été le premier en charge d’une rubrique environnement en mars 1974. Mais ses collègues étaient étonnés, et même, pour certains, scandalisés qu’on donne dans leur journal « si sérieux » de la place à l’environnement – sujet marginal et jugé parfois réactionnaire. Un rédacteur en chef s’était même exclamé: « L’écologie, c’est Pétain »…

L’écologie au MONDE, une bataille idéologique Lire la suite »

Jean-Marc Jancovici, 1 milliard d’humains ?

Comment parler des chocs écologiques sans renoncer à la complexité et sans ennuyer ? Faut-il rassurer les individus ou, au contraire, les effrayer pour les mobiliser ? Comment répondre aux contre-vérités entendues parfois ? LE MONDE interroge Jean-Marc Jancovici.

Jean-Marc Jancovici : Quand vous avez un incendie quelque part, la bonne stratégie est-elle de dire : « Il y a le feu ! », ou : « Je ne vais pas en parler parce que ça fait peur aux gens » ? Moi, je pense qu’il vaut mieux le dire. Le médecin qui vous annonce que vous avez une saloperie, il pense à la fois qu’il vous est utile et il est certain qu’il ne vous sera pas agréable. Personne n’aime, mais c’est une réalité. Par contre vous ne parlez pas de la même manière à un lycéen ou à des élus locaux. Mais la base physique reste la même pour tout le monde. Ce sont les explications intermédiaires qui ont besoin d’être plus ou moins longues en fonction du public auquel on s’adresse.

LE MONDE : Que répondez-vous à l’argument : « Les humains se sont toujours adaptés à tout, on arrivera bien à s’adapter » ?

Jean-Marc Jancovici : L’espèce humaine peut s’adapter, il n’y a aucun doute. Mais de qui parle-t-on ? De chacun des 8 milliards d’individus qui composent aujourd’hui l’espèce humaine ? La bonne question consiste à se demander si nous sommes prêts à prendre le risque que l’espèce humaine survive avec juste 1 milliard de représentants. Si la réponse est oui, on peut totalement se désintéresser de la question du réchauffement climatique. Si la réponse est : « On aimerait quand même qu’il n’y ait pas trop de dégâts », alors on a raison de se faire des cheveux blancs. Dans la population dans son ensemble, il y a toujours un bon paquet de climatosceptiques. D’une certaine manière, même à 4 °C de réchauffement global, il y en aura toujours ! C’est le vieux proverbe Shadok : « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. » L’idée que tout cela demande des renoncements paraît inacceptable.

LE MONDE : Et l’idée selon laquelle il faudrait avoir confiance dans le progrès, que grâce à la technologie, on va bien trouver une solution ?

Jean-Marc Jancovici : La technique n’a jamais été en soi porteuse d’un projet de société. Ça fait un siècle et demi qu’on fait du progrès technique tous azimuts et ça fait un siècle et demi que les émissions de gaz à effet de serre augmentent. Si le progrès technique était capable de résoudre de lui-même des problèmes environnementaux globaux, on n’aurait déjà plus de problèmes avec les poissons, plus de problèmes avec le climat, plus de problèmes avec l’érosion de la biodiversité, etc. L’essentiel du progrès technique aujourd’hui n’est absolument pas fait pour résoudre les problèmes d’environnement.

La solution technologique, c’est la solution facile parce qu’elle ne nous demande pas de changer nos habitudes. Elle consiste à dire : « On va vous donner une voiture propre, vous allez pouvoir continuer à la conduire sur les mêmes distances et ça ne vous coûtera pas plus cher. » Cela apparaît bien préférable à : « Je vais devoir me lever deux heures plus tôt pour prendre un vélo… »

LE MONDE : Comment répondez-vous à l’idée selon laquelle 2 °C de plus ou de moins, ça ne change rien ?

Jean-Marc Jancovici : Le dernier grand bouleversement climatique que la Terre a connu représente 4 °C d’augmentation en dix mille ans et ça a radicalement changé tous les continents de moyennes latitudes. C’est une explication facilement compréhensible.

LE MONDE : Et quand on entend : « La France, c’est 1 % des émissions mondiales, ça ne pèse rien, ce n’est pas nous qui allons faire bouger les lignes » ?

Jean-Marc Jancovici : Alors, on peut répondre que de Gaulle était un crétin, puisque au moment où il est parti à Londres, il représentait beaucoup moins de 1 % de la population française. Quand un mouvement est émergent, il y a toujours moins de 1 % des gens qui s’en préoccupent, au début. La deuxième manière de répondre à ça, c’est de dire que l’homme est un animal social, donc mimétique. Et donc ce n’est pas parce qu’au début on représente 1 % du mouvement que ce sera toujours le cas, parce qu’on n’est pas à l’abri que d’autres se disent : « Tiens, ce n’est pas complètement idiot ce qu’ils sont en train de faire. » Le troisième argument fait appel à l’énergie. Il consiste à dire que même si les autres se fichent du climat, de toute façon, en Europe, nous sommes déjà sous contrainte en ce qui concerne l’approvisionnement en pétrole et en gaz.

Le point de vue des écologistes

La biosphère a mis au point des mécanismes extraordinairement efficaces, qui gèrent la planète depuis au moins 3,8 milliard d’années ; un tissu complexe, adaptable, rien ne saurait remplacer la dynamique du vivant . Les humains devraient se mettre au service des lois de la nature. N’oublions pas la variable démographique. L’empreinte écologique des 8 milliards de terriens est égale à 1,7 planète Terre, ce qui équivaut à la dilapidation irréversible du capital naturel. Curieusement cet aspect n’est pas étudié par Jancovici. Le marché des ressources naturelles est sous tension, les cours mondiaux vont s’envoler, provoquant la hausse irrémédiable du prix des biens de consommation. Nous allons entrer en décroissance économique, et pas seulement démographique. La solution nucléaire qui a le soutien de JMJ ne fera rien à l’affaire.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Jean-Marc Jancovici, coming out malthusien (mai 2022)

extraits : « La nature, la planète, n’acceptera pas d’avoir 10 milliards d’habitants sur Terre ad vitam æternam vivant comme aujourd’hui. La seule question c’est comment va se faire la régulation. Ou bien on essaie de la gérer au moins mal nous-mêmes, ou bien ça se fera de manière spontanée par des pandémies, des famines et des conflits. Il vaudrait mieux s’en occuper et en discuter, même si c’est un débat difficile. La France a déjà commencé un peu à faire une réduction de la natalité, avec en moyenne moins de deux enfants par famille….

Tout savoir sur Jean-Marc Jancovici (mars 2022)

extraits : « Le monde dans lequel nous vivons est un monde fini, et croire que nous disposerons toujours des ressources énergétiques à notre disposition aujourd’hui, c’est se bercer d’illusions. L’alternative à ne pas imposer de contrainte, c’est que la contrainte arrivera d’une manière qu’on n’a pas choisie. Beaucoup de gens sous-estiment cruellement “le sang et les larmes” qu’il faudra pour parvenir à la neutralité carbone.J e vais vous donner un seul chiffre : 5 %. Il faut que les émissions de CO2 baissent de 5 % par an. Ce chiffre nous est imposé par la physique, il ne peut pas être négocié en votant une loi au Parlement…

Bibliographie, les livres de Jean-Marc Jancovici 

Le plein s’il vous plaît (2006)

C’est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde (2009)

Le changement climatique expliqué à ma fille (2009)

Changer le monde, tout un programme (2011)

Dormez tranquilles jusqu’en 2100 et autres malentendus sur le climat et l’énergie (2015)

Jean-Marc Jancovici, 1 milliard d’humains ? Lire la suite »